Module Eclairage2010
Module Eclairage2010
ECLAIRAGE
SOMMAIRE
1. Généralités 3
2. Le matériel d’éclairage 5
2.1 Les luminaires 5
2.2 Les Lampes 6
2.2.1 Les lampes à incandescence 6
a) La lampe à incandescence classique 6
b) La lampe à incandescence halogène 7
2.2.2 Lampes fluorescentes 8
a) Tube fluorescent 8
b) Les lampes fluorescentes compactes (LFC) ou fluocompactes 8
c) Marquage standardisé des tubes fluorescents (source : catalogue OSRAM 2007) 9
d) Etude comparative des lampes à incandescence et des lampes fluorescentes 10
e) Remarque : Vers la fin des ampoules à incandescence 11
2.2.3 Autres lampes à décharge 11
a) Les lampes à décharge à vapeur de sodium basse pression 12
b) Les lampes à décharge haute pression 12
2.2.4 Lampes à diode électroluminescente 14
2.2.5 Tableau comparatif des différentes lampes 15
2.3 Les accessoires 15
2.4 Les appareils de commande et de gestion 17
3. Projet d’éclairage 17
3.1 Conduite du projet d’éclairage 17
3.2 Exemple de projet d’éclairage 23
4. Quelques conseils pratiques pour un éclairage efficace et 24
économique
4.1 Conseils pour un éclairage efficace 24
4.2 Conseils pour un éclairage économique 24
4.2.1 Action sur le temps 24
4.2.2 Action sur la puissance des lampes 24
Sources 25
ANNEXES 26
La lumière facilite le travail, met la couleur, la brillance et la structure en valeur agrandit les
espaces, maintient une intimité, dirige l'attention, apaise ou anime et permet de regarder et
d'y prendre plaisir. La lumière est notre principal agent d'information et l’éclairage est un
facteur important dans notre environnement, il a une influence considérable sur la vue et le
bien-être de l'homme.
Le projet d'éclairage à pour but d'aménager un éclairage artificiel et/ou naturel sensé,
adapté aux besoins visuels de l'homme. Les bénéfices d’un bon éclairage sont immenses :
Gains financiers : Maîtrise des coûts d’exploitation et de maintenance de l’installation du
système d’éclairage
Gains de productivité : Amélioration des conditions de production et de contrôle de qualité
Gains sociaux : réduction des inconforts, de la fatigue visuelle et des risques d’accidents
Gains environnementaux : économie d’énergie et quantité réduite de déchets.
Les perceptions de couleurs identiques peuvent être aussi obtenues par des mélanges de
longueurs d'ondes différentes car l'œil ne peut (contrairement à l'oreille) identifier les
différentes longueurs d'ondes à l'intérieur d'un mélange de longueurs d'ondes, il ne perçoit
toujours que l'effet global. C'est pourquoi la couleur de la lumière ne fournit pas d'indication
sur la composition spectrale de celle-ci.
En effet, la nature de l’activité impose une quantité ainsi qu’une qualité d’éclairement.
Généralement, un tableau renseigne sur le nombre de « Lux » nécessaires à
l’accomplissement des différentes tâches.
Pour des raisons économiques, il est quelquefois nécessaire d’asservir les niveaux d’éclairage
artificiel aux apports de la lumière du jour. L’ajustement du niveau d’éclairement de la zone
de travail pourra être réalisé par un système de commande et de gestion approprié.
2. Le matériel d’éclairage
Le luminaire est un appareil qui répartit la lumière, c'est un élément du décor. Tout
luminaire comporte les parties suivantes :
Le réflecteur ou diffuseur (répartition du flux lumineux)
L’alimentation électrique (directe ou avec appareillage spécialisé)
Le branchement rapide de la source lumineuse (douille à vis, à ergot)
La fixation mécanique du luminaire et support des organes précédents.
Combinaison de 3π/2 F4
F3 Semi-direct K à N direct (A à J) et F3
F2
d’indirect (T) π/2
F1
F4 Mixte O à S Plus utilisé
F5 Indirect T
L'éclairage indirect est l'éclairage produit par des luminaires qui dirigent 0 à 10% de leur flux
lumineux vers le plan utile supposé indéfini. Pour un même éclairement, l'éclairage indirect
est plus coûteux que l'éclairage direct.
a) Tube fluorescent
Un tube fluorescent est un type particulier de lampe électrique, qui produit de la lumière,
grâce à une décharge électrique. La lumière émise peut être blanche (pour l'éclairage) ou
colorée (enseignes lumineuses).
Les lampes fluorescentes contiennent un mélange d'argon et de vapeur de mercure à basse
pression et pas forcément de néon comme le langage populaire le laisserait croire. La
lumière visible est produite par deux processus successifs :
L'ionisation du mélange gazeux sous l'effet d'un courant électrique génère une
lumière dans la gamme des ultraviolets, donc invisible mais très énergétique.
Ce premier rayonnement est ensuite converti en lumière visible, moins énergétique
(la différence donnant de la chaleur), à la surface interne du tube par un mélange
binaire ou ternaire de poudres fluorescentes.
La couleur de la lumière produite provient donc essentiellement de la composition
spécifique de ce revêtement interne. Le néon est un gaz rare, comme l'argon, parfois utilisé
mais produisant une lumière rouge. On voit donc que cette utilisation est très particulière et
que qualifier tous les tubes fluorescents de « néons », est parfaitement abusif.
Il existe plusieurs géométries de tubes.
La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement
fluocompacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C'est un tube
fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou
quatre, ou encore enroulé, doté d'un culot contenant un ballast électronique. Elles ont les
mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires à la différence près que le tube n'est
souvent pas interchangeable.
Comme leur nom l'indique, ces lampes sont compactes grâce au pliage en deux, trois, quatre
ou six d'un tube fluorescent dont le diamètre est compris entre 7 et 20 mm.
Entre lumière
Lumière
du soleil et
Proche de Blanc Lumière du du jour
Lumière Jaune-orangé lumière Lumière
celle du soleil neutre jour ciel
émise (blanc blanche du jour
(blanc soleil (blanc (blanc couvert
(teinte) confort) (blanc ciel bleu
de luxe) industrie) harmonie) (lumière
brillant de
du jour)
luxe)
Musée,
Ecoles,
dentisterie,
Domestique, hôtellerie, Usages Bureaux, Usages
Utilisation photographies, Hôpitaux
hôtellerie boutiques, spéciaux industrie spéciaux
arts
musée
graphiques
Les tubes fluorescents sont utilisés partout où l'on a besoin d'un éclairage général tout en
limitant la dépense énergétique, tant dans la consommation électrique pour la production
même de la lumière, que dans les coûts de climatisation liée à la chaleur générée par le
système d'éclairage. En effet, leur efficacité lumineuse atteint et dépasse souvent les 80
lumens par watt alors que les lampes à incandescence classiques dépassent péniblement les
15 lumens par watt. Donc pour une même quantité de lumière, la consommation électrique
est divisée par cinq ou six.
Autre avantage et non des moindres, un tube fluorescent a une durée de vie de dix à
cinquante fois supérieure à une lampe à incandescence classique; en plus comme le tube est
interchangeable et qu'il ne représente qu'une partie du système (ballast, starter, support,
réflecteur), l'investissement beaucoup plus coûteux à l’installation, est à long terme
intéressant, avec des coûts de maintenance réduits. En moyenne, les lampes fluorescentes
consomment trois à quatre fois moins d'électricité, pour une production de lumière
théoriquement équivalente.
Enfin, l'échauffement étant réduit (20% de chaleur contre 95% pour les lampes à
incandescence), les risques de dégâts dus à la chaleur (incendie, déformation des luminaires,
etc.) sont réduits dans les mêmes proportions.
D’abord, les interférences créées par les tubes (courants harmoniques et déphasage dus
entre autres à la bobine du ballast), sous forme de parasites, sont nuisibles pour les
équipements électroniques et informatiques tels que les câbles réseau. Ensuite, la plupart
des tubes disponibles couramment ont un indice de rendu de couleur satisfaisant, mais
insuffisant pour un bon confort visuel ou des travaux de précision comme l’imprimerie, le
graphisme, le textile, etc.
Une lampe fluorescente est parfois plus volumineuse et plus lourde qu'une lampe à
incandescence de luminosité équivalente. Son alimentation doit être stable (LFC).
Module éclairage – Septembre 2010 – Prof.Georges LOUM
10
Du fait de l'électronique que les LFC contiennent, leur utilisation n'est pas recommandée en
extérieur, pour des raisons de fiabilité et de sécurité : humidité, exposition aux rayons du
soleil, différence de températures.
Un autre inconvénient est qu’il faut un certain temps (de l'ordre de quelques dizaines de
secondes) aux lampes fluorescentes pour atteindre leur intensité lumineuse optimale. Ce qui
n'est pas un problème pour les usages prolongés (par exemple dans les pièces à vivre), mais
peut être gênant quand la lampe ne sert que pour de courtes périodes (éclairage de couloir
ou d'escalier, sanitaires, etc.).
Enfin, la présence dans le tube de poudres fluorescentes (dangereuses pour la rétine) et d'un
gaz à base de vapeur de mercure (toxique et dangereux pour les femmes enceintes, les
nouveau-nés et les enfants en général), fait que ces lampes constituent un déchet dangereux
nécessitant une élimination particulière (recyclage).
Pour des raisons économiques (prix croissant de l’énergie) et écologiques (la production
d’énergie est une composante majeure au niveau environnemental), la réduction de la
consommation d’énergie est passée au premier plan. Les lampes à incandescence, grosses
consommatrices d’énergie sont donc décriées.
Les États de l'Union européenne (UE) ont approuvé le 8 décembre 2008 l'interdiction
progressive des ampoules à incandescence à partir du 1er septembre 2009 avec un abandon
total en 2012. Le passage à des méthodes d'éclairages moins dépensières en énergie,
permettrait selon l'UE d'économiser à l'échelle européenne la consommation en électricité
de la Roumanie (soit environ 11 millions de ménages européens) et ainsi réduire les
émissions de dioxyde de carbone de 15 millions de tonnes par an.
L’Irlande a été le premier pays Européen (2009) à bannir ce type d’ampoules très
énergivores. La France lui a emboîté le pas : les ampoules énergivores devraient disparaître
fin 2010. Le gouvernement australien a également annoncé le 20 février 2007, l’interdiction
de vendre des ampoules à filament pour 2010. La Californie a pris des mesures similaires
pour 2012.
Une lampe à décharge est une lampe électrique constituée d'un tube ou d'une ampoule en
verre remplie de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers
duquel on fait passer un courant électrique. Il s'ensuit une production de photons donc de
lumière. La couleur de la lumière émise par luminescence, par ces lampes dépend du gaz
utilisé :
Ce type de lampe à décharge est le plus efficace. Il produit jusqu’à 200 lumens/watt, mais
aux dépens d’un rendu de couleurs très pauvre. La lumière jaune quasi monochromatique
est acceptable uniquement pour l’éclairage public et les utilisations similaires.
Elles produisent jusqu’à 150 lumens par W. Ces lampes produisent un spectre de lumière
plus large que la lampe à vapeur de sodium basse pression. Elles sont aussi utilisées pour
l’éclairage public et pour la photo assimilation artificielle dans la culture de plantes.
Ce type de lampes est le type de lampe haute pression le plus ancien. Il a été remplacé dans
la majeure partie des utilisations par des lampes à vapeur de sodium haute pression et,
parfois, par des lampes aux halogénures métalliques. Leur efficacité lumineuse est située
entre 50 et 100 lumens par W ce qui est plus de 5 fois supérieur aux lampes à
incandescence. Ce type de lampe ne meurt théoriquement jamais. Après 10 000 à 20 000
heures, son émission lumineuse commence à diminuer, pour atteindre moins de 25 % de
l'émission initiale après 50 000 heures de fonctionnement. La lampe met environ 5 minutes
avant de produire son flux lumineux maximal.
Les lampes à vapeur de mercure ont longtemps servi à l'éclairage public du fait de leur faible
coût. Elles ont toutefois été majoritairement remplacées par les lampes à vapeur de sodium
haute pression, qui émettent une lumière faisant mieux ressortir les détails de la chaussée et
qui sont plus rentables, surtout au niveau de l'efficacité lumineuse.
Un autre type de lampes à vapeur de mercure est la lampe à lumière mixte qui comporte un
filament de lampe à incandescence afin de stabiliser la décharge. Ce type de lampe possède
une ampoule revêtue intérieurement d’une poudre fluorescente qui permet de corriger la
lumière. La lampe mixte a une durée de vie six fois plus élevée et un niveau d’éclairement
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1,5 fois plus important que la lampe à incandescence. De plus, son allumage est instantanée
et son facteur de puissance, proche de 1.
Notons que la lampe à induction est également une lampe à décharge dont l’émission du
rayonnement visible est comparable à celle d’une lampe fluorescente. Cependant, dans la
lampe à induction, les atomes sont ionisés par un courant induit produit directement par le
champ magnétique inducteur d’un transformateur haute fréquence. L‘absence de filament
et d’électrodes lui confère une durée de vie largement supérieure à celle des autres lampes.
D’où son utilisation dans des locaux difficilement accessibles ou présentant un risque.
Le tableau ci-dessous établit une comparaison entre les plages de flux lumineux émis par les
différentes lampes à décharge.
La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED, est un type de lampe électrique qui
utilise des diodes électroluminescentes (en abrégé en français DEL, en anglais LED).
Elle était surtout utilisée pour réaliser des voyants lumineux en raison de sa tension
d'alimentation adaptée à l'électronique et de sa longue durée de vie (témoin de veille ou de
fonctionnement d'appareils électriques, signalisation...). Mais avec les progrès techniques
récents, elle sert maintenant aussi à éclairer.
Les avantages des lampes à LED sont : une durée de vie élevée, la lampe ne comporte ni
mercure ni plomb et sa consommation est très faible (80% de moins que la lampe à
incandescence).
Nota Bene : Le rendement des ampoules à LED est souvent indiqué à la tension d'usage (basse tension) et, non pas à la
tension du réseau (110-120 ou 220-250 volts).
Les inconvénients de la lampe à LED sont un prix encore élevé (quatre fois plus que la lampe
classique), un indice de rendu de couleur médiocre, une émission de lumière froide, et elle
ne supporte pas de hautes températures.
Lampe à
12 - 25 1 000 - 3000 94 - 96 2700 - 3400 50 - 2000
incandescence
Lampes
60 - 100 6000 - 30000 50 - 95 2700 - 8000 7 - 105
fluorescentes
Lampes à
30 - 200 8000 - 20000 25 - 93 2200 - 6000 20 - 2000
décharge
50 000 -
Lampe à LED ≥ 100 30 - 60 3000 - 6000 1,2 - 3
100000
Certaines lampes aux halogènes sont alimentées en basse tension par l’intermédiaire d’un
transformateur. Celui-ci peut occasionner des pointes de courant. C’est pourquoi des
convertisseurs statiques sont aussi proposés dans le commerce.
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Transformateur Philips pour lampes Halogènes
D’autre part, les ballasts utilisés avec les tubes fluorescents et les lampes à décharge,
permettent de limiter l’intensité de l’arc. Il existe deux types de ballasts.
Le ballast magnétique est une inductance qui est associée à un dispositif de démarrage
appelé starter qui assure le préchauffage des électrodes du tube et génère une surtension
pour son amorçage. L’ensemble ballast - tube étant fortement inductif, on prévoit une
compensation du facteur de puissance en installant un condensateur (environ 1F pour 10
W). Cependant, lors de la phase transitoire d’allumage on note une surintensité (du fait du
condensateur déchargé) doublée d’une surtension (Circuit RLC). Ce type de ballast est en
voie de disparition.
Le ballast électronique a été mis au point dans les années 80. Son principe consiste à
alimenter l’arc de la lampe par un dispositif électronique générant une tension alternative
de forme rectangulaire. Ce ballast est totalement silencieux et sa fréquence de
fonctionnement lorsqu’elle est élevée (20 à 60 kHz), permet d’éliminer tout phénomène de
papillotement et tout effet stroboscopique. Au cours de la période de préchauffage, le
ballast électronique fournit à la lampe une tension croissante en imposant un courant
quasiment constant. En régime permanent, il régule la tension appliquée à la lampe. Comme
inconvénients, notons que le dispositif électronique est riche en harmoniques, ce qui a pour
effet de surcharger le conducteur neutre. De plus, comme ce dispositif comporte des
condensateurs, on assiste à une pointe de courant à la mise sous tension.
Starter
3. Projet d’éclairage
Un bon éclairage implique un choix convenable des luminaires, lampes, auxiliaires et
systèmes de gestion ainsi que des coûts d’exploitation et de maintenance réduits.
Indice du local
Température de Surface (S) Système direct, semi-
couleur direct ou mixte
Répartition des
UTILANCE U
luminaires
Conditions d’application :
Parois du local diffusantes
Facteur de réflexion des murs supposé uniforme
Plan utile horizontal
Modèle unique de luminaires et implantation régulière de ceux-ci
b
Mise en oeuvre de la méthode
o Consulter :
Les courbes photométriques qui dépendent de la classe du luminaire
et donnent l’intensité lumineuse du luminaire pour différentes
directions
Facteur
d’empoussièrement Faible 0,95 Moyen 0,85 Fort 0,75
fe
Facteur de
Incandescence Fluorescence
vieillissement des Halogène 0,95 Décharge 0,9
0,9 0,85
lampes fv
Facteur d’altération
Luminaire courant 0,85 Luminaire spécial 0,95
du luminaire fa
En cas de méconnaissance d’un facteur, on peut adopter les valeurs de dépréciation suivantes :
d = 1,3 lorsque toutes les conditions sont favorables
d = 1,4 dans la majorité des cas
d = 1,5 au moins, lorsque toutes les conditions sont défavorables, spécialement en ce qui concerne
l’atmosphère du local et la qualité de l’entretien.
o Coût économique
Réalisation du croquis d’implantation des points lumineux
Rappelons que la puissance électrique facturée est un produit de la puissance des lampes
par le temps. Les actions vont donc porter sur ces deux paramètres.
4.2.2 Action sur la puissance des lampes (si nécessaire, à l’aide de variateurs)