Dimensionnement des
GUIDE EUROCODE
Dimensionnement des murs en maçonnerie
Dimensionnement des murs en maçonnerie
Dimensionnement vis-à-vis des actions agissant dans
murs en maçonnerie
le plan des murs et des actions normales au plan des murs
D’après la norme NF EN 1996-1-1:2006
(Eurocode 6, partie 1-1)
Avec la collection « Guides eurocodes », le CSTB offre aux professionnels du bâtiment des outils
pratiques relatifs aux méthodes de conception et de calcul figurant dans les normes Eurocodes.
L’objectif de cette collection, dirigée par le CSTB, est de présenter de manière synthétique de nombreux
points de conception-calcul pouvant présenter des difficultés d’application pratique, du fait de leur
nouveauté ou de leur relative complexité.
Pour tous les guides de la collection, avec ou sans recours aux calculs automatisés, les auteurs
présentent de manière pédagogique et concise le déroulement des phases de calcul traitées, en citant
systématiquement l’article, ou les articles, concerné(s) de l’eurocode. Cette méthode a pour but d’éclairer
le projeteur sur l’objectif et les choix essentiels en phase calcul, en délestant l’approche de tout ce qui
pourrait présenter des difficultés d’interprétation.
Le parti pris est de permettre, outre le recours éventuel à des logiciels ou des feuilles de calculs Excel,
la possibilité d’un calcul manuel utilisant des tableaux ou abaques. Dans certains cas, libre choix est
ainsi laissé au calculateur de recourir à la méthode qu’il juge la plus adaptée au cas particulier à traiter
et aux moyens dont il dispose.
Ce guide, élaboré par Victor DAVIDOVICI (DYNAMIQUE CONCEPT), s’inscrit dans ce programme général.
Il est destiné à permettre le dimensionnement des murs en maçonnerie de petits éléments, chargés
dans leur plan ou perpendiculairement à leur plan.
6 D’après l’Eurocode 6
Les outils et méthodes de calcul proposés permettent de respecter les principes de dimensionnement D’après l’eurocode
figurant dans la norme NF EN 1996 partie 1-1 (Eurocode 6, partie 1-1).
> Dimensionnement vis-à-vis des actions
agissant dans le plan des murs
et des actions normales au plan des murs
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
Guide
Eurocode
D’après la norme NF EN 1996-1-1: 2006
(Eurocode 6, partie 1-1)
DIMENSIONNEMENT
DES MURS EN MAÇONNERIE
Dimensionnement vis-à-vis des actions agissant
dans le plan des murs et des actions normales
au plan des murs
Directeur de collection : Ménad CHENAF (CSTB)
Auteurs : Victor DAVIDOVICI
(DYNAMIQUE CONCEPT)
Luc DAVENNE (NECS)
Shahrokh GHAVAMIAN (NECS)
DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Établissement public au service de l'innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre
Scientifique et Technique du Bâtiment exerce quatre activités clés : la recherche,
l’expertise, l’évaluation, et la diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux
enjeux de développement durable dans le monde de la construction. Son champ de
compétences couvre les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans
les quartiers et les villes.
Avec ses 909 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux,
européens et internationaux, le CSTB est au service de l’ensemble des parties prenantes
de la construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.
Avertissement
Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de références qu’ils soient
réglementaires, normatifs ou codificatifs.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes
de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du
présent guide.
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite
sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et constitue une
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collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles
sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB septembre 2012 ISBN 978-2-86891-498-9
AVANT-PROPOS
AVANT-PROPOS
Les autorités publiques ont confié au CSTB l’organisation et la gestion
d’un programme d’accompagnement de la mise en œuvre de la directive
« produits de construction » (Directive 89/106 du 21 décembre 1988).
Ce programme d’accompagnement, appelé « Plan Europe » comporte
plusieurs volets, tous concourant à l’intégration des textes techniques
européens du domaine de la construction dans les usages français.
Le Plan Europe a été dirigé et organisé par le CSTB, en partenariat avec les
acteurs du bâtiment, partenariat formalisé par une convention en date du
1er juin 2004. Les partenaires concernés sont :
− le ministère de l’Équipement, des Transports, de l’Aménagement du
Territoire, du Tourisme et de la Mer ;
− le Secrétariat d’État au Logement ;
− la Fédération Française du Bâtiment (FFB) ;
− la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
(CAPEB) ;
− l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) ;
− la Fédération française des Promoteurs Constructeurs de France (FPC
France) ;
− le Comité professionnel de la Prévention et du Contrôle technique dans
la Construction (COPREC) ;
− l’Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (UNSFA) ;
− la Fédération des Professionnels de l’Ingénierie (SYNTEC-Ingénierie) ;
− la Chambre de l’Ingénierie et du Conseil de France (CICF) ;
− l’Association Française de Normalisation (AFNOR) ;
− le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).
L’un des volets du Plan Europe est dédié spécifiquement aux Eurocodes.
Il vise à procurer aux acteurs de la construction, pour les ouvrages courants,
des outils pratiques consistant en des guides d’analyse commentés et
des programmes de calcul leur permettant d’appliquer les principes et
méthodes de dimensionnement proposés dans ces normes. Sont abordés
à ce titre tous les matériaux habituels de structure : acier, béton, bois et
maçonnerie vis-à-vis des actions normales, climatiques (vent, neige) ou
accidentelles (feu, séisme).
SOMMAIRE 1
SOMMAIRE
1. INTRODUCTION .................................................................................................... 3
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6................................................................................ 5
2.1. Norme NF EN 1996-1-1 : règles générales .......................................................... 5
2.2. Norme NF EN 1996-2 : choix des matériaux et mise en œuvre ....................... 33
2.3. Norme NF EN 1996-3 : méthodes simplifiées maçonneries non armées ....... 35
3. MÉTHODES RETENUES POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX .............. 43
3.1. Hypothèses et champ d’application du guide .................................................. 43
3.2. Murs chargés verticalement ................................................................................ 47
3.3. Murs de contreventement ................................................................................... 54
3.4. Murs de soubassement soumis à la poussée des terres .................................. 59
4. UTILISATION DES TABLEAUX ........................................................................... 63
4.1. Hypothèses ........................................................................................................... 63
4.2. Règles pour la détermination des conditions aux limites des murs ................ 63
4.3. Notice d’utilisation des tableaux ........................................................................ 66
5. RÉFÉRENCES ...................................................................................................... 71
ANNEXES ......................................................................................................................... 77
1. INTRODUCTION 3
1. INTRODUCTION
L’Eurocode 6 concerne le calcul des ouvrages en maçonnerie et comprend
les parties suivantes :
− la norme NF EN 1996-1-1 [ 1 ] : règles générales pour ouvrages en
maçonnerie armée et non armée ;
− la norme NF EN 1996-1-2 [ 2 ] : règles générales – comportement au
feu ;
− la norme NF EN 1996-2 [ 3 ] : conception, choix des matériaux et mise
en œuvre des maçonneries ;
− la norme NF EN 1996-3 [ 4 ] : méthodes de calcul simplifiées pour
ouvrages en maçonnerie non armée.
À celles-ci s’ajoutent les Annexes Nationales destinées à définir les
conditions d’application sur le territoire français des normes européennes.
Les champs d’application de l’Eurocode 6 sont plus vastes que ceux du
DTU 20.1 [ 5 ], il comporte donc plus d’articles.
D’autre part, les textes européens sont le fruit d’un consensus entre
différents pays. Ils sont donc volontairement imprécis sur certains points.
De nombreux choix restent à faire pour avoir des références contractuelles
valables.
Les Annexes Nationales font certains choix essentiels, mais il reste encore
des choix à faire et certaines clauses ambiguës à interpréter.
Face à cela, les acteurs de la construction en maçonnerie sont un peu
déconcertés et ils souhaitent un texte non ambigu, simple, sécuritaire et
qui ne pénalise pas l’économie du projet.
L’objectif de ce document d’application est de faciliter et de guider
dans ces choix, en particulier pour les petits ouvrages courants : maisons
individuelles et petits collectifs.
Dans le processus complet de dimensionnement d’un ouvrage, ce guide
ne concerne que le dimensionnement individuel des panneaux de murs. Il
est considéré que l’utilisateur a déjà déterminé les sollicitations verticales
(descente de charge) et les sollicitations horizontales (action du vent) par la
méthode de son choix.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 5
2. RÉSUMÉ DE L’EUROCODE 6
On donne ci-après un résumé de l’Eurocode 6 avec les commentaires
associés, nécessaires à la définition des hypothèses et du domaine
d’application des méthodes simplifiées. Chaque fois que les règles
générales de l’Eurocode ont une correspondance dans l’Annexe Nationale
qui précise l’application pour la France, on ne présentera que la partie
applicable en France.
2.1. Norme NF EN 1996-1-1 : règles générales
La partie 1-1 de l’Eurocode 6 est la plus volumineuse. Elle décrit les
règles générales applicables à la plupart des situations, pour des
maçonneries armées et non armées. Les techniques de calcul exposées
sont assez complexes, car elles envisagent beaucoup de situations, non
nécessairement utiles pour les ouvrages courants.
Sans entrer dans le détail, on ne présente ici que les idées principales
utiles pour comprendre la philosophie du dimensionnement des murs en
maçonnerie.
2.1.1. Généralités
Cette section précise le domaine d’application, les normes de référence,
les termes et définitions, les symboles utilisés :
− l’Eurocode 6 ne traite que ce qui concerne les prescriptions de résistance,
de service (aptitude à l’emploi) et de durabilité des ouvrages. Les autres
prescriptions, par exemple celles relatives aux isolations thermiques ou
acoustiques, ne sont pas abordées (cf. clause 1.1.1 (2)P de la norme
NF EN 1996-1-1) ;
− l’exécution des travaux n’est traitée que dans la mesure nécessaire à la
définition des qualités de matériaux de construction et de produits qu’il
convient de mettre en œuvre, et à la définition de la qualité d’exécution
sur chantier requis conformément aux hypothèses des règles de calcul
(cf. clause 1.1.1 (3)P de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− l’Eurocode 6 ne traite pas des prescriptions particulières du calcul au
séisme. Les dispositions à prendre vis-à-vis de telles prescriptions sont
données par l’Eurocode 8, qui est cohérent avec l’Eurocode 6 et le
complète (cf. clause 1.1.1 (4)P de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− les valeurs numériques des actions devant être prises en compte
dans le calcul des bâtiments et des ouvrages de génie civil ne sont
pas données par l’Eurocode 6. Ces valeurs figurent dans l’Eurocode 1
(cf. clause 1.1.1 (5)P de la norme NF EN 1996-1-1).
6 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Les domaines non traités par la norme NF EN 1996-1-1 sont les suivants
(cf. clause 1.1.2 (5)P) :
− voûtes, coupoles, ponts, barrages, cheminées, réservoirs, effets dyna-
miques sur bâtiments élevés ;
− maçonneries avec mortiers de plâtre avec ou sans ciment ;
− maçonnerie non régulière (moellons bruts).
L’article 1.5 de la norme NF EN 1996-1-1 donne les termes et définitions
utilisés en maçonnerie. Les termes sont classés par catégories :
− termes relatifs à la maçonnerie (cf. article 1.5.2) ;
− termes relatifs à la résistance de la maçonnerie (cf. article 1.5.3) ;
− termes relatifs aux éléments de maçonnerie (cf. article 1.5.4) ;
− termes relatifs au mortier (cf. article 1.5.5) ;
− termes relatifs au béton de remplissage (cf. article 1.5.6) ;
− termes relatifs aux armatures (cf. article 1.5.7) ;
− termes relatifs aux composants et accessoires (cf. article 1.5.8) ;
− termes relatifs aux joints de mortier (cf. article 1.5.9) ;
− termes relatifs aux types de mur (cf. article 1.5.10) ;
− autres termes (cf. article 1.5.11).
On ne rappelle ici que les termes principaux utiles dans ce guide. Pour la
liste exhaustive, se reporter à l’article 1.5 de la norme NF EN 1996-1-1.
■ Définitions relatives aux types de maçonnerie et de mur
Maçonnerie (cf. article 1.5.2.1) : assemblage d’éléments de maçonnerie
posés selon un appareillage spécifié et hourdés ensemble à l’aide d’un
mortier.
Maçonnerie non armée (cf. article 1.5.2.2) : maçonnerie ne présentant
pas une armature suffisante pour être considérée comme un ouvrage en
maçonnerie armée.
Maçonnerie armée (cf. article 1.5.2.3) : maçonnerie dans laquelle des barres
ou treillis sont enrobés dans du mortier ou du béton de façon telle que
tous les matériaux agissent ensemble pour résister aux forces appliquées.
Maçonnerie confinée (chaînée), (cf. article 1.5.2.5) : maçonnerie intégrant
des éléments de confinement en béton armé (ou de maçonnerie) armée
dans les directions verticale et horizontale.
Mur porteur (cf. article 1.5.10.1) : mur principalement calculé pour supporter
une charge imposée en plus de son poids propre.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 7
Mur creux (cavity wall), (cf. article 1.5.10.3) : mur comprenant deux parois
simples parallèles, efficacement reliées par des attaches ou des armatures
pour joints d’assise. L’espace entre les deux parois est laissé vide ou est
rempli complètement ou partiellement par un isolant thermique non
porteur.
Note
Un mur comprenant deux parois séparées par un vide, dont l'une des pa-
rois est un mur d'habillage ne contribuant pas à la résistance ou à la raideur
de l'autre paroi (généralement porteuse), doit être considéré comme un mur
constitué de deux murs (mur porteur simple plus mur d'habillage).
Mur à joints interrompus (shell bedded wall), (cf. article 1.5.10.7) : mur dont
les éléments de maçonnerie sont hourdés en deux bandes de mortier
disposées le long des bords.
Mur de contreventement (cf. article 1.5.10.9) : mur destiné à résister à des
forces latérales dans son plan.
Mur raidisseur (cf. article 1.5.10.10) : mur établi perpendiculairement à
un autre mur pour lui fournir un appui contre les forces latérales ou pour
résister au flambement et aussi contribuer à la stabilité de la construction.
■ Définitions relatives aux composants et au montage de la maçonnerie
Appareillage (cf. article 1.5.2.6) : disposition des éléments de maçonnerie
selon un aspect régulier pour obtenir un fonctionnement monolithique.
Élément de maçonnerie (cf. article 1.5.4.1) : élément préformé en vue de
l’utilisation dans les ouvrages en maçonnerie.
Section brute d’un élément de maçonnerie (cf. article 1.5.4.9) : aire de la
section transversale d’un élément, sans déduction de l’aire des alvéoles,
évidements ou retraits.
Mortier de montage (cf. article 1.5.5.1) : mélange composé d’un ou de
plusieurs liants minéraux, de granulats, d’eau et parfois d’additions et/ou
d’adjuvants, et destiné au hourdage, au jointoiement et au rejointoiement
d’éléments en maçonnerie.
Mortier de joints minces (cf. article 1.5.5.3) : mortier performanciel dont
la dimension maximale des granulats est inférieure ou égale à une valeur
spécifiée (épaisseur du joint entre 0,5 et 3 mm).
8 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Mortier performanciel (formulé), (cf. article 1.5.5.5) : mortier dont la
composition et la méthode de fabrication ont été choisies en vue d’obtenir
des propriétés spécifiques (concept de performance).
Mortier de chantier (cf. article 1.5.5.11) : mortier composé de constituants
individuels dosés et mélangés sur chantier.
Joint d’assise (cf. article 1.5.9.1) : couche de mortier entre les faces de pose
d’éléments de maçonnerie.
Joint vertical (joint de bout), (cf. article 1.5.9) : joint de mortier perpen-
diculaire au joint d’assise et à la face de parement du mur.
Coupure de capillarité (cf. article 1.5.8.1) : couche en matériau étanche, en
éléments de maçonnerie ou autre matériau, utilisée dans la maçonnerie
pour s’opposer au passage de l’eau.
Attache pour mur (cf. article 1.5.8.2) : dispositif destiné à relier une paroi
d’un mur creux à travers un vide à l’autre paroi ou à une ossature ou à un
mur support.
Feuillard d’ancrage (cf. article 1.5.8.3) : dispositif destiné à relier un ouvrage
en maçonnerie à un autre ouvrage adjacent, tel que plancher ou toiture.
Saignée (cf. article 1.5.11.1) : rainure créée dans la maçonnerie.
Réservation (cf. article 1.5.11.2) : renfoncement ménagé au montage dans
le parement d’un mur.
Joint de fractionnement (cf. article 1.5.11.4) : joint permettant un libre
mouvement dans le plan du mur.
■ Définitions relatives aux résistances
Résistance à la compression des éléments de maçonnerie (cf. article
1.5.4.10) : résistance moyenne à la compression d’un nombre spécifié
d’éléments de maçonnerie (cf. normes NF EN 771-1 à NF EN 771-6 [ 6 ]).
Résistance à la compression normalisée des éléments de maçonnerie
(cf. article 1.5.4.11) : résistance à la compression d’éléments de maçonnerie
rapportée à la résistance à la compression d’un élément de maçonnerie
équivalent de 100 mm de large par 100 mm de haut (cf. normes
NF EN 771-1 à NF EN 771-6).
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 9
Résistance à la compression du mortier (cf. article 1.5.5.12) : résistance
moyenne à la compression d’un nombre spécifié d’éprouvettes de mortier
après conservation pendant vingt-huit jours.
Résistance caractéristique de la maçonnerie (cf. article 1.5.3.1) : valeur de
la résistance de la maçonnerie dont la probabilité de ne pas être atteinte
est de 5 % dans une série d’essais supposés (par hypothèse) illimités. Cette
valeur correspond en règle générale à un fractile spécifié de la distribution
statistique supposée de la propriété particulière du matériau ou du produit.
Dans certains cas, une valeur nominale est considérée comme une valeur
caractéristique.
Résistance à la compression de la maçonnerie (cf. article 1.5.3.2) : résistance
de la maçonnerie en compression sans prise en compte des effets de
frettage des plateaux de presse, ni de l’élancement ou de l’excentricité
des charges.
Résistance au cisaillement de la maçonnerie (cf. article 1.5.3.3) : résistance
de la maçonnerie soumise à des efforts de cisaillement.
Résistance à la flexion de la maçonnerie (cf. article 1.5.3.4) : résistance de la
maçonnerie en flexion.
2.1.2. Base du calcul
Cette section rappelle les prescriptions de base, les principes de calcul
des états limites, les variables de base et la vérification par la méthode
des coefficients partiels. Elle précise les valeurs de calcul des actions, les
combinaisons d’actions à prendre en compte et les valeurs de calcul des
caractéristiques des matériaux :
− il y a lieu de produire un calcul aux états limites conjointement à la
méthode des coefficients partiels décrite dans la norme NF EN 1990
[7 ];
− les actions sont celles figurant dans les parties appropriées de la série
des normes NF EN 1991 [ 8 ] ;
− les combinaisons d’action et les coefficients partiels de charge sont
donnés dans la norme NF EN 1990. Deux notes (cf. article 2.4.2 de
la norme NF EN 1996-1-1) rappellent que dans le cas d’immeubles
d’habitation et de bureaux, il est généralement possible de simplifier
les combinaisons de charge indiquées dans la norme NF EN 1990.
Dans ce guide, on ne présente que le dimensionnement des murs,
supposant que les sollicitations sont déjà calculées en tenant compte des
actions et coefficients pertinents.
10 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Au sens de l’Eurocode 8, on peut généralement considérer les maisons
individuelles et les petits collectifs (voir aussi paragraphe 3.1) comme des
bâtiments réguliers. À ce titre il est possible d’utiliser, pour la détermination
de sollicitations, la méthode d’analyse par forces latérales.
Les valeurs du coefficient partiel γM aux ELU (états limites ultimes) sont
données dans la clause 2.4.3 (1)P de l’Annexe Nationale de la norme
NF EN 1996-1-1 pour les différents matériaux en fonction du niveau de
contrôle (Inspection Level). Les niveaux de contrôle sont explicités dans
cette même clause :
− IL3 : contrôle qualité permanent attesté par une tierce partie ;
− IL2 : contrôle qualité non permanent et assuré par le maître d’ouvrage ;
− IL1 : contrôle interne seul.
Dans ce guide, pour la méthode simplifiée, on a choisi le niveau de contrôle
le plus faible IL1 (cf. paragraphe 3.1.3 de ce guide).
Pour les ELS (états limites de service), le coefficient partiel est : γM = 1
(cf. clause 2.4.3 (1)P de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1).
2.1.3. Matériaux
Cette section décrit d’abord les matériaux individuellement : éléments
de maçonnerie (ou blocs), mortier et autres matériaux (acier, béton). Elle
détermine ensuite les caractéristiques mécaniques de la maçonnerie :
résistance en compression, au cisaillement et en flexion.
On précise au paragraphe 3.1.1 les matériaux retenus dans ce guide.
2.1.3.1. Éléments de maçonnerie
Les éléments de maçonnerie concernés par l’Eurocode 6 doivent faire partie
de l’un des six types suivants (cf. article 3.1 de la norme NF EN 1996-1-1) :
− briques de terre cuite (cf. norme NF EN 771-1) ;
− éléments de maçonnerie en silico-calcaire (cf. norme NF EN 771-2) ;
− éléments de maçonnerie en béton de granulats (cf. norme
NF EN 771-3) ;
− éléments de maçonnerie en béton cellulaire autoclavé (cf. norme
NF EN 771-4) ;
− éléments de maçonnerie en pierre reconstituée (cf. norme
NF EN 771-5) ;
− éléments de maçonnerie en pierre naturelle (cf. norme NF EN 771-6).
Ils sont classés en deux catégories (I et II) définies dans la série des normes
NF EN 771.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 11
Les éléments de maçonnerie sont classés en quatre groupes selon des
prescriptions géométriques (cf. article 3.1.1 et tableau 3.1 de la norme
NF EN 1996-1-1) :
− volume des alvéoles ;
− orientation des alvéoles ;
− épaisseurs des parois ;
− type de matériau.
La résistance à la compression moyenne normalisée fb (cf. article 3.1.2 de
la norme NF EN 1996-1-1) est soit déclarée par le fabricant, soit obtenue à
partir de la résistance à la compression en utilisant l’annexe A de la norme
NF EN 772-1 [ 9 ].
2.1.3.2. Mortiers
Il y a trois façons de classer les mortiers de montage (cf. norme NF EN 998
[ 10 ]) :
− selon les constituants : usage courant, joints minces ou allégés ;
− selon la définition de la composition : performanciel ou de recette ;
− selon le mode de fabrication : industriel (dosé et mélangé en usine),
semi-fini (prédosé), de chantier (dosé et mélangé sur chantier).
Les mortiers de joints minces ou les mortiers allégés doivent être des
mortiers performanciels (cf. définition au paragraphe 2.1.1).
On nomme la classe du mortier par M, suivi de la résistance à la compression
en MPa (M10 par exemple).
La clause 3.2.2 (1) de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1
donne des valeurs tabulées de mortiers d’usage courant (cf. tableau 2.1).
12 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Éléments Mortier de chaux Mortier bâtard Mortier de
de maçonnerie hydraulique Ciment + Chaux ciment
150 à 275 kg/m3 100 à 200 kg/m3
En pierre 250 à 350 kg/m3 Avec un dosage global
(calcaire, granit, grès) de 350 à 400 kg/m3
M5 M5
En pierre tendre 100 à 125 kg/m3 100 à 200 kg/m3
(tuffeau de Touraine) M 2,5
150 à 175 kg/m3 175 à 275 kg/m3
400 à 500 kg/m3 Avec un dosage global 300 à 400 kg/m3
En terre cuite
de 350 à 400 kg/m 3
M10 M10 M10
150 à 275 kg/m3 125 à 250 kg/m3
250 à 350 kg/m3 Avec un dosage global 300 à 350 kg/m3
En béton
de 350 à 400 kg/m3
M5 M10 M10
150 kg/m3 de chaux
En béton cellulaire 250 à 350 kg/m3 100 à 125 kg/m 3
hydraulique
autoclavé
M5 M10
Tableau 2.1 : Caractéristiques des recettes de mortiers de montage de maçonnerie (type G).
Dans ce guide, on utilisera les mortiers d’usage courant donnés dans
l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996.1.1 (M10), ainsi que des
mortiers de joints minces (cf. paragraphe 3.1.1 de ce guide).
2.1.3.3. Béton et acier
■ Béton de remplissage
Le béton pour le remplissage (cf. article 3.3 de la norme NF EN 1996-1-1)
doit être conforme à la norme NF EN 206-1 [ 11 ]. La classe de résistance
(C12/15 minimum), l’ouvrabilité et le diamètre des plus gros granulats sont
précisés dans l’article 3.3.2 de la norme NF EN 1996-1-1. Les résistances
caractéristiques à la compression et au cisaillement utilisables sont
indiquées dans le tableau 3.2 de l’article 3.3.3 de la norme NF EN 1996-1-1.
Dans ce guide, on ne considère la maçonnerie remplie de béton que pour
les « blocs à bancher » (cf. paragraphe 3.4 de ce guide).
■ Acier d’armatures, acier de précontrainte
Acier d’armatures (cf. article 3.4 de la norme NF EN 1996-1-1), acier de
précontrainte (cf. article 3.5 de la norme NF EN 1996-1-1) : les aciers
d’armatures doivent être conformes à la norme NF EN 10080 [ 12 ]. Dans
ce guide, on ne considère pas la maçonnerie armée ni précontrainte.
Toutefois, on disposera des aciers de chaînage (maçonnerie confinée dans
l’Eurocode 6) dans le cas de sollicitations horizontales (cf. paragraphe 3.3
de ce guide).
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 13
2.1.3.4. Propriétés mécaniques de la maçonnerie
■ La résistance caractéristique à la compression fk
La résistance caractéristique à la compression fk est déterminée par les
expressions (3.2), (3.3), (3.4) et le tableau 3.3 de l’article 3.6.1 de la norme
NF EN 1996-1-1 (valeurs du coefficient K), en fonction des résistances du
mortier fm et des éléments fb :
− mortier d’usage courant et mortier allégé :
0,7 0,3
f k = Kf b f m ;
− mortier de joints minces, éléments de terre cuite des groupes 1 et 4 ou
éléments d’autres matériaux :
0,85
f k = Kf b ;
− mortier de joints minces, éléments de terre cuite des groupes 2 et 3 :
0,7
f k = Kf b .
L’annexe D de la norme NF EN 1996-3 donne des tableaux donnant les
valeurs de fk pour les différents types de bloc et pour différents mortiers.
Dans ce guide, nous pendrons directement les valeurs de ces tableaux
(cf. paragraphe 3.1.1 de ce guide).
Pour les maçonneries à joints interrompus (cf. définitions au paragraphe 2.1.1
de ce guide), les coefficients K utilisés dans les formules sont modifiés
suivant les groupes (cf. article 3.6.1.3 de la norme NF EN 1996-1-1).
■ La résistance caractéristique au cisaillement fvk
La résistance caractéristique au cisaillement fvk (cf. article 3.6.2 de la norme
NF EN 1996-1-1) est déterminée par des formules en fonction de la valeur
initiale en l’absence de contrainte de compression fvk0 (donnée dans la
clause 3.6.2 (6) et par le tableau 3.4 de l’Annexe Nationale de la norme
NF EN 1996-1-1) en fonction du type d’élément et de mortier et de la
contrainte de compression au niveau considéré σd :
− joints verticaux remplis :
fvk = fvk0 + 0,4 σd ≤ 0,065fb ;
− joints verticaux non remplis :
fvk = 0,5fvk0 + 0,4 σd ≤ 0,045fb ;
− maçonnerie à joints interrompus :
g
f vk = --- f vk0 + 0,4σ d ≤ 0,045 f b ..
t
Pour les blocs de béton cellulaire autoclavé, fvk est limité à 0,045fb, y compris
pour le cas des joints verticaux remplis (cf. clauses 3.6.2 (3) et 3.6.2 (4) de
l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1).
14 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
■ Les résistances caractéristiques à la flexion parallèle au lit de pose fxk1 et
perpendiculaire au lit de pose fxk2
Les résistances caractéristiques à la flexion parallèle au lit de pose fxk1 et
perpendiculaire au lit de pose fxk2 sont données dans un tableau de la
clause 3.6.3 (3) de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1.
Figure 2.1 : Plan de rupture Figure 2.2 : Plan de rupture
parallèle au lit de pose fxk1. perpendiculaire au lit de pose fxk2.
L’annexe D de la norme NF EN 1996-3 fournit une méthode simplifiée
(tableaux) de détermination des résistances caractéristiques (compression,
cisaillement et flexion) de la maçonnerie en fonction des matériaux des
blocs, du groupe, de la résistance des blocs et du mortier utilisé.
Dans le paragraphe 3.1.1 de ce guide, sont présentés des tableaux
récapitulatifs avec les différentes résistances caractéristiques en fonction
des matériaux retenus dans ce guide.
■ Résistance d’adhérence
Le tableau 3.5 de l’article 3.6.4 de la norme NF EN 1996-1-1 donne les
caractéristiques d’adhérence d’une armature dans un béton de remplissage
confiné (chaînage).
Le tableau 3.6 de l’article 3.6.4 de la norme NF EN 1996-1-1 concerne
l’adhérence dans le mortier pour la maçonnerie armée.
■ Les longueurs d’ancrage et de recouvrement pour les aciers de chaînage
Les longueurs d’ancrage et de recouvrement pour les aciers de chaînage
figurent dans le paragraphe 2.1.8 de ce guide ou dans l’article 8.2.5.2 de la
norme NF EN 1996-1-1.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 15
2.1.3.5. Propriétés de déformation de la maçonnerie
Il est possible de choisir une relation contrainte-déformation non linéaire
(cf. article 3.7.1 de la norme NF EN 1996-1-1).
Le module d’élasticité de la maçonnerie est fonction de sa résistance
caractéristique à la compression : E = 1000 fk (cf. clause 3.7.2 (2) de l’Annexe
Nationale de la norme NF EN 1996-1-1).
Le module de cisaillement peut être considéré égal à 40 % de E.
Pour le calcul des déformations, il faut tenir compte du fluage, de la
dilatation et du retrait ou gonflement dû à l’humidité. Dans la clause 3.7.4 (2)
de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1, un tableau récapitule
les différents coefficients à prendre en compte.
La détermination des modules est surtout utile pour les calculs de
sollicitations (pour avoir la raideur relative entre les éléments) et pour la
vérification éventuelle aux ELS (rare), (cf. paragraphe 2.1.7 de ce guide).
2.1.3.6. Composants accessoires
Coupure de capillarité, linteaux préfabriqués, attaches, feuillard : se référer
à la norme NF EN 845-1 + A1 [ 13 ].
Dans ce guide, les « accessoires » ne seront traités qu’en fonction
des dispositions constructives (cf. paragraphe 2.1.8 de ce guide), leur
dimensionnement ne sera pas abordé.
2.1.4. Durabilité
Cette section décrit les conditions pour que la maçonnerie ait la durabilité
requise à son usage prévu, compte tenu des conditions d’exposition
d’environnement.
On fait référence à la norme NF EN 1996-2 pour la définition des conditions
d’exposition (cf. annexe A de la norme NF EN 1996-2) et pour la durabilité
des éléments de maçonnerie et du mortier (cf. paragraphe 2.2.2 de ce
guide).
Le choix des aciers et les valeurs recommandées pour l’enrobage minimal
en fonction de la classe d’exposition sont détaillés dans deux tableaux
(cf. article 4.3.3 de la norme NF EN 1996-1-1).
Les maçonneries enterrées doivent être protégées en cas de risque
d’humidité et/ou présence de produits chimiques dans le sol, le cas échéant
(cf. article 4.4 de la norme NF EN 1996-1-1).
16 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
On considère que les murs sont dans un environnement sec (MX1),
(cf. paragraphe 2.2.2 de ce guide), avec peu de variations de température.
2.1.5. Analyse structurale
Cette section présente les règles de calcul des actions sur les éléments
structuraux compte tenu des interactions entre éléments voisins (fonction
des rigidités relatives, des charges, etc.).
2.1.5.1. Généralités
La vérification des éléments de structure (murs par exemple) peut être faite
de manière indépendante, sous réserve que la stabilité globale soit assurée
(cf. clause 5.1 (3) de la norme NF EN 1996-1-1).
2.1.5.2. Analyse de la structure globale
La réponse de la structure peut être calculée (cf. clause 5.1 (4) de la
norme NF EN 1996-1-1) en utilisant la théorie non linéaire (en utilisant
la relation contrainte déformation décrite dans l’article 3.7.1 de la norme
NF EN 1996-1-1 ou en utilisant la théorie de l’élasticité linéaire – avec le
module à court terme – cf. article 3.7.2 de la norme NF EN 1996-1-1).
Pour les situations accidentelles autres que séisme et feu (cf. article 5.2
de la norme NF EN 1996-1-1), il faut analyser le comportement structural
en utilisant les actions accidentelles de la norme NF EN 1991-1-7 [ 14 ] ou
en étudiant l’enlèvement hypothétique des éléments porteurs essentiels à
tour de rôle.
Les imperfections doivent être prises en compte dans le calcul
(cf. clause 5.3 (1) de la norme NF EN 1996-1-1), en supposant la structure
inclinée (angle forfaitaire indiqué dans la clause 5.2 (2) de la norme
NF EN 1996-1-1).
Les effets du second ordre ne doivent être pris en compte que si la
structure n’est pas suffisamment raidie (vérification avec l’expression (5.1)
de l’article 5.4 de la norme NF EN 1996-1-1). Dans ce cas se reporter à
l’annexe B de la norme NF EN 1996-1-1.
Ici, on ne considère pas l’analyse globale de la structure. On s’intéresse
au dimensionnement des murs, lorsque le calcul des sollicitations sous
charges verticales et horizontales est déjà fait.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 17
2.1.5.3. Analyse des ouvrages structuraux
Murs chargés verticalement :
− calcul en flexion composée (charge verticale plus excentricité due au
calcul des moments – planchers ou vent –) et excentricité initiale et/ou
accidentelle (imperfection de réalisation) ;
− la hauteur effective hef est fonction des raideurs relatives des éléments
voisins et de la qualité des liaisons (cf. article 5.5.1.2 de la norme
NF EN 1996-1-1). Pour son calcul, on utilisera la méthode simplifiée
qui se trouve dans la partie 3 de l’Eurocode 6 (cf. article 4.2.2.4 de la
norme NF EN 1996-3). Ce calcul est décrit dans le paragraphe 3.2 de
ce guide ;
− calcul de l’épaisseur effective tef égale à l’épaisseur réelle, sauf pour les
murs raidis par poteaux et pour les murs creux (cf. article 5.5.1.3 de la
norme NF EN 1996-1-1) ;
− on ne considère pas les murs raidis par des poteaux (très peu utilisés
en France). Pour les murs creux, selon la clause 5.5.1.3 (3) de l’Annexe
Nationale de la norme NF EN 1996-1-1, l’usage courant en France
correspond à une paroi intérieure porteuse et une paroi extérieure
simplement tenue au déversement par des attaches. Dans ce cas,
l’épaisseur effective du mur est l’épaisseur de la paroi intérieure
porteuse ;
− calcul de l’élancement (cf. article 5.5.1.4 de la norme NF EN 1996-1-1) :
h ef
------- < 27.
t ef
Murs soumis au cisaillement (cf. article 5.5.3 de la norme NF EN 1996-1-1) :
− calcul des parties de murs perpendiculaires qui peuvent servir de
raidisseur, fonction de la liaison, des ouvertures, etc. (cf. clauses 5.5.3 (2),
5.5.3 (3) et 5.5.3 (4)) ;
− le calcul de la longueur de mur perpendiculaire pouvant être considéré
comme jouant le rôle de raidisseur est détaillé au paragraphe 4.2 de ce
guide ;
18 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
− considérations sur les planchers plus ou moins rigides et la répartition
des charges horizontales (cf. clauses 5.5.3 (5) à 5.5.3 (10)). Ces clauses
concernent la descente de charge. Les forces horizontales peuvent
être réparties sur les murs de contreventement en fonction de leur
rigidité (planchers considérés comme des diaphragmes rigides : cf.
clause 5.5.3 (5)). Il faut aussi tenir compte des effets de torsion lorsque
l’agencement des murs n’est pas symétrique (cf. clause 5.5.3 (6)).
Murs soumis à un chargement latéral (cf. article 5.5.5 de la norme
NF EN 1996-1-1) :
− il faut d’abord déterminer les conditions d’appui et la continuité au
droit des appuis sur les côtés (cf. clauses 5.5.5 (3) à 5.5.5 (6)). La liaison
est considérée comme :
• un bord libre : s’il y a un joint de fractionnement (cf. clause 5.5.5 (3)) ;
• un appui simple : s’il y a une coupure de capillarité (cf. clause 5.5.5 (5))
sauf si la contrainte verticale de calcul est suffisante pour qu’il n’y ait
pas de traction due au moment (cf. clause 5.5.5 (8)) ;
• une liaison continue pour une liaison à un plancher en béton armé ou
à un mur solidaire soumis à une charge verticale (cf. clause 5.5.5 (3))
ou à un mur creux avec des liaisons adéquates entre les deux parois
(cf. clause 5.5.5 (6)) ;
• une continuité partielle peut être supposée dans les autres cas (cf.
clauses 5.5.5 (5) et 5.5.5 (6)) ;
− pour un mur appuyé sur trois ou quatre bords, le moment appliqué est
calculé par la formule :
MEdi = aiWEd/2 ;
où :
• i indique le sens de rupture (cf. figures 2.1 et 2. 2) ;
• l est la longueur entre supports ;
• WEd est la charge de calcul latérale par unité de surface ;
• ai sont les coefficients de moment fléchissant qui tiennent compte
du degré de liaison sur les bords et du rapport hauteur sur longueur
des panneaux ;
− les coefficients ai peuvent être obtenus par une étude théorique
adaptée (ex.: éléments finis avec plaques orthotropes si le mur est
irrégulier ou présente des ouvertures importantes (cf. clause 5.5.5 (11)
de la norme NF EN 1996-1-1). Pour des murs simples avec t ≤ 250 mm,
des valeurs sont données dans des tableaux en annexe E de la norme
NF EN 1996-1-1 en fonction du rapport des résistances à la flexion, du
rapport hauteur sur longueur et des liaisons sur les bords ;
− pour un mur appuyé sur deux bords, le moment appliqué est calculé à
partir de principes techniques classiques.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 19
La maçonnerie armée n’est pas traitée ici. Il faut se reporter à l’article 5.5.2 de
la norme NF EN 1996-1-1 pour les ouvrages de maçonnerie armée soumis
à un chargement vertical et à l’article 5.5.4 de la norme NF EN 1996-1-1
pour les ouvrages de maçonnerie armée soumis au cisaillement.
2.1.6. État limite ultime
La vérification à l’état limite ultime consiste à s’assurer que la charge de
calcul appliquée (indice « Ed ») soit inférieure à la valeur de calcul de
résistance à cette charge (indice « Rd »).
Note
Les valeurs de calcul (indice « d » comme design) sont les valeurs caractéristi-
ques affectées par les coefficients partiels des matériaux et des charges.
Trois cas principaux sont envisagés :
− les murs chargés principalement verticalement (vérifiés en flexion
composée) ;
− les murs soumis au cisaillement (résistance uniquement sur la partie
comprimée du mur) ;
− les murs soumis à un chargement latéral (vérifiés en flexion, avec
influence de la charge verticale).
Deux autres cas doivent être également vérifiés :
− les murs soumis à des charges verticales concentrées ;
− les murs soumis à des charges latérales fonctionnant en voûte entre les
supports.
■ Murs non armés chargés principalement verticalement
Ce cas est détaillé dans l’article 6.1.2 de la norme NF EN 1996-1-1.
La vérification se fait en flexion composée en affectant la résistance à la
compression d’un coefficient de réduction prenant en compte les effets
d’élancement et d’excentricité des charges. La vérification est faite à la
base, au sommet et à mi-hauteur du mur.
La charge verticale de calcul par unité de longueur appliquée au mur NEd
doit être inférieure ou égale à la valeur de calcul de la résistance aux charges
verticales du mur NRd (cf. article 6.1.2.1 de la norme NF EN1996-1-1) :
NEd ≤ NRd = φt fd.
20 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Pour les murs dont la surface est inférieure à 0,1 m2, la résistance à la
compression fd (cf. paragraphe 2.1.3 de ce guide) doit être multipliée par
0,7 + 3A (cf. clause 6.1.2.1 (3) de la norme NF EN 1996-1-1).
Les clauses 6.1.2.1 (4) à 6.1.2.1 (7) de la norme NF EN 1996-1-1 donnent
des précisions sur la façon de tenir compte des murs creux ou à double
parois et des cas où il y a des saignées.
Le coefficient de réduction pour l’élancement et l’excentricité φ est
déterminé à partir d’un diagramme rectangulaire simplifié des contraintes.
Au sommet et à la base du mur (cf. clause 6.1.2.2 (1)(i) de la norme
NF EN 1996-1-1) :
ei
φi = 1 – 2 --- t ;
M id
e i = -------- + e he ≥ 0,05t ;
N id
où :
− Nid est la charge verticale ;
− Mid est le moment fléchissant résultant de l’excentricité de la charge du
plancher sur appuis (cf. figure 2.3) ;
− ehe est l’excentricité due aux charges horizontales le cas échéant
(ex.: vent, etc.) ;
− einit est l’excentricité initiale.
Nid
M1d
(au-dessous du plancher)
h/2
Nid
h
Mmd
(à mi-hauteur du mur)
h/2
M2d
Nid
(au-dessus du plancher)
Figure 2.3 : Charge verticale et moments utilisés pour calculer le coefficient de réduction φ.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 21
À mi-hauteur du mur (cf. clause 6.1.2.2 (1)(ii) et annexe G de la norme
NF EN 1996-1-1) :
2
e u
– ------
− φm = 1 – 2 --------
mk
e 2 ;
t
t
− u = -----------------------------
ef
-;
e mk
23 – 37 --------
t
− emk = em + ek ≥ 0,05t ;
M
− e m = ----------
md
- + e hm ± e init ;
N md
h ef
− e k = 0,002 ------ te m ;
∞ t ef
où :
− Nmd est la charge verticale ;
− Mmd est le moment fléchissant résultant de l’excentricité de la charge du
plancher sur appuis (cf. figure 2.3) ;
− ehm est l’excentricité due aux charges horizontales le cas échéant
(ex.: vent, etc.) ;
− einit est l’excentricité initiale ;
− ek est l’excentricité due au fluage, ek = 0 si élancement < 15 (cf. clause
6.1.2.2 (2) de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− φ∞ est le coefficient de fluage ultime (cf. tableau de la clause 3.7.4 (2) de
la norme NF EN 1996-1-1).
Pour élaborer les tableaux de vérification sous charges verticales, on utilise
la méthode simplifiée de l’article 4.2 de la norme NF EN 1996-3 détaillée
au paragraphe 3.2 de ce guide.
■ Murs non armés soumis à des charges concentrées
Ce cas est détaillé dans l’article 6.1.3 de la norme NF EN 1996-1-1.
La vérification se fait en deux temps : d’abord vérifier l’écrasement sous la
charge concentrée, puis la résistance du mur à mi-hauteur, en supposant
une diffusion de la charge concentrée avec un angle d’épanouissement à
60° et en tenant compte des chevauchements éventuels (cf. figure 2.4).
La valeur de calcul de la charge concentrée NEdc doit être inférieure à la
valeur de calcul de la résistance à la charge verticale NRdc (cf. article 6.1.3
de la norme NF EN 1996-1-1) :
NEdc ≤ NRdc = β Ab fd ;
où : β est le facteur de majoration.
22 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Pour les murs à joints non interrompus, réalisés avec des blocs du groupe 1
(blocs pleins), (cf. clause 6.1.3 (2) de la norme NF EN 1996-1-1) :
a
a Ab 1,25 + ----1- A
1 = 1 + 0,3 ----1- 1,5 – 1,1 --------- h c et -------b 0,45 ;
hc A ef A ef
1,5
avec : Aef = Iefmt (les grandeurs sont indiquées sur la figure 2.4).
Pour les autres murs β = 1 (cf. clause 6.1.3 (3) de la norme NF EN 1996-1-1).
Si la charge concentrée est appliquée par l’intermédiaire d’une semelle
de répartition adéquate : β = 1,5 (cf. clause 6.1.3 (7) de la norme
NF EN 1996-1-1).
La vérification à mi-hauteur du mur se fait comme pour un mur avec charge
verticale répartie (cf. clause 6.1.3 (5) de la norme NF EN 1996-1-1) :
Figure 2.4 : Murs soumis à des charges concentrées.
Pour élaborer les tableaux de vérification sous charges verticales
concentrées, on utilise la méthode simplifiée de l’article 4.3 de la norme
NF EN 1996-3 détaillée au paragraphe 3.2.7 de ce guide.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 23
■ Murs non armés soumis à cisaillement
Ce cas est détaillé dans l’article 6.2 de la norme NF EN 1996-1-1.
Le principe est de considérer le mur en flexion composée dans son plan.
La résistance au cisaillement ne s’exerce que sur la partie comprimée du
mur.
La valeur de calcul du cisaillement appliqué au mur VEd doit être inférieure
à la résistance au cisaillement VRd :
VEd ≤ VRd = fvd t Ic ;
où : lc est la longueur de la partie comprimée du mur, obtenue en
supposant une distribution linéaire des contraintes en compression et nulle
en traction, et en tenant compte des saignées et des ouvertures.
Il convient également de vérifier la partie comprimée du mur pour le
chargement vertical auquel elle est soumise (cf. clause 6.2 (5) de la norme
NF EN 1996-1-1).
Les liaisons entre les murs de contreventement et les ailes constituées par
les murs perpendiculaires doivent être vérifiées au cisaillement vertical
(cf. clause 6.2 (4) de la norme NF EN 1996-1-1).
Pour élaborer les tableaux de vérification des murs de contreventement
non chaînés, on utilise la méthode simplifiée de l’annexe 3 de la norme
NF EN 1996-3 détaillée au paragraphe 3.3.1 de ce guide.
■ Murs non armés soumis à chargement latéral
Ce cas est détaillé dans l’article 6.3 de la norme NF EN 1996-1-1.
Cette vérification concerne les charges de vent, de poussée des terres
ou des charges accidentelles de type explosion (cf. articles 6.3.3 à 6.3.5
de la norme NF EN 1996-1-1). Il s’agit d’une vérification de type plaque
sur appuis en flexion, on vérifie la résistance à la flexion autour d’un axe
horizontal et autour d’un axe vertical.
La valeur de calcul du moment appliqué au mur MEd doit être inférieure à la
valeur de calcul du moment résistant MRd :
MEd < MRd = fxd Z ;
où :
− Z est le module d’inertie de la section d’une unité de hauteur ou de
longueur du mur ;
− fxd est la résistance de calcul à la flexion dans le plan de flexion
considéré.
24 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
On peut prendre en compte l’effet favorable de la contrainte verticale, soit
en augmentant la résistance fxd1 (cf. clause 6.3.1 (4)(i) et la figure 2.1 de
ce guide), soit en modifiant le coefficient de réduction φ utilisé dans le
dimensionnement des murs sous charge verticale (cf. clause 6.3.1 (4)(ii)).
On tient compte des cas particuliers de murs raidis par des poteaux
(cf. clause 6.3.1 (5)) ou des murs creux (cf. clause 6.3.1 (6)). Il faut également
considérer l’affaiblissement du mur par des saignées ou des réservations
(cf. clause 6.3.1 (7)).
Si le mur fonctionne en voûte entre les supports, il faut ajouter une
vérification d’effort normal (cf. article 6.3.2 de la norme NF EN 1996-1-1).
Les charges latérales sur les murs sont :
− soit le vent sur les murs de rive (ce cas est traité par une méthode
simplifiée décrite au paragraphe 3.2.6 de ce guide) ;
− soit la poussée des terres sur les murs de soubassement (ce cas est
également traité par une méthode simplifiée décrite au paragraphe 3.4
de ce guide).
■ Murs non armés soumis à chargement vertical et latéral
Ce cas est détaillé dans l’article 6.4 de la norme NF EN 1996-1-1.
Trois possibilités s’offrent (cf. articles 6.4.2 à 6.4.4 de la norme
NF EN 1996-1-1) :
− modifier les excentricités ;
− modifier la résistance apparente à la flexion ;
− utiliser des coefficients de moments fléchissants équivalents (cf. annexe I
de la norme NF EN 1996-1-1).
■ Attaches
Ce cas est détaillé dans l’article 6.5 de la norme NF EN 1996-1-1.
Les attaches transmettent les efforts entre les deux parois d’un mur creux
(par exemple un mur d’habillage relié à un mur porteur). On détermine
un nombre minimal d’attaches au mètre carré en fonction des efforts à
transmettre (charge surfacique répartie, par exemple la poussée due au
vent) et de la résistance des attaches.
■ Ouvrages armés
Ce cas est détaillé dans l’article 6.6 de la norme NF EN 1996-1-1.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 25
On n’aborde pas ici les maçonneries armées ou précontraintes. Toutefois,
la maçonnerie confinée (chaînée) relève pour une partie de la maçonnerie
armée (notamment pour le calcul de la résistance au cisaillement). Nous ne
présentons ici que les généralités utiles au calcul de la maçonnerie chaînée
(cf. paragraphe 3.3.2 de ce guide et « Maçonnerie confinée (chainée) »
ci-dessous).
Les hypothèses adoptées sont identiques à celles du calcul du béton
armé (cf. article 6.6.1 de la norme NF EN 1996-1-1) :
− les sections planes restent planes ;
− il y a adhérence parfaite entre l’acier et la maçonnerie ;
− la résistance à la traction de la maçonnerie est considérée nulle ;
− la déformation en compression est limitée dans la maçonnerie :
εmu = 0,0035 pour les éléments du groupe 1 (blocs pleins) et εmu = 0,002
pour les éléments des groupes 2, 3 et 4 (cf. clause 6.6.1 (1)) ;
− la déformation en traction est limitée dans l’acier εsy = 0,01
(cf. clause 6.6.2 (2)) ;
− le diagramme des contraintes en compression de la maçonnerie ou
du béton de remplissage peut être fondé sur la figure 2.5 où fd est la
résistance de calcul en compression de la maçonnerie ou du béton de
remplissage (cf. clause 6.6.1 (3)).
Figure 2.5 : Distribution des contraintes et des déformations.
Lorsqu’il y a du béton de remplissage, celui-ci doit avoir une déformabilité
comparable à celle de la maçonnerie (cf. clause 6.6.1 (1)P).
Lorsqu’une zone de compression comporte à la fois de la maçonnerie
et du béton de remplissage, il faut considérer le matériau le plus faible
(cf. clause 6.6.1 (4)).
Le moment résistant en flexion est limité à :
− MRd < 0,4 b d 2 fd pour les éléments du groupe 1 hors granulats légers ;
− MRd < 0,3 b d 2 fd pour les autres éléments.
26 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Les articles 6.6.3 à 6.6.5 et l’article 6.7 de la norme NF EN 1996-1-1 pré-
sentent les règles pour le dimensionnement des ouvrages armés compo-
sites (maçonnerie armée), et l’article 6.8 de la norme NF EN 1996-1-1 celles
pour les ouvrages en maçonnerie précontrainte. Ces ouvrages ne sont pas
ici pris en compte.
■ Maçonnerie confinée (chaînée)
Ce cas est détaillé dans l’article 6.9 de la norme NF EN 1996-1-1.
Le calcul des ouvrages en maçonnerie confinée (chaînée) doit être basé sur
des hypothèses similaires à celles établies pour la maçonnerie non armée
et armée (cf. clause 6.9.1 (1)P).
La vérification des ouvrages en maçonnerie confinée soumis à la flexion et/
ou à des charges axiales se fait comme pour les ouvrages de maçonnerie
armée. On peut utiliser une distribution rectangulaire des contraintes sur la
base de la résistance à la compression de la maçonnerie. On doit négliger
l’armature de compression (cf. clause 6.9.2 (1)).
Pour la résistance au cisaillement, on utilise les règles de la maçonnerie non
armée, en considérant lc comme la longueur de l’ouvrage de maçonnerie
(cf. clause 6.9.2 (2)).
Pour la résistance aux charges latérales, on utilise les règles de la maçonnerie
non armée et armée. Il faut prendre en considération la contribution des
armatures de confinement (cf. clause 6.9.2 (2)).
2.1.7. État limite de service
Il s’agit de vérifier les flèches en service pour éviter d’endommager les
cloisons, les finitions ou les équipements techniques, voire affecter
l’étanchéité à l’eau. Il faut également vérifier que la maçonnerie ne soit
pas affectée par le comportement d’autres ouvrages structuraux comme la
déformation des planchers ou des murs.
Pour les ouvrages de maçonnerie non armée, il n’est pas nécessaire de
vérifier individuellement les états limites de service de fissuration et de
déformation une fois satisfait l’état limite ultime (cf. clause 7.2 (2) de la
norme NF EN 1996-1-1).
Pour la flèche sous charge latérale (vent ou contact accidentel avec des
personnes) un mur satisfaisant à la vérification à l’état limite ultime satisfera
l’état limite de service lorsque ses dimensions sont limitées conformément
à l’annexe F et à la clause 7.2(5) de la norme NF EN 1996-1-1.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 27
Pour les ouvrages en maçonnerie armée ou précontrainte, il y a des
vérifications à faire aux ELS (cf. articles 7.3 et 7.4 de la norme NF EN 1996-1-1).
La vérification aux ELS des ouvrages en maçonnerie confinée est identique
à celle des ouvrages en maçonnerie non armée (cf. article 7.5 de la norme
NF EN 1996-1-1).
2.1.8. Dispositions de détail
Ce chapitre décrit toutes les dispositions constructives pour que l’ouvrage
de maçonnerie fonctionne correctement et durablement.
■ Détails de maçonnerie
Les matériaux doivent être appropriés pour satisfaire les prescriptions de
durabilité (cf. article 8.1.1 de la norme NF EN 1996-1-1).
L’épaisseur minimale des murs en France est fournie dans la clause 8.1.2 (2)
de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1. Elle est de 20 cm dans
le cas de maçonneries enduites nécessitant un habillage de même nature
de la partie en béton correspondante et de 15 cm dans le cas d’une isolation
thermique par l’extérieur filant devant la maçonnerie et son chaînage.
Un mur porteur doit avoir une surface minimale nette en plan de 0,04 m2,
après prévision des saignées ou autres réservations (cf. article 8.1.3 de la
norme NF EN 1996-1-1).
Les éléments de maçonnerie d’un mur de maçonnerie non armée doivent
être appareillés d’un lit à l’autre de telle façon que le mur agisse comme un
seul et même ouvrage structural.
Dans le cas d’une maçonnerie non armée, le recouvrement minimal des
blocs dans l’appareillage de la maçonnerie est (cf. article 8.1.4 de la norme
NF EN 1996-1-1) :
− 0,4 fois la hauteur des blocs ou 40 mm lorsque la hauteur des blocs est
inférieure à 250 mm ;
− 0,2 fois la hauteur des blocs ou 100 mm lorsque la hauteur des blocs est
supérieure ou égale à 250 mm.
Il est recommandé de prendre en compte le comportement de déformation
différentiel (fluage, retrait) au niveau de la liaison entre murs porteurs et non
porteurs ou entre matériaux différents. Choisir des attaches appropriées
permettant les déformations différentielles.
Les joints de mortier courant doivent avoir une épaisseur comprise entre
6 mm et 15 mm. L’épaisseur des joints minces doit être comprise entre 0,5 mm
et 3 mm. Les joints d’assise doivent être horizontaux. Il est recommandé de
28 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
remplir les joints verticaux des maçonneries sollicitées à une flexion ou à un
cisaillement (cf. article 8.1.5 de la norme NF EN 1996-1-1).
Les charges concentrées doivent reposer sur une longueur minimum de
90 mm (cf. article 8.1.6 de la norme NF EN 1996-1-1).
■ Dispositions d’armatures
L’article 8.2 de la norme NF EN 1996-1-1 donne les règles concernant la
disposition des armatures dans les ouvrages de maçonnerie armée :
− enrobage (cf. article 8.2.2) ;
− section minimale (cf. article 8.2.3) ;
− dimension (cf. article 8.2.4) ;
− ancrage et recouvrement (cf. article 8.2.5).
■ Maçonnerie confinée
Les murs de maçonnerie confinée (cf. article 8.4 de la norme
NF EN 1996-1-1) doivent comporter des éléments de confinement en
béton armé verticaux et horizontaux ou des éléments de confinement en
maçonnerie armée de sorte qu’ils agissent de concert comme un ouvrage
structural unique lorsqu’ils sont soumis à des actions.
Les éléments de confinement supérieurs et latéraux doivent être coulés
après construction de la maçonnerie de sorte que leur ancrage puisse être
correctement effectué.
Il convient de prévoir des éléments de confinement au niveau de chaque
plancher, à chaque intersection de murs et des deux côtés de chaque
ouverture d’une surface supérieure à 1,5 m2. La présence d’éléments de
confinement supplémentaires peut être requise dans les murs de sorte que
l’espacement maximal, tant horizontal que vertical, soit de 4 m.
Il convient que les éléments de confinement aient une section transversale
au moins égale à 0,02 m2, avec une dimension minimale de 150 mm au
niveau du plan du mur, qu’ils comportent des armatures longitudinales
d’une section minimale équivalant à 0,8 % de la section transversale de
l’élément de confinement, sans toutefois être inférieure à 200 mm2 (soit
4HA8). Il est également recommandé de prévoir des étriers d'un diamètre
minimal de 6 mm, avec un espacement maximal de 300 mm.
Dans le cas des murs de maçonnerie confinée utilisant des éléments des
groupes 1 et 2, il convient que le recouvrement des éléments adjacents aux
éléments de confinement s'effectue selon les règles de l’article 8.2.5 de la
norme NF EN 1996-1-1 pour l’adhérence de la maçonnerie. Il convient,
alternativement, d’adopter une armature au moins égale à des barres de
6 mm ou équivalent avec un espacement maximal de 300 mm, solidement
ancrées dans le béton de remplissage et dans les joints de mortier.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 29
■ Liaison des murs
L’article 8.5 de la norme NF EN 1996-1-1 traite les liaisons des murs.
Lorsque les murs sont prévus pour être tenus par les planchers et les
toitures, ils doivent être liés à ces derniers de façon à assurer le transfert
des charges latérales de calcul aux éléments raidisseurs.
Il convient que la transmission des charges latérales aux éléments
raidisseurs s’effectue par la structure du plancher ou de la toiture, par
exemple, en béton armé ou préfabriqué, ou par des solives en bois munies
d’un platelage, si la structure du plancher ou de la toiture est capable de
fonctionner en diaphragme, voire par un chaînage périphérique capable
de transmettre les effets des efforts tranchants et moments fléchissants
résultants. La capacité de reprise des charges de transfert doit être assurée
soit par la résistance au frottement des appuis des ouvrages structuraux sur
des murs de maçonnerie, soit par des feuillards métalliques (ancrages) ou
une fixation d’extrémité appropriée.
Lorsqu’un plancher ou une toiture s’appuie sur un mur, la longueur d’appui
doit être suffisante pour permettre la capacité portante et la résistance au
cisaillement requises, en tenant compte des tolérances de fabrication et
d’exécution.
Lorsque des feuillards d’ancrage sont utilisés, ils doivent être capables de
transmettre les charges latérales entre le mur et l’ouvrage structural qui
limite ses déformations.
Lorsque la surcharge sur le mur est négligeable, par exemple, à la jonction
entre une pointe de pignon et la toiture, il est tout particulièrement
nécessaire de s’assurer que la liaison entre les feuillards et le mur est
efficace.
Il convient que l’espacement des feuillards d’ancrage entre les murs et les
planchers ou toitures ne soit pas supérieur à 2 m pour les constructions
pouvant comporter jusqu’à quatre étages et à 1,25 m pour des constructions
plus élevées.
Lorsque des planchers ou des toitures en béton ou des chaînages
périphériques en béton reposent directement sur un mur, la résistance au
frottement doit être capable de transmettre les charges latérales.
Lorsque les charges latérales doivent être transmises aux éléments
raidisseurs par l’intermédiaire de poutres ou d’attaches de chaînages
périphériques, il convient de placer ces dernières au niveau de chaque
plancher ou directement en dessous. Les attaches de chaînages
périphériques peuvent être en béton armé, maçonnerie armée, acier ou
30 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
bois et il convient qu’elles soient capables de supporter un effort de calcul
en traction de 45 kN.
Lorsque les attaches de chaînages périphériques ne sont pas continues,
il convient de prendre des mesures supplémentaires pour assurer la
continuité.
Il convient que les attaches de chaînages périphériques en béton armé
comportent au moins deux barres d’acier d’armature d’une section
minimale de 150 mm2. Il est recommandé de calculer les recouvrements
conformément à la norme NF EN 1992-1-1 [ 15 ] et de les échelonner, si
possible. Les armatures continues parallèles peuvent être prises en compte
avec leur section transversale complète à condition qu’elles soient situées
sur des planchers ou des linteaux de fenêtre à une distance maximale de
0,5 m par rapport au centre du mur du plancher, respectivement.
Lorsque le fonctionnement en « diaphragme » des planchers n’est pas
possible ou lorsque des bandes de glissement sont disposées sous les
appuis de plancher, le raidissement horizontal des murs est généralement
assuré par des chaînages périphériques ou des dispositions statiquement
équivalentes.
Des murs porteurs concourants doivent être liés entre eux de telle sorte
que les charges verticales et latérales requises puissent se transmettre
entre eux.
Il convient que la liaison à l’intersection des murs soit réalisée par : une
maçonnerie liaisonnée (cf. article 8.1.4 de la norme NF EN 1996-1-1) ou
des ancrages ou des armatures pénétrant à l’intérieur de chaque mur.
Il convient de monter simultanément les murs porteurs qui s’entrecroisent.
Les deux parois d’un mur creux doivent être efficacement liées entre elles.
■ Saignées et réservations
L’article 8.6 de la norme NF EN 1996-1-1 traite les saignées et
réservations.
Les saignées et les réservations ne doivent pas affecter la stabilité du mur.
Il convient que les saignées et les réservations ne traversent pas les linteaux
ou autres éléments structuraux intégrés dans le mur, ni qu’elles soient
autorisées dans les ouvrages de maçonnerie armée à moins que cela ne
soit explicitement permis par le concepteur.
Dans les murs creux, il est recommandé que les saignées et les réservations
soient considérées séparément pour chaque paroi.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 31
La réduction de résistance aux charges verticales, au cisaillement et à
la flexion résultant des saignées et des réservations verticales peut être
négligée si ces dernières ne dépassent pas les limites tch,v données dans le
tableau ci-dessous.
Saignées et réservations Saignées et réservations
constituées après construction constituées au cours de la construction
de la maçonnerie de la maçonnerie
Épaisseur du
Hauteur max Largeur max Epaisseur minimale de Largeur max
mur
(mm) (mm) mur restante (mm) (mm)
(mm)
85 – 115 30 100 70 300
116 – 175 30 125 90 300
176 – 225 30 150 140 300
226 – 300 30 175 175 300
> 300 30 200 215 300
Note 1 : Il convient que la profondeur maximale d’une saignée ou d’une réservation inclue celle
des trous atteints pendant la réalisation d’une saignée ou d’une réservation.
Note 2 : Des saignées verticales qui ne s’étendent pas sur plus d’un tiers de la hauteur libre
au-dessus du niveau du plancher peuvent avoir une profondeur jusqu’à 80 mm et une largeur
jusqu’à 120 mm si l’épaisseur du mur est de 225 mm ou plus.
Note 3 : Il est recommandé que la distance horizontale entre des saignées adjacentes ou entre
une saignée et une réservation ou une ouverture ne soit pas inférieure à 225 mm.
Note 4 : Il convient que la distance horizontale entre deux réservations adjacentes, qu’elles soient
d’un même côté ou sur les côtés opposés du mur, ou entre une réservation et une ouverture, ne
soit pas inférieure à deux fois la largeur de la plus large des deux réservations.
Note 5 : Il convient que la largeur cumulée des saignées et réservations verticales ne dépasse pas
0,13 fois la longueur du mur.
Tableau 2.2 : Tailles des saignées et des réservations verticales en maçonnerie
admises sans calcul.
Il convient de localiser les saignées à moins d’un huitième de la hauteur
libre du mur, au-dessus ou au-dessous du niveau du plancher. La profondeur
totale, y compris celle d’une alvéole qui serait atteinte lors de l’exécution de
la saignée, doit être inférieure à tch,h données dans le tableau ci-dessous, à
condition que l’excentricité soit inférieure à t/3 dans la zone de la saignée.
Si ces limites sont dépassées, il est recommandé de vérifier la résistance
aux charges verticales, au cisaillement et en flexion par le calcul, en tenant
compte de la réduction de la section traversée par la saignée.
32 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Profondeur maximale
Epaisseur du mur (mm)
(mm)
Longueur non limitée Longueur ≤ 1 250 mm
85 – 115 0 0
116 – 175 0 15
176 – 225 10 20
226 – 300 15 25
> 300 20 30
Note 1 : Il convient que la profondeur maximale de la saignée inclue celle des alvéoles atteintes
pendant la réalisation d’une saignée.
Note 2 : Il est recommandé que la distance horizontale entre la fin d’une saignée et une ouverture
ne soit pas inférieure à 500 mm.
Note 3 : Il convient que la distance horizontale entre les saignées adjacentes de longueur limitée,
qu’elles soient d’un même côté ou sur les côtés opposés du mur, ne soit pas inférieure au double
de la longueur de la saignée la plus longue.
Note 4 : Dans les murs d’épaisseur supérieure à 175 mm, la profondeur admise de la saignée
peut être augmentée de 10 mm si des outils permettent de tailler une saignée avec précision à la
profondeur requise. Si de tels outils sont utilisés, des saignées de 10 mm de profondeur maximum
peuvent être réalisées des deux côtés de murs dont l’épaisseur est au moins égale à 225 mm.
Note 5 : Il convient que la largeur d’une saignée ne dépasse pas la moitié de l’épaisseur rési-
duelle du mur.
Tableau 2.3 : Tailles des saignées horizontales et inclinées en maçonnerie
admises sans calcul.
■ Coupures de capillarité
Les coupures de capillarité (bandes de coupure d’humidité), (cf. article 8.7
de la norme NF EN 1996-1-1), doivent être capables de transmettre
les charges de calcul horizontales et verticales sans subir ni causer de
dommage. Elles doivent avoir un coefficient de frottement superficiel
suffisant pour empêcher tout mouvement intempestif de la maçonnerie
reposant sur elles.
2.1.9. Exécution
Cette courte section donne les règles d’exécution des travaux :
− les ouvrages doivent être réalisés conformément aux détails spécifiés
et exécutés par une main-d’œuvre convenablement compétente et
expérimentée (cf. article 9.1 de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− la stabilité globale de la construction ou des murs individuels lors de la
construction (cf. article 9.2 de la norme NF EN 1996-1-1) doit être prise
en considération ;
− la maçonnerie ne doit pas être chargée avant d’avoir atteint une résistance
suffisante pour supporter la charge sans dommage. Prévoir des étaiements
provisoires si nécessaire (cf. article 7.3 de la norme NF EN 1996-1-1).
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 33
2.2. Norme NF EN 1996-2 : choix des matériaux et mise en œuvre
La partie 2 de l’Eurocode 6 énonce les règles fondamentales pour le choix
des matériaux et la mise en œuvre des maçonneries, afin que ces dernières
soient conformes aux hypothèses de conception des autres parties de
l’Eurocode 6. Cette partie traite des aspects ordinaires de la conception et
de la construction de maçonneries, y compris :
− le choix des matériaux de maçonnerie ;
− les facteurs influençant les performances et la durabilité de la
maçonnerie ;
− la résistance des ouvrages à la pénétration de l’humidité ;
− le stockage, la préparation et l’utilisation des matériaux sur site ;
− la mise en œuvre des maçonneries ;
− la protection des maçonneries au cours de la construction.
2.2.1. Généralités
Cette section précise le domaine d’application, les normes de référence,
les termes, les définitions et les symboles utilisés.
2.2.2. Paramètres de la conception
Cette section définit les paramètres de la conception, sur le plan du choix
de matériaux ainsi que sur certaines dispositions constructives.
Les micro-conditions d’exposition sont répertoriées en classes (cf. annexe A
et article 2.1.2 de la norme NF EN 1996-2) :
− MX1 : sec ;
− MX2 : humide ;
− MX3 : humide et gel-dégel ;
− MX4 : sel et eau de mer ;
− MX5 : environnement chimique agressif.
Dans ce guide, pour les ouvrages courants envisagés, la classe d’exposition
est MX1 (MX2 pour les murs de soubassement non protégés).
Les matériaux doivent être aptes à résister aux actions auxquelles ils sont
susceptibles d’être exposés, y compris les actions liées à l’environnement
(cf. article 2.2 de la norme NF EN 1996-2).
Les éléments de maçonnerie doivent respecter les exigences de la norme
NF EN 771 (cf. article 2.2.2 de la norme NF EN 1996-2).
34 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Le mortier de montage doit être choisi en fonction des conditions
d’exposition de la maçonnerie et des spécifications des éléments de
maçonnerie (cf. article 2.2.3 de la norme NF EN 1996-2).
Pour le mortier de montage et le béton de remplissage préparés sur
chantier, le dossier de conception doit indiquer les caractéristiques requises
de performances du produit et les méthodes de leur vérification, y compris
les exigences d’échantillonnage et la fréquence des essais (cf. article 2.2.3.3
de la norme NF EN 1996-2).
L’article 2.3.3 de la norme NF EN 1996-2 concerne les mouvements de
la maçonnerie : il faut prendre en compte dans le calcul la possibilité de
mouvement pour éviter le développement de contraintes excessives et
tenir compte des différentes liaisons.
Il est recommandé de prévoir des joints de rupture verticaux et horizontaux
pour prendre en compte les effets du mouvement dû à la température et à
l’humidité, du fluage et du fléchissement, ainsi que les effets potentiels des
contraintes internes provoquées par les charges verticales ou latérales, de
sorte que la maçonnerie ne soit pas affectée par ces actions (cf. article 2.3.4
de la norme NF EN 1996-2). La position des joints de rupture ne doit pas
remettre en cause l’intégrité de la structure.
L’article 2.3.4.2 de la norme NF EN 1996-2 définit l’espacement des joints de
rupture. L’article 2.3.4.2 de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-2
renvoie à la norme DTU 20.1.
2.2.3. Exécution
Cette section décrit les règles d’exécution, en partant du stockage
des matériaux et la manutention de ceux-ci (cf. article 3.2 de la norme
NF EN 1996-2), la préparation des matériaux, notamment des mortiers
(cf. article 3.3 de la norme NF EN 1996-2), les écarts admis – de la
maçonnerie construite par rapport à la position prévue – (cf. article 3.4 de
la norme NF EN 1996-2), la mise en œuvre de la maçonnerie – pose des
éléments, adhérence avec le mortier, rejointoiement, etc. – (cf. article 3.5
de la norme NF EN 1996-2), et la protection et la cure au cours de la
construction (cf. article 3.6 de la norme NF EN 1996-2).
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 35
Les écarts (rectitude, planéité) admis sont résumés dans le tableau 2.4 :
Position Écart maximal
Verticalité
Dans un étage ± 20 mm
Dans la hauteur totale d’un bâtiment
± 50 mm
de trois étages ou plus
Alignement vertical ± 20 mm
Rectitude (a)
Pour un mètre ± 10 mm
Pour dix mètres ± 50 mm
Épaisseur
± 5 mm ou ± 5 % de l’épaisseur de la paroi,
De la paroi d’un mur (b)
selon la valeur la plus grande
D’un mur creux total ± 10 mm
a : La rectitude est mesurée comme l’écart maximal par rapport à une ligne droite
entre deux points quelconques.
b : Hormis les parois constituées d’un seul élément de maçonnerie en épaisseur ou en
longueur, où les tolérances dimensionnelles des éléments de maçonnerie régissent
l’épaisseur de la paroi.
Tableau 2.4 : Écarts admis pour la maçonnerie.
2.3. Norme NF EN 1996-3 : méthodes simplifiées
maçonneries non armées
La norme NF EN 1996-3 énonce des méthodes de calcul simplifiées
destinées à faciliter le calcul de murs en maçonnerie non armée, sous
certaines conditions d’application. Les règles données sont cohérentes
avec la norme NF EN 1996-1-1 mais sont plus conservatoires en ce qui
concerne les conditions et les limitations de leur emploi.
2.3.1. Généralités
Les conditions d’application de la norme NF EN 1996-3 sont :
− les murs en maçonnerie non armée ;
− les murs soumis à des charges verticales et aux charges dues au vent ;
− les murs soumis à des charges concentrées ;
− les murs de contreventement ;
− les murs de soubassement soumis à une poussée latérale des terres et
à des charges verticales ;
− les murs soumis à des charges latérales mais non soumis à des charges
verticales.
La norme NF EN 1996-3 ne s’applique pas au calcul des situations
accidentelles.
36 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Dans les autres cas, le calcul doit être effectué sur la base de la norme
NF EN 1996-1-1.
2.3.2. Bases de calcul
Les bases de calcul pour la norme NF EN 1996-3 sont les mêmes que
pour la norme NF EN 1996-1-1, y compris pour les coefficients partiels γM
pour les états limites ultimes rappelés dans la clause 2.3 (2)P de l’Annexe
Nationale de la norme NF EN 1996-3.
2.3.3. Matériaux
Les matériaux utilisés dans la norme NF EN 1996-3 doivent être conformes
aux règles de la section 3 de la norme NF EN 1996-1-1.
Une méthode simplifiée de détermination de la résistance caractéristique
de la maçonnerie en compression, flexion et cisaillement est donnée
en annexe D et les valeurs pour la France figurent dans les annexes D1,
D2 et D3 de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-3. Différents
tableaux sont donnés en fonction du type et de la classe des éléments de
maçonnerie et de la résistance du mortier.
Nous avons utilisé ces tableaux pour déterminer les caractéristiques des
maçonneries choisies dans ce guide (cf. paragraphe 3.1.1 de ce guide).
2.3.4. Méthodes de calcul simplifiées
La stabilité de l’ensemble du bâtiment, dont le mur fait partie, doit être
vérifiée (cf. clause 4.1 (1)P de la norme NF EN 1996-3) par un contre-
ventement convenable (cf. clause 5.4 (1)P de la norme NF EN 1996-1-1).
■ Charges verticales
La méthode de calcul simplifiée pour des murs soumis à des charges
verticales est exposée dans l’article 4.2 de la norme NF EN 1996-3.
Les conditions à respecter pour utiliser la méthode simplifiée (cf. article
4.2.1.1 de la norme NF EN 1996-3) :
− la hauteur du bâtiment ne doit pas dépasser hm, c’est-à-dire 16 m
en France (cf. clause 4.2.1.1 (1) de l’Annexe Nationale de la norme
NF EN 1996-3). La figure 4.1 de l’article 4.2.1.1 de la norme NF EN 1996-3
permet de déterminer la hauteur moyenne ;
− la portée des planchers en appuis sur les murs ne doit pas dépasser
7,0 m ;
− la portée du toit en appui sur les murs ne doit pas dépasser 7,0 m (14 m
pour les fermes en bois ou en acier) ;
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 37
− la hauteur libre d’étage ne doit pas excéder 3,2 m (si la hauteur totale
du bâtiment est supérieure à 7 m, la hauteur libre du rez-de-chaussée
peut être égale à 4,0 m) ;
− les valeurs caractéristiques des actions variables (planchers et toiture)
ne doivent pas dépasser 5,0 kN/m2 ;
− les murs sont maintenus latéralement par les planchers et la toiture
dans la direction horizontale perpendiculairement au plan du mur,
soit par les planchers et la toiture eux-mêmes, soit par des méthodes
appropriées telles que les chaînages horizontaux d’une rigidité suffisante
conformément à l’article 8.5.1.1 de la norme NF EN 1996-1-1 ;
− le coefficient de fluage ultime de la maçonnerie n’excède pas 2,0.
Pour les murs de rive, deux conditions supplémentaires sont nécessaires
(cf. article 4.2.1.2 de la norme NF EN 1996-3) :
− la portée du plancher est limitée par les expressions (4.1a), (4.1b) et
(4.1c) en fonction :
• de la charge verticale de calcul la plus défavorable au niveau du
rez-de-chaussée ;
• de l’épaisseur réelle du mur et la largeur d’appuis de la charge
verticale ;
• de la résistance caractéristique à la compression de la maçonnerie ;
• du groupe auquel appartiennent les éléments de maçonnerie ;
− s’il y a des charges de vent, l’expression (4.2) donne l’épaisseur minimale
pour pouvoir appliquer la méthode simplifiée en fonction de :
• la hauteur libre d’un étage ;
• la charge de calcul due au vent ;
• la charge verticale de calcul la moins défavorable sur le mur au
sommet de l’étage considéré ;
• la largeur d’appuis de la charge verticale ;
• la résistance caractéristique à la compression de la maçonnerie.
La détermination de la résistance de calcul aux charges verticales d’un mur
est (cf. article 4.2.2 de la norme NF EN 1996-3) :
NRd = φsfd A ;
où :
− fd est la résistance de calcul à la compression de la maçonnerie ;
− A est la section horizontale brute chargée du mur ;
− φs est le facteur de réduction pour les effets d’élancement et
d’excentricité des charges, y compris l’excentricité accidentelle initiale
et l’effet de fluage.
38 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Cette méthode simplifiée, utilisée pour l’élaboration des tableaux
de vérification des murs sous charges verticales, est détaillée dans le
paragraphe 3.2 de ce guide.
■ Charges concentrées
La méthode de calcul simplifiée pour des murs soumis à des charges
concentrées est exposée dans l’article 4.3 de la norme NF EN 1996-3.
La charge concentrée maximale appliquée à un mur peut être calculée par :
− pour des éléments de maçonnerie du groupe 1 :
a1
N Rdc = f d 1,2 + 0,4 ----- A b 1,5f d A b ;
hc
− pour des éléments de maçonnerie des groupes 2, 3 et 4 :
NRdc = fd Ab ;
où : a1 et hc sont indiqués sur la figure 2.6 et où se trouve la surface
soumise à la charge.
Figure 2.6 : Charge concentrée sur un mur.
Les conditions sont les suivantes :
− la surface porteuse sous la charge concentrée ne dépasse ni un quart
de la superficie de la section transversale du mur, ni la valeur 2t 2, où
t est l’épaisseur du mur ;
− l’excentricité de la charge par rapport à la ligne médiane du mur n’est
pas supérieure à t/4 ;
− la conformité du mur à sa mi-hauteur est vérifiée conformément à
l’article 4.2 de la norme NF EN 1996-3, en supposant que la charge
concentrée s’exerce selon un angle de 60°.
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 39
Cette méthode simplifiée, utilisée pour l’élaboration des tableaux de
vérification des murs sous charges verticales concentrées, est détaillée au
paragraphe 3.2.7 de ce guide.
■ Murs de soubassement
La méthode de calcul simplifiée pour des murs de soubassement soumis
à la poussée des terres est exposée dans l’article 4.5 de la norme
NF EN 1996-3.
Les conditions à respecter pour utiliser la méthode simplifiée sont :
− la hauteur libre du mur de soubassement h ≤ 2,6 m et l’épaisseur de
mur t ≥ 200 mm ;
− le plancher au-dessus du sous-sol sert de diaphragme et peut supporter
les forces résultant de la poussée des terres ;
− la charge caractéristique appliquée sur la surface du sol dans la zone
d’influence de la poussée des terres sur le mur de soubassement ne
dépasse pas 5 kN/m2 et aucune charge concentrée appliquée à moins
de 1,5 m du mur ne dépasse 15 kN (cf. figure 4.8 de l’article 4.5 de la
norme NF EN 1996-3) ;
− la surface du sol ne s’élève pas conjointement à l’éloignement du mur
et la profondeur de remblai ne dépasse pas la hauteur du mur ;
− aucune pression hydrostatique n’agit sur le mur ;
− aucun plan de glissement n’est créé, par exemple par une membrane
de coupure de capillarité, ou lorsque des mesures visant à résister à
l’effort tranchant sont prises.
Figure 2.7 : Mur de soubassement en coupe et en plan.
40 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Le calcul du mur peut être réalisé à partir des expressions suivantes, selon
le cas :
tbf d
N Ed,max ---------- ;
− 3 ;
bhh
N Ed,max ------------------
e e
;
− t ;
où :
− Ned,max est la valeur de calcul de la charge verticale appliquée sur le mur
ayant l’effet le plus défavorable dû à une charge permanente à mi-
hauteur du remblai conformément à la norme NF EN 1990 ;
− Ned,min est la valeur de calcul de la charge verticale appliquée sur le mur
ayant l’effet le moins défavorable dû à une charge permanente à mi-
hauteur du remblai conformément à la norme NF EN 1990 ;
− b est la largeur du mur ;
− bc est la distance de part et d’autre des murs transversaux ou des autres
éléments de butée ;
− h est la hauteur libre du mur de soubassement ;
− he est la profondeur du sol maintenue par le mur ;
− t est l’épaisseur du mur ;
− ρe est le poids par mètre cube de sol ;
− fd est la résistance de calcul à la compression de la maçonnerie ;
− β = 20, lorsque bc ≥ 2h ;
− β = 60 – 20bc /h, lorsque h < bc < 2h ;
− β = 40, lorsque bc ≤ h.
Cette méthode simplifiée est utilisée pour l’élaboration des tableaux de
vérification des murs de soubassement (cf. paragraphe 3.4 de ce guide).
■ Annexes de la norme NF EN 1996-3
La norme NF EN 1996-3 comporte des annexes qui donnent des méthodes
encore plus simplifiées (plus conservatoires) :
− l’annexe A (informative) présente des méthodes simplifiées pour les
murs en maçonnerie non armée des bâtiments de trois niveaux
maximum, sous charges verticales (cf. annexe A.2) ou sous charges
latérales dans le plan dues au vent – contreventement – (cf. annexe
A.3). L’annexe A.3 est utilisée pour la vérification des murs de
contreventement hors zone sismique (non chaînés) ;
− l’annexe B (normative) présente une méthode simplifiée de calcul des
murs soumis à une charge latérale limitée (sans charge verticale) ;
2. RÉSUMÉ DE L'EUROCODE 6 41
− l’annexe C (informative) donne une méthode simplifiée de
dimensionnement des murs soumis à une charge latérale uniforme
(sans charge verticale) ;
− l’annexe D (normative) fournit des tableaux de résistance caractéristique
de la maçonnerie en fonction des éléments de maçonnerie et des joints
de mortier. L’annexe D sert pour la détermination des caractéristiques
des maçonneries (cf. paragraphe 3.1.1 de ce guide).
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 43
3. MÉTHODES RETENUES POUR LA CONCEPTION
DES TABLEAUX
Dans ce chapitre, sont expliqués les hypothèses et choix faits pour
l’élaboration des tableaux de dimensionnement présentés dans le chapitre
suivant.
3.1. Hypothèses et champ d’application du guide
Le guide aborde seulement le cas des maisons individuelles et petits
collectifs avec les hypothèses retenues dans la partie 3 de l’Eurocode
(méthodes simplifiées). On utilisera donc en priorité les méthodes
présentées dans cette partie avec les types de matériau couramment
utilisés en France.
3.1.1. Matériaux
Les éléments de maçonnerie sont classés en quatre parties :
− les blocs de terre cuite (à alvéoles horizontales ou verticales) ;
− les monomurs en terre cuite ;
− les blocs de béton de granulat (pleins, creux ou perforés) ;
− les blocs de béton autoclavé.
Les caractéristiques courantes de résistances usuelles des blocs ont été
identifiées d’après les catalogues de fournisseurs.
D’autre part, pour limiter le nombre de cas particuliers, on n’a traité que le
cas de joints courants en France : mortier traditionnel M10 et joint mince.
Les différents cas retenus sont résumés dans les tableaux ci-après. Les
valeurs des caractéristiques sont issues des tableaux de l’annexe D de la
norme NF EN 1996-3. Ces valeurs sont utiles pour construire les tableaux
de dimensionnement (un tableau pour chaque association bloc-mortier
indiquée dans les tableaux ci-dessous).
44 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Briques perforation horizontale Briques perforation verticale
Groupe 4 2 3
Epaisseur 15 20 20 20
fb (MPa) 2 4 4 6 6 8 6 8
Joint M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM
fk (MPa) 0,9 0,6 1,7 1,1 1,7 1,1 2,4 1,6 3,1 2,5 3,8 3,0 2,4 1,8 3,0 2,1
fvk0 (MPa) 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3
Tableau 3.1 : Blocs de terre cuite.
Monomur
Groupe 2
Epaisseur 30 37,5
fb (MPa) 6 8 8
Joint M10 JM M10 JM M10 JM
fk (MPa) 3,1 2,5 3,8 3,0 3,8 3,0
fvk0 (MPa) 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3
Tableau 3.2 : Blocs de terre cuite pour monomurs.
Plein
Groupe 1
Epaisseur 15 20
fb (MPa) 8 12 16 8 12 16
Joint M10 M10 M10 M10 JM M10 JM M10 JM
fk (MPa) 4,7 5,1 7,6 4,7 4,7 6,2 6,6 7,6 8,4
fvk0 (MPa) 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,2 0,3 0,2 0,3
Tableau 3.3 : Blocs pleins de béton de granulat.
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 45
Perforé Creux
Groupe 2 3
Epaisseur 15 20 20
fb (MPa) 8 8 12 4 6 8 12
Joint M10 M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM M10 JM
fk (MPa) 3,8 3,8 2,8 5,1 3,7 2,0 1,3 2,8 1,8 3,4 2,1 4,5 2,8
fvk0 (MPa) 0,2 0,2 0,3 0,2 0,3 0,2 0,3 0,2 0,3 0,3 0,3 0,2 0,3
Tableau 3.4 : Blocs creux ou perforés de béton de granulat.
Groupe 1
Epaisseur 20 25 30
fb (MPa) 3,5 3,5 3,5
Joint M10 JM M10 JM M10 JM
fk (MPa) 1,7 1,7 1,7 1,7 1,7 1,7
fvk0 (MPa) 0,2 0,3 0,2 0,3 0,2 0,3
Tableau 3.5 : Blocs de béton autoclavé.
3.1.2. Géométrie des murs
Hypothèses retenues pour le guide :
− les hauteurs libres de murs : 2,5 m, 2,7 m et 3 m (la hauteur libre des
murs est limitée à 3 m) ;
− l’épaisseur minimale des murs (épaisseur minimale des éléments de
maçonnerie) est de 15 cm, sauf pour le cas de charges horizontales
sismiques pour lesquelles les éléments doivent avoir une épaisseur
minimale de 20 cm.
46 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
3.1.3. Coefficients partiels de sécurité
Pour le coefficient partiel des matériaux, on se place dans le cas IL1
(cf. clause 2.4.3 (1)P de l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-1-1),
c’est-à-dire le niveau de qualité qui ne requiert pas de plan d’assurance
qualité ni de contrôle externe. Dans ce cas, utiliser les coefficients du
tableau suivant :
Matériau γM
Maçonnerie constituée de :
A Éléments de catégorie I, mortier performanciel (a) 2,5
B Éléments de catégorie I, mortier de recette (b)
2,5
C Éléments de catégorie II, tout mortier (a), (b), (e)
3,0
D Ancrage d’acier d’armature 2,7
F Composants accessoires (c), (d)
2,7
G Linteaux conformes à la norme NF EN 845-2 2,5
a : Pour les prescriptions relatives aux mortiers performanciels (cf. normes NF EN 998-2 et
NF EN 1996-2).
b : Les prescriptions relatives aux mortiers de recette figurent dans les normes NF EN 998-2 et
NF EN 1996-2.
c : Les valeurs déclarées sont des valeurs moyennes.
d : Les bandes de coupure de capillarité sont supposées être couvertes par les ouvrages en maçon-
nerie γM.
e : Lorsque le coefficient de variation applicable aux éléments de catégorie II n’est pas supérieur
à 25 %.
Tableau 3.6 : Coefficient partiel des matériaux.
Dans les tableaux concernant le dimensionnement sous charge verticale, il
y a des cases pour les deux coefficients envisagés : γM = 2,5 et γM = 3.
Pour le cas de charges accidentelles de type sismique ELUA, le coefficient γM
pour la maçonnerie est égal aux deux tiers de la valeur aux ELU, selon la
clause 9.6 (3) de la norme NF EN 1998-1 [ 16 ].
Dans les tableaux de dimensionnement sous charge sismique horizontale,
nous avons retenu : γM = 2,5 x 2/3 uniquement.
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 47
3.2. Murs chargés verticalement
Pour déterminer la résistance de calcul aux charges verticales d’un mur,
on applique la méthode simplifiée décrite dans l’article 4.2.2 de la norme
NF EN 1996-3. Cette méthode est valable pour des murs en maçonnerie
non armée (sans chaînages verticaux) mais peut aussi s’appliquer à des
murs chaînés.
■ Hypothèses retenues pour le guide
On adopte les hypothèses d’application de la méthode simplifiée énoncées
dans l’article 4.2.2 de la norme NF EN 1996-3) :
− la hauteur du bâtiment au-dessus du sol ne doit pas dépasser 16 m –
cette valeur est celle adoptée pour la France – (cf. clause 4.1.1.1 (1) de
l’Annexe Nationale de la norme NF EN 1996-3). Cette condition est
automatiquement vérifiée avec les hauteurs maximales (3 m de hauteur
libre d’étage plus 0,2 m de plancher) et le nombre maximal de niveaux
(trois niveaux incluant le rez-de-chaussée) choisis dans ce guide ;
− la hauteur libre d’un étage ne doit pas dépasser 3,2 m (la hauteur libre
maximale étudiée ici est 3 m) ;
− les valeurs caractéristiques des actions variables, au niveau des planchers
et de la toiture, ne doivent pas dépasser 5 kN/m2. C’est le cas pour les
ouvrages courants ici traités ;
− les murs sont maintenus latéralement par les planchers et la toiture
dans la direction horizontale, perpendiculairement au plan du mur,
soit par les planchers et la toiture eux-mêmes, soit par des méthodes
appropriées telles que des chaînages horizontaux d’une rigidité
suffisante conformément à l’article 8.5.1.1 de la norme NF EN 1996-1-1
(notamment un renforcement de 4HA8 au minimum) ;
− le coefficient de fluage ultime de l’ouvrage en maçonnerie n’excède pas
2,0. Les valeurs recommandées de calcul de ce coefficient ne dépassent
pas cette valeur limite (cf. tableau de la clause 3.7.4 (2) de l’Annexe
Nationale de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− l’épaisseur des murs et la résistance en compression de la maçonnerie
doivent être vérifiées à chaque étage, à moins que ces variables ne
soient identiques à tous les étages.
L’article 4.2.1.2 de la norme NF EN 1996-3 présente des conditions
supplémentaires sur la portée du plancher s’appuyant sur les murs de
rive :
− on limite la portée des planchers et du toit en appui sur les murs à 6 m, si
bien que ces conditions supplémentaires d’application de la méthode
simplifiée (cf. expressions (4.1a), (4.1b) et (4.1c) de l’article 4.2.1.2 de
la norme NF EN 1996-3) sont automatiquement vérifiées – pour les
épaisseurs et hauteurs choisies dans ce guide – (cf. paragraphe 3.1.2
de ce guide) ;
48 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
− pour les murs servant d’appui de rive de plancher ou de toiture et
soumis à des charges de vent, il y a une condition supplémentaire
(cf. clause 4.2.1.2 (2)P de la norme NF EN 1996-3) donnant l’épaisseur
minimale du mur en fonction du taux de chargement vertical et de la
charge de calcul due au vent. Nous avons transformé cette condition
en une condition de charge verticale minimale (cf. paragraphe 3.2.6 de
ce guide). La valeur de calcul de la résistance aux charges verticales
s’exprime par :
f
N Rd = s -----k- A (Éq. 3.1) ;
M
où :
• φs est le facteur de réduction pour les effets d’élancement et
d’excentricité des charges – incluant l’effet de flambement,
l’excentricité accidentelle initiale, l’excentricité due aux charges et
l’effet de fluage – (cf. paragraphe 3.2.1 de ce guide) ;
• fk est la résistance caractéristique à la compression de la maçonnerie
(cf. paragraphe 3.1.1 de ce guide) ;
• γM est le coefficient partiel des matériaux pour l’état limite ultime
(cf. paragraphe 3.1.3 de ce guide) ;
• A est la section horizontale brute chargée du mur (cf. paragraphe 3.2.5
de ce guide).
3.2.1. Calcul du facteur de réduction
Pour les murs intermédiaires :
2
h
s = 0,85 – 0,0011 ------
ef
(Éq. 3.2a).
t ef
Pour les murs de rive, φs est le minimum de l’expression (3.2a) et :
I
s = 1,3 – ------
-
f,ef
0,85 (Éq. 3.2b).
8
Pour les murs de rive au niveau le plus élevé, servant d’appui de rive au
plancher supérieur ou à la toiture, φs est égal au minimum des expressions
(3.2a) et (3.2b), et :
φs = 0,5 (Éq. 3.2c) ;
où :
− hef est la hauteur utile du mur dépendant de la hauteur libre du mur et
des conditions aux limites (cf. paragraphe 3.2.2 de ce guide) ;
− tef est l’épaisseur utile du mur (cf. paragraphe 3.2.3 de ce guide) ;
− lef est la portée utile en m pour lequel le mur sert d’appui de rive
(cf. paragraphe 3.2.4 de ce guide).
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 49
■ Hypothèses retenues pour le guide
Les tableaux pour la détermination de la résistance aux charges verticales
prennent en compte des différents cas (murs intermédiaires, de rive et de
rive au niveau supérieur) : une colonne pour chaque cas.
3.2.2. Calcul de la hauteur effective
La hauteur effective permet de prendre en compte les conditions aux
limites du mur. Plus celui-ci sera maintenu, plus il pourra supporter des
charges importantes.
La hauteur utile se calcule avec :
hef = ρnh (Éq. 3.3) ;
où :
− h est la hauteur libre du mur ;
− ρn est un coefficient de réduction avec n = 2, 3 ou 4 suivant le nombre
de bords maintenus ou raidis.
Note
La méthode pour déterminer si un mur est raidi ou non sur une rive verticale
est exposée dans le paragraphe 4.2 de ce guide.
Détermination de ρn :
− pour les murs maintenus latéralement avec encastrement uniquement
en tête et en pied par un plancher ou une toiture en béton armé ou
précontraint (cf. figure 3.1) et ayant un appui correspondant aux deux
tiers de l’épaisseur du mur, mais d’au moins 85 mm : ρ2 = 1,0 pour les
murs de rive et ρ2 = 0,75 pour tous les autres murs ;
− pour les murs maintenus latéralement uniquement en tête et en pied
(par exemple par des chaînages horizontaux de rigidité suffisante ou
par des planchers en bois) mais sans encastrement des planchers ou de
la toiture (cf. figure 3.2) : ρ2 = 1,0 ;
− pour les murs maintenus latéralement en tête et en pied et sur l’une des
rives verticales (cf. figure 3.3) :
3 = 1,5 --I- 2 ;
h
− pour les murs maintenus latéralement en tête et en pied et sur les deux
rives verticales (cf. figure 3.4) :
I
4 = ------ 2.
2h
50 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ρ 2 = 0,75 ρ 2 = 1,0 ρ2 = 1,0
Figure 3.1 : Liaison avec encastrement Figure 3.2 : Liaison sans encastrement
assurée par les planchers ou la toiture. assurée par les planchers ou la toiture.
l l
h h
Figure 3.3 : Mur maintenu sur trois côtés. Figure 3.4 : Mur maintenu sur quatre côtés.
■ Hypothèses retenues pour le guide
− On considère que les planchers sont toujours continus sur un mur
intermédiaire. Pour les murs intermédiaires, on a donc seulement le
cas : ρ2 = 0,75 (cf. figure 3.1) ;
− les tableaux prennent en compte les différents cas de liaisons sur les
rives (deux, trois ou quatre côtés), il y a des lignes pour chaque cas.
3.2.3. Calcul de l’épaisseur effective
L’épaisseur effective tef est différente de l’épaisseur réelle pour le cas de
murs raidis par des poteaux et pour des murs creux ayant un nombre
d’attaches suffisant (cf. article 5.5.1.3 de la norme NF EN 1996-1-1 et
article 4.2.2.3 de la norme NF EN 1996-3).
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 51
■ Hypothèses retenues pour le guide
− On n’envisage pas les cas particuliers de murs raidis par des poteaux ou
de murs à double parois avec deux parois porteuses car ils ne sont pas
d’usage courant en France ;
− pour les murs à double parois, selon la clause 5.5.1.3(3) de l’Annexe
Nationale de la norme NF EN 1996-1, l’usage courant en France des
murs creux correspond à une paroi intérieure porteuse et une paroi
extérieure simplement tenue au déversement par des attaches.
Dans les tableaux, l’épaisseur effective est égale à l’épaisseur réelle du
mur : tef = t.
3.2.4. Calcul de la portée utile
La portée utile prend en compte les conditions d’appui du plancher qui
modifient l’excentrement de la charge appliquée sur le mur de rive :
− lf,ef = lf pour les structures de planchers à simple appui ;
− lf,ef = 0,7lf pour les structures de planchers continues ;
− lf,ef = 0,7lf pour les planchers à simple appui à portée bidirectionnelle
où la longueur d’appui sur le mur considéré n’est pas
supérieure à deux fois lf ;
− lf,ef = 0,5lf pour les planchers continus à portée bidirectionnelle où la
longueur d’appui sur le mur considéré n’est pas supérieure
à deux fois lf.
■ Hypothèses retenues pour le guide
− On ne prend en compte que les planchers à portée unidirectionnelle
(poutrelles et entrevous, par exemple). On peut toutefois utiliser les
tableaux dans le cas de planchers à portée bidirectionnelle. Les valeurs
obtenues seront conservatoires (la portée utile étant plus petite pour
ces planchers) ;
− lorsqu’il y a un mur intermédiaire, on considère que le plancher est
continu ;
− ainsi, pour les tableaux, il n’y a que deux cas à envisager : lf,ef = lf dans
le cas où le plancher ou la charpente est uniquement appuyé sur deux
murs de rive, et lf,ef = 0,7lf dans le cas où il y a un ou plusieurs murs
intermédiaires.
52 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
3.2.5. Section horizontale brute chargée
La section horizontale brute chargée correspond à la section d’application
de la charge transmise du plancher ou de la toiture vers le mur porteur.
Dans les constructions courantes, les planchers n’appuient pas sur toute
l’épaisseur des murs de rive, car on dispose un bloc en façade – pour
l’isolation thermique en général - (cf. figure 3.5).
Figure 3.5 : Appui des planchers sur les murs de rive.
■ Hypothèses retenues pour le guide
La valeur minimale d’appuis du plancher est égale aux deux tiers de
l’épaisseur du mur (cf. clause 5.5.1.2 (11)(i) de la norme NF EN 1996-1-1
ou clause 4.2.2.4(2)(i) de la norme NF EN 1996-3). On choisit les valeurs
conservatoires suivantes :
− pour les murs de rive, on considère systématiquement que le plancher
appuie sur deux tiers de l’épaisseur du mur ;
− pour les murs intermédiaires, étant donné que l’on ne considère que les
planchers continus, la largeur d’appui est égale à l’épaisseur du mur ;
− les valeurs données dans les tableaux sont en kN par mètre de longueur
de mur, et considèrent que le plancher appuie sur toute la longueur de
ce dernier.
3.2.6. Charge verticale minimale sur les murs de rive
La clause 4.2.1.2 (2)P de la norme NF EN 1996-3 stipule que les murs
servant d’appui de rive de plancher ou de toiture et soumis à des charges
de vent ne doivent être conçus selon la méthode simplifiée exposée dans
le paragraphe 3.2 de ce guide, que si l’épaisseur t vérifie :
c 1 q Swd bh 2
t -------------------------- c2 h (Éq. 3.4) ;
N Ed
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 53
où :
− h est la hauteur libre d’un étage ;
− qSwd est la charge de calcul due au vent exercée sur le mur par unité de
surface ;
− NEd est la charge de calcul verticale sur le mur ;
− b est la largeur d’appui de la charge verticale ;
− c1 et c2 sont des constantes déduites du tableau 3.7 ci-dessous (par
interpolation) en fonction du taux de chargement vertical :
N
---------
Ed
-;
tbf d
où :
f
• fd -----k- est la résistance de calcul à la compression de la maçonnerie ;
M
• fk est la résistance caractéristique ;
• γM est le coefficient partiel des matériaux.
α c1 c2
0,05 0,12 0,017
0,10 0,12 0,019
0,20 0,14 0,022
0,30 0,15 0,025
0,50 0,23 0,031
Tableau 3.7 : Coefficients c1 et c2 en fonction de α.
■ Hypothèses retenues pour le guide
− Pour l’élaboration des tableaux de dimensionnement, nous avons
inversé l’expression (3.4). À partir d’un produit (épaisseur et résistance
de calcul connus), nous déterminons la charge verticale minimale
nécessaire sur les murs de rive (petits tableaux en bas des pages de
tableaux pour charges verticales) pour que le dimensionnement avec le
tableau principal soit valable ;
− dans l’expression (3.4), nous avons considéré que la largeur d’appuis b
est égale à la longueur du mur, si bien que nous donnons des valeurs
de charge par unité de longueur (en kN/m) ;
− la combinaison de charge retenue (la plus défavorable pour le calcul
envisagé ici) est : 1,35G + 1,05Q + 1,5W, si bien que les valeurs des
54 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
tableaux sont calculées pour 1,5W et la valeur minimale de NEd donnée
dans les tableaux correspond à 1,35G + 1,05Q ;
− les résultats obtenus pour la charge minimale nécessaire sur le mur
sont identiques pour γM = 2,5 et γM = 3. γM n’est donc pas une donnée
d’entrée pour les tableaux concernés.
3.2.7. Charges verticales concentrées
On adopte la méthode simplifiée (cf. article 4.3 de la norme NF EN 1996-3)
présentée dans le paragraphe 2.3.4.2 de ce guide. Les tableaux élaborés
ici permettent de vérifier le dimensionnement des murs au poinçonnement
sous la charge. Il est également nécessaire de vérifier le mur à mi-hauteur
sous la charge verticale, en supposant une diffusion à 60° de celle-ci et en
cumulant l’effet de toutes les charges concentrées.
■ Hypothèses retenues pour le guide
On n’envisage que les charges concentrées issues de poutres posées en
tête de mur :
− il n’y a pas de charge concentrée dans la hauteur du mur, ainsi : hc = h
(cf. figure 2.6) ;
− on considère que les poutres apportant des charges concentrées en
tête de mur sont régulièrement espacées, si bien que pour la vérification
du mur à mi-hauteur, on peut considérer une charge répartie égale
à la somme des charges concentrées divisée par la longueur du mur.
Cette vérification doit être faite avec les tableaux de charges verticales
réparties ;
− on considère, comme pour les planchers, que les poutres portent sur
deux tiers de l’épaisseur du mur ;
− on envisage plusieurs largeurs d’appui ;
− pour les éléments du groupe 1 (blocs pleins), la capacité peut être
améliorée par rapport aux éléments des autres groupes. Cette
amélioration dépend de la distance entre le bord de la charge et le
bord du mur (cf. figure 2.6). Les tableaux des charges concentrées des
éléments du groupe 1 tiennent compte de cette possibilité.
3.3. Murs de contreventement
Les murs de contreventement servent à équilibrer les efforts horizontaux
appliqués sur le bâtiment. Ces efforts horizontaux sont principalement
des efforts dus au vent ou des efforts sismiques. Lorsque ces efforts sont
importants (zones de forts vents), il est nécessaire de disposer un chaînage
vertical en complément du chaînage horizontal de liaison des planchers.
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 55
Pour les cas de charges horizontales modérées, une méthode simplifiée
est indiquée dans l’annexe A3 de la norme NF EN 1996-3. Cette méthode
est utilisée pour élaborer les tableaux de dimensionnement des murs sous
charges horizontales hors zone sismique (cf. paragraphe 3.3.1 de ce guide).
3.3.1. Élaboration des tableaux pour les charges horizontales dues au vent
Pour les efforts de vent, l’annexe A3 de la norme NF EN 1996-3 donne
une méthode simplifiée avec des conditions pour lesquelles la vérification
des résistances de cisaillement des murs de contreventement n’est pas
nécessaire.
Les murs de contreventement peuvent être conçus sans vérifier la
résistance au vent si le nombre de ces murs est suffisant pour raidir le
bâtiment contre les forces horizontales dans les deux sens perpendiculaires.
La disposition des murs de contreventement peut être considérée comme
suffisante si :
− la charge caractéristique due au vent ne dépasse pas 1,3 kN/m2 ;
− il existe au minimum deux murs dans les deux sens perpendiculaires ;
− la disposition des murs de contreventement est pratiquement
symétrique dans le plan dans les deux sens ;
− dans le plan, les axes des murs de contreventement ne se rencontrent
en aucun point ;
− la somme des surfaces des parois intérieures des murs de
contreventement dans les deux sens perpendiculaires, en ne prenant
en considération que les parois intérieures dont la longueur est
supérieure à 0,2 htot et sans tenir compte des ailes, satisfait la relation
suivante :
2 2 2 2
tI sx c s I by h tot et tI sy c s I bx h tot ; ;
où :
• lbx et lby sont les dimensions dans le plan du bâtiment considéré ;
• lsx et lsy sont les longueurs des murs de contreventement (cf. figure 3.6
ci-dessous) ;
• htot est la hauteur du bâtiment ;
• cs = ctciwsk, avec ct une constante dépendant de α (cf. tableau 3.8 ci-
dessous), ci une constante valant 1 pour les murs normaux et 0,67 pour
les murs en I, wsk la charge caractéristique due au vent (en kN/m2 )
N
et α la moyenne du rapport --------
Ed
- pour les murs considérés, avec NEd
Af d
la charge verticale de calcul sur le mur de contreventement, A l’aire
de la section de celui-ci et fd la résistance de calcul à la compression
de la maçonnerie.
56 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
fk (N/mm2)
α
2 4 6 ≥8
0,2 0,0192 0,0095 0,0064 0,0048
0,3 0,0128 0,0064 0,0042 0,0032
0,4 0,0095 0,0048 0,0032 0,0024
0,5 0,0075 0,0038 0,0025 0,0019
0,6 0,0095 0,0048 0,0032 0,0024
0,7 0,0128 0,0064 0,0042 0,0032
Tableau 3.8 : Valeurs de ct en m2/kN.
Figure 3.6 : Disposition des murs de contreventement.
■ Hypothèses retenues pour le guide
Les hypothèses retenues sont celles de la méthode simplifiée de l’annexe
A3 de la norme NF EN 1996-3.
Pour limiter le nombre d’entrées dans les tableaux, nous avons ajouté les
hypothèses suivantes :
− on considère les charges caractéristiques de vent pour des expositions
normales ;
− pour les dimensions du bâtiment, on envisage cinq valeurs de lb: 5, 10,
15, 20 et 25 m. Les mêmes tableaux permettent de vérifier les murs de
contreventement dans les deux sens perpendiculaires, ainsi lb est égal
soit à la largeur du bâtiment, soit à la longueur de celui-ci suivant les
murs que l’on vérifie ;
− on considère, pour les bâtiments envisagés, deux rangées de murs de
contreventement (une par façade) ;
− des murs ayant tous la même épaisseur ;
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 57
− on ne considère pas les murs raidis (donc ci = 1) ;
− on étudie trois cas : des bâtiments à un, deux ou trois niveaux, en
considérant la même hauteur pour chaque niveau ;
− pour le calcul de la hauteur totale du bâtiment, la hauteur d’un
niveau est égale à la hauteur libre d’étage augmentée de l’épaisseur
de plancher (fixée à 0,2 m). On ajoute une hauteur forfaitaire de
1,00 m pour tenir compte de la demi-hauteur de la toiture. Ainsi
htot = n (h + 0,2) + 1 où n est le nombre de niveaux et h la hauteur libre
d’étage ;
− lorsqu’un mur est « divisé » en plusieurs à cause des ouvertures, on
n’envisage que le cas où il est divisé en longueurs égales (cas défavorable
conduisant à une estimation plus grande de la longueur minimale de
mur de contreventement) ;
− le calcul de ct avec le tableau 3.8 ci-dessus, est parfois plus défavorable
avec un coefficient γM = 2,5 et d’autres fois avec γM = 3. Nous n’avons
retenu que la valeur la plus défavorable dans les tableaux, ainsi γM n’est
pas une entrée des tableaux ;
− la méthode simplifiée stipule de ne tenir compte que des murs ayant
une longueur supérieure à 0,2 htot. La valeur donnée dans les tableaux
égale au minimum celle-ci.
La longueur minimale des murs de contreventement (somme des longueurs
des murs d’une façade, valeur indiquée dans les tableaux) est calculée avec
la formule simplifiée suivante :
c t w sk I b
I m ----------------- ( n ( h 0,2 ) 1) ;
2mt
où :
− m est le nombre de murs constituant une façade (en fonction des
ouvertures) ;
− t est l’épaisseur des murs ;
− les autres symboles sont définis plus haut ;
− le « 2 » au dénominateur sous la racine vient du fait qu’on considère
qu’il y a toujours deux murs parallèles (deux façades).
3.3.2. Méthode de dimensionnement d’un mur chaîné
Pour dimensionner un mur individuel (cas de la maçonnerie chaînée),
chargé à la fois verticalement et horizontalement dans son plan, on vérifie
celui-ci en flexion composée à sa base, puis on évalue sa résistance au
cisaillement.
58 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Le calcul en flexion composée permet dans un premier temps de
dimensionner les armatures à mettre dans le chaînage par un calcul de type
béton armé (cf. figures 3.7 et 2.5), puis de déterminer la longueur lc de mur
comprimée, ainsi que la contrainte moyenne σd dans cette zone comprimée.
NEd
VEd
MEd
h
NEd
λx
fd
l Fs
Fm
d
Figure 3.7 : Mur en flexion composée.
Ensuite, on calcule la résistance au cisaillement de la maçonnerie dans la
zone comprimée, en fonction de la résistance initiale au cisaillement fvk0 et
de la contrainte moyenne de compression σd (cf. paragraphe 2.1.3.4 de ce
guide) :
f vk0 + 0,4 d
f vd = ---------------------------- .
M
Pour la maçonnerie chaînée, on prend en compte la longueur totale du
mur pour calculer la résistance au cisaillement de celui-ci (cf. clause 6.9.2 (2)
de la norme NF EN 1996-1-1). Ainsi le calcul de la capacité au cisaillement
est :
f vk0 0,4
V Rd -----------------------------d / t.
M
■ Hypothèses retenues pour le guide
Pour le calcul type béton armé :
− on suppose que le chaînage a une dimension transversale carrée de
côté égal à l’épaisseur t du mur et que le chaînage est composé
de quatre armatures, si bien que la distance d entre la fibre la plus
comprimée et les armatures de traction dans le tirant (cf. figure 3.7) est
d = l – t/2 ;
− on adopte une répartition rectangulaire des contraintes de
compression dans la maçonnerie sur une longueur λx = 0,8x
(cf. figure 2.5) ;
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 59
− les déformations maximales admissibles dans la maçonnerie sont celles
données dans le paragraphe 2.1.6 de ce guide (cf. « Ouvrages armés ») :
εmu = 0,0035 pour les éléments du groupe 1 (blocs pleins) et εmu = 0,002
pour les éléments des groupes 2, 3 et 4 (cf. clause 6.6.1(1) de la norme
NF EN 1996-1-1) ;
− la déformation en traction dans l’acier est limitée : εsy = 0,01
(cf. clause 6.6.2 (2) de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− le diagramme des contraintes en compression de la maçonnerie ou
du béton de remplissage peut être fondé sur la figure 2.5 où fd est la
résistance de calcul en compression de la maçonnerie ou du béton de
remplissage (cf. clause 6.6.1 (3) de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− le coefficient partiel des matériaux, pour le cas, accidentel, de charge
sismique = 1 pour l’acier et --2- M pour la maçonnerie, selon la
3
clause 9.6(3) de la norme NF EN 1998-1 ;
− on ne prend pas en compte les armatures comprimées dans le chaînage
côté compression (cf. clause 6.9.2 (1) de la norme NF EN 1996-1-1) ;
− pour le calcul de la longueur de mur comprimée lc et de la contrainte
moyenne de compression σd, on conserve une hypothèse de répartition
rectangulaire des contraintes (comme cela est couramment fait en
béton armé). Si le mur est entièrement comprimé : lc = l.
3.4. Murs de soubassement soumis à la poussée des terres
Pour les ouvrages courants envisagés, les conditions d’utilisation de
la méthode simplifiée de l’article 4.5 de la norme NF EN 1996-3 sont
vérifiées. Elle est rappelée dans le paragraphe 2.3.4 de ce guide (cf. « Murs
de soubassement »).
Les tableaux sont construits pour indiquer les valeurs minimales et
maximales acceptables de l’effort vertical pour que le mur de soubassement
résiste à la poussée des terres.
Si l’effort vertical n’est pas suffisant pour assurer la stabilité du mur, il est
nécessaire d’y disposer des armatures. Les blocs de béton « à bancher » (cf.
figure 3.8) sont couramment utilisés pour réaliser les murs de soubassement
car ils permettent la mise en place aisée des armatures. Il s’agit de
maçonnerie remplie de béton.
60 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Figure 3.8 : Blocs de béton « à bancher ».
Nous présentons ci-dessous la méthode adoptée pour déterminer le
ferraillage à mettre en place dans les murs de soubassement peu chargés
verticalement pour qu’ils résistent à la poussée des terres. La maçonnerie
de blocs de béton à bancher étant montée au mortier et ensuite remplie
de béton, le calcul de la résistance relève de l’Eurocode 6 (maçonnerie) et
non de l’Eurocode 2 (béton armé).
■ Hypothèses retenues pour le guide
− On ne considère que les murs de soubassement réalisés avec des blocs
à bancher en béton, car ils sont couramment utilisés en France pour ce
type d’application ;
− on ne considère que des murs de 2,5 m de hauteur ;
− le béton de remplissage est de type B20 ou B25 de résistance
caractéristique respective 20 ou 25 MPa ;
− le béton du bloc a une résistance proche de celle du béton de
remplissage, si bien qu’une fois rempli, le mur peut être considéré
comme monolithique et ayant l’épaisseur des blocs (20 cm) ;
− les armatures verticales sont disposées au milieu de l’épaisseur du
mur ;
− le calcul d’armature est de type béton armé en flexion composée
en adoptant les valeurs limites de déformation de la maçonnerie (cf.
« Ouvrages armés » au paragraphe 3.1.6 de ce guide) ;
− le sol est un sol courant : poids volumique égal à 18 kN/m3, coefficient
de frottement égal à ϕ = 30° et cohésion nulle ;
− la hauteur de poussée de sol est égale à la hauteur du mur et on
considère de plus une charge répartie sur la surface du sol égale à
5 kN/m2.
2 ϕ
Le coefficient de poussée des terres est : tg --- – ---
= 0,333.
4 2
3. MÉTHODES RETENUES
POUR LA CONCEPTION DES TABLEAUX 61
La charge par unité de longueur de mur, due à la poussée du sol et à la charge
répartie sur le sol, a une distribution linéaire variant de 5 x 0,333 = 1,67 kN/ml
en haut du mur à (5 + 2,5 x 18) x 0,333 = 16,65 kN/ml en bas du mur.
Le calcul du moment fléchissant par unité de longueur de mur donne une
valeur maximale à mi-hauteur égale à 5,64 kNm/ml.
Par un calcul de flexion composée, pour un effort vertical donné, on peut
déterminer la quantité d’armatures nécessaire pour équilibrer le moment
dû à la poussée des terres.
Dans les dispositions constructives de la maçonnerie armée – dispositions
d’armatures – (cf. article 8.2 de la norme NF EN 1996-1-1), le pourcentage
minimal d’armatures dans les ouvrages de maçonnerie comportant des
parties en béton coulé intégrées, calculées pour ne porter que dans
une seule direction, est de 5 % dans la direction perpendiculaire à l’acier
principal, essentiellement pour répartir les contraintes (cf. clause 8.2.3 (4)
de la norme NF EN 1996-1-1). On suppose donc qu’il est également de
5 % dans la direction de l’acier principal.
Le diamètre minimal des armatures est de 5 mm (cf. clause 8.2.4 (2) de la
norme NF EN 1996-1-1) et l’espacement maximal des armatures est de
600 mm (cf. clause 8.2.7 (4) de la norme NF EN 1996-1-1).
On choisit donc comme renforcement minimal :
− armatures verticales : 1HA8 tous les 50 cm dans les murs (faciles à
disposer car les blocs ont une longueur de 50 cm) ;
− armatures horizontales : 1HA8 tous les 40 cm (soit toutes les deux
rangées de blocs car ils ont une hauteur de 20 cm).
Dans le cadre des hypothèses énoncées dans ce paragraphe, la quantité
d’armatures minimale de disposition constructive est supérieure à la
quantité d’armatures calculée dès que la charge de calcul verticale est
supérieure à 15 kN/m (pour les deux bétons, B20 et B25). Pour une charge
verticale comprise entre 0 et 15 kN/m, une armature verticale HA10 tous
les 50 cm est suffisante.
4. UTILISATION DES TABLEAUX 63
4. UTILISATION DES TABLEAUX
4.1. Hypothèses
Les tableaux présentés dans les paragraphes suivants permettent de
dimensionner (vérifier) les murs en maçonnerie. Nous rappelons ici les
principales conditions d’application et les principales hypothèses (limites
de validité) pour l’utilisation des tableaux.
Règles relatives à l’exécution de la maçonnerie selon l’Eurocode 6 :
− les murs en maçonnerie sont réalisés en respectant les dispositions de
détail décrites dans l’article 8 de la norme NF EN 1996-1-1 et dont les
principales sont rappelées dans le paragraphe 2.1.8 de ce guide ;
− l’exécution des travaux suit les prescriptions de l’article 9 de la norme
NF EN 1996-1-1 rappelées dans le paragraphe 2.1.9 de ce guide ;
− les matériaux sont mis en œuvre selon les règles de la norme
NF EN 1996-2 dont les principales sont rappelées dans le paragraphe 2.2
de ce guide.
Hypothèses supplémentaires adoptées pour l’élaboration des tableaux :
− bâtiments de trois niveaux (rez-de-chaussée et deux étages) au
maximum ;
− hauteur de mur (libre entre étages) de 3 m au maximum ;
− portée des planchers de 6 m au maximum ;
− les planchers sont continus sur les appuis intermédiaires, ils portent
dans une seule direction, ils s’appuient sur deux tiers de l’épaisseur des
murs pour les murs de rive ;
− environnement protégé MX1 (sec).
4.2. Règles pour la détermination des conditions
aux limites des murs
Dans les tableaux, il faut connaître les conditions d’appuis d’un mur pour
déterminer sa capacité portante sous charge verticale. Les conditions sont
résumées sous forme de schémas ci-dessous.
Un mur peut être raidi par des planchers ou des toitures, des murs
perpendiculaires ou autres éléments de raideur comparable auxquels il est
relié (cf. clause 5.5.1.2 (2) de la norme NF EN 1996-1-1). Pour considérer un
raidissement sur un bord vertical il faut que la liaison soit assurée – pas de
fissuration ou liaison par attaches ou ancrages – (cf. clause 5.5.1.2 (3) de la
norme NF EN 1996-1-1).
64 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
mur raidi
h mur raidisseur
épaisseur t1 > 0,3 t
l1 > h/5
mur raidi
t
mur raidisseur
h h2
(fenêtre) h2
h1 (porte)
> h/5
> 1 (h1 + h2)
5 2
Figure 4.1 : Conditions sur les murs raidisseurs.
4. UTILISATION DES TABLEAUX 65
mur raidi
l > 30 t t = épaisseur
mur raidi
l > 15 t t = épaisseur
l1
h mur
h1 raidi
l1 > l/4
ou h1 > h/4
l ou l1h1 > lh/10
saignée ou réservation hors limites
(cf. article 8.6 de la norme NF EN 1996-1-1)
mur raidi
Figure 4.2 : Conditions sur les murs raidis.
66 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Quand un mur est « coupé » en plusieurs « sous-murs » à cause d’ouvertures
ou de saignées, on répartit les charges au prorata des longueurs entre les
différents murs.
Pour les charges horizontales, en cas de chaînage au milieu d’un mur long,
on considère que ce mur est composé de deux murs. Comme l’espacement
horizontal maximum entre chaînage est de 5 m selon l’Eurocode 8, la
longueur des murs dans les tableaux est limitée à 5 m.
4.3. Notice d’utilisation des tableaux
Il est présenté dans ce qui suit la démarche à suivre pour dimensionner ou
vérifier un mur en maçonnerie à l’aide de ce guide.
Le point d’entrée de ce guide est la descente de charge verticale.
L’utilisateur connaît les charges permanentes et d’exploitation sur chaque
mur.
Les étapes d’utilisation de ce guide sont les suivantes :
■ Étape 1
Choisir le matériau composant les murs de maçonnerie :
− le matériau des éléments de maçonnerie (terre cuite, béton de granulats,
monomur ou béton autoclavé) ;
− le type d’éléments de maçonnerie (blocs pleins, perforés, ou creux) ;
− l’épaisseur des éléments de maçonnerie (épaisseur des murs) ;
− le type de joints (mortier normal M10 ou joint mince).
Ces choix déterminent les tableaux à utiliser :
■ Étape 1bis
Compte tenu des matériaux choisis, terminer la descente de charge
verticale avec les charges permanentes de poids des murs.
■ Étape 2
« Découper » le mur en plusieurs « sous-murs » en fonction des ouvertures
selon la méthode présentée dans le paragraphe 4.2 de ce guide. Déterminer
également pour chaque « sous-mur » le nombre de bords verticaux raidis
en fonction des murs voisins.
■ Étape 3
Vérifier les murs sous charges verticales réparties.
4. UTILISATION DES TABLEAUX 67
■ Étape 3bis
Vérifier les murs sous charges concentrées le cas échéant.
■ Étape 4
Vérification des murs sous chargement horizontal dans le plan (vent).
■ Étape 5
Vérifier les murs de soubassement sous charges horizontales hors plan.
4.3.1. Charge verticale répartie
Les tableaux A 1.1, A 2.1, A 3.1 et A 4.1 donnés en annexes fournissent la
capacité portante des murs sous charge verticale répartie en kN/m.
Les données d’entrée du tableau sont les suivantes :
− en colonnes :
• le mur se situe au dernier niveau sous toiture ou terrasse ou en étage
courant ;
Note
Lorsque le bâtiment n’a qu’un niveau (rez-de-chaussée), le mur est automati-
quement dans le cas « sous toiture ou terrasse ».
• la présence ou non de mur intermédiaire et la position du mur (MR :
mur de rive ; MI : mur intermédiaire) ;
• pour les murs de rive, la portée lp du plancher s’appuyant sur le mur
(cf. dessin en haut sur les tableaux) ;
• la valeur de γM, coefficient partiel des matériaux pour la maçonnerie ;
− en lignes :
• le nombre d’appuis du mur (deux, trois ou quatre) en fonction des
liaisons sur les bords verticaux avec les murs voisins (cf. paragraphe 4.2
de ce guide) ;
• la longueur l du mur (cf. dessins à droite sur les tableaux) ;
• la hauteur h du mur.
Si le tableau ne fournit pas de possibilité pour supporter la charge verticale
de dimensionnement, il faut alors changer de tableau pour aller vers des
épaisseurs plus importantes, ou bien changer de type de bloc, ou de
matériau.
68 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Pour les murs de rive (qui subissent les charges de vent comme des charges
horizontales hors plan), le tableau en bas fournit la valeur minimale de la
charge verticale de calcul (1,35G + 1,05Q) que doit supporter le mur. Les
données d’entrée de ce tableau sont :
− en colonnes, la zone de vent ;
− en lignes, la hauteur de mur.
4.3.2. Charges verticales concentrées
La vérification du mur sous charges concentrées se fait en deux étapes :
− on vérifie d’abord le poinçonnement sous la charge à l’aide des tableaux
A 1.2, A 2.2, A 3.2 et A 4.2 ;
− on vérifie le mur sous charge répartie selon les tableaux A 1.1, A 2.1,
A 3.1 et A 4.1.
Pour la vérification au poinçonnement, les tableaux fournissent la force
concentrée de calcul maximale en kN que peut supporter la maçonnerie.
Les données d’entrée des tableaux sont :
− en colonnes :
• la distance a1 entre le bord de la charge concentrée et le bord du
mur lorsque les éléments de maçonnerie sont du groupe 1 (blocs
pleins) ;
Note
Lorsque les éléments de maçonnerie ne sont pas du groupe 1, les colonnes
dépendant de a1 ne sont pas remplies car non applicables. Il faut lire dans
ce cas les deux premières colonnes, applicables pour les éléments de
maçonnerie des groupes 2, 3 et 4.
• la valeur de γM, coefficient partiel des matériaux pour la maçonnerie ;
− en lignes :
• le type d’élément de maçonnerie ;
• la largeur d’appuis en cm de la charge concentrée.
Si le tableau ne fournit pas de possibilité pour supporter la charge verticale
concentrée de dimensionnement, il faut alors changer de tableau pour
aller vers des épaisseurs plus importantes, ou bien changer de type de
bloc, ou de matériau.
Pour la seconde partie de la vérification, on se reporte au paragraphe 4.3.1
de ce guide avec une charge répartie égale à la somme des charges
concentrées divisée par la longueur du mur supportant ces charges.
4. UTILISATION DES TABLEAUX 69
4.3.3. Charges horizontales dues au vent
Les tableaux A 1.3, A 2.3, A 3.3 et A 4.3 fournissent la longueur minimale
des murs de contreventement nécessaire pour équilibrer les charges de
vent sur le bâtiment.
Pour calculer la longueur, on suppose qu’il y a deux murs parallèles pour
contreventer le bâtiment (un par façade). La longueur indiquée dans les
tableaux est la longueur pour un côté (une façade) et on suppose qu’on a
au moins la même longueur de l’autre côté.
Lorsqu’il y a des ouvertures dans le mur et que celui-ci est décomposé
en plusieurs « sous-murs », la longueur indiquée dans les tableaux est la
longueur cumulée de tous les sous-murs (cf. figures sur les tableaux).
Il est nécessaire de vérifier le contreventement dans les deux sens
perpendiculaires. On utilise les mêmes tableaux pour les deux sens. Ils
permettent de déterminer la longueur minimale de contreventement
dans le sens X en fonction de la largeur de bâtiment dans le sens Y et
inversement.
Les données d’entrée des tableaux pour charges horizontales de vent
sont :
− en colonnes :
• la zone de vent (quatre zones en France) ;
• le nombre de niveaux du bâtiment (un, deux ou trois) ;
• le nombre de « sous-murs » constituant le mur de façade ;
− en lignes :
• la charge de calcul verticale moyenne sur les murs (ou « sous-murs »)
considérés (1,35G + 1,5Q, en kN/m) ;
• la hauteur des murs ;
• la largeur de bâtiment pour la face exposée au vent (sens
perpendiculaire aux murs que l’on est en train de vérifier).
Si le tableau ne fournit pas de possibilité pour supporter la charge
horizontale due au vent, il faut alors :
− soit changer de tableau pour aller vers des épaisseurs plus importantes,
ou bien changer de type de bloc, ou de matériau ;
− soit disposer des chaînages verticaux de part et d’autre de chaque
« sous-mur ». Les armatures minimales de ces chaînages sont 4 HA8.
70 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
4.3.4. Poussée des terres sur mur de soubassement
Le tableau A 5.1 donne la charge de calcul verticale maximale que le mur
de soubassement peut supporter en fonction de la qualité du béton de
remplissage.
Le tableau A 5.2 donne la charge de calcul verticale minimale qu’il doit y
avoir sur le mur pour que celui-ci puisse supporter la poussée des terres
sans être armé.
Si la charge de calcul minimale est plus petite, il est nécessaire d’armer le
mur :
− pour une charge comprise entre 0 et 15 kN/m, il faut disposer un acier
HA10 vertical tous les 50 cm (tous les blocs) ;
− pour une charge supérieure à 15 kN/m, il faut disposer un acier HA8
verticalement tous les 50 cm (tous les blocs) ;
− dans les deux cas, il faut disposer un acier HA8 horizontal tous les 40 cm
(toutes les deux rangées de blocs).
5. RÉFÉRENCES 71
5. RÉFÉRENCES
[ 1 ] NF EN 1996-1-1 – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie
- Partie 1-1 : règles générales pour ouvrages en maçonnerie armée et non
armée » – P10-611-1 – AFNOR – Mars 2006.
NF EN 1996-1-1/NA – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie
- Partie 1-1 : règles générales pour ouvrages en maçonnerie armée et non
armée - Annexe Nationale à la NF EN 1996-1-1:2006 – P10-611-1/NA –
AFNOR – Décembre 2009.
[ 2 ] NF EN 1996-1-2 – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie -
Partie 1-2 : règles générales - Calcul du comportement au feu » – P10-612-1
– AFNOR – Septembre 2006.
NF EN 1996-1-2/NA – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie
- Partie 1-2 : règles générales - Calcul du comportement au feu -
Annexe Nationale à la NF EN 1996-1-2:2006 – P10-612-1/NA – AFNOR –
Septembre 2008.
[ 3 ] NF EN 1996-2 – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie
- Partie 2 : conception, choix des matériaux et mise en œuvre des
maçonneries » – P10-620 – AFNOR – Juin 2006.
NF EN 1996-2/NA – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie
- Partie 2 : conception, choix des matériaux et mise en œuvre des
maçonneries - Annexe Nationale à la NF EN 1996-2:2006 – P10-620/NA –
AFNOR – Décembre 2007.
[ 4 ] NF EN 1996-3 – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie -
Partie 3 : méthodes de calcul simplifiées pour les ouvrages de maçonnerie
non armée » – P10-630 – AFNOR – Juin 2006.
NF EN 1996-3/NA – « Eurocode 6 - Calcul des ouvrages en maçonnerie -
Partie 3 : méthodes de calcul simplifiées pour les ouvrages de maçonnerie
non armée - Annexe Nationale à la NF EN 1996-3:2006 – P10-630/NA –
AFNOR – Décembre 2009.
72 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
[ 5 ] NF DTU 20.1 : Travaux de bâtiment – Ouvrages en maçonnerie de
petits éléments – Parois et murs :
Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (P10-202-1-1) – AFNOR –
Octobre 2008.
Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (P10-202-1-2) –
AFNOR – Octobre 2008.
Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (P10-202-2) –
AFNOR – Octobre 2008.
Partie 3 : Guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du
site (P10-202-3) – AFNOR – Octobre 2008.
Partie 4 : Règles de calcul et dispositions constructives minimales
(P10-202-4) – AFNOR – Octobre 2008.
[ 6 ] NF EN 771-1 – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 1 :
briques de terre cuite » – P12-121-1 – AFNOR – Août 2011.
NF EN 771-1/CN – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 1 :
briques de terre cuite - Complément national à la NF EN 771-1:2011 –
P12-121-1/CN – AFNOR – Mars 2012.
NF EN 771-2 – « Spécifications pour éléments de maçonnerie – Partie 2 :
éléments de maçonnerie en silico-calcaire » – P12-121-2 – AFNOR –
Août 2011.
NF EN 771-3 – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 3 :
éléments de maçonnerie en béton de granulats (granulats courants et
légers) » – P12-121-3 – AFNOR – Août 2011.
NF EN 771-3/CN – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 3 :
éléments de maçonnerie en béton de granulats (granulats courants et
légers) - Complément national à la NF EN 771-3:2011 » – P12-121-3/CN –
AFNOR – Mars 2012.
NF EN 771-4 – « Spécifications pour éléments de maçonnerie – Partie 4 :
éléments de maçonnerie en béton cellulaire autoclavé » – P12-121-4 –
AFNOR – Juillet 2011.
NF EN 771-4/CN – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 4 :
éléments de maçonnerie en béton cellulaire autoclavé – Complément
national à la NF EN 771-4:2011 » – P12-121-4/CN – AFNOR – Mars 2012.
NF EN 771-5 – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 5 :
éléments de maçonnerie en pierre reconstituée » – P12-121-5 – AFNOR –
Août 2011.
5. RÉFÉRENCES 73
NF EN 771-5/CN – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 5 :
éléments de maçonnerie en pierre reconstituée – Complément national à
la NF EN 771-5:2011 » – P12-025-1/CN – AFNOR – Mars 2012.
NF EN 771-6 – « Spécification pour éléments de maçonnerie – Partie 6 :
éléments de maçonnerie en pierre naturelle » – P12-121-6 – AFNOR –
Août 2011.
[ 7 ] NF EN 1990 – « Eurocodes structuraux – Bases de calcul des
structures » – P06-100-1 – AFNOR – Mars 2003.
NF EN 1990/NA – « Eurocodes structuraux – Bases de calcul des
structures – Annexe nationale à la NF EN 1990:2003 » – P06-100-1/NA –
AFNOR – Décembre 2011.
NF EN 1990/A1 – « Eurocode – Bases de calcul des structures » –
Amendement A1 – P06-100-1/A1 – AFNOR – Juillet 2006.
NF EN 1990/A1/NA – « Eurocode – Bases de calcul des structures -
Annexe Nationale à la NF EN 1990/A1:2006 » – P06-100-1/A1/NA – AFNOR
– Décembre 2007.
[ 8 ] NF EN 1991-1-1 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-1 :
actions générales - Poids volumiques, poids propres, charges d’exploitation
des bâtiments » – P06-111-1 – AFNOR – Mars 2003.
NF EN 1991-1-1/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Partie 1-1 : actions générales – Poids volumiques, poids propres, charges
d’exploitation des bâtiments. Annexe Nationale à la NF EN 1991-1-1 » –
P06-111-2 – AFNOR – Juin 2004.
NF EN 1991-1-2 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures – Partie 1-2 :
actions générales - Actions sur les structures exposées au feu » –
P06-112-1 – AFNOR – Juillet 2003.
NF EN 1991-1-2/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-2 :
actions générales - Actions sur les structures exposées au feu - Annexe
Nationale à la NF EN 1991-1-2 » – P06-112-2 – AFNOR – Février 2007.
NF EN 1991-1-3 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-3 :
actions générales - Charges de neige » – P06-113-1 – AFNOR – Avril 2004.
NF EN 1991-1-3/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Partie 1-3 : actions générales – Charges de neige » – Annexe nationale à la
NF EN 1991-1-3:2004 » – P06-113-1/NA – AFNOR – Mai 2007.
74 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
NF EN 1991-1-3/NA/A1 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Partie 1-3 : actions générales – Charges de neige » – Amendement 1 à
l’Annexe nationale à la NF EN 1991-1-3:2004 » – P06-113-1/NA/A1 –
AFNOR – Juillet 2011.
NF EN 1991-1-4 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-4 :
actions générales - Actions du vent » – P06-114-1 – AFNOR – Novembre
2005.
NF EN 1991-1-4/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures -
Partie 1-4 : actions générales – Actions du vent - Annexe Nationale à la
NF EN 1991-1-4:2005 » – P06-114-1/NA – AFNOR – Mars 2008.
NF EN 1991-1-4/NA/A1 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Parties 1-4 : actions générales – Actions du vent » – Amendement 1 à
l’Annexe nationale à la NF EN 1991-1-4:2005 » – P06-113-1/NA/A1 –
AFNOR – Juillet 2011.
NF EN 1991-1-4/A1 – « Eurocode 1 : Actions sur les structures - Partie 1.4 :
actions générales - Actions du vent » – Amendement A1 – P06-114-1/A1 –
AFNOR – Octobre 2010.
NF EN 1991-1-5 – « Eurocode 1 : Actions sur les structures - Partie 1-5 :
actions générales - Actions thermiques » – P06-115-1 – AFNOR – Mai 2004.
NF EN 1991-1-5/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Partie 1-5 : actions générales – Actions thermiques - Annexe Nationale à la
NF EN 1991-1-5:2004 – P06-115-1/NA – AFNOR – Février 2008.
NF EN 1991-1-6 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures – Partie 1-6 :
actions générales - Actions en cours d’exécution » – P06-116-1 – AFNOR –
Novembre 2005.
NF EN 1991-1-6/NA – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-6 :
actions générales - Actions en cours d’exécution - Annexe Nationale à la
NF EN 1991-1-6:2005 » – P06-116-1/NA – AFNOR – Mars 2009.
NF EN 1991-1-7 – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-7 :
actions générales - Actions accidentelles » – P06-117 – AFNOR – Février
2007.
NF EN 1991-1-7/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-7 :
actions générales - Actions accidentelles - Annexe Nationale à la
NF EN 1991-1-7:2007 » – P06-117/NA – AFNOR – Septembre 2008.
NF EN 1991-2 – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 2 : actions
sur les ponts, dues au trafic » – P06-120-1 – AFNOR – Mars 2004.
5. RÉFÉRENCES 75
NF EN 1991-2/NA – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 2 :
actions sur les ponts, dues au trafic - Annexe Nationale à la
NF EN 1991-2:2004 » – P06-120-1/NA – AFNOR – Mars 2008.
NF EN 1991-3 – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 3 : actions
induites par les appareils de levage et les machines » – P06-130 – AFNOR
– Avril 2007.
NF EN 1991-3/NA – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 3 :
actions induites par les appareils de levage et les machines - Annexe
Nationale à la NF EN 1991-3:2007 » – P06-130/NA – AFNOR – Janvier 2010.
NF EN 1991-4 – « Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 4 : silos et
réservoirs » – P06-140 – AFNOR – Mai 2007.
NF EN 1991-4/NA – « Eurocode 1 : Actions sur les structures - Partie 4 :
silos et réservoirs - Annexe Nationale à la NF EN 1991-4:2007 » – P06-140/
NA – AFNOR – Novembre 2007.
[ 9 ] NF EN 772-1 – « Méthodes d’essai des éléments de maçonnerie -
Partie 1 : détermination de la résistance à la compression » – P12-101-1 –
AFNOR – Août 2011.
[ 10 ] NF EN 998-1 – « Définitions et spécifications des mortiers pour
maçonnerie - Partie 1 : mortiers d’enduits minéraux extérieurs et intérieurs »
– P12-221-1 – AFNOR – Décembre 2010.
NF EN 998-2 – « Définitions et spécifications des mortiers pour maçonnerie
- Partie 2 : mortiers de montage des éléments de maçonnerie » – P12-221-2
– AFNOR – Décembre 2010.
[[ 11 ] NF EN 206-1 – « Béton - Partie 1 : spécification, performances,
production et conformité » – P18-325-1 – AFNOR – Avril 2004.
NF EN 206-1/A1 – « Béton - Partie 1 : spécification, performances,
production et conformité » – Amendement A1 – P18-325-1/A1 – AFNOR
– Avril 2005.
NF EN 206-1/A2 – « Béton - Partie 1 : spécification, performances,
production et conformité » – Amendement A2 – P18-325-1/A2 – AFNOR
– Octobre 2005.
[ 12 ] NF EN 10080 – « Aciers pour l’armature du béton - Aciers soudables
pour béton armé – Généralités » – A35-010 – AFNOR – Septembre 2005.
[ 13 ] NF EN 845-1+A1 – « Spécifications pour composants accessoires de
maçonnerie - Partie 1 : attaches, brides de fixation, étriers de support et
consoles » – P12-521 – AFNOR – Mai 2008.
76 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
[ 14 ] NF EN 1991-1-7 – « Eurocode 1 – Actions sur les structures - Partie 1-7 :
actions générales - Actions accidentelles » – P06-117 – AFNOR – Février
2007.
NF EN 1991-1-7/NA – « Eurocode 1 – Actions sur les structures –
Partie 1-7 : actions générales – Actions accidentelles – Annexe Nationale à
la NF EN 1991-1-7:2007 » – P06-117/NA – AFNOR – Septembre 2008.
[ 15 ] NF EN 1992-1-1 – « Eurocode 2 - Calcul des structures en béton –
Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments » – P18-711-1 –
AFNOR – Octobre 2005.
NF EN 1992-1-1/NA – « Eurocode 2 – Calcul des structures en béton –
Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments - Annexe Nationale
à la NF EN 1992-1-1:2005 » – P18-711-1/NA – AFNOR – Mars 2007.
[ 16 ] NF EN 1998-1 – « Eurocode 8 – Calcul des structures pour leur
résistance aux séismes – Partie 1 : règles générales, actions sismiques et
règles pour les bâtiments » – P06-030-1 – AFNOR – Septembre 2005.
NF EN 1998-1/NA – « Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur
résistance aux séismes - Partie 1 : règles générales, actions sismiques et
règles pour les bâtiments - Annexe Nationale à la NF EN 1998-1:2005 » –
P06-030-1/NA – AFNOR – Décembre 2007.
ANNEXES 77
ANNEXES
78 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 79
80 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 81
82 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 83
84 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 85
86 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 87
88 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 89
90 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 91
92 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 93
94 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 95
96 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 97
98 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 99
100 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 101
102 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 103
104 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 105
106 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 107
108 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 109
110 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 111
112 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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114 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 115
116 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 117
118 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 119
120 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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144 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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146 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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148 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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150 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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170 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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174 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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176 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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178 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 179
180 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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184 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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186 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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188 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 189
190 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 191
192 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
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194 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 195
196 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 197
198 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 199
200 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 201
202 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 203
204 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 205
206 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 207
208 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 209
210 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 211
212 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 213
214 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 215
216 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 217
218 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 219
220 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 221
222 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 223
224 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
ANNEXES 225
226 DIMENSIONNEMENT DES MURS EN MAÇONNERIE
Dimensionnement des
GUIDE EUROCODE
Dimensionnement des murs en maçonnerie
Dimensionnement des murs en maçonnerie
Dimensionnement vis-à-vis des actions agissant dans
murs en maçonnerie
le plan des murs et des actions normales au plan des murs
D’après la norme NF EN 1996-1-1:2006
(Eurocode 6, partie 1-1)
Avec la collection « Guides eurocodes », le CSTB offre aux professionnels du bâtiment des outils
pratiques relatifs aux méthodes de conception et de calcul figurant dans les normes Eurocodes.
L’objectif de cette collection, dirigée par le CSTB, est de présenter de manière synthétique de nombreux
points de conception-calcul pouvant présenter des difficultés d’application pratique, du fait de leur
nouveauté ou de leur relative complexité.
Pour tous les guides de la collection, avec ou sans recours aux calculs automatisés, les auteurs
présentent de manière pédagogique et concise le déroulement des phases de calcul traitées, en citant
systématiquement l’article, ou les articles, concerné(s) de l’eurocode. Cette méthode a pour but d’éclairer
le projeteur sur l’objectif et les choix essentiels en phase calcul, en délestant l’approche de tout ce qui
pourrait présenter des difficultés d’interprétation.
Le parti pris est de permettre, outre le recours éventuel à des logiciels ou des feuilles de calculs Excel,
la possibilité d’un calcul manuel utilisant des tableaux ou abaques. Dans certains cas, libre choix est
ainsi laissé au calculateur de recourir à la méthode qu’il juge la plus adaptée au cas particulier à traiter
et aux moyens dont il dispose.
Ce guide, élaboré par Victor DAVIDOVICI (DYNAMIQUE CONCEPT), s’inscrit dans ce programme général.
Il est destiné à permettre le dimensionnement des murs en maçonnerie de petits éléments, chargés
dans leur plan ou perpendiculairement à leur plan.
6 D’après l’Eurocode 6
Les outils et méthodes de calcul proposés permettent de respecter les principes de dimensionnement D’après l’eurocode
figurant dans la norme NF EN 1996 partie 1-1 (Eurocode 6, partie 1-1).
> Dimensionnement vis-à-vis des actions
agissant dans le plan des murs
et des actions normales au plan des murs
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r