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Module Eclairage2010

dimensionnement de l'éclairage

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MODULE

ECLAIRAGE
SOMMAIRE

1. Généralités 3
2. Le matériel d’éclairage 5
2.1 Les luminaires 5
2.2 Les Lampes 6
2.2.1 Les lampes à incandescence 6
a) La lampe à incandescence classique 6
b) La lampe à incandescence halogène 7
2.2.2 Lampes fluorescentes 8
a) Tube fluorescent 8
b) Les lampes fluorescentes compactes (LFC) ou fluocompactes 8
c) Marquage standardisé des tubes fluorescents (source : catalogue OSRAM 2007) 9
d) Etude comparative des lampes à incandescence et des lampes fluorescentes 10
e) Remarque : Vers la fin des ampoules à incandescence 11
2.2.3 Autres lampes à décharge 11
a) Les lampes à décharge à vapeur de sodium basse pression 12
b) Les lampes à décharge haute pression 12
2.2.4 Lampes à diode électroluminescente 14
2.2.5 Tableau comparatif des différentes lampes 15
2.3 Les accessoires 15
2.4 Les appareils de commande et de gestion 17
3. Projet d’éclairage 17
3.1 Conduite du projet d’éclairage 17
3.2 Exemple de projet d’éclairage 23
4. Quelques conseils pratiques pour un éclairage efficace et 24
économique
4.1 Conseils pour un éclairage efficace 24
4.2 Conseils pour un éclairage économique 24
4.2.1 Action sur le temps 24
4.2.2 Action sur la puissance des lampes 24
Sources 25
ANNEXES 26

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1. Généralités

La lumière facilite le travail, met la couleur, la brillance et la structure en valeur agrandit les
espaces, maintient une intimité, dirige l'attention, apaise ou anime et permet de regarder et
d'y prendre plaisir. La lumière est notre principal agent d'information et l’éclairage est un
facteur important dans notre environnement, il a une influence considérable sur la vue et le
bien-être de l'homme.

Le projet d'éclairage à pour but d'aménager un éclairage artificiel et/ou naturel sensé,
adapté aux besoins visuels de l'homme. Les bénéfices d’un bon éclairage sont immenses :
 Gains financiers : Maîtrise des coûts d’exploitation et de maintenance de l’installation du
système d’éclairage
 Gains de productivité : Amélioration des conditions de production et de contrôle de qualité
 Gains sociaux : réduction des inconforts, de la fatigue visuelle et des risques d’accidents
 Gains environnementaux : économie d’énergie et quantité réduite de déchets.

La lumière est un rayonnement électromagnétique de longueurs d'ondes compris entre 380


et 780nm (1nm = 1nanomètre = 10-9m).

Les perceptions de couleurs identiques peuvent être aussi obtenues par des mélanges de
longueurs d'ondes différentes car l'œil ne peut (contrairement à l'oreille) identifier les
différentes longueurs d'ondes à l'intérieur d'un mélange de longueurs d'ondes, il ne perçoit
toujours que l'effet global. C'est pourquoi la couleur de la lumière ne fournit pas d'indication
sur la composition spectrale de celle-ci.

La courbe internationale de visibilité relative donne une interprétation de la sensibilité de


l’œil humain en fonction de la longueur d’onde des radiations lumineuses

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Les sources de lumière naturelles et artificielles diffusent des spectres de lumière différents.
La puissance lumineuse d'une source de lumière est désignée par le flux lumineux (unité
Lumen) qui se répand dans toutes les directions. L’intensité lumineuse exprimée en candela
(cd), est le flux lumineux par unité d’angle solide débité par la source de lumière.

La luminance exprimée en cd/m2, mesure la sensation de luminosité dans une direction


donnée. Cependant en pratique, on lui préfère une autre grandeur, le niveau d'éclairement
ou tout simplement l’éclairement, exprimé en lux.

En effet, la nature de l’activité impose une quantité ainsi qu’une qualité d’éclairement.
Généralement, un tableau renseigne sur le nombre de « Lux » nécessaires à
l’accomplissement des différentes tâches.

Suivant le type de travaux effectués, il sera nécessaire d’avoir un « rendu » ou une


restitution des couleurs naturelles des objets, plus ou moins acceptable. Ce souci guide le
choix d’un type de source lumineuse. Ce critère lié à la température de couleur d’une lampe
se retrouve dans ce que l’on nomme l ’Indice de Rendu des Couleurs ou « IRC » ou « Ra ».

La directivité de l’éclairage est un paramètre également important puisque des différences


importantes de luminance (contrastes) provoquent l'éblouissement de l'œil et diminuent
l'acuité visuelle. Le luminaire qui a été conçu pour accueillir la source lumineuse, va
permettre une distribution lumineuse adaptée, par l'emplacement coordonné des
luminaires et des postes de travail et par le choix des matériaux à surfaces mates.

Pour des raisons économiques, il est quelquefois nécessaire d’asservir les niveaux d’éclairage
artificiel aux apports de la lumière du jour. L’ajustement du niveau d’éclairement de la zone
de travail pourra être réalisé par un système de commande et de gestion approprié.

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Dans la suite, nous présentons le matériel d’éclairage avant de décrire la méthode de
l’utilance qui permet de conduire un projet d’éclairage.

2. Le matériel d’éclairage

2.1 Les luminaires

Le luminaire est un appareil qui répartit la lumière, c'est un élément du décor. Tout
luminaire comporte les parties suivantes :
 Le réflecteur ou diffuseur (répartition du flux lumineux)
 L’alimentation électrique (directe ou avec appareillage spécialisé)
 Le branchement rapide de la source lumineuse (douille à vis, à ergot)
 La fixation mécanique du luminaire et support des organes précédents.

Le luminaire doit remplir les fonctions suivantes :


 Protection électrique (Classe d’isolation)
 Protection mécanique (Indice de Protection -IP XX- contre la pénétration des solides
et des liquides)
 Protection contre les dommages mécaniques (Indice IK 0X)
 Protection contre les incendies (comportement au feu)

En fonction du support, on peut regrouper les luminaires en familles :


 Posés au mur : appliques, réglettes
 Posés sur table ou au sol : Lampes de tables, de bureau, lampadaires.
 Fixés au plafond : Lustres, plafonniers, spots lumineux, projecteurs.
Certains luminaires engendrent un cône lumineux très large et d'autres très étroits. On les
classe selon 5 catégories :
Axe de symétrie (révolution)
Catégorie Classe Position du
luminaire
F1 Direct intensif A à E
F2 Direct extensif F à J F5

Combinaison de 3π/2 F4

F3 Semi-direct K à N direct (A à J) et F3
F2
d’indirect (T) π/2
F1
F4 Mixte O à S Plus utilisé
F5 Indirect T

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L'éclairage direct est l'éclairage produit par des luminaires qui dirigent 90 à 100% de leur
flux lumineux directement vers le plan utile supposé indéfini. F1 correspond à un
éclairement très localisé.

L'éclairage indirect est l'éclairage produit par des luminaires qui dirigent 0 à 10% de leur flux
lumineux vers le plan utile supposé indéfini. Pour un même éclairement, l'éclairage indirect
est plus coûteux que l'éclairage direct.

2.2 Les Lampes

2.2.1 Les lampes à incandescence

On distingue deux types de lampes à incandescence


 Les classiques
 Les halogènes

Ampoule à incandescence classique Ampoule à incandescence aux halogènes

a) La lampe à incandescence classique

L’ampoule à incandescence traditionnelle, produit de la lumière en portant à incandescence


un filament de tungstène, le métal qui a le plus haut point de fusion (3 430 °C). À l’origine,
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un filament de carbone était utilisé, ce dernier en se sublimant (transfert indésirable des
atomes de tungstène du filament vers la paroi interne de l’ampoule) puis en se condensant
sur le verre de la lampe, opacifiait assez rapidement le verre. Pour éviter la détérioration
rapide du filament, on le place à l’abri de l’oxygène de l’air, dans une ampoule contenant un
gaz inerte (krypton, argon) ou du vide.

b) La lampe à incandescence halogène

La lampe à incandescence halogène produit de la lumière, comme une lampe à


incandescence classique, en portant à incandescence un filament de tungstène, seulement
des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression ont été introduits dans une ampoule en
verre de quartz supportant les hautes températures.
Ce procédé limite la sublimation du filament de tungstène. En effet :
 sous l’action de la chaleur le filament perd par sublimation des atomes de tungstène,
 ces derniers en refroidissant se combinent avec le gaz halogène au lieu de se déposer
sur le verre de quartz,
 puis par convection naturelle, le gaz se rapproche du point chaud et les atomes de
tungstène se déposent à nouveau sur le filament sous l’effet de la chaleur.
Cela permet de faire fonctionner le filament à une plus haute température que dans une
lampe traditionnelle et d’obtenir malgré tout, une durée de vie plus importante.

Tableau 1 : Tableau comparatif des lampes à incandescence

Caractéristiques classiques Halogènes


Température de 2800 à 3000 2800 à 3000
couleurs (°K)
Ambiance Chaude Chaude
Lumière émise Jaune-orange-rouge Proche de celle du soleil
Puissance (W) 25 à 2000 Jusqu’à 500
Efficacité lumineuse 10 à 25 > de 30% à celle des incandescences
(lm/W)
Durée de vie (h) 1000 2000
Avantages Branchement direct sur le secteur Possibilités de très basse tension (6 à 24 V)
Prix d’achat faible Durée de vie prolongée
Allumage instantané Allumage instantané
Inconvénients Efficacité lumineuse et durée de Grosses consommatrices d’énergie
vie faibles (dispositif de variation de la puissance par
Fortes dissipation de chaleur action sur la tension souvent utilisé =>
(95% de l’énergie absorbée) performances réduites)
Sensibilité aux chocs et aux Manipulation délicate (toucher le verre de
vibrations quartz peut le rendre poreux)

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2.2.2 Lampes fluorescentes

a) Tube fluorescent

Un tube fluorescent est un type particulier de lampe électrique, qui produit de la lumière,
grâce à une décharge électrique. La lumière émise peut être blanche (pour l'éclairage) ou
colorée (enseignes lumineuses).
Les lampes fluorescentes contiennent un mélange d'argon et de vapeur de mercure à basse
pression et pas forcément de néon comme le langage populaire le laisserait croire. La
lumière visible est produite par deux processus successifs :
 L'ionisation du mélange gazeux sous l'effet d'un courant électrique génère une
lumière dans la gamme des ultraviolets, donc invisible mais très énergétique.
 Ce premier rayonnement est ensuite converti en lumière visible, moins énergétique
(la différence donnant de la chaleur), à la surface interne du tube par un mélange
binaire ou ternaire de poudres fluorescentes.
La couleur de la lumière produite provient donc essentiellement de la composition
spécifique de ce revêtement interne. Le néon est un gaz rare, comme l'argon, parfois utilisé
mais produisant une lumière rouge. On voit donc que cette utilisation est très particulière et
que qualifier tous les tubes fluorescents de « néons », est parfaitement abusif.
Il existe plusieurs géométries de tubes.

La puissance de ces tubes est normalisée :

Longueur (m) 1,5 1,2 0,9 0,6


Puissance (W) 58 36 30 18

b) Les lampes fluorescentes compactes (LFC) ou fluocompactes

La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement
fluocompacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C'est un tube
fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou
quatre, ou encore enroulé, doté d'un culot contenant un ballast électronique. Elles ont les
mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires à la différence près que le tube n'est
souvent pas interchangeable.
Comme leur nom l'indique, ces lampes sont compactes grâce au pliage en deux, trois, quatre
ou six d'un tube fluorescent dont le diamètre est compris entre 7 et 20 mm.

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c) Marquage standardisée des tubes fluorescents (source : catalogue OSRAM 2007)

Le code, à 3 chiffres, regroupe à la fois l'indice de rendu de couleur et de la température de


couleur. Le premier chiffre indique l'IRC, en dizaines de %, les deux chiffres suivants
désignent la température de couleur, en centaines de K. On peut noter que ce marquage est
aussi utilisé pour certaines lampes à décharge, notamment celles à halogénures métalliques.
Par exemple :
Le code 640 désigne un tube d'un IRC de 60 et d'une température de couleur de 4000 K
(blanc industriel). Le code 840 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une température de
couleur de 4000 K (« blanc deluxe »). Le code 827 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une
température de couleur de 2700 K.

Tableau 2 : Caractéristiques des lampes fluorescentes

Température 2700K 3000K 3500K 4000K 5000K 6500K 8000K

Entre lumière
Lumière
du soleil et
Proche de Blanc Lumière du du jour
Lumière Jaune-orangé lumière Lumière
celle du soleil neutre jour ciel
émise (blanc blanche du jour
(blanc soleil (blanc (blanc couvert
(teinte) confort) (blanc ciel bleu
de luxe) industrie) harmonie) (lumière
brillant de
du jour)
luxe)

Musée,
Ecoles,
dentisterie,
Domestique, hôtellerie, Usages Bureaux, Usages
Utilisation photographies, Hôpitaux
hôtellerie boutiques, spéciaux industrie spéciaux
arts
musée
graphiques

IRC 50-76 - 530 - 640/740 - 765 -

IRC 85 827 830 835 840 - 860/865 880

IRC>90 - 930 - 940 950/954 965 -

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d) Etude comparative des lampes à incandescence et des lampes
fluorescentes

Les tubes fluorescents sont utilisés partout où l'on a besoin d'un éclairage général tout en
limitant la dépense énergétique, tant dans la consommation électrique pour la production
même de la lumière, que dans les coûts de climatisation liée à la chaleur générée par le
système d'éclairage. En effet, leur efficacité lumineuse atteint et dépasse souvent les 80
lumens par watt alors que les lampes à incandescence classiques dépassent péniblement les
15 lumens par watt. Donc pour une même quantité de lumière, la consommation électrique
est divisée par cinq ou six.

Autre avantage et non des moindres, un tube fluorescent a une durée de vie de dix à
cinquante fois supérieure à une lampe à incandescence classique; en plus comme le tube est
interchangeable et qu'il ne représente qu'une partie du système (ballast, starter, support,
réflecteur), l'investissement beaucoup plus coûteux à l’installation, est à long terme
intéressant, avec des coûts de maintenance réduits. En moyenne, les lampes fluorescentes
consomment trois à quatre fois moins d'électricité, pour une production de lumière
théoriquement équivalente.

Enfin, l'échauffement étant réduit (20% de chaleur contre 95% pour les lampes à
incandescence), les risques de dégâts dus à la chaleur (incendie, déformation des luminaires,
etc.) sont réduits dans les mêmes proportions.

A côté de ces avantages de la lampe fluorescente, il existe des inconvénients.

D’abord, les interférences créées par les tubes (courants harmoniques et déphasage dus
entre autres à la bobine du ballast), sous forme de parasites, sont nuisibles pour les
équipements électroniques et informatiques tels que les câbles réseau. Ensuite, la plupart
des tubes disponibles couramment ont un indice de rendu de couleur satisfaisant, mais
insuffisant pour un bon confort visuel ou des travaux de précision comme l’imprimerie, le
graphisme, le textile, etc.

De plus, certains types de tubes émettent un léger grésillement et produisent un effet


stroboscopique qui peut provoquer des troubles oculaires. Pour y remédier, il faut employer
soit un système dit duo où deux tubes sont montés côte à côte avec un tube comprenant
une alimentation déphasée, soit un ballast électronique.

Une lampe fluorescente est parfois plus volumineuse et plus lourde qu'une lampe à
incandescence de luminosité équivalente. Son alimentation doit être stable (LFC).
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Du fait de l'électronique que les LFC contiennent, leur utilisation n'est pas recommandée en
extérieur, pour des raisons de fiabilité et de sécurité : humidité, exposition aux rayons du
soleil, différence de températures.

Un autre inconvénient est qu’il faut un certain temps (de l'ordre de quelques dizaines de
secondes) aux lampes fluorescentes pour atteindre leur intensité lumineuse optimale. Ce qui
n'est pas un problème pour les usages prolongés (par exemple dans les pièces à vivre), mais
peut être gênant quand la lampe ne sert que pour de courtes périodes (éclairage de couloir
ou d'escalier, sanitaires, etc.).

Enfin, la présence dans le tube de poudres fluorescentes (dangereuses pour la rétine) et d'un
gaz à base de vapeur de mercure (toxique et dangereux pour les femmes enceintes, les
nouveau-nés et les enfants en général), fait que ces lampes constituent un déchet dangereux
nécessitant une élimination particulière (recyclage).

e) Remarque : Vers la fin des ampoules à incandescence

Pour des raisons économiques (prix croissant de l’énergie) et écologiques (la production
d’énergie est une composante majeure au niveau environnemental), la réduction de la
consommation d’énergie est passée au premier plan. Les lampes à incandescence, grosses
consommatrices d’énergie sont donc décriées.

Les États de l'Union européenne (UE) ont approuvé le 8 décembre 2008 l'interdiction
progressive des ampoules à incandescence à partir du 1er septembre 2009 avec un abandon
total en 2012. Le passage à des méthodes d'éclairages moins dépensières en énergie,
permettrait selon l'UE d'économiser à l'échelle européenne la consommation en électricité
de la Roumanie (soit environ 11 millions de ménages européens) et ainsi réduire les
émissions de dioxyde de carbone de 15 millions de tonnes par an.

L’Irlande a été le premier pays Européen (2009) à bannir ce type d’ampoules très
énergivores. La France lui a emboîté le pas : les ampoules énergivores devraient disparaître
fin 2010. Le gouvernement australien a également annoncé le 20 février 2007, l’interdiction
de vendre des ampoules à filament pour 2010. La Californie a pris des mesures similaires
pour 2012.

Des alternatives aux lampes à incandescence existent, avec un meilleur rendement


lumineux. Certaines sont déjà opérationnelles, comme les ampoules « fluocompactes », ou
possède un niveau de développement technologique futur crédible, comme les diodes

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électroluminescentes. Elles offrent aux industriels des prix et des marges assez intéressants
pour qu’ils soient favorables à la substitution.

Cependant, selon les régions ou pays, le coût environnemental de la production d'électricité


comparé à l'émission de mercure des lampes fluocompactes, reste à étudier, afin de définir
s’il présente un bilan environnemental positif. C’est le cas par exemple des régions où
l'électricité est produite de manière plus écologique, comme par exemple l'hydro-électricité
ou l'électricité produite par éolienne ou énergie solaire. En effet dans ces régions, le bilan
peut être négatif : le mercure utilisé - et nécessaire - au fonctionnement d'une lampe
fluocompacte, peut causer plus de pollution.

2.2.3 Autres lampes à décharge

Une lampe à décharge est une lampe électrique constituée d'un tube ou d'une ampoule en
verre remplie de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers
duquel on fait passer un courant électrique. Il s'ensuit une production de photons donc de
lumière. La couleur de la lumière émise par luminescence, par ces lampes dépend du gaz
utilisé :

 le néon donne une couleur rouge;


 le mercure s'approche du bleu tout en produisant une quantité d'ultraviolet
importante ;
 le sodium rayonne dans le jaune. Souvent on le mélange avec du néon pour rendre la
lumière orangée ;
 le xénon (récemment employé pour l'éclairage des automobiles) est le gaz qui
permet de s'approcher le plus possible du blanc pur.

Les autres lampes à décharge les plus courantes sont :

a) Les lampes à décharge à vapeur de sodium basse pression

Ce type de lampe à décharge est le plus efficace. Il produit jusqu’à 200 lumens/watt, mais
aux dépens d’un rendu de couleurs très pauvre. La lumière jaune quasi monochromatique
est acceptable uniquement pour l’éclairage public et les utilisations similaires.

b) Les lampes à décharge haute pression

 Les lampes aux halogénures métalliques

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Ces lampes produisent de la lumière presque blanche et atteignent 100 lumens par W. Les
utilisations comprennent l’éclairage d’intérieur d’immeubles de grande hauteur, de parking,
de magasins et de terrains de sports. On peut également s'en servir pour éclairer les
stationnements, les chantiers de constructions, et même les routes (en particulier les ponts).

 Les lampes à vapeur de sodium haute pression

Elles produisent jusqu’à 150 lumens par W. Ces lampes produisent un spectre de lumière
plus large que la lampe à vapeur de sodium basse pression. Elles sont aussi utilisées pour
l’éclairage public et pour la photo assimilation artificielle dans la culture de plantes.

 Les lampes à vapeur de mercure

Ce type de lampes est le type de lampe haute pression le plus ancien. Il a été remplacé dans
la majeure partie des utilisations par des lampes à vapeur de sodium haute pression et,
parfois, par des lampes aux halogénures métalliques. Leur efficacité lumineuse est située
entre 50 et 100 lumens par W ce qui est plus de 5 fois supérieur aux lampes à
incandescence. Ce type de lampe ne meurt théoriquement jamais. Après 10 000 à 20 000
heures, son émission lumineuse commence à diminuer, pour atteindre moins de 25 % de
l'émission initiale après 50 000 heures de fonctionnement. La lampe met environ 5 minutes
avant de produire son flux lumineux maximal.

Les lampes à vapeur de mercure ont longtemps servi à l'éclairage public du fait de leur faible
coût. Elles ont toutefois été majoritairement remplacées par les lampes à vapeur de sodium
haute pression, qui émettent une lumière faisant mieux ressortir les détails de la chaussée et
qui sont plus rentables, surtout au niveau de l'efficacité lumineuse.

Un autre type de lampes à vapeur de mercure est la lampe à lumière mixte qui comporte un
filament de lampe à incandescence afin de stabiliser la décharge. Ce type de lampe possède
une ampoule revêtue intérieurement d’une poudre fluorescente qui permet de corriger la
lumière. La lampe mixte a une durée de vie six fois plus élevée et un niveau d’éclairement
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1,5 fois plus important que la lampe à incandescence. De plus, son allumage est instantanée
et son facteur de puissance, proche de 1.

Notons que la lampe à induction est également une lampe à décharge dont l’émission du
rayonnement visible est comparable à celle d’une lampe fluorescente. Cependant, dans la
lampe à induction, les atomes sont ionisés par un courant induit produit directement par le
champ magnétique inducteur d’un transformateur haute fréquence. L‘absence de filament
et d’électrodes lui confère une durée de vie largement supérieure à celle des autres lampes.
D’où son utilisation dans des locaux difficilement accessibles ou présentant un risque.

Le tableau ci-dessous établit une comparaison entre les plages de flux lumineux émis par les
différentes lampes à décharge.

Lampes à décharge Flux lumineux


Vapeur de mercure 1800 à 58000
Mixte 3100 à 14000
SBP 1800 à 22000
SHP 3500 à 130000
Iodures métalliques 5000 à 200000

2.2.4 Lampes à diode électroluminescente

La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED, est un type de lampe électrique qui
utilise des diodes électroluminescentes (en abrégé en français DEL, en anglais LED).

Elle était surtout utilisée pour réaliser des voyants lumineux en raison de sa tension
d'alimentation adaptée à l'électronique et de sa longue durée de vie (témoin de veille ou de
fonctionnement d'appareils électriques, signalisation...). Mais avec les progrès techniques
récents, elle sert maintenant aussi à éclairer.

Les avantages des lampes à LED sont : une durée de vie élevée, la lampe ne comporte ni
mercure ni plomb et sa consommation est très faible (80% de moins que la lampe à
incandescence).

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Tableau 3 : Tableau comparatif des rendements et des durées de vie

Technologie Rendement (lm/W) Durée de vie moyenne (heures)


Lampe incandescente 12 - 20 lm/W 1 000 h - 1 200 h
Lampe halogène 18 - 25 lm/W 2 000 h - 3 000 h
Lampe fluorescente 60 - 100 lm/W 6 000 h - 15 000 h
Lampe à LED ≥ 100 lm/W 50 000 h - 100 000 h

Nota Bene : Le rendement des ampoules à LED est souvent indiqué à la tension d'usage (basse tension) et, non pas à la
tension du réseau (110-120 ou 220-250 volts).

Les inconvénients de la lampe à LED sont un prix encore élevé (quatre fois plus que la lampe
classique), un indice de rendu de couleur médiocre, une émission de lumière froide, et elle
ne supporte pas de hautes températures.

2.2.5 Tableau comparatif des différentes lampes

Le tableau ci-dessous donne quelques éléments de comparaison des lampes présentées.

Efficacité Durée de vie Température


Puissance
Technologie lumineuse moyenne IRC (%) de couleur
(W)
(lm/W) (heures) (°K)

Lampe à
12 - 25 1 000 - 3000 94 - 96 2700 - 3400 50 - 2000
incandescence

Lampes
60 - 100 6000 - 30000 50 - 95 2700 - 8000 7 - 105
fluorescentes

Lampes à
30 - 200 8000 - 20000 25 - 93 2200 - 6000 20 - 2000
décharge

50 000 -
Lampe à LED ≥ 100 30 - 60 3000 - 6000 1,2 - 3
100000

2.3 Les accessoires

Certaines lampes aux halogènes sont alimentées en basse tension par l’intermédiaire d’un
transformateur. Celui-ci peut occasionner des pointes de courant. C’est pourquoi des
convertisseurs statiques sont aussi proposés dans le commerce.
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Transformateur Philips pour lampes Halogènes

D’autre part, les ballasts utilisés avec les tubes fluorescents et les lampes à décharge,
permettent de limiter l’intensité de l’arc. Il existe deux types de ballasts.

Le ballast magnétique est une inductance qui est associée à un dispositif de démarrage
appelé starter qui assure le préchauffage des électrodes du tube et génère une surtension
pour son amorçage. L’ensemble ballast - tube étant fortement inductif, on prévoit une
compensation du facteur de puissance en installant un condensateur (environ 1F pour 10
W). Cependant, lors de la phase transitoire d’allumage on note une surintensité (du fait du
condensateur déchargé) doublée d’une surtension (Circuit RLC). Ce type de ballast est en
voie de disparition.

Le ballast électronique a été mis au point dans les années 80. Son principe consiste à
alimenter l’arc de la lampe par un dispositif électronique générant une tension alternative
de forme rectangulaire. Ce ballast est totalement silencieux et sa fréquence de
fonctionnement lorsqu’elle est élevée (20 à 60 kHz), permet d’éliminer tout phénomène de
papillotement et tout effet stroboscopique. Au cours de la période de préchauffage, le
ballast électronique fournit à la lampe une tension croissante en imposant un courant
quasiment constant. En régime permanent, il régule la tension appliquée à la lampe. Comme
inconvénients, notons que le dispositif électronique est riche en harmoniques, ce qui a pour
effet de surcharger le conducteur neutre. De plus, comme ce dispositif comporte des
condensateurs, on assiste à une pointe de courant à la mise sous tension.

Starter

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2.4 Les appareils de commande et de gestion

Ils permettent de réaliser des économies substantielles. Ce sont :

 Les détecteurs (crépusculaire, de présence, …) fournissent des informations au


système de commande du circuit d’éclairage. La commande de ce circuit peut être
automatisée (domotique) c’est-à-dire télécommandée à partir d’un poste centralisé.
 Les télérupteurs sont destinés à la commande de circuits d’éclairage dans l’habitat,
les locaux professionnels et les immeubles tertiaires.
 Les interrupteurs horaires (électromécaniques ou électroniques) sont utilisés pour la
programmation horaire des circuits d’éclairage.
 Les minuteries (pouvant être munies de préavis d’extinction) permettent de régler le
temps de fonctionnement du circuit d’éclairage.
 Les variateurs offrent un réglage progressif de l’éclairement par action sur la tension.

3. Projet d’éclairage
Un bon éclairage implique un choix convenable des luminaires, lampes, auxiliaires et
systèmes de gestion ainsi que des coûts d’exploitation et de maintenance réduits.

3.1 Conduite du projet

Méthode de l’utilance (applicable à l’éclairage intérieur industriel et tertiaire)

Elle consiste à déterminer par approches successives, le nombre et la puissance des


appareils d’éclairage et leur implantation en vue d’obtenir un bon éclairage c’est-à-dire, un
éclairement satisfaisant à coût réduit.

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Etapes de la méthode
Les différentes étapes de la méthode sont présentées dans le schéma ci-dessous :

ECLAIREMENT (E) LOCAL TYPE DU SYSTEME D’ECLAIRAGE DETERMINATION


DE L’UTILANCE (U)

Indice du local
Température de Surface (S) Système direct, semi-
couleur direct ou mixte

Conditions Système indirect, ou


d’empoussièrement semi-indirect

Choix du type de FACTEUR DE Facteurs de


lampe DEPRECIATION réflexion des murs
d et plafonds

RENDEMENTS Classe photométrique Rapport de


DU LUMINAIRE suspension
ηi et ηS

Répartition des
UTILANCE U
luminaires

FLUX TOTAL LUMINEUX (F)

ηi et ηS rendements des parties inférieure


et supérieure du luminaire, fournis par le
constructeur (symbole photométrique).
Ui et US, utilances relatives aux classes du
symbole photométrique.

Nombre de sources lumineuses

f : flux lumineux de la source choisie


n : nombre de lampes par luminaire

Conditions d’application :
 Parois du local diffusantes
 Facteur de réflexion des murs supposé uniforme
 Plan utile horizontal
 Modèle unique de luminaires et implantation régulière de ceux-ci

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Données :
h’
 a : largeur du local a
 b : longueur du local h
 h : distance de la source au plan utile
 h’ : hauteur du luminaire au plafond

b
Mise en oeuvre de la méthode

 Choix de l’éclairement moyen en fonction de :


o L’activité pratiquée dans le local (classe de qualité)
o La nature des détails à percevoir (la perception visuelle doit être aisée)
o Le contraste des objets observés

Type d’éclairage Eclairement Type d’activité ou Exemple


(Lux)
en service
Général mais 20 Minimum pour la circulation extérieure
activité 30 Cours et entrepôts
intermittente ou 50 Parkings, allées de communication
tâche grossière 100 Chargement et déchargement, quais et docks
150 Voies de circulation intérieure, escaliers, magasins
Général 200 Minimum pour la tâche visuelle
Lieux de travail 300 Grosse mécanique, tâches industrielles diverses, lecture et écriture
continu 500 Mécanique moyenne, imprimeries, dactylographie, travaux de
bureaux
750 Bureaux de dessin, mécanographie
1000 Mécanique fine, gravure, comparaison des couleurs, dessins difficiles
Général ou localisé 1500 Mécanique de précision, électronique fine, contrôles divers
Localisé > 2000 Tâches très difficiles dans l’industrie ou le laboratoire

 Détermination de la plage de température de couleur à partir du diagramme de


Kruithof et de l’éclairement. Notons que cette température est liée à l’IRC

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 Choix du type de lampes (doc constructeur) : sa température de couleur doit être
comprise dans la plage de température définie précédemment

 Détermination du flux lumineux de la lampe choisie

 Choix du luminaire correspondant à la lampe et offrant un bon confort visuel à un


bon coût
o Déterminer la classe photométrique (direct – indirect)
o Identifier le symbole photométrique qui renferme le(s) rendement(s)
relatif(s)à la (aux) classe(s) choisie(s)

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PH=ηsi X + ηssT
PH : symbole photométrique du luminaire
ηsi : rendement de la partie inférieure du luminaire
ηss : rendement de la partie supérieure du luminaire
X : Classe photométrique du luminaire (de A à J)
T : Classe photométrique supérieure du luminaire

o Consulter :
 Les courbes photométriques qui dépendent de la classe du luminaire
et donnent l’intensité lumineuse du luminaire pour différentes
directions

 Les Abaques de Söllner qui précisent les luminances admissibles pour


un luminaire permettant de réaliser un bon éclairement sans
éblouissement

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 Calculer le facteur de dépréciation à partir du tableau ci-dessous

Facteur
d’empoussièrement Faible 0,95 Moyen 0,85 Fort 0,75
fe
Facteur de
Incandescence Fluorescence
vieillissement des Halogène 0,95 Décharge 0,9
0,9 0,85
lampes fv
Facteur d’altération
Luminaire courant 0,85 Luminaire spécial 0,95
du luminaire fa

En cas de méconnaissance d’un facteur, on peut adopter les valeurs de dépréciation suivantes :
 d = 1,3 lorsque toutes les conditions sont favorables
 d = 1,4 dans la majorité des cas
 d = 1,5 au moins, lorsque toutes les conditions sont défavorables, spécialement en ce qui concerne
l’atmosphère du local et la qualité de l’entretien.

 Calculer le(s) utilance(s)

o En déterminant le code du facteur de réflexion = 1000 facteur de réflexion


des plafonds + 100celui des murs + 10celui du sol

Plafond : 0,8 à 0,3 Mur : 0,7 à 0,1 Sol : 0,3 à 0,1


Plâtre blanchi, blanc 0,8 blanc 0,7 Carrelage clair 0,3
brillant
Faux plafond blanc, blanc 0,7 Couleur pastel 0,7 Moquette blanche 0,3
mat
Plafond à lames claires 0,5 Carrelage clair 0,7 Moquette ambrée 0,5
Bois clair 0,5 Pierre blanche 0,5 Plancher bleu clair 0,1
Bois foncé 0,3 Ciment 0,5 Carrelage foncé 0,1
Couleurs vives 0,3
Couleurs foncées 0,1
Verre réfléchissant 0,3
Verre ordinaire 0,1

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o En calculant l’indice du local K et le rapport de suspension J (voir formules à la
page )
o En utilisant enfin les tableaux d’utilance qui nécessite la connaissance de K, J,
la classe photométrique et le facteur de réflexion

 Détermination du flux total lumineux F


 Détermination du nombre N de sources lumineuses en fonction du nombre n de
lampes par luminaire
 Répartition des points lumineux en tenant compte :
o Espacement esthétique des luminaires qui dépend de leur classe
photométrique

Classe du Inter distances maximales entre


luminaire deux luminaires
A e=0,90×h
B e=1,00×h
C e=1,10×h e/2 e
D e=1,20×h
E e=1,30×h
F e=1,40×h
G e=1,45×h
H e=1,50×h
I e=1,50×h
J e=1,50×h

o Coût économique
 Réalisation du croquis d’implantation des points lumineux

3.2 Exemple de projet d’éclairage

Les caractéristiques de la salle de brassage d’une brasserie sont : largeur=20m,


longueur=25m, hauteur utile (entre plan de travail et luminaire)=2,2m. Le code de réflexion
du local est 751. On désire réaliser l’éclairage de ce local. On y installera des plafonniers du
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type MAZDA 418GL 0,58D + 0T pouvant chacun accueillir deux tubes fluorescents (montage
duo). Chaque tube aura une puissance de 36W. Réaliser le projet d’éclairage de cette salle.

4. Quelques conseils pratiques pour un éclairage efficace


et économique

4.1 Conseils pour un éclairage efficace

 Multiplier les points lumineux adaptés à chaque utilisation


 Préférer l’éclairage direct à l’éclairage indirect
 Eviter les luminaires ou les rideaux trop épais ou sombres, qui interceptent trop de
lumière
 Exploiter la lumière naturelle
 Eviter les contrastes visuels trop forts qui épuisent la vue
 Remplacer une ampoule à incandescence noircie : son efficacité diminue beaucoup
 Dépoussiérer régulièrement les lampes et les luminaires
 Choisir les lampes en fonction de leur usage. Selon leur performance énergétique, les
ampoules sont classées de la classe A (qui regroupe les ampoules les plus
économes), à la classe G qui regroupe les ampoules les plus énergivores.
L’affichage de la classe énergétique sur l’emballage est obligatoire.

4.2 Conseils pour un éclairage économique

Rappelons que la puissance électrique facturée est un produit de la puissance des lampes
par le temps. Les actions vont donc porter sur ces deux paramètres.

4.2.1 Action sur le temps (à l’aide d’interrupteurs horaires, de minuterie, de


délesteurs, de détecteurs de présence ou crépusculaires)

 Adapter les heures de fonctionnement de l’éclairage aux heures d’utilisation réelles


 Réduire les temps d’utilisation (éteindre en quittant un local)

4.2.2 Action sur la puissance des lampes (si nécessaire, à l’aide de variateurs)

 Réduire l’éclairage de certaines zones non fréquentées (suppression de lampes,


relocalisation des luminaires)
 Rapprocher les luminaires du plan utile (éclairage localisé) => réduire les niveaux
d’éclairement
 Utiliser si possible un éclairage graduelle
 Utiliser les lampes économiques à haute luminosité
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Sources
R. Bourgeois & D. Cogniel, 1996, Mémotech Électrotechnique, 5ème éd., CASTEILLA,
Collection A. Capliez
L. Agresti, 1993, Electrotechnique, Dunod, Collection Agati.
Doc constructeur Sylvania
Doc constructeur OSRAM
Doc constructeur
http://www.sbf.eclairage.fr
http://www.sbf.heliophane.com
http://www.ademe.fr

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ANNEXES

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