GABON:
RAPPORT DE PAYS
POUR LA CONFERENCE TECHNIQUE
INTERNATIONALE DE LA FAO SUR LES
RESSOURCES PHYTOGENETIQUES
(Leipzig,1996)
Préparé par
le Ministère de l’agriculture
Libreville, juin 1995
GABON rapport de pays 2
Note d’information de la FAO
Ce rapport de pays a été préparé par les autorités nationales dans le contexte
du processus préparatoire à la Conférence technique internationale sur les
ressources phytogénétiques, Leipzig, (Allemagne), 17-23 juin 1996.
Ce rapport a été rendu disponible par la FAO à la requête de la Conférence
technique internationale et n’engage que la responsabilité des autorités
nationales. Les informations qui y sont contenues n’ont pas fait l’objet de
vérifications de la part de la FAO, et les opinions qui y sont exprimées ne
représentent pas nécessairement les vues et les politiques de la FAO.
Les appellations employées dans cette publication, la présentation des données
et les cartes qui y figurent n’impliquent, de la part de la FAO, aucune prise de
position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de
leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites.
GABON rapport de pays 3
Table des matières
CHAPITRE 1
APERÇU GENERAL 5
1.1 PRESENTATION PHYSIQUE 5
1.1.1 Le relief 6
1.1.2 L'hydrographie 6
1.1.3 Les sols 6
1.1.4 La végétation 6
I.2 PRESENTATION SOCIO-ECONOMIQUE 7
1.2.1 La population 7
1.2.2 L'agriculture 7
1.2.3 La foresterie 8
CHAPITRE 2
LES RESSOURCES SYLVOGENETIQUES 12
CHAPITRE 3
PROGRAMME NATIONAL DE CONSERVATION 14
3.1 LA CONSERVATION IN SITU 14
3.1.1 Les ressources sylvogénétiques 14
3.1.2 Les ressources phytogénétiques alimentaires 15
3.2 LA CONSERVATION EX SITU 16
CHAPITRE 4
UTILISATION DES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 17
4.1 UTILISATION DES COLLECTIONS DE RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 17
4.2 UTILISATION DES RESSOURCES SYLVOGENETIQUES 18
CHAPITRE 5
OBJECTIFS, POLITIQUES, PROGRAMMES ET LEGISLATION 19
CHAPITRE 6
COLLABORATION INTERNATIONALE 21
CHAPITRE 7
BESOINS ET PERSPECTIVES 22
CHAPITRE 8
PROPOSITIONS POUR UN PLAN D’ACTION MONDIAL 23
GABON rapport de pays 4
ANNEXE 1
LISTE DES MEMBRES DU COMITE NATIONAL PROVISOIRE 24
ANNEXE 2
INVENTAIRE DE PLANTES ENDEMIQUES DU PAYS 25
ANNEXE 3
INVENTAIRE DE PLANTES CARACTERISTIQUES DES
FORETS GABONAISES 26
Bibliographie 28
Liste des abréviations 29
GABON rapport de pays 5
CHAPITRE 1
Aperçu général
1.1 PRESENTATION PHYSIQUE
Le Gabon est situé en Afrique Centrale Atlantique. C'est un pays du Golfe de
Guinée à cheval sur l'Equateur, entre 2° nord et 3° sud de latitude et 9° et
14°30" de longitude est. Sa superficie totale est de 267 667 km2.
Le Gabon est remarquable par son relief dominé par la grande forêt qui
couvre environ 88% de la superficie nationale. Le climat est de type tropical
humide et comporte deux saisons:
· une saison sèche de juin à août (été boréal, hiver austral, avec des
températures assez fraîches et de rares précipitations);
· une saison des pluies de septembre à mai (hiver boréal, été austral) avec:
- un maxima pluviométrique principal en octobre - novembre et de fortes
précipitations;
- un maxima pluviométrique secondaire en mars - avril; avec les
températures les plus élevées de l'année et des précipitations d'origine
orageuse.
La répartition spatiale des précipitations varie de 1 500 mm/an dans les
dépressions “sèches” de Tchibanga et de Booué et dans l'extrême nord-est du
pays à 3 300 mm/an sur la côte nord-ouest et les massifs montagneux.
Les températures sont en moyenne de 21° C dans le sud-ouest du pays (Port-
Gentil, Lambaréné, Mouila, Tchibanga, Mayumba) et de 26° C sur la côte et
à l'intérieur du pays.
L'humidité relative moyenne est comprise entre 80 et 85%. Les vents
dominants sont du sud ou sud-ouest à force faible; quelques mètres par
seconde. L'insolation est également faible, en moyenne 1 500 h/an.
GABON rapport de pays 6
1.1.1 Le relief
Il est composé de:
· plateaux et collines (3/4 de la superficie totale). Le plus grand ensemble de
plateaux est localisé au nord-est (Woleu-Ntem et Ogoué Ivindo).
· plaines et dépressions (plaines karstiques de la Nyanga et de la Ngounié,
plaine de la Lopé et petites plaines côtières, plaines de la région des Lacs et
des deltas maritime et intérieur de l'Ogooué),
· massifs montagneux - monts de Cristal, monts de Mayombe, du Chaillu
(1 020 m).
1.1.2 L'hydrographie
Elle est marquée par un grand fleuve: l’Ogooué, suivi par la Nyanga et les
bassins des petits fleuves côtiers.
L’Ogooué est la pièce maîtresse du réseau hydrologique. Il alimente, avec ses
affluents, 72% de la surface du pays. Sa longueur est de 1 200 km et son débit
3 3
annuel de 4 300m /s. Ses crues peuvent atteindre 10 000 m /s. Elles
comportent beaucoup de chutes et de rapides successifs souvent entrecoupés de
brefs parcours navigables.
1.1.3 Les sols
Deux familles de sols existent: les sols ferralitiques, les plus importants, et les
sols hydromorphes.
1.1.4 La végétation
La forêt dense couvre quelques 235 000 km2, représentant 23 millions
d'hectares, soit 1/10 des forêts ombrophiles du monde. Elle présente neuf
grands types de formations végétales, dont six forestiers (la mangrove, la forêt
inondée et marécageuse, la forêt du bassin côtier, la forêt des montagnes, la
forêt des plateaux de l'intérieur, la forêt des plateaux du nord-est), les forêts
dégradées ou secondaires et les formations herbeuses des steppes et savanes.
GABON rapport de pays 7
I.2 PRESENTATION SOCIO-ECONOMIQUE
1.2.1 La population
La population du Gabon est de 1 011 710 habitants (1993). Jusqu’en 1960,
la croissance a été insignifiante. Depuis, la progression s'est accélérée, mais
beaucoup moins vite que dans l'ensemble de l'Afrique. Son taux a été de 3.7%
entre 1980 et 1989. Actuellement, il est presque de 2.8%. La densité de
population est dans l'ensemble faible, mais plus important dans les régions
agricoles du nord, les estuaires du Gabon et de l'Ogooué. Elle dépasse à peine
4 hab./km2. La population des villes ne cesse de croître. Elle est de 46% en
1990 contre 18% en 1960.
La répartition par âge montre que la population gabonaise est très jeune. En
effet, plus de 58% de cette population ont moins de 30 ans et seuls 9.4% ont
plus de 60 ans. Le pourcentage de femmes est plus important que celui des
hommes et est de 50.9% contre 49.1%(1985).
1.2.2 L'agriculture
Les superficie cultivées représentent 3% des superficies agricoles et 34% des
superficies des terres arables.
Durant les quinze premières années après l'indépendance, le Gabon était un
pays essentiellement forestier et minier sans tradition agricole tant sur le plan
technique de l'exploitation rationnelle de la terre que juridique et socio-
économique. Les activités du monde rural (agriculture, élevage, pêche,
artisanat) ne constituaient que 5% du PIB.
Depuis 1975, le gouvernement a pris une série de mesures allant dans le sens
du développement de l'agriculture afin d'une part, d'assurer l'autosuffisance
alimentaire et améliorer les revenus et conditions de vie des populations et
d'autre part, de lutter contre l'exode rural.
Ces activités sont menées à travers:
a) des opérations diffuses (grâce à l'encadrement technique des services du
Ministère de l'agriculture, de l'élevage et du développement rural);
b) des opérations zonales intégrées (OZI), intégrant dans un ensemble
opérationnel plusieurs composantes du développement agricole (formation,
production, commercialisation, crédit, promotion coopérative, etc.);
GABON rapport de pays 8
c) des opérations ponctuelles (agro-industrielles), qui ont pour but de
transformer sur place toute la production issue des plantations.
L'agriculture se heurte aux obstacles naturels et à l'absence de techniques
modernes. Elle est essentiellement dominée par la culture sur brûlis, qui
procure 460 000 tonnes de tubercules (manioc, ignames et patates douces),
235 000 tonnes de bananes plantains, 17 000 tonnes de maïs, du riz et des
légumes.
L'agriculture commerciale concerne:
· pour le café et le cacao, la SOCAGAB (en moyenne 4 000 tonnes);
· pour la canne à sucre, la SOSUHO (15 000 tonnes);
· pour l'hévéa, HEVECAG (2 000 tonnes);
· pour le maïs et le soja, la SIAEB (67 000 et 5 300 tonnes);
· pour le palmier à huile, AGRO-GABON (12 000 tonnes).
Si, pour l’agro-industrie, l'approvisionnement en intrants (semences, engrains,
matériel, équipements) se fait sans trop de difficultés. Il n'en est pas de même
pour les paysans qui s'adressent le plus souvent au marché local et en payant
comptant. Le système de crédit est assez contraignant, parce que nécessitant
des garanties et un apport personnel que le paysan n'a pas toujours.
L'organisme chargé de la production et de la certification des semences, la
CIAM, couvre correctement la demande locale, qui reste encore faible.
Le Gabon est autosuffisant sur le plan alimentaire et n'importe en grandes
quantités que du blé tendre pour quelques 35 000 tonnes/an. Elle exporte
surtout du sucre et de l'huile de palme (13 000 et 2 000 tonnes).
1.2.3 La foresterie
Premier pays africain pour la surface de forêt par habitant, la forêt représente
un enjeu capital pour le Gabon. Jusqu'au début des années 1960, l'économie
du pays dépendait essentiellement des exportations de bois (surtout de
l'Okoumé, bois tendre, utilisé pour fabriquer des contre-plaqués Aucoumea
klaineana, Burseracea). Son potentiel est estimé à plus de 100 millions de m3.
GABON rapport de pays 9
D'autres bois y sont exploités dans une moindre mesure à des fins
industrielles. Il s'agit de: Ozigo (Dacryodes büttneri), Kevazingo (Guibourtia
te manii et Pellegriniana), Douka (Treghemella africana), Padouk
(Pterocarpus soyauxü), Bilinga (Nauclea trillesii), Sipo (Entandrophragma
utile)et Azobe ou bois de fer (Lophira alata).
La forêt produit aux populations locales des fruits, des noix, des racines et des
feuilles qui sont utilisés dans leur alimentation quotidienne, la confection
d'habitations, la production d'énergie, etc. On note:
a) les aliments forestiers
Les principaux produits végétaux alimentaires sont les fruits et les amandes, les
ignames, les champignons, les pousses végétales et les sèves (liane à eau, vin de
palme).
Les fruits
Les espèces les plus recherchées, sont généralement celles productrices
d'amandes comestibles ou condimentaires; Irvingia gabonensis ou manguier
sauvage, Coula edulis (le noisetier d'Afrique), Panda oleosa, Scypocephalium
ochocoa, les colatiers, etc.
Les espèces fruitières à pulpe comestible occupent une place non négligeable
dans l'économie du pays. Il s'agit de Dacryodes macrophylla, Antrocaryon
klaineana, Gambeya lacourtiana, Trichoscypha abut, Trichoscypha
acuminata, Anonidium mannii (la grande anone cauliflore qui contient 12%
de son poids sec en protéines et dont les fruits peuvent peser plus de 5 kg), etc.
Les ignames sauvages (Dioscorea semperflorens, D. burkilliana)
Elles présentent l'avantage de ne jamais être toxiques, à la différence de celles
des zones de lisière.
Feuilles-légumes
Elles contiennent pour la plupart des teneurs en protéines très élevées; ce qui
fait qu'elles peuvent dans certains cas remplacer la viande. Les feuilles des
espèces suivantes sont les plus consommées: “kumu” (Gnetum africanum,
G. bucchlozianum), Dissotis sp, etc.
GABON rapport de pays 10
L'ail sauvage
Les recettes de cuisine africaine font beaucoup usage d'épices traditionnelles
d’Afrostyrax lepidophyllus et de Scorodophloeus zenkeri.
L'eau végétale
Elle est fournie par plusieurs espèces à lianes, dont Cissus dinklagei, qui
présente une sève brute très abondante utilisée comme boisson lors des
promenades en forêt.
b. Les plantes médicinales
La majorité des gabonais font souvent recours aux plantes médicinales. Celles-
ci sont exploitées par les anciens et les tradipraticiens qui en détiennent les
connaissances pharmaco-botaniques. Il importe de souligner que bon nombre
de plantes aromatiques seraient à la base de la fabrication de médicaments
traditionnels: Chenopodium ambrosioïdes, Ocimum gratissimum, Ocimum
basilicum, Drypetes gossweileri, Harungana madagascariensis, Afrostyrax
lepidophyllus, Piper umbellatum.
c. Les produits de service
L'usage des produits végétaux par les populations locales, en particulier rurales,
à des fins de service est très développé. On peut noter:
· pour le bois de chauffe: Macaranga spinosa, Xylopia aethiopica, Uapaca
sp, Coula edulis, Croton sp;
· pour les constructions: Xylopia aethiopica, Harungana madagascariensis,
Picralima nitida, Coula edulis;
· dans l'artisanat: les tiges et les fibres servent pour la confection de mobilier
(Calamus sp, Ancistrophyllum secundiflorum, Raphia sp.);
· dans la vannerie et la fabrication de filet de chasse: les feuilles de
Maranthaceae (Megaphrynium et Sarcophrynium);
· pour emballer les “batons” de manioc et autres aliments à cuire, la
fabrication de toiture; les feuilles de palmier de Raphia (Bambou
villageois), etc.
GABON rapport de pays 11
Malgré l'action négative de l'homme sur les écosystèmes naturels, notamment
avec l'exploitation intensive de l'Okoumé, qui est effectuée par une
cinquantaine de compagnies, la forêt gabonaise se port bien. La déforestation
est très peu connue dans ce pays, ou tout au moins n'a aucune ressemblance
avec ce qui se passe dans la plupart des forêt tropicales. Des cas ont été notés
ces dernières années çà et là sur quelques centaines de km2, dans le but
d'installer de nouvelles plantations industrielles de palmiers à huile, d'hévéa, de
café et de cacao ou dans le cadre du programme d’autosuffisance alimentaire,
de bananier, de manioc et de riz.
Un avantage assez particulier reste la naissance quasi permanente de forêts
secondaires, surtout autour des villes qui font l’objet d’exploitations
forestières. Cependant, ces dernières n’offrent pas le même potentiel
floristique que la forêt primaire, même si de prime abord, la densité et la
couverture végétales semblent y être inchangées.
GABON rapport de pays 12
CHAPITRE 2
Les ressources sylvogénétiques
D’après certains auteurs, dont Hadlick et Reistma, la forêt gabonaise est
comparable à celle de l’Amérique du Sud et qu’elle contiendrait quelques
8 000 espèces, dont seules 1 900 ont pu être décrites dans “Flore du Gabon”.
Le taux d’endémisme est relativement assez élevé et avoisine les 20% parmi les
espèces étudiées.
La forêt n’est pas uniforme et présente des compositions floristiques en
relation avec les variations écologiques. La forêt tropicale gabonaise est formée
par la juxtaposition d’une mosaïque d’écosystèmes, dont l’inventaire et la
dynamique sont encore mal connus.
On note d’ouest à l’est:
· la mangrove, formation végétale à palétuviers (Rhizophora racemosa,
R. harrisonii, Avicennia africana, Laguncularia racemosa, Concarpus
erectus) et autres espèces (Paspalum vaginatum et Acrostichum aureum
(une fougère). Dans les milieux saumâtres, on rencontre également
Pandanus candelabrum et Phoenix reclinata (un petit palmier épineux);
· la forêt inondée et marécageuse (nord-est de la province de l’Ogooué-
Maritim) est peuplée de Bahia (Mitragyna ciliata), d’Aloma ou Bilinga
d’eau (Nauclea lina brazzavillensis), d’Idéwa (Harplormosa monophylla),
de Nogo (Lecomtedoxa nogo) et de beaucoup de fougères, dont: (Yanthea
cameronniana et manniana), de palmiers-raphia aux abords des cours
d’eau et des bas-fonds;
· la forêt du bassin côtier: elle représente la première zone d’exploitation
forestière. Les espèces ligneuses qu’on y trouve sont: l’Ozouga (Sacoglottis
gabonensis), l’Oken (Swartzia fistuloides), l’Angoa (Erismadelphus exsul),
l’Alep (Desbordesia glaucescens), l’Ozigo (Dacryodes buttneri), l’Okoumé
(Aucomra klaineana);
· la forêt des montagnes (second zone d’exploitation forestière): sa flore est
proche de celle du bassin côtier. L’Ozouga et l’Ango y sont rares. Les
Cesalpiniacées et les Andoungs (du genre Monopetalanthu) y sont bien
présents;
· la forêt des plateaux de l’intérieur: elle constitue la limite continentale de
l’Okoumé. On y rencontre le Béli (Paraberlinia bifololata), le Sorro ou
Sogho (Scyphocephalium ochocoa), l’Illomba (Pycnanthus angolensis) et
l’Engona (Pentaclethra eetveldeana);
GABON rapport de pays 13
· la forêt des plateaux de nord-est (ou troisième zone d’exploitation
forestière): la végétation est composée surtout de: l’Obéché ou Ayous
(Triplochiton scleroxyon), le Limba (Terminalia superba), le Nka
(Pteleopsis hylolendron) et le Wengué (Milletia laurentii). On note
également la présence de l’arbre à ail - Nsigna (Scorodophloeus zenkeri) et
le Limbali (Gilbertiodendron dewevrei);
· les forêts dégradées ou secondaires: dérivées des plantations et jachères, elles
sont le résultat de la reconquête végétale rapide;
· les formations herbeuses. On distingue:
- dans les steppes, sur sables blancs: les graminées (Ctenium newtonii,
Rhynchellytrum nerviglum, R. filifolium) et sur plateaux Trachypogon
thollonii;
- dans les savanes: des herbacées plus denses (Pobeguinea arrecta,
Hyparrhenia diplandra, Andropogon schirensis, Schyzachyrum
platyphyllum, Loudetia arundinacea, Panicum phragmitoides).
Quelques arbustes y sont recensés, dont: Hymenocardia acida, Bridelia
ferruginae et Annona senegalensis.
GABON rapport de pays 14
CHAPITRE 3
Programme national de conservation
3.1 LA CONSERVATION IN SITU
3.1.1 Les ressources sylvogénétiques
Elles sont conservées in situ dans des réserves, gérées par l’Etat à travers ses
démembrements - CIRMF, IRET, IPHAMETRA, IRAF et ENEF, avec la
collaboration de certaines ONG, telles: WWF et UICN.
Dans ces réserves, toute activité agricole, de chasse ou de pêche est
formellement interdite:
· Lopé: 500 000 ha
· Moukalaba-Dougoua: 100 000 ha
· Setté Cama: 700 000 ha
· Ipassa: 10 000 ha
· Wonga-wongue: 480 000 ha
De nouvelles réserves sont en cours de création. Il s’agit de:
· la forêt des abeilles: 250 000 ha
· le mont Iboundji: 25 000 ha
· les monts Doudou: 260 000 ha
· Tchimbélé: 410 000 ha
· Soungou-Milondo: 100 000 ha
· Akanda: 7 500 ha
· Mondah: 740 ha
· Lac Onangué: 200 000 ha
· Ozouri: 44 000 ha
· Minkebé: 700 000 ha
· Belinga: 300 ha
GABON rapport de pays 15
Les réserves représentent des milieux où l’on rencontre une importante
variabilité spécifique, génétique et écologique des espèces. Nous citerons en
exemples quelques cas de plantes endémiques que l’on trouve dans ces aires:
· dans le Mondah: Dichapetalum geminostallatum, Follydorapierrei,
Acridocarpus, Acioca, Impatiens;
· dans le Minkebé: Sterculia subviolacea, Macaranga sp;
· dans le Moukalaba: Dacryodesheterotricha;
· dans l’Impassa: Ardissia belingaensis, Rhaptopetalum belingaensis;
· dans le mont Doudou: Begonia bongoensis, Impatiens;
· dans le Tchimbelé: Begonia aggaloptera, B. anisorepala, B. vittariifolia,
B. karperi;
· dans le Soungou-Milondo: Begonia thomeana.
3.1.2 Les ressources phytogénétiques alimentaires
Elles sont conservées directement par des projets placés sous la tutelle du
Ministère de l’agriculture:
· projet agropastoral de Lébamba (pour l’arachide, le manioc, l’igname, le
maïs, l’aubergine, l’oseille, le taro);
· Centre d’introduction et d’adaptation du matériel - CIAM (pour le
plantain, le manioc, la patate douce, l’igname, le taro, le gombo, le maïs,
l’aubergine locale, le piment, la tomate locale, l’oseille, le folon (amarante)
et les fruitiers, parmi lesquels: le citronnier, le limettier, le mandarinier, le
pomelo, le tangelo, la barbadine, le cerisier de Cayenne, le carrambolier
Jaquier, le Litchi, le Mangoustanier, la pomme Cannelle, le poivrier, le
noisetier de Guyanne. Les fruitiers locaux sont essentiellement représentés
par l’arbre à châtaigne, le colatier, le manguier, le prunier du Cap, le
goyavier, l’atangatier et le Ebon-Ntang.
· AGRO-GABON (pour le palmier à huile);
· SOSUHO (pour le sucre).
GABON rapport de pays 16
3.2 LA CONSERVATION EX SITU
Dans les structures de l’Etat, elle s’effectue généralement dans:
· des chambres froides;
· l’arboretum de Sibang (crée en 1934);
· des vitrothèques.
La conservation sous forme de vitroplants est réalisée par le Laboratoire de
biotechnologie végétale de la CIAM. Sa vitrothèque compte des bananiers
(Boro de Wulo, Ebang, Elate, Essang, French Sombre, Ebibié, Odiga,
Orichelle, Main de sorcier, Gros michel, Petite naine, Fougamou Poyo,
Cocos, Calambou, Sabra, Poovan, Figue rose, Silk, Lacatant, Rotaro), le
manioc (manioc jaune, Ononebere, Ditadi, Okwata, Nsut-Mbong), la patate
douce, l’igname et le macabo.
Chez l’agriculteur, deux méthodes essentielles de conservation ex situ sont
exploitées:
· sous forme de tubercules enfouies dans le sol (cas de la cola, en sol sec et du
taro ou du manioc, dans le champs de cases et dans les plantations
villageoises), et
· sous forme de graines séchées.
Cette dernière se fait sous forme d’épi sec ou de fruit séché et concerne plus
particulièrement les arachides, le maïs, le gombo, le piment, la tomate, les
aubergines, etc.
Les graines, cueillies ou ramassées, sont séchées pendant plusieurs jours au
soleil. Par la suite, elles sont enveloppées dans des feuilles de jonc puis
entreposées dans la cuisine, par dessus le fumoir.
GABON rapport de pays 17
CHAPITRE 4
Utilisation des ressources phytogénétiques
4.1 UTILISATION DES COLLECTIONS DE RESSOURCES
PHYTOGENETIQUES
Le Gabon, pratiquant une agriculture traditionnelle itinérante avec des
jachères prolongées, les anciennes plantations demeurent des banques in situ
où sont conservées les ressources phytogénétiques alimentaires. Celles-ci sont
régénérées tous les 7-10 ans, lors de la mise en place de nouvelles plantations.
En dehors de ces plantations, le CIAM semble être la seule structure qui, à
travers ses collections in situ et ex situ, s’occupe de la conservation du matériel
végétal, sa régénération et sa documentation. La distribution est effectuée par
le biais des particuliers qui en expriment le besoin.
A l’intérieur du pays, les différentes collections sont entretenues par les femmes
dans des champs de cases ou dans des plantations villageoises. On y rencontre:
le bananier, le taro, le macabo, l’igname, le manioc, la patate douce, les
aubergines locales, les piments, le gombo, l’oseille, le folon, le nkoumou, etc.
La conservation se fait généralement en cultures associées. Elle concerne pour
la plupart les variétés locales. Celles-ci sont assez adaptées aux conditions du
milieu (climat, écologie, maladies, etc.) et peuvent rester, dans le cas des
tubercules, longtemps dans le sol (jusqu’à 3 ans); ce qui n’est pas le cas des
introductions. En effet, toutes les variétés de tubercules qui ont été introduites
de l’IITA, une fois arrivées à maturité, pourrissent très vite si elles ne sont pas
récoltées.
Le schéma décrit plus haut semble être une organisation assez typique du
Gabon, où l’on dénote l’absence de programme d’amélioration variétale.
Le pays regorge de ressources végétales insoupçonnées, pour le moment, faute
de recensement en profondeur. Leur régénération naturelle est bonne,
particulièrement dans les régions où la pluviométrie dépasse 2 000 mm/an.
Seul l’Okoumé a été étudié, parce que faisant l’objet d’une exploitation
intensive. Toutefois sa protection n’est pas garantie, étant donné que les
programmes de reboisement le concernant, ont tous échoué. La biologie de
cet arbre est encore mal connue.
GABON rapport de pays 18
4.2 UTILISATION DES RESSOURCES SYLVOGENETIQUES
D’une manière générale, la situation en matière de fourniture de semences
forestières est caractérisée par l’absence de structures spécialisées et
opérationnelles. La conséquence en est la pratique d’un mode de collecte peu
fiable dans des peuplements sans connaissances scientifiques suffisantes des
arbre-mères.
Les collectes de graines sont effectuées par les populations rurales sur des
peuplements déjà identifiés, sous la supervision des agents des eaux et forêts,
qui par la suite organisent la redistribution des semences lors des campagnes
de reboisement.
GABON rapport de pays 19
CHAPITRE 5
Objectifs, politiques, programmes et
législation
Comme dans la plupart des pays africains, il n’existe pas un programme
national de conservation des ressources phytogénétiques. Il n’existe également
pas de programmes d’amélioration variétale qui auraient pu s’occuper de cela.
Cette situation ne facilite pas la mise en place d’une politique cohérente
intégrant les besoins de tous ceux qui sont intéressés de manière directe ou
indirecte par la conservation et l’utilisation des ressources phytogénétiques
(agriculteurs, ONG, privés, chercheurs, etc.).
Il mérite d’être souligné que globalement la diversité végétale est avant tout
l’affaire du paysan qui ne semble pas trop se plaindre de l’absence de structure
moderne de conservation et de distribution de matériel végétal. Il s’adresse
régulièrement à la forêt, où il trouve une diversité biologique importante,
répondant à ses besoins immédiats (variétés adaptées à l’écologie, résistantes
aux maladies, etc.) Il est encore beaucoup plus tributaire de cette forêt que de
tout autre programme initié par l’Etat ou le privé.
Même si pour le moment cette situation est vécue sans trop de risques, il
importe d’insister sur la nécessité de mise en place d’un programme national
de gestion des ressources phytogénétiques. Ce programme devrait travailler en
étroite collaboration avec les populations autochtones. Celles-ci connaissent
parfaitement la forêt, dont les produits sont utilisés de manière quasi-
permanente pour se nourrir et se soigner. Ce programme aurait l’avantage
d’initier des actions allant dans le sens de:
· l’établissement de relations optimales entre le développement économique
et son environnement;
· assurer une meilleure connaissance du milieu et la gestion rationnelle des
ressources végétales qui s’y trouvent;
· la prévention et la lutte contre les dégradations et disparitions d’espèces, en
particulier celles endémiques à la région;
· l’information et la formation en matière de gestion des ressources
phytogénétiques, etc.
GABON rapport de pays 20
En ce qui concerne le cadre juridique, il mérite d’être souligné l’existence de
textes réglementant l’échange de matériel végétal. Toute introduction de
semences est assujettie à la présentation d’un certificat phytosanitaire. Les
sortie de semences doivent faire l’objet d’autorisation préalable de la Direction
de l’agriculture.
GABON rapport de pays 21
CHAPITRE 6
Collaboration internationale
Le Gabon a adhéré à la plupart des conventions visant la sauvegarde de la
diversité biologique et a ratifié la Convention de Rio.
Des relations assez régulières sont entretenues avec la FAO, avec laquelle un
accord en matière de renforcement de la liaison recherche-développement
pour la production horticole et agricole a été signé en 1992.
Des missions de prospection et de collecte de matériel végétal ont été
organisées à plusieurs reprises avec la collaboration d’institutions
internationales, en particulier des universités de Missouri (Etats-Unis),
Wageningen (Hollande), Montpellier (France), ORSTOM, etc.
La collaboration sous-régionale reste encore sous-utilisée.
GABON rapport de pays 22
CHAPITRE 7
Besoins et perspectives
Il ressort de ce qui est mentionné plus haut, la nécessité d’organiser des
missions de prospection orientées vers une meilleure connaissance de la forêt
gabonaise, en particulier des espèces endémiques. Celles-ci ne sont connues en
général que de leurs utilisateurs dans la pharmacopée traditionnelle. Avec leur
disparition, certaines plantes risqueraient de rester inconnues des scientifiques.
Des actions urgentes devraient être effectuées dans les domaines suivants:
· confection d’un herbier des plantes médicinales;
· recensement des plantes aromatiques;
· mise en place de programmes d’amélioration variétale des plantes
alimentaires, tels que l’igname, le manioc, etc;
· mise en place d’un programme de domestication des fruitiers sauvages;
· installation d’une banque de gènes, etc.
La réussite de ces activités devra être sous-tendue par le renforcement du
niveau de formation des techniciens intervenant dans les structures de
recherche. En particulier, il serait important de mettre l’accent sur la
formation en génétique et amélioration des plantes, phytopathologie,
botanique, taxonomie, biotechnologie, informatique (gestion des bases de
données).
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CHAPITRE 8
Propositions pour un Plan d’action mondial
L’Afrique centrale comprend les forêts les plus denses du continent africain.
Leurs richesses sur le plan de la diversité spécifique, génétique, écologique et
culturelle sont mal connues. En effet, très peu d’études y ont été réalisées.
Certaines zones restent encore inaccessibles à la civilisation moderne, par
manque d’infrastructures routières. C’est le cas de la région de l’Ogoué-Ivindo
(Minkébé).
Ces considérations militent en faveur de l’ouverture d’une antenne régionale
de l’IPGRI à l’image de celle de Niamey. Sa mission serait destinée à initier et
a promouvoir toutes activités allant dans le sens d’une meilleure gestion des
ressources phytogénétiques, en particulier celles qui sont endémiques de la
zone (sensibilisation des pouvoirs publics et des populations locales,
organisation d’ateliers de formation des chercheurs et techniciens,
négociations pour l’introduction de programmes de formation sur les
ressources phytogénétiques dans un université de la sous-région, mise en place
de programmes fédérateurs, etc.).
Ladite antenne pourrait être implantée au Gabon qui, par rapport aux autres
pays de la sous-région, présent les avantages suivants:
· la forêt est abondante (235 000 km2) et est encore vierge (la faiblesse de la
population est dans ce cas précis un atout favorable);
· une certaine stabilité politique, qui garantisse des actions à long terme;
· l’existence d’infrastructures de base, dont le laboratoire de biotechnologie
végétale);
· l’existence de structures administratives d’accueil comme le CENAREST.
GABON rapport de pays 24
ANNEXE 1
Liste des membres du Comité national
provisoire
Dr. Daniel Kumba-Kumba
Directeur IRT
Coordonnateur du Comité
Dr. Lucien Obame
Coordonnateur scientifique CENAREST
Dr. Jean Bernard Bourobou-Bourobou
Botaniste
Université des sciences et techniques de Massoucou
Dr. Jean Bernard Mombo
Professeur de géographie
Université Omar Bongo
Dr. Nze Ekekang
Directrice IPHAMETRA
M. Jean Bernard Moutsinga
Pédologue
Directeur IRAF
M. Paul Kumba Nzao
Chercheur IRAF
Dr. Dénis Nzoghe
Biotechnologue
Directeur CIAM
NB: un colloque national est prévu pour septembre 1995. Il fera l’objet d’une
correspondance à l’attention du Bureau régional de l’IPGRI.
GABON rapport de pays 25
ANNEXE 2
Inventaire de plantes endémiques du pays
Connaraceae: Cnestis uncata Lemmens, Cannarus gabonensis L.
Balsaminaceae: Impatiens floretii Hallé et A.M. Louis
Combretaceae: Combretum exilii Jongkind
Acanthaceae: Pseudocalyx macrophyllus Mcpherson et Louis
Monts du Cristal Massif de Province de l’Estuaire
Chaillu
Begonia aggaloptera Begonia thomeana Dichapetalum geminostellatum
Begonia anisorepala Dichapetalum follydorapierrei
Begonia clypeifolia Acridocarpus
Begonia peperomiodes Acioca
Begonia vittariifolia Impatiens
Begonia karperi
Begonia tapura
Dans les monts de Belinga:
· lianes: familles des Apocynacées, Annonacées, Celastracées, Rubiacées,
Loganiacées, Annonacées
· arbustes: Cassipourea sp. Garciania chromocarpa, Garciana punctata,
Homalium sp. Hymenocardia ulmoides, Hymenodictyon florioundum,
Ocotea gabonensis, Picralima nitida.
GABON rapport de pays 26
ANNEXE 3
Inventaire de plantes caractéristiques des
forêts gabonaises
Appelation locale Nom latin
Adzacon Lecomtadoxa heitzana
Agnuhé Pentadesma butyracea
Aiélé Canarium schweinfurhii (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Alep Derbordesia glaucescens
Alonvogo Fagara macrophylla (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Alen Detarium macrocarpum
Andok Irvingia gabonensis (Côte d’Ivoire, Angola)
Andoung Toubaonate brevipaniculata, A. Moreliana
Angoa Erismodelphus exsul
Atangatier Dacryodes edulis (Cameroun, Guinée Equat., Congo)
Azobé Lophira alata (Cameroun, Guinée Equat., Congo)
Bahia Mitragyna ciliata
Bilinga Nauclea trillesii (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Dabema Piptadeniasfrum africanum (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Dibetou Lovoa trichiliodes (Nigéria-nord-ouest Zaïre)
Ebène Diospyros crassiflora (Nigéria-nord-ouest Zaïre)
Ebo Santiria trimera
Ekop Tetraberlinia bifoliota (Cameroun, Guinée Equat.,
Congo, Zaïre)
Ekoune Coelocaryon klanei
Engeuk Ongokea gore (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Essia Petersianthus macrocarpus
Essoula Plagiostyles africana
Eveuss Klainedosa gabonensis
Eyong Sterculia oblongo
Eyoum Dialium sp.
Faro Daniella spp.
Gheombi Sindoropsis
Iboga Tabernanthe iboga (Cameroun, Guinée Equat., Congo)
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Appelation locale Nom latin
Iroko Milicia excelsa
Icaquier Chryssobalanus icaco
Kevazingo Guibourtia tessmanii (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Limba Terminalia superba
Limbali Gilbertiodendron dewevrei (Cameroun, Guinée Equat.,
Congo, Zaïre)
Llomba Pycnanthos angolensis
Manil Symphonia globulifera
Miama Calpocalyx heitzii
Moabi Baillonella toxisperma (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Movingui Distemonanthus benthamianus (Nigéria, nord-ouest
Zaïre)
Mubala Pentaclethra macrophylla (Nigéria, nord-ouest Zaïre)
Mukulungu Autranella congolensis (Cameroun, Guinée Equat.,
Congo)
Nangs Hymenostegia spp.
Ngaba Librevillea klainei
GABON rapport de pays 28
Bibliographie
Adjanohoum, E. (1982) Contribution aux études ethnobotaniques et
floristiques au Gabon. ACCT - Paris
Bourobou-Bourobou H. (1994) Biologie et domestication de quelques arbres
fruitiers de la forêt du Gabon. Thèse de doctorat, Université de
Montpellier.
Caballe G. (1978) Essai phytogéographique sur la forêt dense du Gabon.
Annales UNG., Libreville N. 2, mars 1978, p 87-101
CTFT (1975) Inventaire forestier dans le centre-est du Gabon. Fascicules I à IV,
Nogent-sur-Marne
De Wilde Géographie et cartographie du Gabon. Atlas Paris, 1983
Hadlik A. (1986) Données comparatives sur la richesse spécifique et les
structures des peuplements des forêts tropicales d’Afrique et d’Amérique, éd.
J.P. Gasc. Muséum national d’histoire naturelle, Paris France
Pares Y. (1979) Nécessité d’une symbiose entre la médecine occidentale et les
médecines traditionnelles p 205-210.
Reistma J.M. (1988) Végétation forestière du Gabon, Tropenbos
Sayern J.A., Hartcourt C.S. & Collins N.M. (1992) The conservation atlas of
tropical forests in Africa ISBN 0333 577757
Walker R., Sillans R. (1961) Les plantes utiles du Gabon. Enc. Biol. Lechevallier,
Paris vol 56, 614
Wilks C. (1990) La conservation des écosystèmes forestiers du Gabon.
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Liste des abréviations
CENAREST Centre national de recherche scientifique et technique
CIAM Centre international d’adaptation du matériel (CIAM)
CIRMF Centre international de recherches médicales et forestières
IPHAMETRA Institut de pharmacopée traditionnelle
IRET Institut de recherche en écologie tropicale
IRT Institut de recherches technologiques
IPMT Institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle
IRAF Institut de recherche agronomique et forestière
WWF World Wildlife Fund
UICN Union internationale pour la conservation de la nature