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Guide Complet InDesign CS3 PAO

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InDesign_CS3_prune 22/05/08 17:28 Page 1

P. Labbe
Auteur de nombreux livres sur Photoshop, Illustrator, InDesign et XPress, Pierre Labbe
([email protected] ; http://pierrelabbe.com) est l’un des formateurs les plus réputés
dans le monde de l’infographie. Il participe également au site Wisibility.com, blog de forma-
tion en ligne sur Photoshop et les logiciels des métiers de l’image, qui présente gratuitement
des trucs et astuces sous forme de séquences vidéo.

Le livre de référence sur InDesign CS3


Véritable mine de conseils pratiques et d’astuces de travail, cet ouvrage richement illustré dresse un panorama
complet d’InDesign CS3, des acquis fondamentaux aux techniques les plus avancées. Couvrant toutes les
nouveautés de cette version CS3, il conduit le lecteur de la prise en main du logiciel jusqu’à la maîtrise de ses
fonctions les plus pointues. Nourri par la très grande expérience de l’auteur, cet ouvrage constitue un excellent
manuel d’apprentissage pour les graphistes et maquettistes débutants comme pour les professionnels.

InDesign CS3
Au sommaire
L’interface d’InDesign • Outils et palettes • Environnement de travail • Gestion du travail • La démarche
de travail • Version Cue : la gestion de fichiers • Mise en place du document • Travail avec des calques •
Gestion des objets • Dessin des objets • Remplissage des blocs • Manipulations d’objets • Traitements
particuliers • Objets ancrés • Enrichissements des objets et styles d’objet • Colorations • Transparence
et effets • Styles d’objet • Gestion du texte • Saisie d’un texte • Position d’un texte • Importation d’un
texte • Chaînages • Textes en colonnes • Textes sur des tracés • Gestion des images • Types d’images •
Préparation des images • Importations et traitements d’images • La typographie dans InDesign •
Caractères • Inclinaison • Styles de caractère • Attributs de paragraphe • Listes • Composition des textes
• Lettrines • Filets de paragraphe • Travail des textes tabulés • Tableaux • Styles de paragraphe • Fonction
Rechercher/Remplacer • Vérification de l’orthographe • Les habillages • Habillage d’un objet • Habillages
particuliers • Gestion des pages et des fichiers • Gabarits • Variables de texte • Numérotation des pages
• Notes • Transferts entre documents • Bibliothèque • Distribution des fichiers • Préparation pour
l’impression • Impression d’un document • Exportations.

P i e r r e L a b b e

Sur le site www.editions-eyrolles.com


• Téléchargez le code source des exemples du livre
• Dialoguez avec l’auteur Conception Nord Compo
ISBN : 978-2-212-12351-7
Code éditeur : G12351

9 782212 123517

To u t e n
39,90 €
co u le u rs !
InDesignCS3_Titre 19/05/08
InDesignCS3_Titre
InDesignCS3_Titre 19/05/08 15:29
19/05/08 15:29 Page
15:29 Page111
Page

PP i i ee rr rr ee LL aa bb bb ee
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

P. Labbe. – Photoshop CS3. Pour PC et Mac.


N°12121, 2008, 530 pages.

E. Canivet. – InDesign. De la créa à l’exé.


N°12122, 2008, 228 pages.

P. Prévôt, K. Izoulet. – Réaliser un magazine avec InDesign et Photoshop.


N°12024, 2007, 200 pages.

M. Lavant. – XPress en production.


N°12111, 2007, 242 pages.

D. Dabner. – Maquette et mise en pages.


N°11795, 2006, 128 pages.

D. Dabner. – Création graphique.


N°11566, 2005, 190 pages.

C. De Jong, A. W. Purvis. – Créations typographiques.


N°11937, 2007, 400 pages.

W. Hill. – Le langage de la typographique.


N°11659, 2006, 192 pages.

K. Cheng. – Design typographique.


N°11745, 2006, 232 pages.

P. Prévôt, K. Izoulet. – De la préparation de copie à la mise en pages.


N°11798, 2006, 64 pages.

P. Prévôt, F. Rocher. – Techniques d’impression.


N°11797, 2006, 96 pages.

J. Peters. – Fabrication du document imprimé.


N°11509, 2006, 280 pages.

K. Johansson, P. Lundberg, R. Ryberg. – La chaîne graphique.


N°11336, 2004, 340 pages.

T. Buanic. – Le PDF pour le prépresse. Acrobat 8 et 7.


N°12087, 256 pages. À paraître.

P. Evans. – PLV – Publicité – Packaging.


N°12017, 264 pages.

P. Prévôt, F. Rocher. – Techniques d’impression.


N°11797, 2006, 96 pages.

P. Prévôt, K. Izoulet. – De la préparation de copie à la mise en pages.


N°11797, 2006, 64 pages.
PP i i ee r r r r ee LL aa bb bb ee
ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com

Le code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à
usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les
établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité
même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui
menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le
présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du
Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2008, ISBN : 978-2-212-12351-7
Tous mes remerciements à
Madame Stéphanie Saïssay d’Adobe Systems France
Monsieur Denis-Pierre Guidot d’Adobe Systems France
Monsieur Stéphane Baril d’Adobe Systems France

Pour ses conseils et sa collaboration à ce livre par une relecture


attentive et efficace, je remercie tout particulièrement
Monsieur Yves Chatain ([email protected])
formateur sur les logiciels de la Creative Suite.

Yves Chatain et moi-même sommes membres de l’équipe de wisibility.com,


le (meilleur) site gratuit d’astuces et de formation en ligne sur les logiciels de la
Creative Suite.

Certaines photos de ce livre m’ont été fournies par


Monsieur Adrien Labbe, je l’en remercie vivement.
I N D ESIGN CS3

Avertissement Mac et Windows

I
nDesign fonctionne sur les environnements Windows et
Macintosh. Les différences de fonctionnement entre les deux
plates-formes sont uniquement dues aux environnements
respectifs. Ce livre ayant été écrit sur Macintosh (avec
InDesign, bien sûr), la majorité des copies d’écran a été réalisée sur
cette plate-forme. Les raccourcis clavier (personnalisables) sont indi-
qués d’abord pour Mac puis, entre crochets […], pour Windows.

De nombreux menus contextuels sont disponibles ; ils nécessitent le


bouton droit de la souris. Sur Macintosh, si vous n’avez pas encore
investi dans une souris à deux boutons et une molette (fort utile pour
le déplacement dans la page), vous pouvez dérouler ces menus en
enfonçant la touche ctrl.

Quelques précisions sur la terminologie employée dans cet ouvrage :


cliquer signifie appuyer d’un coup sec sur le bouton de la souris et
glisser signifie maintenir enfoncé le bouton tout en déplaçant la
souris. Le tableau ci-dessous indique les conventions utilisées pour
désigner les touches des claviers Mac et Windows.

Touche Mac Aspect Touche PC Aspect

Commande
¢ Contrôle Ctrl
ou

Option (alt) ∏ Alt Alt

Majuscule Ó Shift ou Ó Ó ou Ó

Cette touche n’existe pas,


Contrôle ctrl
on utilise le clic droit.

Dernier point à signaler : dans certains paragraphes, des encadrés gris pré-
senteront une remarque, une note, une astuce de travail ou un conseil. De
plus, l’icône parfois présente dans la marge, signale une nouveauté de
la version CS3.

2
TABLE DES MATIÈRES

Introduction

C
e livre dresse un panorama complet d’InDesign mais
principalement dans une optique PAO. Il vous montrera
qu’associé à Photoshop, Illustrator et Bridge, ce logiciel
est incontournable dans le domaine de la mise en pages.
La version CS3 s’est enrichie de nombreuses nouveautés qui facilite-
ront votre travail aussi bien dans la gestion des blocs (avec les effets,
la gestion de la transparence et des importations) que dans celle des
textes (avec les styles de tableau, de cellule, de liste ou des variables
de texte). Elles seront développées tout au long de cet ouvrage et
accompagnées de nombreuses astuces de travail.

Ce livre a pour but de vous proposer des méthodes et des techniques


pour préparer vos travaux en vue de les publier principalement sur
papier (document imprimé), mais également sur le Web ou tout
autre réseau (sous forme de document PDF), depuis la préparation
des éléments jusqu’à leur mise en place dans le document prêt à être
publié. Les utilisations conjointes à d’autres logiciels sont indiquées
et exploitées tout au long du livre.

Vous pouvez m’écrire pour me poser des questions sur ce logiciel


à l’adresse suivante : [email protected], ou découvrir sur
wisibility.com les dernières astuces trouvées.

Et maintenant bonne lecture !


Pierre Labbe

3
TABLE DES MATIÈRES

Table des matières

1 L’interface d’InDesign Les retouches de tracés.......................................................55

Les outils et les palettes 9 Le remplissage des blocs 57


Les outils ..................................................................................... 9 Le remplissage par importation.......................................57
Les palettes ..............................................................................13 Le placement depuis Bridge .............................................59
Le collage d’une image ou d’un texte dans un bloc 59
L’environnement de travail 22 Le placement dans plusieurs blocs .................................59
La personnalisation de l’espace de travail....................22 Le texte de substitution ......................................................59
La personnalisation des raccourcis .................................24
La gestion de l’affichage .....................................................25 Les manipulations d’objets 60
Les sélections ..........................................................................60
2 La gestion du travail Les déplacements .................................................................63
Les copies .................................................................................65
La démarche de travail 27 Les transformations ..............................................................66
De la maquette à la distribution ......................................27
Les enregistrements et annulations ...............................28 Les traitements particuliers 71
Les combinaisons Pathfinder ............................................71
Version Cue : la gestion de fichiers 29
Les groupes d’objets ............................................................74
La description de Version Cue ..........................................29 Les alignements et les répartitions d’objets ................75
Les projets avec Version Cue .............................................30
Les superpositions d’objets ...............................................76
La mise en place du document 35 Le verrouillage des blocs ....................................................76

La configuration du document ........................................35 Les objets ancrés 77


Les repères et les grilles ......................................................37 Le principe de l’ancrage dans un texte
Le travail avec des calques 41 et sa réalisation ......................................................................77
Les sélections et les traitements du bloc ancré..........79
La gestion des calques ........................................................41
La position de l’objet ancré................................................79
Le travail sur calques ............................................................42
Les imbrications d’objets ....................................................85
Les manipulations de calques ..........................................42

3 La gestion des objets 4 Les enrichissements des objets


et les styles d’objet
Le dessin des objets 45
Les colorations 87
Les types d’objets ..................................................................45
La création de blocs géométriques ................................45 L’affichage des couleurs ......................................................87
Le dessin à la plume .............................................................47 L’affectation d’attributs de coloration ...........................89
Le dessin au crayon ..............................................................49 La préparation d’une couleur ...........................................90
Le dessin de traits ou de filets ..........................................51 Les contours ............................................................................94
Les conversions de formes et de traits ..........................51 Les dégradés ...........................................................................98
Les blocs spéciaux.................................................................52 Les transferts d’attributs de couleurs.......................... 101

5
I N D ESIGN CS3

La transparence et les effets 102 Les textes sur des tracés 147
La destination des réglages............................................ 102 La création de textes curvilignes .................................. 147
La transparence .................................................................. 103 Les chaînages de textes curvilignes ............................ 148
Les modes de fusion ......................................................... 106 La position du texte sur le tracé .................................... 149
Les effets ................................................................................ 108 Les colorations des textes curvilignes ........................ 149
Les effets de flou................................................................. 112
Les problèmes liés à la transparence .......................... 113 6 La gestion des images
Les styles d’objet 113 Les types d’images 151
L’intérêt des styles .............................................................. 113
Les images pixellisées (bitmap) .................................... 151
La préparation d’un style d’objet.................................. 113
Les images vectorielles .................................................... 152
L’affectation du style d’objet .......................................... 117
Les modifications d’un objet stylé ............................... 118 La préparation des images 152
La gestion des styles d’objet .......................................... 120
Les résolutions..................................................................... 152
Les formats d’images ........................................................ 153
5 La gestion du texte La préparation du détourage dans Photoshop ....... 157
Le profil ICC des images ................................................... 160
La saisie d’un texte 123
Le bloc de texte................................................................... 123 Les importations 161
La frappe au kilomètre ..................................................... 123 Les placements d’images ................................................ 161
L’insertion de signes particuliers .................................. 124 Les options d’importation............................................... 163
L’insertion d’un texte de substitution ......................... 127 L’affichage des images importées ................................ 169
Le Mode éditeur.................................................................. 127 Les liens avec le fichier externe ..................................... 169
Les sélections et les manipulations du texte ........... 128
Les traitements d’images 171
La position du texte 130
Les transformations ........................................................... 171
Les marges à l’intérieur du bloc .................................... 130
Les colorations .................................................................... 173
L’alignement vertical ......................................................... 131
Le masque de détourage ................................................ 174
Le décalage de la première ligne.................................. 131
Les options du bloc et les styles d’objet .................... 132
7 La typographie dans InDesign
Les importations de texte 133
Les préliminaires 179
Les importations et les liens ........................................... 133
Les méthodes de placement du texte importé....... 136 Les textes sélectionnés ou non ..................................... 179
L’automatisation avec les styles .................................... 180
Les chaînages 140
L’intérêt du chaînage......................................................... 140
Les caractères 180
La création d’un chaînage............................................... 141 Les attributs typographiques ........................................ 181
La modification d’un chaînage...................................... 142 La police................................................................................. 181
La rupture d’un chaînage ................................................ 142 Le corps ou la taille des caractères .............................. 182
L’interligne ............................................................................ 183
Les textes en colonnes 143 L’aspect des caractères ..................................................... 184
Le document multicolonnes .......................................... 143 Les approches...................................................................... 186
Les réglages de colonnes ................................................ 144 Le changement d’échelle ................................................ 187
Le travail dans une composition en colonnes ......... 147 Le décalage vertical ........................................................... 188

6
TABLE DES MATIÈRES

L’inclinaison .......................................................................... 188 Les tableaux 236


Les effets sur les textes curvilignes .............................. 188 L’obtention d’un tableau.................................................. 236
La rotation de lettres ......................................................... 189 Le remplissage du tableau .............................................. 238
La coloration d’un texte ................................................... 189 La sélection des éléments du tableau ........................ 242
La copie d’attributs de caractère .................................. 190 La gestion des éléments du tableau ........................... 243
L’aspect d’un tableau ........................................................ 248
Les styles de caractère 192
Les styles de cellule et de tableau ................................ 252
L’intérêt des styles de caractère .................................... 192 La gestion des styles de tableau ................................... 255
La préparation d’un style de caractère ....................... 192
L’affectation d’un style de caractère............................ 194 Les styles de paragraphe 261
La gestion des styles de caractère ............................... 195 L’intérêt des styles de paragraphe ............................... 261
Les modifications d’un texte stylé ............................... 198 La préparation d’un style de paragraphe .................. 261
L’utilisation des styles imbriqués .................................. 264
Les attributs de paragraphe 201 L’application classique d’un style de paragraphe .. 272
Les alignements horizontaux......................................... 201 L’application en cascade avec Style suivant ............. 275
Les retraits et alinéas ......................................................... 204 La gestion des styles de paragraphe........................... 279
Les modifications d’un texte stylé ............................... 281
Les listes 207
Le paramétrage des listes à puces et numérotées ..207 La fonction Rechercher/Remplacer 283
Les listes numérotées ....................................................... 207 Les réglages communs..................................................... 283
Les listes à puces................................................................. 209 Rechercher/Remplacer du texte ................................... 285
La conversion d’une liste ................................................. 210 Rechercher/Remplacer des expressions,
utilisation du GREP ............................................................ 287
La composition des textes 211 Rechercher/Remplacer des glyphes............................ 290
La composition verticale du texte................................ 211 Rechercher/Remplacer des objets ............................... 291
Les grilles de ligne de base ............................................. 214 Les utilisations de Rechercher/Remplacer ................ 291
La composition horizontale du texte .......................... 218
La vérification de l’orthographe 296
Les lettrines 223 La vérification classique ................................................... 296
Les différents types de lettrines .................................... 223 La vérification dynamique .............................................. 296
La vérification automatique ........................................... 296
La création d’une lettrine en saillie .............................. 223
La lettrine habillée au carré ............................................ 223
La lettrine par les styles imbriqués .............................. 224 8 Les habillages
Les lettrines spéciales de type bloc ............................. 226
L’habillage d’un objet 297
Les filets de paragraphe 228
Le principe de l’habillage ................................................ 297
La création d’un filet ......................................................... 228 Les réglages d’habillage .................................................. 297
Les réglages du filet........................................................... 228 Le bloc sans habillage....................................................... 298
Les utilisations et traitements des filets ..................... 230 Les habillages de blocs .................................................... 299
Les habillages de formes ................................................. 302
Le travail des textes tabulés 231 Le travail de l’habillage .................................................... 305
Les utilisations ..................................................................... 231
Les tabulations et les taquets ........................................ 231 Les habillages particuliers 307
La palette Tabulations ...................................................... 232 L’habillage par un tracé ajouté ...................................... 307

7
I N D ESIGN CS3

L’habillage et l’objet ancré .............................................. 308 Les transferts XPress vers InDesign.............................. 340
L’habillage et les gabarits ................................................ 309
La bibliothèque 342
9 La gestion des pages et des fichiers Le principe de la bibliothèque ...................................... 342
La création d’une bibliothèque..................................... 342
La gestion des pages 311 Le remplissage de la bibliothèque............................... 342
La palette Pages .................................................................. 311 L’utilisation de la bibliothèque ...................................... 343
L’affichage de pages .......................................................... 312 La gestion des fichiers 344
La création de pages ......................................................... 312
Les documents modèles.................................................. 344
La suppression de pages ................................................. 313
La fusion de données avec un fichier externe ......... 344
Le déplacement de pages ............................................... 314
La gestion de fichiers par la palette Livre .................. 348
Les configurations particulières.................................... 314
Les listes ou tables des matières ................................... 351
Les gabarits 315 L’index..................................................................................... 359
Le principe du gabarit ...................................................... 315
La préparation d’un gabarit ........................................... 315 10 La distribution des fichiers
L’application d’un autre gabarit .................................... 319
La préparation pour l’impression 365
Les manipulations dans les pages courantes........... 319
Les modifications dans le gabarit................................. 322 L’aplatissement des transparences .............................. 365
La création d’un nouveau gabarit ................................ 323 Les recouvrements et les surimpressions.................. 367
La copie et la suppression d’un gabarit ..................... 324 La gestion des encres ....................................................... 370
La préparation des fichiers pour le flasheur ............. 371
Les variables de texte 325
L’impression d’un document 373
Le principe de la variable de texte ............................... 325
Les options générales d’impression ............................ 373
Les types de variable de texte ....................................... 325
Les options de format ....................................................... 373
La gestion des variables de texte ................................. 327
Les repères et les fonds perdus ..................................... 374
La numérotation des pages 331 Les options de sortie ......................................................... 374
Les options graphiques.................................................... 375
Le principe de la numérotation .................................... 331
Les options de gestion des couleurs ........................... 376
La modification de la pagination.................................. 332
Les options de la rubrique Avancé .............................. 376
Les notes 333 Les fichiers PostScript ....................................................... 377
Les impressions prédéfinies ........................................... 377
Les notes éditoriales.......................................................... 333
Les notes de renvoi entre pages ................................... 334 Les exportations 378
Les notes de bas de page ................................................ 335
L’exportation au format EPS ........................................... 378
Les transferts entre documents 340 L’exportation en PDF ......................................................... 378
Le transfert d’objets ........................................................... 340
Le transfert de pages ........................................................ 340 Index 385 à 395

8
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

1 L’interface d’InDesign

Les outils et les palettes


Les outils
La palette Outils d’InDesign présente des similitudes avec Certains outils sont masqués et deviennent accessibles
celles de Photoshop et d’Illustrator. Les outils se répartissent lorsqu’on clique sur les outils de la palette dont l’angle
en plusieurs catégories : outils de sélection, outils de dessin inférieur droit contient un petit triangle ou lorsqu’on tape
(coloriage, retouche, tampon…), outils texte, outils de ges- plusieurs fois une lettre associée à l’outil avec la touche Ó
tion de l’écran… (comme dans Photoshop et Illustrator). Les pages qui sui-
vent proposent une description rapide des différents outils.

La palette Outils sur une colonne.

V Sé
Sélection.
ÓA Position /Sélection directe A .
P Plu
Plume / = Plume +
Pl / _ Plume – / ÓC Conversion .
ÓT Texte curviligne /Texte T .
N Cra
Crayon/Arrondi /Gomme .
Trait § .
F Bl
Blo
Bloc rectangulaire /Bloc elliptique /Bloc polygonal .
Polygone /Ellipse /Rectangle M .
B Bou
Bouton.
Ciseaux C .
R Rot
Rotation.
O Déformation /Mise à l’échelle S .
G Dé
Dégradé/ ÓG Contour progressif dégradé .
Transformation manuelle E .
N e.
Not
Note.
K Mesure /Pipette I .
H Ma
Main (ou défilement).
Loupe (ou Zoom) Z .
ÓX Permuter les couleurs.
Couleur par défaut D .
X Fon
Fond et Contour.
Mise en forme appliquée au conteneur ou au texte
W Normal/Aperçu/Fond
No perdu/Ligne-bloc.
La couleur , /Le dégradé . /Appliquer Sans / .

9
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Outils Icône Activation Utilisation


O UTILS DE SÉLECTION : trois outils permettent la réalisation de sélection. Le choix dépend du traitement à effectuer.
C’est l’outil de mise en page. L’outil Flèche noire permet la sélection de bloc
Sélection V ou de groupe de blocs. Cet outil est utile pour les traitements d’un bloc
entier (importation, déplacement, déformation…).

ASTUCE Le raccourci V (et bien d’autres) peut avantageusement être remplacé


par une touche de fonction ( F1, par exemple) ; nous en reparlerons plus loin.

C’est l’outil de traitement ou de modification. L’outil Flèche blanche permet


la sélection et la manipulation de points de construction du bloc — appelés
Sélection directe A
aussi points d’ancrage du tracé —, ainsi que le traitement du contenu du bloc
(déplacement, transformation…).
Cet outil possède deux fonctions. S’il est sur une image, il se transforme en outil
Main et permet d’accéder directement au contenu du bloc, c’est-à-dire à l’image
Position ÓA pour la déplacer ou la recadrer. Avec un bloc de texte, il se transforme en point
d’insertion et permet le traitement du texte (une fois celui-ci sélectionné).
ASTUCE Par double-clic sur l’outil Position, on affiche une fenêtre qui permet
de régler le délai d’affichage de la partie masquée de l’image lors de son dépla-
cement ou recadrage.

O UTILS DE TEXTE
Cet outil permet de dessiner un bloc de texte mais également de sélectionner
Texte T
un texte en vue de le traiter.
Cet outil permet de placer un texte le long d’un tracé préalablement
Texte curviligne ÓT
sélectionné. Il permet également de gérer les textes curvilignes.
O UTILS DE DESSIN D’OBJET (TRACÉS DE B ÉZIERS) : pour créer un élément vectoriel d’aspect personnalisé.
Il permet de réaliser des tracés vectoriels de manière libre par glissement de
Crayon N
l’outil comme dans Illustrator. Il s’utilise également pour retoucher un tracé.

ASTUCE Par double-clic sur l’outil Crayon, on affiche sa fenêtre de réglages.

Il permet de réaliser des tracés vectoriels comportant des points d’ancrage.


Plume P Les tracés peuvent être rectilignes ou curvilignes, ou encore un mélange des
deux (son fonctionnement est le même que dans Illustrator ou Photoshop)
O UTILS DE RETOUCHE DE TRACÉS : on distingue deux catégories, ceux de type Crayon (Arrondi et Gomme) qui
agissent sur le tracé, et ceux de type Plume (Plume + ou – et Conversion) qui
agissent sur les points ou les tangentes.
Il permet d’adoucir les courbures d’un tracé par glissement de l’outil le long
Arrondi du tracé.

ASTUCE Par double-clic sur l’outil Arrondi, on affiche sa fenêtre de réglages.

10
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Outils Icône Activation Utilisation


Par glissement de cet outil sur une partie d’un tracé sélectionné on en
Gomme supprime une partie.
L’outil permet de scinder en deux un tracé ouvert ou « d’ouvrir » un tracé
Ciseaux C
fermé. Les deux points se trouvent alors superposés.
Lors de retouches de tracés, il est parfois nécessaire d’ajouter des points d’an-
Ajout de points =
crage, c’est le rôle de cet outil.

Suppression – Avec les tracés, cet outil est indispensable pour enlever un point inutile.
de points
Un tracé peut contenir différents types de points. Cet outil permettra les
Conversion de point ÓC
conversions, c’est-à-dire de passer d’un type de point à un autre.
ASTUCE En plaçant l’outil Plume sur le tracé on obtient directement l’outil
Plume + ; en le plaçant sur un point, on voit l’outil Plume –. Pour l’outil
Conversion, il faut enfoncer la touche ∏ [Alt].

O UTILS DE DESSIN GÉOMÉTRIQUE : pour créer un élément vectoriel d’aspect prédéfini.

Ils permettent de créer des rectangles (ou des carrés avec enfoncée). Avec
Bloc rectangle et F et ÓF le premier outil, l’objet n’a pas de contenu ; avec le second, on pourra y placer
et Rectangle un texte ou une image.

Ils permettent de créer une ellipse (ou un cercle avec Ó enfoncée). Comme les
Bloc elliptique et outils précédents, le premier outil crée une forme avec les attributs par défaut
et Ellipse alors que le second crée un objet dépourvu d’attribut (ni fond, ni contour).

Ils permettent d’obtenir un polygone régulier (avec ou sans contenu, comme


Bloc polygonal et et l’outil précédent). Par un double-clic sur ces outils, on affiche une fenêtre qui
Polygone permet de paramétrer le polygone, voire d’obtenir une étoile.
Il permet la création de ligne, filet ou flèche dont l’épaisseur et les
Trait §
caractéristiques se règlent dans la palette Contour.
ASTUCE Par double-clic sur l’outil Trait, on affiche la palette Contour.

Cet outil permet d’ajouter des éléments interactifs dans votre page. Les bou-
Bouton B tons deviennent actifs une fois le document exporté au format PDF puis ouvert
dans Acrobat.

O UTILS DE TRANSFORMATION
Il donne accès à l’ensemble des transformations suivantes. On passe de l’une
Transformation E à l’autre en utilisant certaines touches et en agissant sur certaines poignées
manuelle du cadre qui apparaît autour de la sélection.

Rotation R Il provoque la rotation manuelle ou paramétrée d’une sélection.


Il permet d’agrandir ou de réduire (par homothétie ou non) la taille de l’objet
Mise à l’échelle S
sélectionné.

Déformation O Il permet d’incliner l’objet sélectionné.

ASTUCE Par double-clic sur un des outils de transformation (Rotation, Mise à


l’échelle et Déformation), on affiche la fenêtre Transformation, dans laquelle
on peut paramétrer la modification.

11
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Outils Icône Activation Utilisation


O UTIL DE TRANSFERT
Cet outil a un double rôle. Par simple clic sur un élément, il prélève ses attributs
(de bloc, de couleurs ou typographiques dans le cas d’un texte) et devient
Pipette I
; il permet alors de les appliquer à d’autres objets en cliquant dessus ou en
glissant sur les lettres dans le cas d’un texte.

O UTIL DE « COLORATION »
Il permet de changer l’orientation et l’étalement d’un dégradé appliqué à un
Nuance de dégradé G
objet, ou de le répartir sur plusieurs objets.
ASTUCE Un double-clic sur l’outil affiche la palette Dégradé.

Contour progressif Cet outil permet de personnaliser le positionnement du dégradé qui définit
ÓG
dégradé un contour progressif sur le bloc.

ASTUCE Par double-clic sur l’outil, on affiche la fenêtre de gestion des effets
dans laquelle l’option Contour progressif dégradé est active.

Cet outil permet d’ajouter un message dans une fenêtre contextuelle de note.
Note N L’opération s’effectue par clic dans le texte avec l’outil Note ; la palette Note
apparaît alors automatiquement.
Il permet de déterminer la distance entre deux points ou de mesurer des
Mesure K angles. Les résultats sont visibles dans la palette Informations qui s’affiche
automatiquement.
O UTILS DE GESTION DE L’AFFICHAGE : se déplacer dans l’image agrandie et gérer son affichage.
Se déplacer dans l’écran pour afficher les zones cachées de l’image. Un double-
Main ou Défilement H
clic sur cet outil affiche le document Taille écran.
ASTUCE Il est possible de se déplacer dans le document en utilisant la molette
de la souris ; le déplacement est plus rapide avec la touche et devient hori-
zontal avec la touche ¢ [Ctrl].

Agrandir ou réduire le taux d’affichage du document (de 5 % à 4 000 %). Ce


Loupe ou Zoom Z taux est indiqué en bas à gauche de la fenêtre du document, ainsi que dans la
barre de titre. Un double-clic dans cet outil affiche le document à 100 %.

ASTUCE Si vous enfoncez ∏ [Alt] , il devient possible de zoomer dans la fenê-


tre directement avec la molette de la souris.

CASES D’ATTRIBUTS DE COULEUR ET D’APPLICATION D’ATTRIBUT


La case Fond : en haut à gauche est active par défaut, elle permet l’affectation
Fond X d’un attribut de dessin (couleur, dégradé) au fond du tracé ou du texte et
indique l’aspect de cet attribut.
La case Contour : elle est inactive par défaut. Elle passe au-dessus de la case
Contour X Fond quand elle est activée et permet alors l’affectation d’une couleur (ou un
dégradé) au contour du bloc ou d’un texte.
INFO. On passe de la case Fond active à la case Contour active (et récipro-
quement) en tapant X .

12
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Outils Icône Activation Utilisation


En cliquant sur cette icône on retrouve le noir comme couleur de contour et
Couleurs par défaut D
l’option Sans pour le fond.

Permuter Fond avec ÓX Cette icône permet d’inverser les couleurs entre le fond et le contour.
Contour
Cette icône indique si la mise en forme (coloration, contour…) affecte le bloc
Mise en forme ou le texte . Son aspect dépend de l’outil actif ; sa modification (chan-
du conteneur ou gement d’affectation) se réalise dans les palettes Couleur ou Nuancier par clic
ou du texte sur le T ( ) pour appliquer au texte, ou sur le carré ( ) pour appliquer au
bloc.
/ Cette option supprime les attributs du fond ou ceux du contour selon la case
Appliquer Sans (clavier num.) active (fond ou contour ) dans les palettes Outils, Couleur ou Nuancier.
Cette case Appliquer la couleur permet d’appliquer un aplat de couleur au
Appliquer la couleur , fond ou au contour (selon la case active). Un double-clic dans cet outil affiche
la palette Couleur en activant la première case de composition de la couleur.
La case Appliquer le dégradé permet d’affecter un dégradé à un fond ou à
Appliquer le dégradé un contour, ou d’en modifier les propriétés. Un double-clic dans cette case
affiche la palette Dégradé.

LES MODES D’APERÇU DU DOCUMENT


C’est l’affichage par défaut du document. Les repères et les contours des
Normal W
blocs sont visibles qu’ils soient ou non sélectionnés.
Avec cet affichage, tous les éléments hors de la page sont masqués par une
Aperçu W
zone grise. Les bords des blocs ne sont visibles que s’ils sont sélectionnés.
Cet affichage ressemble au précédent, mais l’aperçu de la page est agrandi
Fond perdu W
jusqu’aux limites des fonds perdus définis pour le document.
Aux fonds perdus s’ajoute l’espace défini par la ligne-bloc. Celui-ci constitue
Ligne-bloc W une zone dans laquelle s’écrivent des commentaires qui ne doivent pas appa-
raître sur la page.

INFO. Quand un outil présente un petit triangle en bas à Vous pouvez enregistrer leur position à un instant donné
de manière à restaurer l’espace de travail dans un état enre-
droite, c’est qu’il en cache d’autres. Vous pouvez accéder aux
gistré. Cette opération permet de n’afficher que certaines
autres outils par ∏ clic [Alt clic] sur l’outil affiché.
palettes à un stade du travail et d’autres lors d’une autre
phase de travail. L’opération s’effectue par le menu Fenêtre
et la commande Enregistrer l’espace de travail du sous-
menu Espace de travail.
Les palettes
Au clavier, vous pouvez afficher ou masquer les palettes.
L’AFFICHAGE DES PALETTES Pour les cacher toutes temporairement, tapez Tabulation
(attention de désélectionner tout texte) ; les palettes réap-
Le nombre de palettes affichées est variable. Les palettes paraissent en tapant de nouveau Tabulation († [Ÿ]). Pour
s’affichent (ou se cachent) avec le menu Fenêtre ou le cacher toutes les palettes sauf la palette Outils et la palette
menu Texte. Comme dans Photoshop ou Illustrator, par Contrôle, tapez Ó† [ÓŸ] (avec un outil Flèche actif).
défaut, quelques palettes sont disponibles, elles sont affi-
chées de manière réduite calées contre le bord droit de
l’écran. À l’opposé, on trouve la palette Outils (sur une ou A STUCE Vous pouvez modifier ces raccourcis (voir plus
deux colonnes). Quant à la palette Contrôle, elle se place loin), ou tapez systématiquement Ó¢A [ÓCtrl A] pour désé-
sous les menus de l’application. Si vous ouvrez toutes les lectionner et ainsi rendre utilisables † [Ÿ] ou Ó† [ÓŸ]
palettes pendant une séance, elles seront toutes ouvertes lorsque vous travaillez dans un texte sans faire apparaître
lors de la prochaine utilisation du programme. de caractère dans le texte.

13
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Nous allons passer en revue toutes les palettes avant d’étudier la palette Contrôle qui est une des plus importantes.

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)


LES PALETTES DE COLORATION

Couleur Cette palette permet, une fois le modèle colorimétrique choisi dans
son menu local (RVB, CMJN…), de définir une couleur ; celle-ci est
automatiquement affectée, selon la case activée dans la palette, au
F6 fond ou au contour de l’objet sélectionné. Si l’on réduit la taille de la
palette, on ne voit plus que la bande spectrale dans laquelle il est pos-
sible de prélever la couleur.

Contour C’est dans cette palette qu’on spécifie l’épaisseur du contour appliqué
au tracé ou au texte. Des options supplémentaires, que l’on affiche ou
masque par le menu local, permettent de paramétrer l’aspect du trait
F10
(extrémité, sommet, position, pointillé, flèche, etc.).
ou
¢F10
[Ctrl F10]

Dégradé La préparation ou la modification d’un dégradé se réalise dans cette


palette (elle s’utilise conjointement à la palette Couleur et/ou Nuancier).
Elle s’affiche par un double-clic sur l’outil Dégradé ; dans sa taille réduite,
la palette ne montre que la bande de dégradé.

Nuancier Cette palette peut renfermer quatre types d’échantillons ou nuances :


des nuances de couleurs quadrichromiques, des nuances de tons
directs, des nuances ou groupe d’encres mélangées et des nuances
F5 de dégradés. Des icônes, en bas de la palette, permettent de gérer les
échantillons (copie ou suppression) ou de filtrer l’affichage d’une caté-
gorie. C’est dans cette palette que sont stockés des couleurs ou des
dégradés. Lors de l’ajout d’une nouvelle couleur, un menu local donne
accès à d’autres nuanciers (tel que Pantone).

Effets On retrouve dans cette palette les réglages d’opacité et les modes de
fusion. Ils s’appliquent au fond du bloc ou à son contour ou encore à
son contenu. Une liste d’effets (du type de ceux de Photoshop) est
Ó¢F10 désormais accessible par cette palette ; parmi eux on trouve, l’ombre
[ÓCtrl F10] portée, les lueurs… ainsi que des options de contour progressif.

14
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)


G ESTION DU DOCUMENT : pages, calques, affichage (navigation).

Pages La gestion des pages s’effectue à partir de cette palette : affichage,


ajout, suppression, copie de pages, mais également préparation et
affectation de pages types (appelées gabarit). Selon le réglage de ses
F12 options, le contenu des pages peut être visible.
ou
¢F12
[Ctrl F12]

Calques Toute mise en page peut être décomposée en plusieurs feuilles de


travail (une pour les textes, une pour les photos…) que l’on superpose,
chacune d’elles constituant un calque. C’est la palette Calques qui
F7 permet de gérer cette superposition. Chaque calque peut être édité,
caché ou verrouillé, seul ou avec d’autres calques (comme dans Illus-
trator). Des icônes et un menu local vous permettront d’organiser votre
travail sur les calques : ajout de calque, suppression, options…

ATTENTION Pour les calques contenant des blocs d’image, choisissez judicieusement la couleur du calque
de manière à bien différencier la couleur du contour du bloc sélectionné de celle de l’image sélectionnée.

Navigation Cette palette, que l’on retrouve dans Photoshop et Illustrator, permet de
gérer l’affichage du document en continu, de 5 % jusqu’à 4 000 %, par
simple glissement du curseur et une fenêtre de positionnement, qui
peut afficher une ou toutes les pages du document grâce à son menu
local. Un rectangle rouge apparaît quand vous zoomez une partie d’un
document à une taille supérieure à celle de l’écran ; il indique la zone
affichée à l’écran, vous pouvez la déplacer pour en voir une autre.
L’affichage se gère également au clavier :
¢ = (ou +) [Ctrl =] pour zoomer ;
¢ – [Ctrl –] pour réduire ;
¢ & (ou 1) [Ctrl &] pour afficher à 100 % ou taille réelle. On obtient
ce résultat par double-clic sur l’outil Loupe ;
¢ à (ou 0) [Ctrl à] ajuster la page à la fenêtre (taille écran). On
obtient ce résultat par double-clic sur l’outil
Main ;
¢∏ à [Alt Ctrl à] pour ajuster la planche à la fenêtre ;
Ó∏ ¢ à [Ó Alt Ctrl à] pour voir la totalité de la planche de travail.
ASTUCE Il est possible d’ouvrir une seconde fenêtre du document (menu Fenêtre/Disposition/
Nouvelle fenêtre) et d’y visualiser une autre page ou la même avec un taux d’affichage différent.

G ESTIONS DES OBJETS : styles d’objet, habillage, liens…

Styles d’objet Cette palette présente des ressemblances de fonctionnement avec les
palettes Styles de paragraphe et Styles de caractère. On y prépare
des styles graphiques englobant tous les attributs que l’on peut affec-
¢F7 ter au bloc (couleur, contour, effets, habillage, etc.). L’application de
[Ctrl F7] style d’objet permettra d’automatiser la mise en forme des blocs.

15
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)

Habillage Cette palette comporte des icônes correspondant au placement du


de texte texte par rapport au bloc actif. Des valeurs et des menus locaux per-
mettront des réglages plus fins. Certains d’entre eux utiliseront des
éléments (couche ou tracé) préparés dans Photoshop.

La palette Contrôle (voir ci-dessous) reprend les habillages de base,


mais sans possibilité de réglage.

Liens Cette palette assure un lien entre l’image importée et son fichier
externe. Elle mémorise également les opérations effectuées (rotation,
mise à l’échelle…) afin de les répercuter sur la nouvelle image en cas de
Ó¢D
remplacement ou de mise à jour. Elle permet d’imbriquer l’image dans
[ÓCtrl D] le document pour que celle-ci ne soit plus liée à un fichier. Elle possède
les mêmes fonctions que la palette Liens d’Illustrator.

Informations Elle affiche des renseignements liés à la sélection. Par exemple, avec
un bloc de texte, la palette précise la composition : nombre de carac-
tères visibles et invisibles (débord de texte), de lignes… ; avec une
photo, la palette affiche sa taille, son format, sa résolution…

MISE EN PLACE ET TRAITEMENT DES OBJETS

Alignement Cette palette comprend trois lignes d’icônes (si les options sont affi-
chées). Celle du haut permet l’alignement d’objets selon des critères à
définir (verticalement, horizontalement…). Celle du milieu s’utilise avec
une sélection contenant plus de trois objets : elle permet de choisir
comment doivent se répartir les objets intermédiaires entre les deux
objets extrêmes. La troisième série, qui s’affiche par le menu local,
permet d’ajouter un espace entre les objets. Un menu pop-up permet
de choisir une référence pour l’alignement (aligner sur la sélection, sur
la page…).

Transformation La palette Transformation permet de changer la position, la taille,


l’orientation ou l’inclinaison d’une sélection (bloc ou contenu en fonc-
tion de l’outil de sélection actif) en choisissant un point de référence
dans l’enveloppe de cette sélection. Le menu local donne accès à des
rotations et à des symétries particulières. Cette palette n’est plus indis-
pensable car on retrouve toutes ses fonctions dans la palette Contrôle
quand un outil de sélection (outil Flèche…) est actif.

ASTUCE Si ∏ [Alt] est enfoncée lorsque vous validez une valeur, il y aura une copie de la sélection.

16
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)

Pathfinder Il s’agit d’une palette dans laquelle on retrouve les opérations de base
pour combiner les blocs entre eux (les combinaisons obtenues sont
définitives). Les icônes du bas de la palette permettent de convertir la
forme du bloc, d’ouvrir ou de fermer un tracé.

G ESTION DU TEXTE ET DES TABLEAUX

Caractère Tous les attributs de caractères se choisissent et s’appliquent à un


texte à partir de la palette Caractère. Celle-ci peut avoir deux dimen-
sions selon que l’on désire ou non modifier davantage d’attributs
¢T typographiques.
[Ctrl T]

ASTUCE La palette Paragraphe n’est plus indispensable ; en effet, on retrouve également l’ensemble
de ses fonctionnalités dans la palette Contrôle quand l’outil Texte est actif.

Paragraphe La gestion des paragraphes est très aisée à partir de la palette du


même nom. Ici aussi, par des clics multiples sur l’onglet, la palette peut
s’agrandir pour spécifier d’autres attributs que les retraits, alinéas ou
∏ ¢T alignements. Le menu local donne accès aux filets de paragraphe, ainsi
[Alt Ctrl T] qu’à de multiples options : justification, gestion de césures des lignes
et de mots, etc.

Tabulations Il s’agit d’une palette un peu particulière, que vous n’afficherez qu’à la
demande (en tapant Ó¢T [ÓCtrl T]). Elle vient se caler sur le bloc de
texte pour faciliter la gestion des tabulations.

Styles de Afin d’automatiser les tâches, il est possible (et même fortement
caractère conseillé) de préparer un ensemble d’attributs de caractères ou feuille
de style. Celui-ci s’applique à une sélection à partir de la palette Styles
ÓF11 de caractère (ou de la palette Contrôle). C’est également à partir de
celle-ci que le style peut être modifié.

INFO. Les listes de styles des palettes Styles de caractère ou Styles de paragraphe sont disponi-
bles dans la palette Contrôle. Des menus locaux permettent également de les gérer.

17
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)

Styles de La plupart des attributs de paragraphe (et de caractère) peuvent être


paragraphe regroupés dans un style qui s’appliquera à l’ensemble du paragraphe.
Ici aussi, les modifications sont possibles et directement répercutées
F11 sur les paragraphes stylés.

Tableau Dans cette palette, on trouve bon nombre de commandes qui figurent
dans le menu Tableau ou encore dans la palette Contrôle quand un
tableau est sélectionné. On y définit le nombre de lignes ou de colon-
Ó F9 nes, la taille des cellules du tableau et le positionnement du texte dans
ces cellules.

Styles de À l’aide de styles de cellule et de styles de paragraphe, vous pouvez


tableau élaborer un style de tableau. Il permettra de gérer l’aspect du tableau.

Styles de Comme pour les styles de paragraphe, vous pouvez désormais définir
cellule l’aspect d’une cellule d’un tableau ainsi que le style de paragraphe
appliqué à la saisie présente dans la cellule.

INFO. Les listes de styles des palettes Styles de cellule ou Styles de tableau sont disponibles dans
la palette Contrôle. Des menus locaux permettent également de les gérer.

Article C’est dans cette petite palette que l’on gère l’alignement optique des
marges en fonction du corps du texte. Cela permet de placer certaines
ponctuations hors de la justification du texte pour obtenir un pavé de
texte plus esthétique.

Glyphes Cette palette répertorie le dessin de tous les caractères des polices.
Il est possible d’ajouter à la palette des jeux de caractères correspon-
dants à certains glyphes que vous utilisez souvent pour y avoir plus
Ó∏F11 facilement accès.
[ÓAlt F11]

18
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)


Index Cette palette permet de créer, modifier et prévisualiser l’index. Elle
comporte deux modes : le premier, Référence, affiche l’ensemble des
entrées d’index et permet d’en ajouter ; le second, Rubrique, n’affiche
ÓF8 que les rubriques (sans numéro ni référence), il s’utilise pour créer la
structure de l’index.

AUTOMATISATION

Fusion des Cette palette affiche les champs provenant du fichier de source de
données données. Ces champs sont utilisés pour définir des balises d’empla-
cement de texte et de graphiques dans le document cible. Lors de
la fusion, ces emplacements seront remplis par les données (texte ou
illustration) du fichier source de données.

Scripts La palette Scripts permet d’exécuter des scripts sans quitter InDesign
(ils permettent d’automatiser de nombreuses tâches à l’aide de Java-
Script, AppleScript ou Visual Basic). Ces scripts sont situés dans les dos-
siers Scripts du dossier de l’application InDesign et dans vos dossiers
Préférences. Lorsque vous créez ou recevez un script, placez-le dans le
dossier Scripts pour qu’il apparaisse avec les autres.

Intitulé de Cette palette permet de définir l’intitulé d’un élément de page, tel
script qu’un bloc de texte ou une forme. Cet élément est utile pour la créa-
tion de scripts dans lesquels vous souhaitez identifier un objet.

OBJETS INTERACTIFS ET BALISES POUR L’EXPORT PDF OU XML

Hyperliens Il est possible d’associer à un texte un lien (hyperlien) vers une page,
un signet, une adresse URL… La palette Hyperliens permet de les
définir et de naviguer dans le document. Une fois exportés en pages
PDF, les liens sont opérationnels dans Acrobat Reader.

États Cette palette fonctionne conjointement aux blocs de type bouton. Elle
permet de définir les différents états d’un bouton lors du passage de la
souris (une fois la page PDF visualisée dans Acrobat). Le menu local de
la palette donne accès aux options du bouton (comportement).

Signets Un signet facilite la consultation d’un document exporté en PDF en


constituant une destination (ancre) dans une page. Les entrées d’une
table des matières peuvent générer des signets. Tous les signets sont
disponibles dans Acrobat (panneau Signets situé à gauche).

Balises C’est à partir de cette palette que vous définissez des balises XML dans
votre document avant de l’exporter dans un fichier XML. Ces balises
sont affectées au texte et autres éléments (tels que blocs et tableaux)
que vous souhaitez exporter. Vous devez également baliser les élé-
ments que vous avez créés et définis comme blocs de substitution
réservés au contenu XML importé.

19
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

Palette Icône Description et remarques Aspect (complet)


S ORTIE
Aperçu de Cette palette permet de visualiser les éléments comportant des options
l’aplatissement de transparence (opacité, ombre portée, contour progressif…).

Aperçu des C’est dans cette palette que l’on visualise, film par film, les couleurs
séparations séparées du document. Le taux d’encrage de chaque couleur est pré-
cisé quand on survole un élément coloré.
ÓF6

Recouvrements On y définit le comportement du logiciel dans les zones comportant


prédéfinis des couleurs en recouvrement.

Options d’objet Cette palette trouve son importance pour gérer les surimpressions des
couleurs ou pour définir l’impression ou non d’un élément de la page.

L A PALETTE CONTRÔLE
Il s’agit d’une palette « contextuelle » qui s’avère très impor-
tante car elle regroupe les fonctions les plus utiles (accessi-
bles à partir de plusieurs palettes). Son aspect varie en fonc-
tion de l’outil actif (flèche, texte…) et de l’objet sélectionné
(texte, tableau, image), de la taille de l’écran, de l’option acti-
vée dans la palette elle-même (caractère ou paragraphe).
À l’aide du menu local, le contenu est personnalisable en
fonction de vos besoins (voire de la taille de votre écran).

À son extrémité droite figurent deux icônes : la première,


Application rapide , donne accès à toutes les fonctions du
logiciel ; la seconde affiche la fenêtre de Bridge.
Personnaliser dans le menu de la palette Contrôle affiche cette fen
fenêtre.

La palette Contrôle complète avec un bloc d’image sélectionné.

La palette Contrôle complète avec un texte sélectionné et ici un tableau.

Ci-contre la palette Contrôle


a été personnalisée.

20
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Bridge est un programme à part entière qui permet, entre


ASTUCE Un clic droit sur l’icône d’une palette donne accès
autre, la gestion des fichiers issus ou non des logiciels
à un menu local qui permet le regroupement, la fermeture
Adobe. Nous en reparlerons plus loin dans ce chapitre.
automatique des palettes ou l’affichage des préférences.
L A RÉORGANISATION DES PALETTES
Avec la version CS3, toutes les palettes sont par défaut
placées sur une colonne contre le bord droit de l’écran. On Quand vous cliquez sur une icône de palette, celle-ci se
retrouve la même interface dans Photoshop ou Illustrator (la développe pour montrer son contenu. Elle se masque en
plupart des palettes ont la même icône). Leur taille horizon- cliquant à nouveau sur son icône (ou sur celle d’une autre
tale est modulable de manière à ne voir qu’une icône, une palette). La palette ouverte peut présenter plusieurs onglets
icône avec le nom de la palette ou encore la totalité de la selon qu’elle a été groupée ou non avec d’autres.
palette. Des petits triangles ( ou ) permettent de passer
d’une configuration réduite à une configuration étendue.

Les palettes affichent


leur vignette et nom..

Toutes les palettes de la colonne


affichent leur contenu.

Les palettes sont réduites. Un clicc


sur une vignette ouvre la palette.

21
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

En effet, certaines palettes sont associées par groupes de Vous pouvez également rendre la palette complètement
deux ou trois. Vous pouvez modifier ces associations, cette indépendante (comme dans les anciennes versions d’In-
opération s’effectue par glissement : une ligne bleue mon- Design) ou fermer celle que vous n’utilisez pas ou qu’occa-
tre « l’accrochage » de la palette. Celui-ci peut se réaliser sionnellement. Pour cela, cliquez sur la croix située à droite
entre deux palettes, en bas de la colonne ou contre celle-ci du nom dans l’onglet de la palette ouverte. Si la palette que
(voire contre la palette Outils) ; dans ce cas, il y aura création vous fermez fait partie d’un groupe, c’est tout le groupe qui
d’une nouvelle colonne. sera fermé. Par la suite, les palettes disparues pourront être
réaffichées par le menu Fenêtre.
ASTUCE Pour qu’une palette reste ouverte en permanence,
détachez-la des autres pour la rendre indépendante, ou
placez-la seule sur une colonne et affichez-la de façon éten-
due par clic sur le triangle . Dans les préférences (rubrique
Interface), vous pouvez définir qu’une palette ouverte par
clic sur son icône se referme automatiquement.

L’environnement de travail
La personnalisation de
l’espace de travail

L’ENREGISTREMENT DE L’ESPACE DE TRAVAIL L’AFFICHAGE ET L’ESPACE DE TRAVAIL


La position et le comportement des palettes sur l’écran peut La version CS3 propose une option intéressante liée à l’affi-
être enregistrée (menu Fenêtre/Espace de travail) ; cela vous chage des palettes ; en effet, quand vous cachez toutes les
permet de définir différents environnements de travail, en affi- palettes en tapant † [Ÿ] (attention, c’est l’outil Sélection qui
chant ou masquant certaines palettes, de manière à les faire doit être actif), une étroite bande verticale grise apparaît dès
correspondre à diverses phases du travail. C’est à partir du que le curseur atteint un bord de l’écran et les palettes se réaf-
menu local Espace de travail de la barre d’options que vous fichent. Elles disparaissent quand le curseur revient sur la page.
passerez d’un espace à l’autre. Vous pouvez même envisager
d’affecter un raccourci à chacun de ces espaces pour passer ASTUCE Si vous tapez Ó† [Ó Ÿ] , vous cachez toutes les
plus rapidement de l’un à l’autre. palettes sauf les palettes Outils et Contrôle.

L’ASPECT DES MENUS


Lors de l’enregistrement de l’espace de travail, une fenêtre
permet d’associer ou non à cet espace une personnalisa-
tion de l’apparence des menus. En effet, en plus de l’ajout
de raccourcis clavier (que nous verrons plus loin), InDesign
offre la possibilité de masquer ou de colorer certaines com-
mandes des menus afin de les personnaliser.

Cette opération se réalise à partir de la commande Menus


du menu Édition. Dans la fenêtre (voir page suivante), vous
L’espace de travail
ail peut être enregistré
enregistré. Vous pouvez même en pouvez visualiser les différents jeux de menus personnalisés
enregistrer plusieurs
eurs correspondant à différentes
d phases de votre (voire les modifier) et créer vos propres jeux en modifiant
travail ou aux différents
ff types d
de productions.
d les commandes des menus ou des palettes.

22
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

Dans cette fenêtre, on cachee certaines commandes et on en colore d’autres


d’autres.
s.

Le masquage de certaines commandes d permet de d créer


é des
d C
Comme pour lles espaces de travail, vous pouvez faire des
menus plus courts et ainsi de faciliter l’accès aux commandes séries de jeux de menus correspondant à des phases de
qui vous semblent essentielles. De même, l’affectation d’une travail. Par défaut, le programme en propose quelques-uns.
couleur permet de repérer plus facilement une commande Parmi ces derniers figure une option nommée Nouveautés
que vous utilisez souvent et pour laquelle vous n’avez pas et amélioration dans CS3. Dans ce cas, les menus affichent
affecté de raccourci. en bleu toutes les nouvelles commandes de la version, ce
qui facilite leur découverte.

Dans ce menu Texte,


on a masqué certaines
commandes (auxquelles
on accède le plus
souvent par raccourcis
ou par la palette
Contrôle) et coloré
d’autres.

A STUCE Quand vous avez supprimé des commandes A c cet espace de


Avec d travail, toutes
des menus, celles-ci demeurent accessibles si le menu est les
le nouveautés
es n oouveautés ou
o les commandes
déroulé en enfonçant la touche ¢ [Ctrl]. Si vous enfoncez modifiées
modi
m i sont colorées en bleu.
les touches Ó∏ ¢ [ÓAlt Ctrl] , toutes les commandes des
menus sont listées par ordre alphabétique.

23
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 1

La personnalisation des raccourcis Certains raccourcis proposés peuvent entraîner des erreurs, il
ne faut donc pas hésiter à les changer ou à affecter un second
raccourci. C’est le cas de celui qui active l’outil Sélection (Flè-
En plus de la personnalisation des menus, vous pouvez che noire) : la lettre V ; au lieu d’activer l’outil, elle fait appa-
personnaliser votre environnement de travail en ajoutant raître un « v » quand vous êtes en train d’éditer un texte. Pour
des raccourcis aux commandes qui n’en possèdent pas ou l’éviter, affectez à cet outil la touche F1. Il en est de même avec
modifier les raccourcis existant pour les mémoriser plus rapi- bon nombre de raccourcis qui entrent en conflit quand vous
dement. La plupart des raccourcis font appel à certaines tou- travaillez un texte (par exemple, I pour la pipette, † [Ÿ] pour
ches du clavier. Le tableau ci-dessous vous rappelle les noms cacher les palettes, etc.). Voici donc quelques propositions de
utilisés dans ce livre et les correspondances entre Mac et PC. raccourcis (pour Mac) :
Touche Mac Symbole Touche PC Symbole Ancien
Manipulation Raccourci (Mac) raccourci
Commande
¢ Ctrl Ctrl
¢ ou Flèche noire F1 V
Option (alt) ∏ Alt Alt
Flèche blanche ÓF1 A
Majuscule Ó Ó Ó Ó
ctrl La touche n’existe pas sur Outil Position ctrl F1 ou Óctrl F1 ÓA
Contrôle
(= clic droit) PC, on utilise le clic droit.
Outil Pipette ctrl I (ctrl i) I
Pour voir et éditer les raccourcis, dans le menu Édition, lancez
la commande Raccourcis clavier : une fenêtre s’affiche. Vous Outil Texte ctrl T T
pouvez visualiser, par menus, les différentes rubriques et leurs
Bascule entre ctrl esc (Echap) W
raccourcis. Si vous voulez modifier ou ajouter des raccourcis
Aperçu/Normal
qui manqueraient à la liste, InDesign vous invitera à créer un
ensemble qui pourra être enregistré. Le fichier ainsi créé est Passer de à ctrl A ou ctrl P ∏¢ è
placé dans le dossier InDesign Shortcut Sets (lui-même (palette Contrôle)
dans Préférences/Adobe InDesign/Version 5.0). Il pourra
être utilisé sur un autre ordinateur à condition que vous ne Afficher/Masquer Ó esc †
changiez pas de plate-forme. toutes les palettes

Pour créer le raccourci, sélectionnez la commande souhaitée ASTUCE Vous pouvez aussi garder les raccourcis existants
(si elle possède déjà un raccourci, elle le gardera à condition et taper Ó¢ A [ÓCtrl A] pour systématiquement tout
qu’il n’ait pas été affecté à une autre commande), tapez la désélectionner avant de taper le raccourci (cependant, il
séquence voulue dans la case Nouveau raccourci, choisissez faudra resélectionner).
le contexte dans le menu local, puis cliquez sur Attribuer.
Si vous avez peur de ne pas mémoriser certains raccourcis,
vous pouvez affecter à la commande une série de raccourcis
ayant une touche commune : vous finirez bien par retenir
l’une des combinaisons choisies (il sera alors temps de sup-
primer les autres devenues inutiles).

On peut affecter plusieurs


ussieurs
sieurs racco
raccourcis
ourcis à une commande.

INFO. Les raccourcis indiqués dans ce livre sont ceux par


On choisit la commande,
comma ande, on tapee le raccourci
ande ra et on l’attribue.
ttribue
ttribue. défaut. N’hésitez pas à les personnaliser.
Pensez à utiliser
ser un contexte
c pourr limiter
limit le raccourci à un domaine.
dom

24
L’INTERFACE D’I N D ESIGN

La gestion de l’affichage Dans la palette Navigation, il est possible de ne visualiser


que le plan de travail avec une page ou toutes les pages. Un
rectangle rouge vous montre la zone visualisée du docu-
LES TAUX D’AFFICHAGE ment ; en le déplaçant, vous pouvez la changer. Pour afficher
une autre page, utilisez la palette Pages : par un double-clic
Vous pouvez régler le taux d’affichage avec une valeur com- sur une icône de page, vous affichez la page sélectionnée
prise entre 5 % et 4 000 %. Ce réglage peut s’effectuer : ou la double page par un double-clic sur le numéro.
– en tapant une valeur dans la case d’information en bas
à gauche de la palette Navigation ou de la fenêtre du
document (un menu local propose une série de valeurs) ;
– en glissant la loupe (avec ¢ Espace [Ctrl Espace]) ;
– en tapant plusieurs fois le raccourci d’agrandissement ou de
réduction.
En attendant de mémoriser les différents raccourcis (d’af-
fichage ou autre), pensez à utiliser les menus contextuels Ce rectangle
ngle indique
indiqu la zone
(ctrl clic [clic droit]) ; cependant, l’outil Flèche doit être actif affichée..
ou, si ce n’est pas le cas, aucun bloc ne doit être sélectionné. Par double-clic sur la page
age
a g
ou sur le numéro, on affiche
fiche
la page ou double page
contre les règles.

La partie affichagee d
du menu ASTUCE La palette Navigation affiche des petites croix rou-
contextuel. ges pour indiquer les blocs avec du texte en débordement.

L A NAVIGATION DANS LE DOCUMENT


Le déplacement dans un document s’effectue de plusieurs UNE NOUVELLE VUE
manières : La commande Nouvelle fenêtre (menu Fenêtre/Disposi-
– avec l’outil Défilement (Main) affiché en enfonçant la tion) permet de créer une seconde vue de votre document.
barre d’Espace (ou ∏ [Alt] si l’outil Texte est actif) ; Celle-ci pourra avoir un taux d’affichage différent. Cela
– avec la molette de la souris (avec Ó le déplacement est pourrait être un gabarit afin de visualiser ses modifications
horizontal) ; sur les pages courantes. Pour visualiser côte à côte ces fenê-
– par la fenêtre de la palette Navigation. tres, utilisez l’une des commandes Mosaïque.

Vue d
d’ensemble et vue
ue de détail.

25
L A GESTION DU TRAVAIL

2 La gestion du travail

La démarche de travail
De la maquette à la distribution LE PLACEMENT DES TEXTES ET DES VISUELS
Dans les réserves créées, placez les textes par saisie directe
L A PRÉPARATION PAPIER ou par importation. De même pour les images : les plus
simples d’entre elles pourront être réalisées avec les outils
Avant de commencer un travail de mise en pages sur l’ordi- de dessin d’InDesign, mais les plus délicates seront créées
nateur, il est préférable d’avoir une idée précise de l’aspect ou traitées dans Photoshop ou Illustrator, puis importées.
que devront avoir les pages et même d’en ébaucher un
crayonné sur une feuille de papier. Ce petit travail prépa-
ratoire permet de fixer quelques paramètres tels que la
valeur des marges, les positions des bandeaux de titres, des
illustrations, des légendes, la typographie employée (corps,
police, style, couleurs…), etc. Plus cette préparation papier
est élaborée, plus votre travail sur l’ordinateur sera facilité.

À l’aide des différents repères de mise en pages, on place les blocs


et on les remplit avec les textes et les images.

Une maquette crayonnée


permet de fixer les idées.

L A MISE EN PAGE
Sur la feuille affichée à l’écran, vous commencerez par placer
des repères — certains apparaîtront suite à la configuration du ASTUCE Les images (et les textes) peuvent être importées
document — ou vous définirez une grille de manière à refléter directement sur la page sans préparer de bloc pour les rece-
l’aspect général de la composition. Ces éléments constitue- voir : celui-ci sera dessiné avec le curseur d’importation.
ront une aide précieuse pour le placement et le dimensionne-
ment des objets que vous allez réaliser. La deuxième étape du
travail consistera à disposer sur les pages les différents blocs LES FINITIONS
de façon à obtenir la mise en page voulue. Éventuellement,
un bloc pourra être mis en attente sur le côté de la page pour C’est l’étape qui demande le plus de temps, de minutie et
y subir des traitements préalables avant d’être incorporé dans de connaissance des possibilités du logiciel. Elle consiste,
la page. Cette étape comprend différentes phases : la création pour les textes, à régler la typographie, à vérifier les encom-
et le positionnement des objets (bloc, trait, dessin…), leur brements de textes et leur comportement en présence
transformation éventuelle (rotation, mise à l’échelle…), leur d’images ou d’un autre texte… ; pour les images, à affiner
enrichissement (coloration, cadre…), etc. les dimensions, le détourage et l’habillage.

27
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

L’impression à partir de pages PDF pourra être envisagée ;


celles-ci seront créées selon les recommandations de l’im-
primeur.

Une distribution sous forme de pages HTML pour une


exploitation sur le Web peut également être effectuée (elle
pourra nécessiter une mise au point dans Dreamweaver).
Ces deux types d’exportation pourront être traités directe-
ment depuis InDesign.

Dans les chapitres qui suivent, nous allons aborder ces dif-
férentes étapes sensiblement dans cet ordre. L’orientation
On réalise la finition textes…
on sur les tex
x tes…
xtes Web ne sera pas développée dans ce livre.

Les enregistrements et annulations


…puis sur les LES ENREGISTREMENTS
visuels. Ici, on
a ajouté des L’une des étapes importantes (et répétitives) du travail est
ombres aux
l’enregistrement du fichier sur le disque. InDesign met trois
photos.
commandes à votre disposition : Enregistrer, Enregistrer
sous et Enregistrer une copie ; si vous avez installé Version
Cue, vous pouvez également utiliser Archiver (voir plus loin).
La première commande, Enregistrer, s’utilise lors de la pre-
mière sauvegarde : on vous demandera un nom de fichier
L A DISTRIBUTION et une position sur le disque. Puis, régulièrement vous
Elle s’effectue le plus souvent sous forme papier par une mettrez à jour ce fichier après chaque étape importante du
impression des fichiers InDesign. Sa préparation nécessitera travail en tapant ¢S [Ctrl S]. La deuxième commande, Enre-
des réglages de séparation, de recouvrements de cou- gistrer sous, vous permet de changer le nom du document
leurs et la gestion des fichiers correspondant aux éléments ou son dossier d’enregistrement, mais de le garder toujours
importés de manière à obtenir une impression de qualité ouvert à l’écran. La troisième, Enregistrer une copie, est
optimale. InDesign propose toutes les commandes néces- utile pour créer une copie du fichier que vous ne souhaitez
saires à la mise au point de cette préparation (aperçu de pas afficher à l’écran.
la surimpression ou de l’aplatissement des transparences,
l’assemblageg des données…).

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Une journé

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vous guider Chacenay. Vous serez
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à travers la visite de la cristallerie avec ses
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vignoble de la Champagne, vous
arriverez vers 12 heures 30 au château de
......................
......................
......................
Téléphone
......................
......................
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......................
......................
......................
......................
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.........
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sera préparé
traiteurs, organis par Jackie et
ateurs de réceptio
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Monique ENFER
T, séparations avant
les sé Chacenay. Dans l’enceinte du château,
vous apprécierez les saveurs de la région.
Une dégustation de Champagne Dumond

de fournir
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......................
...................... vous sera offerte avant qu’on vous serve
......
un repas champenois authentique.

WE au chateau.in
dd 2

l’imprimeur.
l’im
12/03/08
0:30:23

28
L A GESTION DU TRAVAIL

Les enregistrements sont très importants pour garder des La commande Version précédente (menu Fichier) peut
traces du travail réalisé. Cependant, InDesign dispose d’une également constituer une bonne méthode pour revenir en
fonction intéressante. En effet, si le programme bloque en arrière dans le travail. Seulement elle ne peut être visuali-
cours de travail, votre dernier document s’affiche au redé- sée qu’avec une bonne maîtrise des sauvegardes. Si vous
marrage d’InDesign (même s’il n’a pas encore été enregis- employez Version Cue, il est possible de rouvrir le document
tré) dans un état légèrement antérieur au « plantage ». Le dans un état correspondant à l’une des versions enregistrées.
fichier porte alors la mention Récupéré, qui disparaît lors-
que vous enregistrez le fichier de manière à le mettre à jour
sur le disque. Vous pouvez également revenir à la dernière
LES INSTANTANÉS AVEC LES EXTRAITS (SNIPET)
version enregistrée. Si vous souhaitez garder une étape intermédiaire d’une page
dans une phase de travail (une sorte d’instantané), vous pou-
LES ANNULATIONS vez créer un extrait en sélectionnant les éléments de la page
et en les glissant sur le Bureau, ou mieux, sur une fenêtre de
Pour terminer sur l’environnement de travail, rappelons que Bridge que vous aurez préalablement ouverte (par exemple
les annulations sont multiples dans InDesign. Vous pouvez, en cliquant sur l’icône de la palette Contrôle). Pour récu-
grâce aux deux premières commandes du menu Édition : pérer les éléments de l’extrait, il suffira, depuis Bridge (ou du
Annuler (¢Z [Ctrl Z]) et Rétablir (Ó¢Z [ÓCtrl Z] avec les Bureau), de glisser la vignette de l’extrait sur la page. Tous
raccourcis par défaut d’InDesign), revenir en arrière dans les éléments que contient l’extrait se placeront à l’endroit
votre travail ou rétablir une opération qui vient d’être annu- où ils étaient, emplacement original, ou à l’emplacement du
lée. Comme dans Illustrator, même après une sauvegarde curseur, selon les préférences d’InDesign (menu InDesign
(par ¢ S [Ctrl S]), il est possible d’utiliser les commandes [Édition]/Préférences/Gestion des fichiers). Il ne restera qu’à
Annuler ou Rétablir. supprimer les éléments en trop.

Version Cue : la gestion de fichiers


La description de Version Cue La gestion de l’espace de travail par projet
Un espace de travail (local ou distant) est défini. À l’intérieur de
LES PRINCIPALES FONCTIONS celui-ci, vous pouvez spécifier des projets privés et des projets
collectifs en autorisant d’autres membres de votre équipe à
Version Cue est un logiciel qui facilite la gestion de projets au accéder aux fichiers (sans installation matérielle ou logicielle).
sein d’un groupe de travail ou d’un espace de travail privé.
Le partage des fichiers avec contrôle des versions
La gestion des fichiers
Version Cue permet une collaboration d’utilisateurs sur des
Version Cue permet la création de plusieurs versions d’un même projets. Le travail collectif est facilité, chacun disposant des
fichier ainsi que leur gestion et leur localisation quelle que soit versions de fichier correctes sans risque d’écrasement des
l’origine du fichier (Photoshop, Illustrator, InDesign…). Cette fichiers. Les versions des fichiers sont visualisées directe-
gestion des versions de fichier est intéressante dans la mesure ment dans Bridge.
où vous gardez à votre disposition toutes les versions avec des
informations les concernant. La recherche dans les informations sur les fichiers
Si vous travaillez seul, Version Cue s’avère également utile car il Version Cue vous permet d’effectuer la recherche d’un fichier
permet d’éviter la gestion de multiples fichiers correspondant à ou d’une de ses différentes versions depuis tout logiciel de la
différents essais de mise en pages par exemple. Dans le cas d’un Creative Suite. Pour ce faire, on utilise des vignettes (pour une
travail en groupe, le fichier peut être placé sur un site FTP de recherche visuelle), des métadonnées, des mots-clés, des com-
manière à être partagé par plusieurs personnes. mentaires, des noms de fichier, des noms d’auteur…

29
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

Le statut des fichiers L’activation de Version Cue dans InDesign


Version Cue permet de vérifier rapidement le statut d’un Une fois Version Cue démarré, dans InDesign, affichez les Pré-
fichier et de connaître son numéro de version, les commen- férences (menu InDesign [Édition]), choisissez la rubrique
taires qui lui sont associés ou le nom de la personne qui est Gestion des fichiers et vérifiez que l’option Activer Version
en train de le modifier. Cue est bien cochée puis cliquez sur OK.

L’INSTALLATION DE VERSION CUE INFO. L’opération devra également être faite dans Illustra-
tor, Photoshop ou InCopy.
L’installation de l’espace de travail
Votre groupe de travail et vous-même devez accéder à un
espace de travail pour utiliser Version Cue. Lors de l’installation Les projets avec Version Cue
complète de la Creative Suite, un espace de travail Version Cue
est automatiquement installé sur votre ordinateur. En fonction
des projets, vous pouvez décider de travailler avec cet espace Un projet Version Cue est un ensemble de fichiers. Chaque
ou avec d’autres espaces situés sur un ordinateur distant ou fichier (fichier maître) peut lui-même renfermer plusieurs états
sur un serveur. Dans le cas de projets privés, il est plus simple d’une mise en page sous forme de fichiers appelés versions.
d’utiliser l’espace de travail sur votre propre ordinateur. Par
la suite, grâce à Version Cue, il sera possible de partager tout L A CRÉATION D’UN PROJET VERSION CUE
autre projet. Si vous travaillez en collaboration avec d’autres
utilisateurs, définissez un espace de travail Version Cue sur un Vous pouvez créer un projet privé ou un projet collectif ; sa réa-
ordinateur accessible à tous via un réseau afin d’y stocker les lisation s’effectue dans Bridge ou à partir de InDesign.
projets collectifs.
Le projet dans Bridge
L’activation de l’espace de travail Version Cue
Pour créer un projet, sélectionnez Version Cue dans l’onglet
Pour autoriser ou non d’autres utilisateurs à voir l’espace de Favoris : Bridge montre un écran de bienvenue dans lequel
travail et à y accéder via le réseau, vous devez régler Version figure au centre votre espace de travail (c’est le serveur de la
Cue. Pour ce faire, ouvrez les Préférences Système [Pan- colonne Atteindre). Cliquez dessus pour l’ouvrir puis sur l’icône
neau de configuration] puis Adobe Version Cue ou accédez du haut de la fenêtre pour lancer la commande Nouveau
directement aux préférences en cliquant sur l’icône située projet (celle-ci est également accessible par le menu Outils
à droite dans la barre de menus du Mac ou des commandes puis Version Cue).
sur Windows. Sélectionnez l’option Visible par les autres dans
le menu Visibilité du serveur Si vous voulez que cet espace
reste privé, sélectionnez Un utilisateur à la rubrique Taille du
groupe de travail. Cliquez sur Démarrer puis Appliquer main-
tenant [OK] pour valider les réglages.

On affiche l’espace
ace de travail
tra
avail (Mon
(M serveur) et on clique ici pour
créer un nouveauau projet.

ASTUCE Si Version Cue n’est pas visible dans les favoris de


Bridge, cochez l’option Version Cue dans les préférences de
Bridge (¢K [Ctrl K]) à la rubrique Générales.

Quelques réglages de Version Cue.

30
L A GESTION DU TRAVAIL

Une fenêtre permet de configurer le projet et de lui ajouter un L’AJOUT DE FICHIERS AU PROJET
commentaire. Une fois le projet défini, il apparaît dans Bridge
sous la forme d’un dossier ; si le projet est partagé avec d’autres Comme pour la création d’un projet, l’ajout de fichiers dans le
utilisateurs, son icône le signale. Il est possible de désactiver ce projet s’effectue depuis Bridge ou InDesign.
partage par clic droit sur l’icône (un menu local affiche certai-
nes options). Le projet est vide, il ne reste qu’à le remplir. Le transfert à partir de Bridge
C’est la méthode la plus simple ; de plus, elle permet d’ajouter
plusieurs fichiers (ou dossiers) simultanément. Pour ajouter des
éléments, ouvrez deux fenêtres de Bridge (le menu Fichier per-
met cette opération, au clavier tapez ¢N [Ctrl N]). Dans l’une
d’elles, affichez les fichiers à mettre dans le projet, et dans la
seconde, Version Cue afin de voir le projet voulu. Sélectionnez
les fichiers à transférer et glissez-les dans le dossier du projet.

Le projet dans InDesign


Dans InDesign, lancez la commande Ouvrir (menu Fichier),
choisissez l’interface Adobe en cliquant sur le bouton corres-
pondant en bas à gauche de la fenêtre. La colonne de gauche
montre la liste des éléments favoris définis dans Bridge. Dans
cette liste, sélectionnez Version Cue : la partie droite de la
fenêtre montre alors l’icône de l’espace de travail et le dossier
(.local) contenant les projets existants.

Dans le menu Outils de projet (ou par clic droit sur le idge ett
On affiche deux fenêtres de Bridge
dossier de votre serveur local), sélectionnez Nouveau projet : on glisse les éléments dans le projet.
la fenêtre de création de projet apparaît, vous pouvez y définir
l’emplacement du projet en choisissant soit le dossier local
(poste de travail), soit le dossier distant (si vous en avez créé un
en utilisant les fonctions de gestion avancée d’administrateur à
partir des préférences, nous en reparlerons plus loin).

Quand le transfert est terminé (Bridge a créé une copie des élé-
ments), vous pouvez ouvrir le dossier du projet pour voir les élé-
ments qui y sont placés. Il est possible de créer des dossiers pour
y ranger les différents éléments par catégorie de fichiers.

Le remplissage par enregistrement dans InDesign


Pour ajouter un fichier au projet, ouvrez-le comme n’importe
On clique ici
icci
ci pour choisir Nouveau
u projet.
projett quel fichier et lancez la commande Enregistrer sous. Dans la
fenêtre d’enregistrement, affichez puis ouvrez le projet Ver-
sion Cue. Saisissez un nom de fichier, choisissez un format et
Quand le projet est créé, il est vide, il ne reste qu’à le remplir. cliquez sur Enregistrer pour placer le fichier dans le projet ; une
Avant de fermer la fenêtre par Annuler, vous pouvez ajouter le seconde fenêtre permettra d’ajouter des commentaires pour
projet aux favoris par clic droit sur son icône. cette version.

31
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

Une fois enregistré, le fichier apparaît avec la mention Synchro- Par la suite, à partir d’InDesign, tout membre du groupe de
nisation effectuée en bas à gauche (il en est de même dans la travail pourra créer une nouvelle version d’une image par
fenêtre de Bridge). édition dans Photoshop. Nous reparlerons de ces diverses
possibilités dans le chapitre consacré aux images.

Dans Bridge
Bridge, on voit les fichiers
hiers
h
hi ers liés que
q l’on peut ouvrir dans
Photoshop pour créer des versions.

L A CRÉATION DE VERSIONS D’UN FICHIER


Quand vous ouvrez un fichier appartenant à un projet Version
Cue et réalisez une modification sur celui-ci, la mention Extrait
Une fois enregistré, InDesign indique que le fichier est synchronisé. par moi apparaît dans la barre d’état du document. Quand les
modifications sont terminées et que le fichier a l’aspect sou-
La gestion des images placées haité, vous pouvez en créer une nouvelle version à l’aide de la
commande Archiver du menu Fichier d’InDesign. Celle-ci affi-
Après avoir enregistré le fichier de mise en page dans le che une fenêtre pour ajouter des commentaires.
projet Version Cue, en une seule opération à partir d’InDe-
sign, vous pouvez placer une copie des images importées
dans un dossier du projet. Pour cela, lancez la commande
Copier le(s) lien(s) vers… dans le menu local de la palette
Liens, puis choisissez un dossier du projet dans la fenêtre
d’enregistrement : les liens sont automatiquement redirigés
vers ce nouveau dossier.

P la
Par a palette Liens
Liens et cette co
omm
commande,
on
o peut
pe copier les fichiers liés sur le
serveur.
sserveu
n ouverte est en cours de
La version d modification.
on
on.
Dès que la version est créée prend le sstatut Syn-
créée, le fichier reprend
chronisation effectuée ; vous pouvez le modifier à nouveau
en vue d’enregistrer une autre version et préparer ainsi plu-
sieurs versions d’un même fichier.

32
L A GESTION DU TRAVAIL

Toutes les versions du fichier apparaîtront dans Bridge si vous La fenêtre de gestion des versions qui s’affiche montre les com-
affichez le panneau Inspecteur ou par clic droit sur le fichier mentaires et les dates pour chaque version ; vous pouvez ouvrir,
pour choisir l’option Versions. gérer ou supprimer l’une d’elles. Si vous décidez de remplacer le
document affiché (version courante) par une ancienne version,
InDesign créera automatiquement une nouvelle version qui s’affi-
chera alors à la place de la version actuelle (celle-ci n’est pas écra-
sée). La version inutile pourra être supprimée ultérieurement.

Le panneau Inspe
Inspecteur
eccteurr de Bridge montree les versions.
versions
rsions
i
La gestion des versions permett de
d conserver
con plusieurs versions
successives d’un même fichier en cours d’utilisation afin de À partir d’une version que vous désignez,
désignez Version Cue crée une
pouvoir récupérer une version antérieure de celui-ci. Ce type de nouvelle version qu’il ouvre.
sauvegarde par versions vous assure de ne jamais écraser une
version de votre travail ou, dans un groupe de travail, que per- L’ouverture d’une version dans Bridge
sonne n’écrase le travail de quelqu’un d’autre dans un projet. En
outre, il permet d’éviter le verrouillage de fichier qui empêche- Depuis Bridge, vous pouvez aussi ouvrir la fenêtre de gestion
rait plusieurs utilisateurs de travailler sur un même fichier. Vous des versions. Pour cela, effectuez un clic droit sur la vignette du
pouvez également utiliser ces fonctions pour comparer rapide- fichier et choisissez la commande Versions du menu contex-
ment des versions de fichiers réalisées par différentes personnes tuel. La définition d’une ancienne version en version actuelle
du groupe de travail afin de choisir une version finale. s’effectue également par clic droit directement sur la vignette
d’une des versions.
L A GESTION DES VERSIONS D’UN FICHIER
L’ouverture d’une version dans InDesign
Pour ouvrir une version particulière d’un fichier, dans la fenêtre de
la commande Ouvrir, effectuez un clic droit sur le fichier désiré
(ou utilisez le menu local ) et lancez la commande Versions ;
si le fichier est déjà ouvert, vous accédez à cette commande par
le menu local situé en bas de la fenêtre du document.

Depuis Bridge,
Bridge on peut définir une
ne version à utiliser comme version
un ve
actuelle (Version Cue créera une nouvelle version
ve à partir de celle-ci).
ATTENTION Dans Bridge, si vous changez les métadonnées
du fichier, modifiez son étiquette ou sa note, le fichier prend
le statut « Extrait par moi », ce qui rend les versions inacces-
sibles ; pour éviter cette situation, vous devez, par clic droit
sur sa vignette, lancer la commande Synchroniser (une
nouvelle version sera créée) ou lancer Rétablir la version
À partir de la commande Ouvrirr ou depuis Bridge,
Bridge on lance
lance cette
commande pour afficher la fenêtre montrant les versions
ons du fichier.
précédente (les métadonnées ne sont pas ajoutées).

33
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

LE PARTAGE D’UN PROJET EN COURS La commande Administration avancée qui peut être lancée
Lorsque vous souhaitez travailler avec d’autres utilisateurs sur par clic droit sur l’icône située dans la barre de menus [ou
l’un de vos projets privés, vous pouvez les autoriser à accéder des tâches] permet de définir des ID utilisateur et leurs pri-
au projet. Dans InDesign, lancez la commande Ouvrir, cliquez vilèges de projet associés, de supprimer des verrouillages de
sur l’icône Version Cue, puis ouvrez l’espace de travail Version fichiers, de modifier les préférences d’espace de travail Version
Cue contenant le projet que vous voulez partager. Sélectionnez Cue et d’effectuer d’autres opérations de gestion de projets et
ce projet, puis dans le menu Outils (ou par clic droit), lancez la d’espace de travail.
commande Modifier les propriétés pour cocher Partager le
projet. Cette opération de partage peut également s’effectuer Pour afficher la page de connexion de l’utilitaire Administration
dans Bridge par clic droit sur le dossier du projet à partager. de l’espace de travail Version Cue, lancez la commande Ouvrir,
affichez le projet, lancez Modifier les propriétés du menu Outils
INFO. Quand des projets sont partagés, les fichiers du pro- de projet : dans la fenêtre qui s’affiche, cliquez sur Administra-
jet sont copiés sur l’ordinateur qui partage le projet. Pour tion avancée.
que les dernières versions des fichiers du serveur correspon-
dent aux fichiers copiés, il faudra en faire la mise à jour en Dans la page de connexion de l’utilitaire Administration de
lançant la commande Synchroniser. Version Cue qui s’ouvre dans une fenêtre de navigateur, sai-
sissez les informations de connexion en tant qu’administrateur
(par défaut : « system » pour l’ID de connexion et « system »
L’ADMINISTRATION DE L’ESPACE DE TRAVAIL VERSION CUE pour le mot de passe), puis cliquez sur Connexion. Des rubri-
ques de gestion deviennent disponibles pour définir les critè-
Vous pouvez définir une collaboration simple de partage res d’utilisation des projets, créer un nouveau projet sur un FTP
d’un projet Version Cue avec toute personne utilisant une qui pourra être partagé par la suite.
application Creative Suite ou imposer un contrôle plus
important sur le projet dans lequel les utilisateurs devront
se connecter avant d’accéder à ce projet.

Ici,
ci, on a défini un pprojet sur un FTP.
On peut afficher totous les projets
et définir leur partage.

Sur un poste distant, on ne voit


que les serveurs partagés avec,
ici, celui disponible sur un FTP.

34
L A GESTION DU TRAVAIL

La mise en place du document


Dans la boîte de dialogue de configuration du document
La configuration du document (comme dans toutes les boîtes de dialogue), vous pouvez
utiliser différentes unités (le tableau qui suit les récapitule),
Pour commencer un travail, déroulez le menu Fichier jusqu’à ainsi que des opérations sur les valeurs en utilisant les sym-
la commande Nouveau ou tapez ¢ N [Ctrl N]. Une boîte boles suivants : + pour l’addition, – pour la soustraction, *
de dialogue apparaît : elle vous permet de configurer votre pour la multiplication, et / pour la division.
composition en indiquant certaines caractéristiques des
pages que vous utiliserez : nombre et format, marges… Unité Symbole Valeur en mm Remarque
On peut écrire p
Point pt 1 pt = 0,353 mm suivi du chiffre
(p12 = 12 pt).
1 p = 4,233 mm 2p6 = 2 picas +
Pica p
(ou 12 pt) 6 points.
1 po = 25,4 mm Tapez : po,
Pouce po
(ou 72 pt) pouce ou ".
Millimètre mm
Centimètre cm 1 cm = 10 mm

La fenêtre dee configuratio


configuration
fi tion
on du
d document.
d t On
O peutt L’orientation de la feuille s’effectue d’après les valeurs des
choisir un autre format et l’enregistrer en tant que format
format prédéfini. cases Largeur et Hauteur, mais également en cliquant sur le
bouton correspondant à l’orientation voulue.
En dehors du format de page qui est choisi dans le menu
local, vous devez entrer des valeurs dans les différentes
cases. Pour cela : LES PAGES EN VIS-À-VIS OU LE RECTO VERSO
– cliquez sur le libellé à gauche de la case et tapez direc- Cette option permet, lorsqu’elle est activée, d’avoir le recto
tement la nouvelle valeur (sans préciser l’unité sauf pour et le verso côte à côte. Les rectos correspondent aux pages
en changer) ; impaires, ils se trouvent à droite sur l’écran ; les versos,
pages paires, sont situés à gauche sur l’écran.
– utilisez les petites flèches devant la case de valeur. Elles
incrémentent la valeur de 1 (ou de 10 avec Ó) ;
LE BLOC DE TEXTE TYPE
– passez d’une case à la suivante en tapant la touche † Quand vous cochez cette option, InDesign place dans la
[Ÿ] (ou Ó† [ÓŸ] pour revenir à la case précédente). page de maquette un bloc de texte aux dimensions du rec-
Vous pouvez aussi taper la valeur ou utiliser les touches tangle d’empagement défini par les marges et les colonnes
fléchées du clavier pour augmenter ou réduire la valeur (voir ci-après). Ce bloc de texte type est utilisé (de manière
en cours (avec Ó, l’incrément est de 10). transparente) lorsque vous importez un texte long et que
vous placez ce texte sur la page en cliquant sur celle-ci
Avant d’entamer tout travail de mise en pages sur l’ordina-
avec la touche Ó enfoncée : il y a chaînage du texte vers de
teur, il faut avoir une idée globale de votre future publication
nouvelles pages même si le document n’a pas été configuré
(connaître le format des feuilles, ses marges, le nombre de
avec plusieurs pages (sans la touche Ó, le texte ne coule
colonnes, etc.). Nous allons à présent passer en revue les dif-
pas vers les autres pages).
férentes options de configuration du document.

L A TAILLE DE LA PAGE LES MARGES


Différents choix de format sont possibles : A4 (210 mm par Les marges sont comptées depuis les bords de la feuille et
297 mm, format par défaut) et d’autres formats standards sont très importantes pour l’équilibre et l’aération de la page.
(Tabloïd, A3, A5…), ou une taille quelconque (valeur maxi- Elles permettent de définir un rectangle d’empagement
male 5 486 mm ou 216 "). dans lequel vous placerez les éléments de la mise en page.

35
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

En fonction de l’option d’affichage des pages en vis-à-vis Une fois toutes les options choisies, cliquez sur OK. Une
ou non, les cases Petit fond et Grand fond — qui corres- page affichée à la taille maximale pour l’écran apparaît.
pondent respectivement à la marge de reliure et à la marge Vous pouvez y voir les repères de marge en magenta et les
extérieure — prennent les noms À gauche et À droite. repères de colonne en violet. Les repères de marge consti-
tuent un rectangle (empagement). Sur les côtés verticaux
de la page sont superposés les repères de colonnes (voir
plus loin la description des repères).

Document avecc ou sans page


g een vis-à-vis. Si vous vous êtes trompé dans les valeurs du format du
document, fermez le fichier et créez-en un nouveau.

LES RÉGLAGES DU FOND PERDU ET


DE LA ZONE DE LIGNE - BLOC
Quelles que soient les valeurs entrées, vous pourrez dispo-
ser des objets dans les marges, par exemple une photo à Le fond perdu définit la zone dans laquelle les objets peu-
fond perdu. Par défaut, les valeurs sont de 1/2 pouce, soit vent déborder au-delà des bords du format de la page. La
12,7 mm. En cliquant sur l’icône (qui devient alors ), zone de ligne-bloc définit un espace dans lequel vous pla-
toutes les marges deviennent identiques. cerez des informations (marques de pliure, date de modifi-
cation et nom du fichier gérés par des variables de texte…)
LES COLONNES ou des instructions pour l’imprimeur (selon les options d’ex-
portation, cette zone est conservée lors d’export en PDF).
Vous pouvez définir le nombre de colonnes de votre publi- Tous les éléments (ou parties d’éléments) situés dans ces
cation (par défaut 1), ainsi que la gouttière (ou espace) entre zones disparaissent quand le document est rogné à sa taille
chaque colonne. InDesign placera des repères de colonne finale. Pour les définir, cliquez sur le bouton Plus d’options
dans lesquelles vous pourrez par la suite dessiner ou placer et saisissez les valeurs souhaitées dans les champs corres-
des blocs de texte (ou d’image). pondants. Les zones sont marquées par des filets rouges
pour le fond perdu et bleus pour les lignes-blocs.

Marge de tête.

Repère de colonne.

La première double
page du document.
cument.

Marge de grand
fond (ou droite).

Marge de petit fond


Fond p
perdu. (ou gauche).
Marge de pied.

Ligne-bloc.
g

Les pages du document affichées en vis-à-vis.

36
L A GESTION DU TRAVAIL

L A MÉMORISATION DES RÉGLAGES LES REPÈRES DE MARGE


Si vous créez souvent des documents ayant le même nom- Les repères de marge définissent le rectangle d’empage-
bre de pages et le même format de page, vous pouvez ment ; ce dernier a les dimensions de la page, moins celles
changer les valeurs par défaut qui réapparaissent à chaque des marges. Il détermine les dimensions du bloc de texte
fois que vous définissez un nouveau document. Pour cela, qui sera créé quand vous cliquerez sur la page avec l’icône
fermez tous les documents et lancez la commande Format de placement de texte importé.
du document du menu Fichier.
Pour les modifier, lancez la commande Marges et colonnes
InDesign permet également d’enregistrer la configuration dans le menu Page. Une fenêtre de configuration s’affiche
complète affectée à un nouveau document de manière à pour définir les nouvelles valeurs de marges. Si vous effec-
pouvoir l’utiliser plus facilement. Pour cela, il suffit de cliquer tuez cette opération dans la page courante, elle n’affecte pas
sur le bouton Enreg. prédéfini… dans la fenêtre Nouveau les autres pages ; en revanche, si vous modifiez les marges à
document (menu Fichier) : la configuration enregistrée sera partir des pages de gabarits (affichées par un double-clic sur
alors disponible dans le menu local Paramètre prédéfini. leurs icônes dans la palette Pages), toutes les pages couran-
Par défaut, toute création de document fait référence aux tes subiront les modifications. S’il y a un bloc de texte type
derniers paramètres prédénis utilisés. dans la page de gabarit, il devra être redimensionné à part.

Les repères et les grilles


Les repères et les grilles offrent une aide précieuse à la mise
en place des éléments sur la page. En effet, non seulement
ils constituent un guide visuel, mais aussi, grâce à leur
magnétisme, ils facilitent le positionnement des objets.
On peut changer les repères de marge depuis la page courante
LES DIFFÉRENTS TYPES DE REPÈRES (et n’affecter que cette dernière), ou les changer depuis le gabarit.

InDesign propose trois types de repères : les repères de LES REPÈRES DE COLONNE
marge (en magenta), les repères de colonne (en violet) et
Lors du placement automatique d’un texte, ces repères
les repères de règle (en cyan par défaut mais modifiable à
provoquent l’écoulement du texte de colonne en colonne ;
volonté). À ces repères s’ajoutent, si vous avez coché l’option
cependant, le bloc démarre à la hauteur et depuis la
Bloc de texte type, les lignes des blocs types : elles ont la
colonne où s’est effectué le clic, sauf si le bloc de texte type
couleur du calque (par défaut bleu clair).
a été défini à la configuration du document.

LES LIGNES DES BLOCS TYPES Les repères de colonne peuvent être manipulés à partir de
la commande Marges et colonnes du menu Page — un
Il ne s’agit pas de repères car ces lignes ne sont pas magné-
changement des valeurs de marges entraîne un change-
tisées. Elles sont cachées sous les repères de marge et ne
ment des largeurs de colonnes, mais, si le texte a déjà été
deviennent visibles que si vous modifiez (menu Page) ou
placé, seuls les repères, et non pas les blocs, sont modifiés.
masquez (menu Affichage ou menu contextuel) les repères
de marge. Ces lignes délimitent le bord du bloc présent dans En déverrouillant les repères de colonne (menu contextuel
la page type ; ce dernier ne peut être modifié ou effacé dans ou menu Affichage/Grilles et repères), vous pouvez les
une page courante que s’il a été rempli. En effet, il ne s’agit manipuler directement sur le document par glissement des
pas de repères mais d’un bloc de texte que vous pouvez lignes violettes (gouttières ou bords de colonne) et visuali-
voir (sélectionner et modifier) dans le gabarit (dit aussi page ser leurs coordonnées dans la palette Contrôle.
maquette, qui s’affiche via la palette Pages ou F12). Ce bloc
(ou ces blocs dans le cas d’un document recto verso) a été
obtenu lors de la configuration du document en cochant
l’option Bloc de texte type.

Rappelons que ces blocs, aux dimensions du rectangle


d’empagement, sont utilisés dans les pages courantes lors On déverrouille les repères
res
du placement automatique d’un texte. de colonne par le menu
contextuel.

37
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

Ce type de manipulation permet d’obtenir des colonnes de


largeur différente. Comme cela a été signalé, il conviendra
d’effectuer ces opérations dans les pages types si vous sou-
haitez voir le changement dans toutes les pages courantes
et d’adapter puis créer les blocs aux largeurs des colonnes.
Cettee valeur indique en dessous
desso de quel taux les repères
disparaissent.
araissent. Ces options ne s’appliquent qu’aux repères
sélectionnés ou aux ffuturs repères placés.

Les calques de repère


Une fois déverrouillés, les repères de règle sont manipula-
bles à volonté (déplacement, copie, effacement…). Vous
pouvez créer un calque spécial pour les y placer. Pour cela,
depuis la palette Calques, cliquez sur l’icône en enfon-
çant la touche ∏ [Alt] de manière à nommer le calque
(repères ou guides, par exemple). Par la suite, vous pour-
rez cacher son contenu (donc les repères) en cliquant sur
l’œil ( ) en regard du nom du calque, ou le verrouiller en
cliquant dans la case de la seconde colonne (le signe
apparaîtra). Pour continuer à travailler, il faudra activer un
autre calque en cliquant sur son nom dans la palette Cal-
On glisse
sse les repères
sse repèree de colonne. On adapte le bloc et on
on en crée
cré un. ques. Vous pouvez aussi utiliser les options de calque pour
cacher ou verrouiller les repères sur un calque donné.
ASTUCE Pour retrouver les colonnes égales, lancez la com-
mande Marges et colonnes (menu Page) : le nombre de ASTUCE Bien que déverrouillés, les repères placés sur une
colonnes est remplacé par « personnalisé » ; utilisez les trian- page de gabarit restent inaccessibles sur les pages couran-
gles pour rétablir le nombre initial de colonnes. tes. Pour sélectionner un repère du gabarit, à l’instar d’un
bloc type, enfoncez les touches Ó¢ [Ó Ctrl] et cliquez sur
le repère : il apparaît alors avec la couleur du calque.

LES REPÈRES DE RÈGLE


Vous pouvez les obtenir de deux façons : par programma- L’obtention paramétrée des repères
tion à partir de la commande Créer des repères du menu
Page ou manuellement par glissement depuis les gradua- Si vous lancez la commande Créer les repères du menu
tions des règles pour un placement parallèle à la règle (ou Page, une fenêtre apparaît et permet de créer une grille de
double-clic sur une graduation pour un placement perpen- montage qui découpe votre document de façon à faciliter la
diculaire au niveau de cette graduation). Avant de voir com- création de blocs ou les placements d’objets. Cette grille de
ment les créer, examinons quelques propriétés. lignes et/ou de colonnes est définie à partir des bords (gau-
che et droit) de la page ou des bords de marges (option Aux
Les propriétés des repères marges ou À la page). En cochant Aperçu, vous contrôlez le
positionnement de cette grille.
Couleur et affichage des repères
Placés de manière paramétrée ou manuelle, les repères
apparaissent en couleur cyan ; vous pouvez changer cette
dernière à partir de la commande Repères de règle du
menu Page. Ces réglages ne s’appliquent que sur les futurs
repères ; cependant, ils peuvent être spécifiés par repère
comme nous le verrons plus loin.

La fenêtre permet de définir à partir de quel taux d’af-


Cette comm
C commande permet de
fichage (Seuil) les repères ne doivent plus être visibles ; c
créer une grille
gri de repères (ici,
cependant, si des repères ont déjà été positionnés avec un lla gouttière
go è des rangées est
seuil inférieur à celui que vous programmez, ils resteront n
nulle pour obtenir des zones
visibles même si le taux d’affichage devient inférieur au horizontales équivalentes).
h
horiz
seuil que vous avez fixé.

38
L A GESTION DU TRAVAIL

Si vous relancez cette commande pour modifier un premier Les couleurs des repères
réglage, cochez l’option Supprimer les repères de règle
existants ; vous pouvez aussi ajouter un autre calque pour Quand un repère est sélectionné (ou qu’il vient juste d’être
recevoir les nouveaux repères. Les repères de colonne qui placé depuis les règles), vous pouvez changer sa couleur
apparaissent avec cette commande n’ont aucune influence par la commande Repères de règle affichée par clic droit
sur le flux de texte lors de son placement automatique ; ils (menu contextuel). Cette couleur ne sera visible qu’une fois
ne constituent qu’une aide visuelle (mais magnétisée) à la le repère désélectionné.
mise en page.
Les déplacements et copies
L’obtention manuelle des repères Un repère d’une page courante peut être sélectionné (seul
ou avec d’autres avec Ó, s’ils ne sont plus verrouillés) en
Pour placer les repères manuellement, les règles doivent vue d’être déplacé ou copié. Ce déplacement (avec ou sans
être affichées. Leur placement s’obtient par double-clic copie) s’effectue de multiples façons :
dans les graduations de la règle, ou par glissement de la
souris depuis les graduations jusqu’à l’endroit voulu. Avec – par glissement pour un déplacement ;
cette seconde technique, vous pouvez obtenir un meilleur
contrôle du placement en consultant la palette Contrôle. Il – par la commande Déplacer les repères (affichée par clic
existe quelques contraintes pour ce placement, le tableau droit ou par double-clic sur l’outil Déplacement ou Flè-
suivant les résume : che noire) ;

Touche Contrainte sur le repère – par la palette Contrôle (pour une copie, validez en tapant
∏ ‚ (Entrée) [Alt ‚ (Entrée)]) ;
Le repère se place sur une valeur juste des
Ó
graduations. – par copier-coller s’il doit être placé sur une autre page (ou
Le repère devient long et s’affiche sur la un autre document de même format ; il y apparaîtra à la
¢ [Ctrl]
double page (c’est le repère de planche). même position que dans sa page d’origine).
En partant du croisement des graduations, Les alignements
∏¢ [Atl Ctrl]
on obtient un croisement de repères.
N’affiche le repère qu’à partir du seuil de Quand un ou plusieurs repères sont sélectionnés, il est pos-
∏ [Atl] sible d’utiliser les icônes d’alignement et de distribution de la
zoom utilisé au moment de sa création.
palette Alignement. La version CS3 de cette palette propose
des options intéressantes pour aligner (espacer ou répartir)
Si les repères ont été déverrouillés (option Verrouiller les
selon des critères particuliers (sur les marges, sur la page…).
repères non cochée dans le menu Affichage/Grilles et repè-
res ou menu contextuel), un repère qui vient d’être placé
(donc encore sélectionné) peut être positionné en entrant
ses coordonnées dans la case X ou Y de la palette Contrôle. Comme les blocs, les repères
peuvent être alignés ou distribués
Les coordonnées sont définies à partir de l’origine des règles,
ccertains
selon cer tain critères.
qui par défaut coïncide avec l’angle supérieur gauche de la
page. Pour déplacer l’origine, faites glisser la case de croise-
ment des règles à l’endroit voulu ; pour changer les unités,
affichez le menu contextuel dans les graduations de la règle.

A STUCE Dans la palette Contrôle, quand un repère est


sélectionné, on passe d’un repère à l’autre en cliquant sur
l’icône (ou ). LES GRILLES
InDesign met à votre disposition deux grilles. La première
joue le rôle de papier millimétré, c’est la grille du docu-
Les manipulations de repères ment ; la seconde a une fonction typographique, c’est la
grille de ligne de base : elle permet les alignements des
Pour être manipulé, un repère (déverrouillé) doit être sélec- lignes de texte. Nous l’étudierons dans la partie consacrée
tionné en cliquant dessus (l’outil Flèche devient ou à la typographie.
quand le repère est pointé). Cependant, s’il a été placé sur le
gabarit, sa sélection sur la page courante n’est possible que Pour afficher la grille du document, lancez la commande
si vous enfoncez les touches Ó¢ [Ó Ctrl] et cliquez sur le correspondante du menu Affichage ou du menu contex-
repère ; il apparaîtra alors avec la couleur du calque et ne tuel (s’il n’y a pas d’objet sélectionné).
fera plus partie du gabarit.

39
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

Cette commande permet


d’afficher ceci.

Un papier millimétré couvre l’écran, ill se positionne en fonc-


f
tion de l’origine des règles. Pour replacer l’origine à sa posi-
tion initiale, effectuez un double-clic dans le croisement des
règles. La grille se place à l’arrière-plan des objets présents
sur la page mais peut être mise au premier plan (menu Affi-
chage ou menu contextuel).

Le paramétrage de cette grille s’effectue avec la commande


Grilles des Préférences (menu InDesign [Fichier]). En effet,
une fenêtre permet de choisir la couleur et le pas — espace
entre deux lignes qui se règle séparément horizontalement
et verticalement —, ainsi que le nombre de subdivisions.
Pour obtenir un vrai papier millimétré, entrez une valeur de
10 mm pour le pas et de 10 pour les subdivisions.

Vous ne visualiserez correctement les graduations que si


le taux d’affichage est suffisamment grand ; dans le cas
contraire, les graduations seront placées selon des multiples
des valeurs de paramétrage. Dans tous les cas, son magné-
tisme agit sur les lignes de subdivisions affichées ou non (à
condition que l’option ne soit pas désactivée dans le menu
Affichage).

Les deux grilles (de ligne de base et du document) exercent


un magnétisme aussi bien lors du placement ou de la créa-
tion de blocs, que de celui de repères. Le magnétisme de la
grille du document est débrayable à l’aide de la commande
Magnétiser la grille du menu Affichage. Lors d’un traçage
de bloc, le signe indique que le magnétisme de la grille
ou des repères est actif. Dans le cas de la grille du document,
On règle
è l la
l grille
ill ici.
i i le magnétisme reste actif même si la grille est cachée.

40
L A GESTION DU TRAVAIL

Le travail avec des calques


La gestion des calques

L A DÉMARCHE DE TRAVAIL
Comme Illustrator et Photoshop, InDesign vous offre la pos-
sibilité de travailler par superposition de calques. Certains
d’entre eux pourront recevoir les textes avec, dans le cas
d’une composition multilingue, un calque par langue ; sur La fenêtre d’options du calque.
d’autres calques, vous placerez les illustrations ; sur d’autres, D’autres options comme l’affichage, le verrouillage… se
les repères, et sur d’autres encore, les éléments types… Vous manipulent par le menu de la palette ou encore par les icô-
aurez la possibilité de verrouiller ou de masquer les calques nes de la palette ; le tableau suivant les récapitule.
sur lesquels vous ne travaillez pas. La gestion des plans, des
sélections et, d’une manière générale, du travail de mise en
page s’en trouvera simplifiée. La plupart des manipulations Touche Case cliquée Effet sur les calques
de calques s’effectuent à partir de la palette Calques.
Aucune Masquer/Afficher le
( )

Affichage
touche calque.
La palette Calques.
Masquer/Afficher les
∏ [Alt]
autres calques.

L’AJOUT DE CALQUE Aucune Verrouiller/Déverrouiller


Verrouillage

( )
touche le calque.
Il s’effectue en cliquant sur l’icône de la palette Calques ;
l’ajout de certaines touches augmente les possibilités :
Verrouiller/Déverrouiller
∏ [Alt]
les autres calques.
Clic sur avec : Particularités
Aucune Nouveau calque au premier plan des
touche calques avec nom et couleur imposés.
Nouveau calque au premier plan et
∏ [Alt]
affichage de la fenêtre d’options.
Nouveau calque au-dessus du calque
¢ [Ctrl]
actif.
Nouveau calque au-dessous du calque
∏¢ [Alt Ctrl]
actif.

Vous ne pouvez travailler que sur le calque actif, repéré par


une petite plume à droite de son nom. En revanche, il est
possible de sélectionner plusieurs calques en même temps
— par Ó clics s’ils se suivent dans la liste (et ¢ clic [Ctrl clic]
dans le cas contraire) — en vue d’en modifier les options ou
l’ordre de superposition.
Certains calquess sont masqués
ma és pourr n'afficher
n'affich
' ffi h qu'une
' l
seule
langue, d'autres sont verrouillés pour protég
protéger leur contenu.
LES OPTIONS DES CALQUES
Certaines options, comme le choix du nom, de la couleur INFO. Tous les objets situés sur un calque masqué ne sont
de sélection et l’état des repères ne peuvent se régler qu’en ni imprimés, ni exportés avec le format EPS.
affichant la fenêtre d’options par un double-clic sur le nom
du, ou des, calques sélectionnés.

41
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 2

Le travail sur calques ASTUCE Si le calque vers lequel vous souhaitez transférer
un objet est verrouillé ou masqué, enfoncez la touche ¢
L A CRÉATION D’OBJET [Ctrl] pendant le glissement, cela évitera d’avoir à déver-
rouiller ou réafficher le calque (dans le cas du calque mas-
Avant de créer un objet, activez le calque sur lequel vous qué, l’objet disparaîtra).
souhaitez le placer. Si l’objet que vous venez de dessiner ou
d’importer ne se situe pas sur le bon calque, transférez-le
sur le calque voulu. La copie d’une sélection d’objets vers un autre calque

LES SÉLECTIONS SUR LES CALQUES Pour obtenir la copie d’une sélection d’objets, pendant son
transfert, enfoncez la touche ∏ [Alt] (vous verrez ). Pour
Dès que vous sélectionnez un objet, le calque qui le contient réaliser des effets de superposition de photos normales et
s’active et un carré coloré apparaît en regard du nom. Si plu- éclaircies, vous pouvez faire des copies par glissement de
sieurs objets appartenant à différents calques sont sélection- calque.
nés, plusieurs carrés colorés apparaîtront.

Les manipulations de calques


Les manipulations s’organisent à partir de la palette Calques
mais certaines d’entre elles peuvent être réalisées à partir de
leur menu local : duplication, suppression, fusion…

Cet objet
bjet sélec
sélectionné appartient à cee calque,
calque
l cee carré
carrréé l’indique.
l indique
l’l’i
indique.
d LE CHANGEMENT DE L’ORDRE
Dans la palette, le calque situé en haut de la liste corres-
Pour sélectionner tous les objets d’un calque, enfoncez la tou- pond à celui du premier plan. En déplaçant un calque dans
che ∏ [Alt] et cliquez sur son nom ; par Ó∏ clic [ÓAlt clic], la liste, vous pouvez modifier l’ordre d’affichage des objets
vous sélectionnerez le contenu de plusieurs calques. qui se superposent ou se chevauchent. Pour obtenir le nou-
vel ordre, glissez le calque et amenez-le devant ou derrière
LES REPÈRES ET LES CALQUES le calque voulu. Pour déplacer plusieurs calques, sélection-
nez-les par ¢ clic [Ctrl clic] (ou Óclic).
Quand vous placez des repères, ils appartiennent au calque
actif. Vous pouvez les masquer ou les verrouiller, indépendam- L A DUPLICATION DE CALQUE
ment de l’état du calque, à partir des options du calque. Pour
faciliter les manipulations des repères, vous pouvez aussi les Pour copier un calque, glissez son nom sur l’icône de la
placer sur un même calque et le nommer repères. palette Calques. Le calque est copié avec son contenu, il
apparaît au-dessus du calque d’origine.
LES TRANSFERTS ENTRE CALQUES
Le déplacement d’une sélection d’objets vers un calque L A FUSION DES CALQUES
Un bloc appartenant à un calque peut être transféré (voire Cette commande permet de convertir un ensemble de cal-
copié) vers un autre calque. Ces opérations sont utiles ques en un seul contenant tous les objets. Pour obtenir la
lorsqu’un objet n’a pas été créé sur le bon calque ou lorsque fusion, sélectionnez les calques à fusionner en cliquant (avec
vous avez travaillé sur plusieurs objets d’un même calque et ¢ clic [Ctrl clic] ou Ó clic) sur leur nom. Une fois la sélection
que leur gestion devient trop délicate. Il devient impératif des calques réalisée, activez le calque de destination de la
de répartir les objets sur différents calques que vous aurez fusion en cliquant sur son nom — la plume s’affichera à
pris soin de créer. Quand l’objet est sélectionné, un carré droite du nom — et lancez Fusionner les calques dans le
coloré s’affiche dans la palette Calques à droite du nom du menu local de la palette.
calque contenant la sélection. Pour transférer l’objet, glissez
ce carré sur le nom du calque de destination (vous verrez I NFO. Quand vous groupez des objets (menu Objet), ils
) ; dès que vous relâchez, l’objet change de calque, son passent sur le même calque (celui contenant l’objet le plus
cadre de sélection ou son tracé prennent la couleur du nou- au premier plan).
veau calque — il se place au premier plan de ce calque.

42
L A GESTION DU TRAVAIL

L A SUPPRESSION D’UN CALQUE


La suppression d’un calque par glissement sur entraîne
celle des objets qu’il contient ; un message vous l’indique,
sauf si vous effectuez l’opération avec la touche ∏ [Alt]
enfoncée. Le menu de la palette Calques comporte éga-
lement une commande qui permet la suppression des
calques vides.

LES CALQUES ET L’EXPORTATION PDF


POUR ACROBAT 6 OU +

Lors de l’exportation du document InDesign, si


vous choisissez le format Acrobat 6 ou + (PDF
1.5 ou +), une option permet de conserver la
structure des calques d’InDesign. Dans Acro-
bat, vous pourrez alors afficher ou masquer
certains calques et, ainsi, imprimer plusieurs
ul
versions d’une mise en page à partir d’un seul
document.

Dans InDesign, le document


comporte des calques masqués.
és.

Seuls
S Acrobat 6 à Acrobat 8
permettent
p
perm d’exporter avec cette
option
o
optio de création des calques.

Dans Acrobat (ici, version 8), on


peut choisir le calque à afficherr
(avec les versions inférieures à 6, les
calques masqués sont affichés).

43
L A GESTION DES OBJETS

3 La gestion des objets

Dans ce chapitre, nous allons aborder la gestion des objets Les contraintes du traçage
sous tous ses aspects : depuis leur création, leur retouche,
leur manipulation (déplacement, copie ou transforma- Si vous n’avez pas relâché le bouton de la souris, en enfon-
tion…), leur remplissage, leur coloration, jusqu’à leur ges- çant certaines touches, vous pouvez déplacer le bloc, le
tion par des styles d’objet. transformer en carré (ou en cercle), etc. ; cependant, il ne fau-
dra relâcher cette touche qu’après le bouton de la souris. Le
tableau ci-dessous indique les manipulations possibles ; elles
sont communes à Photoshop et Illustrator.

Le dessin des objets Touches utilisées


Espace
Action sur le bloc
Déplacement possible.
Les types d’objets ∏ [Alt] Centrage du bloc.
Ó Bloc carré ou circulaire.
LES BLOCS ET LES FILETS Ó∏ [ÓAlt] Centrage du bloc carré.
Dans InDesign, on distingue quatre catégories d’objets (éga-
lement appelés blocs) : les blocs de texte, les blocs d’image, ASTUCE Si, au lieu de glisser, vous cliquez sur la page (avec
les blocs sans contenu et les traits ou filets. À n’importe quel ou sans ∏ [Alt] ), une fenêtre permettra de spécifier les
moment, il sera possible de passer d’un type de bloc à un dimensions du bloc qui va être créé.
autre (sauf pour les traits) et ceci de différentes manières :
d’une part, le sous-menu Contenu du menu Objet vous
propose les trois choix (on retrouve ce sous-menu dans le
menu contextuel) ; d’autre part, lors d’une importation, la En cliquant avec l’outil de
sélection d’un bloc déjà rempli entraînera sa conversion ccréation, on affiche cette
créat
dans le même type que l’élément importé. b
boîte de dialogue pour
régler
égle les dimensions du

bloc.
b
bloc
LES OUTILS DE DESSIN
Vous disposez de nombreux outils pour dessiner les blocs : L’utilisation des repères
un outil pour les rectangles , un pour les ovales (ou ellip-
ses) , un pour les polygones et étoiles , deux outils de Dans la page, les repères de marge (ou de règle) sont visi-
dessin libre (plume et crayon ), un pour les traits , bles. Vous pouvez mettre à profit leur présence pour des-
sans oublier l’outil Texte avec lequel il est possible de siner un bloc. En effet, quand vous placez l’outil de dessin
tracer des blocs de texte rectangulaires. ( ) sur le repère, son changement d’aspect ( ) indique la
superposition avec le repère (s’il est magnétisé) ; de même,
lors du glissement de l’outil jusqu’à un autre repère, le
La création de blocs géométriques magnétisme des repères permet d’arrêter précisément le
glissement de l’outil sur le repère choisi.
LES FORMES SIMPLES : RECTANGLES ET OVALES Les réglages de position et de dimensions
Pour créer un bloc rectangulaire (ou ovale), sélectionnez
Quand vous placez l’outil sur la page, vous pouvez repé-
l’outil ( ) ou ( ). Amenez l’outil sur la page et fai-
rer ses coordonnées dans la palette Contrôle. De même,
tes-le glisser pour dessiner l’objet voulu. Les objets dessinés
pendant le traçage, vous contrôlez la taille du dessin dans
avec les outils de création de blocs graphiques (non attri-
cette palette (ou la palette Transformation). La précision
bués , …) sont dotés d’attributs (contour noir 1 pt par
g
augmente g
avec le taux d’affichage.
défaut) et du style d’objet [Bloc graphique standard] alors
que les blocs d’image ou blocs de texte ( , ) en sont
systématiquement dépourvus, c’est le style [Sans] qui leur
est affecté. Pendant la création,
réation, on voit
réation voit ici
iicci la position
p du curseur ett là,
l les

dimensions du bloc.

45
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Quand le bloc est dessiné, vous pouvez régler ses dimen- Le changement de contenu
sions et sa position (par rapport à l’origine des règles) à l’aide
de la palette Contrôle (ou de la palette Transformation). Quand le bloc est dessiné, il apparaît sélectionné. Vous pou-
vez passer d’un type de bloc à l’autre à l’aide de la rubrique
Avant d’entrer des valeurs dans les cases X, Y, L et H, il est Contenu du menu contextuel (ctrl clic [clic droit]) ou par
nécessaire de définir un point de référence sur l’objet en le menu Objet. En effet, le sous-menu Contenu propose
cliquant sur l’un des neuf points visualisés dans l’icône à trois options : Image, Texte et Non attribué (sans contenu),
gauche dans la palette Contrôle. En effet, les coordonnées Quand vous changez le type du bloc, celui-ci conserve ses
du bloc sont définies d’une part par rapport à ce point de attributs de coloration.
référence, et d’autre part, c’est ce point qui reste fixe quand
vous changez les dimensions de l’objet.

Pour activer une case, cliquez sur son intitulé (X, Y, L ou H)


et saisissez directement la nouvelle valeur (elle remplacera
l’ancienne). Passez d’une case à la suivante (ou à la précé-
dente) en tapant † [Ÿ] (ou Ó† [ÓŸ]). Dans chaque Avec ces commandes, on
case, vous pouvez employer n’importe quelle unité ou % et change le contenu.
faire des opérations sur les données (+, –, *, /). Quand une
valeur est saisie, n’oubliez pas de la valider en tapant ‚
(Entrée) pour l’appliquer à l’objet ; pour la tester et garder la
case active, tapez Ó ‚. De gauche à
droite : bloc
de texte, bloc
d’image et non
ASTUCE Si vous n’avez pas cliqué sur l’icône , vous pouvez attribué.
cependant conserver les proportions du bloc (rapport L/H),
en saisissant la valeur de L (ou H) puis en validant par ¢ ‚ Vous pouvez obtenir un bloc de texte à partir d’un bloc d’un
[Ctrl ‚]. InDesign adapte la valeur de H (ou L) pour conserver autre type en cliquant simplement dessus avec l’outil Texte.
le rapport L/H constant (il y a homothétie). Pour obtenir une De même, lors d’une importation, le bloc sélectionné prend
copie, ajoutez la touche ∏ [Alt] lors de la validation. le type correspondant à l’élément importé.

LES BLOCS DE TEXTE AVEC L’OUTIL TEXTE


Les rectangles arrondis
Quand vous souhaitez saisir un texte, vous devez obligatoi-
Ils ne s’obtiennent pas directement : une fois le rectangle des- rement sélectionner un bloc à cet effet. Si aucun bloc n’est
siné, lancez Options d’arrondis du menu Objet et choisissez disponible, utilisez l’outil Texte pour le créer ; en effet, cet
l’option Arrondis. Saisissez une valeur et contrôlez l’aspect outil se manipule par glissement comme dans le cas d’une
avec l’aperçu. création avec l’outil Rectangle. À l’issue du traçage, le point
d’insertion clignote en haut du tracé, vous pouvez alors
commencer votre saisie.

ATTENTION Si vous dessinez le bloc sur un bloc de texte déjà


présent, le curseur devient (et non pas ). Il faut com-
mencer à dessiner à l’extérieur du bloc puis, sans relâcher
la souris, ramener le tracé à l’endroit voulu en enfonçant la
Ces
Ces a
arrondis se règlent avec cette touche Espace.
commande
commm du menu Objet.
Avec cette icône,, le bloc devient
également
égal arrondi.
LES FORMES POLYGONALES : POLYGONES ET ÉTOILES
Design offre également la possi-
InDesign
bilité de convertir un bloc rectan- InDesign propose deux formes particulières de tracé : des
gulaire en bloc arrondi en cliquant polygones et des étoiles. Avant d’utiliser cet outil, vous
sur l’icône de la palette Path- devez le configurer pour qu’il dessine des polygones ou des
finder (le réglage de l’arrondi s’ef- étoiles, en effectuant un double-clic dans l’outil ou .
fectue dans la fenêtre de la com- Une fenêtre s’affiche : par défaut, elle propose un polygone
mande Options d’arrondis). à six côtés (hexagone).

46
L A GESTION DES OBJETS

Pour dessiner des polygones autres que des hexagones, ne Pour obtenir des traits verticaux, horizontaux ou multiples
changez que le nombre de côtés. Pour dessiner des étoiles, de 45°, cliquez en maintenant enfoncée Ó. Pour fermer un
réglez le nombre de côtés (il sera égal au nombre de bran- tracé, amenez la plume sur l’origine du tracé (elle change
ches de l’étoile) et la valeur Marge en étoile. Cette dernière d’aspect ) et cliquez dessus. La plume redevient .
définit le rayon intérieur de l’étoile en réduction par rapport
au rayon extérieur. Par exemple, une valeur de 50 % donnera ASTUCE Pendant le traçage, il faut cliquer pour placer un
un rayon intérieur égal à la moitié du rayon extérieur ; une point. Si, au lieu de cliquer, vous pressez sans bouger la sou-
valeur de 100 % donnera un rayon nul. Pour créer le bloc, ris, le point apparaît et vous pouvez alors changer sa position
glissez l’outil sur la page ; si vous enfoncez la touche Ó, le en maintenant la touche Espace enfoncée. Dès que vous
polygone (ou l’étoile) s’inscrit dans un carré. relâchez Espace, vous devez relâcher le bouton de la souris
(ou ne plus la déplacer) sous peine de créer une tangente.

LES ASPECTS DE LA PLUME


Quand vous utilisez la plume, son aspect vous renseigne sur
sa fonction en cours (voir le tableau ci-dessous).
Par double-clic sur l’outil Polygone,
olygone
l e, on accè
accède
è à des réglages,
on peut ainsii dessiner des éto
étoiles. Aspect Fonction de la plume
Prête à dessiner (pour créer un nouveau tracé).
A STUCE Pour changer le nombre de côtés du polygone
pendant sa création, utilisez les touches fléchées (vers le haut En cours de traçage.
pour augmenter et le bas pour réduire) ; pour modifier les ou Sur une extrémité (pour reprendre).
marges de l’étoile, utilisez les flèches gauche et droite. Cepen-
Sur l’origine du tracé (pour fermer).
dant, déplacez la souris en même temps que vous tapez la
touche pour que le changement soit pris en compte.
LES TRACÉS COURBES
Ils s’obtiennent par glissements successifs de la plume et
Le dessin à la plume non plus par des clics. Chaque segment d’une courbe est
défini par deux points d’ancrage ; entre ces derniers, le tracé
Le travail de la plume est le même que dans Illustrator ; il peut prendre des allures différentes. Les tangentes créées
permet deux types de tracés : rectilignes et curvilignes. Les en ces points lors du traçage indiquent la direction du tracé
premiers s’obtiennent en dessinant par clics successifs, alors au voisinage de chaque point.
que les seconds se dessinent par glissement de la souris. Le
tracé obtenu peut être ouvert et constituer un filet ou être
fermé pour recevoir un texte ou une image.

LES TRACÉS RECTILIGNES L’allure de ces tracés est


es liée à l’orientation
on
n et à la
Les tracés créés avec la plume peuvent être ouverts (seg- longueur
ueurr des lignes
llignes directrices ou tangentes.
gentes.
ment simple ou ligne brisée) ou fermés (polygones). Pour
créer un tracé rectiligne, cliquez à différents endroits de la
page : InDesign place un point d’ancrage à chaque clic et les
relie par une ligne. Pour arrêter le tracé, enfoncez la touche
¢ [Ctrl] et cliquez sur une zone vide de la page (vous pou-
vez aussi cliquer sur l’outil Plume ou changer d’outil).

Voici le principe en cinq images :

1 2 3 4 5

On active l’outil,
l on clique : un
n point …on clique, un trait apparaît ; on s’écarte, on clique, un …on arrête par ¢ clic
apparaît ; on s’écarte… autre trait apparaît… [Ctrl clic].

47
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Pour obtenir ces points d’ancrage, appelés inflexions ou Les inflexions : elles donnent un tracé aux courbures régu-
points lisses, il ne faut pas cliquer aux différents points, lières et plutôt arrondies (sans cassure). Elles s’obtiennent par
mais glisser dans la direction que doit prendre la future glissement de l’outil Plume ; une ellipse en comprend quatre.
courbe. En effet, quand vous glissez la souris, InDesign crée
une tangente dont vous pouvez changer l’orientation et la Les sommets : ils indiquent un changement de direction
longueur à volonté. C’est plus tard que le tracé apparaîtra (cassure) dans le tracé. Les tangentes ne sont pas alignées. Il
(quand InDesign reliera les points d’ancrage). n’est pas possible d’obtenir directement un sommet avec la
plume. Il faut impérativement passer par une inflexion pour
Voici le principe en quelques images : avoir deux tangentes, puis changer l’orientation de l’une
d’entre elles par conversion.
1 2
Voici les détails de la méthode permettant d’obtenir le tracé
ABC ci-dessous, le point B est un sommet :
A B A B
On désire créer ce tracé C
Pour créer un segment entre avec un sommet en B.
On relâche et on place
A et B : en A, on glisse la souris la plume en B. A B
pour créer une tangente. 1. Commencez par tracer le segment AB. Quand la ligne
3 4 directrice en B devient visible, enfoncez la touche ∏ [Alt]
et glissez la souris pour réorienter la ligne directrice.
1
C
A B
On crée le segment AB,
En B, on glisse la plume pour Quand on relâche, le tracé A B avec ses lignes directrices en B.
créer une tangente. apparaît, on peut alors aller
créer un autre point (en C).
2. Quand la ligne directrice a la direction voulue, relâchez la
Comme pour les traits rectilignes, pour arrêter le tracé sans souris et la touche ∏ [Alt] : le segment AB se colorie et la
le fermer, enfoncez la touche ¢ [Ctrl], écartez la plume du plume redevient prête à poursuivre le dessin.
p
tracé et cliquez sur l’écran : la plume reprend l’aspect . En 2
revanche, pour fermer un tracé courbe, approchez la plume Avec ∏ [Alt], on réoriente
du premier point du tracé (elle devient ), glissez-la sur le la
l ligne directrice…
point pour faire apparaître les tangentes, puis relâchez quand
A B
le tracé a l’aspect voulu.
3. Placez la plume en C pour y créer un nouveau point :
ASTUCE Quand vous glissez la plume et que les tangentes glissez la souris pour dessiner les lignes directrices de la
apparaissent, comme dans Illustrator, vous pouvez déplacer nouvelle inflexion. Quand vous relâchez, le tracé se des-
le point d’ancrage en enfonçant la touche Espace ; dès que sine entre B et C.
vous relâchez cette touche, ce sont les tangentes que vous
3
modifiez à nouveau. De plus, pour obtenir des tangentes
C
orientées selon un angle multiple de 45°, enfoncez Ó pen-
dant la modification des tangentes.

…on a relâché, on peuteut alo


alors Par glissement, on a créé
aller créer un autre point en C. le point d’inflexion en C.
LES TRACÉS AVEC SOMMETS
LE TRAVAIL DU TRACÉ
Dans un tracé, on peut distinguer trois types de points d’an-
crage : les points simples, les inflexions (ou points lisses) et Le prolongement d’un tracé
les sommets (ou points anguleux). Chacun d’eux possède
des propriétés différentes. Si vous désirez poursuivre un tracé ouvert (pour le fermer
par exemple), il faut impérativement partir d’une extrémité
Les points simples : ils sont obtenus avec l’outil Plume par de ce tracé et glisser la plume sur cette dernière pour faire
un clic — un rectangle en contient quatre. Ce type de point apparaître des tangentes. Quand la plume ( ) est placée
d’ancrage ne comporte pas de tangente. sur une extrémité, elle devient même si les points du
tracé ne sont pas sélectionnés.

48
L A GESTION DES OBJETS

A STUCE Si vous souhaitez que le point B possède deux


tangentes (afin de pouvoir modifier ultérieurement la partie
BC), au lieu de cliquer sur B, enfoncez la touche ∏ [Alt] et
glissez la plume dans la direction de C pour faire apparaître
une tangente, puis cliquez en C.
L’aspect de la plumee ind
iindique
ique s’il y aura continuité
continu dans le tracé.

ASTUCE Si vous placez la plume sur une extrémité de tracé, La fermeture d’un tracé
elle devient pour vous indiquer que le tracé se prolonge.
Si vous souhaitez démarrer un nouveau tracé indépendant, Pour obtenir la fermeture d’un tracé en cours, amenez la
enfoncez la touche Ó pour que la plume devienne . souris sur l’origine du tracé (le curseur devient ) : il y aura
fermeture si vous cliquez ou glissez la souris sur ce point. Si
vous enfoncez la touche ∏ [Alt] et glissez la plume sur le
point de fermeture, vous obtiendrez un sommet (une tan-
La combinaison : droites et courbes gente indépendante apparaîtra).
De la droite à la courbe
On veut créer le tracé ABC ci-dessous, la partie AB est rectili- I NFO. La palette Pathfinder propose une icône : ,
gne, la partie BC est curviligne, voici la méthode en images. sur laquelle il suffit de cliquer pour fermer un tracé ouvert.
On retrouve cette possibilité avec l’option Fermer le tracé
(menu Objet/Tracés).
1 2

B C B C
A A
Avec cette option, on ferme
A
facilement un tracé.
fa
facile
On place la plume sur … on la glisse pour créer
l’extrémité B… la tangente.

3 4

B C B C Si vous n’êtes pas familiarisé avec le maniement de la plume,


A A vous pouvez, dans un premier temps, dessiner par des clics
successifs pour créer un polygone, puis, dans un second
temps, effectuer des retouches sur le tracé, c’est-à-dire
On relâche, on place la plume en C pour la glisser convertir les pointes pour adoucir les angles du tracé (voir
de nouveau pour créer une inflexion. plus loin les retouches de tracé) ou utiliser le crayon, dont nous
allons examiner le principe dans les paragraphes qui suivent.
De la courbe à la droite
On veut dessiner le tracé ABC de la figure n° 1 ci-dessous. Le dessin au crayon
La partie AB est curviligne, la partie BC est rectiligne, voici la
méthode en images.
LE PRINCIPE DU DESSIN
1 2
C C Pour activer l’outil Crayon appuyez sur N. Pour dessiner,
glissez sur la feuille, le crayon affiche un × ( ) : un tracé
B B
pointillé apparaît, il se transforme en tracé continu dès que
A A
vous relâchez le bouton de la souris. Ce tracé comporte
On veut dessiner des petits carrés colorés (ce sont les points d’ancrage du
On trace la courbe AB
ce tracé ABC. par glissements…
tracé) et l’intérieur du tracé se remplit de la couleur de fond
définie dans la palette Outils ou dans la palette Couleur ; le
3
C 4 C contour prend l’aspect défini dans la palette Contour.

A B A B

…on clique en B (suppression du point directeur), puis en C.

49
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

LES RÉGLAGES DU CRAYON NOUVEAU TRACÉ OU RETOUCHES AVEC LE CRAYON ?


L’aspect du tracé dépend du réglage de l’outil. En effet, Quand un tracé est sélectionné et l’option Modifier les tra-
avant de commencer à dessiner, il convient de régler les cés sélectionnés des préférences de l’outil Crayon cochée,
préférences du crayon (on y accède par un double-clic sur vous pouvez changer son aspect en repassant le crayon
l’outil). La fenêtre des préférences comporte deux catégo- le long du tracé : un nouveau tracé remplacera automatique-
ries de réglages : la première, Tolérances, concerne l’aspect ment le précédent. En opérant plusieurs passages, vous pou-
du tracé, la seconde, Options, définit le comportement du vez ajuster l’aspect du dessin jusqu’à obtenir l’effet souhaité.
tracé et du crayon une fois le dessin terminé.
ATTENTION Le glissement du crayon doit impérativement
démarrer à proximité du contour du tracé (le crayon perd son
x) et s’arrêter à un autre endroit mais toujours sur ce contour.
Si vous relâchez hors du tracé, une partie de ce dernier risque
de disparaître. Entre deux glissements, vous pouvez changer
le réglage du crayon (pour lisser davantage, par exemple).

LES TRACÉS MULTIPLES RAPPROCHÉS


Si vous souhaitez créer un second tracé proche du pre-
mier, vous devez désélectionner le dernier tracé. Pour cela,
Les réglages pour
our les retouches
retouc es Les réglages d’as
d’aspect
d as enfoncez la touche ¢ [Ctrl] et cliquez hors du tracé : une
du tracé. du tracé. fois la touche relâchée, le crayon redevient .

L’aspect du tracé Pour réaliser des tracés très proches les uns des autres,
décochez l’option Modifier les tracés sélectionnés afin
Les réglages Fidélité et Lissage prédéterminent la précision que l’outil Crayon reste actif ( ) et ne dessine que de nou-
du tracé. Si la fidélité est faible, le tracé comporte beaucoup veaux tracés sans retoucher celui qui vient d’être réalisé.
de points de manière à être le plus proche possible du che- Il est possible de trouver un compromis en choisissant la
min réellement suivi par le crayon, alors qu’avec une valeur distance à partir de laquelle le crayon en « mode retouche »
forte, le tracé s’en éloigne davantage et apparaît simplifié se désactive au profit du crayon en « mode dessin ». Cette
avec des courbures adoucies. distance se définit dans la case Dans les limites de dans
l’option Modifier les tracés sélectionnés.

LES TRACÉS FERMÉS


Pour obtenir une coloration correcte d’un objet, son tracé
doit être fermé. Pour fermer lors de la création, enfoncez
∏ [Alt], le crayon devient ,, amenez-le alors sur le point
de départ du tracé. Si vous relâchez la souris avant le point
d’origine, InDesign ferme le tracé par une ligne droite.

De gauche à droite : Fidélité 0 : 2,5 ; 10 et 20. Lissage : 0 ; 0 ; 50 et 100. INFO. Comme indiqué précédemment, la palette Pathfin-
En pointillés, le chemin réellement suivi par le crayon. der propose l’icône : ; un clic dessus permet de fermer
un tracé par un segment droit. L’option Fermer le tracé
(menu Objet/Tracés) offre la même possibilité.
Les réglages pour les retouches du tracé
Dans les préférences de l’outil Crayon, si l’option Conser-
ver la sélection est cochée (elle l’est par défaut), le tracé LE PROLONGEMENT D’UN TRACÉ
réalisé reste sélectionné, ce qui est indispensable pour le
Pour prolonger un tracé, il n’est pas utile de le sélectionner,
retravailler en glissant à nouveau le crayon dessus — l’outil
amenez le crayon près d’une extrémité : quand il devient
prend l’aspect suivant : . Cependant, ceci n’est possible
(sans x) commencez à glisser le crayon, il y aura prolonge-
que si Modifier les tracés sélectionnés est également
ment du tracé. Si le tracé n’était pas sélectionné, il n’apparaî-
cochée.
tra pas sélectionné à l’issue de l’opération.

50
L A GESTION DES OBJETS

LE RACCORDEMENT DE DEUX TRACÉS Le dessin de traits ou de filets


Pour relier deux tracés, inutile de les sélectionner : dessinez
depuis une de leurs extrémités, puis enfoncez la touche ¢ Les traits ou filets s’obtiennent à partir de trois outils : Plume,
[Ctrl] et glissez le crayon (devenu ) sur une partie du second Crayon et Trait. Ce dernier ne crée que des tracés ouverts
tracé à raccorder : dès que vous relâchez la souris, les deux et bénéficie d’options par l’ajout de certaines touches du
tracés sont reliés et ne font plus qu’un seul tracé ouvert. Pour clavier :
fermer ce tracé ouvert, vous devez maintenant partir d’une Touches utilisées Action sur le trait
des extrémités du tracé ouvert, puis, quand le tracé appa-
raît, enfoncer la touche ∏ [Alt] (le crayon se transforme en Espace Déplacement possible.
) et rejoindre l’autre extrémité. ∏ [Alt] Centrage du trait.
Ó Trait selon un angle multiple de 45°.
Ó∏ [ÓAlt] Centrage et angle multiple de 45°.

Avant d’entamer le dessin du trait (quel que soit l’outil),


désélectionnez tous les tracés (en tapant Ó¢A [ÓCtrl A])
On glisse lle crayon depuis
depuii une
d On enfonce ¢ [Ctrl] et on glisse
gliss
li et réglez l’aspect du futur dessin dans la palette Contrôle
extrémitéé de l’un des trac
tracés. jusqu’à l’autre tracé. ou Contour si vous souhaitez ajuster certaines options des
traits (extrémité, sommet, type…). Ces réglages deviendront
les réglages par défaut des futurs dessins.

Les conversions de formes et de traits

Quand on lâche,he, les


h l tracés
tracés
é
LES CONVERSIONS DE FORMES
Pour le fermer, cette fois
f i on
sont reliés, on a obtenu un glisse depuis une extrémité La forme d’un bloc quelconque peut être transformée en
seul tracé (ouvert).) puis on enfonce ∏ [Alt]. une autre forme. Pour ce faire, cliquez sur l’une des icônes de
la deuxième ou troisième ligne de la palette Pathfinder, ou
L’EFFACEMENT D’UN TRACÉ utilisez le sous-menu Convertir la forme du menu Objet.
Pour effacer un tracé que vous venez de terminer (encore
sélectionné), tapez la touche Efface ou lancez Annuler
(menu Édition ou ¢ Z [Ctrl Z]). La conversion de forme s’effectue
avec ces icônes ou ces commandes.

LES PRÉFÉRENCES DES TRACÉS


Avant de créer un bloc avec la plume, le crayon ou un des
outils de dessin de forme vectorielle (rectangle, ellipse…), défi-
nissez certaines caractéristiques du futur tracé (sauf pour les
blocs qui demeurent toujours sans fond ni contour).
Pour cela, activez l’outil Flèche noire (en tapant V, par exem-
ple), désélectionnez tous les tracés et définissez dans la palette
Outils, la palette Couleur et la palette Contour les attributs
des futurs tracés. Il est possible d’englober dans ces attributs
de coloration d’autres réglages de la palette Effets (tels que
l’ombre portée, la transparence, le contour progressif…) ainsi
que l’Habillage (menu Fenêtre/Habillage de texte).

Certaines conversions nécessitent un réglage de l’aspect


I NFO. Depuis la version CS2, il est possible de créer des
du futur bloc. En effet, le polygone apparaît selon les
Styles d’objet, qui à l’instar des Styles de paragraphe, réglages définis dans la fenêtre de création du polygone
permettront une mise en forme rapide des blocs. Ainsi, pour (affichée par double-clic sur l’outil ) ; le rectangle arrondi
définir l’aspect par défaut, il est souvent préférable de modi- ou en biseau ( , et ) prend l’aspect spécifié dans la
fier le style nommé [style graphique standard]. commande Options d’arrondis (menu Objet), mais il reste
modifiable en relançant Options d’arrondis.

51
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

LES CONVERSIONS DE TRAITS Par la suite, ce bloc peut être déformé, se voir appliquer cer-
tains attributs typographiques (alignement, marge, décalage
En cliquant sur l’une des sept icônes de formes de la palette vertical…) ou être rempli par une image. Nous reparlerons des
Pathfinder, un tracé peut être converti en forme (sauf s’il objets ancrés à la fin de ce chapitre.
est vertical ou horizontal). De même, il peut devenir rectili-
gne (vertical, horizontal ou oblique) en cliquant sur ou
sur . Ces conversions sont accessibles via le sous-menu
Convertir la forme du menu Objet.

Les blocs spéciaux

LES BLOCS PAR VECTORISATION D’UN TEXTE


InDesign est capable de vectoriser un texte pour le trans-
former en tracé. Cette opération peut s’effectuer de deux
Cette
C tt lettrine
l tt i e estt constituée
con tit é d’un
d’ bloc
bl ancréé obtenu
bt par
manières avec la commande Vectoriser du menu Texte : à vectorisation (on peu
peut facilement le remplir d’une image).
partir d’une sélection avec l’outil Flèche ou à partir d’une
sélection avec l’outil Texte.
ASTUCE Si vous lancez la vectorisation en ayant enfoncé la
touche ∏ [Alt] , vous conservez le texte original.
La vectorisation avec l’outil Flèche : le tracé libre
Si vous effectuez la vectorisation en ayant sélectionné le
texte (ou plus exactement le bloc de texte) avec l’outil Flè-
che, le tracé correspondant au texte vectorisé remplacera
LES OBJETS PAR TRANSFERT DEPUIS ILLUSTRATOR
le bloc de texte. L’ensemble des blocs obtenu est libre. En Si vous transférez un tracé d’Illustrator vers InDesign par
utilisant l’outil Flèche blanche, il est alors possible de défor- copier-coller ou par glisser-déposer, vous obtenez un bloc
mer le dessin des lettres. complètement éditable comme s’il avait été réalisé dans
InDesign.

Cette technique peut être intéressante pour préparer dans


Illustrator des blocs difficiles à obtenir dans InDesign du fait
de l’absence de certaines fonctions de traitements de tracés
vectoriels, ou pour placer une illustration dans une mise en
O sélectionne
On sélectio le
bloc et on vectorise.
b page sans qu’elle soit liée à un fichier.

ATTENTION Le collage ou le glissement sont soumis à des


réglages dans les préférences des deux logiciels. En effet,
l’objet n’apparaît modifiable dans InDesign (c’est-à-dire
On peut déformer certaines lettres, les colorer… vectoriel) que si, dans Illustrator, l’option AICB est cochée à
la rubrique Gestion des fichiers et presse-papiers des
préférences du logiciel (valeur par défaut). En revanche, si
l’option PDF est cochée dans Illustrator, dans les préférences
d’InDesign (Gestion du presse-papiers), l’option Préfé-
rer le PDF au collage ne doit pas être cochée (c’est le cas
par défaut).

La vectorisation avec l’outil Texte : l’objet ancré


Si vous sélectionnez le texte (ou une partie d’un texte) avec
l’outil Texte, la vectorisation donnera un objet ancré dans le Les préf
préférences
texte. C’est un bloc (ou ensemble de blocs s’il y a plusieurs d’Illustrator et
d’Illustra
lettres vectorisées) qui est « emprisonné » dans le bloc de ll d’InDesign.
celles d’
texte et dont la position reste la même par rapport au reste
du texte qui n’a pas subi de vectorisation.

52
L A GESTION DES OBJETS

Ce type de transfert permet d’avoir dans InDesign, une


forme particulière qui sera manipulable et pourra être traitée
(couleur, contour, effets, transparence…) sans être obligé de
repasser dans Illustrator.

Le dessin ddans Ill


Illustrator
t t ett son collage
ll dans
d InDesign
I D i : on obtient
bti t
un groupe dont on peut sélectionner chaque partie.

Les constituants du collage


Les couleurs du collage
On a réduit l’opacité
Si les documents Illustrator et InDesign n’utilisent pas le de cet élément.
même modèle colorimétrique (RVB ou CMJN), les couleurs
des objets peuvent être différentes d’un logiciel à l’autre.
Pensez à synchroniser les couleurs avec Bridge.
Les éléments transparents et mode de fusion
Lorsque le document Illustrator comporte des éléments
transparents ou auxquels vous avez affecté des modes de
fusion, l’aspect de l’objet collé dans InDesign dépend du
réglage des préférences d’Illustrator :

– si l’option Conserver les tracés est cochée, les réglages


de transparence ne sont pas conservés mais les tracés
restent intacts ;

– si c’est l’option Conserver l’aspect… qui est cochée,


l’aspect du collage dans InDesign reflète le réglage de
transparence d’Illustrator mais les tracés sont redécou-
pés pour respecter les colorations de chaque partie (c’est
l’aplatissement des transparences). On perd la transparence,
rence, si on
rence Il y a découpe
écoupe des tracés
transfère en conservant
rvant les tracés.
tra si on conserve
nserve l’aspect.
Pour pallier ce problème, il peut être souhaitable d’effectuer
un collage avec l’option Conserver les tracés puis de redé-
finir pour certaines parties du dessin les réglages de trans-
parence dans InDesign et leur redonner l’aspect qu’elles
avaient dans Illustrator.

On rétablit facilement
rétabllit fac ent la transparence
l transparen ce
à partir des
d tratracés conservés.
servés.

53
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Les éléments bitmap L A CRÉATION DU BLOC LORS DE L’IMPORTATION


Si l’élément Illustrator contient des effets bitmap (ombre por- Quand vous importez un texte ou une image, vous pou-
tée, par exemple), les parties correspondantes ne seront plus vez le placer dans un bloc, vous pouvez néanmoins des-
éditables dans InDesign (elles apparaissent en tant qu’élé- siner un bloc rectangulaire par glissement de l’icône de
ments bitmap donc avec un fond blanc). Pour obtenir une placement ( ou ) qui apparaît lors de l’importation. En
impression de qualité, pensez à régler les paramètres de cours de création, ce bloc peut être déplacé en enfonçant
pixellisation d’Illustrator avec une résolution suffisamment éle- Espace. Si, au lieu de glisser l’icône, vous cliquez sur l’écran,
vée (300 ppp). Vous pouvez également supprimer ces ombres vous obtiendrez un bloc qui prend la dimension exacte de
et les réaffecter dans InDesign à partir de la palette Effets. l’image dans le cas d’une importation d’image ou un bloc
qui prend les dimensions du rectangle d’empagement dans
le cas d’une importation de texte. Si vous souhaitez annuler
l’importation, cliquez sur l’outil Flèche avec l’icône de place-
ment ou mieux, tapez la touche esc [Echap].

LE BLOC PAR IMPORTATION


D’UN DÉTOURAGE DE PHOTOSHOP

Si vous avez réalisé un détourage dans Photoshop à l’aide


d’un masque de fusion ou vectoriel, vous pouvez utiliser ce
détourage pour obtenir un bloc ayant la forme du masque.
Voici les méthodes qui diffèrent selon la nature du masque.

Dans Illustrator,
o on a affecté une
or,
or un
ne Le bloc à partir du masque vectoriel de Photoshop
ombre portée.. Dans InDesign,
elle apparaît avec lal résolution
l n Dans Photoshop, créez un document détouré en utilisant
des effets p
pixellisés d’Illustrator.r. un masque vectoriel sur une photo ou à l’aide d’un calque
de forme vectorielle. Affichez la palette Tracés et double-
cliquez sur le tracé pour le nommer (ce qui aura pour effet
de le dupliquer). Définissez ce tracé en tant que masque en
lançant la commande Masque du menu de la palette Tracés
et enregistrez le document au format Photoshop.

On peut supprimer er l’ombre


et la réappliquer au groupee (ou
(ou
à une partie) par les
l effets
ff d’InDesign.
d
Dans Photoshop, on nommeomme le
l tracé
t é du
d masque vectoriel
et on définit ce dernier comme masque avec cette commande.
ande
d .

ASTUCE Le transfert vers InDesign d’une forme créée dans Dans InDesign, importez le document Photoshop : l’image
Photoshop n’est pas possible. Il faut d’abord faire un collage
détourée apparaît. Pour qu’elle se place dans un bloc
de la forme dans Illustrator puis un transfert de ce dernier
qui a la forme du tracé vectoriel de Photoshop, lancez la
vers InDesign. Vous pouvez également utiliser la technique
commande Convertir le masque en bloc depuis le menu
d’importation du masque de détourage décrite ci-après.
contextuel. Par la suite, vous pourrez éventuellement effa-
cer l’image pour ne garder que le bloc.

54
L A GESTION DES OBJETS

On importe le document Photoshop. Les retouches de tracés


Les retouches se divisent en deux catégories : celles de type
plume réalisées sur un tracé en cours fait à la plume, un
tracé terminé ou un bloc de forme prédéfinie, et celles de
type retouches spéciales au crayon. Nous parlerons plus loin
d’autres manipulations réalisables avec la palette Pathfinder.
On obtient le
O le bloc avec cette
ccommande. On peut
p supprimer er LES RETOUCHES CLASSIQUES À LA PLUME
l’image pour ne garder que le bloc.
Pendant l’élaboration d’un bloc avec l’outil Plume, vous pou-
vez déplacer un point en cours de réalisation en enfonçant
la touche Espace. En revanche, si vous avez relâché la souris
Le bloc à partir du masque de fusion de Photoshop
ou s’il s’agit d’un point déjà dessiné, vous pouvez le déplacer
Si, dans Photoshop, vous n’avez pas renommé le tracé du sans changer d’outil. En effet, l’outil Plume change de fonc-
masque vectoriel ou si vous avez utilisé un masque de fusion tion selon sa position ou en enfonçant certaines touches (¢
pour détourer l’image, vous pouvez néanmoins obtenir le [Ctrl] ou ∏ [Alt]), il permet d’effectuer certaines manipula-
bloc qui aura l’aspect de la zone transparente du document. tions. Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous.
Pour cela, importez dans InDesign le document Photoshop,
Les outils de retouches
lancez la commande Masque du menu Objet et choisissez de type plume : ils sont
le type Couche alpha : l’option Transparence s’active alors accessibles directement avec
automatiquement ; si des zones transparentes se situent à la plume et certaines touches.
l’intérieur de l’image détourée, cochez l’option Inclure les
contours intérieurs. Une fois le masque créé, lancez Conver-
tir le masque en bloc à partir du menu contextuel.
SSelon sa position, la plume
me
permet de supprimerr
perm
d’ajouter un point..
ou d’a

On crée le
masque (donc
le bloc) à partir
des zones
transparentes. Dans tous les cas, avec ¢ [Ctrl],
elle permet de le déplacer..

Outil ou Aspect selon la position


Retouche Position et action de l’outil
Plume + touche de l’outil sur le tracé
Flèche blanche sur le fond du tracé. Cliquez sur le tracé ou son fond (si le bloc a un
Sélection sur un point.
Plume et ¢ [Ctrl] fond coloré).
sur le tracé.
Flèche blanche sur un point.
Déplacement sur une tangente. Glissez le point 1, la tangente ou le segment.
Plume et ¢ [Ctrl]
sur un segment.
Ajout Plume + n’importe où. Cliquez sur le segment ou glissez 2 l’outil sur le
de point Plume sur le tracé uniquement. segment 3.

Suppression Plume – n’importe où.


Cliquez sur le point.
de point Plume sur un point uniquement.
… /…

55
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Outil ou Aspect selon la position


Retouche Position et action de l’outil
Plume + touche de l’outil sur le tracé
Cliquez sur le point disparition
=>
d’ancrage (carré) des tangentes.
Conversion de point
Conversion n’importe où (même hors du Pressez sur le point apparition
directeur =>
de point tracé). puis glissez-le de tangentes.
Plume et ∏ [Alt]
Pressez sur l’extrémité de la modification
=>
tangente (rond) puis glissez-la de tangentes.
1. Il est possible de déplacer le point avec les touches fléchées du clavier. Ce déplacement,
défini dans les Préférences/Unités et incréments, devient 10 fois plus grand avec Ó.
2. Si vous cliquez, le point apparaît ; si vous glissez l’outil sur le tracé, le point apparaît
également mais ses tangentes sont visibles et modifiables.
3. Si vous enfoncez la touche Espace, vous pourrez glisser le point qui apparaît.

LES RETOUCHES SPÉCIALES DE TYPE CRAYON


À l’instar d’Illustrator, InDesign propose une autre série de
retouches de tracé applicables à tout type de tracé. Ces ATTENTION Le glissement du crayon doit démarrer sur le
retouches peuvent s’effectuer de trois manières : avec l’outil contour du tracé et s’arrêter à un autre endroit mais toujours
Crayon, avec l’outil Arrondi ou encore avec l’outil Gomme sur ce contour. En effet, si vous relâchez hors du tracé, une
s’il s’agit de supprimer une partie de tracé. partie de ce dernier risque de disparaître ou le bloc peut
prendre un aspect particulier (voir ci-dessous).
Les outils de
retouches.

Les retouches avec l’outil Crayon


Quand un tracé est sélectionné et l’option Modifier les tra-
cés sélectionnés des préférences de l’outil Crayon cochée,
vous pouvez changer son aspect en repassant le crayon le
long de son dessin : un nouveau tracé remplacera automati-
quement le précédent ; en opérant plusieurs passages, vous
pouvez ajuster la forme du dessin.
Le bloc prend une allure correcte si on termine sur le tracé.

On
n amène le crayon
crayo sur On
n glisse le crayon en terminant Il prend une allure imprévisible si on le termine hors du tracé.
le tracé à modifier.
modif son chemin su sur le tracé.

ASTUCE Avant de retoucher le tracé, vous pouvez afficher


les préférences de l’outil Crayon pour changer les valeurs
de tolérances ; ceci permet d’obtenir, sur un même tracé, des
parties plus ou moins lissées.

Le bloc se modifie
automatiquement.

56
L A GESTION DES OBJETS

Les retouches avec l’outil Arrondi Les retouches avec l’outil Gomme
Vous pouvez activer l’outil Arrondi de deux façons : depuis la L’outil Gomme s’active par ∏ clic [Alt clic] sur l’outil Arrondi.
palette Outils par ∏ [Alt] clic sur l’outil Crayon ou sur la page, Si vous la glissez le long d’un tracé, elle provoque un efface-
à partir de l’outil Crayon (ou l’outil Gomme) qui devient outil ment partiel de ce dernier. Cela peut s’avérer pratique pour
Arrondi en maintenant ∏ [Alt] enfoncée. Ici aussi le tracé doit raccourcir un tracé ou pour créer un trou dans un tracé
être sélectionné, mais comme l’outil n’agit que sur un tracé à fermé en vue de le raccorder avec un autre.
la fois, vous pouvez le faire en tapant ¢ A [Ctrl A].
Le tracé doit être sélectionné
Cet outil s’utilise par glissements le long du tracé à modi- pour que la gomme puisse
fier, il permet un lissage du tracé par élimination de zones agir ; dans le cas contraire,
anguleuses. enfoncez la touche ¢ [Ctrl] et
cliquez sur le tracé ou tapez
Son action est beaucoup plus douce que celle du crayon ; ¢ A [Ctrl A] (tous les tracés
de plus, il n’est plus impératif d’arrêter le glissement de seront sélectionnés mais vous On veut supprimer
i une
l’outil sur le tracé. Vous pouvez paramétrer l’outil dans n’agirez que sur l’un d’eux). partie de ce tracé.
sa fenêtre d’options (affichée par double-clic sur l’outil
Arrondi) pour que le lissage soit plus ou moins important ;
cependant, l’influence des réglages est assez faible.

On glisse la gomme
omme po
pour obtenir l’effacement de la partie.
ti

A STUCE La gomme est sans action sur un tracé de texte


curviligne. Procédez par ajout de points (avec l’outil Plume +)
suivi de l’effacement de l’extrémité.
L’outil est peu sensible aux réglages spécifiés dans cette fenêtre.

Le remplissage des blocs


Quels que soient l’aspect et la nature du bloc, vous pouvez Le remplissage par importation
le remplir de deux façons : par importation (simple ou multi-
ple) ou par collage ; dans le dernier cas, un bloc devra impé-
rativement être sélectionné. Pour le texte, InDesign propose Les éléments importés
une méthode supplémentaire qui consiste à remplir le bloc
InDesign importe des textes (de différents formats), des
avec un texte de substitution (cela peut s’avérer utile pour
tableaux Excel, des images (également de différents for-
calibrer un bloc).
mats), et même des pages InDesign (fichier .indd) ou encore
des extraits de page (fichier .inds).
Le placement (importation) peut également se réaliser à
partir de Bridge (menu Fichier/Importer/Dans InDesign).
L’importation simple
La commande n’est accessible qu’une fois les éléments
sélectionnés dans la fenêtre de Bridge. Elle se réalise avec ou sans la présence d’un bloc (sélec-
tionné ou non).

57
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Pour importer dans le bloc que vous avez sélectionné (en Dans le cas où vous avez rempli un bloc par erreur, tapez ¢ Z
cliquant dessus avec un des outils Flèche), lancez la com- [Ctrl Z] pour annuler le remplissage du bloc actif et retrouver
mande Importer du menu Fichier (au clavier, ¢ D [Ctrl D]) : le curseur de placement ( ou ou ). De même, pour
une fenêtre permet de choisir le fichier voulu. vider le curseur sans placer son contenu (donc interrompre
le placement), tapez esc [Echap].
I NFO. La fenêtre Importer peut se présenter sous deux
aspects : Dialogue SE (Système d’Exploitation) ou Dialogue La fenêtre Importer propose également l’option Afficher
Adobe. Ce dernier propose d’avantage d’options (notam- les options d’importation. Cette fonctionnalité ainsi que
ment au niveau de la visualisation des fichiers), mais n’est des notions relatives aux formats de fichiers importés seront
disponible qu’avec Version Cue activé (sans obligation d’utili- développées dans les chapitres consacrés à la gestion du
ser ses autres fonctionnalités de partage). texte et à la gestion des images.

Les importations multiples


InDesign permet d’importer simultanément plusieurs
Cochez
C cette fichiers (de type différent). En effet, dans la fenêtre Impor-
option
ooptio pour ter, vous pouvez sélectionner plusieurs fichiers (par Ó clic
remplir
reemp le bloc s’ils sont contigus, ou ¢ clic [Ctrl clic] dans le cas contraire).
sélectionné
séélect
(ici,
(ici, la fenêtre a été
affichée
affich avec le
Dialogue
Dialo
D Adobe).
O a sélectionné
On
cinq
inq iimages (dans
ci
cette
ette sélection, il
ce
pourrait
p ourr y avoir
Dans la fenêtre Importer, si l’option Remplacer l’élément d textes, des
des te
sélectionné est cochée, le fichier remplit automatiquement documents
docum
d
le bloc sélectionné (ou remplace son contenu). InDesign
nDes ou des
In
extraits
xtrai InDesign).
ex
ATTENTION Si le curseur d’insertion clignote dans un texte,
l’élément importé se placera dans ce texte. Il faudra annuler
par ¢ Z [Ctrl Z] pour retrouver le curseur de placement et
finir l’importation manuellement comme indiqué ci-après. Après validation, le curseur de placement apparaît sur la
page ; il affiche l’aperçu du premier fichier sélectionné et
un chiffre indiquant le nombre d’éléments à placer. Pour
Si l’option de remplacement n’est pas cochée, aucun bloc passer d’un élément à l’autre de cette pile (ou visualiser les
n’est rempli ; il apparaît un curseur de placement muni d’une différents éléments à placer), tapez une ou plusieurs fois les
vignette montrant le contenu du fichier image ou le début touches fléchées. Pour éliminer l’élément dont vous voyez
du texte. Dans le cas d’importation d’image, l’aspect du l’aperçu, tapez esc [Echap].
curseur varie selon que le bloc survolé est vide , ou non
Ce chiffre
ch indique On passe de l’un n
(avec un fichier au format PDF ou AI version 9 ou +, le
nombre de
le nom à l’autre avec less
pinceau est remplacé par ). En enfonçant la touche ∏ fichiers importés.
fichie touches fléchées. s.
[Alt], le curseur devient systématiquement (ou ). Quand
le curseur est , cela signifie qu’il provoque le remplissage du
bloc sur lequel vous cliquez ; quand il est , cela indique que Le placement se réalise manuellement : par clic sur un bloc
vous devez créer le bloc par clic ou glissement sur la page. vide, par ∏ clic [Alt clic] sur un bloc ayant un contenu, ou
par glissement (ou clic) si le bloc doit être dessiné. À chaque
Muni d’un
d aperçu, clic, le chiffre se réduit pour indiquer le nombre de fichiers
le curseur
curse change ge restant. Dans tous les cas, vous pouvez revenir en arrière et
d’aspect quand il
d’aspec
annuler les placements en tapant plusieurs fois ¢ Z [Ctrl Z].
ssurvole
ur vo ou non
un bloc vide.

Si le bloc survolé a déjàà


un contenu, le curseurr On place less différents
d
différe
ff nts fichiers
fic
f chier
h par clic sur
ur le
l bloc,
bl le l nombre
b se
prend cet aspect.. réduit au fur mesure
ur et à m esure des placements.ts.

58
L A GESTION DES OBJETS

Le placement depuis Bridge Pour créer des effets particuliers comme changer la couleur
d’une partie de texte, vous pouvez utiliser les manipulations
suivantes :
Dans Bridge, affichez le dossier contenant les éléments
à importer et sélectionnez ces derniers par clic sur leurs 1. Avec l’outil Flèche noire, sélectionnez puis copiez le bloc
vignettes (Ó clic s’ils sont contigus, ou ¢ clic [Ctrl clic] dans de texte (si le texte fait partie d’un ensemble de blocs
le cas contraire). Déroulez le menu Fichier jusqu’à Importer chaînés, groupez les blocs avant de les copier).
et choisissez Dans InDesign. De retour dans InDesign, vous
obtiendrez le curseur de placement ou le remplissage du 2. Dessinez sur le texte un bloc de forme particulière (colo-
bloc selon le nombre de fichiers sélectionnés. rez éventuellement son fond).

Au lieu d’utiliser cette commande d’importation, vous pou-


vez réduire la taille de la fenêtre de Bridge en cliquant sur
l’icône (située en haut à droite de la fenêtre) et glisser
la sélection des fichiers sur la page, vous retrouverez alors Une fois le texte copié,
l’icône de placement. dessine un bloc sur
on de
le texte.
text

3. Lancez Coller dedans (menu Édition ou ∏¢ V [Alt Ctrl V])


pour placer le bloc de texte dans cette forme colorée.
4. Par clic sur l’icône de la palette Contrôle, sélection-
nez le contenu du bloc donc du texte collé puis colorez-
le en ayant cliqué sur l’icône de la palette Nuancier.

On sélectionne
ctionne les fichiers, on les glissee sur laa
page et on obtient ce curseur de placement.ment.

Le collage d’une image ou


d’un texte dans un bloc
Par clic ici
ici,i oon
n ccolore
le texte
xte colléé dadans
ans le
Si un bloc de la page contient une image que vous souhai- bloc coloré.
l
tez la placer dans un autre bloc, vous pouvez la copier (ou la
transférer) par un collage spécial. Pour effectuer ce transfert,
réalisez les opérations suivantes :
1. Sélectionnez le contenu du bloc en cliquant dessus avec
l’outil Flèche blanche ou l’outil Position . Le placement dans plusieurs blocs
A STUCE Si le bloc contenant l’image a été sélectionné Pour remplir plusieurs blocs avec la même image de manière
avec l’outil Flèche noire, cliquez sur l’icône de la palette qu’elle s’étale dans la série de blocs, opérez ainsi : sélectionnez
Contrôle pour sélectionner le contenu du bloc (l’image). la série de blocs et lancez Addition de la palette Pathfin-
der, puis effectuez l’importation de l’image ou son collage
(avec Coller dedans du menu Édition ∏¢ V [Alt Ctrl V]).
2. Copiez l’image (¢ C [Ctrl C]) ou coupez-la (¢ X [Ctrl X]).

3. Sélectionnez le bloc de destination, mais, cette fois-ci, Le texte de substitution


avec l’outil Flèche noire.
Pour remplir un bloc avec un texte quelconque, cliquez sur
4. Collez dans le bloc à l’aide de la commande Coller dedans ce bloc avec l’outil Texte et lancez la commande Remplir
du menu Édition (au clavier, ∏¢ V [Alt Ctrl V]). avec le texte de substitution (menu Texte ou contextuel).

59
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Les manipulations d’objets


Les sélections A STUCE La version CS3 propose une option très intéres-
sante. En effet, par double-clic sur un bloc, on passe d’une
sélection du bloc (comme celle réalisée avec l’outil Flèche
LES OUTILS DE SÉLECTION noire) à une sélection du tracé (comme celle réalisée avec
Pour réaliser les différentes manipulations sur les blocs, l’outil Flèche blanche) et réciproquement. Chaque double-
ceux-ci doivent être sélectionnés. Cette opération peut s’ef- clic sur le bloc permet ainsi de basculer d’un outil à l’autre.
fectuer à l’aide de l’un des outils de sélection : Flèche noire,
Position , Flèche blanche et Flèche blanche +. Le choix Pour faire cette distinction,
de l’outil dépend de l’élément (conteneur ou contenu) sur observez les poignées du cadre
lequel vous souhaitez agir. Le tableau suivant résume les de sélection :
possibilités. Bloc non sélectionné
(pas de poignées visibles).

Nature de la sélection : Aspect de l’outil


Outil Manipulation réalisable
contenu ou conteneur sur le bloc
Outil Sélection Traitement du conteneur
Conteneur sur tous types de bloc.
Flèche noire et remplissage.
sur les pixels de l’image.
Outil Position Contenu sur un texte. Traitement du contenu (1).
sur un bloc sans contenu.
Traitement du conteneur
Avec ¢ [Ctrl] : conteneur sur tous types de bloc.
et remplissage.
sur les pixels de l’image. Traitement de l’image.
(2) Contenu sur un texte ou un bloc sans
Sélection directe Retouche du tracé (3).
contenu.
Flèche blanche
Avec ¢ [Ctrl] : conteneur sur les pixels de l’image. Retouche du tracé.
sur un texte.
1. Un clic sur le bloc de texte active automatiquement l’outil – il y a sélection du bloc si les
Texte. poignées (au nombre de
2. En enfonçant la touche ∏ [Alt], on obtient l’outil Flèche huit) sont grandes et de la
blanche + (outil Sélection directe progressive) qui donne couleur du calque : c’est le
une sélection de tous les points du tracé par double-clic sur cadre de transformation du
un bloc d’image. bloc qui est affiché ; Bloc sélectionné
3. Un double-clic sur le bloc de texte active automatiquement (huit poignées visibles).
l’outil Texte. – il y a sélection du tracé si les
poignées sont petites et au
L’outil Position est l’outil idéal pour bon nombre de nombre de quatre : ce sont
situations car il change de fonction selon le bloc actif. les points d’ancrage du tracé
N’hésitez pas à lui affecter un raccourci utilisable en toutes qui sont affichés. Avec un
circonstances. bloc non rectangulaire, le
J’ai affecté
af ces raccourcis nombre de points dépend Tracé sélectionné
aux outils
o de sélection. de l’aspect du bloc ; (quatre poignées visibles).

– il y a sélection de l’image si
SÉLECTION DU BLOC, DU TRACÉ OU DE L’IMAGE ? les poignées sont grandes et
Avec les blocs rectangulaires, le cadre d’encombrement de de la couleur inverse à celle
l’image peut avoir les mêmes dimensions que le tracé du bloc. du calque : c’est le cadre de
Il est alors délicat de voir si la sélection correspond au bloc, à l’image qui est affiché.
son tracé ou au cadre de l’image. Image sélectionnée
ctionnée
(8 poignées).
nées).

60
L A GESTION DES OBJETS

LE PASSAGE D’UN OUTIL À L’AUTRE


Quand un bloc, ou son contenu, est sélectionné, le fait de changer d’outil ( , , ou ) peut modifier la nature de la sélec-
tion (contenu, tracé, conteneur).
Passage Type du bloc Effet sur la sélection Remarque
Il faut cliquer sur le bloc pour changer la nature
Image Aucun effet.
de la sélection.
Texte Sélection du bloc sélection du tracé. Un clic dans le bloc avec active l’outil Texte.
Aucun effet quand c’est l’image Il faut cliquer avec ¢ [Ctrl] pour changer la
Image
qui est sélectionnée. nature de la sélection.
Texte Sélection du tracé sélection du bloc. Un clic dans le bloc avec active l’outil Texte.
Il faut cliquer dans le bloc pour passer à la
Image Sélection du bloc sélection du tracé.
sélection de l’image.
Texte Sélection du bloc sélection du tracé.
Il faut cliquer dans le bloc pour passer à la
ou Aucun effet.
sélection du texte.
Texte Sélection du texte sélection du bloc.

Sélection du texte sélection du tracé.

Dans le cas d’une image, la palette Contrôle permet de faire Tout « survol » de bloc fera apparaître temporairement ses
la distinction quant à la nature de la sélection (image ou poignées : un clic permettra sa sélection alors qu’un glis-
tracé…). Si c’est l’image qui est sélectionnée, les deux pre- sement provoquera son déplacement sans que ce dernier
mières cases de la palette Contrôle sont respectivement X+ n’apparaisse sélectionné quand vous relâcherez la souris. S’il
et Y+, alors que si c’est le tracé ou le bloc (conteneur) qui est y a des superpositions, il sera possible d’accéder aux blocs
sélectionné, les cases sont X et Y. des plans inférieurs, comme indiqué un peu plus loin.

ASTUCE Quand vous souhaitez déplacer un bloc situé au-


dessus d’un autre bloc en utilisant l’outil Texte et la touche
X+ ett Y+
Y+, c’est
’ t l’image
l’i
l’im
i quii estt sélectionnée
él ti é (en
( cliquant
li t ici,
ici,i on passe ¢ [Ctrl], il est préférable de partir d’une désélection (obtenue
au conteneur).
nteneur). X et Y, cc’est
esst le
le bloc
blo qui est sélectionné (on sélectionne en tapant Ó¢ A [ÓCtrl A]) car le glissement de la sélection
le contenu en cliquant
l t ici).
ici
c )). (avec ¢ [Ctrl]) provoquera le déplacement du bloc inférieur.

LES MÉTHODES DE SÉLECTION


ATTENTION Quand le tracé est sélectionné, si vous essayez Les sélections multiples
de glisser le bloc (avec l’outil Flèche blanche ou l’outil
Position), c’est l’image qui se déplace : il y a automatique- Pour sélectionner des blocs avec l’outil Flèche, vous pouvez :
ment sélection de cette dernière (le curseur l’indique). Il – en partant de l’extérieur de tout tracé, dessiner (avec la
faut enfoncer la touche ¢ [Ctrl] pour que ce soit le conte- flèche) un cadre qui touche les objets à sélectionner ;
neur qui se déplace.
– enfoncer la touche Ó et cliquer sur les objets (ceux qui
sont déjà sélectionnés se désélectionneront) ;
– combiner les deux formules précédentes.
D E L’OUTIL TEXTE À L’OUTIL FLÈCHE
La sélection par calque
Si vous enfoncez la touche ¢ [Ctrl] alors que l’outil Texte
est actif, ce dernier se transforme en outil Flèche blanche Pour sélectionner tous les objets contenus dans un calque
ou Flèche noire selon la nature de l’outil qui était actif (sur la planche active), affichez la palette Calques, avec
avant l’outil Texte — c’est une flèche noire qui apparaît si l’outil Flèche et la touche ∏ [Alt] enfoncée, cliquez sur le
l’outil Position était actif avant l’outil Texte. nom du calque.

61
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Les sélections par le menu Édition A STUCE Si vous enfoncez la touche ∏ [Alt] , l’outil Flè-
Le menu Édition propose deux commandes : Tout sélection- che blanche devient Flèche blanche + (outil Sélection
ner (¢A [Ctrl A]) et Tout désélectionner (Ó¢A [ÓCtrl A]). directe progressive) ; elle permet la sélection d’un élé-
ment d’un groupe. Si vous cliquez plusieurs fois progressive-
ment, la sélection affecte le groupe supérieur, puis le groupe
ATTENTION Si vous avez choisi les raccourcis d’XPress, la suivant dans la hiérarchie des groupements effectués.
commande Tout désélectionner n’a plus de raccourci.

LES SÉLECTIONS DANS LES SUPERPOSITIONS D’OBJETS


La sélection du contenu ou du conteneur Lorsque des objets sont superposés, il est délicat de sélec-
Cas d’un bloc d’image tionner un tracé situé dans un des plans inférieurs (surtout
quand ceux qui sont au-dessus le cachent). InDesign pro-
Quand un bloc d’image est sélectionné, le menu Objet (ou pose deux méthodes selon que vous souhaitez sélectionner
menu contextuel) propose le sous-menu Sélectionner pour le bloc (ou le tracé) ou l’image contenue dans le bloc.
obtenir la sélection du contenu ou du conteneur (selon la
sélection initiale). Pensez à utiliser la commande Raccourcis La sélection de blocs superposés
clavier (du menu Édition) pour affecter des raccourcis à ces Quand vous cliquez sur une superposition d’objets, vous
commandes — à titre d’exemple, j’utilise F2 pour le contenu obtenez la sélection de l’objet au premier plan. Si vous
et F3 pour le conteneur. enfoncez ¢ [Ctrl] et continuez à cliquer, vous sélectionnez
l’objet dans le plan inférieur ; le clic suivant avec ¢ [Ctrl]
donne le plan inférieur… et ainsi de suite jusqu’à l’objet à
l’arrière-plan. Avec l’outil Flèche noire ou Position, il est
Objet/Sélectionner propose possible de « remonter » dans la superposition en enfon-
commandes de sélection.
cces co çant les touches ∏ et ¢ [Alt Ctrl] : les clics successifs feront
On leur
O le a affecté des aboutir progressivement au premier plan.
rraccourcis.
racco
o

A STUCE Si vous souhaitez déplacer un objet situé dans


un plan intermédiaire, sélectionnez celui juste au-dessus,
De même, la palette Contrôle comporte deux icônes et enfoncez ¢ [Ctrl] (ou ∏ ¢ [Alt Ctrl] pour le copier) et glis-
dont l’une est active. Elles permettent en cliquant sur sez la souris. Il est parfois plus simple de le sélectionner et de
d’obtenir la sélection du contenu ou en cliquant sur , celle le déplacer avec les touches fléchées.
du conteneur.

La sélection d’images superposées


La méthode de sélection précédente ne permet pas de
E cliquant
En liquantt sur cette
c tt icône,
i ô on sélectionne
él ti le
l conteneur.
t
sélectionner l’image contenue dans le bloc. Pour l’obtenir,
Avec celle-ci,
elle-ci,, on ssélectionne le contenu.
une fois la sélection du bloc réalisée, cliquez sur l’icône .
Certaines de ces sélections sont réalisables à partir du menu
Objet (ou contextuel) et son sous-menu Sélectionner ou
des icônes ou de la palette Contrôle. Ces raccourcis et
icôn
icônes ne sont pas toujours très pratiques car la sélection
ASTUCE Quand l’outil Flèche noire est actif, par double- affec
affecte tous les blocs de la page même s’ils ne figurent pas
clic sur un bloc d’image, on sélectionne le tracé et par triple visue
visuellement dans la zone de superposition.
clic, on sélectionne l’image.

LES SÉLECTIONS SPÉCIALES


Cas d’un groupe de blocs
La sélection d’un élément de gabarit
Si la sélection est constituée par un élément d’un groupe,
l’icône permet la sélection du groupe entier, alors que Quand on compose un document sur plusieurs pages, on
l’icône permet d’accéder aux constituants du groupe. utilise des gabarits. On place dans ces gabarits tous les
Dans ce dernier cas, on passe de l’un à un autre par les icônes objets qui doivent apparaître dans toutes les pages couran-
ou — on retrouve ces possibilités dans le sous-menu tes (marque de pagination, titre courant, etc.). On appelle
Sélectionner (menu Objet ou contextuel) avec Objet précé- ces objets des éléments de gabarit ou éléments types ; dans
dent dans le groupe et Objet suivant dans le groupe. la page courante, ces éléments s’affichent toujours à l’ar-
rière-plan des objets de la page, ils sont verrouillés.

62
L A GESTION DES OBJETS

Pour indiquer qu’un objet a été placé sur le gabarit, InDe- Les déplacements
sign affiche désormais ses contours en pointillés. Si vous
devez sélectionner un des éléments de gabarit sur une Ils s’effectuent selon plusieurs méthodes : manuellement
page courante (afin de le déplacer, le modifier, voire le par glissement, au clavier, par la palette Contrôle (ou Trans-
supprimer), vous ne pourrez réaliser cette sélection que si formation) ou encore par la commande Déplacement.
vous enfoncez les touches Ó¢ [Ó Ctrl] pendant que vous Nous allons examiner ces différentes méthodes et préciser
cliquez sur l’élément type. À l’issue de la sélection, l’objet leurs avantages respectifs. Le cas du centrage de l’image
passe automatiquement au premier plan du calque actif (ce dans le bloc est traité plus loin avec les ajustements.
n’est plus un élément de gabarit, mais il garde certains liens
de mise à jour avec ce dernier).
LE DÉPLACEMENT MANUEL PAR GLISSEMENT
Le déplacement et l’outil de sélection
Avec les images, le choix de l’outil de sélection (seul ou avec
une touche) influe sur la nature de l’élément déplacé (bloc et/
Sur la page courante, les éléments
tts du
d gabarit
gaabarit
b it sontt en pointillés
p ; si ou image). Le tableau suivant résume les choix possibles.
on sélectionne par
p Ó Ó¢ clic [Ó Ctrl
trl clic],, ils dev
deviennent
viennent éditables.
Élément
Outils Remarque
à déplacer
Placé sur le bloc, le curseur
Conteneur
+ ¢ [Ctrl] doit prendre l’aspect suivant :
(bloc +
+ ¢ [Ctrl] (ou avec l’outil Flèche
contenu)
La sélection des blocs de texte dans une chaîne + ¢ [Ctrl] blanche sur un bloc de texte).

Quand le texte est trop long pour tenir dans un seul bloc, Image
seule ou Sur l’image, on voit : .
on « place » le surplus du texte dans un ou plusieurs autres
blocs (sur la même page ou sur des pages différentes) : on + ∏ [Alt] Pour déplacer, relâchez ∏ [Alt]
Tracé sans
dit que les blocs sont chaînés entre eux (nous étudierons en (sélection par et glissez le tracé (et non pas
l’image
détail les techniques de chaînage dans le chapitre consacré clic sur le tracé) le fond du bloc).
à la gestion du texte).
Déplacement du bloc
InDesign montre cette chaîne si vous lancez la commande On sélectionne
Afficher le texte lié du menu Affichage. De plus, il vous avec l’outil
permet, à partir du moment où un des blocs de la chaîne est Flèche noire.
actif, de sélectionner l’un des autres blocs de la chaîne en
utilisant un des raccourcis du tableau ci-dessous.

On tape On sélectionne*
On glisse le bloc et on relâche
r
∏¢ [Alt Ctrl ] Le bloc suivant dans la chaîne. quand sa position
sition est correcte
c :
l’image
g réapparaît.
∏¢ [Alt Ctrl ] Le bloc précédent dans la chaîne.
Ó∏¢ [ÓCtrl Alt ] Le dernier bloc de la chaîne.
Ó∏¢ [ÓCtrl Alt ] Le premier bloc de la chaîne.
* Si le point d’insertion clignote dans un bloc, c’est le contenu
InDesign ne réaffiche le contenu du bloc qu’une fois son
du bloc, c’est-à-dire le texte, qui sera sélectionné.
déplacement terminé ; cependant, si vous patientez une
demi-seconde puis glissez l’objet, InDesign affichera le
INFO. Ces raccourcis sont valables même si les blocs n’ap- contenu du bloc au cours de son déplacement (ce délai est
partiennent pas à la même page. réglable par double-clic sur l’outil Position).

ATTENTION Quand vous déplacez l’image seule, toutes ses


Maintenant que nous avons fait le tour de toutes les techni- parties situées à l’extérieur du bloc sont masquées. De même,
ques de sélection, nous allons passer en revue les différents si vous déplacez le tracé du bloc sans l’image, vous ne verrez
traitements que peut subir le bloc sélectionné. plus les parties de l’image à l’extérieur du tracé.

63
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Déplacement de l’image LE DÉPLACEMENT D’OBJET AU CLAVIER


Il est possible d’obtenir des déplacements précis avec les
touches fléchées du clavier. En effet, chaque frappe pro-
voque un mouvement dans le sens indiqué par la touche,
d’une valeur programmable dans les Préférences/Unités
et incréments (menu InDesign [Fichier]). En ajoutant Ó, le
déplacement sera dix fois plus important.
Sélection
n avec l’outil
l’ou Flèche blanche.
On glissee la sélectio
sélection et on relâche ASTUCE N’hésitez pas à programmer une valeur faible dans
quand sa a position est correcte :
l’image
g est recadrée dans le bloc. la case Touche curseur des préférences (par exemple 0,1 pt)
car cette valeur peut être multipliée par dix en enfonçant Ó.

ATTENTION Ici aussi, en fonction de l’outil actif (Flèche


Déplacement du tracé noire, Flèche blanche ou Position) et de la sélection affi-
chée, vous déplacerez le bloc et l’image, l’image seule ou le
tracé seul.

LE POSITIONNEMENT PAR LA PALETTE CONTRÔLE


La palette Contrôle permet d’effectuer des déplacements
Sélection
n sur le tracé avec l’outil
l précis en modifiant la valeur de position définie par les
Flèche blanche et ∏ [Alt] . cases X ou Y accessibles après une sélection du bloc avec
On glisse le tracé
acé et on relâ
relâche l’outil Flèche noire, ou des cases X+ ou Y+ avec une image
quand sa position correcte : le
ition est corre sélectionnée avec l’outil Flèche blanche ou l’outil Position.
tracé est repositionné sur l’image.

En cliquant surr la lettre, on active le contenu de la case.

ASTUCE Pour obtenir un mouvement uniquement vertical (ou La référence du positionnement


horizontal), commencez le déplacement, puis enfoncez Ó.
Les valeurs des cases X et Y indiquent la position d’un point
de référence désigné par le point noir sur l’icône ; cette
Le déplacement et le magnétisme position est définie par rapport à l’origine de règle. Celle-ci
peut être déplacée par glissement du croisement des règles
Si, au cours du déplacement, le bord du cadre de sélection ou ramenée à sa place initiale (bord supérieur gauche de la
est en superposition avec un repère, la flèche devient blan- page), par double-clic dans le croisement des règles.
che quelle que soit sa position sur l’objet.
Les changements de valeurs
Le déplacement avec l’outil Texte
Ils s’effectuent par remplacement de la valeur en cours ou
Si vous enfoncez ¢ [Ctrl], l’outil en cours se transforme en par une opération sur cette dernière (+ ou –). Dans les deux
flèche et les poignées s’affichent sur le bloc « survolé » par cas, vous devez valider pour appliquer le changement. Pour
le curseur. Ceci permet, par exemple, de déplacer un bloc cela, utilisez la touche † [Ÿ] et passez à la case suivante,
de texte avec l’outil Texte actif. ou tapez ‚ ou encore Ó ‚ pour garder la case active.
Le changement de valeur peut se faire par incrémentation
(de 1 unité et 10 avec Ó) à l’aide des touches Flèche vers le
ASTUCE S’il y a des superpositions de blocs, il est préférable
haut ou vers le bas, une fois la case X ou Y active.
de commencer par désélectionner (Ó¢ A [Ó Ctrl A]) le bloc
à déplacer, d’enfoncer la touche ¢ [Ctrl] puis de glisser le bloc
dès que ses poignées s’affichent. Si vous n’opérez pas ainsi, ASTUCE Si vous enfoncez ∏ [Alt] en tapant une des tou-
c’est le bloc situé dans un plan inférieur qui sera déplacé. ches fléchées comme indiqué ci-dessus, il y aura une copie.

64
L A GESTION DES OBJETS

L A COMMANDE D ÉPLACEMENT
Comme Illustrator, InDesign possède une commande
Déplacement. On y accède de multiples façons : par dou-
ble-clic dans un des outils flèche de la palette Outils, par le
sous-menu Transformation (menu Objet ou menu contex-
tuel) ou encore au clavier en tapant Ó¢ M [Ó Ctrl M]. On sélectionne,
onne, on glisse, on enfonce
once ∏ [Alt] et on lâche.

Si vous sélectionnez le bloc avec l’outil Flèche blanche ou


Cette commande permet l’outil Position, enfoncez d’abord ¢ [Ctrl] seul, glissez le
de réaliser
réa un déplacement bloc puis enfoncez ∏ [Alt] juste avant de relâcher le bloc à
ou une
un copie. l’endroit où la copie doit apparaître.

La copie de l’image dans un nouveau bloc


Pour obtenir une copie de l’image dans un bloc rectangu-
laire de même taille que l’image, au lieu d’un copier-coller
Cette commande affiche une fenêtre dans laquelle vous pou- opérez ainsi : désélectionnez le bloc (Ó¢A [Ó Ctrl A] ),
vez choisir si le déplacement s’applique au bloc seul ou au activez l’outil Flèche blanche ou Position, enfoncez ∏ [Alt],
bloc et à son contenu (pour les images). Un aperçu permet et glissez directement l’image à l’endroit voulu : une copie
un contrôle du positionnement de l’objet ; de plus, une copie apparaît dans un bloc rectangulaire de la taille de l’image.
peut être envisagée.

A STUCE La fenêtre Déplacement s’affiche également à


partir de la palette Contrôle par ∏ clic [Alt clic] sur l’intitulé
de la case X ou Y (ou X+ ou Y+ selon le type de sélection).
Sans sélection, on enfonce et on glisse l’outil
Flèche blanche sur l’image avec ∏ [Alt].
POSITION RELATIVE OU ABSOLUE ? Quand on relâche, on obtient
Quand un objet fait partie d’un groupe ou d’un ensemble un bloc de la taille de l’image.
d’objets imbriqués (voir plus loin) ou, pour une image dans
son bloc, les cases X et Y pour le bloc (ou X+ et Y+, pour
l’image) indiquent la position de la sélection par rapport à
son conteneur. Pour obtenir ces coordonnées par rapport
aux bords de la page et non plus par rapport au conteneur,
lancez la commande Afficher le décalage du contenu dans
le menu local ( ) de la palette Contrôle (ou Transformation).
L A COPIE PAR LA PALETTE CONTRÔLE
Relancez cette commande pour retrouver les coordonnées La manipulation est identique à celle du déplacement par la
relatives au conteneur. palette Contrôle (ou encore Transformation), à un détail près :
il faut valider l’opération en tapant ∏ ‚ [Alt ‚].
Les copies
ASTUCE En utilisant les touches fléchées pour modifier les
valeurs de X ou Y, il y a copie si vous enfoncez ∏ [Alt].
Comme pour les déplacements, les copies se réalisent de
plusieurs façons et notamment par la commande Déplace-
ment mentionnée ci-dessus. Voici la description des autres
possibilités.
L A COPIE PAR DUPLICATION
La duplication d’un bloc (ou d’un ensemble de blocs) s’ob-
L A COPIE PAR GLISSEMENT tient avec les commandes du menu Édition : Dupliquer ou
Exécuter et répéter.
La copie du bloc et de son contenu
Dupliquer (Ó∏¢ D [Ó Alt Ctrl D]), crée (la première fois)
Pour réaliser cette copie, sélectionnez le bloc avec l’outil une copie décalée de 10 pt vers le bas et de 10 pt vers la
Flèche noire, enfoncez ∏ [Alt] (la flèche devient ) et, sans droite. Par la suite, elle utilise les valeurs correspondant à la
viser une poignée, glissez le bloc jusqu’à l’endroit voulu. dernière copie manuelle par glissement.

65
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Exécuter et répéter (∏¢ U [Alt Ctrl U]), affiche une fenêtre Les transformations
dans laquelle vous spécifiez le nombre de copies et leur
déplacement (horizontal et vertical) par rapport à l’original.
Les transformations se répartissent en quatre catégories : la
mise à l’échelle, la rotation, la déformation (ou inclinaison) et la
Cette commande permet
symétrie. La plupart d’entre elles se réalisent par programma-
de créer de multiples
copies décalées. tion (palette Contrôle ou Transformation), ou manuellement
par les outils de la palette Outils.

I NFO. Toutes les valeurs qui apparaissent dans la fenêtre LES MISES À L’ÉCHELLE
Exécuter et répéter correspondent également à la dernière Elles s’effectuent de manière libre (par glissement) ou paramé-
copie réalisée manuellement. Elles restent mémorisées jusqu’à trée (par les palettes) si des valeurs précises sont nécessaires.
ce que vous les changiez et sont utilisées par Dupliquer.
La mise à l’échelle manuelle (par glissement)
L A COPIE PAR COPIER- COLLER
Il s’agit du glissement d’une des poignées du cadre de
La technique du copier-coller (¢ C [Ctrl C] puis ¢ V [Ctrl V]) sélection. L’élément mis à l’échelle dépend de la nature de
présente l’avantage de faire transiter la sélection par le la sélection et des touches ajoutées lors du glissement. Le
presse-papiers, ce qui permet des collages multiples sur des tableau ci-dessous résume les différents cas de figure (quel-
pages ou des documents différents. ques copies d’écran avec une image les illustrent).

INFO. Coller sur place (menu Édition ou Ó∏¢ V [ÓAlt ASTUCE Lors de ces transformations, si vous patientez une
Ctrl V]) permet de placer la copie aux mêmes coordonnées demi-seconde avant de glisser la souris, vous pourrez voir le
que l’original lorsqu’il a été copié ou coupé. bloc et son contenu.

On a sélectionné On agit sur On a mis à l’échelle


Le bloc seul (avec recadrage pour l’image) : le contenu n’est pas modifié
Bloc (il disparaît ou apparaît). La transformation n’affecte qu’une seule dimen-
Poignée
(Flèche noire) sion (avec une poignée latérale) ou les deux (avec une poignée d’angle).
Avec Ó, il y a homothétie (on garde le rapport L/H).
On sésélectionne le bloc avec l’outill Quand on lâche, on a
Flèche
Flècch noire, on presse sur la redimensionné le bloc seul (et
poignée,
poig gn on attend puis on glisse dévoilé l’illustration).
(selon
(sel on les préférences, le cadre de
l’image
mag ou l’image s’affiche).
l’im

Le bloc et le contenu : la transformation n’affecte qu’une seule dimension


Bloc
Poignée + ¢ [Ctrl] ou les deux selon la poignée ; en ajoutant Ó, il y a homothétie.
(Flèche noire)
Attention : lors d’un glissement avec ¢ [Ctrl], le contour est mis à l’échelle.

On sélectionne
sé le bloc avec Quand on lâche, on a
l’outil Flèche noire, on pressee
l’outi redimensionné le bloc et l’image
sur la poignée avec ¢ [Ctrl], on (homothétiquement avec Ó)
attend un peu puis on glisse.

Image L’image seule : on réduit (ou agrandit) l’image sur une seule dimension
(Flèche blanche Poignée (poignée latérale) ou les deux (poignée d’angle).
ou outil Position) Avec Ó, il y a homothétie.

On sélectionne
sé l’image avec Quand on lâche, on a
l’outil Position ou Flèche
l’outi redimensionné l’image seule.
blanche, on presse sur la poignée,,
blan
on attend
at puis on glisse.

66
L A GESTION DES OBJETS

La mise à l’échelle manuelle avec un bloc d’image Pour cela, sélectionnez le bloc avec l’outil Flèche noire et
cliquez sur l’icône de la palette Contrôle (utilisez Ajus-
Quand la taille d’une image a été changée par glissement, ter le bloc au contenu du menu Objet ou contextuel, à la
vous pouvez connaître l’ampleur de cette modification rubrique Ajustement).
et vérifier si l’homothétie est conservée en sélectionnant
l’image seule (avec l’outil ou triple clic avec l’outil Flè- Le bloc
che noire) et en consultant les cases et de la palette initial.
Contrôle. Pour ramener l’image sélectionnée à 100 % (sans Le blocc a été ajusté.
modifier la taille du bloc), utilisez la commande Effacer les
transformations du menu de la palette Contrôle.
On peut transformer
er en glissant la poignée
poi
oi avec ¢ [Ctrl].
Cette image a été réduite mais elle a
conservé son homothétie.
conse Cet ajustement est réalisable manuellement par double-clic
sur une des poignées du bloc (éventuellement avec ¢ [Ctrl]
et l’outil Texte). L’ajustement s’effectue sur deux dimensions
avec une poignée d’angle et une seule avec une poignée
latérale. Dans tous les cas, la réduction s’effectue vers la poi-
gnée opposée à celle sur laquelle vous avez cliqué.
On dodouble-clique ici
et la réduction
ré se fait
it
ATTENTION N’oubliez pas que l’agrandissement de la taille vers cette
c poignée.
d’une image bitmap entraîne une réduction de la résolution : Ici, on conserve la hauteur du bloc, il y a
il peut en résulter une perte de qualité lors de l’impression si ajustement de sa largeur à celle du contenu.
celle-ci est trop importante (> à 20 %). La palette Informa- En agagissant en haut, la
tions (menu Fenêtre) peut indiquer la nouvelle résolution rréduc
réduction se fait vers la
ppp effectifs (sauf avec les images au format PDF). po
poignée du bas..
Ici, on conserve la largeur du bloc il y a
ajustement de sa hauteur à celle du contenu.
Avec l’angle inférieurr
droit, elle s’effectue
vers ll’angle opposé.
Ici, on ajuste hauteur et largeur en l’adaptant au
L’image initiale
iale et l’l’image redimensionnée
mensionnée manuellement ; contenu (on conserve les proportions initiales)
attention,
ttention
tentionn, sa résolutio
résolution modifiée.
so ut oon a été m od ée.
La mise à l’échelle manuelle d’un ensemble de blocs
Pour redimensionner simultanément un ensemble de blocs
sélectionnés, il faut impérativement en faire un groupe (¢ G
[Ctrl G] ou menu Objet) et agir sur les poignées de ce dernier
avec ¢ [Ctrl] enfoncée, sinon la transformation ne s’appli-
quera qu’à l’objet sur les poignées duquel vous agissez.
La mise à l’échelle manuelle avec un bloc de texte
Avec un bloc de texte, si les dimensions du bloc deviennent
trop petites par rapport au texte, une partie de celui-ci dispa-
raît — un + rouge indique que du texte est caché (il faudra
chaîner vers un autre bloc ou réduire l’encombrement du
texte ou ajuster le bloc, voir plus loin). En général, ce genre de
transformation s’effectue dans le sens d’un agrandissement On souhaite réduire les trois blocs …mais on n’en modifi
modifie ie qu’u
qu’un.
du bloc ; il a pour but de réafficher un texte devenu (partielle- ci-dessus en même temps… En g
groupant,
p on les transforme
transform
ttous les trois.
i
ment) invisible. Si vous attendez une demi-seconde avant de
glisser la poignée, vous pourrez visualiser le contenu du bloc.

Avant d’effectuer la transformation d’un bloc de texte par


glissement, vous pouvez adapter ses dimensions à l’en-
combrement du texte, ce qui facilitera le contrôle de la
transformation.

67
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

L’outil Mise à l’échelle et la fenêtre Mise à l’échelle Les mises à l’échelle par incrémentations

Selon la sélection, la transformation par l’outil Mise à l’échelle Comme dans toutes les cases comportant une valeur, en
affecte le bloc et l’image, l’image ou le tracé seul. Avec un bloc tapant Flèche vers le haut ou vers le bas, vous pouvez incré-
de texte, tous deux subissent la transformation. Ici, vous pou- menter, et donc, dans le cas d’une mise à l’échelle, augmen-
vez choisir la position de l’axe de transformation. Une fois l’ob- ter ou réduire la valeur en cours de 1 % (1 mm pour L et H) et
jet sélectionné et l’outil Mise à l’échelle activé, une petite 10 % avec Ó. Si vous ajoutez ∏ [Alt], il y aura copie.
croix marque cet axe (c’est le point noir de l’icône de la
Les valeurs relatives et absolues
palette Contrôle), mais vous pouvez la déplacer (même hors
de l’objet, l’icône deviendra ) en la glissant (l’outil devient Avec une sélection de bloc, après transformation, les cases
) ou en cliquant sur l’un des points de l’icône . Quand indiquent toujours 100 % (sauf si vous choisissez Ajuster le
l’origine est positionnée, vous pouvez transformer manuelle- pourcentage de mise à l’échelle dans les Préférences/Géné-
ment par glissement ou en paramètrant. ral) : elles se réfèrent à la taille relative. Avec une sélection
d’une image, les valeurs (en %) reflètent la taille absolue. Pour
Mise à l’échelle manuelle : commencez par écarter l’outil la ramener à sa taille d’origine (100 %), utilisez la commande
de l’axe (éventuellement, attendez une demi-seconde pour Effacer les transformations du menu de la palette Contrôle.
visualiser), puis glissez. Avec Ó, on n’agit que sur un seul axe
(glissement horizontal ou vertical), ou par homothétie (glis-
sement en biais). Avec ∏ [Alt], on obtient une copie. LES CHANGEMENTS DE TAILLE PAR AJUSTEMENT
L’ajustement par le menu Objet ou la palette Contrôle
Mise à l’échelle paramétrée : elle s’effectue avec une fenê-
tre qui donne un aperçu de la mise à l’échelle ; pour l’affi- Avec un bloc d’image, quand le bloc ou son image sont
cher, double-cliquez sur l’outil. Pour afficher la fenêtre tout sélectionnés, le sous-menu Ajustement (menu Objet ou
en repositionnant l’axe, effectuez un ∏ clic [Alt clic]. contextuel) propose différentes mises à l’échelle (et un cen-
trage) du bloc et de l’image.
La fenêtre de mise à
l’échelle paramétrée Ces manipulations sont réalisables depuis
(son intérêt réside dans les icônes de la palette Contrôle. Le tableau
l’aperçu). fférents cas.
ci-dessous résume les différents

La mise à l’échelle par la palette Contrôle


On a sélectionné l’imagee dans son bloc pour utiliserr ces icône
icônes.
Elle s’effectue (dans la palette Contrôle ou Transformation) à
Commande Action
i obtenue
b E
Exemple
l
l’aide des cases % de mise à l’échelle et (et, éventuel-
lement, leurs menus locaux), ou des cases L et H (des opéra- Ajuster le L’image occupe tout le
tions, +, –, *, /, sont possibles). Pensez à choisir l’axe ( ) de la contenu bloc et prend ses dimen-
transformation avant de changer les valeurs ; pour le placer à au bloc sions. Elle peut apparaître
l’extérieur du bloc, activez un outil de transformation et glis- déformée.
sez l’axe. Ici aussi, selon la sélection, la transformation affecte
le bloc et l’image, l’image ou le tracé seul, mais avec un bloc
de texte, tous deux subissent la transformation (sauf avec Ajuster le bloc Le bloc devient un rec-
les cases L et H). Pour conserver les proportions du bloc, cli- au contenu tangle aux dimensions
l’image qui est alors par-
quez sur l’icône (elle devient ). Quand vous saisissez une faitement recadrée.
valeur, vous devez la valider en tapant ‚ (Entrée).
Ajuster le Force l’image dans le
contenu bloc homothétiquement.
ASTUCE Vous avez différentes possibilités pour valider :
proportionnel- L’image n’occupe pas tou-
– avec Ó ‚ (Ó Entrée), la case reste active ; lement jours tout le bloc, un cen-
– avec ¢ ‚ [Ctrl ‚] , il y a homothétie même si le lien
trage peut s’avérer utile.
n’est pas activé ( ) ;
– avec ∏ ‚ [Alt ‚], il y a copie.
Remplir le bloc Force l’image dans le bloc
proportionnel- homothétiquement, une
ATTENTION Comme lors un glissement avec ¢ [Ctrl], il y a lement partie de celle-ci peut
disparaître (centrage par-
mise à l’échelle du contour sauf si vous avez décoché Ajuster fois utile).
l’épaisseur… dans le menu de la palette Contrôle.

68
L A GESTION DES OBJETS

Le centrage du contenu L A ROTATION


Cette option figure avec les icônes d’ajustement de la palette Le principe
Contrôle et dans le sous-menu Ajustement (menu Objet ou
contextuel). Elle ne modifie que la position de l’image ; celle- Comme pour les mises à l’échelle, la sélection reste valable :
ci apparaît au centre du bloc. Flèche noire pour faire pivoter le bloc et son contenu ; Flè-
che blanche pour le tracé seul ou l’image seule ; outil Posi-
tion pour l’image seule. Pour les textes (ou les blocs sans
contenu), sélectionnez indifféremment avec l’outil Flèche
On sélectionne
sé le bloc et on
n noire ou Flèche blanche. La touche ∏ [Alt] permettra la
centre l’image dans le bloc
centr création de copies.
avec cette icône.
La rotation par la palette Contrôle (ou Transformation)
Après avoir choisi la position de l’axe de rotation (par un clic
Les options d’ajustement sur ou par glissement de l’axe avec l’outil Rotation
), vous disposez de quatre méthodes pour faire pivoter
Il s’agit d’une nouvelle option de la version CS3. Elle s’appli-
l’objet :
que à un ou plusieurs blocs contenant une image ou à un
bloc d’image vide. Dans ce cas, cela permet de prédéfinir la – saisir une valeur dans la case Angle de rotation , puis
façon dont l’image s’ajustera et se positionnera dans le bloc valider en tapant ‚ (∏ ‚ [Alt ‚] pour une copie) ;
quand elle y sera collée ou importée.
– utiliser le menu local de valeur à droite de la case ;
– cliquer dans la case , puis incrémenter degré par degré
avec les touches Flèche vers le haut ou vers le bas (avec
Ó, l’incrément passe à 5°) — cette méthode est particu-
lièrement intéressante pour affiner une rotation ;
– utiliser le menu local de la palette Contrôle (ou Transfor-
mation) pour choisir l’une des trois rotations proposées.

Cette commande permet de prédéfinir l’ajustement


et le positionnement de l’image dans le bloc.
Rotattion dee l’image seule
RRotation
L’ajustement bloc-contenu par double-clic oou du
u bloc et de l’image.
e.

Quand on double-clique sur une poignée d’un bloc, on


ajuste la taille du bloc à celle du contenu. Les résultats
diffèrent selon la poignée cliquée et selon le type du bloc
d’image ou de texte. Si on clique sur un angle, les deux La palette Contrôle propose deux icônes et pour faire
dimensions sont modifiées alors qu’avec une poignée laté- pivoter selon des angles multiples de 90° autour de l’axe
rale, seule la hauteur ou la largeur sont ajustées. Dans le cas défini par l’icône (un aperçu montre l’orientation que
d’une image, l’agrandissement du bloc s’effectue vers la prend le bloc). On obtient des copies par ∏ clic [Alt clic]. Ces
droite et/ou le bas ; avec un texte, il s’effectue vers la poi- options correspondent à des rotations prédéfinies que l’on
gnée opposée à l’endroit où on clique. retrouve dans le menu de la palette Transformation.

Certaines des manipulations précédentes s’obtiennent avec


l’outil Rotation. C’est ce que nous allons voir maintenant.

L’outil Rotation
Avec une poignée latérale,
la on change une
dimension, change
n,, on en ch g deux
eux avec un angle.
ang e. L’outil Rotation s’utilise comme l’outil Mise à l’échelle : on
positionne l’axe de rotation par glissement ou par un clic sur
l’icône dans la palette Contrôle (ou Transformation). On
s’écarte de l’axe et on fait pivoter par glissement.

69
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

ASTUCE Attendez une demi-seconde avant de glisser l’ob- ASTUCE La valeur saisie dans la case correspond à une
jet et vous verrez son contenu au cours de la rotation. Avec inclinaison horizontale ; pour réaliser une inclinaison verti-
Ó, la rotation s’effectue selon des multiples de 45°. Si on cale uniquement, entrez la même valeur dans la case de
ajoute ∏ [Alt], on crée une copie. rotation et dans celle d’inclinaison.

Pour redresser un objet (image ou tracé), sélectionnez-le L’outil Déformation


avec l’outil ad hoc et tapez 0 dans la case Angle de rotation
de la palette Contrôle (ou Transformation). L’outil Déformation s’utilise comme les autres outils de
transformation : on place l’axe par glissement de l’origine
La fenêtre Rotation directement sur le bloc ou par un clic sur dans la palette.
On s’écarte de l’axe et on glisse pour déformer l’objet. Selon
Si vous double-cliquez sur l’outil (ou ∏ clic [Alt clic] sur le glissement opéré, l’outil Déformation peut provoquer des
l’icône de la palette Contrôle), une fenêtre de rotation inclinaisons selon les deux axes : la palette Contrôle indique
apparaît. Elle permet de prévisualiser la rotation et d’obtenir alors l’angle d’inclinaison horizontale ainsi qu’un changement
une copie. de l’angle de la rotation et des valeurs de mise à l’échelle du
contenu (dans le cas d’une image).
Attention, cette fenêtre
n’indique pas l’orientation La fenêtre Déformation
du bloc mais l’angle de la
rotation qui va être réalisée. Si vous double-cliquez sur l’outil (ou ∏ clic [Alt clic] sur
l’icône de la palette Contrôle), la fenêtre Déformation
apparaît. Elle permet de prévisualiser la future transforma-
tion, voire d’obtenir une copie.
ATTENTION Contrairement à la case de la palette
Contrôle, la fenêtre Rotation n’indique pas l’orientation Cette fenêtre indique
de l’objet mais uniquement l’angle de la future rotation. la valeur de la future
déformation.

L’INCLINAISON ET LA DÉFORMATION
Avec la palette Contrôle (ou Transformation), on limite
la transformation à une inclinaison de l’objet selon un axe ATTENTION La case de la palette Contrôle affiche la valeur
horizontal, alors qu’avec l’outil Déformation, la transforma- de la déformation déjà affectée à l’objet alors que la fenêtre
tion peut être une inclinaison horizontale et verticale, ou les Déformation indique celle de la future transformation.
deux en même temps.

L’inclinaison par la palette Contrôle LES SYMÉTRIES


Vous disposez des mêmes techniques que pour la rotation. Elles s’effectuent par les icônes et de
Choisissez d’abord l’origine de la déformation (par clic sur un la palette Contrôle (ou par le menu local
point de l’icône ), puis transformez en saisissant une valeur de la palette Transformation). Avant de
dans la case Angle de déformation sur X et en validant faire la symétrie, définissez l’origine de la
par ‚ (∏ ‚ [Alt ‚] pour une copie), en utilisant le menu transformation en cliquant sur l’un des
local de valeur à droite de la case , ou encore en cliquant points de l’icône , ou en activant n’im-
sur l’icône et en incrémentant avec les touches Flèche vers porte quel outil de transformation (rota-
le haut ou vers le bas (l’incrément de 1, passe à 5° avec Ó). tion, mise à l’échelle…) pour glisser l’axe
L’aperçu indique qu’il y a eu inclinaison. à l’endroit voulu. Quand on réalise une
symétrie, l’aperçu l’indique ( , ou On a placé
cé l’axe ici
pour les deux symétries cumulées). La et réduit l’opacité
copie s’obtient en enfonçant ∏ [Alt]. de la copie.
i

ASTUCE Avec des pourcentages négatifs (–100 % par exem-


ple) dans les cases de mise à l’échelle, on obtient une symé-
trie (pour une copie, validez par ∏ ‚ [Alt ‚]).
Le bloc initial. Inclinaison de l’image seule ou du bloc
o seul.
oc

70
L A GESTION DES OBJETS

L’OUTIL TRANSFORMATION MANUELLE Action sur Résultat


Cet outil (qui s’active en tapant E) regroupe la plupart des Poignée latérale
autres transformations. Son action dépend de l’endroit où Inclinaison* centrée.
+ ∏¢ [Ctrl Alt]
vous agissez sur le cadre de sélection et de la touche ajou-
tée. Si la sélection est réalisée avec l’outil Flèche noire, la Hors du bloc Rotation (multiple de 45° avec Ó).
transformation affecte toujours le bloc et son contenu. Le * Attention : commencez à glisser la poignée, puis enfoncer ¢
tableau suivant résume ses possibilités. [Ctrl] ou Ó¢ [ÓCtrl] ou ∏¢ [∏Ctrl].

Action sur Résultat ASTUCE Cet outil s’avère intéressant pour réaliser manuel-
Redimensionnement qui n’affecte lement une mise à l’échelle centrée. L’outil Flèche (même
Poignée latérale avec ∏ [Alt]) ne permet pas cette opération.
qu’une seule dimension.
Redimensionnement qui affecte les
Poignée d’angle
deux dimensions.
Ce paragraphe termine l’étude des transformations. Rappe-
Poignée d’angle Redimensionnement homothétique lons qu’elles sont applicables à un objet ou à un ensemble
+Ó (conservation du rapport L/H). d’objets. Dans le cas des images, il sera préférable d’effec-
tuer certaines opérations de transformation dans le logiciel
Poignée
Redimensionnement centré. où cette image a été créée. Cela évitera, d’une part, des
+ ∏ [Alt]
modifications de résolution qui pourront altérer la qualité de
l’image (pour les agrandissements notamment), et d’autre
Poignée latérale part, des temps de calcul importants lors de l’impression.
Inclinaison*.
+ ¢ [Ctrl]
De plus, si les images sont déjà recadrées aux bonnes
Poignée latérale
Inclinaison* horizontale ou verticale. dimensions, elles seront plus petites, s’importeront plus vite
+ Ó¢ [ÓCtrl]
et nécessiteront moins de mémoire.

Les traitements particuliers


Les combinaisons Pathfinder L’ADDITION DE TRACÉS
Dans la palette Pathfinder, elle s’effectue par clic sur l’icône
La palette Pathfinder propose cinq icônes pour créer des Addition . L’addition donne un tracé unique (sauf si les
combinaisons entre tracés. On retrouve ces opérations dans tracés initiaux ne se superposaient pas). L’ensemble de tracés
le sous-menu Pathfinder du menu Objet ; on distingue : prend la couleur et le contenu de l’objet au premier plan ; le
– l’Addition : ; contour (s’il y en avait un sur l’objet au premier plan) se place
sur les bords extérieurs de l’ensemble.
– la Soustraction : ;
Avan et après
Avant
– l’Intersection : ; addition.
ad
– l’Exclusion du chevauchement : ;
– la Soustraction (avant-arrière) : .

LLes
es cinq
cin combinaisons de
lla palette
pal Pathfinder. Avant et après
addition (le rectangle
et le triangle ont des
options d’arrondis).

71
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Voici deux exemples d’utilisation d’addition de blocs.


Le bloc à bords partiellement arrondis
Voici une méthode qui permet par addition, d’obtenir un
bloc contenant un tableau dont seuls les bords supérieurs
sont arrondis. Le bloc obtenu est imbriqué (l’étude des blocs On obtie
obtient
nt ceci par
pa
ar addition.
additio
imbriqués est détaillée à la fin de ce chapitre). ajouté
On y a ajjouté un contour.

1. Dessinez un nouveau bloc pour y créer le tableau voulu


(il est préférable qu’il n’ait pas de contour extérieur). 5. Déroulez le menu contextuel (clic droit) sur le bloc et
Ajustez les dimensions du bloc à son contenu (par clic choisissez Coller dedans (ou menu Édition, au clavier
sur si l’outil Flèche noire est actif, ou en tapant Ó¢C ∏¢ V [Alt Ctrl V]) : le tableau se place dans le bloc et le
[Ó Ctrl C] dans le cas contraire). haut présente des bords arrondis.

On a créé un bloc et adapté


ses dimensions à celles du
tableau qu’il contient.
On peut copier ce bloc.
Avec cette commande
A ommand du menu
contextuel, on a collé le tableau
conte
initial dans le bl
bloc arrondi.

2. Sélectionnez ce bloc avec l’outil Flèche noire et copiez-le La photo dans un ensemble de blocs
en tapant ¢C [Ctrl C]. Lancez Coller sur place (menu Édi- Si vous souhaitez placer un visuel dans un ensemble de
tion ou clic contextuel, au clavier Ó∏¢ V [ÓAlt Ctrl V]). blocs, ces derniers doivent être combinés par addition.
Vous obtenez deux blocs identiques superposés contenant
chacun un tableau. Sélectionnez la poignée latérale supé- On souhaite placer une
rieure du bloc et réduisez de moitié la hauteur du bloc. illustration dans cet
ensemble de trois blocs.
ensem

Dans cette superposition de blocs,


on réduit
réd de moitié la hauteur de
celui au premier plan.

On les combine
combbiine par addition.
additio
On peut alors
pe alo orrs les remplir (par
(p
3. Le bloc à l’arrière-plan ayant réapparu, sélectionnez-le et importation
iimpo i ou collage).
ll )
affectez-lui un arrondi avec la commande Options d’ar-
rondis du menu Objet (réglée sur l’effet Arrondis avec,
par exemple, 5 mm). Le tableau se décale vers la droite
mais cela n’a pas d’importance pour la suite.
LES SOUSTRACTIONS
Dans la palette Pathfinder, il y a deux icônes de soustrac-
tions : la Soustraction (normale : arrière - avant) et la
Soustraction (avant - arrière) . Elles sont liées à l’ordre de
superposition des tracés.
On a affectéé cet arro
arrondi
o au bloc au
premier plan
p n (le tableau
tablee se décale). La soustraction arrière-avant
Cela permet de supprimer une partie d’un dessin. Le(s)
4. Sélectionnez les deux blocs et réalisez l’addition en tracé(s) au premier plan (à l’avant) agissent un peu comme
cliquant sur l’icône de la palette Pathfinder (un des une gomme, ils viennent effacer une partie de l’objet à l’ar-
tableaux disparaît). Ajoutez un contour au résultat rière-plan (à l’arrière) : il ne reste que la partie du tracé à l’ar-
obtenu si le tableau devait en avoir un. rière-plan qui n’était pas recouverte par d’autres tracés.

72
L A GESTION DES OBJETS

La soustraction peut se faire par plusieurs objets ; en revan- L’intersection multiple (entre plusieurs objets)
che, vous devez d’abord les sélectionner (ils sont à l’arrière-
plan) et leur appliquer une addition pour créer un seul objet. Si vous essayez de l’utiliser avec plusieurs tracés au pre-
Cette opération n’est pas nécessaire avec un texte vectorisé. mier plan et plusieurs tracés à l’arrière-plan, la commande
On a fait une addition Intersection est inopérante. Pour contourner le problème,
eentre
ent re ces tracés avant opérez comme pour les soustractions multiples. Sélec-
faire la soust
de fai soustraction
act oon tionnez uniquement les tracés à l’arrière-plan et lancez la
par
pa ccelui-ci.
arr ce
a elui ci
ci. commande Addition, puis sélectionnez ceux au premier
plan, relancez une Addition ; sélectionnez enfin l’ensemble
et lancez Intersection.

On a fait une addition


entre ces tracés puis
intersection avec
une in
celui-ci.
celui-
ce
ellui
ui ci.

LES EXCLUSIONS DU CHEVAUCHEMENT


Un texte vectorisé
ctorisé
ctori
isé peu
ppeut faire une soustraction sur un bloc. Les objets doivent présenter une zone de recouvrement
pour que l’Exclusion du chevauchement puisse créer
un trou sur le fond des parties communes entre les tracés :
la transparence y est totale. Contrairement aux commandes
précédentes, l’exclusion peut s’effectuer avec une sélection
comportant plusieurs tracés.

Après addition de ces


tracés, on utilise ce
tracés
blocc à l’arrière-plan
b
blo
pour uune exclusion.
La soustraction avant-arrière
C’est une soustraction également, mais le ou les objets à
l’arrière-plan effacent une partie de l’objet au premier plan.
Il ne reste qu’une ou des parties du tracé qui étaient ini-
tialement au premier plan. Cette opération se réalise avec
l’icône de la palette Pathfinder.

A STUCE Si un des objets est obtenu avec une copie par


glissement, il apparaît toujours au premier plan. Utilisez les L’exclusion entre un texte vectorisé
vector
t isé et
e un bloc donnee ceci.
commandes Disposition du menu Objet ou contextuel
pour rectifier les plans.
INFO. Nous verrons, dans la partie consacrée à la transpa-
rence du chapitre suivant, qu’une sorte d’exclusion peut être
obtenue avec un texte sans le vectoriser ou avec un tracé qui
L’INTERSECTION D’OBJETS restera modifiable.

L’intersection entre deux objets


PATHFINDER ET LES TRACÉS TRANSPARENTS
Pour utiliser la commande Intersection de la palette Path-
finder ou du menu Objet, il est indispensable que les objets Après application d’une opération Pathfinder (Soustraction,
sélectionnés aient une partie commune (zone de recouvre- Intersection ou Exclusion), les tracés résultants sont comme
ment) puisque c’est elle qui constitue le tracé final (elle pren- « liés » : vous avez obtenu une « forme composée », qu’InDe-
dra les couleurs de l’objet au premier plan). Cette opération sign appelle Tracés transparents, dans laquelle il est impos-
est pratique pour ne garder qu’une partie d’un dessin. sible de sélectionner ou colorer séparément un élément.

73
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

InDesign propose, dans le sous-menu Tracés du menu Les groupes d’objets


Objet, des commandes pour gérer cette forme composée
et, éventuellement, la décomposer en tracés indépendants
(Annuler le tracé transparent). Nous allons les examiner. Quand des objets doivent toujours être manipulés ensem-
ble (déplacés, copiés, transformés), il est impératif de les
associer. Leur sélection avec l’outil Flèche noire en sera
I NFO. InDesign crée également des tracés transparents
simplifiée ; l’ensemble agit alors comme une seule entité.
quand vous appliquez une addition à des tracés sans zone
Néanmoins, chaque élément de cette entité peut toujours
commune, ou quand un texte est vectorisé (pour que l’inté-
être manipulé individuellement s’il est sélectionné avec
rieur de certaines lettres, a, e, p… soit transparent).
l’outil Flèche blanche ou l’outil Position.

Le tracé transparent dont parle InDesign devrait plutôt s’appe- INFO. InDesign permet désormais une sélection simplifiée
ler Tracés composés (la version anglaise, l’appelle Compound d’un élément d’un groupe. Elle s’obtient directement avec
Path : tracé composé). En fait, il s’agit d’un ensemble de tra- l’outil Flèche noire par double-clic sur l’élément du groupe.
cés dont les parties en recouvrement sont (le plus souvent) Si cet élément est une image, l’outil Flèche blanche devient
transparentes. La création de tels tracés permet d’obtenir des actif ; si c’est un texte, c’est l’outil Texte qui devient actif.
formes particulières, mais leur présence peut empêcher cer-
taines manipulations. Il faut parfois annuler ces tracés.
Pour obtenir le groupe, effectuez la sélection des éléments
La création d’un tracé transparent et lancez la commande Associer du menu Objet (au clavier
¢ G [Ctrl G]). Un cadre unique en pointillés entoure alors
L’obtention d’un tracé transparent est souvent automatique,
le groupe (il définit son encombrement). Un groupe peut
cependant vous pouvez être amené (dans quelques rares
lui-même être associé à d’autres objets (ou groupes) pour
cas) à en créer. Pour cela, lancez la commande Créer un
former un groupe plus important.
tracé transparent (menu Objet/Tracés). L’ensemble prend
les attributs de couleur de l’objet à l’arrière-plan, et la partie
commune aux tracés disparaît en devenant transparente. À gauche, les blocs
indépendants, à
droite, ils ont été
groupés (un seul
jeu de poignées à
La coloration affecte toujours l’ensemble du tracé transparent. l’extérieur du tout).

Si, dans un ensemble de tracés, un des éléments n’a pas


créé le « trou » qu’il aurait dû, sélectionnez un de ses points ASTUCE Pour appliquer à plusieurs objets la même mise à
par encadrement avec l’outil Flèche blanche et lancez
l’échelle par glissement (voir page 66), associez-les, glissez la
Inverser le tracé (menu Objet/Tracés).
poignée, ajoutez ¢ [Ctrl] pour modifier le contenu, puis dis-
sociez le groupe pour rendre les blocs indépendants.
L’annulation des tracés transparents
Tous les éléments d’un ensemble de tracés transparents sont
liés ; il n’est pas possible d’en sélectionner un séparément.
De plus, toute coloration affecte forcément l’ensemble des
tracés. Pour manipuler un élément librement (sauf pour
des retouches de tracé), il faudra obligatoirement annuler
cette option par la commande Annuler le tracé transparent
(Objet/Tracés). La coloration peut alors se réaliser en resé-
lectionnant l’élément voulu devenu indépendant. La transformation n’agit que sur un n des tracés
bien qu’ils soient tous sélectionnés,
nnés,

On annule le tracé transparent, la coloration devient possible.

ASTUCE Avec certains morceaux décomposés (cas du « R »


dans l’exemple), il faut parfois appliquer une opération Path- Si on crée un groupe, la mise à l’échelle s’applique
que à l’ensembl
l’ense
l’ensemble
finder de type Exclusion pour obtenir un résultat correct. des tracés (et à leur contenu avec ¢ [Ctrl]).)

74
L A GESTION DES OBJETS

Pour déplacer un seul élément d’un groupe, la méthode Quand plusieurs blocs sont sélectionnés, la palette Contrôle
dépend type du bloc (d’image ou de texte). Cependant, dans affiche, dans sa partie droite, certaines icônes de la palette
tous les cas vous sélectionnez le groupe avec l’outil Flèche Alignement avec au centre de ces derniers une icône pour
noire, puis activez l’outil Flèche blanche et glissez le bloc à définir la référence de l’alignement.
déplacer. Vous pouvez aussi sélectionner le bloc par clic avec
l’outil Position, puis activer l’outil Flèche noire et déplacer le
bloc avec les touches fléchées. S’il s’agit de déplacer un sous-
groupe, sélectionnez-le par quelques clics avec l’outil Flèche Selon la sélection on peut voir ceci.
eci. En cliquant
eci cliqu
qu t ici,
ici
ci,
blanche + (Flèche blanche et ∏ [Alt]), enfoncez ¢ [Ctrl] et on voit cee menu.
glissez le cadre d’un des éléments (et non pas son contenu).

ATTENTION S’il y a un groupe dans la sélection, il se com-


porte comme un objet unique s’il a été sélectionné avec
l’outil Flèche noire ; en revanche, ses constituants réagis-
sent indépendamment s’ils ont été sélectionnés avec l’outil
Flèche blanche ou l’outil Position.
On sélectionne
tionne le groupe
gr avec l’outil Flèche
he noire et on active
l’outil Flèche blanche. e.
LES ALIGNEMENTS
Avec la version CS3, il faut distinguer deux types d’aligne-
ment : ceux entre les objets (la sélection) et ceux par rap-
port à un élément de référence (marges, page ou planche).
On glisse le bloc à l’endroit voulu.

La sélection d’un sous-groupe dans un groupe peut s’effec- ATTENTION Quand vous utilisez les icônes d’alignement (ou
tuer à partir des icônes , , et de la palette Contrôle ; de répartition), vérifiez que le menu local de la palette
en revanche, il sera préférable, dans ce cas, de faire les dépla- Contrôle correspond bien au critère que vous souhaitez.
cements avec les touches fléchées, les cases X et Y de la
palette Contrôle ou encore la commande Déplacement.
L’alignement sur la sélection
Pour dissocier un groupe, sélectionnez-le et lancez Dis-
socier du menu Objet (au clavier Ó¢ G [ÓCtrl G]). Si le Dans ce cas, les six icônes de la première série permettent
groupe contient des sous-groupes, il faudra dissocier plu- de placer sur un axe horizontal ou vertical certains points
sieurs fois pour aboutir aux éléments individuels. des objets sélectionnés : points gauches , centres ,
droits ou hauts , centres et bas . L’axe d’aligne-
ment est placé sur le point de l’objet qui correspond le
Les alignements et mieux au critère choisi (le plus haut, par exemple, dans le
les répartitions d’objets cas d’un alignement par ) ou sur une position moyenne
des extrêmes pour l’option centrée.
La palette Alignement, affichée avec ses options, comprend
trois rangées d’icônes : la première pour les alignements, la
deuxième pour les distributions et la troisième pour les espa-
cements d’objets. Au centre apparaît un menu pop-up qui
permet de définir une référence à cet alignement.

On a sélectionné ces trois groupes avec


a l’outil Flèc
Flèche noire.
Dans cette palette, on peut définir
référence aux alignements.
une ré

On les a alignés sur le haut ( ).

75
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

L’alignement sur une référence


Dans ce cas, la sélection ne peut comporter qu’un seul élé-
ment. L’alignement s’effectue par rapport au critère choisi
dans le menu local de la palette Contrôle ou celui de
la palette Alignement. Par exemple, en choisissant l’option
Sur les marges et les icônes et , on peut facilement On a réglé l’espacee entre ces
centrer un objet dans le rectangle d’empagement ou entre trois groupes avecc ces options
options.
s.
les deux colonnes d’une mise en pages en colonnes. On avait utilisé ce même typee
de réglage pour espacer la
photo et sa légende.
LES RÉPARTITIONS (DES POINTS) DES OBJETS
Dès que la sélection comporte deux éléments (ou plus), les six À con
condition de faire une sélection avec
icônes de répartition deviennent accessibles dans la palette l’outil Flèche blanche, on peut réaliser
l’opération
l’opér sans dissocier le groupe.
Contrôle (ou utilisable dans la deuxième rangée de la palette
Alignement). Ils s’utilisent pour répartir l’espace de manière
identique entre certains points de référence de chaque objet
(points gauches, centres, droits…). Seuls les objets aux extré-
mités (gauche, droite, ou haute et basse) ne bougent pas sauf
si vous avez choisi une référence autre que Sur la sélection.

En général, les résultats ne sont intéressants qu’avec des


objets ayant des dimensions identiques (dans ce cas, les trois
icônes donnent le même résultat), car il s’agit de l’espace
Les superpositions d’objets
entre les points de référence des objets et non pas entre les
objets eux-mêmes. Une option permet de définir une valeur Quand vous créez des objets sur un calque, le dernier dessiné
d’espacement entre les points choisis (elle est sans effet avec se place au-dessus des autres. De même, quand vous copiez
les références d’alignement Sur les marges, Sur la page et un objet par glissement, la copie se place toujours devant
Sur la planche). Avec des objets différents, utilisez plutôt la les autres objets du calque. Le sous-menu Disposition du
commande d’espacement (voir ci-après). menu Objet (ou menu contextuel) permet de modifier l’ordre
des superpositions à l’aide de quatre commandes : Premier
plan envoie devant tous les objets du calque actif, En avant
fait monter d’un plan, En arrière fait descendre d’un plan et
Arrière-plan envoie derrière tous les objets du calque actif.

Comm le menu Objet, le


Comme
menu contextuel permet
On a sélectionné
né ces troi
trois
is groupess précédemm
précédemment alignés. la gestion
ges des plans sur
un mmême calque.

On les a répartis avec cette option . INFO. Un groupe d’objets se gère comme un objet unique.
Quand vous sélectionnez l’un de ses constituants, vous ne pou-
LES ESPACEMENTS ENTRE LES OBJETS vez modifier son ordre de superposition qu’au sein du groupe.

Les espacements entre objets ne sont disponibles que


dans la palette Alignement. En effet, les deux icônes ( Le verrouillage des blocs
et ) de la troisième rangée permettent de spécifier le
même espace entre les bords des objets sélectionnés. Une La commande Verrouiller la position (menu Objet ou contex-
option permet de définir une valeur d’espacement entre les tuel) permet de fixer la position d’un objet dans la mise en
objets. Cette valeur peut être nulle, dans ce cas les objets page (un cadenas s’affichera). L’objet verrouillé reste sélection-
sont bord à bord ; elle peut aussi être négative, il y a alors nable pour l’application de certains traitements mais ne peut
chevauchement entre les objets. être ni déplacé manuellement, ni transformé par les outils ou
les palettes. On le libère par la commande Déverrouiller.

76
L A GESTION DES OBJETS

Les objets ancrés


Il faut distinguer les objets ancrés et les objets imbriqués. – insérer un tableau de données dans un texte (la plupart
Les premiers sont des objets « insérés » dans un texte, alors des tableaux de ce livre sont des objets ancrés, voir un
que les seconds sont « collés » dans un bloc d’image (leur exemple page 71) ;
étude est abordée à la fin de ce chapitre). – placer un rectangle coloré ou une photo sous un para-
graphe (en utilisant certains modes de positionnement
Le principe de l’ancrage dans ou un mode de fusion) ;
un texte et sa réalisation – créer une case à cocher ou à remplir.

Selon ses options, un objet ancré réagit comme un carac-


LE PRINCIPE ET LES UTILISATIONS DES OBJETS ANCRÉS tère. On peut lui affecter quelques-uns des attributs typo-
graphiques qui s’appliquent d’habitude aux caractères ou
Un objet ancré est un bloc de texte, un bloc d’image, un aux paragraphes : sélection en tant que texte, copier-coller,
trait, un filet ou encore un groupe d’objets dont la posi- décalage vertical, interligne, alignement… Il est même pos-
tion est définie par rapport au texte, c’est-à-dire qu’il est sible d’ancrer un bloc dans un objet ancré.
placé au niveau d’un caractère et le restera quel que soit
le traitement que vous ferez subir au texte. En effet, si vous
supprimez ou ajoutez du texte ou, plus généralement, si L’OBTENTION DE L’OBJET ANCRÉ
vous modifiez son encombrement, l’objet ancré suivra le
L’ancrage de l’objet s’effectue selon plusieurs méthodes :
mouvement de manière à conserver sa position par rapport
aux caractères entre lesquels il a été ancré. – collage : méthode applicable à tout type de bloc ou
groupe ;
L’ancrage d’un bloc est intéressant dans de nombreux cas. – importation : n’est envisageable qu’avec une illustration ;
En voici quelques exemples :
– insertion d’un emplacement : cela permet de placer un
– ajouter un cadre autour d’un titre ou d’un sous-titre ; bloc (de texte, d’image ou sans contenu) non rempli.
– incruster une petite image en remplacement d’une lettre
ou d’un mot ; L’ancrage par collage
– placer une lettrine créée (par vectorisation) ou importée ;
Il s’effectue en deux étapes. Avant son ancrage, le bloc peut
– conserver le positionnement d’une illustration (un logo être rempli par une image ou un texte selon le cas ; mais
ou un pictogramme, par exemple) par rapport à un même ancré, le contenu du bloc pourra être modifié, rem-
paragraphe. C’est le cas des pictogrammes en face placé ou effacé. Le bloc peut être coloré (aplat ou dégradé)
de certains paragraphes de ce livre, mais également de ou se voir attribuer un contour.
la majorité des copies d’écran de ce livre (elles font partie
d’un groupe avec leur légende et les flèches) ; 1. Couper avec l’outil Flèche noire : pour ancrer, sélection-
nez l’élément à ancrer avec l’outil Flèche noire et cou-
pez-le en tapant ¢ X [Ctrl X] : l’élément disparaît.
4

5
2 On sélectionne le blocc pour
le couper (ou le copier).
pier).)

2. Coller avec l’outil Texte : activez l’outil Texte et placez le


point d’insertion à l’endroit voulu dans le texte ou sélec-
3
tionnez le texte que l’objet ancré doit remplacer, éven-
2
tuellement, tapez un retour paragraphe pour créer une
ligne vide dans laquelle vous placerez le bloc ; collez le
4
contenu du presse-papiers (¢ V [Ctrl V]). L’objet ancré
apparaît ; selon sa taille, il chasse une partie du texte.
1 Bloc ombré pour un titre ; 2 Petit dessin ou flèche ancrée ;
3 Groupe de blocs (image + textes) ; 4 Remplacement d’un texte ATTENTION Pour ancrer plusieurs blocs, il faut les grouper.
par une image ou un bloc ; 5 Lettre vectorisée (remplie d’une image).

77
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

L’ancrage par insertion d’un emplacement


Cette possibilité d’ancrage apparaît avec la version CS2. Elle
consiste, une fois le point d’insertion placé dans le texte, à
On place le point d’insertion
rtion lancer la commande Insérer du sous-menu Objet ancré du
dans le texte et on colle. menu Objet ou du menu contextuel.

La base de l’objet ancré repose sur la ligne de base des


caractères adjacents ; le point d’insertion clignote derrière
le bloc, sa hauteur est la même que celle de l’objet ancré.
En général, l’objet ancré nécessite certains traitements pour
parfaire son positionnement dans le texte ; ceux-ci sont
abordés un peu plus loin.

I NFO . Si le bloc que vous ancrez est plus large que la On


n place le point d’insertion
d’i et on lance cette commande.
mmande
mmande.
colonne ou le bloc de texte dans lequel vous souhaitez l’an-
crer, il débordera du bloc (une partie du texte peut disparaître Une fenêtre apparaît : vous pouvez y définir le type du
mais elle réapparaîtra en redimensionnant l’objet ancré). contenu, les styles utilisés (nous en parlerons à la fin de ce chapi-
tre), la taille du bloc (elle sera modifiable par la suite) ainsi que
sa position par rapport au texte selon deux options : Person-
L’ancrage par importation nalisé ou Sur la ligne ou au-dessus de la ligne. La première
offre de nombreuses possibilités de placements que nous
Si les dimensions de l’image que vous allez ancrer sont bien étudierons plus loin, la seconde donne un placement plus
inférieures à celles du bloc de texte, vous pouvez utiliser classique comme celui obtenu par collage ou importation.
cette méthode d’ancrage. Sinon, il est préférable d’impor-
ter l’image en la plaçant sur une zone vide de la page, de
redimensionner l’image, puis de l’ancrer selon la méthode
précédente (par collage).

Pour un ancrage par importation, il suffit de placer le point


d’insertion dans le texte, ou de sélectionner le texte à rem-
placer par l’image, et de lancer la commande d’importation
du menu Fichier.

Ici,
ci, on a inséré une ligne vide On importe l’image,
mage, elelle
lle
puis centré le para
paragraphe. s’ancre dans la ligne vide.
Ici,
ci, on peut perso
personnaliser la position du bloc et avec
vec cette option,
Si l’image prend la place d’un mot ou s’insère entre deux on obtient ce type de placement
p plus classique.
lettres, il faudra la décaler verticalement pour la centrer par
rapport aux autres caractères de la ligne. Pour éviter qu’une
image un peu grande ne couvre une partie du texte lors
de son ancrage, réglez l’interligne de la ligne sur l’option
Automatique (palette Contrôle) avant d’importer l’image.
Ces réglages, et quelques autres, vont être étudiés dans les
paragraphes qui suivent.

78
L A GESTION DES OBJETS

ASTUCE Afin de bénéficier d’un aperçu qui facilite le posi- I NFO . Si un texte comporte un objet ancré et que les
tionnement, vous pouvez valider la fenêtre d’insertion de caractères masqués sont affichés (menu Texte), le signe
l’objet ancré avec les options de positionnement par défaut apparaît au point d’ancrage de l’objet, c’est le marqueur
puis lancer menu Objet/Objet ancré/Options (ou contex- d’ancrage. De plus, si la position du bloc a été personnalisée
tuel) pour retrouver la fenêtre de réglages. (voir plus loin) et la commande Afficher le texte lié (menu
Affichage) a été lancée, un trait en pointillés relie ce mar-
queur ( ) à une ancre placée sur l’objet ancré.

Les sélections
et les traitements du bloc ancré
La position de l’objet ancré
La nature du traitement réalisable varie en fonction du type
de sélection réalisée (elle-même dépend de l’outil utilisé InDesign comporte une fonctionnalité pour gérer les
pour la faire). Dans tous les cas, la sélection du bloc ancré options de l’objet ancré : la commande Options accessible
ou de son contenu donne la possibilité d’accéder à ses à partir du sous-menu Objet ancré (du menu Objet ou du
options d’objet ancré (elles permettent sont positionne- menu contextuel). Elle permet de positionner le bloc ancré,
ment, voir page suivante). non seulement par rapport à la ligne de texte dans laquelle
il est ancré, mais également par rapport au bloc de texte ou
encore à la page. Ses réglages pourront être ajoutés à un
Le tableau ci-dessous résume les autres actions ou traite-
style d’objet (ce que nous verrons à la fin de ce chapitre).
ments possibles :
Contenu/ Traitements réalisables
Outil Méthode de sélection
Objet ancré (en plus des options de bloc ancré)
Traitements du conteneur 1 et remplissage
Flèche noire Objet ancré Clic sur l’objet ancré.
(pour les images).
Image Clic sur l’objet ancré. Traitements de l’image 2
Contenu Texte Double-clic sur le bloc*. ou édition du texte.
Outil
Non attribué Idem flèche noire.
Position
Clic sur l’objet ancré mais
Objet ancré Idem flèche noire.
avec ¢ [Ctrl] pour les images.
Image Clic sur l’objet ancré. Traitements de l’image
Contenu Texte Double-clic sur le bloc*. ou édition du texte
Flèche
Non attribué Idem flèche noire.
blanche
Clic sur l’objet ancré mais Idem flèche noire mais aussi
Objet ancré
avec ¢ [Ctrl] pour les images. traitements du tracé 3.
Outil Sélection** ou ratissage dans le texte où
Objet ancré Traitements de texte 4.
Texte est ancré le texte.

* Un double-clic sur le bloc active automatiquement l’outil Texte : le point d’insertion clignote dans le bloc.
** Le bloc ancré se sélectionne comme un caractère (il apparaît en surbrillance). Pour certains réglages, il suffit de cliquer devant
(ou derrière) l’objet ancré pour placer le point d’insertion dans la ligne de texte.
1. Traitements du conteneur : déplacement, transformation (mise à l’échelle, rotation, inclinaison… par la palette Contrôle ou les
outils), coloration, transparence, remplissage (pour les images), ajout d’une ombre ou d’un effet d’arrondi, détourage…
2. Traitements de l’image : recadrage, mise à l’échelle… (traitements du conteneur appliqués à l’image).
3. Traitements du tracé : modifier, retoucher le tracé (déplacer, ajouter, supprimer, convertir un point).
4. Traitements de texte : alignement, interligne, décalage vertical…
Ici, on a fait pivoter le bloc avec
l’outil Transformation manuelle.

Là, on a ajouté une ombre


portée à l’image.

79
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Cette commande remplace différents réglages de positionne-


ASTUCE Pour déplacer un objet positionné Sur la ligne
ment qui se réalisaient par sélection de l’objet ancré en tant
ou au-dessus de la ligne de manière qu’il se trouve hors
que texte : décalage vertical, alignement, espace avant ou
du bloc de texte, convertissez-le en objet positionné avec
après… Elle comporte deux rubriques de positionnement :
l’option Personnalisée.
Sur la ligne ou au-dessus de la ligne et Personnalisée.

L A POSITION SUR LA LIGNE OU AU - DESSUS DE LA LIGNE Au-dessus de la ligne


Ce type de positionnement comporte deux choix : Sur la
ligne et Au-dessus de la ligne. Dans les deux cas, l’objet est Ce choix correspond au positionnement effectué en ajou-
à l’arrière-plan. tant un paragraphe vide pour recevoir l’objet ancré. Avec
l’option Au-dessus de la ligne, l’objet ancré se place au-
dessus de la ligne contenant le marqueur d’ancrage. Vous
Sur la ligne
pouvez définir l’Alignement de l’objet ancré sur cette
Cela correspond au positionnement classique d’un objet « ligne » ajoutée par InDesign, ainsi que l’Espace avant ou
ancré dont la taille est généralement petite par rapport au après l’objet.
texte (cas d’un petit objet qui remplace un mot, par exemple). Les alignements de l’objet ancré

C type
Ce typ de positionnement Le menu local Alignement proposer six alignements répar-
propose deux types de
propo
p
prop tis en trois catégories.
placement.
p
place
e

Avec l’option Sur la ligne, le bas de l’objet ancré s’aligne sur


la ligne de base du texte (ligne ou repose les lettres sans
jambage telles que a, e, i). La valeur de la case Décalage sur
Y permet d’ajuster sa position verticale mais celle-ci ne peut
varier que dans certaines limites liées à l’interligne du texte.
Le réglage du décalage entraîne une modification de l’inter-
lignage de la ligne sur lequel se trouve l’objet ancré (en fait,
quand l’interligne n’a pas une valeur absolue, c’est la ligne Ce choix
cho
oix évite
évi l’ajout d’une ligne vide.
vide Ce
Ce menu
qui monte ou descend et non le bloc ancré). propose
p six alignements.
nts.
Les alignements classiques (Aligné à gauche, Aligné à
droite ou Centré) : ces trois options ne tiennent pas compte
des retraits que possède le texte dans le bloc ou la colonne.

L’objet
et est sur la
l ligne de
base du texte.

En saisissant une valeurr de


d décalage
dé l g sur Y on « descend » l’objet.

Le bloc avec
ec la position sur la
a
ligne et au-dessus
u-dessus de la ligne..

On peut choisir de le centrer.

Le bloc ancré peut être déplacé manuellement (verticale-


ment seulement), par glissement ou avec les touches flé-
chées, s’il a été sélectionné en tant qu’objet ancré : Flèche Les alignements réels (Alignement du texte) : l’objet ancré
noire ou ¢ clic [Ctrl clic] avec l’outil Position. Ce déplace- garde l’alignement du paragraphe dans lequel se trouve
ment peut être interdit avec l’option Empêcher le position- le marqueur d’ancrage. Les retraits du paragraphe sont
nement manuel dans la fenêtre Options du bloc ancré. conservés.

80
L A GESTION DES OBJETS

Les alignements relatifs (apparus avec la CS2, Aligné au dos


INFO. Si la ligne contenant le marqueur d’ancrage passe sur
ou Aligné à l’opposé du dos) : l’alignement change selon
la colonne ou la page suivante (du fait de l’encombrement du
que le bloc se trouve sur un recto ou un verso. L’élément ali-
bloc ancré ou du texte), l’objet ancré reste solidaire et passera
gné au dos est à gauche sur un recto, à droite sur un verso.
sur la même colonne ou page que la ligne du marqueur.
Ici aussi les retraits ne sont pas pris en compte.

L A POSITION PERSONNALISÉE
Dans cette rubrique, vous devez définir des points de réfé-
rence : celui de l’Objet ancré et celui de la Position ancrée.

Deux zones de
référence
référe e de
ll’ancrage
l’ancr
ancrr :
Ces blocs
locs ancréss au-dessus de la ligne avec l’option Aligné au celle de
d l’objet et
dos. Si un bloc passe
pa sur l’autre page, son alignement
p g est modifié. celle
ll de
d la position.

Si vous cochez l’option Relative au dos, les points de réfé-


rence sur l’objet ancré et sur la page (Position ancrée) seront
liés à la nature de la page (recto ou verso). Les icônes et les
positions des points de référence changent.

Sans ou avec
l’option relative au
dos, les points de
dos
Les espaces avant et après référence ont des
positions
positio ou dess
Ces options permettent d’augmenter ou de réduire les différents..
liens d
espaces entre l’objet et les lignes de texte situées au-dessus
et en dessous de l’objet ancré.

Quand le bloc est placé


au-dessus de la ligne, on peut
augmenter l’espace avec les
lignes adjacentes et les options
d’espacement.

Espace avant définit la position de l’objet par rapport au bas


de la ligne qui précède l’objet. Les valeurs positives font bais- Ces blocs
ocs ont unn ancrage personnalisé avec l’option Rela
Relatif au
ser l’objet et le texte situé en dessous ; les valeurs négatives dos. Si un
u bloc ppasse sur l’autre page,
p g , sa p
position est modifiée.
mo
font remonter le texte situé sous cet objet. La valeur néga-
tive maximale correspond à la hauteur de l’objet.

Espace après correspond à la distance entre l’objet et le


haut de la ligne située sous l’objet. Les valeurs positives
écartent le texte situé sous l’objet ; les valeurs négatives le
font remonter vers cet objet — l’objet ancré peut apparaî-
tre sous le texte qui le suit. Cette option peut permettre de
« glisser » un fond coloré sous un paragraphe (voir plus loin,
les réglages particuliers).

81
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Le point de référence sur l’Objet ancré L’objet peut être déplacé dans la fenêtre Options d’objet ancré
avec les cases Décalage sur X et Y, ou, directement sur la page,
Ce point indique la zone de l’objet qui sera alignée avec le par glissement ou avec les touches fléchées. Attention, l’objet
point de la page défini comme référence d’ancrage, c’est-à- ancré étant au premier plan, modifiez éventuellement ses
dire avec la Position ancrée dans le texte (voir ci-après). Pour options de fusion pour voir le texte à l’arrière-plan.
définir ce point sur l’objet, cliquez sur l’un des neuf points
de l’icône ou . Bord de colonne et Bloc de texte : ces deux options sont
équivalentes quand le bloc ne possède qu’une colonne. Le
point de référence de l’objet se place contre le bord du bloc
(ou contre la gouttière si le texte ne se trouve pas dans la
première colonne). Un décalage sur X permet de l’écarter
un peu. Selon le point de référence sur l’objet et sur la page,
Le point
oiint de rré
référence de l’objet s’aligne sur le marqueur
m
marqueur.r l’objet ancré peut se trouver à l’intérieur du bloc de texte.
C’est l’option que j’utilise pour placer des petits pictogram-
mes (voir ci-contre) dans la gouttière ou sur la gauche de la
première colonne.

Cee blo
C bloc ancré a été réglé
avec ces
c options..
Le point de référence de la Position ancrée
Le point indique l’endroit de la page sur lequel s’alignera le
point désigné sur l’objet ancré. Cette référence d’ancrage est Marge de page : cette option donne le même résultat que
définie à l’aide des menus locaux Axe des X relatif à et Axe Bloc de texte sauf dans le cas où les marges de la page ne
des Y relatif à, et par clic sur l’un des points de l’icône coïncident pas avec le bord du bloc de texte.
ou ; elle est affinée avec les valeurs de décalage.
Bord de page : cette option permet le placement de l’objet
La position sur l’axe des X ancré contre le bord de la page. Attention, selon son point
Le menu local Axe des X relatif à comporte cinq options. de référence, l’objet peut se trouver hors de la page. Une
valeur négative de décalage sur X permettra de ramener
LLes cin
cinq options de placement l’objet vers l’intérieur de la page et une valeur positive le
horizontal (X) de l’objet ancré.
horizo fera sortir (pour une image à fond perdu, par exemple).

Marqueur d’ancrage : l’objet se place contre le signe ; sa


position reste fixe indépendamment du point de référence
de Position ancrée . Si l’objet est grand, il couvre le
texte ; aussi, cette option n’est intéressante (dans quelques
rares cas) que pour les petits objets que l’on souhaite placer Le blocc réglé par
sur une partie du texte (une lettre, un mot qu’il n’est pas rapportrt au bord
possible de mettre dans l’objet ancré). de la page (avec
(
un léger décalage) e)
Ces d
deux signes (? et !) doivent et ci-contre, il est
être « couverts» par un cercle réglé par rapportt au
coloré (avec un mode de fusion
color bord de la margee
ad
d hoc).
h (également avec un
décalage).
ancre un premier cercle.
On an

I NFO . Avec les quatre positions horizontales, Bloc de


On règle
rè ses options de position. texte, Bord de colonne et Marge ou Bord de page, et
On le copie puis on le colle pour le l’une des positions verticales relatives à la Ligne, une option
second signe. On obtient ceci.
secon supplémentaire devient accessible. Il s’agit de Conserver
dans les limites supérieures/inférieures de colonne :
elle permet de décaler la position de l’objet ancré afin qu’il
ne déborde pas du bas ou du haut du bloc de texte.

82
L A GESTION DES OBJETS

Le texte d’ancrage hors de la page


On a activé Conserver Le bloc de texte dans lequel les objets sont ancrés peut se
dans les limites… pourr
trouver hors de la page. Si un de ses bords la touche, les
que l’objet se cale sur le
bord du bloc. objets ancrés qu’il comporte se positionneront correcte-
ment par rapport aux marges ou aux bords de page avec
des réglages personnalisés. Ceci peut s’avérer intéressant
La position sur l’axe des Y
pour créer des blocs particuliers (folio, titre…) dans un
Le menu local Axes des Y relatif à comporte sept options. gabarit (page type).

Les se
sept options de placement
vertical (Y) de l’objet ancré.
vertic

Il y a trois options Ligne : Ligne de base, Hauteur des capi-


tales et Haut de la ligne-bloc. La première place le point de
référence de l’objet ancré sur une ligne située sur la base des
Cee bloc est hors du gabarit,
g il
lettres sans jambage (a, e, i, x, etc.). La deuxième amène l’objet
comporte
omporte deu deuxux blocs
bloc ancrés
sur une ligne située en haut des capitales. Quant à la troisième, (titre et ffolio)
li ) quii se placent
elle place l’objet sur la ligne de base de la ligne précédente. correctement sur la page dès
Pour placer l’objet à gauche ou à droite de la ligne, choisissez que le bord du bloc père touche
en conséquence le point de référence ou . la page.

Bord de colonne et Bloc de texte : ces deux options don-


nent le même résultat. Le point de référence de l’objet se
place contre le bord du bloc.
Marge de page : cette option donne le même résultat que
Bloc de texte sauf si les marges de la page ne coïncident
pas avec le bord du bloc de texte.
Bord de page : cette option place l’objet contre le bord de
la page. Attention, selon son point de référence, l’objet peut
se trouver hors de la page. Un décalage positif sur Y descend
l’objet dans la page alors qu’une valeur négative le monte.
On peut utiliser cette option pour placer automatiquement
Le folio et le titre se placent « automatiquement »
des repères de plis verticaux dans le cas de pages multiples. si une copie du bloc père
p touche un recto.

Q UELQUES RÉGLAGES PARTICULIERS


Le réglage de l’interligne
Dans le cas d’un objet ancré sur la ligne, si l’interligne n’est
pas en automatique ou pas assez grand, des parties de
lignes peuvent être chassées ou couvertes par l’objet ancré.
Si l’interligne n’est pas le même pour toutes les lignes du
paragraphe de l’objet ancré, les espacements entre les lignes
ne seront pas réguliers. Pour les harmoniser, réglez l’inter-
ligne dans la palette Caractère ou Contrôle (case ) après L’espace de chaque côté de l’objet ancré
avoir sélectionné la totalité du paragraphe avec l’outil Texte. Pour modifier l’espace entre un objet ancré sur une ligne et
le texte qui l’encadre, vous devez régler le crénage (appro-
che de paire) : cliquez devant ou derrière l’objet et utilisez
la case Crénage ( ) des palettes Contrôle (ou Caractère) ;
vous pouvez aussi ajouter des espaces.

L’objet couvre le texte.


t On rectifie ici
iici apr
après sélection
on des lig
lignes. On règle ici l’espacee entre l’objet
l objet ancré et le texte
text qui l’encadre.

83
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Si l’objet ancré est le premier signe du paragraphe, vous pouvez


A STUCE Si vous comptez utiliser ce type de paragraphe
écarter le texte en définissant (palette Contrôle ou Paragraphe)
pour d’autres ancrages de ce genre, n’hésitez pas à en faire
une lettrine sur le nombre voulu de lignes et en augmentant
un style de paragraphe (en cliquant sur l’icône de la
l’approche entre l’objet et le caractère qui le suit. Cependant,
palette Styles de paragraphe).
si la lettrine doit avoir un habillage particulier, il faudra opérer
comme indiqué dans les paragraphes qui suivent.

On a créé ce stylee
(que l’on a renommé))
en cliquant ici.

2. Une fois les réglages du paragraphe terminés, ancrez le


bloc qui devra être habillé. Sélectionnez le bloc ancré et
réglez sa position (personnalisée) par rapport au texte.
Par exemple, contre le bord droit du bloc et descendu
Pour écarter
rter le texte,
text on a défini une lettrine
t ne et au
tri augmenté le crénage. avec l’option Décalage sur Y ou par glissement.

L’objet ancré et son habillage par un texte On ancre le bloc et


oon personnalise
pe sa
position sur le texte.
p
positi
Il n’est pas possible d’utiliser les fonctions d’habillage avec
un objet ancré sur une ligne. De même, dans le cas d’un
ancrage avec un positionnement personnalisé, l’habillage
ne fonctionne que pour les lignes situées sous la ligne
contenant le marqueur d’ancrage ( ). Pour pallier ce pro-
blème, vous pouvez utiliser l’astuce suivante :

1. Juste au-dessus du paragraphe contenant le texte qui 3. Affichez la palette d’habillage (menu Fenêtre/Habillage
de texte) et réglez la position du texte. Par exemple,
doit habiller le bloc ancré, ajoutez un retour paragraphe
l’icône donnera un habillage selon la forme du bloc
vide. Sélectionnez ce paragraphe et réglez le coprs à
ancré, et l’option selon la forme de l’image (le menu
0,1 pt et l’interligne à 0 (case ). De même, supprimez les
local Options de contours et l’option Détecter les
espaces avant ou après paragraphe s’il y en avait. Pour
contours, permettent au texte d’épouser l’image).
être sûr que le paragraphe du bloc ancré ne se désolida-
rise pas du texte qui l’habille, affichez la fenêtre Options
d’enchaînement (menu local de la palette Paragraphe On règle l’habillage
ou Contrôle) pour saisir 2 à la rubrique Paragraphes dans cette palette.
p
solidaires.

On
n ajoute un paragraphe
paragrap
phe
h vide et on règle son corps et son
so interligne.

On peut réaliser le même


t ype d’ef fet avec une
lettrine (texte vectorisé)
Avec cette valeur,, on « attache » le paragraphe au texte qui suit.
que l’on souhaite habiller
comme une image.

ATTENTION Si vous n’obtenez pas l’habillage du bloc ancré


par le texte, c’est peut-être que le bloc contenant le texte a
été réglé avec l’option Ignorer l’habillage (voir Objet/
Options de bloc de texte).

84
L A GESTION DES OBJETS

Le placement de l’objet à l’arrière- L’intérêt de telles imbrications, réside dans le fait que le bloc
plan d’un paragraphe conteneur joue le rôle de masque sur les éléments imbri-
qués qu’il contient et qu’il peut avoir une forme que l’on ne
Il est possible de placer un bloc à l’arrière-plan d’un para- pourrait pas directement utiliser pour le contenu.
graphe pour créer un fond coloré (voire y placer une photo).
Pour cela, utilisez un positionnement avec l’option Au-
dessus de la ligne et un Espace après de valeur négative
importante. Attention, avec un positionnement Personna- Le texte à gauche ne devient plus visible dans un bloc circulaire de
lisé, l’objet ancré passe au premier plan. petite taille (au centre) ; par imbrication, il reste visible (à droite).

L’OBTENTION DE L’IMBRICATION
L’imbrication s’effectue en deux opérations réalisées avec
l’outil Flèche noire :
1. Couper avec l’outil Flèche noire : pour imbriquer, sélec-
tionnez l’élément avec l’outil Flèche noire et coupez-le
en tapant ¢ X [Ctrl X] : l’élément disparaît.

Cett effet est réalisé On sélectionne


sélect ce bloc
avec
vec un objet
obje ancré et on le coupe
co pour l’imbriquer
mbriquer dans ce bloc.
blo
ayant ces options de
positionnement. ATTENTION Pour placer plusieurs blocs, il faut les grouper.

2. Coller dedans avec l’outil Flèche noire : sans changer


L A COPIE OU LA SUPPRESSION DE L’OBJET ANCRÉ d’outil, sélectionnez le bloc (d’image ou de texte) ; lancez
Coller dedans du menu Édition (ou menu contextuel,
La copie de l’objet ancré se fait avec l’outil Flèche noire au clavier ∏¢ V [Ctrl Alt V]). L’objet imbriqué (contenu)
ou l’outil Texte. Le premier rend le bloc indépendant lors se centre dans le bloc conteneur ; avant de couper, pour
du « collage » ; le second permet d’ancrer le bloc à d’autres que ce centrage soit profitable, il est parfois utile de redi-
endroits dans le texte. mensionner l’objet à imbriquer (en cliquant par exemple,
sur l’icône de la palette Contrôle).
Pour supprimer l’objet ancré, sélectionnez-le en tant que
texte ou bloc, puis effacez-le. Pour le rendre indépendant,
la méthode diffère selon que la position de l’objet ancré a
O a oobtenu ceci en u
On utilisant
été réglée ou non avec l’option Personnalisé. Dans le pre- ccette ccommande
nde du menu
m
mier cas, sélectionnez l’objet ancré avec l’outil Flèche noire, ccontextuel.
contex
lancez la commande Annuler du menu Objet/Objet ancré.
Dans le second cas (non personnalisé), coupez l’objet avec
Avec cet objet dont la taille
¢ X [Ctrl X] puis collez-le avec ¢ V [Ctrl V]. a été réduite, on obtient
directement ce résultat.
direct sultat.
Les imbrications d’objets Selon la forme et la taille respective des blocs, l’objet imbri-
qué peut n’être que partiellement visible (le conteneur joue
On parle d’objets ancrés pour les objets « insérés » dans un le rôle de masque) : sélectionnez-le avec l’outil Flèche blan-
texte, alors que l’on parle d’objets imbriqués pour les objets che ou l’outil Position pour le déplacer.
« collés » dans un bloc d’image.
On peut sélectionner le
contenu
con te (outil Position) et le
LE PRINCIPE ET L’INTÉRÊT déplacer
dép la dans le conteneur.
eneur.

Lorsqu’un objet contient un autre objet, on dit que l’objet


contenu est imbriqué. Il est possible d’imbriquer un tracé, Si vous utilisez à nouveau la commande Coller dedans pour
un bloc ou un groupe dans un bloc. Vous pouvez également imbriquer un autre bloc, celui-ci prendra la place du précé-
utiliser toute combinaison de tracés, de blocs et de groupes dent. En effet, il ne peut y avoir qu’un seul élément imbriqué
pour créer des hiérarchies d’objets par imbrications (voir éga- dans un bloc ; cependant, l’élément imbriqué peut lui-même
lement, le tableau partiellement arrondi, page 72). contenir un élément imbriqué.

85
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 3

Au lieu d’imbriquer un bloc, il est possible d’imbriquer un Dans tous les cas, il doit être sélectionné avec l’outil Flèche
groupe complet ; cette opération permet de placer dans blanche, l’outil Position ou l’outil Texte, ou encore, après
un bloc plusieurs éléments, ainsi l’ensemble se manipulera sélection du conteneur, par clic sur l’icône Sélectionner
comme un seul élément. enu de la palette Contrôle.
le contenu
On sélectionne
O sé le conteneur
neur puis
le bloc imbriqué ( contenu).
tenu).
À partir de cet
ensemble de 4 blocs,
ensem
on a ccréé un groupe…

On peut le transformer On peut aussi éditer


si édit
ter le
(pivoter, agrandir…). texte qu’il contient.
…on peut alors le coller
(imbriquer) dans ce blocc
et lui affecter une ombree
interne.
On a sélectionné
Si l’imbrication doit se réaliser dans un ensemble de blocs, le contenu pour le
utilisez l’opération Addition du Pathfinder pour que cet faire pivoter..
ensemble puisse recevoir les blocs imbriqués ; cette opération
n’est pas nécessaire avec un texte vectorisé.
LES PROPRIÉTÉS DU BLOC CONTENEUR
Le bloc conteneur garde ses propriétés classiques, il joue
le rôle de masque sur les éléments qu’il contient. Cela peut
Le texte imbriqué dans un texte vectorisé
ctorisé reste éditable.
éd être utile pour cacher une partie des objets imbriqués, voire
pour masquer une partie d’une ombre portée et créer ainsi
un effet d’ombre interne sur un objet troué par un autre.
LES PROPRIÉTÉS DU BLOC IMBRIQUÉ
On sélectionne
O sé
Bien que le bloc imbriqué soit situé à l’intérieur d’un autre conteneur.
lee con
bloc, il garde ses propriétés : il peut être déplacé, trans- On peut le colorer, ajouter des effets…
formé, édité dans le cas d’un texte, on peut lui ajouter une On peut le transformer
ombre… seul (outil
( Flèche noire)
ou ave
avec son contenu (par
Transformation manuelle).
Transfo

86
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET
4 Les enrichissements des objets
et les styles d’objet
Dans le chapitre qui précède, nous avons abordé les traite- Le CMS compare l’espace colorimétrique de création d’une
ments des objets. Nous allons voir maintenant comment couleur (entrée) avec l’espace colorimétrique de repro-
changer leur aspect, c’est-à-dire les enrichir. Cette étude duction (sortie) et effectue les ajustements nécessaires
comporte plusieurs parties : la première concerne leur pour représenter cette couleur de façon aussi homogène
coloration, c’est-à-dire la gestion des couleurs, des contours que possible sur les différents périphériques (écran, impri-
et des dégradés ; la seconde concerne la transparence, mante…). Ces ajustements sont réalisés à l’aide des profils
elle englobe l’opacité des objets, le mode de fusion des colorimétriques en utilisant différents modes de conversion
couleurs superposées mais également des attributs par- appelés modes de rendu.
ticuliers tels le contour progressif et l’ombre portée. Pour
terminer cette étude sur l’enrichissement des blocs, nous Les profils colorimétriques (profils ICC)
présenterons une notion, les styles d’objet, qui permet
d’automatiser la mise en forme des objets. Le profil est un fichier normalisé (selon l’ICC, International
Color Consortium), il indique l’étendue des couleurs utilisées
par le périphérique (gamme des couleurs ou gamut) et
comporte une description mathématique de chaque cou-
Les colorations leur dans un espace de référence colorimétrique (CIE LAB).

Cette description tient compte de l’interprétation faites par


L’affichage des couleurs le périphérique, c’est-à-dire des « déformations » de la cou-
leur (ou « déviations ») liées à des caractéristiques ou limites
techniques ou encore à des conditions d’utilisation. Par
LES TYPES DE DOCUMENTS RVB, CMJN exemple, le profil d’un écran indique comment cet écran
(selon ses réglages ou sa capacité) affiche les couleurs ; le
InDesign propose deux espaces colorimétriques de travail : profil d’un système d’impression ou d’une imprimante pré-
Espace RVB pour les documents destinés à l’écran (Web) et cise comment ces couleurs seront reproduites (interprétées)
Espace CMJN pour ceux destinés à l’impression (print). Lors en fonction de ses caractéristiques techniques (presse, jet
de sa création, un document est configuré avec l’espace d’encre…) ou de certaines contraintes de travail (papier,
CMJN. Si vous gardez ce réglage, les couleurs définies avec encre…).
une composition RVB seront converties à l’écran en couleurs
imprimables vers cet espace CMJN, ce qui peut entraîner des
décalages d’affichage. Pour les éviter, choisissez l’espace cor- Il est donc primordial de connaître la façon dont chaque
respondant au type de travail envisagé, le passage d’un type couleur sera affichée par votre écran ou imprimée sur le
d’espace à l’autre se réalisant avec une des commandes du système de sortie choisi, ainsi que l’étendue de la gamme
menu Édition/Espace de fusion des transparences. de couleurs (espace colorimétrique) qui peuvent être visua-
lisées (ou imprimées). Dans le cas des écrans, le profil s’éla-
INFO. Le choix de l’espace n’affecte pas l’élément importé
bore à partir d’un étalonnage à l’aide d’un utilitaire matériel
(sonde colorimétrique), ou à défaut avec un utilitaire logiciel
(tel qu’une photo couleur) qui conserve ses couleurs d’origine.
(tel qu’Adobe Gamma). Dans le cas des systèmes d’impres-
sion, le profil peut être un fichier standardisé respectant
une norme (que suivra votre imprimeur) ou, pour une
L A GESTION DES COULEURS imprimante, un fichier personnalisé créé à l’aide d’utilitaires
Le système de gestion des couleurs matériel et logiciel.

L’affichage des couleurs ne peut être optimisé que sur un Si le profil de l’écran est automatiquement pris en compte
écran calibré. En fonction des réglages spécifiés (menu Édi- par le système qui gère l’ordinateur, le choix des profils ou
tion/Couleurs), le système de gestion des couleurs (ou CMS, des espaces RVB et CMJN de travail dans InDesign s’effectue
Color Management System) utilise le profil colorimétrique de avec la commande Couleurs du menu Édition. Ce choix
l’écran (obtenu lors du calibrage) et ceux de vos espaces de définit la façon dont une couleur RVB sera convertie en
travail RVB ou CMJN pour interpréter et convertir les couleurs CMJN et assure une cohérence d’affichage des couleurs
d’un périphérique à l’autre avec exactitude et homogénéité. entre les différents logiciels.

87
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Une fenêtre liste une série de configurations prédéfinies de


gestion des couleurs à l’aide de profils parmi lesquels vous
devez choisir celui correspondant aux travaux à réaliser. Le
haut de la fenêtre indique s’il y a ( ) ou non ( ) synchro-
nisation des couleurs et permet de l’obtenir le cas échéant.

En cliquant ici,
ci, on peut choisir
ci
une autre configuration.
nfiguration..

Si vous travaillez sur des documents pour le Web, choisis-


sez le paramètre Web/Internet pour l’Europe, qui définit L configuration
La fi i choisie
hoisie
h i i iicii ((esp
(espace RVB
RVB, espace CMJN
CMJN, etc.)) est
les couleurs RVB selon l’espace sRVB. Pour les documents affectée à tous les logiciels
ogiciels de la l Creative Suite.
PAO (prépresse), sélectionnez plutôt le paramètre Pré-
presse pour l’Europe 2, il utilise les espaces Adobe RVB LES PRÉVISUALISATIONS DES COULEURS : COULEURS D’ÉPREUVE
(1 998) pour les couleurs RVB, et Coated FOGRAF27 (ISO
12 647) pour les couleurs CMJN. Le FOGRA utilise la norme En fonction de l’espace RVB ou CMJN de travail, InDesign
IS0 12 647, il correspond aux conditions générales d’im- peut simuler les couleurs du document telles qu’elles seront
pression en Europe. Il est donc adapté si votre imprimeur affichées sur différents écrans (pour un travail RVB), ou telles
se conforme à cette norme (consultez-le pour savoir si cet qu’elles apparaîtront imprimées avec différents systèmes.
espace lui convient). L’opération s’effectue en deux étapes : le réglage de la
simulation, puis son affichage. Ces réglages ne sont accessi-
I NFO. Sur le site eci.org, vous pouvez télécharger d’autres bles qu’avec la gestion des couleurs activée (menu Édition/
profils, toujours conformes à la norme ISO 12 647, mais avec Couleurs).
d’autres spécifications (d’encrage, par exemple). C’est le cas de
ECI-RGB et de ISO Coated… Une fois téléchargés, les fichiers Le réglage de la simulation des couleurs affichées s’effec-
devront être placés dans le dossier des profils pour être utilisés : tue dans le menu Affichage/Format d’épreuve. Il consiste
– sur Mac : Bibliothèque/Application Support/Adobe/Color/ à choisir le périphérique de sortie (écran ou imprimante).
Profiles/Recommended
Deux options sont disponibles : Espace CMJN du document
et Espace CMJN de travail. Ce dernier correspond au choix
– sur PC : C:\WINDOWS\system32\spool\drivers\color fait dans la commande Couleurs du menu Édition alors que
le premier tient compte d’un changement éventuel de profil
pour le document actif par les commandes Attribuer des
profils et Convertir en profil du menu Édition.
L A SYNCHRONISATION DES COULEURS
DANS LA CREATIVE SUITE

Pour obtenir une configuration des couleurs qui soit la


même dans Photoshop, Illustrator, InDesign et Acrobat, utili-
sez la fonction de définition des couleurs de Bridge. Ce der-
nier peut être lancé depuis InDesign en cliquant sur l’icône
de la palette Contrôle. Bridge offre la possibilité de syn- Cette
tte com
commande s’active dès qu’un choix est fait ici.
chroniser la gestion des couleurs sur tous les programmes
de la Creative Suite. Cette opération s’effectue à partir de la L’option Personnalisé permet d’afficher une liste dans
commande Paramètres de couleur de la Creative Suite du laquelle figurent des espaces colorimétriques ou profils ICC
menu Édition. correspondant à divers systèmes d’impression qui seront
utilisés pour des épreuves de contrôle par exemple.

88
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

INFO. Certains des attributs d’effets (opacité, ombre por-


tée) et de contour (épaisseur, type) peuvent se régler directe-
ment dans la palette Contrôle.

Les couleurs par défaut


Pour retrouver les couleurs par défaut (sans fond, contour
noir), cliquez sur l’icône de la palette Outils ou tapez la
En cliquant ici,
ci,i on affiche
ffi h une liste
li de d profils de sortie. lettre D. Dans le cas des textes, les couleurs par défaut des
caractères sont le noir pour le fond et sans couleur pour le
Une fois le réglage réalisé, InDesign simule les couleurs contour.
en activant automatiquement la commande Couleurs
d’épreuve du menu Affichage (une coche se place devant ATTENTION Si vous préparez ou sélectionnez une couleur
la commande et la fenêtre du document indique entre alors qu’aucune sélection d’objet n’est faite, les attributs
parenthèses le nom du profil d’aperçu). Pour désactiver cet ainsi définis deviennent les couleurs par défaut et s’appli-
affichage, relancez la commande. queront à tout nouvel objet que vous dessinerez (sauf les
blocs d’image qui n’ont ni fond ni contour).
ASTUCE La commande Couleurs d’épreuve permet éga-
lement de visualiser en CMJN les photos RVB importées.
L’absence d’attribut
Pour supprimer les attributs du contour ou du fond d’un
L’affectation d’attributs de coloration bloc sélectionné avec l’outil Flèche, vous pouvez soit activer
la case voulue (fond ou contour) et cliquer sur dans la
LES DIFFÉRENTS ATTRIBUTS palette Outils ou sur l’échantillon des palettes Couleur ou
Nuancier (au clavier numérique, tapez / ), soit glisser ce même
Les palettes de coloration échantillon directement sur le fond ou le contour de la sélec-
tion : une icône s’affichera pour indiquer l’affectation.
Les attributs d’enrichissement s’appliquent ou se règlent
principalement à partir de quatre palettes : Couleur,
Nuancier, Contour et Dégradé.

Les quatre palettes d’attributs


d’enrichissement des blocs.

Aucun
n fond ni contour.
ontour.
Palette
Nuancier. Le type d’attribut du fond
Pour les fonds, il est possible de choisir entre un aplat et un
Palette Couleurs. dégradé dans la palette Outils en cliquant respectivement
sous les cases Fond et Contour, sur les icônes (au clavier,
tapez ,) ou ; cette action provoque l’affichage et l’activa-
tion de la palette correspondante, Couleur ou Dégradé.
Palette
Contours.
Quand la palette Outils est sur une colonne, un clic
sur l’avant dernière icône ou affiche un menu
local qui permet de choisir le type d’attribut.
Dégradé.
Palette Dégradé
Par ce menu, on peut choisir
un type
ty d’attribut.

89
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

L’AFFECTATION D’UN ATTRIBUT La préparation d’une couleur


Qu’il s’agisse d’une couleur de contour, de fond ou d’un
dégradé de fond, la méthode d’application depuis les palet- La préparation s’effectue soit à partir de la palette Couleur,
tes de coloration est la même. L’objet peut être sélectionné soit à partir du Nuancier.
ou non.
LES COULEURS SANS OU AVEC NOM
Avec une sélection
À l’instar d’Illustrator (mais avec une terminologie diffé-
La destination : fond ou contour rente), InDesign utilise deux types de couleurs : les couleurs
Quand un objet est sélectionné — un tracé de bloc avec sans nom (non globales pour Illustrator) et les couleurs
l’outil Flèche noire (ou blanche), une image avec l’outil Flè- nommées (globales pour Illustrator).
che blanche, un texte avec l’outil Texte —, avant de choisir
l’attribut voulu dans les palettes Couleur, Nuancier…, vous La couleur sans nom
devez spécifier si la nuance s’applique au contour ou au
fond de l’objet. Une couleur préparée dans la palette Couleur est une couleur
sans nom (par défaut, elle ne figurera pas dans le Nuancier).
Cette couleur n’est pas dynamique, c’est-à-dire qu’un chan-
Ce choix se réalise de plusieurs façons : en cliquant sur la gement de sa composition n’affecte que les objets sélection-
case Fond (ou sur la case Contour) dans la palette Outils, nés lorsque vous redéfinissez la couleur.
de la palette Couleur ou encore de la palette Nuancier ; au
clavier en tapant X pour passer d’une case à l’autre.
La couleur nommée
L’inversion des affectations
Une couleur préparée dans le Nuancier (ou dans lequel elle
Pour appliquer l’attribut de fond au contour (et réciproque- est stockée) possède un nom. Une couleur nommée est
ment), cliquez sur l’icône de la palette Outils ou tapez ÓX. dynamique, c’est-à-dire que tout changement de sa com-
position sera répercuté sur tous les éléments qui l’utilisent
Coloration du texte ou du bloc (fond, contour, dégradé, styles…) ; de plus, il est possible de
définir une teinte ou un pourcentage de cette couleur.
Dans le cas d’un bloc de texte sélectionné avec l’outil Flè-
che, une icône des palettes de coloration permet de spéci-
fier si la nuance doit s’appliquer au bloc ou à la totalité L A PRÉPARATION PAR LA PALETTE COULEUR
du texte .
Dans le cas d’une préparation avec la palette Couleur,
L’affectation par glissement sans sélection l’une des premières opérations consiste à choisir le mode
colorimétrique (RVB, CMJN ou LAB) à partir du menu local
Si vous avez préparé une couleur et que le bloc n’est pas de la palette (voir un peu plus loin la description des différents
sélectionné, il est possible (mais pas recommandé) de la lui modes). Vous pouvez également passer d’un mode à l’autre
affecter sans le sélectionner. Il en est de même pour n’im- par Óclics sur la bande spectrale (initialement blanche)
porte quel attribut choisi ou réglé dans les palettes Couleur, en bas de la palette Couleur. Une fois le mode choisi, la
Dégradé, Nuancier ou affiché dans les cases couleurs de la couleur se définit par réglage des différentes composantes
palette Outils. (RVB, CMJN ou Lab).

ATTENTION Les attributs ainsi définis deviennent les cou-


leurs par défaut et s’appliqueront à tout nouvel objet que
vous dessinerez.

Pour affecter une nuance, glissez la case Fond ou Contour Par Ó clicc ici ou p
par ce men
menu, on choisit le modèle colorimétrique.
de la palette Couleur (ou Outils) ou l’échantillon du
Nuancier directement sur le fond ou le contour du bloc :
une icône ( ou ) s’affiche pour indiquer quel élément a A STUCE La couleur peut être choisie directement en
été ciblé lors du glissement. cliquant sur la bande spectrale en bas de la palette Cou-
leur. Avec l’outil Pipette, la couleur peut être prélevée sur
une photo importée.

90
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Quand une couleur est définie dans la palette Couleur, vous


pouvez la transférer dans le Nuancier par la commande
Ajouter au Nuancier du menu local de la palette Couleur
ou par un clic sur l’icône du Nuancier : elle prend un nom
lié à sa composition. Par ¢ clic [Ctrl clic] sur , vous obtien-
drez un ton direct et par ∏ clic [Alt clic], c’est la fenêtre
d’options de la nuance s’affichera.

ASTUCE Par double-clic sur l’aperçu de la palette Couleur, on


affiche un sélecteur de couleurs voisin de celui de Photoshop.

L A PRÉPARATION D’UNE COULEUR PAR LE NUANCIER On choisit le mod


O mode
ccolorimétrique ou
o l’un des
Pour préparer une couleur à partir du Nuancier, lancez la nuanciers prédéfinis.
n
nuan
commande Nouvelle couleur dans le menu local de la
palette. Une fenêtre permet alors de définir la couleur. Cette
préparation comporte quatre étapes : le nom de la couleur,
son type, son mode colorimétrique et sa composition.

Une fois les manipulations terminées, la couleur apparaît


dans le Nuancier. Selon le mode d’affichage du Nuancier, à
droite de son nom figurent deux icônes ; celles-ci diffèrent
en fonction du type de la couleur (quadri ou ton direct )
de colorimétriqu
et du mode colorimétrique (Lab , CMJN ou RVB ).
La
a nu
nuance a
un
u n nom
no lié à sa
composition.
co
omp

La fenêtre d’options de la nouvelle couleur.

Le nom de la couleur Ton direct


ect ( ) et quadrichromie
quadrich mie ( ).)

Le nom peut être personnalisé ou défini à partir de la com- A STUCE Quand vous préparez la couleur dans le mode
position (option par défaut). Tout changement de la com- RVB, un petit signe s’affiche si la couleur ainsi définie
position de la couleur (au cours de sa création ou ultérieu- ne peut pas être imprimée en CMJN. En cliquant sur ce signe,
rement) entraîne une mise à jour du nom si ce dernier a été vous obtiendrez la couleur imprimable la plus proche.
défini à partir de la composition.

Le choix du type de couleur Quand vous sélectionnez une nuance dans le Nuancier, la
palette Couleur ne permet pas d’en modifier la composition ;
Il y a deux types : Quadrichromie ou Ton direct. Le choix elle donne accès à un curseur de réglage de teinte. Pour reve-
est déterminant pour les compositions imprimées avec nir sur la composition d’une couleur du Nuancier, effectuez
séparation des couleurs. En effet, avec une couleur de type un double-clic sur le nom de cette dernière dans le Nuancier.
Quadrichromie, il y aura séparation en cyan, magenta,
jaune et noir (soit quatre films) ; avec le type Ton direct, Le mode RVB
appelé aussi couleur d’accompagnement, la couleur ne fera
l’objet d’aucune séparation (un seul film), et sera imprimée Ce mode est particulièrement adapté aux compositions des-
avec une encre spéciale (cinquième encre prémélangée). tinées à être affichées sur un écran (Web). Un point coloré
d’un objet est caractérisé par trois valeurs chromatiques R, V
Le choix du mode colorimétrique et B (synthèse additive) ; chaque composante, rouge, verte
ou bleue, peut prendre une teinte parmi 256 nuances, donc
Le choix d’un mode colorimétrique (voir plus loin) donne une valeur comprise entre 0 et 255. Par combinaison de ces
accès aux réglages des différentes composantes (RVB, CMJN 256 teintes par composante, on atteint environ 16,7 millions
ou Lab) ou à des nuanciers référencés (Pantone, Toyo…). de couleurs.

91
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Le mode CMJN
INFO. Si vous changez la composition d’une couleur nom-
Cet espace correspond aux couleurs des images imprimées mée et choisissez un Pantone dans les modes colorimétriques,
(couleurs de la quadrichromie). Chaque point coloré possède celle-ci prendra le nom et la composition du Pantone choisi.
quatre composantes (cyan, magenta, jaune et noir), dont les
valeurs sont comprises entre 0 et 100 %. Il s’agit d’une syn-
thèse soustractive des couleurs.
L A GESTION ET LES MANIPULATIONS DES COULEURS
Le mode Lab
Les couleurs hors gamme CMJN, non imprimables
Ce mode correspond aux couleurs « vraies », indépendantes
du périphérique. Elles sont définies mathématiquement par Quand vous travaillez sur des documents destinés à l’im-
une méthode élaborée par la CIE (Commission internatio- pression quadri définie avec l’espace CMJN, il est préférable
nale de l’éclairage). Certains périphériques de sortie sont de composer les couleurs à partir de ce mode de couleur. Si
capables d’imprimer directement avec les couleurs Lab. malgré tout vous utilisez le mode RVB, au moment de défi-
nir une couleur dans la palette Couleur (ou dans la fenêtre
Elles sont caractérisées par trois valeurs : L est la Luminance, de définition du Nuancier), un petit triangle avec un point
variation du clair au foncé pour une couleur donnée (elle d’exclamation apparaît si la couleur choisie ne peut
est comprise entre 0 et 100 %). a et b correspondent à une être imprimée à partir d’encres CMJN. Cependant, InDesign
information de chrominance définie à partir d’un mélange affecte automatiquement la couleur imprimable la plus pro-
de vert à magenta (a) et un mélange de bleu à jaune (b) ; les che, mais le signe reste affiché.
valeurs sont comprises entre –127 et +127. Ce mode s’avère
pratique pour créer des variantes de couleurs où seule la Les nuances de teintes
luminosité est modifiée.
À partir des couleurs qui figurent dans le Nuancier, que vous
Les nuanciers de couleurs prédéfinies les ayez créées, ou qu’elles proviennent d’autres nuanciers
(voir plus loin), vous pouvez préparer une nuance de teinte.
Certains nuanciers, notamment Web, System (Macintosh) Celle-ci est constituée d’un certain pourcentage d’une cou-
et System (Windows), sont spécifiques aux compositions leur de base. Cette possibilité est particulièrement intéres-
destinées à une distribution en ligne : ils comportent, pour sante pour créer des couleurs tramées (par exemple, un gris
le premier, les 216 couleurs (RVB) des navigateurs Web et, constitué de 30 % de noir). De plus, si par la suite vous modi-
pour les deux autres, les 256 couleurs des systèmes. fiez la composition (voire le nom) de la couleur qui a servi
à faire la nuance de teinte, cette dernière sera également
changée en conséquence. Pour définir la nuance de teinte,
Les autres nuanciers (notamment Pantone, couché ou non)
sélectionnez l’échantillon voulu dans le Nuancier et choi-
sont orientés distribution papier. Quand vous sélectionnez
sissez Nouvelle teinte dans le menu local de la palette : une
un nuancier, la liste des couleurs qu’il renferme s’affiche,
fenêtre s’affiche, entrez le pourcentage de teinte souhaité.
vous pouvez alors choisir une nuance ou taper son numéro
de référence dans la case prévue à cet effet.

En changeant cettee valeur,


l
on crée rapidement
nt une teinte.

À partir de cee menu, oon accède à différents nuanciers. Par la suite, si vous éditez la nuance de teinte pour modifier
son pourcentage, tous les objets qui utilisent cette nuance
seront changés.

92
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

La conversion de couleur sans nom en couleur nommée Les nuances et groupe d’encres mélangées
Quand des couleurs sans nom ont été affectées, elles ne Le menu du Nuancier propose deux commandes : Nou-
figurent pas dans le nuancier ; tout changement de leur com- velle nuance d’encres mélangées et Nouveau groupe
position ne peut se faire qu’à partir de l’objet sélectionné. d’encres mélangées. La première permet de préparer une
Pour pallier ce problème, InDesign propose, dans le menu du couleur à partir d’un mélange d’encres dont l’une est un ton
Nuancier, une commande, Ajouter les couleurs sans nom. direct (présent dans le nuancier) : une fenêtre s’affiche pour
Elleattribue un nom aux couleurs créées depuis la palette indiquer la composition du mélange. Cette option permet
Couleur et les fait figurer dans le Nuancier. Tout changement d’obtenir un nombre plus important de couleurs disponi-
de composition de cette couleur nouvellement nommée est bles dans le Nuancier sans augmenter le nombre d’encres
alors répercuté sur les objets qui la contiennent. utilisées pour les imprimer.

A STUCE Avec un objet sélectionné, la conversion inverse


(couleur nommée vers couleur sans nom), s’effectue dans la
palette Couleur. Pour cela, choisissez un mode colorimétrique
RVB ou CMJN dans le menu local de cette palette.

La conversion d’un ton direct en quadri


Pour convertir un ton direct que vous avez créé, changez On peut obtenir une nua
nuance par mélange
nge de couleurs.
couleurs
son type en Quadrichromie à la place de Ton direct (pour
effectuer cette opération), double-cliquez sur le ton direct.
Dans le cas d’un Pantone, ce dernier est défini en ton direct La seconde commande, Nouveau groupe d’encres mélan-
par défaut et le changement de type n’est pas accessible, gées, s’utilise pour créer une série de nuances à partir d’un
mais il le devient en choisissant d’abord le mode CMJN. mélange d’encres. Celles-ci sont obtenues par ajout d’un
pourcentage de chaque nuance suivant un nombre spé-
cifié d’incrémentations. Par exemple, à partir d’un Pantone
donné (à 100 %) et d’un noir à 10 %, on peut ajouter 10 % de
noir 4 fois : on obtiendra 5 nuances dans le groupe (de Pan-
tone 100 % + noir 10 % jusqu’à Pantone 100 % + noir 50 %).

Pour accéder au typee de la couleur,


couleur on change d’abord le mode.
mod
m

La fusion des couleurs


La fusion des couleurs permet d’appliquer une nuance uni-
que aux éléments qui utilisent différentes nuances — elle
peut faire suite à une conversion des couleurs. Pour l’ef-
fectuer, commencez par sélectionner dans le Nuancier la
nuance correspondant à la couleur finale voulue, puis sélec-
tionnez les autres par ¢ clic [Ctrl clic]. Enfin, lancez la com-
mande Fusionner les nuances dans le menu du Nuancier.

ASTUCE Un résultat similaire est obtenu par suppression On mélangege le


l Pantone
P t à 100
10 % et le
des couleurs ( ) ; une fenêtre permet alors de spécifier la noir à 10 % et on ajoute plusieurs
plus foiss
couleur de remplacement. 10 % de noir
i : on obtient
b i ces nuances..

Quand on supprime des Si par la suite, vous remplacez le ton direct utilisé dans
couleurs appliquées, on un mélange ou un groupe, les nuances qui en découlent
peut cchoisir une couleur
p (mélange simple ou groupe) sont mises à jour.
de remplacement.
rem

93
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

L A GESTION DES NUANCIERS Les contours


Le nuancier par défaut
LES PALETTES DE GESTION DU CONTOUR
Si vous souhaitez que les couleurs que vous allez placer
dans le Nuancier apparaissent dans tous les documents, Une fois la case de contour ( ou ) activée dans la
il faut effectuer les manipulations de création de nuances palette Outils, la palette Couleur ou le Nuancier, la couleur
alors qu’aucun document n’est ouvert à l’écran. Pensez éga- affectée au contour se choisit de la même façon que celle
lement à supprimer les nuances que vous n’utilisez jamais. attribuée au fond. Cependant, il faut spécifier une épaisseur
et éventuellement un certain nombre de caractéristiques
L’importation d’un nuancier InDesign modifiant l’aspect du contour.

Si certains documents possèdent un Nuancier renfermant En effet, de nombreuses options relatives aux contours sont
des couleurs que vous souhaitez utiliser dans le document accessibles dans la palette Contour à partir du moment où
en cours, lancez la commande Charger un nuancier du celle-ci est affichée en entier : l’épaisseur, la pointe, l’extrémité,
menu de la palette Nuancier. Les couleurs viendront s’ajou- le sommet, la position, le type du trait (plein, double, en poin-
ter aux couleurs existantes. tillés…) et enfin, l’aspect des extrémités (pointe de flèche ou
différents symboles).
A STUCE Vous pouvez, alors qu’aucun document n’est
ouvert, demander de charger un nuancier à partir d’un Le contour se gère dans la palette
document existant. Contour, mais, dans le cas des
blocs et des traits, l’épaisseur et
le style du contour se spécifient
également directement dans la
L’exportation d’un nuancier vers palette Contrôle.
Illustrator ou Photoshop
La gestion des contours se fait ici
InDesign permet d’exporter un nuancier de manière qu’il et là p
pour certains objets.
devienne utilisable dans Illustrator ou Photoshop. Pour réa-
liser l’exportation, sélectionnez les nuances voulues dans
les nuanciers (par Ó clic ou ¢ clic [Ctrl clic] si elles ne sont
pas consécutives) et lancez la commande Enregistrer le
nuancier dans le menu de la palette Nuancier. Un fichier
ayant l’extension .ase est créé : vous pouvez l’ouvrir dans
L’ÉPAISSEUR DU CONTOUR
Illustrator ou Photoshop à l’aide la commande Ouvrir la La palette Contour (ou Contrôle pour les blocs et traits) pro-
bibliothèque de nuances/Autre ou Charger un nuancier pose plusieurs façons de procéder au réglage de l’épaisseur :
du menu de la palette Nuancier.
– en cliquant sur les petites flèches à gauche de la case
Épaisseur ;
Les nuanciers issus d’Illustrator ou Photoshop
– en déroulant le menu pop-up à droite de la valeur en
Depuis Illustrator ou Photoshop, ouvrez un fichier contenant cours (ou par le menu contextuel directement sur l’objet
une palette de nuances puis utilisez la commande Enregis- et en sélectionnant Épaisseur de contour), vous accédez
trer le nuancier pour l’échange ou ASE du menu de la à une liste de valeurs prédéfinies ;
palette Nuancier — les dégradés et les motifs d’Illustrator
ne seront visibles ni dans InDesign ni dans Photoshop. Dans – en tapant une valeur dans la case (validez en tapant ‚
InDesign, l’ouverture du nuancier Illustrator ou Photoshop ou tester avec Ó ‚ ). La valeur est en points (pt ou pts),
s’effectue par la commande Charger un nuancier du menu mais vous pouvez spécifier une autre unité ;
de la palette Nuancier. Les nouvelles couleurs s’ajoutent à
– en cliquant dans la case Épaisseur et en utilisant les tou-
celles déjà présentes.
ches fléchées (l’incrément est de 1 ; il passe à 10 avec Ó).

I NFO. Quand vous importez une illustration provenant A STUCE Lors d’une mise à l’échelle du bloc, le contour
d’Illustrator, les couleurs (de type global) qu’elle contient garde (ou non) son épaisseur selon que l’option Ajuster
sont ajoutées à celles du Nuancier d’InDesign. Il en est de l’épaisseur du contour lors de la mise à l’échelle est
même avec les images de type bichromie ou contenant des cochée (ou non) dans le menu local de la palette Contrôle
couches de tons directs provenant de Photoshop. (ou Transformation).

94
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

L A POSITION DU CONTOUR
Le contour des blocs
Par défaut, le contour se place à cheval sur le tracé du bloc,
ce qui augmente la taille de ce dernier. Les cases L et H des
palettes Contrôle et Transformation en tiennent compte
sauf si vous décochez l’option Les dimensions incluent
l’épaisseur du contour dans le menu local de la palette
Contrôle (ou Transformation). La palette Contour propose
des options pour gérer la position du contour par rapport
au tracé du bloc. En effet, la rubrique Alignement com- Un contour triplee sur un texte vectorisé.
porte trois icônes pour choisir entre :
le contour à cheval
INFO. Dans le contour Fin - Fin, l’espace central représente
le contour à l’intérieur 66,6 % de l’épaisseur totale du trait, chaque filet qui encadre
le contour à l’extérieur cet espace fait 16,7 %. Dans le contour Épais - Épais, l’es-
pace est de 33,3 % et chaque filet fait également 33,3 %
de l’épaisseur. Vous pouvez créer d’autres contours par la
commande Style du contour du menu local de la palette
Contrôle ou Contour.

Les trois positions


de contour.
L A FORME DES EXTRÉMITÉS ET DES SOMMETS
Les extrémités
Le type d’extrémité est géré dans la palette Contour. Il
Le contour d’un texte affecte les tracés ouverts avec des épaisseurs suffisantes, ainsi
que les tirets ; en revanche, il est sans effet sur les pointillés. Il
Quand vous affectez un contour à un texte possédant un y a trois cas possibles :
fond de couleur, celui-ci se place à l’extérieur du caractère
de manière à ne pas couvrir certaines de ses parties inté- – carrée : le contour a la même longueur.
rieures (ceci augmente la taille des lettres). En revanche, si le – arrondie : le contour déborde d’un demi-cercle de
texte n’a pas de fond ( ), le con ntour est à cheval. diamètre égal à l’épaisseur.

INFO. Si vous vectorisez le texte, son contour se place par – projetée : le contour déborde d’un demi-carré de côté
défaut à cheval sur le tracé, mais se gère maintenant comme égal à l’épaisseur.
pour un bloc.
L’aspect des extrémités
Quand un tracé est ouvert, InDesign peut ajouter un des-
Le contour triple sur un bloc sin à chaque extrémité (pour le transformer en flèche, par
exemple). Des menus locaux, Début et Fin, permettent de
Il s’agit d’un contour coloré ou blanc, emprisonné entre choisir le type du symbole, ainsi que l’extrémité sur laquelle
deux contours noirs (ou colorés), et il s’utilise plus fréquem- il sera ajouté.
ment sur des textes de grande taille (et généralement vec-
torisés). Si vous souhaitez un réglage particulier des épais-
seurs, il faut faire une superposition des deux tracés (copier
puis coller sur place), l’un à l’arrière-plan avec un fond coloré
et un contour épais, l’autre au-dessus avec un contour plus
fin et sans fond. Pour les blocs et les textes vectorisés, vous
pouvez appliquer l’un des deux contours triples proposés par
le programme (ou en créer de nouveaux), ils se définissent à Les différents
la rubrique Type de la palette Contour : choisissez le type du types d’extrémités.
ités.
contour Épais - Épais ou Fin - Fin, puis la couleur de l’espace
(et éventuellement sa teinte).

95
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Par exemple, dans le contour Épais - Épais, l’espace est de


ASTUCE L’aspect de certaines extrémités (flèche, carré…)
33,3 % et chaque filet fait également 33,3 % de l’épaisseur.
est modifié par le réglage d’Extrémité et de Sommet, prin-
Vous pouvez créer d’autres contours par la commande Styles
cipalement avec les options Arrondi ( et ).
de contour du menu local des palettes Contrôle ou Contour.

Extrémités Extrémités
carrées. arrondies.
Trait continu. Épais - Épais. Épais - Fin. Épais - Fin - Épais.
Les sommets
Il y a trois types de sommets : en pointe ; en arrondi ;
en biseau . Vous les choisissez dans la palette Contour en Fin - Épais. Fin - Épais - Fin. Fin - Fin. Triple.
cliquant sur l’icône correspondante. Dans le cas du réglage
en pointe, une option Pointe permet d’obtenir, si la valeur Les pointillés
est suffisamment augmentée, le prolongement du contour
dans les parties pointues des tracés. InDesign propose quelques pointillés. La taille des points et
leur espacement varient avec l’épaisseur du contour. Il est
également possible de créer d’autres types de pointillés.

De haut en bas :
Sommet en pointe, en arrondi et en biseau. le trait continu (3 pt),
le pointillé (3 pt) et
Sommet en pointe avec le réglage
le même à 6 pt.
en pointe par défaut et avec une
valeur augmentée.

LE STYLE OU TYPE DU CONTOUR Les tirets


Il est possible de définir le style du contour dans la palette On retrouve le principe des pointillés. La taille du tiret varie
Contour mais également dans la palette Contrôle quand avec l’épaisseur mais l’espacement entre les tirets n’est pas
l’outil Flèche noire (ou blanche) est actif. réglable (il faudra créer d’autres types de tirets).
Les traits fantaisie
On peut choisir le style du contour ici.
ci
ci. Il s’agit de hachurages avec diverses inclinaisons ou de jux-
taposition de motifs (losanges, sinusoïdes…).
Un menu local propose une liste
de types de contours. Si vous choi-
sissez un style de contour avec un
des outils de création actif, c’est-
à-dire avant de dessiner l’objet,
votre choix deviendra le réglage LLes différ
différents
rents traits
t fantaisie.
fan
ntaisiee.
par défaut des futurs tracés.
La création d’un style de contour
Les différents types de traits
Pour créer de nouveaux types de traits (pointillés, tirets ou
On distingue cinq types de traits : le trait continu, les traits autre), vous disposez de la commande Styles de contour
multiples, les tirets, les pointillés et les traits fantaisie. du menu local de la palette Contrôle ou Contour.

Le trait continu
En cli
cliquant ici on
C’est le type par défaut, le trait continu est un trait plein. pourra définir les
pourr
caractéristiques du
carac
Les traits ou bandes multiples (double, triple) nouveau contour.
nouv
InDesign propose des traits multiples constitués d’une jux-
taposition horizontale de filets (ou bandes) et d’espaces de
même épaisseur ou d’épaisseurs différentes. Celles-ci sont
définies en pourcentage de l’épaisseur totale du contour.

96
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Un clic sur Nouveau permet de créer un type de contour Cet espace est coloriable à partir du menu local (Cou-
pour le document en cours. Celui-ci s’affiche dans une leur d’espace) qui affiche les couleurs présentes dans le
seconde fenêtre, son aspect dépend de la sélection avant Nuancier. Une fois la couleur choisie, vous pouvez spécifier
lancement de la commande Styles de contour. une teinte de cette couleur.

Pour créer une copie d’un LES OPTIONS D’ARRONDIS


st yle existant, sélec tion-
nez-le dans la liste avant de Les options d’arrondis ne sont pas exactement des attributs
cliquer Nouveau. Un menu de contour, mais elles font partie des enrichissements de
local Type permet de choisir bloc que l’on règle généralement en même temps que les
le type du contour : Bande, contours (si on souhaite qu’ils soient visibles).
Pointillés et Tirets. Dans cha-
que cas, par glissement de la Le menu Objet comporte la commande Options d’arron-
souris dans la partie graduée, dis qui permet, sans modifier le tracé du bloc, de changer
vous pouvez ajouter un nou- l’aspect de ses angles selon cinq types d’effets (Fantaisie,
vel élément (bande, point ou Biseau, Marge, Arrondi inversé et Arrondis). Les effets sont
tiret) et définir sa taille. Ici,
ci, on peut choisir le type
ci
(Tiret,
t Bande ou Pointillés).
iret, modifiables à volonté en relançant la commande. En effet,
la commande Options d’arrondis affiche une fenêtre dans
laquelle vous choisissez le type de l’effet ainsi que sa valeur
et une option d’aperçu facilite les réglages.

Les différentes options d’arrondis.


On modifie
d f ll’aspect en glissant
l les curseurs et en changeant les
valeurs et les options.
Le nombre d’options varie avec le type du style (bande, poin-
tillés ou tiret). Une fois défini, le style apparaît dans la fenêtre
Sans. Fantaisie. Biseau.
Styles de contour et en fin de liste dans le menu Type de la
palette Contour. Ces styles de contours sont définis pour le
document en cours sauf s’ils sont créés alors sans document
ouvert. Il est possible de les enregistrer dans un fichier séparé
afin de pouvoir les charger dans un autre document. Marge. Arrondi inversé. Arrondi.

A STUCE Les nouveaux styles réalisés sont disponibles dans L’utilisation la plus courante est Arrondis. On pourra l’ap-
le menu local des types de contours, mais également dans pliquer avec des valeurs importantes pour transformer un
les rubriques liées au texte comme les filets de paragraphe rectangle en ovale, avec des valeurs plus faibles sur un tracé
et les contours de cellules et de tableaux. à la plume pour adoucir les angles, sur un texte vectorisé
Un style de contour permet de créer des filets de paragra- pour changer l’aspect de sa typographie…
phes ou des soulignements avec des extrémités arrondies ; il
s’agit d’un tiret avec des valeurs identiques de Longueur et ASTUCE Si on applique un effet d’arrondi à un bloc conte-
Longueur motif, et des extrémités arrondies.
nant un texte centré verticalement, le centrage n’est plus cor-
rect. On peut parfois le rectifier en augmentant les Marges
à l’intérieur du bloc dans la commande Options de bloc
La couleur et la teinte de l’espace
de texte (menu Objet) ou mieux encore, en utilisant une
Quand le trait n’est pas continu, il y a des espaces entre les imbrication de blocs comme cela est décrit à la page 85.
filets, les pointillés ou les tirets. Par défaut, cet espace n’a pas
de couleur, il est donc transparent et peut laisser apparaître
la couleur du fond du bloc selon la position du contour. En Quand vous utilisez les commandes de la palette Pathfinder
effet, si cet objet possède une nuance de fond, il ne sera réel- qui créent des effets d’arrondis (de biseau ou autre), InDesign
lement transparent que si le contour est à l’extérieur ( ). prend les derniers réglages de la fenêtre Options d’arrondis.

97
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Les dégradés

L A PRÉPARATION D’UN DÉGRADÉ


Le dégradé peut se préparer de deux façons : à partir de la
palette Nuancier ou à partir de la palette Dégradé. Dans ce
dernier cas, avant d’envisager la création du dégradé, il faut
ajouter au Nuancier les couleurs (en tons directs ou en qua-
drichromie) que vous souhaitez utiliser dans le dégradé.

La préparation des couleurs du dégradé On clique ici


ci pour afficher
affic la liste des couleurs.

Le dégradé peut s’élaborer avec des couleurs à définir pen- Pour définir l’aspect de la couleur de départ, cliquez sur la
dant sa préparation, mais celles du nuancier (nommées) ont petite icône située sous l’extrémité gauche de la Gamme
l’avantage d’être dynamiques, ce qui donne une plus grande des dégradés (sa pointe devient noire pour montrer que
souplesse de travail ; en effet, le changement de leur compo- la couleur est sélectionnée) afin d’accéder à la zone de
sition sera répercuté dans le dégradé de manière automati- composition de la couleur. Le menu local Couleur propose
que. Pour ajouter des couleurs au nuancier, utilisez la com- par défaut l’option Nuancier qui affiche la liste des couleurs
mande Nouvelle couleur du menu de la palette Nuancier du Nuancier. Vous pouvez choisir un mode colorimétrique :
(voir la partie consacrée aux préparations des couleurs, page 92). CMJN, LAB ou RVB et définir la composition de la couleur
Si vous comptez réaliser des dégradés entre une couleur du de départ.
nuancier (un Pantone par exemple) et cette même couleur
avec une teinte différente, préparez une Nouvelle teinte à
partir de la commande du menu du Nuancier.

On a ajouté les couleurs et


nuances de teinte que l’on
nuan
souhaite
a utiliser.
souha

ASTUCE Il est possible d’utiliser une couleur présente dans


On peut
ut maintenant choisir
choisi la couleur
uleur de départ.
départ En cliquantt ici,
iici,
une photo importée. Pour cela, activez l’outil Pipette et cli- on peutt définir celle d’arrivé
d’arrivée.
quez dans la photo sur la couleur à prélever. Une fois cette
opération réalisée, dans le menu de la palette Couleur, lancez
Pour régler la couleur d’arrivée, cliquez sur l’icône à l’ex-
Ajouter au nuancier pour y faire figurer la couleur prélevée.
trémité droite de la Gamme des dégradés : elle devient
. Choisissez l’une des couleurs nommées du Nuancier ou
le mode colorimétrique pour définir la composition de la
L’affichage des dégradés couleur finale du dégradé. Si vous cliquez entre les couleurs
départ et arrivée, vous pouvez ajouter une couleur intermé-
N’oubliez pas qu’InDesign montre toujours les aplats ainsi diaire, puis définir sa composition (ou lui affecter une cou-
que les dégradés avec les couleurs converties en CMJN, leur nommée, une nuance de teinte, par exemple). Quand le
même si ces dernières ont été définies en RVB. Pour que le dégradé a l’aspect voulu, cliquez sur OK pour qu’il apparaisse
document apparaisse avec les couleurs RVB, dans le menu dans la palette Nuancier. Il est maintenant prêt à l’emploi. Si
Édition, choisissez l’espace de fusion des transparences RVB : vous souhaitez revenir sur sa composition, effectuez un
l’impression s’effectuera cependant selon l’aspect CMJN. double-clic sur son nom dans la palette. Vous pourrez, par
exemple, changer son type de Linéaire en Radial.
La création du dégradé par le Nuancier
La création par la palette Dégradé
Pour créer un dégradé à partir du Nuancier, lancez la com-
mande Nouveau dégradé dans le menu local de la palette Vous pouvez créer un dégradé sans passer par la palette
Nuancier. Une fenêtre de paramétrage apparaît, vous devez Nuancier, mais celui-ci sera considéré comme un dégradé
y nommer le dégradé et définir les couleurs de départ, d’ar- sans nom et ne figurera pas dans le Nuancier. Ces modifica-
rivée du dégradé et éventuellement intermédiaires, et la tions ne se font qu’en sélectionnant l’objet auquel le dégradé
façon dont elles se mélangent (étalement du dégradé). est affecté et se limiteront à cet objet.

98
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Pour réaliser ce type de dégradé, dessinez ou sélectionnez un


INFO. Quand vous stockez dans le Nuancier un dégradé
objet avec l’outil Flèche noire et activez la case Fond (de la
contenant des couleurs définies à partir de la palette Cou-
palette Outils) : ce dernier servira d’aperçu pour visualiser le
leur (couleurs non nommées), InDesign n’ajoute pas ces cou-
dégradé et évitera que vos réglages ne deviennent les cou-
leurs dans le Nuancier. Il faudra les y transférer séparément.
leurs par défaut.

Effectuez un double-clic dans Lors de la création d’un dégradé, vous pouvez glisser les icô-
l’outil Dégradé (ou lancez la com- nes des couleurs, ainsi que le point médian (50 % départ
mande Dégradé du menu Fenê- et 50 % arrivée) pour modifier la façon dont les couleurs se
tre) : la palette Dégradé s’affiche. dégradent. Si vous superposez les deux couleurs, il n’y a plus
Glissez-la sur la page si elle se dégradé, on obtient une juxtaposition de deux couleurs
trouve attachée aux autres palet- (horizontale ou verticale avec un angle de 90°).
tes, de manière à la voir simulta-
nément avec la palette Couleur On affiche la palette et
ou Nuancier. on la détache.
O a superposé les deux couleurs
On leurs
eurs : elles
e s ne
Cliquez sur la case d’aperçu (en haut à gauche) pour visua- dégradent plus, mais se juxtaposent.
sse dég xtaposent.
liser les icônes des couleurs de départ et d’arrivée ( et ).
Cliquez sur l’une d’elles pour la sélectionner (elles devien- L’APPLICATION D’UN DÉGRADÉ
nent respectivement ou ) et définissez-la. Si vous sou-
haitez utiliser une couleur nommée du Nuancier, enfoncez Le dégradé simple
∏ [Alt] et cliquez sur la nuance désirée : la palette Couleur
indique la nuance affectée à la couleur du dégradé. Pour appliquer un dégradé à un objet, sélectionnez le bloc,
activez la case Fond ou Contour dans la palette Outils et cli-
quez sur le nom du dégradé dans la palette Nuancier. Vous
pouvez aussi afficher la palette Dégradé et créer le dégradé
en même temps qu’il s’applique.

On
n active cette icône oisit unee nuance avec ∏ [Alt].
icô et on choisit
On sélectionne
tionne le bloc et on
n applique
apppliquuee
ATTENTION Si vous n’enfoncez pas ∏ [Alt], le dégradé ne sera le dégradé
dé en cliq
cliquant dessus
sus ici.
icii.
pas modifié et la couleur sélectionnée deviendra la couleur On peut aussi l’appliquer à un contour.
ontour.
ur
de fond de la sélection.

Si vous définissez la couleur dans Pour modifier l’étalement ou l’orientation du dégradé, chan-
la palette Couleur, celle-ci doit gez les paramètres dans la palette Dégradé, ou activez l’outil
comporter l’icône . Si les cur- Dégradé et glissez-le sur le bloc : le dégradé s’étalera du
seurs RVB ou CMJN ne sont pas point de départ jusqu’au point d’arrêt du glissement avec
visibles, affichez-les à partir du l’orientation définie par ce tracé.
menu de la palette Couleur en
choisissant RVB ou CMJN. Ceci
C ecii iindique
ndique
di qu’il
’il s’agit
s’’agit
i
d’une couleur de dégradé.
Si vous voulez garder une trace de ce dégradé, vous pouvez
le transférer dans la palette Nuancier en cliquant sur l’icône
en bas de la palette ; enfoncez ∏ [Alt] si vous souhaitez
le renommer. Une fois stocké dans le Nuancier, le dégradé O active cet outil
On out queue l’on
devient éditable comme s’il y avait été créé directement. modifier l’étalement
glisse pour modif
g ’étalement
et l’orientation
l’ i i dud dégradé.
Certaines modifications
cations sont réalisables
directement danss cette palette.
palett

Pour retrouver le dégradé par défaut (horizontal), appliquez


Le dégradé
radé remplit la sélection.
on. n’importe quel aplat de couleur, puis réappliquez le dégradé.
On le stocke
tocke pour le réutiliser.
r

99
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Le dégradé sur plusieurs objets LE DÉGRADÉ VERS LE TRANSPARENT


Pour qu’un dégradé s’étale sur plusieurs objets, sélection- Depuis le Nuancier, il n’est pas possible de créer un dégradé
nez-les ensemble, appliquez-leur le dégradé voulu, puis d’une couleur vers le transparent. Cependant, en utilisant
activez et glissez l’outil Dégradé sur la sélection : le dégradé l’effet Contour p
progressif dégradé, cette création est réali-
s’étalera sur les blocs. sable ; l’outil Contour progressif dégradé permettra de
modifier l’orientation et l’étalement de ce dégradé. Voici les
étapes de sa mise en place :

1. Sélectionnez le bloc. S’il ne contient ni photo, ni texte,


On sélectionne les blocs et on applique le dégradé. appliquez-lui une couleur de fond.
On glisse l’outil Dégradé pour
obtenir l’étalement.

Le dégradé sur un texte


Un dégradé peut s’appliquer à un texte sans qu’il soit néces-
saire de le vectoriser ; cependant, pour que le dégradé
remplisse le texte, celui-ci doit être sélectionné avec l’outil
Texte. Par défaut, le dégradé se place comme s’il couvrait le Le dégradé s’applique au fond
fo
ond du bloc, au textee
bloc, mais n’apparaît que dans le texte. Pour modifier son ou à l’objet (fond, contour et contenu).
d, conto ontenu).
étalement ou son orientation, activez l’outil Dégradé et
glissez-le sur la sélection du texte.
2. Affichez la fenêtre Contour progressif dégradé. Pour
cela, vous disposez de plusieurs possibilités :
On peut appliquer un – Double-cliquez sur l’outil Contour progressif dégradé
dégradé à condition
dégra de la palette Outils.
de le ssélectionner avec – Lancez la commande Effets, puis Contour progressif
l’outil Texte. dégradé du menu Objet.
– Cliquez sur l’icône de la palette Effets, puis choisis-
sez Contour progressif dégradé.

3. Dans la fenêtre de réglages, choisissez à qui s’applique


le dégradé. Par défaut, c’est à l’objet, c’est-à-dire au bloc
et son contenu (par exemple, à une photo si le bloc en
contient une). Dans le cas d’un bloc de texte, vous pou-
LES MODIFICATIONS D’UN DÉGRADÉ vez sélectionner Fond pour ne pas modifier les couleurs
Elles peuvent être locales ou globales. du texte, ou Texte pour garder le fond du bloc intact
(éventuellement, on peut aussi appliquer le dégradé au
Les modifications locales contour s’il est suffisamment épais).

Elles s’effectuent sur un objet sélectionné à l’aide de la palette


Dégradé — par exemple, l’icône permet l’inversion du
dégradé — ou avec l’outil Dégradé pour l’inclinaison et l’éta-
lement. Ces modifications n’affectent que la sélection.

Les modifications globales


Elles s’effectuent en éditant le dégradé par double-clic sur
son nom dans le Nuancier. Dans ce cas, les modifications
affectent tous les objets (sélectionnés ou non) remplis par
ce dégradé. De même, si vous changez la composition d’une
des couleurs nommées du dégradé, ce dernier est modifié. On choisit
h ici à qui est affecté
aff le
l dégradé.
d d On peut cumuler l
les affectationss (il faudr
faudra à nouveau sélectionner Contour
progressif… d dans la l colonne gauche) et leur appliquer des
réglages différents.

100
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Les transferts d’attributs de couleurs


Le dégradé dé LE PRÉLÈVEMENT D’ATTRIBUTS : L’OUTIL PIPETTE
appliqué avec
les valeurs par Le réglage de la pipette
défaut.
Ici, il affecte le Le réglage de la pipette permet de choisir les attributs de
fond et texte. dessin prélevés sur l’objet. Pour le paramétrer, effectuez un
double-clic sur l’outil Pipette dans la palette Outils.

4. Glissez les curseurs et pour régler le dégradé : le noir


correspond à la couleur opaque à 100 % et le blanc, à
la couleur transparente (opacité 0 %). Ces valeurs sont
modifiables par la case Opacité (les curseurs devien-
nent alors gris) ; vous pouvez aussi ajouter une autre
nuance de transparence en cliquant entre les deux pré-
sentes. Enfin, réglez l’orientation du dégradé ou son type On afaffiche cette fenêtre
nêtre par un do
double-clic
(Linéaire ou Radial), puis validez. cet outil.
sur ce
Par clic sur les triangles de rubrique, on choisit
On peut glisser les éléments prélevés.
les curseurs et
changer leur
chang
valeur.
valeu

5. Par la suite, comme pour un dégradé classique, vous pou-


vez glisser l’outil pour modifier le placement et l’étale-
ment du dégradé. Si vous changez la couleur du fond ou
du texte, celle-ci est mise à jour dans le dégradé choisi. Le prélèvement sans sélection
Le prélèvement est le plus souvent suivi d’un transfert
des attributs vers un ou d’autres objets. Il ne s’agit que de
prélever une couleur pour l’appliquer aux futurs tracés ;
assurez-vous qu’il n’y a aucune sélection sur l’écran (sauf,
éventuellement, le tracé sur lequel se réalise le prélèvement).
Celui-ci s’effectue avec l’outil Pipette (il s’active en tapant I,
cependant, n’hésitez pas à lui affecter un raccourci qui reste
utilisable quand vous manipulez du texte).

Quand vous cliquez sur un tracé (sélectionné ou non) avec


la pipette( , pipette de prélèvement), tous les attributs de
On a affecté un dégradé transparent
nt à ce
ce texte,
text l’objet (ou une partie d’entre eux selon les réglages) s’affi-
on peut modifier son aspect par glissement
ement de
d l’outil. chent dans les différentes palettes (Outils, Couleur, Effets…)
Vous pouvez changer l’affectation du dégradé (du texte et deviennent actifs (prêts à remplir les futurs tracés) ; la
vers le fond, ou l’objet par exemple), en glissant le marqueur pipette vide devient pleine (ou noire , pipette de rem-
à droite de l’élément affecté, sur la nouvelle destination plissage). Cette pipette noire est équivalente à l’outil Pot de
du dégradé. Si vous glissez le en enfonçant ∏ [Alt], il y peinture d’Illustrator : elle permet d’appliquer, en cliquant sur
aura copie de l’effet. un objet non sélectionné, tout ou partie (selon les réglages)
des attributs qui ont été précédemment prélevés ou qui sont
affichés dans les différentes palettes. Un clic sur une zone
vide de la page, réaffecte les attributs par défaut des blocs.

A STUCE La pipette noire (remplissage) devient pipette


blanche (prélèvement) si vous enfoncez ∏ [Alt] et permet
On a glissé ccette
et te ic
icône pourr affecter d’effectuer un nouveau prélèvement sans changer d’outil.
le dégradé au texte
text seulement.
ent.

101
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Le prélèvement avec sélection : transfert ASTUCE Avec ce type de transfert, l’épaisseur du contour
est transférée sur l’élément sélectionné. L’opération peut
Pour appliquer les attributs d’un objet à un autre objet,
s’effectuer sur une photo dont vous souhaitez affecter une
sélectionnez-le ou les objets à colorier et cliquez sur le fond
des couleurs à un élément de votre mise en page.
ou sur le contour de l’objet ayant les attributs désirés avec
l’outil Pipette. Le fond, ou le contour de l’objet sélectionné,
prend automatiquement les attributs prélevés.
Le prélèvement sélectif et le transfert
Si vous enfoncez Ó, la pipette devient , le transfert est sélectif sans sélection
alors sélectif : l’élément sélectionné garde les réglages spé-
cifiés dans la palette Effets (c’est-à-dire la transparence, et Le prélèvement sélectif s’effectue sans sélection mais avec
les effets tels que l’ombre, le contour progressif…). Seule la touche Ó. En effet, si vous enfoncez Ó, l’outil Pipette
la couleur de l’élément sur lequel vous cliquez (fond ou devient pipette blanche ; en cliquant sur le fond (ou sur le
contour) est transférée au fond avec la case Fond active contour) d’un objet vous ne prélevez que la couleur de son
dans la palette Outils (ou au contour dans le cas contraire). fond (ou de son contour selon l’endroit cliqué). Elle apparaît
dans la case active (Fond ou Contour) de la palette Outils.
Le prélèvement sur une photo
Pour n’appliquer la couleur prélevée qu’au fond (ou au
Activez la case Fond ou Contour de la palette Outils (en contour) d’un autre objet (transfert sélectif), enfoncez Ó et,
tapant X, on inverse l’activation). Sélectionnez l’élément à avec l’outil Pipette devenu pipette noire avec un signe +
colorier et cliquez sur la photo avec la pipette (blanche). ( ), cliquez sur le fond ou le contour de l’objet à colorier.

La transparence et les effets


On retrouve dans InDesign les fonctionnalités de transpa-
rence et certains effets de calques de Photoshop ou d’Illus- La destination des réglages
trator. Tous ces éléments se gèrent dans la palette Effets ou
la palette Contrôle, par objet (contenu ou conteneur dans Qu’il s’agisse d’un réglage de transparence ou d’un effet,
le cas des blocs d’image) ou par groupe (mais pas par cal- vous devez indiquer à InDesign à qui s’applique l’effet
que), donc avec une sélection avec l’outil Flèche. Quelques (Objet, Contour, Fond ou Texte). En l’absence de cette
paramètres doivent être spécifiés : le réglage de transpa- information, InDesign applique l’effet à l’objet ; cependant,
rence ou pourcentage d’Opacité et le Mode de fusion des il restera possible de changer la destination du réglage ulté-
couleurs sur les objets à l’arrière-plan ; deux options, l’une rieurement. Pour définir la destination, une fois la sélection
liée à l’opacité (Groupe perçant ou de masquage) et l’autre réalisée, vous pouvez utiliser la palette Effets, la palette
au mode de fusion (Fusion isolée), peuvent être ajoutées Contrôle ou encore la fenêtre de réglages de l’effet.
dans certains cas. Un clic sur l’icône du bas de la palette
Effets (ou au centre de la palette Contrôle) affiche les dif- Dans le premier cas (palette Effets), il suffit de cliquer sur la
férentes possibilités que l’on retrouve dans le menu contex- ligne correspondant à la destination voulue. Dans le cas de la
tuel (sous-menu Effets). palette Contrôle, c’est en cliquant sur l’icône que s’affiche la
liste des destinations possibles. Une fois ce choix réalisé, effec-
tuez le réglage désiré, puis, éventuellement, choisissez une
autre destination pour un autre réglage ou un autre effet.
Palette Contrôle ou Effets, en cliquant
sur cette icône on affiche cette liste.

En cliquant
cl sur un de ces éléments on le
définit comme destination de l’effet.
défin
choix peut
Ce ch p se faire dans ce menu.

102
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

ASTUCE Pour appliquer le même effet à l’objet et au texte ASTUCE Une réduction de l’opacité d’un objet ayant une
(ou inversement), dans la palette Effets, glissez la marque ombre portée entraîne une réduction de l’opacité de cette
de l’objet vers le texte en enfonçant ∏ [Alt] pour copier l’effet. dernière. Pour pallier ce problème, vous pouvez augmenter
l’opacité de l’ombre mais si celle de l’objet est faible, cela ne
Quand vous affichez la fenêtre de réglages des effets (en suffira pas. Il faudra avoir recours à une astuce en utilisant
choisissant l’un d’eux dans le menu des effets ), la desti- un Groupe perçant (voir plus loin).
nation se sélectionne dans le menu local Paramètres pour
de la fenêtre. Vous pouvez également afficher cette fenêtre
par double-clic sur le nom de la destination choisie (Objet,
Contour, Fond ou Texte) dans la liste de la palette Effets,
LES MODES DE TRANSPARENCE
dans ce cas, la fenêtre de réglages sélectionne directement
Sans ou avec transparence, un objet peut avoir différents
la destination correspondante.
comportements sur les objets à l’arrière-plan.

Le comportement des objets opaques : défonce


Quand des objets opaques sont partiellement superposés,
la zone de recouvrement ne laisse voir que la couleur de
l’objet au premier plan. Cette zone correspond à un mas-
quage ou une défonce sur la partie de l’objet à l’arrière-plan
dans la zone de recouvrement — on dit aussi que l’objet au
premier plan perce celui à l’arrière-plan qui disparaît ainsi
partiellement. Par défaut, lors de l’impression, il y aura une
défonce du premier plan sur l’arrière-plan (sauf s’il est noir
Dans cette fenêtre,
re, on choisit
h i it la
l destination
d ti ti puis
i on règle l’effet. ou si vous le réglez pour qu’il soit imprimé en surimpression
dans la fenêtre Options d’objet).
La transparence

L A RÉDUCTION DE L’OPACITÉ
Ce type de réglage intervient à chaque fois que vous souhai-
+
tez laisser apparaître un objet à travers un autre objet. L’objet
à l’arrière-plan peut être une photo ou n’importe quel objet
(texte ou fond) ou groupe d’objets. Cet objet est opaque,
paque, il perce la couleur
de l’objet à l’arrière-plan.
rrière-pl À l’impression, on aura ceci.
eci.
Cet oobjet est
opaque, ici,
opaq
il est ttransparent.
arent. Le comportement des objets
transparents : surimpression
Si vous appliquez un réglage de transparence à des objets
Il est maintenant facile superposés, la zone de recouvrement entre les objets mon-
de réduire l’opacité
tre alors le mélange partiel (surimpression) de la couleur de
du fond
fon sans que celle
du contenu
co ne soit l’objet au premier plan avec celle de l’objet à l’arrière-plan :
modifiée.
modi il n’y a plus de masquage des couleurs mais un mélange qui
tient compte du degré d’opacité. L’objet au premier plan ne
perce pas ceux à l’arrière-plan.

+
Pour réaffecter une opacité de 100 % à l’élément sélectionné, Cet objet est transparent,
parent, ili se superpose
cliquez sur l’icône du bas de la palette Effets. Attention, à la couleur de l’objet l’arrière-plan. À l’impression, on aura ceci.
bjet à l’ar
ceci supprime également le mode de fusion et les effets.

103
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

La défonce de l’objet transparent 4. Réduisez l’opacité de l’objet collé ; attention, rien n’est
dans un groupe perçant visible à cause de l’objet à l’arrière-plan.

Si vous souhaitez qu’un objet ayant une opacité réduite


masque certains objets inférieurs, sélectionnez cet objet
transparent ainsi que ceux qu’il doit défoncer, groupez-les
(menu Objet/Associer ou ¢ G [Ctrl G]) puis, dans la palette
Effets, cochez l’option Groupe perçant (cette option s’ap-
pelle Groupe de masquage dans la fenêtre Effets). La par- On a collé sur place et réduit l’opacité.
tie des objets du groupe recouverte par l’objet transparent
disparaît pour ne laisser voir que l’objet au premier plan ; ce
dernier demeure transparent sur les objets situés à l’arrière- 5. Sélectionnez les deux objets superposés et groupez-les
plan et ne faisant pas partie du groupe. (¢ G [Ctrl G]). Dans la palette Effets, appliquez à la sélec-
tion, c’est-à-dire au groupe, l’ombre portée souhaitée et
On souhaite que cet cochez l’option Groupe perçant : l’objet au premier plan
objet transparent perce retrouve sa transparence et perce celui à l’arrière-plan,
objet mais pas ceux à
cet oob elle reste intense.
l’arrière-plan.
l’arriè
è

Pour obtenir
o ceci,
eci, on sélec
sélectionne le
groupe, on ajoute
group ute une ombre
om et on
On sélectionne les deux
d ux objets,
de obje on leses coche cette option.
i
groupe et on applique
que cette option..

Q UELQUES EXEMPLES D’UTILISATION


L’ombre sur un objet transparent
Comme cela a été signalé à la page précédente, si un objet Dans cette fenêtre, on retrouve
t ou e ici
trouve c l’option
l’o
o Groupe perçant.
a une opacité réduite, son ombre s’estompe. Pour obtenir
un objet transparent avec une ombre (nous parlerons plus
loin des réglages de l’ombre), opérez ainsi : Dans notre exemple, le texte reste éditable. Pour modifier sa
saisie et la typographie, utilisez la commande Rechercher/
1. Pour rendre plus facile les sélections, travaillez hors de la Remplacer du menu Édition qui (nous le verrons plus tard)
page ou placez sur un calque verrouillé (et à l’arrière-plan) permet de remplacer le texte par un autre avec un autre
les éléments sur lesquels vous souhaitez faire figurer votre style préalablement préparé.
objet transparent.
ASTUCE Si vous réglez l’opacité de l’objet au premier plan
2. Sélectionnez cet objet, s’il est déjà transparent avec une sur une valeur nulle, on ne verra que l’ombre.
ombre, réglez son opacité à 100 % et supprimez son
ombre portée.
Le perçage d’un bloc par un texte non vectorisé
On peut trouer un bloc (ici un rectangle) par un texte, mais,
à la différence de l’exclusion par la palette Pathfinder, le
texte n’est pas vectorisé et demeure facilement éditable.
Cet effet s’obtient avec la méthode suivante :
On a placé seul sur
ur un calq
calque
l ue non
no verrouillé, l’objet
et qui aura l’ombre .
1. Dessinez le bloc à percer et
3. Avec l’outil Flèche noire, copiez cet objet (¢ C [Ctrl C]) et colorez son fond. Créez dessus
collez-le sur place par le menu Édition/Coller sur place un bloc de texte et saisissez le
(ou au clavier Ó∏¢ V [ÓCtrl Alt V]). mot voulu.
Sur le bloc à trouer, on
a créé un texte.

104
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

2. Sélectionnez le bloc de texte avec l’outil Flèche et affec- Le remplissage d’un texte ombré avec une photo
tez-lui une opacité nulle : il disparaît.
Pour obtenir cet effet, il faut deux blocs de texte : un blanc
3. Sélectionnez le texte et le bloc à l’arrière-plan et grou- utilisé pour l’ombre, un noir (de couleur [Repérage]) dans
pez-les (menu Objet/Associer ou ¢ G [Ctrl G] ). Pour un bloc blanc placé ; et un bloc d’image « rempli » par la
trouer le rectangle, cochez l’option Groupe perçant photo. Voici le détail des opérations :
dans la palette Effets.
Les trois éléments du montage.

On a sélectionné le bloc et le texte


que l’on groupe avant d’appliquer ceci.
1. Commencez par importer une photo ; recadrez-la à une
Placez l’élément voulu à l’ar- taille voisine de celle du texte qu’elle va remplir.
rière-plan du groupe, vous
constaterez que le bloc est bien On importe une photo
que l’on recadre
troué par le texte.
approximativement à
Le trou n’est visiblee l’encombrement du texte.
qu’avec un arrière-plan..

g
Il n’est pas possible d’affecter une ombre au groupe : le résul-
tat ne serait pas satisfaisant. Pour obtenir une ombre correcte,
il faut imbriquer ce groupe dans un bloc. Pour cela, le groupe
étant sélectionné, coupez-le (¢ X [Ctrl X]). Tracez un nouveau 2. Dessinez dessus un bloc de texte qui couvre complète-
bloc (plus grand que le groupe) et supprimez sa couleur de ment la photo.
fond et de contour. Lancez Coller dedans (menu Édition ou
∏¢ V [Alt Ctrl V]). Le groupe apparaît dans le bloc, appliquez- 3. Saisissez le texte et réglez sa typographie. Centrez le texte
lui une ombre portée : elle se place correctement. dans le bloc : horizontalement avec l’icône et verticale-
ment par le menu Objet/Options de bloc de texte puis
Alignement et Centrer. Colorez ce texte en blanc (éven-
Pour affecter une ombre tuellement avec un contour) et affectez-lui une ombre.
qui soit
so correcte, on Sélectionnez le bloc et copiez-le ; il sera collé ultérieure-
imbriqué le groupe
a imb
ment pour faire apparaître l’ombre.
dans un autre bloc par
collage.
collag
On saisit le texte dans un bloc
un peu plus grand que la photo.
Il est possible d’ajuster la taille du bloc par rapport à son
contenu (le groupe) mais cela rendra plus délicate la visua-
lisation des éléments sélectionnés. En outre, si le conteneur
est réduit, il ne montrera qu’une partie de son contenu.

INFO. Si vous changez la saisie du texte, sa transparence 4. Supprimez l’ombre et colorez le texte avec la nuance
n’est temporairement plus visible (tant que l’outil Texte est [Repérage] (noir ayant 100 % de chaque composante
actif) : elle le redevient avec l’outil Flèche. colorée). Colorez le fond du bloc en blanc ; la photo est
alors recouverte de blanc.

Le fond du bloc cache la photo.


On peut
pe encore modifier la
typographie du texte ou remplir
typog
d’une image le bloc groupé
avec le
l texte.

105
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

5. Appliquez au bloc le mode Éclaircir : la couleur noire du Les modes de fusion


texte disparaît et la photo devient visible en remplissant
le texte.
L’AFFECTATION DU MODE DE FUSION
Comme Photoshop ou Illustrator avec les éléments sur des
calques superposés, InDesign peut créer des effets de fusion
entre les couleurs d’objets superposés. Ces mélanges, définis
par un mode de fusion, peuvent être combinés à une réduc-
tion d’opacité. Un mode s’attribue à l’objet, à son contour, son
La photo réapparaît avec ce mode fond ou à un texte ; il s’applique également à un groupe.
qui « supprime » le noir du texte.
ASTUCE Dans un travail PAO en CMJN, pour ne pas risquer
des décalages de couleurs lors de l’impression, évitez l’appli-
6. Sélectionnez les deux blocs (celui de la photo et du cation de mode de fusion aux objets remplis de tons directs.
texte) pour les grouper et leur appliquer le mode Obs-
curcir afin que les zones blanches disparaissent si on
place l’ensemble sur d’autres blocs.
LES DIFFÉRENTS MODES DE FUSION
On retrouve dans InDesign tous les modes
de fusion de couleurs présents dans Illus-
trator. En effet, si vous cliquez sur Normal
dans la palette Effets, une liste de modes
de fusion apparaît (voir ci-contre).
La photo réapparaît avec ce mode
qui « supprime » le noir du texte. Chaque mode détermine la façon dont
InDesign combine la couleur de l’objet
actif avec celle des objets situés dans les
7. Pour placer l’ombre, collez sur place (menu Édition/Col- plans inférieurs.
ler sur place) le bloc contenant le texte blanc (copié au Les modes de fusion.
début des opérations). Envoyez-le à l’arrière-plan par clic
droit (Disposition/Arrière-plan). ATTENTION Les aspects diffèrent selon que vous avez choisi
un espace RVB ou CMJN pour la fusion des transparences du
On colle l’ombre sur place puis document (menu Édition). Avec RVB, les effets sont sembla-
on l’envoie à l’arrière-plan. bles à ceux de Photoshop dans un document RVB.

Le mode Normal
Normal est le mode actif par défaut. La couleur de l’objet
8. Groupez l’ensemble du texte blanc et du groupe conte- est complètement visible (selon le degré d’opacité choisi),
nant la photo afin d’en faciliter le déplacement. il n’y a pas de mélange, l’objet est opaque et cache les cou-
leurs à l’arrière-plan.

Le mode Produit
Le résultat final.
La couleur résultante est plus sombre. Les parties blanches
de l’objet disparaissent (le blanc est la couleur neutre de ce
mode, c’est-à-dire qu’elle ne sera pas visible) ; en revanche,
les parties noires le restent. Le mode Produit s’utilise pour
faire disparaître des parties blanches d’un dessin ou d’un
dégradé placé sur un arrière-plan coloré.
Le texte utilisé dans cet effet reste éditable. Pour en modi-
fier la saisie, utilisez la commande Rechercher/Remplacer
du menu Édition.

Mode Normal. Mode Produit.

106
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Le mode Superposition Les modes Différence et Exclusion


La couleur résultante est éclaircie et, dans certains cas, rem-
placée par le blanc. Les parties noires de l’objet disparais- InDesign applique à la zone de recouvrement des objets la
sent, le noir quadrichromique devient même transparent ; différence entre la valeur chromatique la plus élevée et la
en revanche, les parties blanches le restent. valeur chromatique la plus faible de cette zone : on obtient
une inversion (négatif) des couleurs ; celle-ci est d’autant
plus prononcée que l’arrière-plan est clair. La couleur du
Le mode Incrustation premier plan reste intacte sur les zones sombres de l’objet à
Selon la couleur de l’arrière-plan, InDesign applique les l’arrière-plan. Avec Exclusion, l’effet est moins prononcé.
modes Produit ou Superposition ; il y a donc un mélange
des couleurs des objets au premier plan et à l’arrière-plan La série des colorations
mais la luminosité de la couleur de l’ensemble correspond à
celle de l’arrière-plan. L’image résultante contient les parties La dernière série comporte quatre modes de fusion, Teinte,
les plus claires et les plus foncées des objets superposés. Saturation, Couleur et Luminosité, qui provoquent des
modifications sur les caractéristiques de teinte, saturation et
luminosité (T, S, L) des couleurs. La couleur résultante garde
Les modes Lumière tamisée et Lumière crue au moins une des caractéristiques T, S ou L de l’une des
En fonction de la couleur de l’objet au premier plan, les deux couleurs superposées.
couleurs à l’arrière-plan sont assombries ou éclaircies. Cela
donne l’aspect d’une image éclairée par une lumière dif- ATTENTION Ces modes (ainsi que Différence et Exclu-
fuse. Avec le mode Lumière crue, l’effet est semblable à sion) ne provoquent pas de fusion avec les couleurs de tons
Lumière tamisée mais en plus prononcé — ce dernier est directs, ce qui peut entraîner des problèmes à l’impression.
parfois sans effet.

Le mode Densité – INFO. Si le ou l’un des objets à l’arrière-plan possède des


Ce mode de fusion agit sur la saturation de l’objet et pro- zones blanches ou noires, la couleur de l’objet au-dessus ne
voque une augmentation de cette dernière. L’effet est plus sera plus visible (sauf avec le mode Luminosité).
fort sur les zones claires de l’objet inférieur et s’accompagne
d’une augmentation du contraste et de la luminosité (la cou-
leur résultante est plus claire). Le mode Teinte
L’objet au premier plan garde sa teinte mais prend la lumi-
Le mode Densité + nosité et la saturation de l’objet à l’arrière-plan. Ce mode est
Ce mode donne sensiblement le même effet que Produit délicat à utiliser.
mais avec une légère augmentation du contraste et de la Le mode Saturation
saturation des couleurs. Elle est plus forte sur les zones clai-
L’objet au premier plan garde sa saturation mais prend la
res de l’objet à l’arrière-plan. En revanche, la luminosité est
teinte et la luminosité de l’objet à l’arrière-plan. Ce mode est
réduite sur les zones sombres.
délicat à utiliser.

Les modes Obscurcir ou Éclaircir Le mode Couleur


On devrait plutôt parler d’addition et de soustraction des Ce mode de fusion n’altère pas les niveaux de gris de l’ob-
couleurs. Pour constituer la couleur mélangée, InDesign jet situé à l’arrière-plan : si celui-ci est blanc ou noir, il le
ajoute chaque composante de couleur (Obscurcir) ou les reste. La couleur du mélange correspond à la teinte et à
soustrait (Éclaircir) — on obtient du blanc si l’objet inférieur la saturation de l’objet au premier plan mais sa luminosité
ne renferme pas la composante de l’objet supérieur. Ces est celle de l’objet à l’arrière-plan. Ce mode est intéressant
modes de fusion donnent souvent des résultats voisins à pour changer les couleurs d’une image par superposition
ceux des modes Produit et Superposition. de zones colorées. En effet, l’image résultante garde la lumi-
nosité de l’image initiale et prend la couleur de l’objet au
premier plan.
Le mode Luminosité
Mode Normal. Mode Éclaircir. La couleur résultante prend la luminosité et la saturation de
Quand l’arrière-plan est noir (ou blanc), on les utilise pour l’objet au premier plan mais garde la teinte de celui à l’ar-
faire disparaître des zones blanches (ou noires) dans une rière-plan ; dans certains cas, l’objet devient gris.
superposition de fonds.

107
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

L A LIMITE OU L’ISOLEMENT DE LA FUSION Pour éviter toute erreur de manipulation, vous pouvez contrô-
ler la destination de l’effet (objet ou graphique) dans la palette
Quand vous appliquez un mode à un objet, la fusion des Effets, d’autant plus que certains peuvent ne pas être visibles
couleurs s’effectue avec tous les objets à l’arrière-plan, en fonction des tailles respectives du bloc et de l’image.
quel que soit le calque sur lequel ils se trouvent. InDesign
permet cependant de limiter cette fusion à certains objets.
Pour cela, sélectionnez les objets sur lesquels doit se limiter
le mode de fusion et groupez-les (ils passent alors dans le
même calque), affichez la palette Effets et cochez l’option Effet appliqué
Fusion isolée. au bloc et à
son contenu.

ASTUCE Pour appliquer le même effet à l’objet et au texte,


Cet
et objet fait une fusion glissez la marque en enfonçant ∏ [Alt] pour copier l’effet.
avec
vec le m
mode Produit. Celle-ci s’effectue avecc cet objet
à l’arrière-plan de l’ensemble.
nsemble.
L’OMBRE PORTÉE
Les réglages de l’ombre
L’affectation d’une ombre portée (qui peut aussi s’effectuer
Pour
P limiter la
a fusion, on a créé par le menu contextuel) affiche une fenêtre dans laquelle
un
u grgroupe et appliqué cette
c vous devez spécifier des options :
option.
ooptio

Les effets
Le menu Objet/Effets, la palette
Effets ( ) et la palette Contrôle
( ) proposent une série d’effets,
parmi lesquels : les ombres, les
lueurs, le biseau et l’estampage,
le satin et les contours progres- L’effet Ombre portée propose de nombreux réglages.
sifs. Ils font tous apparaître une
fenêtre dans laquelle ils seront Les réglages de Fusion
tous disponibles. La liste des effets.
Ils sont au nombre de trois : Mode, Couleur et Opacité.
– Mode : choisissez le mode Normal si vous remplacez le
noir par une couleur dont l’aspect change en raison de
l’arrière-plan.
– Couleur : noir par défaut. La couleur se choisit parmi
celles du nuancier mais vous ne pouvez pas en définir la
composition.
– Opacité : 75 % par défaut ; vous pouvez adoucir l’ombre
en réduisant ce pourcentage.
Les réglages de Position
En choisissant un effet, on accède à cette fenêtre
qui les liste tous. On peut spécifier à qui appliquer l’effet. Distance et Décalages définissent la position de l’ombre. Ces
derniers peuvent être négatifs pour placer l’ombre en haut à
Chaque effet peut s’appliquer à l’objet, au fond, au contour gauche, par exemple. Ils se modifient automatiquement en
ou au contenu (texte ou image). Pour le texte, le choix s’effec- fonction des valeurs des cases Distance et Angle. L’option,
tue dans la palette (ou la fenêtre) Effets, alors qu’avec l’image, Utiliser l’éclairage global permet d’assurer une cohérence
l’application est liée à la sélection : Flèche blanche pour dans les effets. Par la suite, l’angle global peut être modifié par
l’image (ou graphique), et Flèche noire pour le bloc (ou objet). la commande Éclairage global (menu de la palette Effets).

108
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Les réglages des Options Pour cumuler une ombre sur le fond et sur l’image (détou-
rée), il faudra sélectionner cette dernière avec l’outil Position
– Taille : cette option gère l’atténuation de l’ombre. Des ou Flèche blanche (ou triple clic avec l’outil Flèche noire).
valeurs faibles donnent une ombre nette, des valeurs
importantes donnent une ombre floue.

– Grossi et Bruit : le premier intensifie l’ombre, le second


ajoute du grain.

Si vous appliquez d’autres effets (par exemple, un biseau ou


un contour progressif), cochez l’option Autres effets respec-
tés par l’ombre afin que l’ombre n’apparaisse pas sous cet Bloc sans fond ni contour, par défaut, l’ombre s’applique à
effet ajouté. l’image (ici détourée), ou au bloc si elle l’occupe entièrement.

L’ombre avec ou sans fond de bloc


Avec un texte, si le bloc n’a pas de couleur de fond, l’ombre
s’applique au texte, mais elle apparaît cependant autour du
bloc dès que ce dernier a une couleur de fond. Si le bloc a un
contour, l’ombre s’applique au contour et au contenu.
Si le bloc a un fond, l’ombre Si le bloc n’a qu’un contour,
apparaît autour du bloc. l’ombre apparaît sur celui-ci et
sur l’image (si elle est détourée).

L’ombre sur un objet dans un bloc En sélectionnant l’image, on


sans fond ni contour : c’est le texte peut lui affecter une ombre
qui prend l’ombre. (en plus de celle du fond) mais
elle ne sera visible que sur les
images détourées.

L’application rapide d’une ombre standard


Ici, comme l’indique cette palette,
on a appliqué une ombre différente L’ombre portée, qui constitue un effet très courant, est
au fond et au texte. accessible depuis la palette Contrôle et son icône (l’om-
bre s’applique avec les réglages par défaut). On peut égale-
ment supprimer l’ombre en cliquant sur l’icône .
ASTUCE Pour d’obtenir un mot ombré dans une phrase, il
faut couper ce mot pour le placer dans un bloc indépendant, L’OMBRE INTERNE
puis ancrer ce bloc dans le texte où le mot a été coupé.
L’ombre interne se place à l’intérieur de l’objet lui donnant
ainsi un effet d’encastrement. Comme avec l’ombre portée,
on retrouve des réglages de fusion, de position et d’options
pour décaler l’ombre interne ou modifier son aspect (Maigri
joue le même rôle que Grossi dans l’ombre portée).
Ce titre ombré est
constitué d’un bloc
ancré dans le texte.

Avec une image, on retrouve le même principe. Si le bloc


n’a ni fond ni contour, l’affectation de l’ombre à l’objet fait
apparaître une ombre sur l’image (autour de celle-ci si
elle est détourée). S’il y a un contour mais pas de fond, il y
aura deux ombres si l’image est détourée (une seule si elle
occupe tout le bloc).
Les réglages de l’effet Ombre interne.

109
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Le biseau et l’estampage
Cet effet comporte de nombreux réglages rangés en deux
catégories : Structure et Ombrage.

Ombre interne sur un texte


et sur un bloc d’image.

LES EFFETS : LUEUR , BISEAU…


Les lueurs
Qu’elles soient externes ou internes, hormis la position de
Les réglages de l’effet Biseau et estampage.
l’éclairage par rapport à l’objet, les réglages sont voisins pour
les deux lueurs. Les réglages de Structure
L’effet propose plusieurs styles de
biseautage.
Les réglages
des effets Lueur
externe et interne. – Biseau interne : appliqué par défaut, il crée
é un biseau
bi quii
bombe les bords intérieurs du contenu du calque ;

– Biseau externe : crée un biseau sur les bords extérieurs ;

– Estampage : produit un estampage du calque par rap-


port aux calques inférieurs ;

– Estampage oreiller : crée un effet de creux sur les


ns les
contours du calque dans lees calques de dessous.
On retrouve certains paramètres des effets d’ombre au
niveau des réglages de fusion, tels que le Mode, la Couleur
et l’Opacité. Pour les lueurs, le mode de fusion est Super-
position du fait que la couleur utilisée est plutôt claire. Au
niveau de l’opacité, il est souvent souhaitable de la pousser
à 100 % surtout si l’arrière-plan n’est pas très foncé.
pile
Biseau interne. Biseau externe.
Taille définit l’étendue de la lueur (par défaut, faible) alors
que l’intensité est liée à la valeur de la case Grossi ou Mai-

pile
gri. Le Bruit règle l’aspect granuleux de la lueur.

Technique propose deux options qui permettent de modi-


fier l’aspect du flou de la lueur. Avec l’option Précis, la lueur
est plus intense et suit davantage les bords de l’objet ; elle
convient mieux à des textes ou à des objets présentant des Estampage. Estampage oreiller.
petits détails. L’option Plus lisse crée un rendu plus doux.
Pour chaque style de biseau, vous pouvez choisir différents
Lueur externe ;

Lueur
paramètres (Taille, Technique, Profondeur…) pour modifier
elle nécessite un l’aspect du biais.
arrière-plan foncé.
Profondeur définit la hauteur du relief que provoque le
biseau en augmentant le contraste entre les zones éclairées
Lueur interne ; et les zones d’ombre. Son réglage n’est visible que si Taille
elle se réalise sur n’est plus nulle. En effet, l’option Taille permet d’augmenter
un élément foncé. l’étendue du biseau.

110
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Le menu Technique propose trois options qui définissent LES CONTOURS PROGRESSIFS
la façon dont sont dessinés les bords du biseau. L’option
Arrondi crée un effet de flou sur les bords qui donne un Dans la version CS3, ils sont au nombre de trois. Le dernier
aspect bombé. Cisèlement épais crée un biseau avec des d’entre eux, Contour progressif dégradé, peut être mani-
arêtes plus saillantes (cette option convient mieux aux tex- pulé par l’outil directement sur la page.
tes), avec Cisèlement fin ce biseau est plus précis. Dans les
deux cas, on peut adoucir les pointes en augmentant très Le contour progressif simple
légèrement la valeur de la case Atténuation.
Il permet d’adoucir les bords de l’objet dans un fondu plus
ou moins important. La fenêtre de réglages permet de
définir la largeur du fondu (Épaisseur de contour) ainsi que
l’aspect de ses angles (Diffus, Pointus, Arrondis) ; l’option
Bruit transforme le fondu en grain.

Arrondi. Cisèlement épais. Les réglages de l’effet


Contour progressif simple.

Ce traitement peut s’avérer utile pour adoucir les bords d’une


Cisèlement épais avec image détourée. Dans certains cas, pour mieux visualiser le
Cisèlement fin. Atténuation de 0,3 mm. résultat, il faudra masquer les bords du bloc (¢ H [Ctrl H]).

L’effet Satin
Cet effet donne un aspect satiné par juxtaposition des
copies de l’objet rempli de la couleur spécifiée.

Contour progressif sur le bloc, sur


l’image et sur le bloc et le texte.

Le contour progressif directionnel


Les réglages de l’effet Satin.
Ici, vous pouvez spécifier un fondu avec un étalement iden-
Ces copies peuvent subir différents traitements dont chacun tique ou différent sur chaque bord de l’objet. Pour cela, cli-
correspond à une des options : quez sur le maillon pour désolidariser les côtés (le maillon
– Opacité : définit le degré de transparence des copies ; devient ) et saisissez une valeur dans chaque case. Une
valeur nulle fait disparaître l’effet sur ce bord.
– Distance et Angle : correspondent au décalage des
copies (l’une vers la droite et l’autre vers la gauche avec
des angles opposés). Avec une Distance nulle, les copies
sont superposées à l’original ;

– Taille : l’option définit l’étendue du flou appliqué aux


copies. Si la valeur est trop augmentée, l’effet disparaît.

Les réglages de l’effet Contour progressif directionnel.

Comme avec le contour précédent, l’option Maigri permet


de durcir le fondu. Selon la forme de l’élément, n’hésitez pas
à changer la forme du fondu ; le plus souvent, c’est l’option
Satin (l’effet est appliqué Les valeurs Opacité, Taille et Premier bord uniquement qui donne le meilleur résultat
au bloc et au texte). Distance ont été augmentées. avec les textes ; en revanche, utilisez Bord d’interligne ou
Tous les bords quand le bloc n’est pas rectangulaire.

111
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

1. Sélectionnez le bloc et affichez la palette Effets. Afin


d’afficher la fenêtre de réglages des effets, double-cli-
Contour progressif sur quez sur Objet (ou sur Text s’il s’agit d’appliquer le flou
le bloc et le texte avec au texte sans modifier le fond du bloc).
des bords différents.
En haut, la forme
est Premier bord…

FLOU
et en bas Bord
d’interlignage.

Le contour progressif dégradé


On veut créer un flou sur ce texte.
Avec cet effet, vous définissez un étalement du contour On affiche la fenêtre de réglages
progressif dans une direction donnée (définie par la valeur d’effets par double-clic ici.
de l’angle) en glissant les icônes aux extrémités de l’aperçu.
Il est possible d’ajouter des nuances de transparence en 2. Appliquez à l’élément spécifié (objet ou texte), une
cliquant sur cette bande, puis de régler leur opacité. ombre portée ayant la couleur que devra avoir l’élément.
Réglez l’opacité à 100 %, affectez-lui une distance de 0
Les réglages du contour pour que cette ombre se place autour de l’élément. La
progressif dégradé. valeur Taille définit l’étendue du flou qui peut être inten-
sifié avec un léger grossi.

On applique une

Dans le cas d’une photo (ou d’un texte), si le fond du bloc a


FLOU ombre portée de la
couleur du texte avec
ces paramètres.

une couleur, il sera possible de créer un fondu de la photo


(ou du texte) vers cette couleur.
On a appliqué un
contour progressif
simple et un
contour progressif
dégradé pour créer
le fondu à droite
sous le texte.

3. Cliquez sur l’effet Contour progressif simple et saisissez


Pour créer cet effet de reflet,
on a dupliqué le bloc, fait
une grande valeur, par exemple 150 mm. La couleur de
la symétrie
sym et appliqué un l’élément disparaît pour ne laisser voir que l’ombre qui
Contour progressif dégradé
Conto donne ainsi un aspect flou à l’élément.
sur la copie du bas.
On ajoute à l’ombre
un contour progressif
très épais pour faire
disparaître la couleur
de l’objet.
Les effets de flou
Dans InDesign, il n’existe pas d’effet de flou comme dans
Photoshop (ou Illustrator). Cependant, en utilisant l’effet
Ombre portée et un Contour progressif simple de grande
dimension (pour faire disparaître la couleur du fond et ne
voir que l’ombre), on obtient ce type de résultat. Ce flou peut
s’appliquer au fond d’un bloc ou à un texte (dans ce cas, on
garde la possibilité d’en modifier la saisie ou la typographie). Si on prépare un style, on peut facilement
Voici les étapes de la méthode. On peut envisager d’en faire appliquer cet effet à d’autres objets. Dans cer-
un style d’objet de manière à réutiliser l’effet plus facilement. tains cas, il faudra adapter la valeur Taille pour
ajuster le flou.

112
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Les problèmes liés à la transparence Lors de l’aplatissement, InDesign procède à une décompo-
sition des zones en morceaux vectoriels ou pixellisés que le
PostScript peut gérer, simulant la transparence sans modi-
Dans un document InDesign, les pages sont décrites à fication de l’aspect visuel du document. Si l’aplatissement
l’aide du langage PostScript ; c’est également ce langage n’est pas correctement réglé ou si le document comporte
qu’utilisent les imprimantes et les RIP (processeurs d’images des zones trop complexes, des problèmes peuvent survenir.
tramées, employés par une flasheuse pour créer les films Nous en reparlerons dans la partie consacrée à l’impression.
ou les plaques). Le transparent n’est pas interprété par le Afin de contrôler l’aspect qu’aura le document imprimé,
PostScript, il l’est seulement avec le PDF 1.4 ou + (Acrobat vous pouvez simuler une impression vers « l’imprimante »
5 ou +, Illustrator 9 ou +). Les programmes tels InDesign Acrobat PDF puis visualiser et contrôler le résultat dans
et Illustrator qui permettent de créer des éléments avec Acrobat professionnal.
transparence utilisent un processus appelé aplatissement
de la transparence pour convertir « le transparent » dans un A STUCE Avec une image détourée, pour éviter des problè-
format que le PostScript comprendra. mes d’aplatissement de transparence, appliquez l’ombre
portée ou la lueur externe à l’image plutôt qu’à son bloc.

Les styles d’objet


Vous pouvez également combiner les deux méthodes. Une
L’intérêt des styles option d’aperçu facilitera alors les mises au point.

À l’instar d’un style de caractère qui est un ensemble d’at-


tributs de caractères (police, corps, échelle, etc.), un style LE RÉGLAGE DE L’ASPECT D’UN OBJET POUR UN STYLE
d’objet est un ensemble d’attributs (coloration ou autre, Dessinez ou sélectionnez un bloc (de texte ou d’image), un
voir le tableau ci-contre) que vous pourrez appliquer à un trait ou un objet ancré et affectez-lui les attributs souhaités
objet sélectionné ou que vous comptez dessiner. Les styles pour qu’il prenne l’aspect voulu. Le tableau suivant indique
assurent l’automatisation de la mise en forme des objets et les différentes catégories d’attributs applicables ainsi que
garantissent une harmonisation de leur aspect. Par la suite, l’endroit où les régler.
si vous modifiez un style, les objets auxquels il a été affecté
sont automatiquement mis à jour sans avoir à les sélection-
ner — et ceci dans la totalité d’un livre, si les différents cha- Catégorie d’attributs
Palette ou menu
pitres utilisent les mêmes styles (c’est le cas de ce livre). d’objet
Fond Palette Nuancier ou Couleur
La mise en œuvre des styles comprend deux étapes : d’une Contour Palette Contour ou Contrôle.
part, la préparation et, d’autre part, l’application. Les opéra- Options d’arrondis Menu Objet.
tions s’effectuent dans la palette Styles d’objet affichée par
le menu Fenêtre ou à partir de la palette Contrôle. Opacité et mode
Palette Effets ou Contrôle.
de fusion
Effets (ombre, contour Menu Objet, palette Effets
ASTUCE Affectez-lui un raccourci du même type que ceux
progressif) ou Contrôle.
des palettes Styles de paragraphe F11 ou Styles de
caractère ÓF11, par exemple ∏¢ F11 [Alt Ctrl F11]. Habillage Palette Habillage.

– Avec un bloc de texte, vous pouvez définir le nombre de


colonnes, les marges à l’intérieur du bloc et l’alignement
La préparation d’un style d’objet vertical texte dans le bloc par la fenêtre Options de bloc
de texte du menu Objet ou, selon l’attribut, par la palette
LES MÉTHODES DE PRÉPARATION Contrôle (ces notions sont abordées dans le chapitre sui-
vant). De plus, si vous affectez un style de paragraphe au
Le style d’objet se fabrique sur le même principe que le texte du bloc, il peut être retenu dans le style d’objet.
style de paragraphe ou de caractère. Vous disposez de deux
méthodes pour préparer le style d’objet : par préparation – Avec un objet ancré, vous pouvez définir, avec la com-
directe (mais aveugle) depuis la palette Styles d’objet (ou la mande Options du menu Objet/Objet ancré, la position
palette Contrôle), ou par transformation en style d’une mise de l’objet par rapport au texte dans lequel il est ancré ou
en forme réalisée avec un bloc sélectionné sur la page. par rapport à la page et ses marges.

113
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Quand l’objet a exactement l’aspect souhaité, passez à la La partie droite de la fenêtre (Paramètres) affiche la liste
seconde étape : l’obtention d’un style à partir de cet objet des catégories d’attributs avec des triangles sur lesquels il
sélectionné. suffit de cliquer pour voir le détail des réglages que vous
avez affectés à la sélection.
Quand l’objet a l’aspect souhaité,
on peut créer le style.
Nommez ce style et choisissez un raccourci qui permettra
de l’affecter au clavier. Pour cela, cliquez dans la case Rac-
courci et tapez un chiffre du pavé numérique (verrouillé sur
Windows) en enfonçant Ó ou ¢ [Ctrl] ou ∏ [Alt] ou une
L A TRANSFORMATION EN STYLE D’OBJET combinaison de ces touches.

Pour définir un style à partir d’un objet formaté, sélection- Le style que vous êtes en train de finaliser peut lui-même
nez-le avec l’outil Flèche noire et affichez la fenêtre Nou- dépendre d’un style d’objet déjà préparé (style de base),
veau style d’objet soit à partir de la palette Styles d’ob- ainsi les modifications sur ce dernier seront répercutées. Le
jet par ∏ clic [Alt clic] sur l’icône (ou par la commande menu local, D’après, énumère les styles existants. Si vous
Nouveau style dans le menu de cette palette) ; soit par la choisissez l’un d’eux, la partie basse de la fenêtre n’indiquera
palette Contrôle par clic sur l’icône Style d’objet pour que les différences entre le style en cours et celui de base.
choisir la première commande du menu local.

L A MISE AU POINT DU STYLE D’OBJET


La finition du style

Dans ce menu local, on peut La colonne gauche de la fenêtre comporte des catégo-
choisir la première commande, ries d’attributs : Fond, Contour, Options de contours et
ou dans cette palette, faire ∏ clic d’arrondis, Styles de paragraphe (qui n’est pas cochée),
[Alt clic] sur cette icône. Options générales de bloc de texte, Ligne de base de
bloc de texte, Options d’article, Habillage et divers,
Options d’objet ancré et Options d’ajustement de bloc ;
ainsi que la liste des effets au premier rang desquels figure
la transparence (seuls sont cochés les effets appliqués à la
sélection).

Dans la fenêtre de
configuration du style,
on voit la liste des attributs
et des effets applicables
à l’objet. Cochez
immédiatement cette option
pour que le style s’applique à
l’objet sélectionné.

114
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Fond Contour

Options de contours et d’arrondis Styles de paragraphe

Options générales de bloc de texte Ligne de base de bloc de texte

Options d’article Options d’ajustement de bloc

115
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

Options d’objet ancré Habillage et divers

Effets : Transparence
En plus des réglages de transparence (et du mode de
fusion), on retrouve tous les effets applicables à l’objet, au
contour, au fond ou au texte : ombre portée, ombre interne,
biseau et estampage, satin et les trois contours progressifs.

Effets : Ombre portée Effets : Contour progressif

Chacune catégorie ou effet affiche une fenêtre dans La rubrique Style de paragraphe n’est pas activée par
laquelle figurent les réglages accessibles dans les palettes défaut ; si vous la cochez, vous pouvez choisir le style de
correspondantes (Contrôle, Nuancier, Effets…) — vous paragraphe qui sera affecté à l’ensemble du texte présent
pouvez, par exemple, changer la couleur du fond à la volée. dans le bloc de texte auquel ce style d’objet sera affecté.
Passez ces différentes fenêtres en revue pour vérifier que Une option, Appliquer le style suivant, permet d’affecter au
vous n’avez pas omis d’affecter un attribut au bloc sélec- deuxième paragraphe du bloc de texte le style qui aura été
tionné (on passe d’une fenêtre à la suivante (ou précédente) spécifié lors de la préparation du style de paragraphe choisi
avec les touches Flèche vers le haut (ou vers le bas) du cla- dans la rubrique Style de paragraphe (nous étudierons cette
vier). Quand cette mise au point est faite, le style est prêt, option très intéressante au chapitre 7, consacré à la typographie).
cliquez sur OK pour l’enregistrer.

116
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

Les catégories d’attributs : activées, L’affectation du style d’objet


désactivées (non définies) ou ignorées
InDesign propose trois méthodes pour appliquer un style
Dans la partie gauche de la fenêtre de configuration du style,
d’objet : à partir des palettes Contrôle ou Styles d’objet,
chaque catégorie d’attributs est précédée d’une case qui
par glissement depuis cette dernière et par application
peut contenir une coche , un tiret [ou carré] ou être vide
rapide (au clavier).
. Son aspect dépend de l’état de la catégorie d’attributs, on
distingue trois cas : activée, désactivée et ignorée:
ATTENTION Lors de la configuration du style, cochez l’op-
Catég
Catégorie activée.. tion Appliquer le style à la sélection pour que les modifi-
cations ultérieures du style soient répercutées sur l’objet.
Catég
go désactivée.
g
Catégorie éee.
Caté
é
Catégorie ignorée.

L’AFFECTATION PAR LES PALETTES


Activée Quand un objet (bloc d’image, bloc de texte, trait…) est
L’attribut fait partie du style. Lors de l’affectation de ce der- sélectionné, vous pouvez lui appliquer un style d’objet en
nier, l’attribut est appliqué tel qu’il est défini dans le style. Si, cliquant sur le nom de ce dernier dans la palette Styles
avant affectation du style, l’objet possédait un attribut de d’objet ou, si un des outils Flèche ou Position est actif, en
d’une catégorie activée mais avec des réglages différents, sélectionnant ce nom dans la liste des styles affichée dans
InDesign considérera que, sur cet attribut, il y a eu des rem- la palette Contrôle à droite de l’icône Style d’objet .
placements et les supprimera (sauf si vous décochez l’op-
tion Effacer les remplacements pendant l’application du
style dans le menu local de la palette Styles d’objet).

Par la suite, InDesign surveille cet attribut ; si vous changez


ses réglages, un signe + apparaîtra en regard du nom du À partir de cee menu ou en
style pour indiquer qu’il y a eu des remplacements (valeurs ccliquant ici, on applique le
cliqu
différentes de celles définies dans le style). L’icône du sstyle
tyle à l’objet.
bas de la palette Styles d’objet ou Contrôle indiquera éga-
lement ces remplacements et permettra de les supprimer.
Désactivée
L’attribut n’est pas inclus dans le style ; il n’y est pas défini.
Lors de l’application du style, si l’objet possédait déjà un
attribut d’une catégorie désactivée, InDesign le laisse intact.
En effet, il considère qu’il n’y a pas eu de remplacement car On a sélectionnéé tro
trois
oi blo
ois blocs
ocs de texte non liés
liés, l’application
l application du style
inclus la mise en for
forme
r du
rme contenu
u conttenu avec les styles de paragraphe.
para
cet attribut n’existe pas dans le style : le signe + n’apparaît
pas ; en revanche, l’icône du bas de la palette Styles
d’objet ou Contrôle indique la présence d’un attribut non
défini et permet de l’éliminer.

Le fait d’activer ( ) ou de désactiver ( ) certaines catégories


permet de n’appliquer que quelques attributs (ceux des caté-
gories activées) sans en modifier d’autres (ceux des catégories L’AFFECTATION PAR GLISSEMENT
désactivées, non définies dans le style). Si vous appliquez, par
exemple, un style dans lequel la catégorie Contour est désac- Afin d’appliquer un style d’objet sans changer d’outil et sans
tivée ( ) à un objet ayant déjà un contour, celui-ci n’est pas sélectionner l’objet, affichez la palette Styles d’objet et glis-
modifié ni considéré comme ayant subi des remplacements. sez le style voulu directement sur l’objet.
Ignorée
Cet état n’apparaît que pour les effets. Quand la case n’est pas
L’APPLICATION RAPIDE ET LES STYLES D’OBJET
cochée, l’effet est exclu du style : InDesign le supprime lors de InDesign propose une autre méthode d’affectation, c’est
l’application du style. Si par la suite vous affectez à l’objet stylé l’Application rapide. On y accède par clic sur l’icône de
un effet d’une catégorie ignorée, il apparaîtra comme un rem- la palette Contrôle ou Styles d’objet, ou en tapant ¢ ‚
placement (icône et signe + à droite du style). (¢ Retour) [Ctrl‚ (Ctrl Entrée)].

117
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

InDesign affiche alors dans l’angle supérieur droit de l’écran En double-cliquant sur le nom d’un des styles ([bloc de
une palette qui liste des commandes parmi lesquelles les texte standard] ou [bloc graphique standard]), vous pou-
styles. Tapez le début du nom d’un style, InDesign mon- vez l’éditer et modifier sa composition (ou le nombre de
tre une liste dans laquelle figure le style voulu. Utiliser les catégories actives). Avant de dessiner un bloc, vous pouvez
touches fléchées du clavier pour le choisir puis tapez ‚ sélectionner l’un des styles d’objet précédents (ou un autre
(Retour [Entrée]) pour l’affecter à l’objet. que vous avez créé) pour le définir comme style par défaut
à la place de [Sans]. Pour cela, glissez l’icône ou sur le
On a affiché l’Application
ation style d’objet souhaité.
rapide et tapé un « f »
pour voir ces styles.
Par gglissement de l’icône, on
définit le style par défaut.
défin
Cette opération se réalise
également par clic droit sur
égale
le style
sty voulu.
A STUCE Si vous tapez « o: » (pour style d’objet) suivi du
début du nom du style, InDesign n’affiche que les styles
d’objet. Le menu local de la palette Application rapide
permet également de n’afficher que les styles afin d’avoir Cette opération peut s’effectuer à partir de la palette Appli-
des listes moins longues. cation rapide. En effet, pour définir le style de bloc de texte
par défaut, désélectionnez tous les blocs en tapant Ó¢ A
[ÓCtrl A], activez l’outil Texte (en tapant T ), affichez l’Ap-
On a réduit l’affichage aux plication rapide en tapant ¢ ‚ [Ctrl ‚], tapez « o:b », et
styles seuls en tapant « o: ». choisissez le style voulu (éventuellement, remplacez b par
Avec les touches fléchées, le début du nom d’un style personnalisé). De même, pour
on choisit ce style.
y
le style de bloc graphique par défaut, activez d’abord l’outil
Flèche avant d’afficher l’Application rapide.

Quand aucun bloc n’est sélectionné, les styles peuvent


La palette Application rapide utilise différents modes d’ap- également être choisis à partir de leur raccourci respectif ou
plication selon les touches ajoutées à la touche ‚ lors de dans la palette Contrôle.
la validation. Le tableau suivant résume les possibilités.
ATTENTION Avant de dessiner un bloc, examinez la palette
Touches de validation Type d’application
Styles d’objet (ou la palette Contrôle) pour voir quels
Application avec suppression sont les styles par défaut. Si l’un d’eux possède un signe +,
∏ ‚ [Alt ‚]
des remplacements. il y aura des substitutions d’attributs ; pour les supprimer,
Application de type test : cliquez sur l’icône (le signe + disparaîtra).
Ó‚ Application rapide reste
affichée pour un autre choix.
Affichage de la fenêtre de
¢ ‚ [Ctrl ‚] Les modifications d’un objet stylé
composition du style.

INFO. L’Application rapide évite d’avoir à mémoriser les


LES MODIFICATIONS D’UN STYLE D’OBJET
raccourcis affectés aux styles ou permet de les retrouver plus Les modifications de la palette Styles d’objet
rapidement dans une liste devenue longue.
Pour modifier le contenu d’un style, il n’est pas utile de sélec-
tionner le bloc où il est appliqué. Il suffit d’effectuer un dou-
ble-clic sur le nom du style à modifier pour afficher sa fenê-
LES STYLES D’OBJET PAR DÉFAUT tre de définition et y apporter les changements voulus dans
les différentes rubriques. Si le style est déjà attribué à des
Dans tout nouveau document, la palette Styles d’objet objets, cochez la case Aperçu pour voir les changements
comporte par défaut trois styles d’objet : [Sans], [bloc de avant de les appliquer définitivement au style. Même si l’op-
texte standard] et [bloc graphique standard]. Par défaut, tion d’aperçu n’est pas cochée, la fermeture de la fenêtre de
c’est le style [Sans] qui est affecté à tout bloc créé aussi bien modifications du style entraîne la mise à jour automatique
avec les outils que lors d’une importation. des blocs auxquels le style est affecté.

118
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

ATTENTION Si un bloc est sélectionné quand vous double-


cliquez sur le nom du style pour le modifier, ce dernier lui
sera appliqué ; pour éviter cela, utilisez la commande Modi- La modification d’un
attribut non défini est
fier “le style…” du menu contextuel déroulé sur son nom. indiquée par cette icône..

Avec le menu contextuel sur le style,


Avec
A
accède à sa fenêtre de définition
on ac
La suppression des modifications locales
appliquer le style.
sans a La suppression des remplacements
Pour réafficher l’objet avec l’aspect correspondant au style
sans aucune modification, c’est-à-dire supprimer les rem-
placements (signe +), cliquez sur l’icône Effacer les rempla-
cements de la palette Styles d’objet ou Contrôle. Vous
pouvez également cliquer sur le nom du style en enfonçant
∏ [Alt] ou encore utiliser le menu local de la palette Styles
d’objet et sa commande Annuler les substitutions.

La rupture du lien entre l’objet et le style A STUCE Avec l’Application rapide (affichée par ¢ ‚
[Ctrl ‚]), si vous sélectionnez le style déjà affecté et validez
Quand vous modifiez la composition d’un style, les objets sur en tapant ∏ ‚ [Alt ‚], l’objet sera réinitialisé selon le style
lesquels il est appliqué sont modifiés. Si vous souhaitez que d’objet et les remplacements supprimés.
certains blocs gardent leur aspect, avant de modifier leur
style, dans le menu de la palette Styles d’objet choisissez la
commande Rompre le lien au style ; cette commande est La suppression des attributs non définis modifiés
également accessible par le menu local affiché en cliquant
sur l’icône Style d’objet de la palette Contrôle. Pour effacer les attributs qui ne font pas partie du style,
cliquez sur l’icône Effacer les attributs non définis par le
style de la palette Styles d’objet ou Contrôle.
LES MODIFICATIONS LOCALES
La visualisation des modifications locales La redéfinition du style après modifications locales

Comme nous l’avons vu, les catégories d’attributs peuvent Si, après avoir fait des changements locaux du type rempla-
avoir trois états : activée , désactivée ou ignorée . cement (signe + visible), vous souhaitez que ces derniers figu-
rent dans la définition du style, lancez la commande Redéfi-
nir le style du menu local de la palette Styles d’objet ou du
Si l’attribut fait partie d’une catégorie activée (ou ignorée pour menu Style d’objet de la palette Contrôle. Tous les autres
un effet), InDesign considère qu’il y a remplacement dès que blocs auxquels le style est appliqué changeront d’aspect et le
l’attribut est modifié (ou affecté pour un effet). Un signe + signe + en regard du nom du style disparaîtra (en revanche, il
apparaît en regard du nom du style ; de plus, l’icône du a conservation des attributs non définis modifiés, ).
bas de la palette Styles d’objet ou Contrôle devient active.

En utilisant les remplacements,


on peut rédéfinir le style
le
avec cette commande.

Le style sans modification. Ceci iindique


di des
d remplacements.
rem
mplace
l
I NFO. Redéfinir le style n’est disponible que si l’objet
comporte des modifications de type remplacement ; en
Si l’attribut appartient à une catégorie désactivée, il n’est effet, seules ces dernières sont utilisées pour la redéfinition.
pas défini dans le style. Si vous le modifiez, InDesign estime
qu’il n’y a pas eu de remplacement et n’affiche pas le
signe +. En revanche, cette modification est indiquée par
l’icône du bas de la palette Styles d’objet ou Contrôle
qui devient active.

119
I N D ESIGN CS3 – CHAPITRE 4

La gestion des styles d’objet 2. Dans la zone Rechercher le format d’objet, cliquez sur
l’icône pour afficher une fenêtre dans laquelle vous
pourrez définir le style d’objet à rechercher. De même
LES GROUPES DE STYLES dans la zone Remplacer le format de l’objet, cliquez sur
l’icône pour spécifier le style de remplacement.
Pour réduire la liste des styles ou pour les regrouper en
différentes catégories, vous pouvez utiliser les dossiers (ou
groupe) de styles de la palette Styles d’objet.

On a placé certains styles


yles
dans des dossiers pourr less
ranger par catégories..

On a sélectionné cet
et onglet puis on
n a cliqué
cliq
qué ici pour définir le
Avec lles
A es dossiers,
dossiers,
i on obtient
obtien
b style d’objet
b t à rechercher
obje rech ercher dans cettee fenêtre.
hercher
h fenêêtre.
fen
une liliste plus courte.
u

Si les styles sont sélectionnés dans la palette Styles d’objet,


une commande permet de les transférer dans un dossier créé
à la volée. Un dossier peut lui-même contenir des dossiers.

L A COPIE D’UN STYLE


Lorsqu’un style est créé, vous pouvez le dupliquer afin d’en
préparer une variante. Ce nouveau style étant réalisé d’après un
style de base, si vous changez la composition de ce dernier, les
modifications seront répercutées sur la copie. Pour créer cette
variante de style, effectuez les opérations suivantes :

1. Dupliquez un style dans la palette Styles d’objet en glis-


sant son nom sur l’icône . 3. Dans la partie basse de la fenêtre, vous pouvez modifier
l’étendue de la recherche en utilisant différents critères :
2. Appliquez le style à une sélection. – le menu Chercher dans, permet de limiter la recher-
che à la sélection ou au document (voire à tous) ;
3. Double-cliquez sur le nom de la copie du style pour
en modifier le contenu. En opérant ainsi, l’Aperçu de la – le menu Type permet de limiter la rechercheà un type
fenêtre de définition du style d’objet permettra de voir de bloc ;
l’aspect de la sélection changer au fur et à mesure des – les icônes du bas de la fenêtre définissent sur quels
modifications de la composition du style. éléments la recherche peut être orientée (calques ver-
rouillés ou gabarits).
LE REMPLACEMENT DE STYLE
Cette opération s’effectue par la commande Rechercher/
Remplacer, elle comporte quelques étapes.
1. Dans le menu Édition, lancez la commande Recher- On peut modifier
cher/Remplacer. Activez l’onglet Objet pour orienter la l’étendue de la recherche.
recherche sur les objets et non sur le texte.

120
L ES ENRICHISSEMENTS DES OBJETS ET LES STYLES D’OBJET

4. Une fois tous les réglages réalisés, lancez la recherche L A SUPPRESSION D’UN STYLE
(bouton Rechercher) puis le remplacement avec les
boutons correspondants. Pour supprimer un style, sélectionnez-le dans la palette et
cliquez sur la corbeille (vous pouvez également utiliser le
I NFO. Tous les réglages effectués dans la fenêtre Recher- menu local de la palette). Avant de supprimer le style, InDe-
cher/Remplacer peuvent être enregistrés en tant que sign demande par quel style il doit être remplacé. Si vous
requête que vous pourrez utiliser dans d’autres documents. souhaitez que les blocs sur lesquels le style était appliqué
Pour cela, cliquez sur l’icône , l’enregistrement apparaîtra ne subissent aucun changement d’aspect, c’est l’option
dans la liste Requête. [Sans] que vous devez choisir. Cette opération est utile si
les styles à supprimer ne sont pas utilisés — pour faciliter
leur sélection, le menu de la palette propose la commande
Sélectionner tous les styles inutilisés. Cette suppression
peut également être utilisée en guise de remplacement
d’un style par un autre ; cependant, si vous ne souhaitez
pas perdre le style remplacé, pensez à le dupliquer avant de
demander sa suppression.
On enregistre
tre lla re
requête, elle apparaît alors dans cette liste.
lisste.

L’IMPORTATION DE STYLES
Il est possible d’importer (ou charger) des styles créés dans
d’autres fichiers InDesign. L’opération se réalise avec la com-
mande Charger des styles d’objet du menu de la palette.
Styles d’objet (ou Contrôle, icône Styles d’objet ). Une
fenêtre permet de désigner le fichier contenant les styles à
ajouter. Si parmi ceux-ci figure un style ayant le même nom
qu’un style déjà présent dans le document, une fenêtre per-
mettra de gérer le conflit de noms.

Quan on sélectionne
Quand
Q
un style,
u sty on peut voir sa
ccomposition ici.
comp

121
L A GESTION DU TEXTE

5 La gestion du texte

Dans ce chapitre, nous n’aborderons que la gestion du texte


INFO. Certains paragraphes peuvent être vides, c’est-à-dire
au niveau de son placement (par saisie, importation…), et
ne contenir aucun caractère visible (ou imprimable). Oubliez
de son positionnement dans le bloc ; la modification de son
la notion de paragraphe classique ; pour InDesign, depuis le
aspect sera étudiée dans le chapitre 7, consacré à la typo-
début de la page (à partir de « Dans ce chapitre… ») jusqu’à la
graphie des textes.
fin de cette ligne, vous avez lu neuf paragraphes.

La saisie d’un texte L’EXAMEN D’UNE SAISIE


Visuellement, vous ne verrez aucune différence entre une
saisie bien faite et une saisie mal faite. Cependant, la bonne
Le bloc de texte saisie sera aisée à mettre en forme et surtout très facile à
retoucher, alors que la mauvaise saisie demandera beaucoup
Pour saisir un texte, sélectionnez un bloc de texte en de temps pour ces deux opérations.
cliquant dedans avec l’outil Texte (celui-ci s’active en tapant
T). Le pointeur se transforme en curseur d’insertion , et un Les caractères invisibles ou masqués
trait vertical clignote contre le bord du bloc : c’est le point
d’insertion. S’il n’y a pas de bloc de texte, vous pouvez en Une aide précieuse pour étudier (ou réaliser) une saisie
dessiner un avec l’outil Texte ; ce bloc sera automatique- consiste à afficher les caractères invisibles à l’aide de la com-
ment prêt à recevoir une saisie (ou un texte importé). Si vous mande Afficher les caractères masqués du menu Texte (au
souhaitez saisir le texte dans le bloc de texte type, commen- clavier ∏¢ I [Alt Ctrl I]). Il s’agit des signes tels que les espa-
cez par l’activer en effectuant un double-clic sur la page ces, les tabulations ou les fins de paragraphe (¶)… qu’InDe-
avec les touches Ó¢ [Ó Ctrl], puis tapez le texte voulu. sign montre dans la couleur du calque, mais qu’il n’imprime
pas. Le tableau suivant en indique quelques-uns.
La frappe au kilomètre Touche Effet sur la saisie Symbole
Ajoute une espace normale
Comme vous le savez certainement, toutes les saisies de Espace .
(entre deux mots par exemple).
texte s’effectuent « au kilomètre », c’est-à-dire que vous
tapez le texte en continu, sans vous préoccuper des retours Pousse le texte jusqu’au taquet
† [Ÿ] »
à la ligne (ils se feront automatiquement quand le texte arri- de tabulation suivant.
vera au bord du bloc) ni de l’espacement entre les différents Retour ‚ Passe à la ligne en créant un
paragraphes. ¶
[Entrée] nouveau paragraphe.
ÓRetour Passe à la ligne sans créer de
¬
L A NOTION DE PARAGRAPHE [ÓEntrée] nouveau paragraphe.
Entrée Passe** à la colonne suivante ^
Dans InDesign, comme dans tous les logiciels de mise en
[Entr.] * (ou au bloc chaîné suivant).
page ou de traitement de texte, la notion de paragraphe
est différente de celle à laquelle on est habitué. En effet, ÓEntrée
Passe** au bloc suivant.
«

InDesign identifie toute séquence de signes comme un [ÓEntr.]


paragraphe dans les trois cas suivants : si elle est comprise Fin d’article dans un bloc (ou
entre le haut du bloc et la marque de paragraphe (¶, obte-
Aucune #
une cellule de tableau).
nue en tapant Retour) ; si elle est comprise entre deux mar- * La touche Entrée ( sur un Mac) ou [Entr.] (sur un PC) est
ques de paragraphe ; si elle est comprise entre la marque de située en bas à droite du clavier numérique.
paragraphe et le bas du bloc. ** Si ces touches ne donnent pas le résultat voulu, utilisez le
menu Texte puis Insérer un caractère de saut.

123
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Ces caractères masqués sont souvent très utiles, non seule- Les caractères spéciaux se placent également à partir du
ment pour contrôler une saisie dont vous n’êtes pas l’auteur, menu Texte (ou menu contextuel) et du sous-menu Insérer
mais aussi pour mieux comprendre le comportement du un caractère spécial. Si vous avez sélectionné une partie
logiciel lorsque vous lancez certaines fonctions de mise en de texte, le caractère inséré remplacera la sélection. Le sous-
forme du texte (alignement des textes, espacement des menu propose cinq catégori
catégories de caractères :
paragraphes, filet de paragraphe, etc.).
Le so
sous-menu Insérer un caractère
Les frappes interdites spécial distingue cinq types de signes.
spéci

Certains de ces signes doivent être utilisés avec modération


et à bon escient. Voici quelques recommandations :
Les symboles
– Les espaces : n’utilisez pas la barre d’espace pour décaler
le début d’une ligne ou pour aligner entre elles plusieurs Il s’agit de symboles classiques,
lignes. Un décalage (retrait ou alinéa) s’effectue avec les tels que puce •, copyright ©,
commandes de la palette Paragraphe ou Contrôle. marque déposée ® et commer-
ciale ™, marque de section § et
– Les tabulations : pour placer des textes en forme de de paragraphe ¶.
tableau (sans utiliser les commandes de tableaux), ne Les symboles.
tapez qu’une seule fois la touche Tabulation († [Ÿ]) Les marques
entre chaque partie de texte : c’est par la palette de
Tabulations que s’effectuera le positionnement des Il s’agit de numérotations de
parties de texte lors du placement des taquets de tabu- pages. La première, Numéro de
lation. De même, pour créer des retraits gauches (ou des page active, s’utilise dans les
alinéas), n’utilisez pas la touche † [Ÿ] à chaque début gabarits pour obtenir un folio-
de ligne, mais les commandes de la palette Paragraphe tage automatique (on voit un Les numérotations.
ou Contrôle. « A » dans le bloc).

– Les retours paragraphe : n’utilisez ni la touche ‚ du Les césures et tirets


clavier alphanumérique (ni celle du clavier numérique)
pour espacer les paragraphes entre eux (voir plus loin les Les tirets peuvent avoir des lon-
différents retours ou sauts). Les commandes de la palette gueurs différentes (cadratin (1),
Paragraphe ou Contrôle permettront d’aérer les para- demi-cadratin…) et des compor-
graphes. tements différents : sécable ou
Les tirets.
non, conditionnel.
L’insertion de signes particuliers Quand le tiret est sécable, il est utilisé comme tiret de
césure de mot. S’il est conditionnel, il disparaît dès que la
On distingue plusieurs catégories : caractères spéciaux, espa- césure du mot ne doit plus se faire. Quant au tiret insécable,
ces et caractères de saut. Quand le point d’insertion clignote il ne joue pas le rôle de tiret de césure mais solidarise deux
dans le texte ou qu’une partie de celui-ci est sélectionnée, mots (trait d’union) pour éviter leur séparation sur deux
on accède à ces caractères par le menu Texte (Insérer…) ou lignes (c’est-à-dire qu’il ne se placera jamais en fin de ligne).
le menu contextuel.
Les guillemets
Cette partie du menu Les guillemets français (che-
contextuel montre les
conte vrons ouvrants « et fermants »)
signes que l’on peut
signe
insérer.
apparaissent automatique-
ment à condition que vous
n’ayez pas modifié les options
par défaut des Préférences. Les guillemets.
LES CARACTÈRES SPÉCIAUX En effet, d’une part, Utiliser les guillemets typographiques
Certains des caractères spéciaux peuvent être placés directe- doit être actif dans la rubrique Texte et d’autre part, les guille-
ment lors de la saisie en tapant une combinaison de touches mets doubles « » sélectionnés dans la rubrique Dictionnaire.
(∏ [Alt] ou Ó∏ [ÓAlt]) ; par exemple : ∏ - [ÓAlt -] pour —,
∏ C [Alt g] pour ©, ∏ R [Alt R] pour ®, etc. (1) Un cadratin est un carré ayant comme côté la taille du corps
des lettres utilisées. Cela correspond à la largeur d’un « m ».

124
L A GESTION DU TEXTE

En utilisant les commandes d’insertion de caractère, vous Caractère


pouvez obtenir les guillemets anglais (“ et ”) — également Espace masqué Largeur et particularités
obtenus en tapant ∏ " [Alt )] ou ∏ ¢ " [ÓAlt )] — guille- Largueur du corps du caractère
mets allemands ou apostrophes (‘ et ’) ou des guillemets Cadratin
(appelée aussi espace em).
dactylos ("). Moitié de l’espace cadratin (appe-
Demi-cadratin
lée aussi espace en).
Seuls les guillemets français sont encadrés d’espaces (nor- Largeur de l’espace obtenue avec la
male et fine pour les chevrons ouvrants, ou fine et normale touche Espace. Dans un texte justi-
pour les chevrons fermants) ; les guillemets anglais ou alle- fié, cette largeur varie pour assurer
mands sont collés au texte. Insécable
la justification (espace justifiante),
mais empêche la séparation des
Les autres caractères mots sur des lignes différentes.
Largeur fixe. Elle empêche la sépa-
– Tabulation (caractère mas- ration entre deux mots mais garde
qué ) : cette insertion est Insécable
une chasse fixe si le texte est justi-
particulièrement utile dans (chasse fixe)
fié. Elle est identique au caractère
une cellule d’un tableau (la Espace insécable d’InDesign CS2.
saisie d’une tabulation pro- Les autres signes (certains
voque le passage à la cellule raccourcis ont été modifiés). Ultra fine ½4 d’une espace cadratin.
suivante). Quarter space ¼ d’une espace cadratin.
Fine 1⁄8 d’une espace cadratin.
– Tabulation de retrait à droite ( ) : cette marque ajoute une
tabulation alignée à droite contre la marge droite du bloc. Sixth space 1⁄6 d’une espace cadratin.
Ce caractère (obtenu en tapant Ó† [ÓŸ]) s’utilise pour Third space 1⁄3 d’une espace cadratin.
envoyer contre la marge droite un signe particulier (voire
Largeur d’un point (ou point-vir-
une signature), situé à la fin d’un paragraphe justifié.
gule) dans le style de caractère.
– Retrait jusqu’à ce point ( ) : les lignes de texte du para- De ponctuation Elle est insécable et permet
graphe s’alignent sur ce caractère inséré. d’« attacher» la ponctuation au
mot qui la précède.
– Fin du style imbriqué ici ( ) : cette marque s’insère pour Tabulaire Largeur d’un chiffre. Elle s’uti-
définir l’étendue du style imbriqué du paragraphe. (Lisibilité dans lise pour aligner les chiffres d’un
InDesign CS2) tableau de comptabilité.
– NJ (Non-joiner) ( ) : ce caractère (également appelé
antiliant sans chasse), ne s’utilise qu’avec certaines lan- Largeur variable. Elle se place après
le dernier mot d’une ligne ou d’un
gues (arabe, notamment) ou certaines polices. Il a pour
paragraphe (avec l’option Justifier
but d’empêcher la formation de liaisons cursives ou de Sans alinéa
toutes les lignes) et évite sa justi-
dissocier des ligatures. fication en ajoutant une quantité
variable d’espace après le mot.
Dans ces mots, on a
placé des caractères NJ
(non-joiner) dans ce texte
xte LES CARACTÈRES DE SAUT
contenant des ligatures.
Il s’agit d’une série de
SSans ces caractères, les caractères masqués
ligatures apparaissent. Les caractères
qui ont pour effet de
pousser le texte qui de saut.
LES ESPACES les suit vers un élé-
ment particulier.
InDesign permet d’insérer diver-
ses espaces de taille spécifique. Il peut s’agir de la ligne suivante (Saut de ligne forcé ¬), de
Ces espaces sont pratiquement la colonne suivante (Saut de colonne ), du bloc suivant
toutes insécables ; certaines sont (Saut de bloc ), de la page suivante (Saut de page ), de
justifiantes, d’autres sont fixes. la page impaire suivante (Saut de page impaire ), de la
Ces caractères peuvent s’utiliser page paire suivante (Saut de page paire ) ou du paragra-
notamment quand deux mots ou phe suivant (Saut de paragraphe ¶).
deux caractères ne doivent pas
être séparés sur deux lignes. Les espaces.

125
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Avec le Saut de ligne forcé (obtenu en tapant Ó‚), on ne


crée pas de nouveau paragraphe, c’est-à-dire que la nou-
velle ligne ne constitue pas une première ligne de paragra-
phe ; elle aura toujours le même alignement ou interlignage
que les lignes qui la précèdent, et cela quels que soient les
réglages effectués. Avec le Saut de colonne, s’il n’y a qu’une
colonne dans le bloc, ce saut envoie au bloc chaîné suivant.

ASTUCE Si vous placez un saut de ligne forcé dans un para-


graphe justifié, le texte qui précède ce saut sera justifié sur la
ligne ; si vous ne souhaitez pas qu’il le soit, insérez avant ce
saut de ligne une tabulation de marge droite (Ó† [ÓŸ]). On
n a inséré ce glyphe
h dan
dans le texte
te par double-clic
double clic sur sa case.
case

ASTUCE Sur Mac, certains glyphes, comme le « e dans l’o » (œ),


ATTENTION Dans un texte justifié, les caractères masqués s’insèrent directement au clavier (tapez ∏ o pour obtenir œ).
correspondant à des sauts de ligne forcés (¬) ne sont pas
visibles. Si vous souhaitez les repérer, réglez temporairement
le paragraphe avec un alignement à gauche. Les polices OpenType
Les polices OpenType (surtout celles qui ont la mention « Pro »)
contiennent davantage de glyphes que les autres polices
LES LIGATURES (TrueType, Type 1…). Une police OpenType étant constituée
d’un jeu étendu de caractères (reposant sur la norme de
Une ligature est un signe typographique qui regroupe
codage Unicode) et de fonctions de mise en page (lettre
deux caractères en un seul. Les polices possèdent quelques
ornée, fraction…), apporte une plus grande liberté linguisti-
ligatures, comme celle du « f » suivi d’un « i » ou d’un « l » —
que et une meilleure précision typographique. De plus, elle
pour les voir, affichez la palette Glyphes à l’aide de la com-
assure une compatibilité multi-plate-forme (le même fichier
mande Glyphes du menu Texte. En fonction de la police,
de polices est compatible avec les ordinateurs Macintosh
certaines ligatures apparaissent automatiquement. Pour
et Windows). La palette Glyphes propose un menu local, Affi-
obtenir les autres, il faut sélectionner le texte (ou le bloc de
cher, qui permet d’afficher les glyphes par catégories.
texte) et lancer la commande Ligatures dans le menu local
de la palette Caractère ou celui de la palette Contrôle à
condition que l’outil Texte soit actif ainsi que l’option Mise
en forme des caractères (à gauche de la palette).

La fille flirte le long du fleuve.


Un texte
exte sans et
e aavec
vvec
ec lig
ligatures.
atures.

La fille
l e flirte le lo
long
ong du fleuve.
eu
L’INSERTION D’UN GLYPHE
La palette Glyphes Cette policee est OpenType : certains caractères ont des variantes.
variiantes
variantes

Avec InDesign, il est possible d’insérer facilement n’importe Le jeu de glyphes personnalisés
quels glyphes d’un caractère d’une police (les glyphes sont
les formes classiques ou particulières que peut prendre un Si vous utilisez souvent cer-
caractère). Avec certaines polices, une même lettre peut tains glyphes d’une ou plu-
être disponible sous plusieurs formes, telles qu’une lettre sieurs polices données, vous
italique ornée et en petite majuscule. L’insertion du glyphe pouvez les regrouper dans une
s’effectue à partir de la palette Glyphes (elle s’affiche par le palette (ou jeu de glyphes)
menu Texte) ; en effet, vous pouvez y rechercher le glyphe dont la taille sera ainsi plus
voulu et l’insérer par double-clic dessus (à la place du texte réduite, ce qui rendra la sélec- Une palette personnalisée de
glyphes (pour la réduire, on a
sélectionné ou après le point d’insertion). Le glyphe utilisé tion du glyphe plus facile. aussi masqué les options).
figurera dans la zone de glyphes récemment utilisés afin
d’être plus rapidement retrouvé lors d’une autre utilisation.

126
L A GESTION DU TEXTE

Pour créer et remplir la nouvelle palette, effectuez les opé- Avant de lancer cette commande, il convient de sélection-
rations suivantes : ner chaque bloc et de définir (dans la palette Contrôle ou
les palettes Caractère et Paragraphe) les attributs typo-
1. Dans le menu local de la palette Glyphes, choisissez graphiques du texte afin qu’ils s’appliquent au texte de
Nouveau jeu de glyphes et nommez le futur jeu. substitution.
2. En bas à gauche de la palette Glyphes, choisissez la
police contenant les glyphes qui vous intéressent ; effec- ASTUCE Vous pouvez utiliser le texte de substitution pour
tuez un clic droit sur le caractère à placer dans le jeu et calibrer un bloc. En effet, une fois le texte placé, la palette
choisissez Ajouter au glyphe (puis le nom du jeu). Informations indique le nombre de caractères, lignes, etc.

La palette
t e Informations
tt
tte Inform
indiquee la quantité
quan de
Par clicc droit sur lle glyphe,
g on choisit le jeu précédemment créé. texte présente
é dans
d le
bloc.
3. Recommencez l’opération avec un autre caractère dans
la même police ou dans une autre. Pour visualiser le
jeu ainsi créé, utilisez la commande Afficher le jeu de
glyphes dans le menu local de la palette (ou dans le
Le Mode éditeur
menu Afficher). Pour mieux visualiser les glyphes, vous
pouvez alors augmenter le taux d’affichage. L’ACTIVATION ET LA DESCRIPTION
4. Pour que le glyphe ajouté dans le jeu soit indépendant Le Mode éditeur s’active par la commande du menu Édi-
de la police utilisée, lancez la commande Modifier le jeu tion ou contextuel déroulé dans un texte (ou en tapant ¢ Y
puis, dans la fenêtre qui s’affiche, sélectionnez le glyphe [Ctrl Y]). Il affiche une fenêtre comportant deux colonnes :
afin de décocher l’option Mémoriser la police (un petit
U rouge apparaîtra dans la case du glyphe). – La colonne des styles de paragraphe : elle se situe à
O a sélectionné
On gauche et peut être masquée (menu Affichage) ou redi-
glyphe et
lee gly mensionnée par glissement de la ligne de séparation.
oon a décoché Elle affiche, en regard de chaque paragraphe, le style de
ette option
ccette paragraphe qui lui est appliqué.
p
pour le rendre
indépendant
in
ndép de – La colonne de texte : elle se situe à droite et montre la
a police
la po utilisée. totalité du texte (article) présent dans l’ensemble des
blocs chaînés, y compris le texte en excès qui n’est pas
visible dans le bloc.

L’insertion d’un texte de substitution


Quand vous préparez des essais de composition pour un
client, il est préférable de remplir les blocs de texte avec un
faux texte pour avoir une meilleure idée du rendu de la mise
en page. InDesign permet de remplir le bloc avec un texte
de substitution via la commande Remplir avec le texte de
substitution du menu Texte (ou menu contextuel). La colonne des styles
tyles La zo
zone
on ne d’éditi
dd’édition
éditi du texte.
de paragraphe.
paragrap Le texte excès est indiqué.
teexxte en exc

127
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

LES PRÉFÉRENCES DU M ODE ÉDITEUR Le Mode éditeur supprime la plupart des attributs de texte
et affiche des icônes pour signaler la présence de certains
Dans la fenêtre Préférences (menu InDesign ou [Édition]), éléments. Le tableau suivant indique les principales icônes.
la rubrique Affichage en mode éditeur montre une série
d’options qui définissent l’apparence du texte en Mode édi- Icône Élément
teur. Vous pouvez y choisir l’aspect du texte (police, taille, Balise XML.
couleur…) et du curseur d’insertion affiché dans le Mode
Marque d’index.
éditeur. Il existe des configurations (thèmes) prédéfinies.
Note de bas de page.
Objet ancré (quelle que soit sa nature).
Point d’ancrage de lien hypertexte.
Source de lien hypertexte.
Tableau.
Variable de texte.

Dans le Mode mise en page, si vous effectuez un clic droit


sur un bloc ancré de type texte, il sera possible d’afficher
son contenu dans sa propre fenêtre avec le Mode éditeur.

Des réglages
ges sont disponibles pour
p modifier l’aspect de l’éditeur. Cette copie d’écran
C
vous
voous montre, dans
Mode éditeur,
lee Mo
LE TRAVAIL DANS LE M ODE ÉDITEUR lee contenu
con du bloc
ancré suivant.
Vous pouvez travailler un texte (le saisir ou le manipuler)
dans la page (Mode mise en page) ou dans la fenêtre du
Mode éditeur. Ce dernier présente deux avantages : INFO. Dans la fenêtre du Mode éditeur, il est possible de
faire des copier-coller des icônes ( …), voire de les utiliser
– L’affichage du texte est simplifié ; celui-ci apparaît avec dans la fonction Rechercher/Remplacer.
des attributs de base (police, taille et interligne) spécifiés
dans les préférences. L’article est affiché sans mise en
page ni mise en forme, ce qui permet de se concentrer
sur l’écriture et l’édition du texte. Les sélections
et les manipulations du texte
INFO. De nombreux attributs de texte ne s’affichent pas
dans le Mode éditeur ; cependant, le gras, l’italique, les
majuscules et les petites majuscules seront visibles.
LES DÉPLACEMENTS DANS LE TEXTE
Ils s’effectuent avec la souris en cliquant sur l’endroit désiré
ou avec les touches fléchées, associées parfois à la touche ¢
– La navigation est plus aisée : le texte défile dans une [Ctrl]. Le tableau ci-dessous indique les différents déplace-
seule colonne alignée à gauche, sans interruption d’un ments possibles.
bout à l’autre de l’article, quel que soit le nombre de
pages sur lequel il se trouve. Touches utilisées Déplacements obtenus
Lorsque vous éditez un article, les modifications dans la (ou ) Un caractère à droite (ou à gauche).
fenêtre du Mode éditeur s’affichent dans la fenêtre du
Mode mise en page ; vous passez de l’une à l’autre en ¢ [Ctrl] + (ou ) Un mot à droite (ou à gauche).
tapant ¢ Y [Ctrl Y]. Il est possible d’afficher plusieurs articles (ou ) Jusqu’au début de la ligne (ou
dans le Mode éditeur, les fenêtres des articles ouverts sont (touche début ou fin) jusqu’à la fin de la ligne).
alors répertoriées dans le menu Fenêtre. Pour un même
article, vous pouvez ouvrir plusieurs fenêtres dans le Mode (ou ) Une ligne au-dessus (ou en dessous).
éditeur (menu Fenêtre/Disposition/Nouvelle fenêtre) :
Jusqu’au début du paragraphe
cette manipulation facilite les comparaisons ou les trans- ¢ [Ctrl] + (ou ) précédent (ou suivant).
ferts de texte du début vers la fin (ou réciproquement) d’un
article réparti sur plusieurs pages. ¢ [Ctrl] + (ou ) Fin (ou début) d’article.

128
L A GESTION DU TEXTE

L’utilisation de ces touches permet un déplacement de LES DÉPLACEMENTS OU COPIES DE TEXTE


page en page sans employer de commandes d’affichage
particulières, ni même des bandes de défilement. Le couper-coller et le copier-coller
Le couper-coller : ¢ X [Ctrl X] puis ¢ V [Ctrl V] provoque
LES SÉLECTIONS DE TEXTE le transfert du texte — il faut placer le point d’insertion
La sélection du bloc avec l’outil Flèche devant le caractère où le texte doit s’insérer avant de coller.
Le copier-coller, ¢ C [Ctrl C] puis ¢ V [Ctrl V], garde l’original
Pour changer la typographie de tout le texte d’un bloc, sur place ; le contenu pourra être collé plusieurs fois.
sélectionnez le bloc avec l’outil Flèche — si le bloc est
chaîné vers un autre, il faudra d’abord le déchaîner pour que A STUCE Selon les préférences (rubrique Texte/Ajuster
tout l’article soit modifié (nous évoquerons ceci plus loin). l’espacement…), InDesign gère automatiquement les
espaces nécessaires (ajout ou suppression). De même, si le
La sélection avec l’outil Texte et la souris texte provient d’un autre programme, selon les préférences
(Gestion du presse-papiers), le texte collé peut garder ou
L’outil Flèche devient outil Texte par double-clic dans le non son formatage. Lors d’un collage, la suppression du for-
bloc, la sélection peut alors se réaliser de multiples façons : matage s’obtient au clavier en tapant Ó¢V [ÓCtrl V].
– Par clics multiples : pour sélectionner un mot, double-
cliquez dessus ; pour une ligne, faites trois clics et quatre
pour un paragraphe. Le transfert ou la copie par glissement

– Par Ó clics : cliquez devant le premier caractère à sélec- Pour transférer une partie d’un texte par glissement, sélec-
tionner, enfoncez Ó et cliquez derrière le dernier carac- tionnez le texte voulu (il peut comporter un objet ancré),
tère à sélectionner. quand le curseur prend l’aspect suivant , glissez la sélec-
tion à l’endroit voulu : le point d’insertion indique où le texte
– Par ratissage : placez le curseur d’insertion devant le se placera quand vous relâcherez le bouton de la souris.
premier caractère, pressez et glissez la souris jusqu’au
dernier caractère. ASTUCE Ces transferts se réalisent d’un document à un autre
et même vers une case de la fenêtre Rechercher/Remplacer.
La sélection avec l’outil Texte et le clavier
En utilisant certaines touches, le glissement peut donner
Enfoncez Ó et utilisez les touches de déplacement pour des résultats différents.
sélectionner le texte (flèches, début et fin). Vous pouvez
combiner la sélection au clavier et à la souris en gardant Aspect du
Touche curseur Résultat
enfoncée Ó ; en revanche, la sélection ne peut être que
continue (texte consécutif). La sélection au clavier peut Aucune Transfert normal.
s’effectuer sans voir le texte à sélectionner. Par exemple,
pour sélectionner depuis un paragraphe de la page en Ó Transfert sans mise en forme.
cours jusqu’à la fin de l’article (située plusieurs pages plus ∏ [Alt] Copie avec mise en forme.
loin), cliquez devant le premier paragraphe de la sélection,
enfoncez Ó¢ [Ó Ctrl] et tapez la touche fin ( ). Ó∏ [Ó Alt] Copie sans mise en forme.
Transfert dans un nouveau bloc
INFO. Quand vous réalisez une sélection dans un bloc puis
¢ [Ctrl] (mise en forme conservée).
en activez un autre, la sélection disparaît quand vous revenez Transfert dans un bloc (mise en
dans le premier bloc : InDesign n’a pas gardé la sélection. Ó¢ [ÓCtrl] forme non conservée).
Copie dans un nouveau bloc
∏¢ [Alt Ctrl] (mise en forme conservée)
L A DÉSÉLECTION D’UN TEXTE Ó∏¢ [Ó Alt Ctrl]
Copie dans un nouveau bloc
(mise en forme non conservée)
Pour désélectionner un texte, cliquez de nouveau dans le
texte ou tapez sur l’une des touches fléchées, ou encore, A STUCE Quand vous importez un texte dont vous ne
cliquez hors du bloc. connaissez ni l’encombrement exact ni le contenu, placez-le
sur la table de montage, puis transférer chaque partie de
texte par glissement vers un bloc prévu à cet effet ou créé à
la volée avec la touche ¢[Ctrl].

129
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

La position du texte
Il s’agit de la position du texte dans son ensemble par rap-
port aux bords du bloc. Ces réglages s’effectuent sans avoir Les marges à l’intérieur du bloc
à sélectionner le texte et même si le bloc n’en contient pas :
ils constituent des attributs ou options du bloc et non du La rubrique Marges à l’intérieur du bloc de la fenêtre
texte. Ils se définissent dans la fenêtre Options de bloc de Options de bloc de texte (onglet Général) permet d’écarter
texte du menu Objet (ou du menu contextuel), que le bloc le texte des bords du bloc. Ces marges sont indispensables
soit sélectionné avec l’outil Flèche ou avec l’outil Texte (au (esthétiquement) si le bloc possède une couleur de fond ou
clavier, tapez ¢ B [Ctrl B]). un contour. En cliquant sur le maillon (il devient ), vous
pouvez régler séparément le retrait de tête, de pied, à gau-
che et à droite ; par défaut, ils sont tous nuls. Pour régler ces
A STUCE Pour accéder à la fenêtre Options de bloc de marges, saisissez une valeur et utilisez les petits triangles ,
texte, enfoncez ∏ [Alt] et cliquez sur l’icône de la palette ou cliquez dans une des cases et incrémentez avec les tou-
Contrôle (avec un outil Flèche actif). ches fléchées (l’incrément passe de 1 à 10 avec Ó).

Quand vous réglez les marges du bloc, InDesign le visualise


Cette fenêtre permet plusieurs types de réglages : le retrait dans le cadre de sélection à l’aide d’un rectangle situé à
du texte dans le bloc ou Marges à l’intérieur du bloc, l’ali- l’intérieur du bloc, sur les côtés duquel le texte vient s’ap-
gnement vertical du texte dans le bloc ou Justification puyer. Ce rectangle des marges n’est plus affiché si le bloc
verticale. Une rubrique séparée gère le décalage du haut est sélectionné avec l’outil Texte (sauf quand la fenêtre
du texte ou Première ligne de base. Options de bloc de texte est active).

INFO. La valeur affectée à la marge De pied n’est respectée


que lorsque l’alignement vertical est justifié ou en bas.

On a écarté le texte des bords


bloc
du b lo en augmentant ces
valeurs
urs dee marge.
valeu
eu

On règle la position
on du texte par rapport aux bords du bloc
et la position de laa première
p ligne
g du texte.
lign
Quand le bloc n’est pas rectangulaire (ou possède des
options d’arrondis), la rubrique Marges à l’intérieur du bloc
ne comporte plus qu’une seule case Marge : la valeur s’ap-
plique alors sur tous les bords du bloc.

Quand le bloc n’est


n plus
rectangulaire, il n’y a qu’une
seule
l valeur
l de d marge.

130
L A GESTION DU TEXTE

L’alignement vertical INFO. Pour les blocs de texte issus d’un gabarit, le réglage
de l’alignement s’effectue dans le gabarit : il affecte alors l’en-
L’alignement vertical se règle dans la partie basse de la fenê- semble des blocs sur toutes les pages utilisant ce gabarit.
tre Options de bloc de texte.

ATTENTION Si le texte contenu dans le bloc habille un autre


bloc, les alignements verticaux autres qu’En tête (Aligné en
haut) se seront plus respectés.

On retrouve les alignements de cette


tte fenêtre sous forme
form d’icônes
dans cette palette.
Avant l’habillage, le texte
A
centré verticalement
est ce
dans le bloc.
A l’habillage,
Avec l le texte
Ce réglage est également disponible sous forme d’icônes perd sson alignement et
p
dans la palette Contrôle lorsque l’outil Flèche est actif. On place en haut du bloc.
se pla
distingue quatre types d’alignements : Aligné en haut ,
Centré , Aligné en bas et Justifié verticalement .

– Aligné en haut : 1 c’est l’option par défaut, le texte


démarre en haut du bloc contre la marge intérieure du
bloc (au décalage près). Pour résoudre ce problème d’alignement, on pourrait utiliser un
bloc ajusté à la taille du texte,, imbriqué
q dans le bloc principal
p et
– Centré : 2 le texte se centre verticalement entre les centré dans ce dernier.
marges intérieures supérieure et inférieure.

– Aligné en bas : 3 la ligne de base de la dernière ligne


de l’article vient se caler contre la marge inférieure du
bloc. Le texte ne démarre donc pas en haut du bloc. Pour revoir la technique
d’imbrication d’un bloc
– Justifié verticalement : 4 les lignes de texte se répar- dans un autre, reportez-
tissent entre les marges supérieure et inférieure. S’il y a vous à la page 85.
justification verticale, l’interligne du texte peut s’en trou-
ver modifié. Outre une répartition régulière de l’espace
entre les lignes, il est possible de commencer par écarter Le décalage de la première ligne
les paragraphes entre eux, dans la limite indiquée dans la
case Limite d’espacement des paragraphes. Dans la fenêtre Options de bloc de texte, la zone Première
ligne de base de la rubrique Options de ligne de base
permet, grâce au menu Décalage, de définir la position de
la première ligne du texte par rapport à la marge supérieure
1 2
du bloc — si cette marge est nulle, c’est la position par rap-
port au haut du bloc.

3 4

Les différents alignements verticaux. Les options


ptions de régla
réglage de la première ligne du texte.

131
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Le décalage peut prendre les valeurs suivantes : Ascendante, – Fixe : avec cette option, la ligne de base du texte se
Hauteur des capitales, Interligne, Œil et Fixe. Dans tous les place sur la marge du bloc (ou sur le bord supérieur du
cas, la case Min. permet d’augmenter le décalage. bloc), vous pouvez descendre le texte en augmentant la
valeur de la case Min. (par défaut nulle). Vous spécifiez
– Ascendante : c’est l’option par défaut. Avec ce réglage, l’ac- ainsi la distance séparant la ligne de base de la première
cent d’une capitale se situe à cheval sur la marge intérieure ligne de texte et la marge du bloc (ou le haut du bloc).
supérieure du bloc ou le bord du bloc si elle est nulle.

Décalage sur l’Ascendante. Décalage Fixe . Si Min. = 0, la première


ligne se place sur la marge du bloc.
– Hauteur des capitales : dans ce cas, le haut des capitales
touche la marge intérieure du bloc (ou le haut du bloc si
la marge est nulle). Les options du bloc
et les styles d’objet
Quand vous créez un style d’objet à partir d’un bloc de
texte dont vous avez modifié les options de bloc, ces der-
nières sont englobées dans le style. Par la suite, ces options
Décalage sur la Hauteur des capitales. peuvent être mises à jour par modification du style d’objet
aux rubriques Options générales de bloc de texte et Ligne
– Interligne : avec ce réglage, la distance entre la marge et de base de bloc de texte.
la ligne de base de la première ligne de texte est égale à
l’interligne du texte.

Décalage sur l’Interligne.


– Œil : ici, le haut des bas-de-casse sans ascendante (a, v…)
touche la ligne d’encart du bloc (ou le haut du bloc avec
une marge nulle).

Décalage sur l’Œil (des bas de casse). Dans les styles


t l d’d’objet,
bj t on retrouve
t les
l rubriques
rubriqu
bi dee
positionnement
ement et les options d’alignement vertical
v al du texte.
text

132
L A GESTION DU TEXTE

Les importations de texte


Le texte peut être saisi directement dans InDesign, placé
par copier-coller (cas d’un texte copié dans une page Web),
ou importé sous forme d’un fichier texte. La fenêtre d’options
d’un fichier de type
texte seul.
Les importations et les liens

LES FORMATS IMPORTÉS


InDesign importe les textes provenant de la plupart des trai- Les options du format RTF et Microsoft Word
tements de texte (Mac ou Windows) ; ces derniers (tel Micro-
soft Word) génèrent des fichiers dont l’enregistrement peut Ces deux formats proposent la même fenêtre d’options. On y
se faire principalement selon trois formats : format natif du distingue des options d’inclusion d’éléments particuliers (tels
logiciel (.doc de Word) ; format RTF (texte enrichi, .rtf) ; format les tables des matières, index et notes de bas de page) et des
Texte (.txt) pour les textes sans attributs typographiques. options de mise en forme.
En plus de ces formats courants, InDesign peut importer
d’autres formats tels que :
– le Texte référencé : il s’agit d’un fichier texte généré par
InDesign par exportation, il renferme la description com-
plète de la mise en forme réalisée dans InDesign.
– la feuille de calcul (format .xls) issue d’un tableur tel
Microsoft Excel.

LES OPTIONS D’IMPORTATION


InDesign possède des filtres de conversion pour faciliter les
transferts d’un logiciel à un autre ; ils permettent, lors de
l’importation, de spécifier certaines options de conversion.
Celles-ci sont fonction du format du fichier et se définissent
dans la fenêtre Options d’importation… qui s’affiche en Les options d’importation de fichier Word ou RTF.
cochant l’option Afficher les options d’importation dans la Les éléments particuliers : note, index…
fenêtre Importer (lancée depuis le menu Fichier).
Dans la rubrique Inclure, si vous cochez l’une des options
ATTENTION Ceux sont les derniers réglages spécifiés dans la
(Texte de table des matières, Notes de bas de page/de
fin de page et Texte d’index), l’élément correspondant est
fenêtre Options d’importation qui s’appliquent par défaut
intégré dans le texte.
lors des importations dans lesquelles la fenêtre d’options
n’est pas affichée.
Les notes : selon leur type, les notes se placent à la fin de l’ar-
ticle importé ou au bas de chaque page. Avec le texte RTF, si
les notes de bas de page avaient une numérotation par page,
INFO. Avec InDesign CS3, il est possible d’importer plusieurs elle est remplacée par une numérotation continue sur l’en-
fichiers texte en une seule opération. Si vous avez coché les semble des pages. Avec un texte issu de Word, les numéros
options d’importation, les fenêtres s’afficheront pour cha- gardent leur lien avec le texte de la note. Un style de paragra-
que fichier importé. phe apparaît dont le nom est le même que celui donné dans
Word précédé de « footnote text » ou « Endnotes ».

Les options pour le fichier texte ASTUCE Les documents Word (.doc) contenant des notes de
Les principales options sont : Jeu de caractères, qui permet fin de page posent des problèmes (voir page 338) : la totalité
de préciser le jeu de caractères (ANSI, Unicode…) utilisé pour du texte n’apparaît pas. Si tel est le cas, enregistrez le docu-
créer le fichier texte et Plate-forme, qui indique si le fichier a ment Word au format RTF et réimportez le texte, ces notes
été réalisé sous Windows (PC) ou Mac (Intel ou autre). de fin de page ne poseront plus de problème.

133
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Les tables des matières : celles de Word, comme celles des Les options pour le format Microsoft Excel
fichiers RTF, sont importées dans InDesign mais la défini-
tion de la table à partir des styles de paragraphe devra être Pour les tableaux créés dans Excel, vous pouvez également
recréée pour pouvoir effectuer des mises à jour. Les styles préciser quelques réglages lors de l’importation. Ils se divi-
de paragraphe appliqués au texte de la table des matières sent en deux catégories : Options et Mise en forme.
apparaissent précédés de « toc… » avec le document RTF et
de « TM… » avec le document Word.

L’index : les entrées d’index du document Word ou RTF sont


importées dans InDesign avec les styles de paragraphe qui
leur sont associées. Elles sont visibles dans la palette Index
(menu Fenêtre/Texte et tableaux) mais leur numérotation
devra être mise à jour à partir de la commande Mettre à
jour l’aperçu du menu de la palette Index.
Les options de mise en forme
Si vous cochez l’option Supprimer la mise en forme du
texte et de tableau, le texte apparaîtra sans aucun attribut
typographique (comme un texte brut) ni feuille de styles. Les options d’importation se séparent en deux catégories.
Dans ce cas, les tableaux peuvent être convertis en texte
brut délimité par des tabulations. Une option, Sauts de Les options
pages manuels, permet la transformation des sauts de
pages Word en sauts de pages ou de colonne InDesign ou Si le fichier Excel comporte plusieurs feuilles de calcul, choisis-
encore leur suppression (Aucune césure). sez celle à importer dans le menu pop-up Feuille. De même,
l’option Plage de cellules permet de spécifier une série de
Si vous cochez l’option Conserver la mise en forme du cellules à importer (par exemple A1:F16) ou de désigner une
texte et de tableau, le texte apparaîtra formaté et les styles plage dans la liste de celles nommées dans le tableur.
de Word seront récupérés — éventuellement renommés en
cas de conflit de nom. Une nouvelle option, Personnaliser La mise en forme
l’importation des styles, permet de les remplacer par ceux L’option Tableau comporte quatre choix pour définir l’as-
créés dans InDesign : à l’aide d’une liste, on établit une cor- pect du texte dans InDesign.
respondance entre les styles.
La version
L’enregistrement des options d’importation CS3 propose
nouvelle
une n
Si vous cliquez sur Enreg. prédéfini, InDesign stocke les option
optio
options d’importation de Word dans un style prédéfini d’importation.
d’imp
d’importation qui pourra être utilisé ultérieurement ou
choisi comme paramètre par défaut. – Avec Tableau mis en forme, InDesign essaie de conser-
ver la mise en forme réalisée dans Excel, (cependant, ce
Les options pour le format Texte référencé n’est pas toujours le cas pour les textes des cellules). Si la
feuille de calcul est liée, sa mise à jour risque de modifier
Lorsqu’il est ouvert dans un traitement de texte, un fichier de la mise en forme utilisée dans InDesign puisque c’est
texte référencé apparaît balisé ; vous pouvez alors modifier celle d’Excel qui est réappliquée (voir plus loin).
le contenu des balises ou faire des recherches sur celles-ci.
Une fois réimporté dans InDesign, le texte peut apparaître – L’option Tableau non mis en forme assure la création
sans formatage en cochant l’option lors de l’importation. du tableau basique dont il vous restera à faire la mise en
forme. Vous pouvez appliquer un style au tableau.

– L’option Texte tabulé non mis en forme fait apparaî-


tre un texte brut délimité par des tabulations que vous
pourrez convertir en tableau par la suite.

– Mis en forme une seule fois importe le tableau avec


Les options de texte référencé. sa mise en forme Excel, mais lors des mises à jour, c’est
celle réalisée dans InDesign qui est conservée à condition
qu’elle soit faite avec des styles de cellule et de tableau.

134
L A GESTION DU TEXTE

Ci-contre, le fichier dans Excel. Il possède une mise en forme.


Ci-dessous, l’aspect du tableau* avec l’option Tableau
mis en forme ou Mis en forme une seule fois.
Hormis le problème de police différente, la mise en
forme est bien respectée.

À gauche, le tableau*
obtenu avec l’option
Tableau non mis en
forme.
À droite, le texte* issu
de l’importation avec
l’option Texte tabulé
non mis en forme.

* Dans toutes les importations affichées, on a choisi de réduire le


nombre de décimales à 1 (au lieu de 2).

Dès qu’un fichier est importé, la palette Liens (affichée par


ATTENTION Pour examiner le contenu des cellules d’un le menu Fenêtre ou Ó¢ D [Ó Ctrl D]) signale le lien en
Tableau mis en forme, celles-ci doivent avoir été créées affichant le nom du fichier externe (et le numéro de la page
dans le tableur avec une hauteur suffisante. où il se trouve).

LES LIENS EXTERNES AVEC LE FICHIER TEXTE OU E XCEL


Lorsque vous importez un fichier dans InDesign, il y a créa-
tion d’une copie du contenu du fichier ; celle-ci est placée
dans le bloc de texte d’InDesign. Le fichier d’origine reste
intact. InDesign peut garder un lien avec le fichier externe
afin que toute modification dans le fichier d’origine soit
répercutée dans le bloc InDesign. L’activation du lien doit
être réalisée avant d’importer le fichier. Pour cela, affichez les
Préférences (menu InDesign [Édition] à la rubrique Texte)
et cochez l’option Créer des liens avec les fichiers de texte
et de feuilles de calcul importés de la zone Liens.

Ce tableau a été importé avec un lien avec le fichier


fichiier externe.
ext
Par clic sur le crayon situé en bas de la palette,
tte, on ouvre la feuille
Cochez cette
t opt
option pour conserver un lien avec le fichier Excel. de calcul dans Excel pour y faire les modifications
i voulues.
l

135
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

LES MISES À JOUR DES FICHIERS EXTERNES LIÉS Les méthodes de placement
Les modifications apportées au fichier externe (dans le trai- du texte importé
tement de texte ou le tableur) sont répercutées automati-
quement dans InDesign. Si la mise à jour n’a pas été réalisée, Dans InDesign, un texte peut être importé selon trois métho-
l’icône située à droite du nom du fichier le signale et des : les deux premières font appel à un bloc (celui que vous
l’icône du bas de la palette permet de l’effectuer. avez dessiné ou le bloc de texte type) ; la dernière méthode
s’applique quand aucun bloc n’a été prévu pour le texte.
Cette icône indique que le fichier
externe a été modifié.
extern
mise à jour manuelle peut
La mi LES IMPORTATIONS MULTIPLES
faite
a avec cette icône.
être fa
Quelle que soit la méthode choisie, avec la version CS3,
vous pouvez n’importer qu’un seul texte (comme dans les
Avec les fichiers texte, la mise à jour fait toujours réapparaître anciennes versions), ou plusieurs textes (en sélectionnant
le texte avec ses attributs typographiques d’origine (les attri- les fichiers dans la fenêtre d’importation ou par glissement
buts InDesign sont perdus). Avec un fichier Excel, le résultat des fichiers sélectionnés depuis une fenêtre de Bridge).
dépend de l’option de mise en forme choisie dans la fenêtre
d’importation. Dans les deux cas, un message signale que les Par glissement depuis Bridge,
changements apportés dans InDesign seront perdus. on peut importer plusieurs
fichiers texte en même temps.
ps.
Ce message indique
la perte des attributs
InDesign.

Dans ce cas, l’icône de placement indique le


nombre de fichiers à placer et le début du
texte du fichier en cours de placement.

À l’issue de ce premier placement, le nombre de fichiers se


LLe tab
tableau a été mod
modifié
difié
dans
da ns Excel (au niveau
au du
nivea décrémente, l’aperçu montre le texte suivant et vous pouvez
contenu et de
con
conte d la
l forme).
f ) procéder à son placement. Si vous souhaitez passer au texte
suivant, utilisez les touches fléchées du clavier. Pour éliminer
un texte de la série, tapez la touche esc [Echap].

A STUCE Quand vous utilisez les touches fléchées pour pas-


ser au fichier suivant, si la mise à jour de la vignette du curseur
ne s’est pas faite, enfoncez puis relâchez la touche ∏ [Alt].

La mise à jour se répercute sur le contenu dans les deux cas ca


as mais
mais le
tableau de gauche (option Avecc Tableau mis en forme) e repren
reprend L’IMPORTATION DANS UNE PAGE AVEC BLOC
les attributs d’Excel, celui de droite (option Mis en forme une seule
fois) perd ses attributs (on n’a pas utilisé de styles dans InDesign). Bloc sélectionné ou non
Si vous n’importez qu’un seul fichier texte (par exemple
Vous pouvez rompre le lien entre le texte et le fichier
par la commande Importer du menu Fichier ou en tapant
externe par la commande Rompre le lien du menu de la
palette Liens : le nom du fichier disparaît alors de la palette
¢ D [Ctrl D]), et qu’un bloc de texte est sélectionné, le texte
remplira automatiquement le bloc sélectionné (sauf si vous
et le texte devient indépendant.
avez décoché l’option Remplacer l’élément sélectionné
dans la fenêtre Importer).

136
L A GESTION DU TEXTE

Si vous importez plusieurs textes, l’icône de placement


changera d’aspect au survol d’un bloc vide (elle passe de
à ), mais le remplissage ne s’effectue pas automa-
tiquement même si un bloc est sélectionné, il faut cliquer
sur le bloc voulu.

Le curseur
rseur a cet aspect
aspe à
l’extérieur
rieur de tout bloc,
blo
mais il change
h au survol
d’un bloc vide.

On
n a supprimé les remplacements pour obtenir
bt i l’application
l’a
l’
correcte
orrecte des styles.
styles

L’aspect du bloc
Avantt de pla
placer
l cer le texte, on peut « visualiser
err » le fichier suivant
su
avec les
es touches
touche fléchées. Après importation, si vous sélectionnez le bloc avec l’outil
Flèche, celui-ci comporte deux carrés en plus des huit
Si le ou les blocs ont été préparés avec des styles d’objet, poignées de son cadre de transformation : l’un, en haut
la palette Styles d’objet indiquera (par un signe +) que des et à gauche, s’appelle le port d’entrée du texte ; l’autre, en
remplacements ont été effectués : il s’agit généralement des bas et à droite, le port de sortie. Leur aspect change selon
attributs de paragraphes que contient le style qui n’ont pas que le texte est complètement visible ou qu’il ne l’est que
été affectés correctement au texte. Ils le seront en sélec- partiellement.
tionnant le ou les blocs avec l’outil Flèche et en cliquant
sur l’icône de suppression des remplacements dans la
palette Styles d’objet ou Contrôle. Le texte est complet : si ses deux ports sont blancs, c’est
que vous voyez le texte en entier. Par la suite, si vous avez
sélectionné une partie du texte avec l’outil Texte ou si le
point d’insertion clignote dans le bloc, vous ne verrez plus
les ports d’entrée et de sortie.

Port de
d sortie
vide : le texte
Port d’entrée.
ntrée. est ccomplet.

Le texte est incomplet : si le port de sortie est rouge et


comporte un signe +, c’est que la fin du texte n’est pas visi-
ble. Si vous travaillez le texte avec l’outil Texte, vous ne ver-
rez que le port de sortie avec un +. De plus, si vous affichez
la palette Informations, celle-ci vous indique le nombre de
caractères, de mots et de paragraphes en débord.

d
Port de
sortie avec
Cee signe et cett
cette
te iicône
cône
ô indiquent que le style
ttyle
l d’objet
d’obj
d’ bj n’a pas été le signe
sign + :
correctement
orrectement appliqué
a
appliqu
app (présence de remplacement).
placeme Port d’entrée.
ntrée.
le texte
tex est
incomplet.
incom

137
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Le texte complet reste toujours lisible et éditable dans le


Mode éditeur, mais, pour voir la suite de l’article sur la page,
il faudra : soit réduire l’encombrement du texte, soit agrandir
le bloc, soit chaîner le texte avec un autre bloc (sur la même
page ou une autre).

L’IMPORTATION AVEC OU SANS BLOC DE TEXTE TYPE


Lors de sa création, vous pouvez (ou non) configurer le
document en cochant l’option Bloc de texte type. Cela
entraîne l’ajout (ou non), dans les pages courantes, d’un bloc
de texte qui peut être utilisé lors de l’importation d’un texte.
Dans tous les cas, le placement du texte peut s’effectuer de
trois manières : placement manuel simple, placements mul-
tiples semi-automatiques et placement automatique.

Le bloc a étéé créé (jusqu’à


(jusqu à la marge de pied) et rempli par le texte.

LES PLACEMENTS MULTIPLES SEMI-AUTOMATIQUES


Avec ces placements semi-automatiques, vous contrôlez
À la configuration, on coche cette option
optiion po
pour créer le bloc de le positionnement du texte au cours de son importation,
texte type dans le gabarit. Il sera utilisé
tilisé sur les pages courantes. c’est-à-dire que vous choisissez sur quel bloc (ou page) se
LE PLACEMENT SIMPLE place la suite du texte. L’aspect du curseur dépend de la
présence ou non d’un bloc ; en son absence le bloc est créé
Si le texte que vous importez est court ou ne doit pas en cliquant ou en glissant le curseur pour dessiner le bloc.
déborder sur une autre page du document, effectuez un
placement simple. Pour ce faire, lancez Importer du menu Pour obtenir ce placement, enfoncez ∏ [Alt] : le curseur de
Fichier pour choisir le fichier voulu. Sur la page, s’il y a un placement simple (ou s’il n’y a aucun bloc) devient
bloc de texte type, le curseur devient curseur de placement curseur de placement semi-automatique (ou en
simple ; en dehors de ce bloc de texte type ou s’il n’y a l’absence de bloc). Dès que vous cliquez sur le bloc de texte
pas de bloc, il devient . Dans les deux cas, cliquez sur la type, le texte remplit la page (ou un bloc est créé puis rempli
page pour y afficher le texte. Si vous cliquez alors qu’il n’y a s’il n’y en avait pas) et le curseur de placement s’affiche de
pas de bloc, InDesign le crée : il le démarre à la hauteur du nouveau ( ou selon que ∏ [Alt] est restée enfoncée
clic et l’arrête contre la marge de pied de la page. ou non). Vous pouvez ainsi poursuivre le placement en semi-
automatique si vous maintenez enfoncées ∏ [Alt] ou en pla-
Si le texte a un encombrement supérieur à celui du bloc de cement simple sans ∏ [Alt] ; dans ce cas, le curseur deviendra
texte type (ou du bloc créé), un signe + rouge s’affichera sur s’il « survole » le bloc de texte type sur une autre page.
son port de sortie.

Sur cette page sans bloc de texte type,


type ce curseur
curseu
Le curseur
rseur prend cet aspect
asp car il n’y a pas de bloc indique que le placement
ement est semi-automatique.
semi-automatiqu
de texte
xte type sur cette page.
pa

138
L A GESTION DU TEXTE

Pour cela, enfoncez Ó, le curseur devient curseur de place-


ment automatique s’il survole sur le bloc de texte type
et hors du bloc (ou si le gabarit n’en comporte pas).
Un clic dans ce bloc de texte type y fera apparaître le texte,
mais InDesign ajoutera les pages et les blocs pour que l’arti-
cle complet soit placé dans le document.

Si le document ne comporte pas de bloc de texte type,


InDesign crée un bloc (ou plusieurs, un bloc pour chaque
colonne si le document est multicolonnes) mais n’ajoute
pas de nouvelle page.

ASTUCE Si vous enfoncez Ó et ∏ [Alt] lors d’un placement,


le curseur devient ou (sur le bloc de texte type) et
le placement s’effectue de manière automatique mais uni-
quement avec les pages existantes ; c’est-à-dire qu’InDesign
Le bloc a été créé puis rempli ; on retrouve le curseur de placement.
p
ne rajoute jamais de nouvelle page.
La suite de l’importation se réalise soit en cliquant sur le
bloc de texte type d’une autre page, soit en créant le bloc,
par exemple, par glissement du curseur pour dessiner un L A CRÉATION DU BLOC LORS DU PLACEMENT
rectangle qui délimite le bloc.
Quand la page ne comporte pas de bloc, vous pouvez le
dessiner avec le curseur de placement. Cependant, avant
de dessiner, si vous approchez le curseur d’un repère, son
magnétisme sera indiqué par le petit changement d’aspect
du curseur ( ). Lors du dessin du bloc, on retrouve des pro-
priétés des autres outils de création de bloc : si vous glissez
avec la touche Ó, le bloc devient carré ; si vous enfoncez
Espace, vous pouvez déplacer le bloc en cours de création.

Voici un tableau qui récapitule l’aspect des curseurs.

Position Aspect
Touche curseur Résultat du clic
curseur
Hors Création et remplissage d’un bloc
Aucune
du bloc (placement manuel unique).
Sur Remplissage du bloc survolé par
Aucune
Sur la
a page suivan
suivante,
te, on a tracé
te t le bloc par glissement.
glissementt Une fois
fo le
le bloc un placement manuel unique.
bloc rempli, le curs
curseur permet
seur permmet de poursuivre le placement. Création et remplissage du 1er
Hors
Ó bloc puis placement automatique
du bloc
Si vous effectuez le placement sans ∏ [Alt], et si le texte a un avec insertion de pages.
encombrement supérieur au bloc, celui-ci affichera un signe Remplissage du bloc puis
Sur
+ rouge dans son port de sortie. Vous pouvez soit annuler Ó placement automatique avec
le bloc
le placement (¢ Z [Ctrl Z]) pour le recommencer en mode insertion de pages.
semi-automatique (ou automatique, voir ci-après), soit cliquer Création et remplissage du 1er
dans le signe + pour réactiver le curseur de placement. Hors
∏ [Alt] bloc et poursuite du placement
du bloc
en semi-automatique.
LE PLACEMENT AVEC CHAÎNAGE AUTOMATIQUE Sur Remplissage du bloc puis
∏ [Alt]
le bloc placement semi-automatique.
Ce type de placement est pratique pour importer un article
de plusieurs pages dans un document comportant un bloc Hors Ó∏ Création du 1er bloc et placement
de texte type. Si vous avez fait un placement simple par du bloc [ÓAlt] automatique sans ajout de page.
erreur, vous pouvez l’annuler par ¢ Z [Ctrl Z] : vous retrouve- Remplissage des blocs par
Sur Ó∏
rez l’icône (hors du bloc) ou (sur un bloc) et pour- placement automatique mais
le bloc [ÓAlt]
rez procéder à un placement automatique. sans ajout de page.

139
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Les chaînages
Si un bloc est chaîné avec un (ou plusieurs) autre bloc, son
L’intérêt du chaînage port d’entrée et/ou de sortie comporte un triangle. Dans ce
cas, vous pouvez utiliser la commande Afficher le texte lié du
LES DEUX CAS DE CHAÎNAGE menu Affichage pour visualiser le chaînage entre les blocs. Il
est matérialisé par un trait (de la couleur du calque) qui joint le
Le chaînage consiste à créer une liaison entre deux blocs port de sortie d’un bloc au port d’entrée du suivant.
pour que le texte qui démarre dans l’un se poursuive dans
l’autre. Ce genre de manipulation est nécessaire dans deux
cas : d’une part, lorsqu’un bloc de texte contient une quan-
tité de texte supérieure à son encombrement (signalé par
un signe + rouge), et d’autre part, quand vous souhaitez Le triangle indique le chaînage. Ce trait
tra matérialise le lien.
rediriger la suite d’un texte vers un bloc différent de celui
dans lequel il coule actuellement. Dans le premier cas, il
s’agit d’une création de chaînage, dans le second cas, c’est LE CHAÎNAGE DANS LE PROCESSUS DE MISE EN PAGE
une modification du chaînage.
Une mise en page peut s’élaborer selon deux méthodes :
par création des blocs avant ou pendant l’importation.
INFO. Certains chaînages peuvent nécessiter l’ajout d’une
note de renvoi pour indiquer au lecteur où se trouve la suite La création préliminaire des blocs
de l’article (nous en parlerons dans le chapitre consacré à la
gestion des pages). On commence par dessiner les différents blocs (de texte ou
d’image) sur la ou les pages du document, puis, avant même
d’importer le texte, on effectue les chaînages entre les blocs,
et enfin, une fois le chaînage terminé, on importe le texte.
LES ÉLÉMENTS DE CHAÎNAGE
Pour créer ou modifier le chaînage, vous devrez utiliser les
ports d’entrée et de sortie des blocs (petits carrés visibles
quand le bloc est sélectionné avec l’outil Flèche noire). Ils
sont situés en haut à gauche et en bas à droite du bloc. Le
bloc contenant le début du texte possède un port d’entrée
vide ; celui qui contient la fin du texte comporte un port de
sortie vide. Si un bloc comprend une partie de texte non
affichée, son port de sortie est rouge et contient le signe +.

d sortie
Port de
vide.
Port d’entrée.
ntrée.

On dessine les blocs


ocs sur les différentes
d pages.

d
Port de
sortie vide :
Port d’entrée.
ntrée. le texte
tex est
complet.
comp

d
Port de
sortie avec
Port d’entrée.
ntrée. le signe
sign + :
le texte
tex est
incomplet.
incom

140
L A GESTION DU TEXTE

2. Cliquez sur le port de sortie (il comporte un + si le texte


est présent) : la flèche se transforme en curseur de place-
ment de texte ( );

On cl
clique sur le port
sortie : on obtient le
de sor
curseur de placement.
curse

3. Placez le curseur au-dessus du second bloc : il se trans-


forme alors en maillon . Cliquez sur le bloc avec ce
maillon pour réaliser le chaînage : le port d’entrée du
On crée les liens entre les blocs. bloc se remplira alors d’un triangle.

On place le curseur sur le bloc pourr voir l’outil cha


chaînage
et on clique pour chaîner les blocs.
ocs.

INFO. Si vous chaînez un texte vers un bloc qui contient


déjà un texte, ce dernier se placera à la fin du texte chaîné.

La création des blocs au fur et à mesure LES CHAÎNAGES MULTIPLES


On importe le texte que l’on place sur chaque page en dessi- Ils consistent à créer des liens entre plus de deux blocs de
nant le bloc nécessaire avec l’outil de placement semi-auto- texte. Cette méthode vous évitera, comme c’est le cas lors
matique (obtenu avec ∏ [Alt]). Avec cette méthode, décrite d’un chaînage simple, d’avoir à cliquer de nouveau sur le
dans les pages précédentes, il n’y a pas de chaînage à réaliser. port de sortie du dernier bloc de la chaîne pour réafficher le
curseur de placement.
La création d’un chaînage
Pour réaliser les chaînages multiples, cliquez sur le port de
sortie du premier bloc, puis maintenez enfoncée ∏ [Alt] :
LE CHAÎNAGE SIMPLE le curseur se transforme alors en icône de placement semi-
automatique ( ).
Le chaînage se réalise de la même façon, que le bloc soit
vide ou déjà rempli d’un texte. Il n’y a pas d’outil spécifique
pour le chaînage ; pour créer un lien entre les deux blocs, O a cliqué sur le
On
effectuez les manipulations suivantes : port
ort de
po d sortie du
bloc
loc précédent
bl p en
1. Activez l’outil Flèche noire (en tapant V, par exemple) et enfonçant
f ∏ [Alt].
cliquez sur le bloc qui contient ou contiendra le début
du texte pour afficher ses ports d’entrée et de sortie.

Onn sélectionne le bloc


b à chaîner de manière
à voir ses ports d’en
d’entrée et de sortie.

141
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Vous pouvez alors cliquer sur les différents blocs à chaîner


INFO. Il est impossible de chaîner depuis ou vers un bloc
(en respectant l’ordre de lecture). Pour arrêter le chaînage
ancré.
après avoir cliqué sur le dernier bloc, tapez esc [Echap] pour
désactiver le curseur de placement. Pour visualiser ce chaî-
nage, lancez Afficher le texte lié dans le menu Affichage
(∏¢ Y [Ctrl Alt Y]). CHAÎNAGE ET IMPORTATION DE TEXTE
Quand vous importez un texte dont vous ne connaissez ni
Tooujo en
Toujours
maintenant ∏ [Alt]
m
main l’encombrement exact ni le contenu, vous pouvez le placer
enfoncée,
ennfon on clique sur un bloc créé sur la table de montage (à droite ou à gau-
sur
ur les différents
su che des pages courantes) afin de l’examiner puis chaîner ce
blocs…
bllocs bloc vers le ou les blocs de la page. Par la suite, le bloc initial
situé sur le plan de montage pourra être supprimé.

La rupture d’un chaînage


Vous pouvez supprimer le lien entre des blocs de deux
façons : soit en « déchaînant » les blocs, soit en supprimant
le bloc de la chaîne.

On peut alors LE « DÉCHAÎNAGE »


afficher
ffich le chaînage
af
Le fait d’interrompre la chaîne à la sortie d’un bloc provoque
n tapant
en ta ∏¢Y
[Alt Ctrl
C Y]. la disparition du texte dans tous les autres blocs qui étaient
liés. Ce déchaînage s’obtient de deux façons :
– par un double-clic sur le port de sortie du bloc (celui qui
devra contenir la suite de la chaîne du texte) ;
– par un clic sur le port de sortie (ou d’entrée), puis sur le
bloc lui-même, avec le curseur qui a pris la forme d’un
maillon brisé .

Si le bloc initial contient un texte, les opérations se déroulent


de la même façon : InDesign remplit les blocs avec le texte au
fur et à mesure que vous cliquez dedans avec ∏ [Alt]. Si vous
chaînez vers un bloc contenant un article, celui-ci se placera
On a cliqué surr le port d’entrée, on
n déchaîne en cliquant sur le bloc.
à la fin du texte chaîné.

Dans les deux cas, le bloc récupère la totalité du texte ; une


La modification d’un chaînage partie n’étant plus affichée, le port de sortie devient rouge
et présente un signe +.
Dans une chaîne de texte comportant une série de blocs
liés, il est possible d’intercaler un bloc pour modifier l’aspect L A SUPPRESSION DU BLOC
de la mise en page. Ce changement de chaînage peut s’ef-
fectuer (sur n’importe quelle page) vers un bloc existant ou Si vous supprimez un bloc lié à d’autres blocs dans une
être créé avec l’outil de placement. Pour le réaliser, cliquez chaîne de texte, vous ne détruisez pas le chaînage des autres
sur le port de sortie d’un bloc de la chaîne à l’endroit où blocs. En effet, celle-ci se reforme sur les blocs restants tout
vous souhaitez « dévier » le texte : le curseur de placement en gardant la totalité du texte de la chaîne (comme lorsqu’on
s’affiche. Cliquez sur le bloc prévu pour recevoir le texte ou redimensionne un bloc). Si vous avez coupé le bloc (¢ X
dessinez-le avec le curseur ( ou ). [Ctrl X]), la chaîne est également reformée avec les autres
blocs et la totalité du texte, mais le bloc coupé, une fois collé
(par ¢ V [Ctrl V]), apparaîtra avec le texte qu’il contenait
quand il faisait encore partie de la chaîne.

142
L A GESTION DU TEXTE

Les textes en colonnes


Dans le travail d’une composition avec un texte en colonnes, – Document avec le bloc de texte type : InDesign ajoute
vous pouvez rencontrer différents cas de figure : toutes les des pages qui disposent toutes d’un bloc à deux colon-
pages ont le même nombre de colonnes ou certaines pages nes selon la configuration du document.
comportent un nombre de colonnes différent. De plus, dans
les deux cas, les colonnes peuvent être de même largeur ou
de largeur différente.

Avec la page ayant


Le document multicolonnes le bloc de texte
type, le placement
Si vous commencez une mise en page dont le texte doit s’effectue dans un
seul bloc
b à deux
être composé sur plusieurs colonnes dans toutes les pages colonnes.
colon
de la composition, indiquez-le à InDesign dans la boîte de
dialogue de la commande Nouveau.

– Document sans le bloc de texte type : les pages mon-


trent bien des textes en colonnes, mais, ici, chaque page
présente deux blocs à une colonne et non pas un seul
bloc à deux colonnes — les modifications seront plus
délicates à réaliser.
On configuree avec deux colonnes,
colo ss, avec ou sans bloc
blo de texte type.

ASTUCE Quand vous travaillez une composition en colonnes,


vous pouvez créer autant de blocs qu’il y a de colonnes (option Avec la page sans
choisie avec les chaînages multiples des pages précédentes), le bloc de texte
ou utiliser un seul bloc défini avec plusieurs colonnes. type, le placement
automatique crée
autom
deux blocs chaînés.

LE PLACEMENT AUTOMATIQUE EN COLONNES


Suivant que le document est configuré ou non avec l’option
Bloc de texte type cochée, les blocs utilisés lors du place-
ment automatique d’un texte importé sont différents.

L A CONFIGURATION DE LA COLONNE
Quand vous configurez le document, vous ne pouvez pas
définir la largeur de la colonne puisque vous n’avez accès
qu’à la largeur de la gouttière. Pour pallier ce problème,
vous pouvez faire un calcul pour déterminer la largeur des
colonnes (sachant que la largeur de la page est égale à la
somme des marges + la largeur de l’ensemble des colonnes
+ la largeur de l’ensemble des gouttières) ou modifier les
caractéristiques du bloc et des repères de colonne dans la
page gabarit ou la page courante.
La page
ge configu
configurée avec deux colonnes et un texte
xte importé.
importé

143
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

LES REPÈRES DE COLONNE Les réglages de colonnes


Quand vous travaillez une page avec des colonnes, vous
pouvez définir le document mono colonne et choisir de LE TRAVAIL SUR LA PAGE COURANTE OU LE GABARIT
définir une grille de repères définissant un nombre de
colonnes plus grand qui vous permettra de dessiner et Vous devez travailler sur la page courante si le réglage des
positionner les blocs correspondant aux colonnes désirées colonnes ne doit affecter que la page active (modifications
avec plus de souplesse. locales) ; en revanche, si les changements doivent s’appliquer
à toutes les pages, c’est dans le gabarit qu’il faut les effectuer
(modifications globales). Dans le premier cas, ces modifica-
Pour cela, affichez la page du gabarit (par double-clic sur
tions n’affectant qu’une page, vous devez d’abord afficher
l’icône du gabarit dans la palette Pages) et lancez la com-
et activer cette dernière par un double-clic sur son icône
mande Repères de règle du menu Page. Une fenêtre per-
dans la palette Pages (elle liste toutes les pages courantes et
met de définir des repères de colonne. Leur nombre sera
les gabarits). Dans le second cas, pour que les modifications
défini avec un nombre multiple du nombre de colonnes
affectent toutes les pages, commencez par afficher le gabarit
souhaité (dans l’exemple qui suit, on a fixé à 6 colonnes
par un double-clic sur son nom dans la palette Pages.
pour une composition en deux colonnes). Ces repères faci-
literont le dessin des blocs (de texte ou d’image) respectant
un encombrement particulier. Toutes ces modifications sur les colonnes s’effectuent en
deux étapes (une seule, si la page ne comporte pas de bloc
On affiche le gabarit par de texte type). L’une d’elles consiste à modifier les repères
double-clic sur cette icône de colonne, l’autre concerne les caractéristiques du bloc
dans la palette Pages.
g que l’on met en correspondance avec les repères. Cette
dernière opération peut être automatique (mais pas tou-
jours sur la première page) si vous cochez l’option Activer la
modification de mise en page de la commande Modifier
la mise en page (menu Page).
définit
O dé
On éfi des repères de
colonne
nn pour créer un gabarit
colon L A MODIFICATIONS DES REPÈRES DE COLONNE
montage sur la page.
de mo
mon
Si la page ne contient pas de blocs, seuls les repères de
colonne sont visibles sur la page et leur configuration
détermine celles des futurs blocs (dessinés ou créés par
importation). Le changement de configuration des repères
s’effectue en lançant la commande Marges et colonnes du
menu Page. Une fenêtre permet de changer le nombre de
colonnes et la largeur de leur gouttière (et, par conséquent,
celle des colonnes).

On a affiché le gabarit
g bar t
ga
pour y changer les
repères de
d colonne.
l

On peut facilement
nt utiliser les repères pour créer les blocs
b et
composer plus librement
rement la page en colonnes.
colonn
nes.

144
L A GESTION DU TEXTE

L A MODIFICATIONS DES CARACTÉRISTIQUES DU BLOC ASTUCE Vous pouvez afficher la fenêtre Options de bloc de
Les options de bloc de texte texte par ∏ clic [Alt clic] sur l’icône de la palette Contrôle.
En outre, si vous ne souhaitez changer que le nombre de
Si la page (courante ou gabarit) comporte un bloc (bloc colonnes du bloc sans toucher à la largeur du bloc, utilisez la
de texte type pour le gabarit), ce dernier ne change pas de case à droite de l’icône .
configuration quand on règle les repères de colonne : il faut
modifier les caractéristiques du bloc. Largeur du bloc fixe ou largeur de colonne fixe

U ffois les repères


Une
Par défaut, la largeur du bloc est conservée quand vous
de co
d colonne modifiés, effectuez un changement de la largeur de la gouttière ou
faut ajuster les
il fau du nombre de colonnes. Tout changement de l’un des deux
réglages
églages du bloc.
ré b entraîne une modification de la largeur de la colonne pour
garder intacte la taille du bloc.

Si vous cochez l’option Largeur de colonne fixe, une réduc-


tion du nombre de colonnes entraînera une réduction de la
largeur du bloc (avec une augmentation, le bloc débordera
des marges). À l’issue de ces réglages, les repères de colonne
De même, si la page comporte un bloc rempli d’un texte, gardent toujours leur configuration. Vous pouvez les modi-
c’est la configuration du bloc qu’il faut modifier pour faire fier par la commande Marges et colonnes du menu Page.
apparaître des colonnes ou pour en changer le nombre et
la gouttière. Ces modifications de bloc seront répercutées
sur les pages courantes si elles sont réalisées sur le gaba-
rit (sauf si les pages ont subi des modifications locales de
configuration de bloc). La modification des caractéristiques
du bloc s’effectue, une fois le bloc sélectionné, par la com-
mande Options de bloc de texte du menu Objet (¢ B
[Ctrl B]) ou du menu contextuel.
Avec cette op
A option, le
bloc n’occupe que 2
b
ccolonnes.
colon
l La llargeur
du bloc
d bl a été réduite
p
pour conserver celle
de la colonne.
d

ATTENTION Avec le réglage précédent, pour qu’InDesign


répercute correctement le changement du nombre de colon-
nes du gabarit sur les blocs des pages courantes contenant
Avec ces valeurs,
rs, on faitt déjà un texte placé, décochez l’option Largeur de colonne
correspondre lee blocc
aux repères de colonne.
l nne.. fixe avant de cliquer sur OK. En outre, si vous laissiez cette
option cochée, elle serait appliquée lors de tout changement
du nombre de colonnes réalisé avec la case de l’icône de la
palette Contrôle.

Dans les pages courantes, le texte est


recomposé dans les blocs modifiés. L A CONFIGURATION D’UNE LARGEUR DE COLONNE
Pour affecter une valeur précise à la largeur de colonne,
commencez par régler la configuration du bloc avant celle
des repères. Pour cela, sélectionnez le bloc dans le gabarit
et lancez Options de bloc de texte (menu Objet). Cochez
l’option Largeur de colonne fixe, entrez la largeur voulue
pour la colonne, puis modifiez celle de la gouttière pour
ramener le bloc contre les repères de marge. Avant de
valider, notez la valeur de la gouttière et décochez l’option
Largeur de colonne fixe.

145
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

Une fois cette première opération terminée, lancez la com-


ASTUCE Pour retrouver les colonnes égales, relancez deux
mande Marges et colonnes du menu Page et reportez la
fois Marges et colonnes : la première fois pour choisir une
valeur précédente dans la case Gouttière.
seule colonne et la seconde pour rétablir le nombre initial.

ATTENTION Dans les opérations précédentes, n’oubliez pas


de décocher l’option Largeur de colonne fixe avant de
cliquer sur OK pour qu’InDesign répercute les modifications Les réglages des blocs
sur les blocs des pages courantes contenant du texte.
Si vous aviez masqué le calque, réaffichez-le en cliquant sur la
colonne de l’œil dans la palette Calques. Sélectionnez le bloc
de texte type. Par glissement de poignée, modifiez sa largeur
LES COLONNES INÉGALES pour l’amener sur le repère de gouttière déplacé et réduisez
son nombre de colonnes (par la palette Contrôle) de manière
Comme précédemment, les opérations seront réalisées dans
à ce que l’aspect du bloc corresponde au nouveau dessin des
le gabarit si toutes les pages doivent avoir la même configu-
colonnes. À l’aide des repères de colonne, dessinez un bloc
ration, et dans la page courante dans le cas contraire. L’ob-
de texte dans la ou les colonnes devenues vides.
tention de colonnes inégales s’effectue en deux étapes : la
modification des repères, suivie de celle des blocs.

Les réglages des repères


Une fois le gabarit affiché (par un double-clic sur son nom
dans la palette Pages), effectuez les opérations suivantes :
1. Déverrouillez les repères de colonne en lançant la com-
mande Verrouiller les repères de colonne (pour suppri-
mer la coche) dans le menu Affichage/Grille et repères
ou menu contextuel.
On a déverrouillé les repères
de co
colonne (pas de coche).
On réduit
it la largeur du bloc On dessine un second bloc loc
puis son nombre de col
colonnes.s. (ici, on l’a coloré).

La page gabarit dispose maintenant de plusieurs blocs. Dans


les pages courantes, le bloc type possède son chaînage et
les blocs des autres colonnes sont également liés entre eux.
Si les chaînages ne vous conviennent pas, vous pourrez tou-
2. Avec l’outil Flèche noire, tapez Ó¢A [Ó Ctrl A] pour jours les modifier localement sur les pages courantes.
désélectionner tout bloc. Pour éviter de déplacer le bloc
de la page, vous pouvez aussi, cacher le contenu de cal-
que en cliquant sur son œil dans la palette Calques.

3. G lisse z le rep ère de


gout tière (lignes vio -
lettes) jusqu’à l’endroit
voulu. Lors de ce glisse-
ment, le positionnement
des repères peut être
contrôlé dans la case X de
la palette Contrôle (choi-
sissez d’abord un point
de référence par clic sur Sur les pages
e courantes,
es couuraantes,
on a placé lee texte
t (en
( auto-
t
l’icône ).
matique sur lal colonne
l gauche,
h semi-
automatique sur celle de droite).
On glisse
se le repère de colonne.
co
4. Vous pouvez verrouiller à nouveau
veau les repè
repères de
ASTUCE Lors de la configuration des blocs, pensez à créer
colonne en relançant Verrouiller les repères de colonne
(pour réafficher la coche). des styles d’objet pour faciliter les modifications ultérieures.

146
L A GESTION DU TEXTE

Le travail dans une Si vous voulez passer à la colonne suivante (ou à la page
suivante) sans avoir complètement rempli la première, insé-
composition en colonnes rez un saut de colonne ou un saut de page. Pour obtenir
ces caractères particuliers, utilisez le menu Texte et son
L A SAISIE D’UN TEXTE EN COLONNES sous sous-menu Insérer un caractère de saut. Vous pou-
vez également obtenir ces sauts par insertion à partir du
Pour saisir un texte en colonnes, activez l’outil Texte, dessi- menu contextuel et sous sous-menu Insérer un caractère
nez le bloc de texte sur la page (s’il n’en existe pas), affec- de saut.
tez-lui le nombre de colonnes voulu (dans la palette
Contrôle) puis réglez leur gouttière par l’intermédiaire de la
commande Options de bloc de texte (affichée par ∏ clic L’IMPORTATION D’UN TEXTE EN COLONNES
[Alt clic] sur l’icône ). Si le document a été configuré avec Elle s’effectue comme avec une configuration mono colonne.
l’option Bloc de texte type cochée, le bloc à colonnes Si le document est configuré avec le bloc de texte type et le
existe déjà sur la page. Vous pouvez le sélectionner avec texte placé en automatique, chaque page comporte un seul
l’outil Texte en cliquant dessus avec les touches Ó¢ bloc multicolonnes. Si la page gabarit ne possède pas de
[Ó Ctrl] enfoncées. Une fois le bloc sélectionné, cliquez de bloc, ce sont les repères de colonne qui sont utilisés pour le
nouveau dessus pour démarrer la saisie. placement automatique du texte : dans ce cas, chaque page
contient plusieurs blocs à une colonne. Les colonnes sont
Dans les deux cas (bloc dessiné ou sélectionné), le point d’in- alors indépendantes car chacune d’elles est constituée d’un
sertion se place automatiquement dans la première colonne, bloc (bloc de colonne) qui peut être manipulé séparément. Si
même si vous avez cliqué dans la deuxième ; en effet, les vous effectuez un placement semi-automatique, quelle que
colonnes sont chaînées car elles appartiennent au même soit la configuration du document, vous pouvez dessiner des
bloc. Saisissez le texte en tapant sur la touche ‚ pour créer blocs indépendants en vous aidant des repères de colonne.
les nouveaux paragraphes (et Ó‚ pour passer à la ligne
sans changer de paragraphe).

Les textes sur des tracés


La création de textes curvilignes Les particularités du texte
Quand le texte curviligne est sélectionné avec l’outil Flèche,
La saisie il comporte des marques qui facilitent sa gestion. On distin-
gue des marques d’alignement (traits verticaux qu’InDesign
Pour obtenir un texte curviligne, dessinez un tracé ouvert appelle équerres) et les marques de chaînage c’est-à-dire les
ou fermé, activez l’outil Texte curviligne (en tapant ports d’entrée et de sortie.
ÓT par exemple) et cliquez sur le tracé avec le curseur qui
Les ports
p d’entrée et de sortie.
devient : le point d’insertion clignote (au début du tracé
s’il est ouvert ou à l’endroit du clic s’il est fermé), la saisie
peut alors commencer ; vous pouvez aussi importer le texte.
Le texte se place le long du tracé mais ce dernier garde ses
attributs de coloration (fond et contour).
L marqu
Les marques
d’alignement.
d’aligneme .
Les marques d’alignement
On place l’outil sur le tracé, il On clique sur le tracé,
é le point
poi
change d’aspect. d’insertion
insertion clignote
’insertion c peut
: on peu Il s’agit de trois traits verticaux. L’outil Flèche change d’as-
saisir lle texte. pect quand il « survole » l’un de ces traits , , .
– Marque à gauche sur le tracé : elle indique la position
ATTENTION L’endroit où vous cliquez sur le tracé fermé définit
du début du texte s’il est aligné à gauche (position par
défaut). Son glissement (avec le curseur ) permet de
la position de la première lettre avec un texte aligné à gauche.
changer la position du texte sur le tracé.

147
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 5

ASTUCE Avec un tracé fermé, et bien que l’on ait cliqué en


haut du tracé, le texte se place en bas du tracé dès qu’on lui
affecte l’alignement centré. Pour le repositionner, il faut glis-
ser vers le haut la marque située en bas .
L’outil
til Flèche prend cet aspect
asp sur la marque gauche.

On glisse
se lla marqu
marque, le texte se déplace
p q
quand on relâche.

Aligné à gauche,
uche, le texte
xte s’aligne
s aligne sur le clic
c ; centré, il se placee en bas.
ba
En glissant
gll la
marque , on
marq
repositionne
repos le
– Marque du milieu : elle indique la position du centre du texte en haut.
texte si ce dernier était centré par la palette Paragraphe
ou Contrôle. Son glissement ( ) permet également de
changer la position du texte sur le tracé. Il y aura retour- Les marques de chaînage
nement du texte si vous la glissez sous le tracé — cette
opération s’effectue également à partir du menu Texte/ Il s’agit des ports d’entrée et de sortie d’un bloc de texte. Ces
Texte curviligne/Options en cochant Symétrie. marques carrées sont presque superposées si le tracé est
fermé. Si le texte n’est pas complet, un signe + rouge remplit le
port de sortie : un clic dessus donne l’icône de chaînage .

ASTUCE Il n’est pas possible sur un même cercle de placer


un texte en haut et un texte en bas : il faut réaliser une copie
On glisse la marque
arque sous le tracé, le texte
tee xte s’inverse.
s’invers du cercle (pivotée à 180°), il y aura ainsi un cercle pour le
texte du haut et un pour celui du bas.

Les chaînages de textes curvilignes


– Marque à droite : elle indique la position de la fin du
texte dans les cas d’alignement à droite ou justifié. Cette Le chaînage d’un texte curviligne peut se faire vers un bloc
marque est superposée à la première dans le cas d’un (rectangulaire ou non) avec un texte captif à l’intérieur d’un
tracé fermé. Son glissement ( ) permet de changer la tracé ou le long d’un tracé de texte curviligne.
position du texte s’il est aligné à droite ou sa largeur de
justification s’il est justifié. Avec un tracé ouvert, cette
marque devra être glissée dans le cas où vous rallongez LE CHAÎNAGE VERS UN TEXTE CAPTIF
le tracé ou augmentez ses dimensions.
Ce type de chaînage s’effectue comme avec les blocs de
Pour voir la fin du texte, texte : après avoir cliqué sur le port de sortie, vous pouvez
il faut rallonger le tracé.
aut rallong tracer un rectangle avec l’icône pour créer le bloc qui
contiendra la suite, ou cliquer sur un bloc déjà présent sur la
page avec l’icône qui devient . Le chaînage peut être
multiple vers d’autres blocs avec ∏ [Alt].

LE CHAÎNAGE VERS UN TEXTE CURVILIGNE


Le tracé a été modifié,
oddifié, on glisse Pour ce chaînage, avant de cliquer sur le port de sortie du
la marque
ue pourr étaler
ét l le l texte.
t t texte incomplet, dessinez le tracé sur lequel vous placerez la
suite du texte et cliquez dessus avec l’outil Texte curviligne
pour y voir le point d’insertion (et les ports d’entrée et de sor-
tie), c’est-à-dire le définir comme tracé de texte curviligne.

148
L A GESTION DU TEXTE

Vous pouvez maintenant cliquer sur le port contenant le Les réglages d’Effet.
signe + rouge pour obtenir l’icône , puis sur le second I V EZ L A F
SU LÈ
tracé avec l’icône qui doit devenir . CH
EZ E
SU I V L A FL
ÈC
HE
Pour placer la suite de SU I VEZ L A FL
ce texte,
tex on a créé
tracé de texte
un tra
tr SU
IVEZ L A F

CH IVEZ L ÈC
A FL HE

SU
curviligne.
curvi i E ÈC
HE

Les réglages INDESIG N


On a cliqué sur ce port d’Alignement.
de sosortie et on amène
l’icône
icôn sur le tracé de
ll’icôn
texte curviligne.
S
IN DE IG N
INDESIGN INDESIGN
On clique
c sur le tracé
texte curviligne
de te
pour afficher la suite
du texte.
te
Les colorations des textes curvilignes
ATTENTION Si l’icône est , le texte apparaîtra captif
dans le tracé. Elles s’effectuent comme avec les blocs de texte (captif).
Une fois le texte curviligne sélectionné avec la flèche noire,
pour colorer le texte, cliquez sur l’icône de texte dans la
Si vous devez placer un texte plus long, il est possible d’en- palette Couleur ou Nuancier ; pour colorer le tracé cliquez
visager des chaînages multiples (avec ∏ [Alt]) sur plusieurs sur l’icône du bloc .
tracés de texte curviligne puis d’importer le texte.

Coloratioon du texte.
Coloration ttexte
Coloratioon du bloc.
Coloration
On a chaîné
aîné ces tracés
traccé de texte curviligne puis
is on a importé
impo
m rté le texte.

La position du texte sur le tracé


InDesign propose des réglages prédéfinis pour décaler un
texte sur un tracé. On y accède par le menu Texte/Texte
curviligne/Options. La rubrique Aligner de la fenêtre d’op-
tions propose quatre types de décalages par rapport au
tracé. De plus, dans la rubrique Effet, l’option Marche d’es- ATTENTION Certains réglages, d’épaisseur de contour
calier simule un décalage vertical sur chaque lettre. notamment, peuvent entraîner un déplacement du texte
que l’on repositionne alors en plaçant correctement les mar-
ques d’alignement (qui ont été déplacées).

ASTUCE Pensez à créer des styles d’objet afin de faciliter les


changements ultérieurs. D’autres traitements sur les textes
Avec les textes curvilignes, vous disposez de quelques options de curvilignes seront abordés dans le chapitre consacré à la
positionnement du texte par rapportport au tracé. typographie.

149
L A GESTION DES IMAGES

6 La gestion des images

Les types d’images


On distingue deux types d’images : les images pixellisées L’ÉCHANTILLONNAGE DES COULEURS
(bitmap) et les images vectorielles.
Le nombre de couleurs que peut prendre le pixel d’une
image est appelé profondeur ou échantillonnage des cou-
Les images pixellisées (bitmap) leurs ; il est mesuré en bits. On distingue trois catégories
d’images : les images 1 bit, 8 bits et 24 bits.
Elles sont obtenues par numérisation d’une photo, à partir
d’un appareil photo numérique ou par création à l’aide d’un Les images 1 bit
programme de dessin bitmap tel que Photoshop. De telles
images sont composées d’une juxtaposition de petits carrés Ces images, appelées également bitmap, sont des images au
(ou grille de points), chaque point étant appelé pixel. Les trait. Elles ne présentent que des pixels noirs ou blancs (deux
pixels de l’image ont une taille fixe définie à la création de couleurs). Leur poids sur le disque est faible et leur résolution
l’image ou à la numérisation de la photo ; la taille du pixel doit être grande pour montrer suffisamment de détails de
détermine la résolution de l’image. Chaque pixel possède l’image et éviter l’apparition d’escaliers (aliasing) dans certai-
une couleur, qui va du noir ou du blanc à une nuance choi- nes parties de l’image. Avec certains formats, les pixels blancs
sie dans une palette de 16,7 millions de couleurs. de l’image 1 bit sont remplacés par des pixels transparents.

LA RÉSOLUTION Les images 8 bits

La résolution d’une image est liée à la finesse du pixel Ces images disposent d’un maximum de 256 couleurs. On
exprimée en nombre de pixels par pouce, ppp (en anglais distingue trois catégories d’images 8 bits :
dpi, dot per inch). Une image de résolution 72 ppp est consi-
dérée comme étant de basse résolution ; les pixels y sont
– Les images à niveaux de gris : appelées similis, elles pré-
sentent un maximum de 256 nuances de gris.
relativement gros (0,35 mm) et l’impression à 100 % risque
de faire apparaître des « escaliers » dans les zones de fort
contraste. Une résolution de 300 ppp (ou plus) correspond – Les images à couleurs indexées : surtout utilisées dans
à une image haute résolution. À l’impression, une image les documents sur le Web. Elles sont composées d’un
haute résolution présentera une grande finesse. Si l’image maximum de 256 couleurs référencées (indexées) dans
subit un changement de taille dans InDesign, sa résolution une palette. Ce type d’image ne convient pas pour des
sera modifiée. En effet, si elle est réduite à 50 % de sa taille travaux de PAO.
initiale, ses pixels sont réduits de moitié et sont donc plus
fins : on a doublé la résolution de l’image. En revanche, si – Les bichromies : elles sont constituées de 256 nuances
l’image passe à 200 % de sa taille d’origine, sa résolution est obtenues à partir de deux couleurs de base (le noir et une
divisée par deux (l’image apparaîtra « pixellisée »). autre couleur, ou deux couleurs différentes). Dans certains
cas (trichromie, quadrichromie), davantage de couleurs
INFO. La palette Informations (menu Fenêtre) indique
peuvent être utilisées.
la résolution de l’image importée avant et après un redi-
mensionnement.
Les images 24 bits
Les images 24 bits peuvent présenter un maximum de
16,7 millions de couleurs. Elles sont obtenues en utilisant
Si on change la taille de l’image, l’un des trois espaces colorimétriques suivants : RVB, Lab ou
la nouvelle valeur de résolution CMJN. Les images pour le Web et certains travaux de PAO
sera indiquée ici. utilisent les couleurs RVB ; les couleurs Lab et CMJN sont
utilisées uniquement dans les images qui feront l’objet de
publications imprimées — le standard étant constitué par
les images CMJN (appelées quadri).

151
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

INFO. La palette Informations (menu Fenêtre) indique L A RÉSOLUTION D’IMAGE VECTORIELLE


l’espace de couleurs de toute image importée sélectionnée. Une image vectorielle ne possède pas de résolution propre ;
en effet, grâce aux formules mathématiques, la résolution de
l’image s’adapte automatiquement à celle du périphérique
de sortie (imprimante, flasheuse) à condition que ce dernier
Les images vectorielles gère le langage PostScript. En effet, au cours de l’impression,
les objets vectoriels sont convertis en pixels dont la taille est
Elles sont produites par des logiciels de dessin vectoriel tels liée à la résolution du périphérique : c’est la rastérisation ; elle
qu’Illustrator (ou encore Flash). La plupart d’entre eux sont est effectuée par le RIP (Raster Image Processor) PostScript du
capables de manier du vectoriel et du bitmap. périphérique de sortie. Le dessin vectoriel permet donc
d’obtenir des images de grande qualité sur des imprimantes
PostScript.
LES CARACTÉRISTIQUES D’UNE IMAGE VECTORIELLE
Dans une image vectorielle, il ne s’agit plus d’une grille L’écran (qui est aussi un périphérique de sortie) n’est pas
de pixels mais d’une juxtaposition d’objets définis par des capable d’afficher des objets PostScript (comme certaines
formules mathématiques. L’image est décrite à l’aide du imprimantes non PostScript de type jet d’encre). Pour cette
langage de description vectoriel PostScript (c’est aussi le raison, le logiciel de dessin vectoriel englobe toujours dans
langage de la plupart des imprimantes PostScript). Comme le fichier de l’image PostScript une image bitmap basse
dans InDesign, les objets peuvent se superposer dans les résolution (72 ppp) pour son affichage à l’écran — cette
logiciels de dessin vectoriel. Ils sont faciles à sélectionner, à « version écran » étant toujours de moins bonne qualité que
déplacer, à modifier ou à colorier (si on déplace un objet, on la version imprimée. InDesign, permet quant à lui, en fonc-
découvre ceux qui sont placés en dessous). De nombreuses tion du réglage de ses préférences d’afficher directement
polices de caractères sont vectorielles ; elles sont décrites l’image PostScript (donc avec une haute résolution).
par des objets et des courbes.

La préparation des images


Les résolutions L A LINÉATURE ET LA RÉSOLUTION DES IMPRIMANTES
La linéature de la trame de demi-teinte
Il ne faut pas confondre la résolution de l’image exprimée
en ppp, la résolution de sortie ou de l’imprimante exprimée Pour imprimer, la plupart des imprimantes PostScript (pho-
également en ppp et la résolution de trame ou linéature tocomposeuses) utilisent un tramage constitué d’une jux-
exprimée en lignes par pouce (lpp ou lpi — lines per inch). taposition régulière de cellules dites de demi-teinte. Ces
cellules sont réparties en lignes, dont le nombre par pouce
s’appelle linéature, fréquence de trame ou encore résolu-
L A RÉSOLUTION DES IMAGES BITMAP tion de trame (exprimée en lpp).
La résolution que vous allez choisir pour vos images
dépend de la destination finale du document InDesign. Le nombre de niveaux de gris imprimés
Une résolution de 72 ppp (celle de l’écran) est suffisante
pour une mise en page pour le Web, destinée à être affi- Chaque cellule de demi-teinte est constituée d’un certain
chée ; en revanche, pour une mise en page destinée à l’im- nombre de points laser créés par l’imprimante. C’est le
primeur, les caractéristiques de l’imprimante, la qualité du nombre et la répartition de ces points dans la cellule qui
papier et la taille d’impression souhaitée rentrent en ligne permettent de reproduire une nuance ou niveau de gris
de compte dans le choix de la résolution (voir plus loin). Plus sur le film ou sur le papier. Le nombre maximal de points
cette dernière est grande, plus les pixels de l’image sont contenus dans chaque cellule définit le nombre de niveaux
petits et plus l’image sera fine. Si la résolution est trop faible, de gris qui peuvent être reproduits. Plus ce nombre est
l’image manquera de détails et présentera une pixellisation, important (avec un maximum de 256), plus l’image impri-
c’est-à-dire que les pixels de l’image deviendront visibles et mée apparaît fine et présente des détails et des transitions
formeront des escaliers. dans les couleurs.

152
L A GESTION DES IMAGES

La linéature et la résolution de l’imprimante – Pour les travaux Web, image à afficher sur un écran :

Les résolutions des imprimantes utilisant une trame d’im- Résolution de l’image = 72 ppp (rés. écran) × %
pression varient entre 300 et 600 ppp pour les imprimantes
d’entrée de gamme et 1 200 et 3 600 ppp pour les flasheu-
ses. À chaque imprimante est associée une valeur de linéa- Les formats d’images
ture optimale à laquelle correspond un nombre de niveaux
de gris ; en effet, c’est en divisant la résolution de l’impri-
mante (nombre de points par pouce) par la linéature (nom- LES FORMATS DISPONIBLES
bre de cellules par pouce) que l’on détermine la largeur de
la cellule de demi-teinte (en nombre de points), et c’est en InDesign est capable d’importer de nombreux formats
multipliant cette largeur par elle-même que l’on obtient le d’images. On peut les regrouper en catégories :
nombre de niveaux de gris. – les formats natifs de Photoshop (.psd) et d’Illustrator (.ai) :
ce sont les plus intéressants à utiliser (avec le PDF) ;
Par exemple, pour une imprimante de résolution 1 200 ppp,
une linéature de 85 lpp donne une largeur de cellule de – les classiques de la PAO : TIFF (.tif), EPS (.eps), DCS (.eps) ;
1 200/85 soit, environ 14 et donc 196 niveaux de gris (14 ×
14). Avec cette imprimante, une linéature de 133 lpp, donne – les formats du Web : GIF (.gif), JPEG (.jpg) et PNG (.png) ;
une largeur de à 9 et donc 81 niveaux de gris, ce qui peut
se révéler insuffisant pour certains types de travaux. En – le format Acrobat PDF (.pdf) généré par Illustrator, Photo-
revanche, pour une imprimante à 2 400 ppp et une linéature shop ou encore InDesign.
de 150 lpp, on obtient 256 niveaux de gris, ce qui assure
une qualité optimale. Plus la résolution de l’imprimante est Les descriptions de formats qui suivent concernent Pho-
élevée, plus son point est fin, et plus la linéature peut être toshop et Illustrator. Pour le premier, ils s’obtiennent par
grande. Le choix de la linéature est fonction du papier uti- enregistrement, pour le second par enregistrement ou par
lisé lors de l’impression : sa valeur doit être augmentée en exportation. Il existe d’autres formats (Pict, Bmp, Scitex…),
même temps que la qualité du papier. qui, étant moins courants, ne sont pas décrits dans les para-
graphes qui suivent. Reportez-vous aux documentations
L A RÉSOLUTION DE L’IMAGE ET LA LINÉATURE des logiciels pour de plus amples informations.

Sauf pour les images au trait, où la résolution est plus Les formats natifs de Photoshop et Illustrator
grande (de 600 à 1 200 ppp), pour obtenir une qualité
optimale à la sortie, il convient de régler la résolution de la Dans le passé, on avait le plus souvent recours à des fichiers
photo sur une valeur comprise entre 1,5 et 2 fois la linéa- au format EPS ou TIFF ; désormais, il est possible de tirer
ture d’impression. Ainsi, des images de résolution de 200 profit de la technologie commune aux applications de la
à 300 ppp s’imprimeront avec une bonne qualité sur des Creative Suite d’Adobe et de placer des fichiers natifs (.ai)
photocomposeuses à 1 200 ou 2 400 ppp. Cependant, il d’Illustrator et des fichiers natifs (.psd) de Photoshop dans
faut, éventuellement, multiplier la valeur de résolution par InDesign.
le taux d’agrandissement si la photo est agrandie dans le
logiciel de mise en page où s’effectue la sortie finale. Les avantages de ces formats natifs sont nombreux ; ainsi,
Pour résumer : leur utilisation permet de reculer l’aplatissement nécessaire
le plus tard possible dans le déroulement de vos opérations
– Pour les travaux de PAO, image à niveaux de gris, bichro- de conception.
mie ou couleur destinée à l’imprimeur(1) :
Le format natif de Photoshop : format PSD
Résolution de l’image = Linéature × 2 × % (2)
Ce format gère tous les espaces colorimétriques : CMJN
(avec ou sans tons directs), RVB (avec ou sans tons directs),
– Pour les travaux de PAO, image au trait à imprimer : Bichromie, Niveaux de gris, Noir et blanc (bitmap 1 bit) ;
Résolution de l’image = 600 à 1 200 ppp × % cependant, un fichier PSD multicouche (obtenu à partir
d’une bichromie ou d’un fichier CMJN) ne peut pas être
importé par InDesign (un message le signalera).
(1) Pour les imprimantes de type jet d’encre dont les sorties
utilisent un tramage particulier, vous pouvez régler la résolution
des images (couleur ou niveaux de gris) sur une valeur com- I NFO. Avec le format PSD, les pixels blancs d’une image
prise entre 200 et 250 ppp ; consultez leur documentation pour 1 bit sont remplacés par des pixels transparents.
connaître le réglage optimal.
(2) % : taux d’agrandissement ou de réduction de l’image.

153
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Il est particulièrement intéressant d’utiliser le format natif Le tableau ci-dessous indique l’état (conservé ou perdu dans
de Photoshop car il vous évitera des manipulations supplé- InDesign) des éléments Photoshop (transparence, calques,
mentaires. En effet, non seulement le document conserve couches, tracés) :
intacts tous les calques, ce qui facilite les retouches dans
Photoshop mais il sera possible de choisir ceux qui devront Élément Particularités du format PSD
être affichés dans InDesign. De plus, si le document Photo- État
Photoshop (dans InDesign)
shop n’a plus de calque d’arrière-plan mais possède un
calque avec des zones transparentes (même partiellement) Les zones transparentes des
liées à la présence d’un masque de fusion ou d’un détourage Transparence Conservé. calques sont conservées même
(par Extraire, par exemple), celles-ci apparaîtront transpa- si la transparence est partielle
(zone de fondu).
rentes dans InDesign sans qu’il soit nécessaire de créer le
moindre tracé ou couche alpha. Les calques peuvent être
Calques Conservé. affichés ou non dans InDesign ;
de même, les compositions de
calques sont disponibles.
Les couches sont utilisables
lors de l’importation (avec
Couches Conservé. les options d’importation),
puis pour créer un tracé de
détourage (Objet/Masque).
Ils ne sont utilisables pour
créer un tracé de détourage
Tracés Conservé. (Objet/Masque) ou un chemin
d’habillage que s’ils ont été
renommés dans Photoshop.
Les tons directs de l’image
Tons directs Conservé. (CMJN ou RVB) sont ajoutés
dans le nuancier lors de
l’importation.
Dans Photoshop, l’image
mage présente
zones transparentes
des zo
d ntes avec fondu.
ASTUCE Une image à niveaux de gris au format PSD peut
être recolorée dans InDesign mais à condition qu’elle ne
possède ni transparence ni couche alpha. Il n’y a pas de res-
Dans
D InDesign, la transparence triction pour les images noir et blanc (1 bit).
est intégralement
g conservée.
o servée
on

Le format natif d’Illustrator : le format AI


Il s’utilise
s’u comme le format EPS d’Illustrator mais il pré-
sente
se l’avantage par rapport à ce dernier de ne pas
aavoir à définir l’aplatissement des transparences (c’est
InDesign qui s’en chargera).

Avec ce format, les zones extérieures aux tracés


d
deviennent transparentes dans InDesign, même si
le
les objets comportent un effet bitmap tel une ombre
po
portée, ce qui n’est pas le cas avec des images au for-
mat EPS qui subissent un aplatissement (la zone transpa-
rence eest alors remplacée par un fond blanc). Avec Illustra-
tor, n’hésitez pas à utiliser le format natif en remplacement
du format EPS qui n’est plus indispensable.

INFO. Dans InDesign CS3, il est possible de choisir les cal-


ques que vous souhaitez importer dans la mise en page.

154
L A GESTION DES IMAGES

Les formats classiques de la PAO Dans Photoshop, si les images sont en couleur, vous pou-
vez les convertir au mode CMJN ou laisser InDesign faire la
Il s’agit des formats TIFF, EPS et DCS, qui sont progressive- conversion et placer le fichier en RVB (avec son profil). Dans
ment remplacés par les formats natifs. ce cas, cette conversion s’effectue à l’aide du profil qui définit
l’espace CMJN de travail d’InDesign. Dans la fenêtre Options
Le format TIFF EPS de Photoshop, si vous avez coché Gestion des couleurs
PostScript lors de l’enregistrement d’une image à niveaux de
Le format TIFF (Tag Image File Format), reconnu par la majo-
gris, cela entraînera, dans InDesign, la séparation des niveaux
rité des logiciels de mise en page, n’est pas disponible pour
de gris en couleurs quadrichromiques lors de l’impression
les images de type bichromie. Si le document Photoshop
avec séparation ; l’aperçu des surimpressions permettra de
est constitué par un calque contenant des zones transpa-
le visualiser. En contrepartie, vous pourrez coloriser l’image à
rentes, celles-ci le seront également dans InDesign si vous
niveaux de gris dans InDesign. Avec les images 1 bit (noir et
cochez l’option Enregistrer transparence dans la fenêtre des
blanc), le blanc pourra être défini comme étant transparent.
options TIFF lors de l’enregistrement du fichier. Le tableau ci-
dessous indique l’état (conservé ou perdu dans InDesign) Les formats DCS
des éléments (transparence, calques, couches, tracés) :
Il faut distinguer le DCS 1 et le DCS 2. Il s’agit de variantes de
Élément Particularités l’EPS qui permettent la séparation des couleurs et conver-
État
Photoshop du format TIFF tissent le document en CMJN. Le format DCS 1 ne gère que
Si Enregistrer transparence les images CMJN ; lors de l’enregistrement Photoshop crée
est coché dans les options cinq fichiers : quatre fichiers de séparation (un par couleur
d’enregistrement TIFF, les zones primaire : cyan, magenta, jaune et noir), plus un cinquième
Transparence Conservé. transparentes des calques fichier composite pour le placement dans InDesign ; lors
sont conservées même si la du rassemblement des données pour l’imprimeur, InDe-
transparence est partielle (c’est-à- sign regroupe les cinq fichiers. Le DCS 2 s’utilise avec les
dire avec zone de fondu). documents CMJN (ou RVB) avec ou sans tons directs ainsi
Les calques peuvent être affichés qu’avec certaines bichromies. Le format DCS 2 peut pro-
Calques Conservé. ou non dans InDesign ; duire cinq fichiers (ou plus), comme le DCS 1, ou un seul
de même, les compositions de comportant tous les éléments nécessaires à la séparation et
calques sont disponibles. au placement dans InDesign.
Les couches sont utilisables
lors de l’importation (avec les Élément Particularités
Couches Conservé. options d’importation), puis pour État
Photoshop des formats EPS et DCS
créer un tracé de détourage
(Objet/Masque). Les zones transparentes
sont remplacées par du
Ils ne sont utilisables pour blanc ; cependant, l’image
créer un tracé de détourage Conservé
Tracés Conservé. peut apparaître détourée
(Objet/Masque) ou un chemin selon la
Transparence automatiquement si un tracé
d’habillage que s’ils ont été préparation
renommés dans Photoshop. a été défini comme Masque
Photoshop.
dans la palette Tracés de
Les tons directs de l’image Photoshop — il ne peut pas y
Tons directs Conservé. (CMJN ou RVB) sont ajoutés dans avoir de zone de fondu.
le nuancier lors de l’importation.
Les calques sont fusionnés
Calques Perdu.
Une image à niveaux de gris peut être recolorée dans InDe- sur un calque d’arrière-plan.
sign si elle ne possède ni transparence, ni couche alpha. En Couches Perdu. Les couches sont perdues.
revanche, toutes les images bitmap (1 bit) peuvent être reco-
lorées ; avec de telles images, seuls les pixels noirs sont visibles, Les tracés sont utilisables
les pixels blancs deviennent automatiquement transparents. pour créer un détourage
(Objet/Masque) ou un
Tracés Conservé.
Le format EPS chemin d’habillage s’ils
ont été renommés dans
L’EPS (Encapsulated PostScript) est (était) avec le TIFF un des Photoshop.
formats d’images les plus répandus dans la PAO. Le docu- Les tons directs des images
ment est décrit dans un langage PostScript utilisé par la au format DCS 2 sont ajoutés
plupart des RIP d’impression (c’est pourquoi il est apprécié Tons directs Conservé.
dans le nuancier lors de
par les applications de mise en page). De plus en plus, on l’importation.
peut le remplacer par le format PSD.

155
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Les fichiers TIFF et EPS peuvent intégrer des commentaires Élément Particularités
OPI (Open Prepress Interface) reconnus par InDesign. Ces État
Photoshop du format PDF
commentaires permettent l’utilisation d’un système d’im-
pression à base de serveur OPI : il s’agit d’un serveur d’im- Elles n’apparaissent que dans
pression piloté par un logiciel qui crée une version basse Couches Perdu. le document rouvert dans
résolution de l’image. Celle-ci servira au placement dans le Photoshop.
logiciel de mise en page. Mais, lors de l’impression, l’image Ils n’apparaissent que dans
basse résolution sera remplacée par l’image haute résolu- Tracés Perdu. le document rouvert dans
tion (cette dernière subissant les traitements réalisés dans le Photoshop.
logiciel de mise en page : recadrage, rotation…). Les tons directs des images
au format PDF sont ajoutés
Tons directs Conservé.
INFO. Avec InDesign, vous pouvez importer les images en dans le nuancier lors de
RVB car le programme convertit à la volée tous les fichiers l’importation.
RVB importés en CMJN lors de l’impression ou de l’exporta-
tion (en utilisant les profils ICC spécifiés).
Si le document PDF est multipages (par exemple, un fichier
InDesign exporté en PDF), vous pourrez choisir la ou les
pages à importer dans la fenêtre d’options d’importation.
Le format Adobe PDF
Avec Photoshop, le format PDF est intéressant car c’est le Les formats pour le Web
seul format qui conserve intégralement le caractère vecto- Le format GIF
riel des éléments, tels les textes et les formes. En effet, avec
le format PSD, il y a une pixellisation de ces éléments une GIF (Graphics Interface Format) est l’un des formats les plus
fois l’image importée dans InDesign ; en revanche, le PSD utilisés pour les images contenues dans les pages HTML
conserve la gestion de l’affichage des calques. De plus, le sur le Web. Cependant, il ne s’applique qu’à des images
format PDF, dans ses versions 1.4 à 1.7, gère la transparence aux couleurs indexées, bitmap ou à niveaux de gris, c’est-à-
tout comme le PSD et les images à niveaux de gris sont dire aux images comportant un nombre limité de couleurs
coloriables. Cependant, l’aspect des images n’est correct (logo, graphes, etc.). Le GIF sera moins efficace pour l’affi-
que si vous affichez l’aperçu des surimpressions par le menu chage en ligne de photographies ou de dégradés. En effet,
Affichage : par exemple, certains tons directs n’apparaissent l’image RVB subit une conversion qui entraîne souvent une
pas ou l’image paraît pixellisée même avec l’affichage de dégradation de ses couleurs, ce qui rend ce format impro-
qualité supérieure. pre à une impression commerciale. Le GIF offre la possibilité
de définir des zones de transparence (avec une couche alpha)
Le tableau ci-dessous indique l’état (conservé ou perdu dans pour obtenir le détourage de certaines parties de l’image. Ce
InDesign) des éléments Photoshop (transparence, calques, détourage, normalement visible dans la page HTML, ne sera
couches, tracés) : pas conservé dans InDesign.

Élément Particularités ATTENTION Si la résolution de l’image n’est pas de 72 ppp lors


État de l’importation dans InDesign, les pixels sont rééchantillonnés
Photoshop du format PDF
et l’image redimensionnée pour atteindre cette résolution.
Les zones transparentes de
l’image sont conservées
dans InDesign si vous avez
Le format JPEG
Conservé coché l’option Arrière-plan
(selon les transparent dans la fenêtre Le format JPEG (Joint Photographic Experts Group) est prin-
Transparence options et d’options d’importation cipalement utilisé pour afficher des photographies (et des
la version d’InDesign. Comme pour les images à tons continus) sur le Web. Il permet une compres-
PDF). images EPS, vous pouvez utiliser sion importante. Celle-ci conserve toutes les informations
un tracé défini comme Masque de couleur des images RVB ; en revanche, en fonction du
dans la palette Tracés, mais il n’y taux de compression, certaines données sont éliminées
aura plus de zone de fondu. (l’image décompressée est légèrement différente de l’origi-
L’image apparaît aplatie dans nal, sauf avec l’option de qualité maximale). Le format JPEG
InDesign mais on retrouve convient parfaitement aux images avec des tons continus
Calques Conservé.
les calques quand elle est (photographies), mais évitez de l’utiliser avec des images
rouverte dans Photoshop. unies, présentant de grandes zones d’aplat, car elles per-
dront de leur netteté.

156
L A GESTION DES IMAGES

Le format JPEG peut servir à la fois pour les documents des- Les détourages pixellisés
tinés au Web et aux impressions commerciales si sa résolu-
tion a été réglée en conséquence et si la compression est la Il y a trois méthodes pour les obtenir :
plus faible possible ; les tracés vectoriels (pas les couches) – Les effacements de pixels : il s’agit de détourages obte-
sont conservés et pourront être utilisés dans InDesign. nus par les gommes (magique, d’arrière-plan…) ou par
la commande Extraire du menu Filtre ; ils sont efficaces
Le format PNG
mais irréversibles.
Il s’agit également d’un format d’affichage d’images dans les
pages Web. Le format PNG-24 conserve toutes les informa- – Le masque de fusion : il cache une partie de calque
tions de couleur (mais le profil ICC n’est pas incorporé), ainsi mais de manière réversible et facilement modifiable ; il
que la transparence et les tracés (renommés). Il s’agit d’un est obtenu, le plus souvent, à partir d’une sélection de la
fichier compressé mais sans perte d’informations. zone à détourer.

– La couche alpha : elle n’agira qu’une fois l’image importée


LE CHOIX DU FORMAT ET DES COULEURS dans InDesign soit à l’importation dans la fenêtre d’op-
tions, soit après l’utilisation de la commande Masque d’In-
Quelle que soit la destination finale, Web ou papier (PAO), Design, mais uniquement avec les formats PSD ou TIFF.
de la mise en page, vous pouvez choisir de travailler avec
des images RVB au format natif Photoshop ou Illustrator.

Le travail pour le Web


Dans le cadre d’un travail Web, vous pourrez enregistrer
vos images automatiquement avec des formats Web lors
de l’exportation en HTML ou garder vos images avec leur
format d’origine. Une fois l’assemblage ouvert dans Dream-
weaver, les images seront enregistrées à la volée dans le
format souhaité et l’optimisation voulue lors de leur place-
ment dans la page HTML. Pour éviter certains problèmes de
transfert, tapez les noms de fichiers sans accent ni signe de
ponctuation.

Le travail pour la PAO Détourage avec un n masque


masq Détourage par effacement
de fusion (formats
ts PSD, TIFF
TI avec les gommes, extraire…
Dans le cadre d’un travail de PAO, c’est lors de l’impression et PDF). (formats PSD, TIFF et PDF).
ou de l’exportation en PDF qu’InDesign convertira à la volée
les images RVB dans l’espace CMJN en utilisant les profils
spécifiés dans les fenêtres d’impression ou d’exportation.
En opérant ainsi, il vous sera possible de choisir le profil en
fonction de la destination du fichier (impression d’épreuve
avec le profil de l’imprimante ou impression sur presse avec
un profil spécifique…).

La préparation du détourage
dans Photoshop LL’image
imag importée
d
dans InDesign (et
habillée par un texte).
h
habill
LES MÉTHODES DE DÉTOURAGE
Pour détourer une image dans Photoshop, vous disposez de
plusieurs méthodes qui, si le format d’enregistrement final
permet de les gérer, peuvent être cumulées. Ces détourages
se répartissent en deux catégories : détourages pixellisés et
détourages vectoriels. ATTENTION La transparence n’existe pas dans un fichier EPS.
L’image détourée apparaît sur un fond blanc une fois rou-
verte dans Photoshop ou importée dans InDesign.

157
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Les détourages pixellisés présentent l’avantage de pouvoir


ATTENTION La transparence n’existe pas dans un fichier
employer des zones semi-transparentes, c’est-à-dire pré-
PDF enregistré avec le standard PDF/X car celui-ci aplatit
sentant un fondu entre la partie détourée et le reste (ce qui
l’image en fusionnant les calques ; de même, toute conver-
est impossible avec un détourage vectoriel ou créé directe-
sion des couleurs dans la fenêtre Options d’enregistre-
ment dans InDesign).
ment PDF (rubrique Sortie) entraînera l’aplatissement de
l’image et la perte de la transparence.

Si vous enregistrez au format EPS (ou DCS) une image


ayant des zones transparentes obtenues par un détourage
pixellisé, celles-ci seront remplies par du blanc dans le
fichier enregistré. Une fois l’image placée dans InDesign, elle
ne semblera détourée que si l’arrière-plan sous l’image est
blanc. Si vous utilisez les fonctions d’InDesign pour rendre
le détourage réel, il perdra son caractère pixellisé ; en effet,
tous les détourages effectués via la commande Masque
d’InDesign sont vectoriels.
Détourages
urages cumuléslé avec zone
de fondu
ndu (gommes et et Extraire
aire +
masque dde ffusion).
i ) Les détourages vectoriels
Il y a deux méthodes pour les obtenir :
– Le masque vectoriel : il se réalise comme le masque de
fusion mais à partir d’un tracé. Ce dernier cache une par-
tie de calque mais de manière réversible et facilement
modifiable avec des outils vectoriels.
L’image conserve
les fondus...

Ces détourages sont principalement utilisés avec les for-


mats PSD, PDF et TIFF. Avec ce dernier, les zones transparen- Icci, l’im
Ici, l’image est
tes des calques n’apparaîtront à l’importation dans InDesign détourée par ce
d
détouré
masque vectoriel. el.
que si l’option Enregistrer transparence a été cochée dans
la fenêtre d’enregistrement du fichier du format TIFF.

ASTUCE Selon l’image, il est parfois possible dans InDesign


d’obtenir ces effets de fondu sur certains bords de l’image.
Dans l’exemple ci-dessous, on a redessiné une partie de la – Le tracé : il sera défini ou non comme masque dans
forme du bloc, et on lui a appliqué des effets de contour pro- Photoshop et n’agira qu’une fois l’image importée dans
gressif (directionnel ou autre). InDesign. Il peut également être obtenu par conversion
d’une sélection de la zone à détourer (voir plus loin).

Icci, l’im
Ici, l’image sera
détourée par ce
d
détouré
tracéé vectoriell
défini comme
En utilisant des effets
ts masque.
de contours progressifs
ssifs
f
directionnel et dégradé
radé

à ce bloc redessiné,,
on a obtenu un fondu.
ndu.

158
L A GESTION DES IMAGES

À par
partir de la sélection et de cette
commande,
commm on obtient le tracé
vectoriel
o qu’il
vecto q faudra renommer.

Dans InDesign, l’image


apparaît détourée grâce
au tracé vectoriel.

– À partir d
des zones transparentes d’un calque récupérées
Les bords d’une image ayant un détourage vectoriel sont sous forme de sélection (par clic droit sur la vignette du
forcément nets (sans zone de fondu). Avec les formats EPS et calque ou par la commande Récupérer la sélection du
DCS, le détourage par le tracé défini comme masque consti- menu Sélection) et converties en tracé.
tue le seul moyen d’obtenir un détourage réel, c’est-à-dire
avec des zones masquées (et non pas blanches) autour de La définition du tracé Photoshop en masque
l’image détourée. Les paragraphes qui suivent indiquent
comment obtenir le tracé puis le définir en masque. Pour définir le tracé en masque dans Photoshop, renommez
le tracé de détourage par double-clic sur sa vignette puis
lancez la commande Masque dans le menu de la palette
L’OBTENTION DU DÉTOURAGE PAR Tracés. Le nom du tracé s’affiche dans la fenêtre Masque
UN TRACÉ DÉFINI EN MASQUE puis apparaît en relief dans la palette Tracés.
La création du tracé de détourage
Dans Photoshop, le tracé s’obtient de plusieurs façons :
– En suivant le contour de la zone à détourer avec la
plume.
– En créant une forme vectorielle correspondant à la partie Dans cette palette, on lance cette commande
de l’image qui devra être visible. pour afficher cette fenêtre et y définir le tracé
comme masque.

Si vous ne faites pas cette mani-


pulation, l’image ne sera pas
détourée dans InDesign, mais il
sera cependant possible d’obte-
nir son détourage avec la com-
mande Masque du menu Objet
(nous en reparlerons plus loin).
On a dessiné la forme
rmee vecto
vectorielle
orielle qui va détourer l’image
l’im
l im
(puis on a nomméé le tracé).
tracé)).
Dans InDesign, quel que soit
son format, une image ayant un
– En effectuant la sélection de la zone à détourer et en tracé défini en masque appa-
convertissant cette sélection en tracé à partir de la com- raît automatiquement détourée Dans InDesign, l’image
mage
mande Convertir en tracé dans le menu local de la sans qu’il soit nécessaire d’utili- apparaît détourée (on
n lui a
palette Tracés ou du menu contextuel. ser les options d’importation. ajouté une ombre portée).
é )

159
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Le profil ICC des images Les profils dans Illustrator


Cette affectation n’est pas possible avec le format EPS ; en
L’INTÉRÊT DU PROFIL revanche, le profil peut être incorporé aux images enregis-
trées au format natif Illustrator (.ai) ou PDF, ou exportées aux
La présence et l’utilisation du profil dans une image assurent formats TIFF, JPEG ou Photoshop PSD. Pour obtenir l’insertion
une homogénéité dans l’affichage des couleurs dans les dif- du profil, cochez l’option correspondante dans la fenêtre d’op-
férents programmes Photoshop, Illustrator et InDesign. Ainsi, tions d’enregistrement ou d’exportation du menu Fichier.
vous pouvez aussi prévoir l’aspect des images sur différents
systèmes d’impression.
LE CHOIX DU PROFIL À INCORPORER À L’IMAGE
Pour que le profil puisse être utilisé dans InDesign, vous Les profils dans Photoshop
devez activer la gestion des couleurs dans la fenêtre Cou-
leurs du menu Édition. Bridge, le logiciel de gestion des Ils sont définis dans le sous-menu Couleurs du menu Édi-
fichiers de la Creative Suite, permet de synchroniser la ges- tion à la rubrique : Espace de travail puis RVB ou CMJN —
tion des couleurs sur tous les programmes de la Creative ou, comme indiqué précédemment, par le menu Édition de
Suite (Photoshop, Illustrator, InDesign et Acrobat). Cette Bridge. Il est préférable de choisir un profil correspondant à
opération s’effectue dans le menu Édition à la commande une gamme de couleurs suffisamment large, pour ne pas
Paramètres de couleur Creative Suite. perdre trop d’informations couleurs, et qui est sensiblement
commune à la plupart des écrans, pour assurer la portabilité
de l’image sur différentes plates-formes. Si vous travaillez sur
des documents pour le Web, l’espace sRVB IEC61966-2.1
s’avère être le meilleur choix. Pour les documents PAO, uti-
lisez plutôt les espaces Adobe RVB (1 998) ou ECI RGB (s’il
a été installé) pour les images RVB et Europe ISO Coated
FOGRA27 (ou ISO Coated (ECI) ou personnalisé selon votre
système d’impression) pour les images CMJN. Vous pouvez
affecter un profil à une image par la commande Attribuer
un profil, qui figure désormais dans le menu Édition.

Les profils dans Illustrator


Ils sont définis par les commandes Couleurs et Attribuer
un profil du menu Édition si vous n’avez pas effectué de
synchronisation avec Bridge.

LE CHANGEMENT DE PROFIL D’UNE IMAGE


Il est possible de visualiser ou de supprimer des paramètres
de profil existants dans une image importée soit lors de son
La gestion des couleurs a été synchronisée sur la Creative Suite avec importation, soit lors de son édition dans la mise en page.
Bridge. Ici, ill s’agit des valeurs par défaut. Vous
Vou pouvez importer des Cela peut s’avérer utile avec une image contenant un profil
profils et les définir comme espace de travail RVB et CMJN. incorrectement incorporé ou ne contenant aucun profil.
Pour cela, sélectionnez l’image déjà importée et choisissez
INFO. La gestion des couleurs dans InDesign ne s’applique Couleurs de l’image du menu Objet — si l’image n’est pas
qu’aux fichiers images qui utilisent le modèle colorimétrique encore importée, choisissez Fichier/Importer, sélectionnez
RVB, CMJN ou Lab. Afficher les options d’importation, puis l’onglet Couleur,
enfin dans le menu local Profil, choisissez le profil source à
appliquer à l’image du document.
L’AFFECTATION D’UN PROFIL À UNE IMAGE
Les profils dans Photoshop
Un profil ICC peut être imbriqué dans le fichier image s’il est
enregistré avec un des formats suivants : PSD, TIFF, EPS et
DCS, PDF, JPEG. Le profil est affecté si vous cochez l’option
Par cee menu Profil,
Profill on pe
peut changer le profil de l’image.
correspondante dans la fenêtre d’enregistrement.

160
L A GESTION DES IMAGES

Les importations
Les placements d’images

LE PLACEMENT PAR IMPORTATION


L’importation simple
Elle se réalise avec ou sans la présence d’un bloc (sélec-
tionné ou non) en lançant la commande Importer du menu
Fichier (au clavier, ¢ D [Ctrl D]). Celle-ci affiche une fenêtre On sélectionne
électionne le bloc
bloc et
e on importe : lee bloc se remplit.
re
qui permet de choisir le fichier voulu.
Pour visualiser la taille de
l’image par rapport au bloc,
ASTUCE La fenêtre Importer peut se présenter sous deux
cliquez sur l’image avec
aspects : Dialogue SE (Système d’Exploitation) ou Dialogue
l’outil de sélection directe
Adobe. Ce dernier propose d’avantage d’options (notam-
(Flèche blanche) ou l’outil
ment au niveau de la visualisation des fichiers), mais n’est
Position .
disponible qu’avec Version Cue activé (sans obligation d’utili- On sélectionne l’image pour
ser ses autres fonctionnalités de partage). voir son encombrement.

A STUCE Si vous effectuez un triple clic sur l’image avec


Le placement dans un bloc sélectionné l’outil Flèche noire, vous la sélectionnerez (et visualiserez
son encombrement dans le bloc).
Pour importer une image dans un bloc, sélectionnez-le
en cliquant dessus avec un des outils Flèche, puis, dans la
fenêtre Importer, cochez l’option Remplacer l’élément Le placement sans bloc sélectionné
sélectionné : le fichier remplit automatiquement le bloc
sélectionné (ou remplace son contenu). Si aucun bloc n’est sélectionné ou si l’option de remplace-
ment n’est pas cochée, aucun bloc n’est rempli ; il apparaît
un curseur de placement muni d’une vignette montrant le
contenu du fichier image. L’aspect du curseur varie selon
que le bloc survolé est vide , ou non (avec un fichier
C
Cochez cette au format PDF, le pinceau est remplacé par ). En enfon-
option pour
ooptio çant la touche ∏ [Alt], le curseur devient systématiquement
remplir
re emp le bloc
. Quand le curseur est , cela signifie qu’il provoque le
sélectionné
sé élect
(i(ici,
ci, la fenêtre a été remplissage du bloc sur lequel vous cliquez ; quand il est ,
affichée
a ffich avec le cela indique que vous devez créer le bloc par clic ou glisse-
Dialogue Adobe).
Dialo
D ment sur la page.

ATTENTION Si le curseur d’insertion clignote dans un texte,


l’élément importé se placera dans ce texte. Il faudra annuler
par ¢ Z [Ctrl Z] pour retrouver le curseur de placement et
finir l’importation manuellement comme indiqué ci-après.
À l’issue de l’importation,
tion, on voiti le cu
curseur de placement et par
ar clic
cllic
on place l’image (on peut aussi glisser le curseur pour créer le bloc).

Quand l’image s’affiche, le bloc joue le rôle de masque, Dans le cas où vous avez rempli un bloc par erreur, tapez
c’est-à-dire que seule la partie de l’image à l’intérieur du ¢ Z [Ctrl Z] pour annuler le remplissage du bloc actif et
bloc est visible. Par la suite, vous pourrez recadrer le bloc ou retrouver le curseur de placement ( ). De même, pour vider
l’image (voir plus loin la partie sur les traitements). le curseur sans placer son contenu (donc interrompre le pla-
cement), tapez esc [Echap].

161
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Les importations multiples De retour dans InDesign, vous obtiendrez le curseur de


placement ou le remplissage du bloc selon le nombre de
Dans la fenêtre Importer, InDesign permet d’importer fichiers sélectionnés.
simultanément plusieurs fichiers qu’il vous suffit de sélec-
tionner par Ó clic s’ils sont contigus ou ¢ clic [Ctrl clic] Au lieu d’utiliser cette commande d’importation, vous pou-
dans le cas contraire. vez réduire la taille de la fenêtre de Bridge en cliquant sur
l’icône (située en haut à droite de la fenêtre) et glisser
la sélection des fichiers sur la page, vous retrouverez alors
l’icône de placement.
O a sélectionné
On
cinq
inq iimages.
ci

On sélectionne les
l fichiers,
fi hi on les glisse
se sur
la page et on obtient
btient ce curseur
cu de placement.
acemennt.
Après validation, le curseur de placement apparaît sur la
page ; il affiche l’aperçu du premier fichier sélectionné et
un chiffre indiquant le nombre d’éléments à placer. Pour LE PLACEMENT PAR GLISSEMENT DE FICHIERS
passer d’un élément à l’autre de cette pile (ou visualiser les Si vous avez plusieurs images situées dans un même dossier
différents éléments à placer), tapez une ou plusieurs fois les à placer dans une mise en page, vous pouvez les sélection-
touches fléchées. Pour éliminer l’élément dont vous voyez ner sur le Bureau, ou mieux encore dans Bridge, et glisser
l’aperçu, tapez esc [Echap]. directement les vignettes des fichiers sur la page. InDesign
place chaque image dans un bloc à ses dimensions. Pour ce
Ce chiffre
ch indique On passe de l’un n
nombre de
le nom à l’autre avec less placement, il utilise les derniers paramétrages de la fenêtre
fichiers importés. touches fléchées.
fichie s. d’options d’importation.

Le placement se réalise manuellement : par clic sur un bloc LES PLACEMENTS SPÉCIAUX DEPUIS ILLUSTRATOR
vide, par ∏ clic [Alt clic] sur un bloc ayant un contenu, ou
par glissement (ou clic) si le bloc doit être dessiné. À chaque Comme Photoshop, Illustrator permet les placements par
clic, le chiffre se réduit pour indiquer le nombre de fichiers glissement ou par copier-coller, mais, dans ce cas, l’élément
restants. Dans tous les cas, vous pouvez revenir en arrière et placé garde son caractère vectoriel, ainsi dans InDesign
annuler les placements en tapant plusieurs fois ¢ Z [Ctrl Z]. vous avez la possibilité de retoucher le tracé comme s’il
avait été réalisé directement dans InDesign. En revanche,
comme il s’agit d’une partie d’illustration, il n’y a aucun lien
vers un fichier externe. Le dessin ainsi transféré constitue un
bloc qui peut être rempli d’une image ou d’un texte comme
s’il avait été réalisé dans InDesign.
On place less différents
d
différe
ff nts fichiers
f chier
fic h par clic sur
ur le
l bloc,
bl le l nombre
b se
réduit au fur mesure
ur et à m esure des placements.ts. Si le tracé d’Illustrator comporte plusieurs parties, chacune
d’elles peut être manipulée ou coloriée séparément dans
A STUCE Il est possible d’effectuer un glissement d’objet InDesign si elle est sélectionnée avec l’outil Flèche blanche.
de Photoshop vers InDesign. Cependant, n’oubliez pas que Lors du transfert, les couleurs restent intactes ; elles appa-
l’image (ou le morceau d’image s’il y a une sélection) ainsi raîtront identiques à l’écran si la gestion des couleurs a été
transférée aura une résolution de 72 ppp. synchronisée dans les deux programmes. Certains éléments
d’Illustrator subissent des modifications dans InDesign : les
dégradés sont transformés en objets constitués de plusieurs
LE PLACEMENT DEPUIS BRIDGE morceaux ; les motifs deviennent une juxtaposition de car-
reaux qui contiennent des tracés représentant le dessin du
Dans Bridge, affichez le dossier des images à importer et motif créé dans Illustrator. Les formes composées (obtenues
sélectionnez-les par Ó clic sur leurs vignettes si elles sont par la palette Pathfinder d’Illustrator) doivent être décom-
contiguës (¢ clic [Ctrl clic] dans le cas contraire). Déroulez le posées avant d’être placées dans InDesign.
menu Fichier puis Importer et choisissez Dans InDesign.

162
L A GESTION DES IMAGES

Les options d’importation


Pour afficher la fenêtre Options d’importation d’image,
cliquez sur la rubrique correspondante dans la fenêtre
d’importation. Son contenu varie en fonction du format de
l’image importée. On distingue deux (parfois trois) rubri-
ques : Image ou Général qui concernent les options de Quand l’option on est
détourage de l’image, Couleur, pour les options de gestion cochée, le détourage
tourage
des couleurs et Calques qui permet de choisir les calques peut être utiliséé p
pour
(ou la composition de calques avec les images au format créer un bloc..
PSD) à afficher. Par la suite, on
n peut
même supprimer mer l’imagee
et colorer le fond du bloc.
c
c.

Dans le cas des images aux formats TIFF et PSD, une rubri-
que supplémentaire, Couche alpha, liste les couches dispo-
nibles pour détourer l’image.

Selon le format de l’image, il y a trois


rois ou deux
deux rubriqu
rubriques d’options.

Le paramétrage spécifié dans la fenêtre s’appliquera par


défaut à chaque image importée (sans afficher la fenêtre Dans
D Photoshop,
Ph t h la l photo
h t n’a
’ plus
l d’d’arrière-
r iè
rrière-
d’options d’importation). plan mais ne possède pas de masque
de fusion. Elle comporte deux couches..
ASTUCE Si vous enfoncez Ó lors de l’ouverture du fichier
importé, InDesign affichera la fenêtre des options d’impor-
tation sans que vous ayez besoin de cocher l’option.

LES OPTIONS DES FICHIERS PHOTOSHOP


A Transparence,
Avec parence,e il n’y a pas
L’onglet Image de
d détourage
dé ge (car il n’y a pas de
masque
m
masq dans Photoshop).
Ph t
Quel que soit le format de l’image, InDesign propose l’op-
tion Appliquer le masque Photoshop : cette option n’a En choisissant une des couches,
d’influence sur l’aspect de l’image importée que si elle a été on peut détourer l’image.
préparée dans Photoshop avec un tracé défini en masque
(voir page 159).

En effet, cette option permet d’une part, d’afficher l’image


détourée selon le masque de Photoshop et d’autre part,
de rendre disponible une commande du menu contextuel
(Convertir le masque en bloc) pour transformer le bloc rec-
tangulaire de l’image en bloc ayant la forme du tracé avec
lequel l’image a été détourée.

163
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

L’onglet Couleurs Colorimétrie relative

Si vous intégrez un profil ICC à une image Photoshop ou Le blanc de l’espace destination est calé sur celui de l’espace
Illustrator, InDesign lit automatiquement le profil imbriqué et source ; il y a un écrêtage des couleurs hors gamme de la
l’utilise comme profil source. Néanmoins, lors de l’importa- source : les couleurs écrêtées prennent la valeur de la couleur
tion, vous pouvez remplacer ce profil dans la fenêtre Options en bordure du gamut de destination. Ce mode de rendu pré-
d’importation et l’onglet Couleurs. Le menu Profil présente serve davantage les couleurs originales de l’image, mais res-
une liste dans laquelle vous pouvez choisir le profil voulu. pecte moins les sensations visuelles de l’image initiale (pour
les photos, beaucoup lui préfèrent le mode Perception).
Le type des profils correspond à l’espace de travail des cou-
leurs de l’image importée (RVB, CMJN, Lab). Si vous choisissez Exemple de conversions d’un espace vers un espace (Adobe-RVB)
l’option RVB par défaut Adobe InDesign, c’est le profil défini plus étroit (sRVB). a et b sont les couleurs en limite de l’espace
dans la fenêtre Couleur (menu Édition, sous-menu Couleurs) source et de l’espace destination.
qui sera appliqué à l’image. Quel que soit votre choix, le profil t.PEF$PMPSJNÏUSJFSFMBUJWF
intégré à l’image dans Photoshop n’est pas modifié ; de plus, Espace Adobe-RVB
il demeure accessible et réapplicable à tout instant. a

b
Espace sRVB Certaines couleurs sont
écrêtées vers la couleur limite
(b) de l’espace destination.
t.PEF1FSDFQUJPO JNBHF 
Espace Adobe-RVB
Quand on change d’espace, il faut choisir un
n mod
mode
de de re
rendu.
a

Pour la gestion des couleurs, InDesign réalise un ajustement


des couleurs définies dans le profil source (espace source) et b
Espace sRVB Les écarts entre les
de celles définies dans le profil destination (espace destina-
couleurs sont conservés
tion spécifié dans l’onglet Couleurs). Cette conversion (map- proportionnellement.
ping) d’un espace vers un autre plus étroit implique généra-
lement un compromis ; c’est pourquoi plusieurs méthodes,
Colorimétrie absolue
appelées modes de rendu, sont disponibles, chacune d’elles
étant optimisée pour un type d’image. Le mode de rendu Ce mode s’applique aux images dont les couleurs doivent
qui s’affiche dans la fenêtre Options d’importation corres- être reproduites exactement (logo) ; les couleurs hors gamme
pond au mode par défaut. Si ce mode ne vous semble pas sont modifiées mais gardent leur luminosité d’origine. Ce
adapté à l’image, vous pouvez faire un autre choix. Voici les mode est utile pour les impressions d’épreuves. En effet, le
caractéristiques de chacun des modes de rendu : blanc du profil de destination est pris en compte pour simu-
ler le blanc du papier lors de l’épreuvage. Ce mode et le pré-
Perception (image)
cédent préservent la précision de la couleur au détriment du
Le blanc de l’espace source se cale sur le blanc de la destina- maintien de l’équilibre entre les couleurs.
tion. De même, la couleur en limite de gamme de l’espace
source prend la valeur de celle en limite dans l’espace desti- Vous pouvez changer le profil source d’une image ou le
nation. Les couleurs intermédiaires sont redistribuées (elles mode de rendu à n’importe quel moment de votre travail,
subissent une modification, certaines sont supprimées), mais en lançant la commande Couleurs de l’image du menu
les écarts relatifs de contraste sont conservés proportion- Objet (ou à partir du menu contextuel, après avoir sélec-
nellement (voir schéma ci-après), ce qui permet de conser- tionné une image). Le premier profil de la liste qui s’affiche
ver le modelé et d’obtenir un rendu plus naturel. Ce mode correspond à celui qui était intégré à l’image dans le logiciel
convient aux images photographiques pour lesquelles on où elle a été préparée.
passe d’un espace donné vers un espace plus petit.
Saturation (graphique)
Ce mode s’utilise avec les images de type graphique. Il y a
conservation des saturations relatives au détriment de la
teinte. Les couleurs deviennent éclatantes.

164
L A GESTION DES IMAGES

Les calques et les compositions de calques L’image a été importée une fois puis
copiée deux fois. L’icône indique
Si vous importez une image au format PSD comportant que l’on a changé l’affichage des
plusieurs calques ou compositions de calques, InDesign calques de certaines.
propose une option d’importation supplémentaire nom-
mée Calques. Elle peut être utilisée lors de l’importation Dans les options d’importation, vous pouvez choisir que,
ou lorsque l’image placée dans la page est sélectionnée ; suite à la mise à jour du fichier dans Photoshop, il y ait
dans ce cas, c’est par la commande Options de calque conservation de l’affichage tel qu’il a été défini dans InDe-
d’objet (du menu Objet ou du menu contextuel) que vous sign ou tel qu’il a été créé dans Photoshop.
afficherez une fenêtre équivalente à celle qui apparaît lors
de l’importation.

On définit ici
cii l’affichage à la mis
mise à jour du fichier.

ATTENTION Quand vous effectuez des modifications dans


Photoshop à partir d’un fichier importé plusieurs fois avec
des affichages de calques différents, il faut parfois faire les
mises à jour sur les autres occurrences du fichier car elles
peuvent apparaître également modifiées.

Cette possibilité d’affichage des calques (ou compositions


de calques) est pratique pour placer plusieurs versions
Dans cette
ette
ett
t e liste,
liste on ppeut choisir quels calques affichés ou non.
d’une image dans une mise en page avec un seul fichier
contenant les différents aspects souhaités de cette image.
Chaque version de l’image affichée dans InDesign peut
correspondre soit à une combinaison de calques (que vous
affichez ou masquez en cliquant sur l’œil en regard du nom
LES OPTIONS D’IMPORTATION DE FICHIERS
du calque), soit au choix d’une des différentes compositions NATIFS I LLUSTRATOR (. AI) ET PDF
de calques créées dans Photoshop (que vous affichez en la Le format natif d’Illustrator est un format PDF, c’est pour cette
sélectionnant dans la liste). raison que les images .ai ou .pdf partagent les mêmes options
d’importation. Celles-ci ne comportent que deux rubriques :
Général (liées à l’aspect du fond et des pages à importer) et
Calques (pour la sélection des calques à importer).

Dans cette lliste, on choisit le(s)


Dans
calque(s)
calq ue(s) à afficher.
a
L
L’image dans
da Illustrator et
lles options d’importation
p
dans InDesign.
d Design.

Dans la palette Liens, une petite icône jaune en forme


d’œil apparaît derrière le nom du fichier dont vous avez
changé l’aspect en modifiant l’affichage des calques ou des
compositions de calques.

165
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Le curseur d’importation d’un fichier .ai montre Les options de pages


une icône correspondant au formatt PDF.
Si vous importez un document PDF multipages (par exem-
On voit cette icône de placement
ple, créé par exportation depuis InDesign ou par réalisation
avec un fichier natif Illustrator.
d’une présentation PDF dans Photoshop), il sera possible de
Les options de l’onglet Général choisir lors de l’importation le numéro de la page à impor-
ter ou de placer toute la série d’images. Si vous importez
L’aspect du fond de l’image
plusieurs pages, le curseur de placement comportera un
Le fond blanc de l’image peut être rendu transparent en numéro correspondant au nombre de pages importées.
cochant l’option Arrière-plan transparent. On retrouvera cette option lors de l’importation d’un fichier
InDesign (.indd).
En plus d’un recadrage dans Illustrator, un
recadrage peut être réalisé selon différents Les options de l’onglet calques
critères à l’importation (certains donnent
des résultats identiques avec les images au Dans la fenêtre d’importation, vous pouvez choisir d’impor-
format .ai provenant d’Illustrator ; c’est le ter tous les calques ou seulement certains (voire un seul). Si
cas de Rogner, Fond perdu et Support). Les options de
recadrage. vous avez choisi l’option Cadre de sélection, le recadrage
se centre sur la partie de l’illustration présente dans les cal-
ques choisis.

On n a défini une
zzone
one de recadrage
zo
avec
vec ccet outil.
av

Option Aperçu Résultat


Image .ai : il y a découpe pour ne gar- Dans Illustrator, vous pouvez afficher tous
der que la zone correspondant à l’en- les calques ou seulement
ent certains d’entre eux.
ux
combrement de la sélection de tous
Cadre de Dans tous les cas, dans InDesign,
InDesign vous pouvez
les objets de l’illustration. Image .pdf
sélection choisir ceux que
q vous souhaitez importer.
p
avec traits de coupe définis à l’enre-
gistrement : c’est la totalité de ce qui
s’affiche dans Acrobat qui est importé.
On n’importe que la zone qui s’affi-
Graphiques che ou s’imprime dans Acrobat. Dans
ou Illustrator, on peut définir cette zone
Recadrage avec l’outil Zone de recadrage
pour dessiner autour d’un élément.
On n’importe que la zone repré-
sentant la taille finale de coupe du
Rogner
document après l’impression et la
coupe, si des repères sont présents.
On n’importe que la zone représen-
tant l’emplacement où le contenu
Fond perdu
de la page doit être découpé, s’il
existe une zone de fond perdu.
On importe la zone représentant
Support le format du papier avec les mar-
ques de repérage.

166
L A GESTION DES IMAGES

Si le document Illustrator comporte des tons directs (Pan- L’utilisation de cette possibilité d’affichage des calques à
tone, par exemple), InDesign n’ajoute à son Nuancier que importer (ou à afficher, si l’image est déjà importée) est pra-
ceux contenus dans la partie du dessin correspondant aux tique pour placer une ou plusieurs versions de cette image
calques affichés dans la fenêtre Options d’importation. dans une mise en page à partir d’un seul fichier contenant
les différents aspects souhaités du visuel ; il peut s’agir, par
exemple, d’une illustration comportant le même logo avec
différentes couleurs. Dans tous les cas, il n’est pas nécessaire
que les différents dessins soient superposés, ce qui facilite
leur construction et leur visualisation dans Illustrator.

LES OPTIONS D’IMPORTATION DE FICHIERS IND ESIGN


L’objet dynamique selon InDesign
Avec l’importation d’un fichier InDesign (.indd) dans une
mise en page InDesign, on retrouve en quelque sorte, le
principe de l’objet dynamique de Photoshop (ou du sym-
bole d’Illustrator). En effet, par ∏ double-clic [Alt double-clic]
sur « l’image InDesign », vous ouvrez le document dans InDe-
sign et pouvez réaliser les modifications voulues comme
dans tous documents. À l’enregistrement de ce dernier, la
mise à jour sera réalisée sur l’image initiale. Si la mise en page
comporte plusieurs occurrences de cette image InDesign, il
faudra en faire la mise à jour comme indiquée plus loin.
Lors de l’importation d’un n seul ca
calque,ee,,
il n’a été ajouté que le seull ton direct
dir
présent dans cette partie d’illustration. n.

Si vous réimportez la même illustration en affichant un


autre calque, ou si vous utilisez la commande Option de
calque d’objet du menu Objet pour changer de calque,
non seulement l’image se positionne exactement en rem-
placement de la précédente (bien que ces parties d’image
n’aient pas été forcément superposées dans Illustrator), mais
Deux onglets
ets de réglages dont l’un
l un permet un recadrage.
adrage
adrage.
en plus, le ton direct présent dans cette nouvelle partie est
ajouté au Nuancier d’InDesign.
Les options de Général
Dans cet onglet, on choisit le nombre de pages et le
recadrage.
Le choix des pages importées
Comme pour les fichiers PDF, il est possible d’importer la
page sélectionné dans la partie gauche ou une série de
pages. Le curseur de placement en indiquera le nombre.
Le recadrage de la page
Le menu local propose trois options de recadrage :
– Page : cette option découpe l’image pour ne garder que
la zone minimale correspondant au format du document
InDesign, c’est-à-dire à la taille exacte de la page.
– Fond perdu : ici, la page est importée avec sa zone de
Si on
n change less options
option
i dee calque
l de
d fond perdu.
l’image, InDesign
age, InDesig rajoute les
n rajou directs
es tons dir
présents
t dans
d la
l nouvellel partieti d’image
d’i e – Ligne-bloc : à la zone de fond perdu est ajoutée la zone
et la positionne correctement dans le bloc.oc correspondant à la ligne-bloc du document.

167
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Les options de l’onglet calques L’utilisation de cette possibilité d’affichage des calques est
pratique pour placer plusieurs versions d’une mise en page
On retrouve la possibilité de n’importer que les calques InDesign avec un seul fichier comportant des textes en plu-
souhaités (celle possibilité pourra être utilisée avec la com- sieurs langues, par exemple.
mande Option de calque d’objet).
LES IMAGES POST SCRIPT EPS
InDesign ne peut pas modifier les profils des images EPS ou
PDF ; les options de couleurs ne seront donc pas accessibles
dans la fenêtre d’options d’importation.

Les images EPS


Dans le cas des images EPS, vous disposez de deux options
d’importation : l’application ou non du masque de Photos-
hop et la gestion de liens OPI.

Les options
pour les
Le document InDesignign peut comporter plusie
plusieurs calques parmi images EPS.
lesquels on choisira ceux que l’on souhaite importer.
im

Le procédé OPI (Open Prepress Interface) se fonde sur le prin-


cipe de la substitution d’images. Quand on enregistre un
fichier d’image haute résolution (TIFF, EPS ou DCS) sur un
serveur OPI, celui-ci génère automatiquement une image
basse résolution OPI de faible encombrement. Cette basse
résolution est utilisée comme image de placement dans la
mise en page InDesign. Lors de l’impression, les informa-
tions relatives à la maquette et à son contexte rédactionnel
sont envoyées au serveur (ce sont les commentaires OPI ; ils
De plus, le document peut être copié plusieurs fois, trans- concernent la taille de l’image, son recadrage, etc.). Le ser-
formé ou encore placé dans un bloc différent. La palette veur remplace les images basse résolution par les images
Liens montrera le nombre de fichiers placés ainsi que le haute résolution stockées dans le serveur ; les images trai-
nombre d’images contenu dans le document importé. tées sont ensuite envoyées à la flasheuse.

Dans le document, on peut importer


le fichier InDesign plusieurs fois
avec différents calques affichés
comme le montre la palette
p Liens.
ns.

168
L A GESTION DES IMAGES

Dans la fenêtre d’options d’importation, si vous cochez l’op-


tion Lire les liens d’images incorporés OPI, c’est InDesign
qui effectue le remplacement de l’image dans le fichier de
sortie grâce au lien avec le serveur OPI. Si vous ne cochez
pas cette option, c’est votre prestataire de services qui
effectuera cette substitution lors de l’impression.
Rapide. Standard. Qualité supérieure.
L’affichage des images importées
Les liens avec le fichier externe
LES NIVEAUX DE RÉGLAGE
L’affichage des images peut s’effectuer selon trois réglages : LES LIENS EXTERNES
rapide, standard et qualité supérieure. Le choix est spéci- Lors de l’importation, si l’image a un poids supérieur à 48 Ko,
fié à deux niveaux : pour le document, avec le sous-menu InDesign crée une copie basse résolution (doublure) qu’il
Performances d’affichage du menu Affichage (la rubrique intègre dans le document et garde un lien vers le fichier
Performances d’affichage dans les Préférences du menu externe. Si l’image a un poids inférieur à 48 Ko, il intègre
InDesign [Édition] permet d’affiner les réglages) et pour l’image à sa résolution maximale dans le document, mais
l’objet sélectionné, à l’aide du sous-menu Performances garde quand même en mémoire le chemin d’accès au fichier
d’affichage du menu Objet ou du menu contextuel. externe. Le lien est utilisé lors de l’impression pour transférer
les données haute résolution à l’imprimante ou pour effec-
tuer des mises à jour si vous modifiez le fichier externe.

Il ne faut pas déplacer, renommer ou effacer le fichier de


l’image sur le disque sous peine de ne plus pouvoir impri-
mer correctement les images non intégrées dans InDesign.
En effet, l’impression ne pourra alors s’effectuer qu’avec la
partie de la doublure. À l’ouverture du document, un mes-
sage signalera les fichiers manquants ou modifiés.

L A PALETTE LIENS
La palette Liens, qui s’affiche par le menu Fichier, vous per-
Les réglages d’affichage
d affichage ddes images. met de recenser les images du document, de connaître leur
position dans ce dernier (numéro de page) et de vérifier leur
état par rapport à l’image originale (c’est-à-dire au fichier
LES TYPES D’AFFICHAGES externe) : le signe indique que le fichier externe est man-
quant et le signe que l’original a été modifié. Un double-
Pour certains réglages particuliers (positionnement précis, clic sur le nom d’une image permet d’afficher une fenêtre
détourage, habillage, etc.), un affichage avec une résolution d’informations sur cette image.
basse peut se révéler imprécis. InDesign permet d’en chan-
ger en proposant trois types d’affichages :
La palette Liens liste les fichiers
– Affichage rapide : avec cette option, les images ne sont externes avec le numéro de la page
exter
plus visibles et sont remplacées par un rectangle gris, ce où ilss se situent.
qui permet d’accélérer l’affichage. Ici les
Ici, lees noms décalés correspondent
aux fifichiers
i importés dans le fichier
– Affichage standard : c’est l’affichage basse résolution. externe de type InDesign.
extern
Avec cette option, les images s’affichent avec une réso-
lution de 72 ppp.
La partie basse de la palette comprend quatre icônes qui
– Affichage de qualité supérieure : les images s’affichent permettent de gérer les images. Elles correspondent à des
avec une grande finesse. Pour les images pixellisées, commandes que l’on retrouve dans le menu local de la
InDesign utilise leur haute résolution (si elles ont été pré- palette Liens : Rééditer le lien, Atteindre le lien, Mettre à
parées avec une telle résolution) ; avec les images vecto- jour le lien et Éditer l’original.
rielles, on accède à la même précision que dans Illustrator.
En revanche, les temps de réactualisation de l’écran sont
plus importants et peuvent être pénalisants.

169
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

La commande Rééditer le lien Cette opération peut s’avérer intéressante pour rapatrier dans
un dossier particulier certaines images ; l’assemblage, (voir plus
Si un fichier a été déplacé, supprimé ou renommé, le signe loin), reprend cette manipulation sur l’ensemble des fichiers.
l’indique dans la palette Liens. Un clic sur l’icône affi-
che une fenêtre dans laquelle vous pourrez désigner (à l’aide
du bouton Parcourir) le chemin d’accès au fichier de rempla-
L’INCORPORATION DE L’IMAGE
cement. Cette icône s’utilise également pour remplacer une En dehors des fichiers InDesign importés en tant qu’images,
image par une autre. Si elle a été placée plusieurs fois, une vous pouvez intégrer l’image au document et par la même
option permettra de rééditer toutes les occurrences. occasion rompre le lien avec son fichier externe. Pour cela,
sélectionnez l’image dans la palette Liens et lancez la com-
La commande Atteindre le lien mande Incorporer le fichier du menu de la palette. Cette
opération alourdit le fichier InDesign (un message le signale),
Cette commande concerne l’affichage de l’image. Cette mais, en contrepartie, celui-ci n’est plus lié au fichier externe
icône a pour effet d’afficher l’image sélectionnée au milieu de l’image. En réalité, le lien n’est pas définitivement perdu, il
de l’écran (avec un taux d’affichage important). peut être restauré en utilisant la commande Annuler l’inté-
gration du lien (un message demandera une confirmation
La commande Éditer l’original pour recréer le lien avec le fichier original).
Cette icône indique que l’image est
Un clic sur cette icône démarre le programme dans lequel incorporée au fichier InDesign.
incorp
l’image sélectionnée a été créée et l’affiche afin de pouvoir
la modifier (si vous effectuez un double-clic sur l’image en
enfonçant ∏ [Alt], vous obtiendrez le même résultat). De
retour sur InDesign, l’image est mise à jour. Pour les autres L A PRÉPARATION POUR L’IMPRIMEUR
occurrences de cette image, un signe s’affichera : vous
Si l’impression du document doit s’effectuer sur un ordina-
devrez en faire la mise à jour avec l’icône .
teur distant (celui de l’imprimeur), vous devez préparer tous
On a modifié cette image les éléments nécessaires à cette opération : d’une part, les
dans Photoshop en cliquant fichiers externes d’images, et d’autre part, les fichiers des
cette icône.
sur ce polices. InDesign peut rassembler toutes ces données à par-
autres occurrences ne
Ces a tir de la commande Assemblage du menu Fichier.
sont ppas mises à jour.
Vous pouvez accéder à la commande Éditer l’original directe- Quand on lance
ment sur l’image sélectionnée à l’aide du menu contextuel. l’assemblage, cet
avertissement s’affiche.
a
avert
ASTUCE Avec les images au format PDF, c’est Acrobat (et
non pas Photoshop) qui sera ouvert. Pour pallier ce problème,
effectuez un clic droit sur l’image pour l’afficher dans Bridge Avant de réaliser cette opération, vous pouvez lancer la
(par le sous-menu Graphiques). Dans ce dernier, également commande Contrôle en amont pour vérifier si des éléments
par clic droit, vous pourrez l’ouvrir dans le logiciel voulu. sont manquants ou incorrects (résolution trop faible, profil
ICC non adapté…). Ces différentes manipulations seront étu-
La commande Mettre à jour le lien diées dans la partie consacrée à l’impression.

Si une image a été modifiée dans le programme dans lequel


elle a été créée, un signe s’affiche. Vous pouvez en faire la
mise à jour en cliquant sur l’icône .
On p peut mettre à jour ces
occurrences
ooccur
occ urr sélectionnées en
cliquant
ccliqua
quaa t sur cette icône.

L A COPIE LIÉE DU FICHIER EXTERNE


Le menu de la palette Liens propose la commande Copier
le(s) lien(s) vers… qui permet, quand une ou plusieurs ima-
ges sont sélectionnées, de placer une copie du fichier dans InDesign signale
nale les problèmes de colorimétrie.
co On peut contrôler
le dossier désigné et d’utiliser cette copie comme lien. les résolutions
ns (les problèmes de résolutions
réso ne sont
ont pas signalés).

170
L A GESTION DES IMAGES

Les traitements d’images


Les transformations LA TRANSFORMATION PAR LA PALETTE
CONTRÔLE OU TRANSFORMATION
Les transformations se répartissent en quatre catégories : la Elle s’effectue à partir de différentes cases de la palette :
mise à l’échelle, la rotation, la déformation (ou inclinaison)
et la symétrie. Elles s’effectuent par programmation depuis – L et H (en mm) ou et (en %) pour les mises à l’échelle ;
la palette Contrôle (ou Transformation), à partir du menu – pour les rotations ;
local de la palette, ou manuellement à l’aide d’un des outils
de transformation de la palette Outils. Voici quelques rap- – pour les inclinaisons.
pels de leur étude (voir pages 66 à 71).
Dans tous les cas, n’oubliez pas que l’étendue de la transfor-
mation dépend de la sélection (image g ou bloc) ; en outre,
L’ÉTENDUE DE LA TRANSFORMATION choisissez d’abord le point d’origine de la transformation
avant de changer les valeurs. Pour placer l’axe à l’extérieur
N’oubliez pas que l’étendue de la transformation dépend de du bloc, activez un outil de transformation afin de pouvoir
la nature de la sélection. Quand vous sélectionnez l’image le glisser. Si vous enfoncez ∏ [Alt] pendant les modifica-
avec l’outil Flèche blanche ou Position ( ), les modifica- tions et lorsque vous validez une valeur, vous créerez une
tions n’affectent que l’image ; quand le bloc est sélectionné ou plusieurs copies.
avec l’outil Flèche noire, elles affectent le bloc seul si vous
intervenez sur les cases L et H, et le bloc et son contenu avec La transformation par incrémentation
une mise à l’échelle par les cases et (en %).
Quand l’une des quatre cases de mise à l’échelle est active,
L A TRANSFORMATION PAR UN OUTIL DE TRANSFORMATION vous pouvez augmenter ou réduire (incrémenter) la valeur
en cours de 1 mm ou de 1 % en tapant les touches Flèche
Dès que vous activez un outil de transformation (Mise à vers le haut ou vers le bas (en ajoutant Ó, l’incrément sera
l’échelle , Rotation , Déformation ), une petite croix de 10 mm ou de 10 %). Dans les deux cas, les valeurs sont
marque l’origine de la transformation. Par défaut, ce point arrondies à l’unité ou à la dizaine la plus proche. Si vous
se situe sur l’angle supérieur gauche du cadre de sélection. enfoncez ∏ [Alt] pendant les modifications, vous créerez
Vous pouvez le déplacer en le glissant (l’outil devient alors une copie ; si la touche ¢ [Ctrl] est ajoutée, l’incrémenta-
) ou en cliquant sur l’un des neuf points de référence ( ) tion devient homothétique (les cases et prennent des
affichés dans la partie gauche de la palette Contrôle (ou valeurs identiques même si l’option n’est pas active).
Transformation).
Les mises à l’échelle homothétiques
Par exemple, pour obtenir une rotation centrée sur l’objet, cli-
quez sur le point central , mais pour le besoin de certaines Pour conserver les proportions du bloc (rapport L/H),
transformations, vous pouvez aussi glisser l’origine n’importe saisissez la valeur de L et tapez ¢ ‚ [Ctrl ‚]. InDe-
où, voire à l’extérieur de la sélection. sign calcule automatiquement la valeur de H de
façon à garder le rapport L/H constant. De la même
Quand l’origine est positionnée, écartez l’outil puis glissez-le manière, pour saisir des valeurs identiques dans les
pour démarrer la transformation. Avec Ó, la transformation cases et , tapez la valeur voulue dans l’une d’el-
s’effectue avec une contrainte (homothétie pour une mise à les et validez en tapant ¢ ‚ [Ctrl ‚]. Si vous tapez
l’échelle, selon des angles de 45° pour une rotation, etc.). Pour ∏¢ ‚ [Ctrl Alt ‚], il y aura copie.
contrôler les valeurs, utilisez les palettes Contrôle ou Trans-
formation (voir ci-après). Pour la mise à l’échelle, vous disposez de deux techniques
supplémentaires : il s’agit d’une part, de la mise à l’échelle
par glissement d’une des poignées du cadre de sélection et
A STUCE Selon le réglage de la rubrique Performances
d’autre part, de la mise à l’échelle par ajustement.
d’affichage des préférences, après le placement de l’axe,
si vous attendez une demi-seconde le réaffichage de l’objet
avant de glisser l’outil, vous le verrez en permanence au
La mise à l’échelle par glissement
cours de sa transformation (ou son déplacement).
Le tableau de la page suivante rappelle les différentes possi-
bilités au niveau de la mise à l’échelle par glissement.

171
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

On a sélectionné On agit sur On a mis à l’échelle


Le bloc seul (avec recadrage pour l’image) : le contenu n’est pas modifié
Bloc (il disparaît ou apparaît). La transformation n’affecte qu’une seule dimen-
Poignée
(Flèche noire) sion (avec une poignée latérale) ou les deux (avec une poignée d’angle).
Avec Ó, il y a homothétie (on garde le rapport L/H).
On sésélectionne le bloc avec l’outill Quand on lâche, on a
Flèche
Flècch noire, on presse sur la redimensionné le bloc seul (et
poignée,
poig gn on attend puis on glisse dévoilé l’illustration).
(selon
(sel on les préférences, le cadre de
l’image
mag ou l’image s’affiche).
l’im

Le bloc et le contenu : la transformation n’affecte qu’une seule dimension


Bloc
Poignée + ¢ [Ctrl] ou les deux selon la poignée ; en ajoutant Ó, il y a homothétie.
(Flèche noire)
Attention : lors d’un glissement avec ¢ [Ctrl], le contour est mis à l’échelle.

On sélectionne
sé le bloc avec Quand on lâche, on a
l’outil Flèche noire, on pressee
l’outi redimensionné le bloc et l’image
sur la poignée avec ¢ [Ctrl], on (homothétiquement avec Ó)
attend un peu puis on glisse.

Image L’image seule : on réduit (ou agrandit) l’image sur une seule dimension
(Flèche blanche Poignée (poignée latérale) ou les deux (poignée d’angle).
ou outil Position) Avec Ó, il y a homothétie.

O sélectionne
On sé l’image avec Quand on lâche, on a
ll’outil Position ou Flèche
l’outi redimensionné l’image seule.
blanche,
b
blan on presse sur la poignée,,
on
o attend
at puis on glisse.

Les changements de taille par ajustement


Ces manipulations sont réalisables depuis
L’ajustement par le menu Objet ou la palette Contrôle les icônes de la palette Contrôle. Le tableau
ci-dessous résume les différents cas.
Avec un bloc d’image, quand le bloc ou son image sont
sélectionnés, le sous-menu Ajustement (menu Objet ou
contextuel) propose différentes mises à l’échelle (et un cen-
trage) du bloc et de l’image.
On a sélectionné l’imagee dans son bloc pour utiliserr ces icône
icônes.

Commande Action obtenue Exemple Commande Action obtenue Exemple


Ajuster le Force l’image dans le
Ajuster le L’image occupe tout le contenu bloc homothétiquement.
contenu bloc et prend ses dimen- proportionnel- L’image n’occupe pas tou-
au bloc sions. Elle peut apparaître lement jours tout le bloc, un cen-
déformée. trage peut s’avérer utile.

Remplir le bloc Force l’image dans le bloc


Ajuster le bloc Le bloc devient un rec- proportionnel- homothétiquement, une
au contenu tangle aux dimensions de lement partie de celle-ci peut
l’image qui est alors par- disparaître (centrage par-
faitement recadrée. fois utile).

172
L A GESTION DES IMAGES

Le centrage du contenu La palette Informations indique la résolution réelle de


l’image (celle à l’importation, sauf pour les images au format
Cette option figure avec les icônes d’ajustement de la palette PDF) et sa résolution effective, c’est-à-dire celle obtenue
Contrôle et dans le sous-menu Ajustement (menu Objet ou après redimensionnement. Il est impératif que cette dernière
contextuel). Elle ne modifie que la position de l’image ; celle- ne soit pas trop faible pour ne pas risquer une impression de
ci apparaît au centre du bloc. mauvaise qualité.

On sélectionne
sé le bloc et
on centre
ce l’image dans ce
dernier avec cette icône.
dern L’image initiale
iale et l’l’image redimensionnée
mensionnée manuellement ;
attention,
ttention
tentionn, sa résolution
réso
s lutio
so modifiée.
ut oon a été m od ée.

Les options d’ajustement


Il s’agit d’une nouvelle option de la version CS3. Elle s’appli-
que à un ou plusieurs blocs contenant une image ou à un
bloc d’image vide. Dans ce cas, cela permet de prédéfinir la
façon dont l’image s’ajustera et se positionnera dans le bloc
quand elle y sera collée ou importée.
Les colorations

L A COLORATION DE L’IMAGE BITMAP


OU À NIVEAUX DE GRIS

La coloration ne peut se réaliser que sur les images à niveaux


de gris ou au trait (bitmap ou noir et blanc). Cependant, les
images TIFF et PSD ne doivent pas avoir de couche de trans-
parence ou alpha ; pour les images EPS, l’option Gestion des
couleurs PostScript doit avoir été activée à l’enregistrement.
Ce changement de couleur s’effectue en trois étapes :
Cette commande permet de prédéfinir l’ajustement
et le positionnement de l’image dans le bloc. 1. Commencez par créer une
nuance de couleur dans le
L’ajustement bloc/contenu par double-clic Nuancier par son menu local et
Quand on double-clique sur une poignée d’un bloc, on la commande Nouvelle couleur
ajuste la taille du bloc à celle du contenu. Les résultats diffè- (par exemple, un Pantone).
rent selon la poignée cliquée. Si on clique sur un angle, les On ajoute
ute une nuance.
nuanc
deux dimensions sont modifiées alors qu’avec une poignée 2. Sélectionnez l’image avec l’outil Flèche blanche
anche (ou p
par
latérale, seule la hauteur ou la largeur sont ajustées (l’agran- clic sur l’icône de la palette Contrôle ou triple clic sur le
dissement du bloc s’effectue vers la droite et/ou le bas). bloc) : les poignées de sélection doivent apparaître avec la
couleur complémentaire de celle du calque.

On sélectionne

Avec une poignée latérale,
la on change une l’image (ici 1 bit)
l’imag
dimension, change deux
n, on en ch eux avec un angle.
ang e. triple clic sur
par tr
bloc.
le blo
LES MISES À L’ÉCHELLE ET LA RÉSOLUTION
La mise à l’échelle d’une photo (élément bitmap) engendre
un changement de sa résolution. Ainsi, une réduction de
la taille provoque une augmentation de la résolution alors
qu’un agrandissement de l’image réduit sa résolution.

173
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

3. Cliquez sur la couleur précédemment préparée, éven-


tuellement réduisez-en la teinte : les niveaux de gris sont
remplacés par la teinte de la nuance.

On applique
ap
ppliquue la
couleur avec
coule vec la
teinte voulue.
l Le masque peut être préparé dde trois
t i
façons pour obtenir le détour
détourage
rage
g
cette image.

Le masque par détection des contours

LE CADRE D’UNE IMAGE Quand vous réglez le Type du masque sur Détection des
contours, la fenêtre Masque affiche différents paramètres
Si vous souhaitez ajouter un cadre à un bloc, commencez (Seuil, Tolérance, Bloc…) qui permettent de régler l’aspect
par cliquer dessus avec l’outil Flèche noire pour le sélec- du tracé de détourage ; l’option Aperçu facilite le travail.
tionner. Activez la case Contour dans la palette Outils
ou la palette Couleurs ( ), choisissez une couleur dans Le réglage du Seuil
le Nuancier et définissez une épaisseur dans la palette
Contour. Pour mieux voir le résultat, désélectionnez le bloc La valeur du Seuil varie de 0 pour les pixels les plus clairs à
et lancez la commande Masquer les contours du bloc du 255 pour les plus foncés. Cette valeur, saisie ou choisie par
menu Affichage. glissement du curseur, détermine quels pixels seront utilisés
pour définir le masque. Si l’arrière-plan est très clair, réduisez
la valeur par défaut, mais augmentez-la au contraire si le fond
Le masque de détourage est un peu plus foncé. Cette augmentation peut entraîner
une disparition des zones les plus claires de l’image situées
à la périphérie. Si les pixels clairs qui devraient être visibles
Les détourages réalisés dans Photoshop par un masque de
deviennent invisibles, c’est que le seuil est trop élevé.
fusion donnent les résultats les plus précis ; InDesign per-
met également de créer un masque de détourage (de type Le réglage de la Tolérance
vectoriel) ou de le manipuler.
Pour une même valeur de Seuil, le réglage de la Tolérance
permet d’obtenir un lissage du tracé en ajoutant au masque
L A CRÉATION DU TRACÉ DU MASQUE PAR IND ESIGN des pixels parasites plus foncés. Les valeurs sont comprises
Si, dans Photoshop, vous n’avez pas créé de tracé défini en entre 0 et 10. Des valeurs de tolérance plus élevées créent
masque, vous pouvez le faire dans InDesign. Cette opéra- généralement un masque plus grand avec des lignes plus
tion est possible dans les cas suivants : la zone à détourer douces (plus lisses). Des valeurs de tolérance trop faibles
se situe sur un arrière-plan uni blanc (ou de couleur très créent un masque moins fin contenant beaucoup de points,
claire), l’image possède une couche alpha ou un tracé de ce qui peut le rendre plus difficile à imprimer.
détourage créé dans Photoshop (mais non appliqué). En
effet, quand une image est sélectionnée, le menu Objet
propose la commande Masque qui permet de créer un tracé
vectoriel de détourage selon trois techniques : par détection
des contours de l’image (si elle a un arrière-plan blanc), par
une couche alpha ajoutée dans Photoshop, ou à l’aide du
tracé préparé dans Photoshop.

ASTUCE Pour obtenir une meilleure visualisation des régla-


ges appliqués, avant de lancer la commande Masque,
réglez l’affichage de l’image avec la qualité supérieure (clic
droit sur l’image puis Performances d’affichage).
À gauche, le détourage par défaut ; à droite, il a été amélioré
en augmentant le Seuil et réduisant la Tolérance.

174
L A GESTION DES IMAGES

Le détourage intérieur Le masque par la couche alpha


L’option Inclure les contours intérieurs rend transparentes Quand vous choisissez le masque de type Couche alpha,
les zones situées à l’intérieur du masque dont les valeurs une liste de couches s’affiche. InDesign utilise l’une d’elles
de luminosité sont identiques à celles de l’arrière-plan à pour dessiner un tracé de détourage. Pour que le tracé cor-
masquer. Cette option provoque la disparition (masquage) responde le plus possible à la couche alpha, il faut réduire
de toutes les parties de même couleur que le fond ; si vous fortement les valeurs Seuil et Tolérance.
souhaitez en conserver certaines, il est préférable de prépa-
rer le masque dans Photoshop.
Le décalage du tracé
Malgré les réglages des valeurs de Seuil et de Tolérance, il Avec cette option, on peut choisir
une des couches alpha créées dans
peut subsister un liseré de couleur claire autour de l’image Photoshop.
détourée. C’est le réglage de la case Bloc de la commande
Masque qui permettra de l’éliminer. La valeur de Bloc définit
le rétrécissement du tracé afin de rendre invisibles les pixels
périphériques qui n’ont pas été éliminés par les valeurs Seuil
et Tolérance (qu’il faudra parfois réajuster), et qui seraient
visibles sur un arrière-plan sombre. Si vous entrez une valeur
négative, le tracé s’écarte de l’image détourée : le bloc obtenu
devenant plus grand, une bande claire entoure l’image.

Cee type de déto


détourage
u implique une
réduction
duction du Seuil
Seeu et de la Tolérance.

ATTENTION Si la couche possède des zones de fondu (elles


À gauche, le détourage avec étaient grises dans Photoshop), elles disparaissent ; en effet,
l’option Inclure les contours
intérieurs. À droite, on a un masque vectoriel ne peut faire qu’un détourage net.
désélectionné le bloc pour
mieux voir. En augmentant
encore la valeur de Bloc,
c,
on peut affiner le masque.
ue.
Comme signalé précédemment, dans une image enregis-
trée au format natif PSD, un détourage réalisé dans Photo-
shop par un masque de fusion donne des résultats plus
précis ; il permet, en outre, d’avoir des zones de transparence
partielle (zone de fondu).
L’inversion du masque Le masque par le tracé Photoshop
Sélectionnez l’option Inverser pour intervertir les zones visi-
bles et les zones transparentes. Cette option peut être utile Si vous importez une photo en cochant l’option Appliquer
si vous souhaitez détourer un objet clair sur un fond uni de le masque Photoshop, InDesign active automatiquement
couleur sombre. le masque de type Tracé Photoshop dans la fenêtre Mas-
que et choisit le tracé défini en masque dans Photoshop.
L’image haute résolution Si vous n’avez pas coché Appliquer le masque Photoshop,
vous pouvez établir le détourage avec ce tracé dans la fenê-
Cette option (cochée par défaut ) permet une précision maxi- tre de Masque en sélectionnant le type Tracé Photoshop
male. Désélectionnez-la pour tracer le masque à partir de la puis le tracé voulu.
doublure : cette méthode est plus rapide mais moins précise.

175
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Vous pouvez également y choisir un autre tracé si vous en La conversion du masque en bloc
avez préparé dans Photoshop. Avec ce type de masque, il
n’y a pas de réglage de seuil ou de tolérance puisque c’est Si vous avez créé un tracé de détourage défini en mas-
le tracé Photoshop qui est directement utilisé. que dans Photoshop (voir page 159) puis importé l’image
avec l’option Appliquer le masque de Photoshop ou si
vous avez fait dessiner ce tracé par InDesign (à partir des
contours, d’une couche ou d’un tracé), vous pouvez le
convertir en bloc ayant la forme du tracé et dans lequel
l’image apparaîtra détourée. Ce bloc correspondant au
détourage (et rempli de l’image détourée) constitue un bloc
imbriqué dans le bloc initial de l’image complète.

Le tracé
acé réalisé dans
dan Photoshop Pour réaliser cette conversion, effectuez un clic droit sur
donnene un masque de très
rès bonne l’image sélectionnée pour afficher le menu contextuel et
qualité dans InDesign.
lancez la commande Convertir le masque en bloc. InDe-
sign crée alors un bloc à partir du tracé de Photoshop dans
lequel l’image apparaît détourée. Par la suite, il est possible
de supprimer l’image et de colorer le bloc (voir plus loin).
LES MANIPULATIONS DU MASQUE
Le travail du masque
En plus de l’outil Sélection directe (Flèche blanche), il est
possible de retravailler le tracé du masque avec les diffé-
rents outils de dessin vectoriel : Plume, Plume +, Plume
– et Conversion ou, mieux encore, l’outil Crayon et l’outil
Arrondi. Par exemple, si vous constatez qu’une zone de
l’image a disparu, vous pouvez éliminer la partie de tracé
correspondante en cliquant sur les différents points qui la
composent avec l’outil Plume – ( ) jusqu’à ce qu’ils soient
tous supprimés ; de la même manière, par glissements de
l’outil Crayon sur le tracé ou par glissement d’un point
sélectionné avec l’outil Flèche blanche, vous pouvez ajus- On a converti lee masque en bloc, on peut supprimer
mer l’image
et colorer le blocc ou lui affecter un contour.
c
ter certaines parties du masque de façon à faire apparaître
ou disparaître une zone de l’image mal détourée. L’annulation du masque
Quand vous avez converti le masque en bloc, il est possible
de retrouver l’image sans détourage en utilisant le sous-
menu Ajustement du menu Objet et la commande Ajuster
le bloc au contenu (ou l’icône correspondante de la palette
Contrôle). S’il s’agit d’une image détourée par la commande
Masque, c’est en relançant cette commande avec le type
Sans que vous retrouverez l’image entière.

L’image
ge sans masque et ici, avec un masque par détection
d de LES MANIPULATIONS D’UNE IMAGE DANS LE
contours.
ours. Il présente
p des imperfections
perfections que l’on peut
p pe éliminer.
BLOC OBTENU PAR CONVERSION DU MASQUE

Lorsque vous sélectionnez un objet avec l’outil Flèche noire,


le cadre de transformation est muni de huit poignées de
la couleur du calque. Lors d’une sélection avec l’outil Flè-
che blanche, si c’est le tracé qui est sélectionné (par ¢ clic
[Ctrl clic] ou clic sur le bord de l’image détourée), on voit des
points d’ancrage et un tracé de la couleur du calque (il suit le
contour de l’image). Si c’est l’image qui est sélectionnée, il y a
huit poignées autour d’un cadre de sélection qui a la couleur
complémentaire du calque (attention, avec les deux derniè-
res sélections, on voit la main à l’intérieur du bloc).

176
L A GESTION DES IMAGES

A STUCE Si vous avez un doute quant à la nature de la A STUCE Attendez un instant avant de glisser la poignée,
sélection (bloc ou image), affichez la palette Effets. Si elle vous visualiserez comment va s’effectuer la transformation.
affiche une liste démarrant par Objet, c’est qu’il s’agit de la
sélection du bloc. Si cette liste ne comporte que Graphique,
c’est que vous avez réalisé la sélection de l’image.
Ici, on a attendu avant de glisser
la poignée,
po on voit que l’image
n’est pas
p transformée.

La suppression de l’image
Pour supprimer une image figurant dans un bloc de
détourage, sélectionnez-la avec l’outil Flèche blanche ou
l’outil Position et tapez la touche Efface : le bloc se vide et
Sélectionn du bloc ((Flèche noire), sélection
ction une croix apparaît. Vous pouvez alors sélectionner le tracé
du tracé (Flèche
( blanche).
bl Dans les deux
eux pour lui affecter une couleur de fond ou lui attribuer un
cas, la palette
l Effets
ff affiche cette liste. contour. Ce type de manipulation vous permet de réaliser
Sélection de l’image,
g la palette montre ceci.
un bloc de forme particulière à partir de l’importation d’une
image détourée.

Les redimensionnements
On sélectionne
tionne l’image et
e on efface, on obtient ceci.
ecci.
Quand une image se situe dans un bloc créé à partir du mas-
que, il est nécessaire de prendre certaines précautions pour L’importation dans un bloc de détourage
changer la taille de l’ensemble. D’une part, veillez à faire une
sélection avec l’outil Flèche noire ; en effet, avec l’outil Flè- Qu’il contienne ou non une image, il est possible de placer
che blanche, vous risquez de ne sélectionner et ne modifier une nouvelle image dans un bloc de détourage obtenu par
que l’image sans toucher au tracé. D’autre part, si vous effec- conversion du masque. Cette opération peut s’effectuer par
tuez une modification par glissement des poignées, prenez simple importation après la sélection du bloc avec l’outil
soin d’enfoncer la touche ¢ [Ctrl] pour déformer ensemble Flèche noire ou la commande Coller dedans du menu
image et tracé (avec Ó, vous conserverez les proportions). Édition. Il est possible de placer une image comportant
également un tracé de détourage, voire de ne conserver
que son tracé.

Ce blo
bloc a été transformé
mé sans
et avec
ave la touche ¢ [Ctrl].
Ctrl].

On peut colorer
rer le bloc, oou le remplir d’une image.

177
I N D ESIGN CS3 – C HAPITRE 6

Le bloc à partir du masque pour un vernis

Pour définir une zone de vernis sur l’image, effectuez les 4. Supprimez l’image.
opérations suivantes :
5. Colorez le bloc avec un ton direct et affectez-lui l’option
1. Réalisez une copie du bloc d’image. Surimpression du fond dans la palette Options d’objet ;
2. Sur cette copie, créez le tracé de détourage à partir d’une vous pouvez créer un style d’objet pour le réutiliser sur
couche, par exemple, ou autre (commande Masque du d’autres images.
menu Objet). À l’impression des séparations, le ton direct définira la zone
3. Lancez la commande Convertir le masque en bloc pour vernie.
obtenir le bloc ayant la forme de la zone à vernir.

La copie de l’image et le bloc coloré.


ré. Avec
Aveec cettee option,
oopttion,
tion
à l’impression, il y aura création d’une
’une zone
z verni
vernie.

178
L A TYPOGRAPHIE DANS I N D ESIGN

7 La typographie dans InDesign

Les préliminaires
Ce chapitre concerne les caractères, les paragraphes, les – Par ratissage : placez le curseur d’insertion devant le
tabulations, les approches, les coupures de mots…, en bref, premier caractère, pressez et glissez la souris jusqu’au
tous les attributs typographiques d’un texte. Ils sont acces- dernier caractère.
sibles soit par les commandes du menu Texte, soit par les
palettes Contrôle ou Caractère et Paragraphe, ou encore L A SÉLECTION AVEC L’OUTIL TEXTE ET LE CLAVIER
Styles de caractère et Styles de paragraphe.
Enfoncez Ó et utilisez les touches de déplacement pour
sélectionner le texte. Le tableau suivant vous indique les
Les textes sélectionnés ou non sélections obtenues.

Pour être traité, un texte doit être sélectionné. Selon l’éten-


due de la zone à traiter, la sélection peut être réalisée avec Touches utilisées Sélection obtenue
l’outil Flèche ou avec l’outil Texte (dans ce cas, il apparaît Un caractère à droite
en surbrillance). Pour désélectionner un texte, vous devez Ó+ (ou ) (ou à gauche).
cliquer dedans (ou taper une des touches fléchées). Voici les
Un mot à droite
différentes façons de sélectionner un texte. Ó + ¢ [Ctrl] + (ou ) (ou à gauche).

L A SÉLECTION DU BLOC AVEC L’OUTIL FLÈCHE Ó+ (ou ) Jusqu’au début de la ligne


(début ou fin) (ou jusqu’à la fin de la ligne).
Pour changer la typographie de tout le texte d’un bloc,
sélectionnez-le avec l’outil Flèche puis activez l’outil Texte. Une ligne au-dessus
Ó+ (ou ) (ou en dessous).
Si le bloc est chaîné vers un autre, il faudra d’abord le
déchaîner pour que tout l’article soit modifié puis rechaîner Jusqu’au début du
après modification. Ó + ¢ [Ctrl] + (ou ) paragraphe précédent
(ou suivant).
L A SÉLECTION PAR LE MENU ÉDITION Ó + ¢ [Ctrl] + (ou ) Fin (ou début) d’article.
Pour sélectionner le texte complet, cliquez dans le bloc
avec l’outil Texte et utilisez la commande Tout sélection- Vous pouvez combiner la sélection au clavier et à la souris
ner du menu Édition ou encore ¢ A [Ctrl A]. en gardant enfoncée Ó ; en revanche, la sélection ne peut
être que continue (texte consécutif). La sélection au clavier
L A SÉLECTION AVEC L’OUTIL TEXTE ET LA SOURIS peut s’effectuer sans voir le texte à sélectionner. Par exem-
ple, pour sélectionner depuis un paragraphe de la page en
L’outil Flèche devient l’outil Texte par double-clic dans le cours jusqu’à la fin de l’article (situé plusieurs pages plus
bloc, la sélection peut alors se réaliser de plusieurs fa