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MATHEMATIQUES GENERALES 2
Algebre linaire
Chapitre 1
Espace vectoriel
1 Premières définitions
Définition 1. on appelle espace vectoriel sur R ou R-espace vectoriel un en-
semble E sur lequel on a défini deux lois de composition :
– Une loi interne dite addition, notée + (i.e. une application + : E ∗ E → E)
vérifiant :
– (x + y) + z = x + (y + z) pour tout x, y, z ∈ E
– x + y = y + x pour tout x, y ∈ E
– il existe un élément de E, noté 0E , dit neutre, tel que pour tout x ∈ E x+0E = x
– soit x ∈ E ; il existe (−x) élément de E dit opposé de x tel que x + (−x) = 0E
– une loi externe de domaine R (i.e. une application . : R ∗ E → E,(λ, x) → λx)
vérifiant :
– λ(µx) = (λµ)x pour tout λ, µ ∈ R et x ∈ E
– (λ + µ)x = λx + µx
– λ(x + y) = λx + λy
– 1.x = x
Les éléments de E sont appelés vecteurs et ceux de R scalaire.
3
4 Calcul matriciel
E × E −→ E
((x1 , y1 ), (x2 , y2 )) −→ (x1 + x2 , y1 + y2 )
comme addition et
R × E −→ E
(λ, (x, y)) −→ (λx, λy)
Interprétation géométrique :
Soit P = {vecteursdansleplan} :
Définition 2. • Une flèche dans le plan est un segment entre deux points A et B
orientés.
• Deux flèches sont équivalentes si elles ont mêmes direction, sens et longueurs.
• Les vecteurs du plan sont les classes d’équivalences des flèches.
Addition de vecteurs :
Exemple 2 :
Soit E = Rn [X] = {f onctionspolynomescoef f icientdansRdedegr 6 n} = {P (X) =
a0 + a1 X + ... + an xn ai ∈ R} est un espace vectoriel sur R muni des lois :
Plus généralement E = R[X] qui est l’ensemble des polynomes de tout degré à
coefficient dans R est un espace vectoriel sur R avec les lois :
X X X
ak x k + bk xk := (ak + bk )xk
k k k
X X
k
λ ak x := λak xk
k k
Exemple 3 :
Soit F(R, R) ensemble des fonctions de R dans R. On munit cet ensembles des lois
suivantes :
– (f + g)(x) := f (x) + g(x)
– λ(f (x)) := λf (x)
Démonstration. (1)
2 Sous-espace vectoriel
2.1 Définition
On identifie parmi les sous parties de E celles qui se comportent bien par rapport
aux opérations de E.
Définition 3. Soit E un K-ev et F une partie de E. On dit que F est un sous espace
vectoriel de E (ou sev) si :
– F 6= ∅
– F est stable par rapport à l’addition : x, y ∈ F => x + y ∈ F
– F est stable par rapport à la multiplication : λ ∈ K, x ∈ F => λ.x ∈ F
Conséquence : 0 est toujours dans F. En effet F non vide implique qu ’il existe
x ∈ F donc −x ∈ F . Par stabilité de l’addition x − x = 0E ∈ F .
Chapitre 1. Espace vectoriel 7
Une partie quelconque F d’un espace vectoriel E n’est pas toujours un sous espace
vectoriel, par contre elle sera toujours inclue dans un sev de E. Enfin une partie
F d’un espace vectoriel E peut ne pas être un sous espace vectoriel de E mais être
un espace vectoriel (en changeant biensûr les lois d’addition et/ou de multiplication
par un scalaire).
Théorème 1.3. vect(e1 , ..., en ) est un sev contenant {e1 , ...en }. C’est le plus petit
avec cette propiété. On l’appelle le sous espace vectoriel engendré par {e1 , ...en }.
Démonstration. Première partie
• {e1 , .., en } ⊂ vect(e1 , ...en ) en effet ei = 0e1 + ...0ei−1 , +1ei + 0ei+1 + ...0en pour
tout i = 1...n
• Stabilité par rapport à + :
soient x, y ∈ vect(e1 , ...en ). Alors il existe λ1 ,...,λn et µ1 ,...µn dans K tels que
x = λ1 e1 + ... + λn en et y = µ1 e1 + ... + µn en .
Alors x + y = (λ1 + µ1 )e1 + ... + (λn + µn )en ∈ vect(e1 , ...en ).
• Stabilité par rapport à . :
Soient x ∈ vect(e1 , ...en ) tel que x = λ1 e1 + ... + λn en et µ ∈ K.
Alors µx = µ(λ1 e1 + ... + λn en ) = µ(λ1 e1 ) + ... + µ(λn en ) = (µλ1 )e1 + ... + µλn )en ∈
vect(e1 , ...en ).
Exemples :
1. Dans le dernier exemple de sev, vect(e1 ) est une droite vectorielle.
2. Regardons vect(e1 , e2 ) dans Rn avec e1 et e2 deux vecteurs de Rn .
– si e1 ou e2 = 0 c’est une droite vectorielle.
– si e2 = λe1 vect(e1 , e2 ) = vect(e1 )
– sinon vect(e1 , e2 ) est un plan vectoriel.
Définition 5. Soit P une partie de E espace vectoriel. On pose vect(P ) = {x ∈
E : il existe e1 , ..., en ∈ P tel que x = λ1 e1 + ... + λn en } c’est à dire l’ensemble des
combinaisons linéaires des éléments de P . C’est le plus petit sev de E contenant P.
Chapitre 1. Espace vectoriel 9
Remarques :-L’union de deux sev n’est pas un espace vectoriel à cause de la non
stabilité par rapport à l’addition. D’où la définition de la somme de deux sev.
- On vient de voir que pour montrer qu’un ensemble n’est pas un sev il suffit d’exiber
un contre exemple, alors que pour montrer que l’on est en présence d’un ev il faut
montrer les propriétés pour tous les éléments.
Attention
En général il n’exsite pas de sev tels que F + G = 0. De même F + G = F + H
n’implique pas G = H
Démonstration. admise
Remarques :
1. il y a deux conditions à vérifier : F ∩ G = {0} et F + G = E.
2. Attention : Il n’y a pas unicité du supplémentaire d’un sev donné.
3. Attention : G supplémentaire n’est pas le complémentaire de F dans E.
Bases
Définition 9. 1. Une famille de vecteurs {v1 , ..., vn } d’un K-ev E est dite gé-
nératrice si E = vect(v1 , ..., vn ), ie pour tout x ∈ E il existe λ1 ,...,λn ∈ K
x = λ1 e1 + ... + λn en .
2. La famille {e1 , ..., en } est libre ssi λ1 e1 + ... + λn en = 0 implique λ1 = ... =
λn = 0. On dit alors qu’il sont linéairement indépendants. Sinon on dit qu”ils
sont liés.
3. Une famille {e1 , ..., en } de vecteurs de E est une base si elle est à la fois libre
et génératrice.
Exemples :
(1) E = R2
– {(0, 0), (1, 0)} ni libre ni génératrice
12 Calcul matriciel
(2) Dans R3 , les vecteurs v1 = (1, 2, 1) , v2 = (−1, 3, 1) et v3 = (−1, 13, 5) sont liés
car 2v1 + 3v2 − v3 = 0
Proposition 1.7. Soit {e1 , ..., en } une base de E. Soit x ∈ E. Alors il existe un
unique n-uplets (λ1 , ..., λn ) ∈ K n tel que x = λ1 e1 + ...λn en .
Définition 10. (λ1 , ..., λn ) sont les coordonnées de x dans {x1 , ..., xn }.
Démonstration. existence : {e1 , ..., en } génératrice implique qu’ il existe (λ1 , ..., λn ) ∈
K n tels que x = λ1 e1 + ...λn en .
unicit : x = λ1 e1 + ...λn en = µ1 e1 + ...µn en .Ceci implique que
(λ1 − µ1 )e1 + ... + (λn − µn )en = 0. Or {e1 , ..., en } est libre donc λi − µi = 0 pour
tout i = 1...n.
Proposition 1.8. (1) Soit {e1 , ..., en } une base de E. Soit {f1 , ..., fl } une autre fa-
mille de vecteurs de E tels que chaque ei est combinaison linéaire de {f1 , ..., fl }.
Alors la famille {f1 , ..., fl } est génératrice.
(2) a. Soit {e1 , ..., ek } une famille libre de E et ek+1 6∈ vect(e1 , ..., ek ). Alors {e1 , ..., ek+1 }
est encore libre.
b. Soit {f1 , ..., fk } une famille libre de F sev de E et {g1 , ..., gl } une famille libre de G
sev de E. On suppose que F et G sont en somme directes. Alors {f1 , ..., fk n, g1 , ..., gl }
est encore libre.
Dimension
Dans cette sous section on se place en dimension finie c’est à dire quand il existe
une famille génératrice finie.
Théorème 1.10. Dans un K-ev E non égal au vecteur nul et de dimension finie, il
existe toujours des base.
Démonstration. admise
Conséquences :
1. Deux bases données de E ont le même nombre d’éléments. Ce nombre est la
dimension de l’espace noté n = dimE.
2. Toute famille génératrice a au moins n éléments
3. Toute famille libre a au plus n éléments.
Démonstration. des conséquences :
(1) Soient {e1 , ..., ek } et {f1 , ..., fl } deux bases.
Alors {e1 , ..., ek } est génératrice et {f1 , ..., fl } est libre. Donc par le théorème précé-
dent, l 6 k. Et inversement k 6 l.
14 Calcul matriciel
(2) Soient {e1 , ..., ek } génératrice et {f1 , ..., fl } base donc libre. Donc par théorème
k>l
(3) Soient {e1 , ..., ek } libre et {f1 , ..., fl } base donc génératrice. Donc l > k
Théorème 1.12. 1. Soient E1 , ...Ep des K-ev. Alors dim(E1 ×...×Ep ) = dimE1 +
... + dimEp .
2. Soit F un sev d’un ev E. Alors dimF 6 dimE. Si dimF = dimE alors F = E.
3. Soient F et G deux sev supplémentaires l’un de l’autre. Alors dimF + dimG =
dimE.
4. Soient F et G deux sous espaces vectoriels de E. Alors dim(F + G) + dim(F ∩
G) = dimF + dimG.
Démonstration. admise
Chapitre 2
Feuille Td 1
Exercice 2
On munit R2 des lois :
E × E −→ E
((x1 , y1 ), (x2 , y2 )) −→ (x1 + x2 , y1 + y2 )
comme addition et
R × E −→ E
(λ, (x, y)) −→ (λx, 0)
15
16 Calcul matriciel
Exercice 3
Définition 11. Une matrice carrée 2 × 2 est un tableau carré à deux lignes et deux
colonnes
a11 a12
A= = (aij )j=12 colonnes
i=12 lignes ∈ M2 (K)
a21 a22
comme addition et
R × M2 (R) −→ M2 (R)
(λ, (aij )j=12 j=12
i=12 −→ (λaij )i=12
Exercice 4
Soit
a+b c
E = {A ∈ M2 (R)/A = }
2c −b
1 a
F = {A ∈ M2 (R)/A = }
0 b
(1) : U ∩ V = {0} = (U + V ) ∩ W
Exercice 7
Soient e1 = (0, 1, −2, 1), e2 = (1, 0, 2, −1), e3 = (3, 2, 2, −1) , e4 = (0, 0, 1, 0) et
e5 = (0, 0, 0, 1) des vecteurs de R4 . Les propositions suivantes sont elles vraies ou
fausses ? Justifier votre réponse.
1. vect(e1 , e2 , e3 ) = vect((1, 1, 0, 0), (−1, 1, −4, 2))
4. vect(e1 , e2 ) + (e2 , e3 , e4 ) = R4
Exercice 8
On considère les vecteurs v1 = (1, 0, 0, 1), v2 = (0, 0, 1, 0, v3 = (0, 1, 0, 0), v4 =
(0, 0, 0, 1) et v5 = (0, 1, 0, 1) dans R4 .
18 Calcul matriciel
Exercice 9
Soit E = M2 (R.
a 0
E1 = {A ∈ M2 (R)/A = }
0 0
et
0 b
E2 = {A ∈ M2 (R)/A = }
c d
2. Vérifier que le système S = (1, 0)(i, 0), (0, i), (0, i) est une base de C2 sur R et
donner les composantes des vecteurs v1 et v2 dans cette base.
Exercice 10
Montrer que dans R3 les vecteurs u1 = (2, 3, −1) et u2 = (1, −1, −2) en-
gendrent le même sev que les vecteurs v1 = (3, 7, 0) et v2 (5, 0, −7).
Exercice 11
La famille {v1 , v2 , v3 } ∈ R3 avec v1 = (1, 1, −1) , v2 = (2, 1, 3) et v3 = (0, −1, 5)
est-elle libre ? Est-elle génératrice ? Quelle relation linéaire lie les vecteurs ?
Quel est l’espace qu’ils engendrent ?
Chapitre 2. Feuille Td 1 19
Exercice 12
Montrer que la famille (v1 , v2 ) où v1 = (1, 2) et v2 = (−1, 1) engendre R2 . Est
elle une base ?
Exercice 13
Dans R4 on considère l’ensemble E des vecteurs (x1 , x2 , x3 , x4 ) vérifiant x1 +
x2 , x3 , x4 = 0. L’ensemble E est il un sev de R4 ? Si oui, en donner une base.
Exercice 14*
Les familles suivantes sont elles libres ?
(a) v1 = (1, 0, 1), v2 = (0, 2, 2) et v3 = (3, 7, 1) dans R3
(b) v1 = (1, 0, 0), v2 = (0, 1, 1) et v3 = (1, 1, 1) dans R3
(c) v1 = (1, 2, 1, 2, 1), v2 = (2, 1, 2, 1, 2) , v3 = (1, 0, 1, 1, 0) et v4 = (0, 1, 0, 0, 1)
dans R5
(d) v1 = (2, 4, 3, −1, −2, 1), v2 = (1, 1, 2, 1, 3, 1) et v3 = (0, −1, 0, 3, 6, 2) dans
R6
Exercice 15*
on considère dans Rrn une famile de 4 vecteurs linéairement indépendants
(e1 , e2 , e3 , e4 ). Les familles suivantes sont elles libres ?
(a) (e1 , 2e2 , e3 )
(b) (e1 , e3 )
(c) (e1 , 2e1 + e4 , e4 )
(d) (3e1 + e3 , e3 , e2 + e3 )
(e) (2e1 + e2 , e1 − 3e2 , e4 , e2 − e1 )
Chapitre 3
Solutions de la feuille 1
21
22 Calcul matriciel
(4) Par contre E30 n’est pas un sev. Soit f ∈ E30 . Alors f (0) + f (0) = 2 =
(f + f )(0) Donc f + f 6∈ E30 .
Exercice 2
L’addition définit sur R2 est l’usuelle. Donc il nous faut juste vérifier les
axiomes pour la multiplication par un scalaire.
Soient 1 ∈ R et (x, y) ∈ E. Alors i.(x, y) = (x, 0) 6= (x, y). Cet axiome n’étant
pas vérifier, R2 muni de ces lois n’est pas un ev.
Exercice 3
C’est bien un ev. L’élément neutre de l’addition est
0 0
0 0
et l’opposé de
a b
c d
−a −b
est .
−c −d
(Les axiomes ne sont pas difficiles ici à vérifier.)
Exercice 4
Tout élément de E peut s’écrire sous la forme :
1 0 1 0 0 1
A=a +b +c
0 0 0 −1 2 0
avec a,b et c quelconques. Donc E est engendré par ces trois matrices , c’est bien un
sev de M2 (R).
Quant à F l’élément neutre de M2 (R) ne lui appartient pas. Donc F ne peut etre un
sev de M2 (R).
Chapitre 3. Solutions de la feuille 1 23
Exercice 5
On montre d’abord que U et V sont des sev de R3 :
-(0, 0, 0) ∈ U donc U est non vide. De meme (0, 0, 0) ∈ V car 0 + 0 + 0 = 0 donc V
n’est pas vide.
-Stabilité pour l’addition :
Soient (a, a, a) ∈ U et (b, b, b) ∈ U , Alors (a + b, a + b, a + b) ∈ U . évident.
Soient (a, b, c) et (d, e, f ) dans V. Alors a + d + 2(b + e) + 3(c + f ) = a + 2b + 3c +
d + 2e + 3f = 0. Donc V est stable par addition.
-Stabilité par multiplication par un scalaire :
Soit λ ∈ R. Alors (λa, λa, λa) ∈ U .
Soit (a, b, c) ∈ V . Alors λa + λ2b + λ3c = λ(a + 2b + 3c) = 0. D’où la stabilité de V.
x=a+b
y =a+c
z =a+d
On vient de montrer que s’il existe une décomposition de (x, y, z) alors elle est
unique (car on n’a pas de choix sur a,b,c,d).Réciproquement Si pour (x, y, z) donnés
on choisit a,b,c,d tels que ci dessus alors (a, a, a) + (b, c, d) = (x, y, z).
24 Calcul matriciel
Exercice 7
On commence par donner des noms aux ensembles que l on va considérer (pour
raccoucir la rédaction).
Soient vect(e1 , e2 , e3 ) = A, B = vect((1, 1, 0, 0), (−1, 1, −4, 2)), C = vect(e1 , e2 ),
D = vect(e2 , e3 , e4 ) et E = vect(e4 , e5 ).
(a) Pour montrer l’égalité entre les deux epsaces on montre que BA puis que
dimB = dimA. Pour montrer l’ inclusion il sufiit de montrer que les gé-
nérateurs de B sont dans A.
• (1, 1, 0, 0) ∈ A équivaut à dire que (1, 1, 0, 0) est une combinaison li-
néaire de (e1 , e2 , e3 ). Soient a, b, c ∈ R tels que (1, 1, 0, 0) = ae1 + be2 + ce3
(on suppose qu ils existent, si on aboutit a une contradiction cela voudra
dire que (1, 1, 0, 0) 6∈ A.) Ceci équivaut à :
1 = b + 3c *
1 = a + 2c 1 = b + 3c
=>
0 = −2a + 2b + 2c a=b+c
0=a−b−c
On peut prendre a = 1 = b, c = 0.
• De même (−1, 1, −4, 2) ∈ A équivaut à dire que (−1, 1, −4, 2) est une
combinaison linéaire de (e1 , e2 , e3 ). Soient a, b, c ∈ R tels que (−1, 1, −4, 2) =
ae1 + be2 + ce3 Ceci équivaut à :
−1 = b + 3c *
1 = a + 2c −1 = b + 3c
=>
−4 = −2a + 2b + 2c a =b+c+2
2=a−b−c
Donc B ⊂ A.
Or (e1 , e2 ) est libre et e3 = 2e1 + 3e2 donc dimA = 2. et dimB = 2 car
ces deux générateurs sont libres entre eux.
(b) dimA = 2 et (e1 , e2 ) ainsi que (e2 , e3 ) sont des familles libres donc A =
C ⊂ D d’où C ∩ D = A et on a déjà que (1, 1, 0, 0) ∈ A.
(c) C ∩ D = A et dimA = 2
Chapitre 3. Solutions de la feuille 1 25
. Ceci équivaut à :
b + 3c = 0
b = −3c
*
a + 2c = 0
=> a = −2c
−2a + 2b + 2c = d
e=0=d
a−b−c=e
donc z = 0 = A ∩ E.
Exercice 8
(a) dim(vect(v1 , v2 )+vect(v3 )) = dimvect(v1 , v2 )+dimvect(v3 )−dim(vect(v1 , v2 )∩
vect(v3 ))geq3 < 4 = dimR4 donc ils ne peuvent supplémentaires.
(b) v5 = v4 + v3 donc v5 ∈ vect(v1 , v3 , v4 ) ∩ vect(v2 , v5 ). Les deux sev ne sont
pas supplémentaires l’un de l’autre.
26 Calcul matriciel
Exercice 9
a 0
E1 = {A ∈ M2 (R)/A = }
0 0
est engendré par la matrice
1 0
0 0
et
0 b
E2 = {A ∈ M2 (R)/A = }
c d
est engendré par les matrices
0 1 0 0 0 0
, et
0 0 1 0 0 1
a + 2b − ia = 0 + i0
−b + i(a − b) = 0 + i0
on identifit la partie réelle et imaginaire :
a + 2b = 0
a=0
b=0
a+b=0
Donc a = b = 0.
a + 2b − ia = 0 + i0
−b + i(a − b) = 0 + i0
Mais cette fois on ne peut pas identifier les parties réelles et imaginaires. On doit
résoudre le système complexe. Les deux éqations sont équivalentes à b = 21 (1 − i)a.
Donc on peut choisir un a non nul tel que la premiere équation soit vérifier. Les
deux vecteurs sont liés.
2) On montre facilement que S est une famille génératrice de C2 (tous les éléments
de 2 peuvent s’écrire sous la forme a(1, 0) + b(i, 0) + c(0, 1) + d(0, i)) et que cette
famille est R libre (grace à l’identification partie réelle et imaginaire).
Exercice 9
Pour montrer que deux espaces sont les memes, en règle générale on montre les deux
inclusions.
1) vect(u1 , u2 ) ⊂ vect(v1 , v2 )
Pour montrer une telle inclusion il faut montrer que tout élément du premier espace
28 Calcul matriciel
2) vect(v1 , v2 ) ⊂ vect(u1 , u2 )
On procède de meme :cette fois grace au système obtenu précédemment on trouve
a et b en fonction de c et d.
Une deuxieme méthode consistait en une fois que l’on a 1), on montre que (u1 , u2 )
est libre, c’est donc une base d’un ev de dimension 2 d’ou l’égalité des espaces.
Exercice 10
1)libre ?
Soient a,b,c réels tels que av1 + bv2 + cv3 = 0 (1). rappel : la famille est libre ssi
la relation précédente (1) implique a = b = c = 0. Sinon elle est liée.
(1) équivaut à :
a + 2b = 0
a+b−c=0
−a + 3b + 5c = 0
<=>
a = −2b
c = −b
−2b − 3b + 5b = 0
Chapitre 3. Solutions de la feuille 1 29
Alors a = −2, b = 1 et c = −1 est solution de (1). Donc la famille n’est pas libre
(elle est donc liée).
2)génératrice ?
La famille comporte trois vecteurs de R3 , elle ne peut etre génératrice que si elle est
libre. N’étant pas libre elle ne peut etre génératrice.
3)relation de dépendance
On a montré dans 1) que −2v1 + v2 − v3 = 0. De plus la famille formée par v1 et v2
est libre donc il n y a qu’une relation de dépendance :−2v1 + v2 − v3 = 0.
Exercice 11
Pour montrer que la famille (v1 , v2 ) engendre R2 , il faut montrer que tout élément
de R2 s’écrit comme un combinaison linéaire des vecteurs de cette famille. Soit
(x1 , x2 ) = x ∈ R2 . On doit montrer que le système suivant admet toujours une
solution (x étant donné) : x = av1 + bv2 , ce qui équivaut à :
a − b = x1
2a + b = x2
<=>
a = x1 + b
b = 13 (x2 − 2x1 )
Donc le système admet toujours une solution, donc la famille proposée engendre R2 .
Comme elle est composée de deux vecteurs, le théorème sur la dimension dit que
c’est une base.
remarque : il est parfois plus facile de montrer qu’une famille est libre plutot que
génératrice. Toujours grace au th sur la dimension on pouvait ici montrer que la
famille était libre, donc une base et donc génératrice.
30 Calcul matriciel
Exercice 12
Dans R4 , soient v1 = (1, 2, 3, 4), v2 = (1, 1, 1, 3), v4 = (2, 1, 1, 1), v4 = (−1, 0, −1, 2)
et v5 = (2, 3, 0, 1). On pose U le sev engendré par (v1 , v2 , v3 ) et V celui engendré par
(v4 , v5 ).
(a) Vérifier que le système (v1 , v2 , v3 , v4 ) est libre. (Comme il est formé de 4
vecteurs de R4 il en sera une base).
2) 1) implique que les trois premiers vecteurs sont libres eux aussi (car toute sous fa-
mille d’une famille libre est libre) et par hypothèse ils engendrent U donc dimU = 3.
La famille engendrée par (v4 , v5 ) est libre (facile) et engendre V donc dimV = 2.
De plus on a montré que vect(v1 , v2 , v3 , v4 ) = R4 donc vect(v1 , v2 , v3 , v4 , v5 ) = R4 .De
plus les trois premiers vecteurs engendrent U et les deux derniers engendrent V donc
les cinq vecteurs engendrent u + V . La dimension de U + V est donc 4. Finalement
dimU ∩ V = dimU + dimV − dimU + V = 1.
x1 + x2 + 2x3 + y1 − 2y2 = 0
2x1 + x2 + x3 − 3y2 = 0
3x1 + x2 + x3 + y1 = 0
4x1 + 3x2 + x3 − 2y1 − y2 = 0
<=>
x1 + x2 + 2x3 + y1 − 2y2 = 0
−x2 − 3x3 − 2y1 + y2 = 0
−2x2 − 5x3 − 2y1 + 6y2 = 0
−x2 − 7x3 − 6y1 + 7y2 = 0
<=>
x1 + x2 + 2x3 + y1 − 2y2 = 0
−x2 − 3x3 − 2y1 + y2 = 0
x3 + 2y1 + 4y2 = 0
−4x3 − 4y1 + 6y2 = 0
<=>
x1 + x2 + 2x3 + y1 − 2y2 = 0
−x2 − 3x3 − 2y1 + y2 = 0
x3 + 2y1 + 4y2 = 0
4y1 + 22y2 = 0
<=>
x1 = 9y2 − 14y2 − 11
2 2
y + 2y2 = − 17
2 2
y
x2 = −21y2 + 11y2 + y2 = −9y2
x3 = +11y2 − 4y2 = 7y2
y1 = − 11 y
2 2
Exercice 13
E est un espace vectoriel. Sa dimension est dimE = dimR4 − 1 = 3 (1 est le nombre
d’équation qui le définissent). Pour trouver une base il suffit de trouver trois éléments
libres de 4 qui vérifient l’équation. Prenons par exemple ((1, −1, 0, 0), (1, 0, −1, 0), (1, 0, 0, −1).
32 Calcul matriciel
Exercice 14
Pour montrer qu’une famille de vecteurs (v1 , ..., vn ) est libre il faut montrer que
l’unique solution de a1 v1 + ... + an vn = 0 (ici 0 est l’élément neutre de l’ev considéré)
est a1 = ... = an = 0 (ici c’est le scalaire 0).
(a) Soient a, b, c ∈ R tels que av1 + bv2 + cv3 = (0, 0, 0). Ceci équivaut à :
<=>
a + 3c = 0
2b + 7c = 0
a + 2b + c = 0
<=>
a=0
b=0
c=0
(c) Soient a, b, c, di nR tels que av1 + bv2 + cv3 + dv4 = 0. Ceci équivaut à :
a + 2b + c = 0
2a + b + d = 0
a + 2b + c = 0
2a + b + c = 0
a + 2b + d = 0
<=>
a=b
c = −3b
c=d
Exercice 15
Dans cet exercice on ne connait pas les valeurs des vecteurs (e1 , e2 , e3 , e4 ) mais on sait
qu’ils sont linéairement indépendants, c’est à die que si on a ae1 + be2 + ce3 + de4 = 0
ceci implique que a = b = c = d = 0.
(a) Une sous famille d’une famille libre est libre donc (e1 , e2 , e3 ) est libre.
Soient a, b, c, d ∈ R tels que ae1 + 2be2 + ce3 = 0 . Par ce qui précède cette
égalité équivaut à a = 2b = c = 0. Donc la famille est libre.
(b) (e1 , e3 ) est libre en tant que sous famille d’une famille libre.
(c) le deuxième vecteur est evidemment une combinaison linéaire des deux
autres donc la famille n’est pas libre.
(d) Soient a, b, c ∈ R tels que 3ae1 + ae3 + be3 + ce2 + ce3 = 0. cela équivaut
à 3ae1 + ce2 + (a + b + c)e3 = 0. Donc on a a = 0 = c = a + b + c car
la famille (e1 , e2 , e3 ) est libre.Cela donne a = b = c = 0. Donc la famille
donnée est libre.
(e) Soient a, b, c, di n tels que (2a + b − d)e1 + (a − 3b + d)e2 + ce4 = 0. Ceci
équivaut à d = 2a et b = a. (0, 0, 0) n’est pas l’unique solution du système
donc la famille n’est pas libre.
Chapitre 4
Les xi sont les inconnues et résoudre le système consiste à déterminer les xi qui
satisfont les équations du système.
Comme on l’a vu dans la pratique certaines opérations sont non seulement autorisées
mais surtout permettent de résoudre le système/
(a) changer l’ordre des équations ;
35
36 Calcul matriciel
(b) multiplier une équations par une constante élément de K (le corps tels que
aij ∈ K)
(c) ajouter à une ligne une combinaison linéaire des autres lignes.
Illustrons cela par quelques exemples :
Exemple 1 :
L1 2x + y − 2z + 3w = 1
L2 3x + 2y − z + 2w = 4
L3 3x + 3y + 3z − 3w = 5
On voit que les coefficients devant x sont tous non nuls. Si on multiplie la première
ligne par 3 et les suivantes par 2 alors le coefficient devant x sera à chaque fois 6.
Il suffira par exemple de soustraire la nouvelle ligne 1 aux deux autres pour faire
disparaitre dans celles-ci l’inconnues x. On fait maintenant la même chose avec les
y dans les deux dernières lignes et on obtient :(faites les étapes ! !)
L01 2x + y − 2z + 3w = 1
L02 y + 4z − 5w = 5
0
L3 0=8
(Remarque : attention à la deuxième étape ne toucher plus à la ligne que vous avez
soustraite ! Pourquoi ?...)
Dans cet exemple on trouve 0 = 8 ce qui est évidemment faux, on dit alors que le
système est incompatible ou qu il n a pas de solutions.
Exemple 2 :
L1 x + 2y − z = 1
L2 2x + 3y + z = 2
L3 2 − 4y − 6z = 2
Comme on le voit la méthode consiste à choisir une inconnue dans la première équa-
tion avec un coefficient non nul, et à éliminer cette inconnue dans les équations
suivantes. Puis on renouvelle l’opération en “oubliant” la première équation. On dit
que l’on met le système sous forme échelonnée.
On trouve
x + 2y − 3z = 4
y + 4z = 7
2z = z
0=0
donc z = 1 ,y = 3 et x = 1.
2)
L1 x − 3y + 4z − 2w = 5
L2 x − y + 9z − w = 7
L3 x − 2y + 7z − 2w = 9
On trouve :
x − 3y + 4z − 2w = 5
2y + 5z + w = 2
z−w =6
On voit que l’on peut exprimer toutes les solutions pour x,y,z en fonctions de w. L’en-
semble des solutions s’écrit sous la forme :(x, y, z, w) = (−61−11λ, −14−3λ, 6+λ, λ).
Le système admet une infinité de solutions. On appelle les variables x,y,z les incon-
nues principales et w la variable libre (il peut y en avoir plusieurs).
38 Calcul matriciel
2 Systèmes homogènes
Les systèmes homogènes sont les systèmes de la forme :
a11 x1 + ... + a1n xn = 0
..
.
a x + ... + a x = 0
p1 1 pn n
3 Applications
• Montrer que les vecteurs v1 = (1, −2, 3), v2 = (2, 3, −1) et v3 = (3, 2, 1)
forment une famille libre
Soient a, b, c ∈ R tels que av1 +bv2 +cv3 = 0. On doit montrer qu’alors a = b = c = 0
(cf. definition de systeme libre). Cela revient à résoudre :
a + 2b + 3c = 0
−2a + 3b + 2c = 0
−3a − b + c = 0
Déterminer les relations liant les vacteurs de R4 suivants :v1 = (1, 1, 0, 2),
v2 = (−1, 0, 2, 1), v3 = (0, 1, 2, 3) et v4 = (1, 3, 4, 8)
On veut trouver a,b,c,d réels tels que av1 + bv2 + cv3 + dv4 = 0 c’est à dire trouver
les solutions du système :
a−b +d=0
a + c + 3d = 0
2b + 2c + 4d = 0
2a + b + 3c + 8d = 0
On trouve deux variables libres et deux inconnues principales. Les solutions sont de
la forme : (a, b, c, d) = (−λ − 3µ, −λ − 2µ, λ, µ). D’ou les relations puvent s’écrire
sous la forme (−λ − 3µ)v1 + (−λ − 2µ)v2 + λv3 + µv4 = 0.
On peut choisir λ = 1 et µ = 0 (et inversement) et on trouve les équations
v1 + v2 − v3 = 0 et 3v1 + 2v2 − v4 = 0 (toutes les autres équations seront com-
binaisons linéaires de celles ci. (Réfléchissez y bien).
• Soit v = (3, 9, −4, −2). Montrer que v ∈ vect(v1 , v2 , v3 ) où v1 = (1, −2, 0, 3),
v2 = (2, 3, 0, 1) et v3 = (2, −1, 2, 1). Déterminer les composantes de v sur
v1 , v2 , v3
On veut qu’il existe une solution à l’équation : av1 + bv2 + cv3 = v c’est à dire une
solution au système :
a + 2b + 2c = 3
−2a + 3b − c = 9
2c = −4
3a − b + c = −2
40 Calcul matriciel
(remarquez que cette fois le système n’est pas homogène et qu’il pourrait ne pas y
avoir de solutions).
On trouve ici a = 1, b = 3 et c = −2. Donc v appartient bien à l’espace engendr’é
par les trois vecteurs et on a v = v1 + 3v2 − 2v3 .
On doit montrer que tout vecteur de R3 peut s’écrire comme combinaison linéaire
des trois vecteurs proposés, i.e. que le système (a, b, c) = ev1 + f v2 + gv3 admet au
moins une solution pour tout (a, b, c) ∈ R3 . On doit donc résoudre le système suivant
(en fonction de a,b,c) :
e=a
e+f +g =b
e+f −g =c
• Equations d’un sous espace Il s’agit de trouver les équations satisfaites par les
vecteurs d’un espace engendrés par des vaecteurs donnés.
Déterminer les équations du sous espace F de R5 engendré par les vec-
teurs v1 = (1, 3, −2, 2, 3), v2 = (1, 4, −3, 4, 2), et v3 = (2, 3, −1, −2, 9).
−x1 + x2 + x3 = 0
4x1 − 2x2 + x4 = 0
−6x1 + x2 + x5 = 0
Chapitre 5
Calcul matriciel
1 Les matrices
1.1 Définitions
Définition 12. Une matrice est un tableau rectangulaire de nombres dans un corps
K(= R ou C) à m lignes et n colonnes. On note cet ensemble Mm,n (K). Un élément
de cet ensemble s’écrit :
a11 . . . a1n
.
= (aij )16i6m
A= .
16j6n
.
am1 . . . amn
où aij ∈ K
Si m = n on dit que A est une matrice carrée et on note Mn,n (K) = Mn (K).
43
44 Calcul matriciel
1 0 . . . 0
0 1 0 . . 0
.
In =
.
.
0 . . . 0 1
. : K × Mm,n → Mm,n
λ, (bij ) → (λbij )
Exemple
1 2 3
A=
4 5 6
Alors
1 4
t
A= 2 5
3 6
Conjugaison hermitienne
Rappel : Soit z = a + ib ∈ C. Alors z = a − ib est le conjugué de z.
Chapitre 5. Calcul matriciel 45
Exemple
1 2 3
A= 4 5 6
1 1 1
alors T r(A) = 1 + 5 + 1 = 7.
2 Produit de matrices
En plus de l’addition et de la multiplication par un scalaire, on peut définir le produit
de deux matrices, mais qu’entre matrices d’un certain type.
Remarques :
(a) Le produit n’est pas commutatif, i.e. A.B 6= B.A. (par exemple si A n’a
pas le même nombre de colonnes que B a de lignes)
Définition 18. Soit A ∈ Mn (K) une matrice carée de taille n. On dit que A est
inversible si il existe une matrice B ∈ Mn (K) telle que A.B = In
3 Matrices particulières
Dans cette section, on va définir différents sous ensembles des matrices carrées A ∈
Mn (K).
Chapitre 5. Calcul matriciel 47
(b)
(a) Matrices symétriques et antisymétriques .
Feuille Td 2
On munit l’espace des matrices des lois usuelles qui en font un ev.
Exercice 1
Dans l’ensemble M2,3 (C) des matrices à deux lignes et 3 colonnes à coeficients com-
plexes résoudre :
1 i 1−i 0 1 + i −i
−X =
2 −i i 1 1−i i−1
Exercice 2
Déterminer dans M2 (C) les matrices X et Y vérifiant :
1 i
X +Y =
1 i
et
1 −i
X −Y =
−1 i
Exercice 3
Déterminer dans M2,3 (C) les matrices X, Y et Z telles que :
49
50 Calcul matriciel
4i i − 1 −i
iX + Y − iZ =
0 1 1 + 2i
−1 − 5i 2 i
X − Y + iZ =
0 −1 −i
7 1 − 2i 4+i
X + Y + 2Z =
0 2i 1 − 2i
Exercice 4
Calculer les produits suivants lorsque cela est possible :
(a)
1 i 1 i 0
−i 0 i −1 2
(b)
0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0
(c)
1
1 1 1 1
1
(d)
1
1 1 1 1
1
(e)
1 i
1 i 0 i −1
i −1 2
0 2
(f)
1 i
−i 1 1 i 0
i −1 2
0 2
Chapitre 6. Feuille Td 2 51
Exercice 5
Calculer
1 2 1 1 0 2 1 2 1 0
2 1 2 0 1 − 1 2 3 0 0
1 2 3 0 0 1 2 1 0 1
Exercice 6
On considère les matrices
0 0 1
T = 0 1 0
1 0 0
et
1 −2 1
A = 2 −3 3
1 4 −1
(a) Calculer T A et AT . Si X ∈ M3 (R), comment obtient on T X et XT à
partir de X ? Calculer T 2
(b) pour
1 0 0
E= 2 1 0
0 0 1
Calculer EA et AE.omment obtient on EX et XE à partir de X ?
Exercice 7
Soit A la matrice
1 0 2
0 −1 1
1 −2 0
Calculer A3 et vérifier que A3 − A − 4I = 0.
En déduire que A est inversible.
52 Calcul matriciel
Exercice 8
Soit
1 1 0
A= 0 1 1
0 0 1
et soit B = A − I3 .
(a) Calculer B 2 , B 3 en déduire une formule de récurrence que l’on démontrera
pour B n , pour tout entier n.
(b) Développer (B + I3 )n par la formule du binôme et simplifier.
(c) En déduire An Pour tout entier n.
Exercice 9
Soit
2 1 1
A = 1 4 −1
4 9 −1
(a) On note KA l’ensemble des vecteurs
x
X= y
z
de R3 vérifiant
0
AX = 0
0
Montre que KA est un sev de Rr3 et déterminer une base de KA .
(b) On pose
1
C1 = A 0
0
,
0
C2 = A 1
0
Chapitre 6. Feuille Td 2 53
et
0
C3 = A 0
1
.
Le systéme (C1 , C2 , C3 ) est-il libre dans R3 ?
Déterminer une base du sev appelé Im(A) engendré par (C1 , C2 , C3 ).
(c) Déterminer l’espace vectoriel engendré par KA ∪ Im(A). Que peut-on dire
de KA ∩ Im(A) ?
Que remarque-t-on ?
(b) Calculer le rang des matrices suivantes.
1 1 2 1 1 1 0 0 0 1
2 1 1 1 1 1 1 0 0 0
1 1 1 2 1
A1 = , A 2 = 1 0 1 0 0
2 1 1 1 1 1 0 0 1 0
1 1 1 1 2 1 0 0 0 1
1 1 1 1 3 1 1 1 1 2
0 2 1 1 2
0 2 1 1 2
A3 =
1 1 1 2 2 ,
A4 =
1 1 1 2 2
2 1 1 1 3 2 1 1 1 3
1 −1 1 1 0 1 −1 1 1 0
Chapitre 7
Solutions de la feuille 2
Exercice 1
Le système
1 i 1−i 0 1 + i −i
−X =
2 −i i 1 1−i i−1
équivaut à
1 i 1−i 0 1 + i −i 1 −1 1
X= − =
2 −i i 1 1−i i−1 1 −2 + i 1
Exercice 2
Comme pour un système classique, on additionne les deux égalités (Alors l’inconnue
Y disparaitra). On obtient :
2 0
2X =
0 2i
C’est à dire :
0 0
X=
0 i
55
56 Calcul matriciel
Exercice 3
On résout :
−1 − 5i 2 i
X − Y + iZ =
0 −1 −i
7 1 − 2i 4 + i 4i i − 1 −i
X + Y + 2Z = iX + Y − iZ =
0 2i 1 − 2i 0 1 1 + 2i
Ce système équivaut à
−1 − 5i 2 i
X − Y + iZ =
0 −1 −i
8 + 5i −1 − 2i 4
2Y + (2 − i)Z =
0 2i + 1 1 − i
5i − 5 −i − 1 −i + 1
(1 − i)Y + (−i + 1)Z =
0 1+i 2i
ce qui équivaut à
−1 − 5i 2 i
X − Y + iZ =
0 −1 −i
8 + 5i −1 − 2i 4
2Y + (2 − i)Z =
1 0 2i + 1 1 − i
1
(13 − 3i) (−3 − i) 2(1 − i)
1 2 2
(3 + i)Z =
2 0 1 i+1
Maintenant qu’on a Z on remonte sa valeur dans les équations précédentes pour
avoir X et Y .
Exercice 4
On applique quand c’est possible la formule du cours : 1)
1 i 1 i 0 1+i∗i i ∗ 1 + (−1)i 1∗0+i∗2 0 0 2i
= =
−i 0 i −1 2 −i ∗ 1 + 0 ∗ i −i ∗ i + 0 ∗ (−1) −i ∗ 0 + 0 ∗ 2 −i 1 0
Chapitre 7. Solutions de la feuille 2 57
2) On ne peut faire le produit de deux matrices 2 × 3 (il faut que la première ait le
même nombre de colonnes que la seconde a de lignes).
3)
1
1 1 1 1 = (1 + 1 + 1) = (3) ∈ M1
1
4)
1 1 1 1
1 1 1 1 = 1 1 1
1 1 1 1
5)
1 i
1 i 0 i −1 = 0 0
i −1 2 0 4
0 2
6)
1 i 0 0 2i
−i 1 1 i 0 = 0 0 −2
i −1 2
0 2 2i −2 4
Exercice 5
1 2 1 1 0 2 1 2 1 0 1 2 2 2 −1 0
2 1 2 0 1 − 1 2 3 0 0 = 2 1 − 1 3 = 1 −2
1 2 3 0 0 1 2 1 0 1 1 2 1 1 0 1
Exercice 6
1)On obtient des matrices 3 × 3 :
1 4 −1
T A = 2 −3 3
1 −2 1
58 Calcul matriciel
et
1 −2 1
AT = 3 −3 2
−1 4 1
Soit
a b c
X= e f g
h i j
Alors
h i j
TX = e f g
a b c
et
c b a
XT = g f e
j i h
Et donc T 2
1 0 0
= 0 1 0
0 0 1
2)
1 −2 1
EA = 4 −7 5
1 4 −1
−3 −2 1
AE = −1 −3 3
9 4 −1
Soit
a b c
X= e f g
h i j
Alors
0 0 0 0 0 0 a b c
EX = (Id3 + 2 0 0 )X = X+ 2 0 0 X = e + 2a f + 2b g + 2c
0 0 0 0 0 0 h i j
Chapitre 7. Solutions de la feuille 2 59
et
0 0 0 0 0 0 a + 2b b c
XE = X(Id3 + 2 0 0 ) = X + X 2 0 0 = e + 2f f g
0 0 0 0 0 0 h + 2i i j
et on vérifie que cela donne bien EX = Id. solution 2 On utilise la relation trouvée
pour multiplier par E :
on a
0 0 0
E = I3 + 2 0 0
0 0 0
et
0 0 0
E2 = E + 2 0 0 E
0 0 0
On additionne et on obtient :
0 0 0
E 2 − 2 0 0 (I3 + E) = I3
0 0 0
<=>
0 0 0 0 0 0
E 2 − 2 0 0 (2E − 2 0 0 ) = I3
0 0 0 0 0 0
Or 2
0 0 0
2 0 0 = 03
0 0 0
D’où
0 0 0 0 0 0
E 2 − 2 2 0 0 E = E(E − 2 2 0 0 ) = I3
0 0 0 0 0 0
60 Calcul matriciel
Exercice 7
1 0 2
A = 0 −1 1
1 −2 0
donc
3 −4 2
A2 = 1 −1 −1
1 2 0
et
5 0 2
A3 = 0 3 1
1 −2 4
Alors on obtient :
5 0 2 1 0 2 4 0 0 0 0 0
A3 − A − 4I = 0 3 1 − 0 −1 1 − 0 4 0 = 0 0 0
1 −2 4 1 −2 0 0 0 4 0 0 0
Exercice 8
(a) On trouve
0 0 1
B2 = 0 0 0
0 0 0
Chapitre 7. Solutions de la feuille 2 61
et
0 0 0
B3 = 0 0 0
0 0 0
Pour tout n > 3 B n = 0.
k k n−k
(b) (B + I3 )n =k=n
k=0 Cn B I3 , où Cnk sont les coefficients binomiaux.
n
Or pour tout n > 3 B = 0, donc on garde dans la somme les trois pre-
miers éléments :
1 n n(n − 1)
(B + I3 )n = I3 + nB + n(n − 1)B 2 = An = 0 1 n
0 0 1
Exercice 9
2 1 1
A = 1 4 −1
4 9 −1
i. KA est non vide, en effet le vecteur nul lui appartient.
Soient X et Y dans KA . Alors X + Y ∈ KA :en effet A(X + Y ) =
AX + AY = 0 + 0 = 0 (c’est un abus de notation , ici
0
0= 0
0
)
Soit λ ∈ R et X ∈ KA . Alors A(λX) = λ(AX) = 0. (Par définition
KA est dans R3 .) KA est un sev de R3 .
Soit
x
X= y
z
dans KA . Alors
2 1 1 x 0
AX = 1 4 −1 y = 0
4 9 −1 z 0
62 Calcul matriciel
ii. On a
2 1 1
C1 = 1 , C2 = 4 et C3 = −1
4 9 −1
C1 , C2 , C3 libre ? Soient x, y, z ∈ R tels que xC1 + yC2 + zC3 = 0 (1).
Rappel : la famille est libre ssi ((1) => x = y = z = 0)
Cela revient à résoudre le système :
2x + y + z = 0
x + 4y − z = 0
4x + 9y − z = 0
(On verra plus tard que l’on pouvait conclure directement : en ef-
fet on a dimR3 = dimKA + dim(Im(A)) et ici dimKA = 1 donc
dim(Im(A)) = 2.)
exercice, on montre que les vecteurs formant les deux bases sont libres
et donc que dim(KA + ImA ) = 3 et KA + ImA = R3 .
Exercice 10
1) Cet exercice est une illustration de rgA = rg t A.
Soient v1 , ..., v5 les vecteurs colonnes de la matrice A. On va déter-
miner le nombre d’équations qui lient les vecteurs (c’est le nombre
de variables libres dans le système échelonné de Gauss, cf. Pivot de
Gauss).
Soient a, b, c, d, e, ∈ R tels que av1 + bv2 + cv3 + dv4 + ev5 = 0. Cela
équivaut à :
a − b + 3c + 5d + e = 0
2a − c + 3d + e
3a − b + 2c + 8d + 2e = 0
Applications linéaires :
première partie
Maintenant que l’on a nommé les ensembles sur lequels on veut tra-
vailler, i.e. les espaces vectoriels, on veut définir les applications entre
ces ensembles et qui “conservent” la structure de ceux-ci. De telles ap-
plications s’appellent applications linéaires.
Conséquences :
A. u(0E ) = 0F .
B. u(−x) = −u(x)
65
66 Calcul matriciel
Exemples :
A.
u : R[X] → R[X]
P → P0
u : C 1 (R, R) → R
f → f (0)
C.
u : E1 ⊕ E2 → E1
(x, y) → x
Exemples :
A. Soit
D : R[X] → R[X]
P → P0
l’application dérivée.
Alors Ker(D) = {P ∈ R[X] : P = a ∈ R} l’ensemble des fonc-
tions constantes car seules les constantes ont des dérivées nulles et
Im(u) = R[X] car tout polynome a une primitive polynomiale, donc
tout élément de l’espace dérivé a au moins un antécédant.
B.
u : C 1 (R, R) → R
f → f (0)
f : R3 → R3
x0 = x + y − z
0 0 0
(x, y, z) → (x , y , z ) = y 0 = 2x + y − 3z
0
z = 3x + 2y − 4z
}
On trouve que {x = 2λ, y = −λ, z = λ} donne l’ensemble des
solutions, i.e. Ker(f ) = {(x, y, z) : x = 2λ, y = −λ, z = λ} =
{(2λ, −λ, λ tel que λ ∈ R} = vect(2, −1, 1).
Quelle est l’image de f ?
(x0 , y 0 , z 0 ) ∈ Im(f ) <=> il existe (x, y, z) ∈ R3 tq
x0 = x + y − z
y 0 = 2x + y − 3z
0
z = 3x + 2y − 4z
Chapitre 8. Applications linéaires : première partie 69
v : E 0 → Im(u)
x → u(x)
la restriction de u à E’.
f :K → E
λ → λx
Proposition 8.7. Soient E et F deux ev, {e1 , ..., en } et {f1 , ..., fp } des
bases de E et F.
Pour tout f ∈ L(E, F ) et pour tout x ∈ E on a M (f (x))fi =
M (f )ei fi M (x)ei .
Démonstration. Soit
a11 . . . a1n
.
M (f )ei fj =
.
.
ap1 . . . apn
Pp
c’est à dire f (ei ) = a1i f1 + ... + apiPnf p = j=1 aji fjP
n Pp
Pp a fP
On (x) = f (x1 e1 +...+x
n P n en ) =
p
k=1 xk f (ek ) = k=1 xk j=1 ajk fj =
j=1 k=1 (xk ajk )fj = j=1 yj fj .
Donc
y1
M (f (x))fj = ...
yp
Pn
avec yj = k=1 (xk ajk ).
Chapitre 8. Applications linéaires : première partie 75
D’autre part
a11 . . . a1n
. x1 y1
M (f )ei fj M (x)ei = .
× .. = ..
. .
. xn yp
ap1 . . . apn
(1) <=>
y1 = x1 + 2x2
y2 = x1 + 3x2
76 Calcul matriciel
On résout et on trouve :
x1 = 3y1 − 2y2
y2 = −y1 + y2
Donc
−1 3 −2
M =A =
−1 1
Id : Ee0 → Ee
e0i → e0i = ai1 e1 + ... + ain en
Remarque : c’est bien l’application identité ; dans l’espace de départ on
écrit e0i dans la base (e’), et dans l’espace d’arrivée on écrit ce même
élément dans la base (e).
Id : Ee0 → Ee
(1, 1) → (1, 0) + (0, 1)
(1, 2) → (1, 0) + 2(0, 1)
D’où
1 1
P (Id)e→e0 =
1 2
De même on a
Id : Ee → Ee0
(1, 0) → 2(1, 1) − (1, 2)
(1, 2) → −(1, 1) + (1, 2)
D’où
2 −1
P (Id)e→e0 =
−1 1
Proposition 8.10. Soit E un K-ev, e et e0 deux bases. Soit x ∈ E, P
la matrice de passage de e vers e0 , X la matrice de x dans e et X 0 la
matrice de x dans e0 .
Alors X 0 = AX.
x = x0 1 e0 1 + ... + x0 n e0 n
= x0 1 (a11 e1 + ... + a1n en )(+... + x0 n (an1 e1 + ... + ann en )
= e1 (a11 x0 1 + ... + an1 x0 n ) + ... + en (a1n x0 1 + ... + ann x0 n )
= x1 e1 + ... + xn en
D’où
a11 . . . a1n
x1 a11 x0 1 + ... + an1 x0 n . x0 1
.. .
..
× ..
. = = .
.
xn a1n x0 1 + ... + ann x0 n . x0 n
an1 . . . ann
78 Calcul matriciel
Feuille Td 3
1 Définition
Exercice 1
Déterminer si les applications fi suivantes (de Ei dans Fi ) sont li-
néaires :
f3 : (x, y, z) ∈ R3 7→ (2x + y + z, y − z, x + y) ∈ R3
Exercice 2
Soit E un espace vectoriel de dimension n et ϕ une application linéaire
de E dans lui-même telle que ϕn = 0 et ϕn−1 6= 0. Soit x ∈ E tel que
ϕn−1 (x) 6= 0. Montrer que la famille {x, . . . , ϕn−1 (x)} est une base de
E.
Indication Prendre une combinaison linéaire nulle et l’évaluer par
ϕn−1 .
79
80 Calcul matriciel
2 Image et noyau
Exercice 3
E1 et E2 étant deux sous-espaces vectoriels de dimensions finies d’un
espace vectoriel E, on définit l’application f : E1 × E2 → E par
f (x1 , x2 ) = x1 + x2 .
A. Montrer que f est linéaire.
B. Déterminer le noyau et l’image de f .
C. Appliquer le théorème du rang.
Indication
Faire un dessin de l’image et du noyau pour f : R × R −→ R.
Exercice 4
Soient E un espace vectoriel et ϕ une application linéaire de E dans E.
On suppose que Ker (ϕ) ∩ Im (ϕ) = {0}. Montrer que, si x 6∈ Ker (ϕ)
alors, pour tout n ∈ N : ϕn (x) 6= 0.
Exercice 5 : Soient la matrice :
1 1 1 3
1 2 0 2
A= 0 2 0 −1
0 1 1 0
et l’application linéaire ϕ :4 −→4 définie par ϕ(X) = AX.
Exercice 6
Soient E un espace vectoriel de dimension n et f une application li-
néaire de E dans lui-même. Montrer que les deux assertions qui suivent
sont équivalentes :
Chapitre 9. Feuille Td 3 81
A. Ker(f ) = im(f ).
B. f 2 = 0 et n = 2 rg(f ).
Exercice 7
Donner des exemples d’applications linéaires de R2 dans R2 vérifiant :
A. Ker(f ) = im(f ).
B. Ker(f ) inclus strictement dans im(f ).
C. im(f ) inclus strictement dans Ker(f ).
Exercice 9
Pour les applications linéaires trouvées à l’exercice 1, déterminer ker(fi )
et Im (fi ), en déduire si fi est injective, surjective, bijective.
Exercice 10 :
Soient la matrice :
0 1 1
A= i 0 1
1 i 0
et l’application linéaire f : C 3 −→ C 3 définie par f (X) = AX.
82 Calcul matriciel
Exercice 12 :
On note (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de 3 .
Soit l’application linéaire ϕ :3 −→3 définie par :
1 1
ϕ(e1 ) = e1 − e3
2 2
1 1
ϕ(e2 ) = e1 + e2 + e3
2 2
1 1
ϕ(e3 ) = −e1 − e2 − e3
2 2
1. (a) Déterminer l’image par ϕ d’un vecteur x = λe1 + µe2 + νe3 de
3
.
(b) Ecrire la matrice de ϕ dans la base canonique de 3
2. (a) Déterminer une base de Kerϕ.
Chapitre 9. Feuille Td 3 83
5 Changement de base
Exercice 13 :
Donner les matrices de passage de la base B à la base B 0 dans chacun
des cas suivants.
A. Dans 3 , B est la base canonique et B 0 = ((0, 1, 1), (1, −1, 1), (1, 1, 0)).
B. Dans 3 , B = ((1, 0, 0), (1, 1, 0), (1, 1, 1)) et B 0 est la base canonique
de 3 .
C. Dans C 3 , B est la base canonique et B 0 = ((1+i, 1−i, 0), (0, 0, 2i), (−i, 1, 2i)).
Exercice 14 :
Soitf l’endomorphisme
de 3 dont la matrice dans la base canonique
1 0 1
est 2 0 2 .
−1 0 −1
(a) Montrer que f ◦ f = 0 et en déduire que Imf ⊂ Kerf . Déterminer
Kerf et en donner une base.
(b) Montrer que la famille (e1 − e3 , e2 , e1 ) est une base de 3 et écrire la
matrice de f dans cette base.
Chapitre 10
Solutions de la feuille 3
Exercice 1
Soitf1 : (x, y) ∈ R2 7→ (2x + y, x − y) ∈ R2
Soient z1 = (x1 , y1 ) et z2 = (x2 , y2 ) dans R2 .
Alors f1 (z1 + z2 ) = f1 ((x1 + x2 , y1 + y2 )) = (2(x1 + x2 ) + (y1 + y2 ), (x1 +
x2 ) − (y1 + y2 .
Or on est maintenant dans R2 , donc on a
.
Donc f1 est linéaire.
Soit
f6 : P ∈ R3 [X] 7→ (P (−1), P (0), P (1)) ∈ R3
. Soient P, Q ∈ R3 [X]. Alors
85
86 Calcul matriciel
On a donc
= f6 (P ) + f6 (Q)
.
f6 (λP ) = ((λP )(−1), (λP )(0), (λP )(1)) = λ(P (−1), P (0), P (1))
Donc f6 est linéaire.
Exercice 2
Montrons que la famille {x, . . . , ϕn−1 (x)} est libre. Soient λ0 , . . . , λn−1 ∈
tels que λ0 x + · · · + λn−1 ϕn−1 (x) = 0. Alors : ϕn−1 (λ0 x + · · · +
λn−1 ϕn−1 (x)) = 0. Mais comme de plus ϕn = 0, on a l’égalité ϕn−1 (λ0 x+
· · · + λn−1 ϕn−1 (x)) = ϕn−1 (λ0 x) + ϕn (λ1 x + · · · + λn−1 ϕn−2 (x)) =
λ0 ϕn−1 (x). Comme ϕn−1 (x) 6= 0 on obtient λ0 = 0.
En calculant ensuite ϕn−2 (λ1 ϕ(x) + · · · + λn−1 ϕn−1 (x)) on obtient
λ1 = 0 puis, de proche en proche, λn−1 = · · · = λ0 = 0. La fa-
mille {x, . . . , ϕn−1 (x)} est donc libre. Elle compte n vecteurs. Comme
dim (E) = n elle est libre maximale et forme donc une base de E.
Exercice 3
A. ...
B. Par définition de f et ce qu’est la somme de deux sous-espaces
vectoriels, l’image est
f = E1 + E2 .
Chapitre 10. Solutions de la feuille 3 87
Pour le noyau :
Exercice 4
Montrons ceci par récurence : Pour n = 1, l’assertion est triviale :
x∈ / ker ϕ ⇒ ϕ(x) 6= 0. Supposons que si x ∈ / ker ϕ alors ϕn−1 (x) 6=
0, (n > 2). Fixons x ∈ / ker ϕ, Alors par hypothèses de récurrence
ϕn−1 (x) 6= 0, mais ϕn−1 (x) = ϕ(ϕn−2 (x)) ∈ ϕ donc ϕn−1 (x) ∈/ ker ϕ
n−1 n
grâce à l’hypothèse sur ϕ. Ainsi ϕ(ϕ (x)) 6= 0, soit ϕ (x) 6= 0. Ce
qui termine la récurrence.
Exercice 5
Soient la matrice :
1 1 1 3
1 2 0 2
A=
0 2 0 −1
0 1 1 0
88 Calcul matriciel
x + y + z + 3w = 0
x + 2y + +2w = 0
2y − z = 0
y+z =0
rgφ = 4 − 1 = 3
Exercice 6
(i) ⇒ (ii) Supposons ker f = imf . Soit x ∈ E, alors f (x) ∈ f donc
f (x) ∈ ker f , cela entraine f (f (x)) = 0 ; donc f 2 = 0. De plus
d’après la formule du rang dim ker f + f = n, mais dim ker f =
dim imf = f , ainsi 2f = n.
Chapitre 10. Solutions de la feuille 3 89
Exercice 7
A. Par exemple f (x, y) = (0, x) alors Ker f = f = {0} × R = {(0, y) |
y ∈ R}.
B. Par exemple l’identité : f (x, y) = (x, y). En fait un petit exercice est
de montrer que les seules applications possibles sont les applications
bijectives (c’est très particulier aux applications de R2 dans R2 ).
C. L’application nulle : f (x, y) = (0, 0). Exercice : c’est la seule pos-
sible !
Exercice 8
A. Comment est définie φ à partir de la définition sur les éléments
de la base ? Pour x ∈ E alors x s’écrit dans la base {e1 , e2 , e3 },
x = α1 e1 + α2 e2 + α3 e3 . Et φ est définie sur E par la formule
Soit ici :
α1 + α2 + α3 = 0, α1 − α2 = 0, λα3 = 0.
Exercice 9
iv. f1 : R2 → R2 . Les dimensions de l’espace de départ et d’arrivée sont
les mêmes donc par le théorème du rang f1 injective équivaut à f1
surjective qui équivaut à f1 bijective (cf cours). Calculons le noyau de
f1 .
kerf1 = {(x, y) ∈ R2 /f1 (x, y) = (0, 0)} = {(x, y)/x = y et 3x = 0}
Donc f1 est injective (resp. surjective, resp. bijective) si et seulement
si a 6= −2.
v. f2 n’est pas linéaire.
vi. De même il faut juste voir l’injectivité de f3 . Or ker(f3 ) = {z(−1, 1, 1)/z ∈
R}. Donc f3 n’est pas injective (ni surjective ni bijective).
vii. Dans ce cas les dimensions sont infinies donc on ne peut utiliser le
théorème du rang. Kerf4 = {p ∈ R[X]/P 0 = 0} . c’est l’ensemble
des polynomes constants. Donc elle n’est pas injective (f4 (1) = 0).
Par contre elle est surjective car tout polynome admet une primitive
polynomiale (ie pour tout P ∈ R[X] il existe Q ∈ R[X] tel que Q0 =
P ), donc tout élément de l’espace d ’arrivée a un antécédent.
Chapitre 10. Solutions de la feuille 3 91
Exercice 10
(a) On commence par calculer le noyau de φ.
L’application φ n’est pas injective. Par le théorème du rang, elle n’est pas
surjective.
.
92 Calcul matriciel
Exercice 11
1. Soient e1 , e2 , e3 la base canonique de R3 . Alors les vecteurs colonnes
représentent φ(e1 ), φ(e2 ), φ(e3 ) écrits dans la base canonique de R3 . On a :
2) La base canonique de C2 en tant que C esace vectoriel est (1, 0), (0, 1)
(tout élément de C2 s’écrit sous la forme z(1, 0) + w(0, 1) = (z, w) avec
z, w ∈ C. On a :
ψ(e1 ) = (1 + i, 2i)
ψ(e2 ) = (−i, 1)
Donc
1 + i −i
M (ψ) =
2i 1
3) On suppose que (e4 , e3 , e2 , e1 ) est la base des epsaces de départ et d’ar-
rivée. Alors
– f (e4 ) = e4 + e1
– f (e3 ) = e4 + e3
– f (e2 ) = e3 + e2
– f (e1 ) = e2 + e1
Alors
0 0 1 1
0 1 1 0
M (f ) =
1
1 0 0
1 0 0 1
Chapitre 10. Solutions de la feuille 3 93
Exercice 12
i. (a) φ(x) = λφ(e1 ) + µφ(e2 ) + νφ(e3 ) car φ est linéaire. En regroupant
les termes on obtient :
1 1 1 1 1 1
φ(x) = ( λ + µ − ν)e1 + ( µ − ν)e2 + (− λ + µ − ν)e3
2 2 2 2 2 2
(b) On a 1
2
1 −1
M (φ) = 0 12 − 12
− 12 12 − 12
ii. (a) Kerφ = {(x, y, z) ∈ R3 /M (φ)(x, y, z) = (0, 0, 0)} On résout le
système et on trouve :
kerφ = {(x, y, z)/y = z, x = 0} = vect{(0, 1, 1)}
(b) Par le théorème du rang on a rgM (φ) = 2. On a de plus φ(2e1 +
4e2 + 2e3 ) = 3e1 + e2 = f1 et φ(2e1 + e2 + e3 ) = e1 − e3 = f2 et
f1 , f2 sont des vecteurs linéairement indépendants d’ou ils engendrent
Im(φ). (Il ne fallait pas oublier de vérifier que f1 et f2 appartenaient
à Im(φ)).
(c) Les trois vecteurs f1 , f2 , f3 sont linéairement indépendant et fro-
ment un sous espace vectoriel de dimension 3 donc forment une base
de R3 . On a :
. De même on trouve :
1
φ(f2 ) = f1
2
et
φ(f3 ) = 0
car f3 est dans le noyau.
D’où
1 1
02 2
M (φ) = 1 0 0
0 0 0
Exercice 13
La matrice de passage de la base B dans la base B 0 est la matrice de l’ap-
plication linéaire identité Id : (E, B 0 ) → (E, B). Donc pour l’obtenir il
suffit d’exprimer les vecteurs de la base B 0 dans la base B.
i.
0 1 1
1 −1 1
1 1 0
ii.
1 −1 0
0 1 −1
0 0 1
iii.
1 + i 0 −i
1−i 0 1
0 2i 2i
Exercice 14
i. il suffit de calculer le carré de la matrice et on trouve la matrice nulle.
Soit x ∈ Im(f ).Alors il existe y ∈ R3 tel que f (y) = x (par définition).
Mais on vient de montrer que f of (y) = 0 = f (x). D’ou x ∈ Ker(f ).
D’ou l’inclusion.
Donc
ker(f ) = {(x, y, z) : x + z = 0, 2x + 2z = 0, −x − z = 0}
Attention ici on voit que y n’intervient pas dans les équations, cela
veut dire que le noyau de f contient l’axe des y.
1 Les déterminants
1.1 Définition
On commence par la définition classique du déterminant comme forme
multilinéaire alternée. Puis on donnera une définition sous forme d’une
formule de calculs qui se généralise par récurrence. C’est cette dernière
définition qu’il vous faut retenir pour l’instant.
97
98 Calcul matriciel
δ(c1 , ..., ci + c0i , ..., cn ) = δ(c1 , ..., ci , ..., cn ) + δ(c1 , ..., c0i , ..., cn ) 1 6 i 6(11.1)
n
δ(c1 , ..., λci , ..., cn ) = λδ(c1 , ..., ci , ..., cn(11.2)
)
X
si ci = aj cj alors δ(c1 , ..., ci , ..., cn ) =(11.3)
0
j6=i
Remarque :
i. multilinéaire veut donc dire linéaire par rapport aux facteurs.
admis
xj = xj1 e1 + xj2 e2
f (x1 , x2 ) = f (x11 e1 + x12 e2 , x21 e1 + x22 e2 = (x11 x22 − x12 x21 )f (e1 , e2 )
E de dimension 3
. et on trouve
f (x1 , x2 , x3 ) = (a11 (a22 a33 −a32 a23 )+a12 (−a21 a33 +a31 a23 )+a13 (a21 a32 −a22 a31 )f (e1 , e2 , e3 )
Soit
a11 a12
A=
a21 a22
On pose det(A) = a11 a22 − a12 a21 .
Soit
a11 a12 a13
A = a21 a22 a23
a31 a32 a33
On pose det(A) = a11 (a22 a33 − a32 a23 ) − a12 (a21 a33 − a31 a22 ) + a13 (a21 a32 −
a31 a22 ).
Cela implique les propriétés suivantes (qui sont les mêmes pour les co-
lonnes) qui nous faciliteront le calcul des déterminants :
i. si la matrice a deux lignes égalent, le déterminant est nul.
ii. si on échange deux lignes de la matrice, le déterminant change de signe.
iii. Le déterminant est non nul si et seulement si les vecteurs lignes sont
indépendants.
iv. Si on ajoute à une ligne une combinaison linéaire des autres lignes, le
déterminant ne change pas.
Calcul des déterminants Grâce aux propriétés précédentes, le calcul
des déterminants est rendu plus simple :
6 3 2 2 3 6 2 3 6
det(A) = 5 2 2 =− 2 2 5 = − 0 −1 −1
4 2 2 2 2 4 0 −1 −2
Cela vient du fait que det(In ) = 1 et qu’on ne peut jamais diviser par 0.
Chapitre 11. Déterminant et inversion des matrices 103
det(A)
.
Exemple
1 0 1
2 1 5
Les vecteurs v1 = 3 , v2 = 2 , v3 =
9 forment une
3 4 −2
5 0 0
5
famille libre de R car dans la matrice associée on a un mineur de rang 3 :
1 0 1
2 1 5
A=
3 2 9
3 4 −2
5 0 0
Théorème 11.13. Le rang d’une matrice A est l’ordre maximal des mi-
neurs non nuls extraits de A.
Chapitre 12
Feuille Td 4
Exercice 1
Soit A un endomorphisme d’ev de dimension finie. Montrer que les condi-
tions sont équivalentes :
i. detA 6= 0
ii. A est injectif
iii. A est surjectif
iv. A est bijectif
v. Ker(A) = {0}
Exercice 2
Soient a = (a1 , a − 2) et b = (b1 , b2 ) des vecteurs de R2 . Montrer que l’aire
du parallélogramme
engendré par a et b est égale au déterminant de la
a1 b 1
matrice . Démontrer l’énoncé analogue dans R3 sur le volume
a2 b 2
d’un parallélotope engendré par trois vecteurs.
Exercice 3
Calculer les déterminants suivants :
4 −3 5 0 x z 1 x x2
3 −2 8 , −x 0 y 1 y y2
1 −7 −5 −z −y 0 1 z z2
107
108 Calcul matriciel
1 1 1 1 6 −5 8 4
1 −1 1 1 9 7 5 2
, ,
1 1 −1 1 7 5 3 7
1 1 1 −1 −4 8 −8 −3
Exercice 4
Calculer les inverses des matrices suivantes :
1 x z 2 7 3
a b 2 1
( a 6= 0 0 1 y 3 9 4
0 1 1 1
0 0 1 1 5 3
Exercice 5
1 1 0 1 x1 1
2 1 1 1 x2 ; C1 = 0 et C2 =
Soient B =
1 ; X =
1 0 0 x3 1
1 3 −2 1 x4 1
2
4
2
2
i. Calculer le rang de B.
ii. Déterminer les solutions de BX = C1
iii. Déterminer les solutions de BX = C2
Exercice 6
Les vecteurs v1 = (1, 0, 0, 2, 5), v2 = (0, 0, 1, 4, 7), v3 = (0, 1, 0, 3, 4) et
v4 = (2, −3, 4, 11, 12) sont-ils indépendants dans R5 ?
Exercice 7
Pour quelles valeurs de λ et µ les vecteurs (2, µ, 1), (λ, 0, 1), (µ, λ, 0) forment
ils une base de R3 .
Chapitre 12. Feuille Td 4 109
Exercice 8
Soit A ∈ Mn (K) et λ ∈ K.
Montrer l’équivalence :
Exercice 9
Calculer le déterminant de la matrice qui représente dans la base cano-
nique de R3 la projectio f sur le plan x − y + 5z = 0 parallèlement à
la droite x = y = z suivie de laprojection g sur le plan x + y + z = 0
parallèlement à la droite x = y = −5z.
Exercice 10
Pour quelles valeurs de a ∈ R la matrice
1 1 1
1 2 4 ∈ M3 (R)
1 3 a
1 Déterminants et inversion
Exercice 5 : Calculer les déterminants suivants :
1 0 2 1 0 6 1 0 0
2 3
, 3 4 5 , 3 4 15 , 2 3 5
−1 4
5 6 7 5 6 21 4 1 3
2 4 1 3 1 0 −1 0
9 9 8
−1 −2 1 0 0 −1 1 0
, 25 75 −30 ,
0 0 2 2 0 0 −1 1
5 15 −6
3 6 2 5 1 −1 −1 1
110 Calcul matriciel
ϕ(e1 ) = e1 +2e2 +2e3 , ϕ(e2 ) = 3e1 +4e2 +6e3 , ϕ(e3 ) = 5e1 +62 +9e3 .
Solutions de la feuille 4
Exercice 1
On montre d’abord que
.
Rappel : On a dimE = dim(Ker(A)) + rgA.
111
112 Calcul matriciel
d’où det(A) 6= 0.
Exercice 2
Soit A le parallélogramme engendré par (a, b). Soit A l’aire de A. Alors
A = ||a|| ∗ h où ||a|| est la longueur du vecteur a. Or h = ||b||sin(α) Donc
A = ||a|| ∗ h = ||a||||b||sin(α).
D’autre part on a (rappel) ||a ∧ b|| = ||a||||b||sin(α).
3
aet b dans
Ecrivons R (pour
pouvoir faire le produit vectoriel). On a
a1 b1
a = a2 et b = b2 .
0 0
0 0
Alors a ∧ b = 0 = 0 .
a1 b 2 − a2 b 1 det(a, b)
donc ||a ∧ b|| = |det(a, b)|.
(On pouvait aussi montrer que l’aire était une forme bilinéaire alternée
telle que l’aire engendrée par (e1 , e2 ) égalait 1. Alors par une proposition
du cours l’aire est égale au déterminant.
Chapitre 13. Solutions de la feuille 4 113
Or
a1 b1 a2 b 3 − a3 b 2
a ∧ b = a2 ∧ b 2 = a3 b 1 − a1 b 3
a3 b3 a1 b 2 − a2 b 1
et
c.a ∧ b = c1 (a2 b3 − a3 b2 ) + c2 (a3 b1 − a1 b3 ) + c3 (a1 b2 − a2 b1 )
donc le volume égale
c 1 a1 b 1
det c2 a2 b2 = |det(c, a, b)| = |det(a, b, c)|
c 3 a3 b 3
Exercice 3
Pour trouver les déterminants sans trop faire de calculs, on “met “ le plus
de 0 possible dans la matrice (c est à dire que l’on ajoute des combinai-
sons linéaires à un ligne des autres lignes (resp. aux colonnes) avant de
développer.
4 −3 5 0 6 2
3 −2 8 = 0 19 23 = 1 ∗ (6 ∗ 23 − 19 ∗ 2) = 138 − 38 = 100
1 −7 −5 1 −7 −5
1 1 1 1 1 0 0 0
−2 0 0
1 −1 1 1 1 −2 0 0
= =1∗ 0 −2 0 = −8
1 1 −1 1 1 0 −2 0
0 0 −2
1 1 1 −1 1 0 0 −2
114 Calcul matriciel
0 x
0 x z
−x y z
−x 0 y = −x +z = −x(yz) + z(xy) = 0
−z 0 −x 0
−z −y 0
−z −y
De manière générale si une matrice est antisymétrique alors son détermi-
nant sera nul.
1 x x2 1 x x2
1 y y2 = 0 y − x (y − x)(y + x)
1 z z2 0 z − x (z − x)(z + x)
= 1 ∗ ((y − x)(z − x)(z + x) − (z − x)(y − x)(y + x)) = (y − x)(z − x)(z − y)
6 −5 8 4 6 3 8 4 6 3 −4 4
9 7 5 2 9 12 5 2 9 12 −13 2
= =
7 5 3 7 7 8 3 7 7 8 −11 7
−4 8 −8 −3 −4 0 −8 −3 −4 0 0 −3
3 −4 4 6 3 −4
= −(−4) 12 −13 2 − 3 9 12 −13
8 −11 7 7 8 −11
6 3 −4 0 3 −4
Or 9 12 −13 = −15 12 −13 = −3(15 ∗ 11 − 9 ∗ 13) − 4(−15 ∗
7 8 −11 −9 8 −11
8 + 9 ∗ 12) = −96
3 −4 4 3 0 4
et 12 −13 2 = 12 −113 2 = 3 ∗ (−11 ∗ 7 + 4 ∗ 2) + 4(−4 ∗ 12 +
8 −11 7 8 −4 7
8 ∗ 11) = −47
Alors le déterminant demandé est 100.
Exercice 4
La première méthode que l’on a vu pour inverser une matrice était de
résoudre un système A.(x1 , ..., xn ) = (x01 ..., x0n ) avec invonnues x1 , ..., xn .
Chapitre 13. Solutions de la feuille 4 115
t
Ici on va utiliser la formule A−1 = det(A)
1
com(A). On commence bien sur
par caluler les déterminant pour vérifier qu ils sont non nuls.
a b
• A1 = et a 6= 0
0 1
On a det(A1 ) = a 6= 0 donc on peut inverser. On commence par les cofac-
teurs :
Alors
t 1 −b
com(A1 ) =
0 a
et donc
1 1
−1 a −b
A = a
0 a
1 x z
• A2 = 0 1 y
0 0 1
116 Calcul matriciel
Alors
1 −x xy − z
A−1
2 = 0 1 −y
0 0 1
2 1
• A3 =
1 1
On a det(A3 ) = 2 − 1 = 1 donc on peut inverser.
−1 1 −1
A3 =
−1 2
2 7 3
• A4 = 3 9 4
1 5 3
Chapitre 13. Solutions de la feuille 4 117
−7 2 −1
On a det(A3 ) = −3 et A−1
4 = −1
3
5 −1 −1 .
−2 1 −3
Exercice 5
1 1 0 1
2 1 1 1
B=
1
1 0 0
1 3 −2 1
1)Le rang de B est le plus grand déterminant non nul que l’on peut ex-
1 1
traire. On a = −1 6= 0 donc rg(B) > 2.
2 1
On cherche maintenant un mineur d’ordre 3 :
1 0 1
1 1 1 = −1 6= 0 donc rg(B) > 3.
1 0 0
Or det(B) = 0 donc rg(B) = 3.
BX = C1 équivaut au système :
x1 + x2 + x4 = 1
2x1 + x2 + x3 + x4 = 0
x1 + x2 = 0
x1 + 3x2 − 2x3 + x4 = 1
ce qui équivaut à :
x2 = −x1
x4 = 1
x1 + x3 = −1
−2x1 − 2x3 = 0
3) BX = C2 équivaut au système :
x1 + x2 + x4 = 2
2x1 + x2 + x3 + x4 = 4
x1 + x2 = 2
x1 + 3x2 − 2x3 + x4 = 2
ce qui équivaut à :
x2 + x1 = 2
x4 = 0
x1 + x3 = 2
2x2 − 2x3 = 0
Exercice 6
Les quatre vecteurs v1 = (1, 0, 0, 2, 5), v2 = (0, 0, 1, 4, 7), v3 = (0, 1, 0, 3, 4)
et v4 = (2, −3, 4, 11, 12) sont indépendants ssi on peut extraire un mineur
de rang 4 de la matrice A dont les colonnes sont ces vecteurs (ssi rg(A) =
4).
1 0 0 2
0 0 1 −3
A= 0 1 0 4
2 4 3 11
5 7 4 12
Or
1 0 0 2
0 0 1 −3
= −8
0 1 0 4
2 4 3 11
donc la famille est libre.
Exercice 7
Les vecteurs (2, µ, 1), (λ, 0, 1), (µ, λ, 0) forment une base de R3 si et seule-
ment si ils forment une famille libre (en effet on a trois vecteurs donc si ils
Chapitre 13. Solutions de la feuille 4 119
Exercice 8
λ racine de p(x) = det(A−xIn ) <=> à det(A−λIn ) = 0 <=> A−λIn n’est
pas bijective, en particuler elle n’est pas injective <=> Ker(A − λIn ) 6= 0
<=> il existe u 6= 0 tel que (A − λIn )(u) = 0. ceci équivaut bien sur à ce
qu’ il existe u 6= 0 tel que Au = λu.
Exercice 9
On veut le déterminant de l’application composée gof . La matrice associée
à cette application est le produit des matrices associees à f et g respecti-
vement : Mgof = Mg ∗ Mf et le déterminant le produit des deux.
Or l’application f est une projection sur un plan parallélement à une
droite. En particulier tous les points situés sur cette droite seront tous
envoyés sur (0, 0, 0). Donc l’application n’est pas injective, ce qui im-
plique que son déterminant est nul. (C’est le même argument pour g)
donc det(Mgof = 0.
Exercice 10
Pour que la matrice A soit inversible il faut que son déterminant soit non
nul. on va donc calculer ce déterminant :
1 1 1 1 1 1
det(A) = 1 2 4 = 0 1 3 =a−1−6=a−7
1 3 a 0 2 a−1
120 Calcul matriciel
Exercice 11
2 3
= 2 ∗ 4 + 3 = 11
−1 4
1 0 2 1 0 2
3 4 5 = 0 4 −1 = −6
5 6 7 0 6 −3
Pour la troisième matrice, on remarque que la troisième colonne vaut
trois fois la troisieme colonne de la deuxieme matrice et que le reste est
identique, alors le déterminant est multiplié par trois :
1 0 6
3 4 15 = −18
5 6 21
1 0 0
2 3 5 =9−5=4
4 1 3
Exercice 12
Les trois déterminant sont nuls car :
i. La deuxième colonne vaut deux fois la première colonne
Chapitre 13. Solutions de la feuille 4 121
Exercice 13
La matrice représentant ϕ dans la base = {e1 , e2 , e3 } est telle que ses
colonnes sont l image des vecteurs de base exprimés dans la base de l’espace
d arrivée (qui est la même que celle de départ dans ce cas ci). On obtient
alors :
1 3 5
2 4 6
2 6 9
Pour montrer que ϕ est inversible il suffit de montrer que le déterminant
de la matrice représentant cette application est non nul. On a :
1 3 5
2 4 6 =2
2 6 9
donc ϕ est inversible. On calcule son inverse en utilisant la formule avec
les cofacteurs et on trouve :
3
0 2
−1
M (φ)−1 = −3 − 12 2
2 0 −1
Résolution d’équations
différentielles
1 Diagonalisation
123
124 Calcul matriciel
u : E −→ E
x −→ Ax
On conserve ces définitions pour une matrice (toute matrice A est asociée
à un endomorphisme
u : E −→ E
x −→ Ax
).
Exemple 1 :
−2 1
A=
1 −2
Alors P (x) = x2 + 4x + 3. Les racines de P sont −1 et −3. Ce sont aussi
les valeurs propres de A.
λ = −3 :
E−3 = Ker(A + 3I2 ) = {(x, y)/A(x, y) = −3(x, y)}
on
doit résoudre :
x+y =0
x+y =0
On a deux fois la même équation.
Donc E−3 = {(x, y)/x = −y} = vect((1, −1)).
i. P (x) est scindé dans K (i.e. on peut l’écrire comme produit de (x−λ) :
P (x) = (−1)n (x − λ1 )α1 ...(x − λp )αp avec λi ∈ K et α1 + ... + αp = n)
ii. Pour chaque valeur propre λi de multiplicité αi on a dim(Eλi ) = αi .
Exemple :
−1 1 0
A = 0 −1 1
1 0 −1
Le polynome caractéristique associé à A est P (x) = −x(x2 + 3x + 3).
Dans R ce polynome n’est pas scindé (i.e. x2 + 3x + 3 n’a pas de racines
réelles) donc A n’est pas diagonalisable dans R. Mais elle l’est dans C
(tout polynome à coefficient réels est scindé dans C).On a :
0 0√ 0
−3+ 3i
DA = 0 2
0√
−3− 3i
0 0 2
Remarque : une valeur propre peut être nulle, mais jamais une vecteur
propre : une famille de vecteurs contenant un vecteur nul ne peut être
libre donc ne peut être une base.
2 Application de la diagonalisation
On va appliquer la diagonalisation tout d’abord au calcul des la puissance
d’une matrice puis à la résolution de système d’équations différentielles
linéaires.
128 Calcul matriciel
Ak = P Dk P −1
Y 0 = P −1 AX = P −1 AP P −1 X = DY
AX = B avec A = (aij ).
conséquences directes :
i. si n > m la famille A1 , ..., An n’est pas libre dans Rm , il n’y a jamais
unicité des solutions.
ii. si m > n si A est fixé, il existera toujours des second membres B pour
lequel il n’y aura pas de solutions.
– xn = det((Adet(A)
1 ,A2 ,...,B))
b) Cas général
Feuille Td 5
A : Diagonalisation
Exercice 1
Calculer les polynomes caractéristique et minimal des endomorphismes
représentées par les matrices qui suivent. Calculer les vecteurs propres et
sous espaces propres quand cela est possible. Donner la matrice de passage
P telle que D = P −1 AP où D est diagonale (quand cela est possible.
1 0 2
i. 0 1 3
−2 2 0
−4 0 −2
ii. 0 1 0
5 1 3
2 1
iii. K=RouC
−5 −2
Exercice 2
Soit
1 −1
A=
2 4
i. Diagonaliser A.
ii. Calculer Ak
133
134 Calcul matriciel
Exercice 3
Soit le système
dx
dt
=x −y
dy
dt
= 2x + 4y
i. Ecrire le système sous forme matricielle.
ii. Diagonaliser la matrice trouvée en 1).
iii. Résoudre le système.
Exercice 5
Eventuellement résoudre le système suivant :
x−y−z =1
2x + 2y − 3z = 0
x + 2y − z = 0
4x + 3y − 5z = 1