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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M.

TCHIETCHAC

PLAN DU COURS

CHAPITRE I : INTRODUCTION AU CORPS HUMAIN

CHAPITRE II : LA CELLULE ET LE TISSUS : STRUCTURE ET FONCTIONS.

CHAPITRE III : LE SYSTEME TEGUMENTAIRE.

CHAPITRE IV : LE SYSTEME LOCOMOTEUR.

CHAPITRE V : LE SYSTEME NERVEUX : SYSTEME NERVEUX CENTRALE ET

SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE.

CHAPITRE VI : LE SYSTEME ENDOCRINIEN.

CHAPITRE VII : LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE

CHAPITRE VIII : LE SYSTEME RESPIRATOIRE.

CHAPITRE IX : LE SYSTEME DIGESTIF.

CHAPITRE X : LE SYSTEME URINAIRE.

CHAPITRE XI : LE SYSTEME GENITAL.

CHAPITRE XII : LE SYSTEME LYMPHATIQUE ET L'IMMUNITE.

CHAPITRE XIII : LES ORGANES SENSORIELS.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

CHAPITRE I : INTRODUCTION CORPS HUMAIN

L'anatomie et la physiologie sont les disciplines complémentaires de la biologie, la science


qui étudie les organes vivants. L'anatomie humaine étudie la structure du corps et les relations
entre les structures du corps. La physiologie humaine s'intéresse au fonctionnement des

différentes parties du corps. De manière générale, c'est la structure qui détermine la fonction.

I- ETRE HUMAIN, ORGANISME VIVANT

Les êtres humains, (homo sapiens) sont des organismes vivants. Comme pour tous les
organismes vivants, les besoins physiques de base des êtres humains sont l'eau, pour
assurer l'ensemble des processus métabolismes ; la nourriture, pour fournir de l'énergie :
les matériaux de base pour construire la matière vivante, et des composés chimiques
nécessaires aux réactions vitales : l'oxygène pour produire de l'énergie à partir des
nutriments : la chaleur pour favoriser les réactions chimiques ; et la pression pour
permettre la respiration.

II- LES NIVEAUX D’ORGANISATION DU CORPS HUMAIN

Les niveaux d'organisation du corps humain sont, du plus simple au plus complexe :

- chimique,
- cellulaire,
- tissulaire,
- organique,
- systémique,
- le niveau de l'organisme.

Chaque niveau représente l'association d'unités du niveau inférieur. Les niveaux chimique et
cellulaire sont les niveaux de base. Un tissu est un groupe de cellules semblables qui assurent
la même fonction spécialisée. L'organisme humain comporte quatre types de tissus.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Un organe est composé de plusieurs types de tissus qui assurent, de façon coordonnée, une
fonction déterminée.

Un système est composé de 2 organes ou plus et de tissus, qui constituent une unité assurant
la même fonction ou un ensemble de fonctions. Les systèmes du corps sont :

• Les système musculaire et squelettique, qui assurent le soutien du corps et la

locomotion.• Les systèmes endocrinien, et neveux qui ont des fonctions d'intégration et de
coordination, pour assurer un fonctionnement cohérent du corps.

• Les systèmes, digestifs, respiratoires, circulatoires, lymphatiques et urinaires qui


assurent le transport et la transformation des substances du corps.

• Le système digestif assure la dégradation mécanique et chimique des aliments pour


qu'ils puissent être utilisés par les cellules et élimine les déchets.

• Le système respiratoire assure l'oxygénation du sang, élimine la dioxyde d carbone,


et participe à la régulation de la balance acido-basique.

• Le système circulatoire transporte les gaz respiratoires, les nutriments, les déchets et
les hormones : il participe à la régulation de la température du corps et de l'équilibre
acido-basique, et protège l'organisme des pertes d'eau et des maladies.

• Le système lymphatique transporte la lymphe en provenance des tissus jusqu'au


courant sanguin, participe à la défense contre les infections et à l'absorption des
graisses.

• Le système urinaire élimine les déchets transportés par le sang : régule la composition
chimique, le volume, et la balance électrolytique du sang, et participe au maintien de
l'équilibre acido-basique de l'organisme.

• Le système tégumentaire à un rôle de protection du corps, de régulation de la


température corporelle, d'élimination des déchets, de réception des stimuli sensoriels.

• Le système reproducteur ou génital assure la production des hormones sexuelles et


des gamètes, pour la reproduction.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

III- HOMEOSTASIE

L'homéostasie est le processus par lequel une stabilité relative du milieu intérieur du corps
est maintenue, de façon à ce que les fonctions métaboliques cellulaires se déroulent avec le
maximum d'efficacité. L'homéostasie est assurée par les muscles et les glandes, dont le
fonctionnement est régulé par les informations sensorielles provenant du milieu intérieur.

IV- POSITION ANATOMIQUE ET TERMINOLOGIE

Tous les termes permettant de décrire la position d'une partie du corps par rapport à une autre,
sont définis par rapport à une position anatomique de référence. Dans cette position, le sujet
est debout, les pieds sont parallèles et maintenus à plat sur le sol, le regard dirigé vers l'avant,
et les bras sont tendus le long du corps, la paume des mains est tournée vers l'avant et les
doigts pointent vers le sol.

Des termes anatomiques relatifs à l'orientation permettent de décrire la position des


structures, des surfaces et des régions du corps selon la position anatomique. Les termes
anatomiques les plus courants sont regroupés et définis dans le tableau 1.1.
En plus, trois plans de référence sont utilisés pour décrire l'orientation des structures du
corps.

- Le plan sagittal médian est le plan de symétrie qui divise le corps en ses parties droite
et gauche.
- Le plan frontal ou coronal, divise le corps en ses parties antérieure et postérieure,
- Le plan transverse (horizontale ou en coupe transversale) divise le corps en ses
parties supérieure et inférieure.
V- LES REGIONS DU CORPS ET SES CAVITES

Les principales régions du corps sont : la tête, le cou, le tronc (thorax et abdomen), les deux
membres supérieurs et les deux membres infé[Link] cavités du corps sont des espaces
confinés dans lesquels les organes sont protégés, séparés et maintenus par des membranes.

La cavité dorsale ou postérieure, est composée de la cavité crânienne qui contient


l'encéphale et de la cavité vertébrale qui contient la moelle épinière.

La cavité ventrale, ou antérieure, comprend les cavités thoracique, abdominale et


pelvienne, qui contiennent les organes viscéraux. On regroupe les cavités abdominale et
pelvienne sous le nom de cavité abdomino-pelvienne, parce qu'il n'y a pas de barrière

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physique entre elles Les organes viscéraux de la cavité thoracique sont le cœur et les
poumons. La cavité thoracique est divisée en deux cavités pleurales, chacune entourant un
poumon, et une cavité péricardique entourant le cœur.

Le médiastin est la région située entre les deux poumons. Les viscères de la cavité
abdominale sont l'estomac, le gros intestin, l'intestin grêles, la rate, le foie, la vésicule biliaire.
Les cavités du corps permettent la séparation fonctionnelle des organes et des systèmes, la
plus grande partie du système nerveux occupe la cavité supérieure ; les principaux organes du
système respiratoire et circulatoire se trouvent dans la cavité thoracique ; les principaux
organes de la digestion sont situés dans la cavité abdominale, et les organes reproducteurs se
trouvent dans la cavité pelvienne. Les membranes du corps, composés de fines couches de
tissus épithélial et de tissu conjonctif, permettent de recouvrit, protéger, lubrifier séparer ou
maintenir les organes viscéraux et de tapisser les cavités du corps. Les deux principaux types
de membranes sont les membranes muqueuses et les membranes séreuses.

Les membranes muqueuses secrètent une substance épaisse et visqueuse appelée mucus qui
libère et protège les organes. Les membranes épithéliales qui tapissent la cavité nasale, la
trachée et la cavité buccale sont des exemples de membranes muqueuses. Les membranes
muqueuses tapissent les parois internes de nombreux organes.

Les membranes séreuses tapissent les cavités thoraciques et abdomino-pelvienne et


recouvrent les organes viscéraux (décrits ci-dessus). Elles sont constituées de fines couches de
tissu épithélial qui lubrifient, maintiennent et compartimentent les organes viscéraux. Elles
sécrètent un lubrifiant aqueux, la séreuse. Le feuillet pariétal et le feuillet viscéral de la
plèvre sont des membranes séreuses de la cavité thoracique qui tapissent les parois
thoraciques, le diaphragme et la surface externe des poumons.

Les feuillets pariétal et viscéral du péricarde sont des membranes séreuses qui entourent le
cœur. Le péritoine pariétal qui tapisse la paroi abdominale et le péritoine viscéral qui
recouvre les viscères abdominaux, sont les membranes séreuses de la cavité abdomino-
pelvienne.

Le mésentère un double feuillet ou péritoine, maintient les viscères et permet leur ancrage
souple à la paroi abdominale.

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CHAPITRE II : LA CELLULES ET LES TISSUS : STRUCTURE ET FONCTIONS

Les cellules procaryotes ne possèdent pas de noyau mais un filament unique d'acide
nucléique qui n'est pas entouré par une membrane. Ces cellules contiennent peu d'organites.
Une paroi cellulaire rigide ou semi rigide entoure la membrane cellulaire (plasmatique) et
donne sa forme à la cellule. Les bactéries sont des organismes procaryotes unicellulaires.
Les cellules eucaryotes possèdent un noyau contenant plusieurs chromosomes. Elles
présentent également plusieurs sortes d'organites spécialisés. Comme les cellules
procaryotes, les cellules eucaryotes sont délimitées par une membrane cellulaire (plasmique).
Toutes les cellules humaines étant des cellules eucaryotes, ce chapitre traitera essentiellement
de ce type de cellules et de leurs fonctions. Les protozoaires, les champignons, les algues, les
végétaux, les animaux vertébrés et invertébrés, sont des organismes eucaryotes.

I- Les structures cellulaires

Toutes les cellules possèdent les structures suivantes :

• La membrane cellulaire (plasmique). Les cellules procaryotes er eucaryotes sont


délimitées par la membrane plasmique. La perméabilité de la membrane plasmique est
sélective, c'est-à-dire que certains composés peuvent traverser et d'autres pas. L'eau,
l'alcool et les gaz peuvent franchir facilement cette membrane, alors que les ions, les
grosses protéines et les glucides ne le peuvent pas.

• Le cytoplasme. Le cytoplasme est la matrice fluide à l'intérieur de la cellule. Il est

constitué essentiellement d'eau et de substances dissoutes comme l' O2, le CO 2, les


déchets cellulaires (l'urée), le glucose et l'ATP.

• Les ribosomes. Les ribosomes sont les sites de production des protéines de la cellule.
Ils sont le support de la traduction, c'est-à-dire de la synthèse des protéines selon le code
de l'ARNm produit à partir de l'ADN dans le noyau.

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• La paroi cellulaire (que l'on trouve chez certaines cellules procaryotes et


eucaryotes).Parmi les cellules eucaryotes, seules les cellules végétales possèdent une paroi
cellulaire qui leur confère leur forme. Il existe également des bactéries qui possèdent une
paroi cellulaire.

• Les chromosomes. Les chromosomes contiennent l'ADN de la cellule. Ils sont localisés
dans le noyau des cellules eucaryotes. Chaque espèce possède un nombre
distinct de chromosomes.

• Un organite est une structure subcellulaire spécialisée dans une fonction particulière.
Les cellules eucaryotes comprennent les organites suivants :

Organite Structure et fonctions


Ribosome Particules granuleuses d'ARN et de protéines, impliquées dans la
synthèse des protéines.
Nucléole Masse d'ARN localisée dans le noyau. Centre d'assemblage de l'ARN
pour élaborer les ribosomes ou d'autres structures
REL et RER Réseau membranaire en relation avec la membrane plasmique et la membrane
nucléaire.
Des ribosomes sont attachés au RER. Rôle dans la synthèse des protéines utilisées en
dehors de a cellule.
Pas de ribosomes. Rôle dans la synthèse des stéroïdes, le transport intercellulaire et la
détoxification.
Mitochondrie Organites ovoïdes dont les repliements, appelés crêtes, participent à la production
d'ATP par phosphorylation oxydative via le cycle de Krebs.
Lysosome Vésicules contenant les enzymes de dégradation des structures cellulaires
vieillissantes ou de particules ingérées
vésicules de Vésicules membranaires de stockage des protéines de sécrétion
sécrétion
Microtubules. Longues fibres protéiques impliquées dans la forme et le mouvement.
Microfilment.
Centriole Deux courts cylindres composés de microtubules, à proximité du noyau en division.
Impliqués dans le mouvement des chromosomes de la division cellulaire.
Appareil de Systèmes de saccules aplatis et de vésicules. 'Emballage' des protéines produites par

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Golgi le RER.
Noyau Contient des chromosomes et le nucléole. Stocke le matériel génétique
et contrôle toutes les activités cellulaires.

 Réplication, transcription, traduction et mutation.

• La réplication est le processus par lequel une copie d'ADN identique à l'original est
formée avant la division cellulaire

• La transcription est la production d'ARN à partir d'une matrice de l'ADN.

• L'ARN m quitte ensuite le noyau et s'associe aux ribosomes dans le cytoplasme pour
synthétiser une protéine lors d'un processus appelé la traduction.

• Une mutation est une erreur de réplication qui n'est pas réparée. Certaines mutations
surviennent spontanément, alors que de nombreuses autres sont induites par différents agents
dits mutagènes. Il existe des mutations qui ne sont ni visibles, ni graves. Certaines peuvent
être dangereuses ou létales, d'autres encore peuvent être un bénéfice pour l'organisme. Les
mutations jouent un rôle important dans la diversification du patrimoine génétique.

II- LES TISSUS

Un tissu est un groupe de cellules semblables qui remplissent, ensemble, une fonction
spécialisée. Le corps est composé de plus de 25 types de tissus, classés en tissu épithélial,
tissu conjonctif, tissu musculaire et tissu nerveux.

1- Le tissu épithélial

Le tissu épithélial recouvre le corps et la surface des organes, tapisse les cavités du corps et
les lumières (lumen), et participe à la formation de certaines glandes. Il a un rôle de
protection, d'absorption, d'excrétion et de sécrétion. La face externe de l'épithélium est
exposée à la surface du corps, de la lumière des vaisseaux ou d'une cavité interne du corps.
La face interne profonde s'étend sur une membrane basale. Le tissu épithélial est avasculaire
(absence de vaisseaux sanguins) et forme un ensemble compact de cellules. Les épithéliums
sont classés en fonction :

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1. Du nombre de couche de cellules : l'épithélium simple est formé d'une couche de cellules,
l'épithélium stratifié comprend plusieurs couches de cellules ;

2. De la forme des cellules : pavimenteuses (aplaties), cubiques ou cylindriques. L'épithélium


pavimenteux stratifié de la couche épidermique de la peau contient une protéine, la kératine, qui le
rend imperméable à l'eau. L'épithélium de transition ressemble à un épithélium pavimenteux stratifié
sans kératine, et les cellules qui le constituent sont larges et rondes plutôt qu'aplaties, et peuvent
contenir deux noyaux. L'épithélium de transition permet la distension des uretères et de la vessie.

Au cours du développement, des cellules épithéliales particulières envahissent le tissu conjonctif


sousjacent et constituent des formations sécrétoires spécialisées qu'on appelle des glandes. Les
glandes exocrines s'ouvrent à la surface par un canal. Il existe trois sortes de glandes exocrines :
mérocrines, apocrines, et halocrines. Les glandes endocrines ne possèdent pas de canal excréteur et
secrètent leurs produits (les hormones) directement dans la circulation sanguine.

Tableau de classification des tissus épithéliaux

2- Le tissus conjonctif
Un des composés les plus importants du tissu conjonctif est la matrice constituée de matériel
organique sécrété, de composition variable, qui assure la cohésion de cellule isolée d'un tissu. Le
tissu conjonctif maintient et relie d'autres tissus, stocke les nutriments, et/ou fabrique des
matériaux de protection ou de régularisation.

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Classification des tissus conjonctifs

3- Les tissus musculaires

Par ses propriétés contractiles, le tissu musculaire permet le déplacement de matériel à


travers le corps, le mouvement d'une partie du corps par rapport à une autre, et la
locomotion.
Les cellules musculaires, appelées également fibres musculaires, sont allongées dans
le sens de la contraction, et le mouvement est accompli par le raccourcissement des fibres
en réponse à un stimulus. En plus des propriétés contractiles, toutes les fibres musculaires
sont extensibles, élastiques et excitables en réponse à des stimuli nerveux. Il existe trois
sortes de tissus musculaires dans le corps : lisse, cardiaque, et squelettique.
La chaleur est un produit terminal du métabolisme des cellules musculaires. Les
muscles
représentent environ la moitié du poids du corps, et même au repos les fibres musculaires
sont en activité permanente (tonus musculaire). Les muscles sont donc la source
principale de chaleur de l'organisme. Le maintient d'une température corporelle élevée est

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une plus value apportée par l'homéostasie parce qu'elle fournit des conditions optimales

pour le métabolisme.

4- le tissu nerveux
Le tissu nerveux est formé essentiellement de deux types de cellules : les neurones et les
cellules de névroglie. Les neurones ou les cellules nerveuses, sont des cellules hautement
spécialisées dans la conduction d'influx appelés potentiels d'action. La névroglie à un rôle
de soutien des neurones et favorise leur fonctionnement. Les cellules de la névroglie sont
environ cinq fois plus abondantes que les neurones et ont la capacité de se diviser durant
toute leur vie.
Les neurones ont des ramifications, les dendrites, qui s'étendent à partir de la surface
du corps cellulaire et qui constituent une surface importante pour recevoir des stimuli et
conduisent les influx nerveux jusqu'au corps cellulaire. L'axone est un prolongement du
neurone qui conduit les influx nerveux à partir du corps cellulaire jusqu'à un autre
neurone ou à un organe. Il existe six sortes différentes de cellules de la névroglie. Quatre
d'entres elles se trouvent dans le système nerveux central (SNC) ; les astrocytes, les
cellules épendymaires, les oligodendrocytes, et les cellules de la microglie. Les deux
autres sont des glyocytes ganglionnaires (cellules satellites) et les cellules de Schwann
situées au niveau du système nerveux périphérique (SNP). Les cellules de Schwann
entourent l'axone d'une substance protéo-lipidique, la myéline. La gaine de myéline
favorise la conduction de l'influx nerveux et contribue à la régénération des fibres
abimées.

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CHAPITRE III : LE SYSTEME TEGUMENTAIRE

Le système tégumentaire comprend la peau ou tégument, e des structures annexes


(poils, glandes, ongles). Ce système représente environ 7% du poids du corps et constitue
une interface dynamique entre le corps et le milieu extérieur.

I- FONCTIONS DU SYSTEME TEGUMENTAIRE

Le système tégumentaire remplit des fonctions de protection physique, de régularisation


hydrique, de régularisation de la température corporelle, d'absorption, de synthèse, de
récepteur sensoriel et de communication. La peau est une barrière physique à la plupart des
microorganismes, à l'eau, et à une grande partie des rayons UV. L'acidité (pH 4,0 à 6,8) de la
surface de la peau empêche le développement de la plupart des pathogènes. La peau protège le
corps de la déshydratation dans les environnements secs et empêche l'absorption de l'eau
lorsque le corps est immergé dans l'eau.

Les effets antagonistes du frisson et de la sudation, ainsi que la vasoconstriction et la


vasodilatation des vaisseaux de la peau, permettent le maintint d'une température corporelle
normale de 37 degré C. La peau absorbe de petites quantités de rayonnements UV nécessaires
à la synthèse de la vitamine D. Il est important de noter que certaines toxines et certains
pesticides peuvent franchir la barrière cutanée et pénétrer dans l'organisme. La peau synthétise
la mélanine (un pigment protecteur) et la kératine (une protéine qui a un rôle de protection).

La peau comporte de nombreux récepteurs sensoriels, particulièrement au niveau de


certaines parties du visage, au niveau de la paume et des doigts des mains, de la plante des
pieds, et des parties génitales. Le système tégumentaire fonctionne en coordination avec
d'autres systèmes comme le système circulatoire, le système immunitaire, et le système
nerveux.

II- STRUTURE DE LA PEAU

Les couches de la peau, de l'extérieur vers l'intérieure du corps, sont :


L'épiderme ; le derme et l'hypoderme.

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L'épiderme, externe est composé d'un épithélium pavimenteux stratifié qui comprend 30à 50
strates de cellules. Cette couche de cellules est avasculaire et sur sa partie la plus externe est
constituée de cellules mortes, kératinisés qui forment de la corne. L'épiderme comprend cinq
couches, structurales et fonctionnelles, ou strates, de la plus superficielle à la plus profonde, la
couche cornée (stratum corneum), la couche claire (stratum lucidum) , la couche granuleuse
(stratum granulosum), la couche de cellules à épines (stratum spinosum), et la couche basale
(stratum basale).

La couche basale s'étend sur la membrane basale du tissu épithélial, à proximité du flux
sanguin sous jacent. Des mitoses se produisent principalement dans la couche basale profonde
et à un degré moindre dans la couche de cellules à épines. Au fur et à mesure des divisions,
seule la moitié des cellules formées reste au contact du derme. L'autre moitié qui s'éloigne
des zones vascularisées sous jacentes, n'est plus alimentée et meurt.

Au court de leur trajet vers la surface, certaines cellules spécialisées, les kératinocytes se
remplissent de kératine (c'est la kératinisation), une protéine qui renforce la peau et la rend
imperméable à l'eau, et toutes les cellules deviennent aplaties et squameuses. La couche des
cellules mortes de l'épiderme à un rôle tampon entre le corps et l'environnement extérieur.
A l'intérieur de la couche basale et de la couche de cellules épineuses, se trouvent des
cellules, les mélanocytes qui produisent un pigment brun foncé, la mélanine. La quantité de
mélanine produite varie selon les groupes ethniques. Les autres pigments qui participent à la
coloration de la peau sont le carotène, un pigment jaune de cellules épidermiques, et
l'hémoglobine, un pigment des globules rouges, qui fixe l'oxygène.

Le derme, épais, situé plus en profondeur, est composé de tissu conjonctif richement
vascularisé, de cellules vivantes et de nombreuses fibres élastiques, de réticuline et de
collagène. Le derme comprend également de nombreuses glandes sudoripares, sébacées, et de
follicules pileux, ainsi que des récepteurs sensoriels à la chaleur, au froid et au toucher, à la
pression et à la douleur. Le derme est composé de deux couches, la zone papillaire au contact
de l'épiderme et plus en profondeur, au contact de l'hypoderme, une couche épaisse, la zone
réticulaire.
L'hypoderme (tissu sous cutané) qui n'est pas considéré comme une couche séparée, est
constituée de tissu lâche (aréolaire), de tissu adipeux, et de vaisseaux sanguins et
lymphatiques. L'hypoderme est renforcé par des fibres de collagène et d'élastine.
L'hypoderme relie le derme aux organes sous jacents, stocke des lipides, à un rôle d'isolation

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et constitue une sorte de rembourrage pour le corps. Il régule également la température du


corps par des mécanismes autonomes de vasoconstriction et de vasodilatation.

Schéma de la peau

III- STRUCTURES ANNEXES DE LA PEAU

Les poils, les ongles, et les trois sortes de glandes exocrines sont formés à partir de
l'épiderme. Ces structures dérivent de cellules germinales de l'épithélium embryonnaire qui
se développent dans le derme vascularisé ou elles reçoivent un support mécanique et ou elles
sont alimentées. Le follicule pileux est une couche d'épithélium germinal qui s'est développé à
l'intérieur du derme. L'activité mitotique du follicule pileux est responsable de la croissance
du poil.

La tige du poil est la partie morte que l'on voit, qui émerge du follicule ; la racine du poil du
poil est la partie vivante du poil à l'intérieur du follicule pileux ; et le bulbe du poil est la base

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élargie de la racine du poil qui reçoit les nutriments et qui est entourée de récepteurs
sensoriels. Au microscope, la couche de cuticule externe kératinisée apparait écailleuse. La
coloration différente des poils est due à leur contenu variable en mélanine. Au niveau de
chaque follicule pileux un muscle érecteur (muscle lisse) dont la réponse involontaire à des
stimuli thermiques ou psychologiques provoque le redressement du poil. Les cheveux et les
sourcils sont une protection contre la lumière, les poils des narines et les cils protègent des
particules de l'air. Les poils jouent un rôle secondaire pour différencier les sexes dans
l'attraction sexuelle.

Les ongles sont formés par le durcissement de la couche cornée transparente de


l'épiderme.
Les ongles protègent les doigts et permettent la pression de petits objets. Tous les reptiles, les
oiseaux et les mammifères possèdent des sortes de manchons solides (griffe, serre, sabot ou
ongle) qui protègent les phalanges terminales. Il existe trois sortes de glandes exocrines
formées à partir de l'épiderme.

• Les glandes sébacées sécrètent une substance huileuse et acide, le sébum. Il lubrifie et
imperméabilise la peau.

• Les glandes sudoripares produisent la sueur.


- Les glandes eccrines, abondantes sur le front, le dos, la paume des mains et la plante
des pieds, ont un rôle dans le refroidissement par évaporation.
- Les glandes apocrines, dans les régions axillaires et au niveau du pubis, ont un
rôle dans l'attraction sexuelle à partir de la puberté.

• Les glandes mammaires sont des glandes sudoripares spécialisées situées dans les
seins des femmes. Elles secrètent du lait sous l'action d'hormones.

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CHAPITRE IV : LE SYSTEME LOCOMOTEUR

I- LE SQUELETTE HUMAIN

I-1- STRUCTURE ET FONCTION DE L’OS

Le squelette est composé des os, des cartilages et des articulations. Les os sont formés d'un
tissu conjonctif spécialisé, le tissu osseux. Le squelette remplit cinq fonctions :

- Soutien. Le squelette est une structure rigide qui permet l'ancrage des tissus mous et
des organes.
- Protection. Le crane, la colonne vertébrale, la cage thoracique et la ceinture
pelvienne, renferment et protègent les organes vitaux ; les sites de production des
cellules du sang sont protégés à l'intérieur de la cavité médullaire de certains os.
- Mouvement. Les os agissent comme des leviers lorsque les muscles auxquels ils sont
attachés se contractent, provoquant un mouvement de l'articulation.
- Hématopoïèse. Chez l'adulte, la moelle osseuse rouge produit les globules rouges, les
cellules blanches du sang et les plaquettes
- Stockage d'éléments minéraux et d'énergie. La matrice osseuse est constituée
essentiellement de calcium et de phosphore ; ces éléments peuvent être mobilisés en
petites quantités et utilisés pour les besoins dans les autres parties du corps. Le tissu
osseux stocke également du magnésium et du sodium en plus faible quantité. Les
liquides stockés dans les cellules adipeuses de la moelle osseuse jaune, constituent
des réserves énergiques.

Selon leur forme et disposition on distingue :

Les os longs : plus longs que large localisés dans les membres.

Les os courts : plus ou moins cubiques, os du carpe et du talus

Les os plats : fonction de protection, os du crane et des cotes

L'os long comprend la diaphyse (ou corps) au centre et l'épiphyse à chaque extrémité ; A
l'intérieur de la diaphyse se trouve la cavité médullaire tapissée par une fine couche

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de tissu conjonctif, l'endoste ; La cavité médullaire contient la moelle osseuse jaune lipidique.
Les épiphyses sont formées d'os spongieux entouré d'os compact. Dans les pores des os
spongieux, on trouve de la moelle osseuse rouge. La plaque épiphysaire qui est la zone de
jonction entre la diaphyse et l'épiphyse, est une région de division cellulaire intense
responsable de la croissance en longueur des os (élongation) ; la ligne épiphysaire remplace
la plaque épiphysaire lorsque la croissance des os est achevée. Un tissu conjonctif dense
orienté, le périoste, recouvre l'os et constitue le point d'ancrage des muscles aux tendons et le
site de la croissance diamétrale des os (croissance en épaisseur).

Anatomie de l’os d’un os long

Structure d’un os long

I-2- DEVELOPPEMENT DE L’OS

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Il existe plusieurs sortes de cellules osseuses. Les cellules ostéogènes sont des cellules
souches à l'origine de toutes les cellules osseuses. La formation de l'os est réalisés
essentiellement par les ostéoblastes ; ils synthétisent des fibres de collagène et la matrice
osseuse, et assurent la minéralisation pendant l'ossification. Les ostéoblastes sont ensuite
piégés dans leur propre matrice et se différencient en ostéocytes qui construisent le tissu
osseux. Les ostéoclastes, qui contiennent des lysosomes et des vacuoles de phagocytose,
détruisent le tissu osseux.

L'ossification (formation des os) commence à la quatrième semaine du développement


fœtal.
Les os sont formés soit par ossification endochondrale qui débute par un stade
cartilagineux, soit par une ossification intramembraneuse (dermique) qui aboutit directement à
la formation de l'os. L'ossification endochondrale d'un os long débute au niveau d'un point
d'ossification primaire, dans le corps d'une ébauche cartilagineuse, par une hypertrophie des
chondrocytes (cellules cartilagineuses) et une calcification de la matrice cartilagineuse. Cette
ébauche cartilagineuse est ensuite vascularisée, les cellules ostéogéniques forment une gaine
osseuse autour de l'ébauche, et les ostéoblastes sécrètent la matrice ostéoïde autour des travées
cartilagineuses. Avant la naissance, l'ossification se déroule dans les points primaires et
pendant les cinq premières années, elle a lieu dans les centres secondaires. La plupart des os
du squelette se forment par ossification endochondrale.

Les os faciaux, la plupart des os du crane, et les os des clavicules, se forment par
ossification intra membraneuse. Au cours du développement fœtal et pendant l'enfance, les os
de la voute du crane, membranaires sont séparés par des sutures fibreuses. Par ailleurs, il
existe six régions membranaires larges, les fontanelles, qui permettent les déformations du
crane à la naissance et la croissance rapide de l'encéphale pendant l'enfance. L'ossification des
fontanelles est achevée entre 20 et 24 mois.

I-3- LES OS DU SQUELETTE AXIAL

Le squelette axial comprend les os qui forment l'axe du corps, qui soutiennent et protègent
les organes de la tête, du cou et du tronc. Ces os comprennent les os du crane, de la colonne
vertébrale, la cage thoracique, les osselets de l'ouïe et l'os hyoïde. Le crane est formé de 8 os
crâniens qui s'articulent solidement les uns avec les autres pour enfermer et protéger
l'encéphale et les organes sensoriels associés, et les 14 os faciaux qui forment l'ossature de la
face et permettent l'ancrage des dents.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

La base du crane est formée, d'avant en arrière, de l'os ethmoïde (qui forme les parois de la
cavité nasale) entouré de l'os frontal, de l'os sphénoïde (qui comprend la selle turcique), des
deux os temporaux et de l'os occipital. Les os du crane sont soudés par des articulations
immobiles, les sutures. La suture coronale relie l'os frontal et les deux os pariétaux, la suture
sagittale se trouve entre les deux os pariétaux, la suture lambdoïde est située entre l'os
occipital et les os pariétaux et la suture squameuse se trouve entre l'os temporal et l'os
pariétal.

ANATOMIE DU CRANE : VUE ANTERIEUR ET LATERAL

Os crâniens vue antérieur

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Os crâniens Vue latéral

Les os faciaux comprennent les maxillaires supérieurs (mâchoire supérieure), le maxillaire


inférieur ou mandibule, les deux os palatins qui participent à la structure du palais osseux, les
deux os zygomatiques (os des pommettes), les deux os lacrymaux dans la paroi médiale de
chaque orbite, les deux os nasaux formant la partie supérieure du nez, le vomer et les cornets
inférieurs qui sont localisés dans la cavité nasale.

Les osselets de l'oreille moyenne se trouvent dans la partie pétreuse des os temporaux. Ce
sont trois petits os, le malleus (marteau), l'incus (enclume) et le stapes (étrier), qui amplifient
et transmettent les sons de l'oreille externe à l'oreille interne. L'os hyoïde se trouve dans la
partie antérieure du cou, entre la langue, en haut, et le larynx, en bas. La colonne vertébrale
(rachis) a un rôle de soutien et permet la mobilité de la tête et du tronc et comporte
des points d'insertion musculaire. Les vertèbres maintiennent et protègent la moelle
épinière et permettent le passage des nerfs rachidiens.

Pour ce qui est des vertèbres, l’on distingue :

- 7 vertèbres cervicales.
- 12 vertèbres thoraciques.
- 5 vertèbres lombaires.
- 4 ou 5 vertèbres sacrées fusionnées.

Les vertèbres sont séparées par des disques intervertébraux fibrocartilagineux et sont
solidarisées les unes avec les autres par les processus articulaires et les ligaments. Le
mouvement des vertèbres les unes par rapport aux autres est limité, mais des mouvements
d'extension en longueur de la colonne vertébrale sont possibles. Entre les vertèbres se
trouvent les orifices qui permettent le passage des nerfs rachidiens, ce sont les foramen
intervertébraux.
La colonne vertébrale de l'adulte présente quatre courbures ; les courbures cervicale,
thoracique, et lombaire, portant le nom de la région ou elles se trouvent. La courbure
pelvienne est située au niveau du sacrum et du coccyx.

Toutes les vertèbres sont constituées d'un corps, d'un arc neural comprenant deux
pédicules et de deux lames recourbés qui limitent le canal vertébral permettant le passage de

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

la moelle épinière. Les processus épineux, transverses, articulaires supérieurs et inférieurs,


naissent de l'arc neural et le foramen intervertébral laisse passer les nerfs rachidiens.

ANATOMIE DE LA COLONE VERTEBRALE

Vue latérale de la colonne vertébrale

Schémas des différents types de vertèbre

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La première vertèbre (C1) est l'atlas et s'articule avec les condyles occipitaux du crane, la
seconde vertèbre cervicale (C2), l'axis, présente une apophyse en forme de dent, le processus
odontoïde qui forme un pivot permettant les rotations par rapport à l'atlas.
La dernière partie du squelette axial est la cage thoracique ; la cage thoracique est
composée du sternum, des cartilages costaux, et des côtes attachées aux vertèbres thoraciques.
La cage thoracique maintien la ceinture scapulaire et les membres supérieurs, maintient et
protège les viscères thoraciques et abdominaux supérieurs, constitue une large surface pour
l'insertion des muscles, et joue un rôle majeur dans la respiration.

Les différentes parties du sternum sont le manubrium sternal, le corps, et le processus


xiphoïde. Seules les sept premières paires de côtes sont fixées au sternum par des cartilages
costaux et sont de vraies côtes (cotes vertébrosternales). Les 5 paires suivantes sont les
fausses côtes. Les huitième, neuvième et dixième côtes s'attachent au cartilage costal de la
septième côte (cotes vertébrochondrales). Les onzième et douzième côtes ne sont pas du tout
attachées au sternum et sont appelées cotes flottantes (cotes vertébrales). Les dix premières
côtes sont constituées chacune d'une tête, et d'un tubercule permettant l'articulation à une
vertèbre. Les onzième et douzième côtes possèdent une tête mais pas de tubercule.
Toutes les cotes sont formées d'un col, d'un angle, et d'un corps.

ANATOMIE DE LA CAGE THORACIQUE

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Schéma de la vue antérieur de la cage thoracique

Schéma d’une cote

I-4- LES OS DU SQUELETTE APPENDICULAIRE

Le squelette appendiculaire comprend les os des ceintures scapulaire et pelvienne et les os


des membres supérieurs et inférieurs. Les ceintures relient les membres au squelette axial.
La ceinture scapulaire est constituée de deux scapulas (omoplates) et de deux clavicules qui
sont reliées au squelette axial au niveau du manubrium du sternum. La ceinture scapulaire
constitue un site d'insertion pour de nombreux muscles qui permettent le mouvement des bras
et des avant-bras. La clavicule en forme de S relie le membre supérieur au squelette axial et
maintient l'articulation de l'épaule éloignée du tronc pour permettre la liberté de mouvement.
Les muscles du tronc et du cou sont attachés à la clavicule.

La scapula s'étend le long de la région postérieure de la paroi thoracique et s'attache au


squelette axial par des muscles.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

ANATOMIE DE LA SCAPULA. (vue postérieutr et anterieur)

Le membre supérieur est composé du bras (brachium), qui comprend l'humérus, de l'avant
bras (antebrachium) qui comprend le radius et l'ulna (cubitus); et de la main, qui contient les 8
os du carpe, les 5 os du métacarpe, et 14 phalanges.

ANATOMIE DE L’HUMERUS (vue antérieur et postérieur)

ANATOMIE DU RADIUS ET ULNA (cubitus) (vue antérieur et postérieur)

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La ceinture pelvienne, ou pelvis, est formée des deux os coxaux qui s'articulent
antérieurement l'un à l'autre au niveau de la symphyse pubienne. Elle est attachée
dorsalement à la colonne vertébrale au niveau du sacrum par les articulations sacro iliaques.
Chaque os coxal est formé de l'ilium, de l'ischium, et du pubis. Chez l'adulte, ces os sont
soudés les uns aux autres.

Schéma de l’os coxal : vue latérale et médiale

Chez la femme, le détroit supérieur du pelvis est rond ou ovale, le détroit inférieur est plus
large et l'arcade pubienne forme un angle obtus. Cres modifications sont des adaptations à la
grossesse.

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Le membre inférieur est constitué de la cuisse et de la jambe. Le fémur est le seul os de la


cuisse. Le patella (rotule) est un os sésamoïde (localisé dans un tendon) situé à l'avant du
genou. Le tibia et la fibula (péroné) sont les os de la jambe qui s'articulent, à leur extrémité
distale, avec le talus de la cheville.

Schéma d’un fémur : (a) vue antérieur, (b) vue postérieur

Schéma de la patella(rotule) ; tibia et fibula(péroné) : vue antérieur et postérieur

II- LES ARTICULATIONS

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

On classe les articulations par rapport à leur structure et à leur fonction. Dans la
classification structurale, on définit des articulations fibreuses, cartilagineuses ou synoviales.
Dans la classification fonctionnelle, on distingue :

- articulations immobiles : les synarthroses,


- semi-mobiles : les amphiarthroses,
- mobiles : les diarthroses.

Tableau de classification structurale des articulations et exemples

classification Tissus Exemples


Fibreuses Tissus conjonctifs fibreux Sutures du crane. Articulation tibio-
fibulaire et radio ulnaire.
Articulation de la racine des dents

Cartilagineuses Fibrocartilage ou cartilage


Articulations intervertébrales.
hyalin Symphyse pubienne.
Articulation sacro-iliaque.
Plaques épiphysaires.

synoviales Capsule articulaire composée d’un Toutes les articulations


membrane synoviale et contenant
mobiles
du liquide synovial

1- Les différents mouvements des articulations synoviales


- Flexion : Diminue l'angle formé par deux os.
- Extension : Augmente l'angle formé par deux os.
- Abduction : Eloignement du plan médian du corps.
- Adduction : Rapprochement du plan médian du corps.
- Rotation : Mouvement de l'os autour de son axe.
- Pronation : Rotation de l'avant bras qui oriente les paumes vers l'arrière.
- Supination : Inverse de la pronation.
- Circumduction : Mouvement conique de l'os (l'extrémité proximale reste fixe et
l'extrémité distale décrit un cercle).

III- LES MUSCLES

III-1- TERMINOLOGIE MUSCULAIRE

La nomenclature des muscles est établie en fonction de différentes caractéristiques de ces


muscles.

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La fonction (ou l'action) des muscles est décrite selon la terminologie ci-dessous.

III-2- LES MUSCLES DU SQUELETTE AXIAL

Les muscles du squelette axial comprennent ceux qui interviennent dans l'expression
faciale (que l'on n'abordera pas ici), ceux impliqués dans la mastication, dans les
mouvements du cou et dans la respiration, ceux qui agissent sur la paroi abdominale et
ceux qui assurent les mouvements de la colonne vertébrale.

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a- Les muscles de la mastication qui mobilisent la mandibule sont les suivants :

b- Les muscles impliqués dans les mouvements du cou comprennent les muscles :

c- Les muscles de la paroi abdominale ont tous un rôle de compression de l'abdomen


certains agissent sur la rotation externe et la flexion de la colonne vertébrale.

d- Les muscles de la colonne vertébrale comprennent un groupe de muscles appelés


muscles érecteurs spinaux. Ces muscles sont des muscles à orientation longitudinale
qui ont un rôle d'extension de la colonne vertébrale.

III-3- LES MUSCLES DU SQUELETTE APENDICULAIRE

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Les muscles du squelette appendiculaire comprennent ceux de la cage thoracique, du bras


(brachium), de l'avant bras (antébrachium), de la main (manus) de la cuisse, de la jambe, et
du pied (pes).
Les muscles de la cage thoracique relient la cage thoracique au squelette axial et sont
impliqués dans les mouvements de la ceinture scapulaire.

Au niveau de l'articulation de l'épaule, les muscles qui assurent les mouvements de


l'humérus permettent la flexion, l'extension, la rotation, l'abduction et l'adduction de
l'humérus. La fonction de chacun de ces muscles est déterminée par son origine et son
insertion.

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Les muscles antérieurs qui assurent les mouvements de l'avant bras permettent la

flexion du coude ; les muscles postérieurs permettent l'extension du coude

Il existe de nombreux muscles qui agissent sur la poitrine, la main et les doigts. Ils sont
répartis en trois groupes génériques :

- Les pronateurs et les supinateurs, qui assurent la pronation et la supination de l'avant


bras ;

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- Les fléchisseurs, qui assurent la flexion de la poitrine et des doigts.


- Les extenseurs, qui assurent l'extension de la poitrine et des doigts.

Les muscles pronateurs et tous les muscles fléchisseurs, pont pour origine l'épicondyle médial
de l'humérus ; les supinateurs et les extenseurs ont pour origine l'épicondyle latéral de
l'humérus.

Les muscles antérieurs qui assurent les mouvements de la cuisse au niveau de la hanche
ont un rôle de flexion et de rotation externe de la hanche.

Les muscles postérieurs permettent l'extension, l'abduction, et certains d'entre eux, la


rotation de la hanche

Mes muscles médiaux qui assurent les mouvements de la cuisse à partir de la hanche ont
tous un rôle d'adduction de la cuisse.

Les muscles de la cuisse qui assurent e mouvement de la jambe comprennent le groupe


des muscles antérieurs qui assurent essentiellement l'extension de la jambe au niveau du
genou (Sauf le sartorius qui a un rôle de flexion de la cuisse et de la jambe, et les muscles

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

postérieurs qui assurent 'extension de la cuisse au niveau de la hanche et la flexion de la


jambe au niveau du genou.

Les muscles de la jambe qui assurent les mouvements de la cheville, du pied et des
orteils sont classés en (I) groupe antérieur (comprenant le tibial antérieur) qui assure la
dorsiflexion du pied et de l'extension des doigts, (2) groupe latéral (les muscles du péroné) qui
permet la dorsiflexion et l'éversion, et (3) groupe postérieur (incluant le gastrocnémien et le
soléaire) qui permet la flexion plantaire du pied et des orteils. Quelques uns sont mentionnés
ci-dessous.

III-4- TISSUS MUSCULAIRE ET MECANISME DE CONTRACTION

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Il existe trois types de tissu musculaire : lisse, cardiaque et squelettique.


Chaque type est caractérisé par une structure, une fonction et une localisation différentes.
Les fonctions du muscle sont :

• Le mouvement. Les mouvements du corps tels que la marche, la respiration, la parole


ainsi que ceux qui sont associés à la digestion et aux flux liquidiens.

• La production de la chaleur.

• La posture et le soutien du corps.

A- STRUCTURE MICROSCOPIQUE DU MUSCLE

Les cellules musculaires qui ressemblent à de petits filaments sont appelées fibres
musculaires. Chaque fibre squelettique est une cellule striée multinucléée contenant un grand
nombre de myofibrilles cylindriques qui s'étendent sur toute la longueur de la cellule.
Chaque myofibrille est constituée de plus petites unités appelées myofilaments (ou filaments).
Les myofilaments minces sont constitués essentiellement d'une protéine contractile, l'actine,
et les myofilaments épais d'une autre protéine contractile, la myosine.

a- Structure des myofilaments

En forme de club de golf, chaque molécule de myosine est constituée d'un long segment
tubulaire et d'une tête globulaire, la tête de myosine ou pont d'union. La tête de myosine
comporte un site de fixation de l'actine et un site de fixation de l'ATPase. Les segments
tubulaires sont accolés les uns aux autres, leur tête globulaire orientée vers l'extérieur, et ils
constituent les filaments épais qui s'étendent entre les filaments minces.

Structure des myofilaments épais

Les filaments minces sont composés de protéines, l'actine, la tropomyosine et la troponime.


Deux longs brins d'actine forment le squelette des filaments minces. Les chaines longues et

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fines de tropomyosine s'enroulent autour des brins d'actine et masquent les sites de fixation
de la myosine sur l'actine. Des molécules de troponime relient la chaine de tropomyosine à
l'hélice d'actine. Dans les myofibrilles du muscle squelettique et du muscle cardiaque, les
filaments minces et les filaments épais se chevauchent pour former un pattern particulier
appelé sarcomère. Le sarcomère est l'unité structurale et fonctionnelle d'une myofibrille.

Structure d’un myofilament mince

b- La structure d’une cellule musculaire

Le sarcolemme (membrane cellulaire) de la fibre musculaire délimite le sarcoplasme


(cytoplasme). Le sarcoplasme est traversé par un réseau de saccules membranaires appelé
réticulum sarcoplasmique (endoplasmique) qui s'organise en feuillets autour des myofibrilles.
Les saccules longitudinaux du réticulum sarcoplasmique se terminent par des extensions en
cul de sac, les citernes terminales.

Les citernes terminales stockent des ions calcium ( CA2 ) et jouent un rôle important dans la
régulation de la contraction musculaire. Les tubules traverses (tubules T) sont des
prolongements internes du sarcolemme qui s'étendent perpendiculairement au réticulum
sarcoplasmique. Les tubules T passent par des segments adjacents des citernes terminales et
pénètrent en profondeur dans la fibre musculaire permettant la conduction du potentiel
jusqu'ai cœur de cette fibre.

c- La contraction musculaire

Dans la théorie de la contraction par glissements des filaments, les myofilaments (minces et
épais) des myofibrilles glissent les uns par rapport aux autres, ce qui provoque le
raccourcissement de la fibre musculaire, avec un mouvement global du muscle de l'insertion
vers l'origine. Le mécanisme qui provoque le glissement des myofilaments minces (d'actine)
sur des myofilaments épais (de myosine) se déroule selon la séquence suivante :

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- La stimulation transmise par l'acétylcholine à travers la jonction neuromusculaire, initie un


potentiel d'action au niveau du sarcolemme de la fibre musculaire. Ce potentiel d'action se
propage au niveau du sarcolemme et est transmis à l'intérieur de la fibre musculaire par les
tubules T
- Sous l'effet du potentiel d'action les citernes terminales déversent des ions calcium (Ca 2+),
dans l'environnement immédiat des myofibrilles.
- Les ions Ca2+, se fixent sur les molécules de troponime associées aux molécules de
tropomyosine sur les filaments minces, ce qui modifie la conformation tridimensionnelle de la
triponine. Cette modification provoque le déplacement de la tropomyosine et démasque les
sites de fixation de l'actine sur la myosine.
- Les têtes de myosine (pont d'union) se lient à l'actine. Du fait de cette liaison, la tête de
myosine, dans une configuration de haute énergie, subit un changement de conformation qui
provoque son redressement .Le filament d'actine est tiré sur le filament de myosine
dans un mouvement appelé force de traction.
- Après la traction, la tête de myosine se détache de son site de fixation sur l'actine et de
l'ATP se fixe sur la tête de myosine. L'ATPase de la tête de myosine hydrolyse l'ATP
en ADP + énergie : l'énergie est utilisée pour rétablir une conformation de haute
énergie de la tête de myosine. La tête de myosine peut ainsi se lier à un autre site de
fixation de l'actine (s'il est exposé du fait de la préférence de calcium), ce qui produit
une autre traction.
- La répétition de ces tractions permet de tirer les filaments minces. Ce glissement,
selon un mécanisme de roue à rochet, qui implique l'interaction de nombreux sites de
fixation de l'actine et de têtes de myosine, produit une unique contraction musculaire.
- Lorsque le potentiel d'action s'interrompt, le calcium (Ca2+) du cytoplasme est ramené
par transport actif dans les citernes terminales du réticulum sarcoplasmique. En
absence de calcium, la troponine reprend sa configuration initiale de sorte que la
tropomyosine masque à nouveau les sites de fixation de la myosine situés sur les
filaments minces.
Les filaments minces retournent à leur état initial et le muscle se relâche.

B- STUCTURE MACROSCOPIQUE DU MUSCLE

Le tissu musculaire squelettique et le tissu conjonctif associé sont organisés en faisceaux


musculaires. Cette architecture détermine la force et le sens de contraction des fibres

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musculaires. On distingue les fibres parallèles, convergentes, pennées (en forme de


plumes) ou circulaires des sphincters.

Les trois gaines de tissu conjonctif lâche de type fibreux que l'on trouve à différents
niveaux du muscle permettent d'uniformiser la force de contraction. L'endomésyum est le
tissu conjonctif qui entoure chaque fibre musculaire.

Le périmysium entoure plusieurs fibres musculaires pour constituer un faisceau. Un


muscle est formé de nombreux faisceaux. Chaque muscle est enveloppé par l'épimysium.
Ces trois tissus conjonctifs sont en continuité avec le tendon qui assure la fixation du
muscle de l'os.

Un muscle est attaché au squelette à deux niveaux. L'origine est le point d'attachement le
moins mobile du muscle ; l'insertion est le point le plus mobile. L'origine est généralement
en position proximale par rapport à l'articulation, et l'insertion en position distale

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CHAPITRE V : SYSTEME NERVEUX

I- LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL

Le système nerveux central (SNC) comprend l'encéphale et la moelle épinière. Les fonctions
du SNC incluent l'orientation et la coordination du corps, l'intégration des expériences
(apprentissage), et la programmation des comportements instinctifs. Le SNC est formée de
substance blanche et de substance grise. La substance grise est constituée des corps cellulaires
des neurones et de dendrites ou d'axones non myélinisés et de névroglie. Elle forme le cortex
cérébral et le cortex cérébelleux de l'encéphale et la région centrale de la moelle épinière. La
substance blanche, présente dans le SNC, est constituée d'agrégats d'axones myélinisés et
forme des faisceaux nerveux.

A- L’ENCEPHALE

L'encéphale est divisé en cinq régions, certaines d'entre elles comprenant de nombreuses
structures.

1- LA TELENCEPHALE. LES HEMISPHERES CEREBRAUX

Les deux hémisphères cérébraux, dont la surface est plissée, sont divisés en cinq lobes. Les
hémisphères sont reliés par le corps calleux. Le cerveau est responsable des fonctions
supérieures comme la perception des influx sensoriels, la programmation des mouvements
volontaires, la mémoire, la pensée et le raisonnement. La surface externe, le cortex cérébral,
est constitué de substance grise forme de replis. Les saisies sont appelées circonvolutions ou
gyri (au singulier gyrus) et les sillons sont appelés sulci (au singulier, sulcus). Ces replis
augmentent considérablement la surface occupée par la substance grise. Au dessous du cortex
cérébral, se trouve une couche épaisse de substance blanche cérébrale.

2- LA DIENCEPHALE

Le diencéphale est une région autonome importante du cerveau antérieur, presque


entièrement recouverte par les hémisphères cérébraux. Elle comprend :

Le thalamus. Le thalamus est un organe pair situé juste au dessous du ventricule latéral. Il
est le relais de tous les influx sensoriels, sauf ceux de l'odorat, vers le cortex cérébral.
L'hypothalamus. L'hypothalamus comporte plusieurs noyaux interconnectés à d'autres
régions de l'encéphale. La plupart des fonctions qu'il assure sont liées à la régulation des

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activités viscérales incluant la régulation cardio-vasculaire, la régulation de la température


corporelle, l'équilibre de l'eau et des électrolytes, les activités gastro intestinales et la faim,
le sommeil et l'état de veille, la réponse sexuelle, les émotions et le contrôle des fonctions
endocrine par la stimulation de l'adénohypophyse.

L'épithalamus. La glande pinéale émerge de l'épithalamus. Elle secrète une hormone, la


mélatonine, qui pourrait jouer un rôle dans le déclenchement de la puberté.
L'hypophyse (glande pituitaire). L'hypophyse comprend une région antérieure,
l'adénohypophyse (antéhypophyse), et une région postérieure, la neurohypophyse.
L'hypophyse est une glande endocrine. Les cinq lobes cérébraux sont entre autre :

- Le lobe frontal : contrôle volontaire des muscles squelettiques ; Personnalité ;


processus intellectuels, communication verbale.
- Le lobe pariétal : sensations cutanées et musculaires ; compréhension et élaboration
des mots.
- Le lobe temporal : interprétation des sensations auditives ; mémoire auditive et
visuelle.
- Le lobe occipital : vision consciente ; intégration des mouvements aux stimuli visuels
interprétation des stimuli visuels en les comparant aux expériences visuelles passées.
- Le lobe insulaire : mémoire ; intégration des autres activités cérébrales.
3- LE MESENCEPHALE

Le mésencéphale, ou cerveau moyen, situé entre le diencéphale et le pont, est un court


segment du tronc cérébral. Il comprend les colliculi (tubercules quadrijumeaux) supérieurs qui
participent aux reflexes visuels, les colliculi inférieurs, qui sont un relais sur les voies
auditives, et les pédoncules cérébraux contenant des fibres sensorielles et motrices.

Le métencéphale comprend :

• Le pont. Le pont est composé de neurofibres qui relaient les influx nerveux d'une
région à une autre de l'encéphale. De nombreux nerfs crâniens prennent naissance à ce niveau.
Le centre apneustique et le centre pneumotaxique, impliqués dans la régulation de la
fréquence respiratoire, sont situés dans le pont.

• Le cervelet. Le cervelet est constitué de deux hémisphères et est responsable de la


coagulation involontaire des contractions des muscles squelettiques en réponse aux stimuli

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provenant des propriocepteurs des muscles, des tendons, des articulations et des organes
sensoriels.

4- LE MYELENCEPHALE

La moelle allongée (bulbe rachidien) est rattachée à la moelle épinière et constitue la partie
la plus volumineuse du tronc cérébral. Ce dernier est constitué principalement de faisceaux
de substance blanche qui relie la moelle épinière et l'encéphale. Les trois régions qui
contrôlent les fonctions autonomes sont ; le centre cardiaque, d'où partent des fibres
inhibitrices et accélératrices qui innervent le cœur ; le centre vasomoteur, qui est responsable
de la contraction des muscles lisses des artérioles ; et les centres respiratoires , qui contrôlent
la fréquence et l' amplitude de la respiration.

B- LES VENTRICULE CEREBRAUX

Les ventricules forment un ensemble de cavités qui sont reliées les unes aux autres et au
canal central (canal de l'épendyme) de la moelle épinière.

C- LES MENINGES

Les méninges sont trois membranes de tissu conjonctif qui recouvrent entièrement le SNC.
De l'extérieur vers l'intérieur, les trois méninges sont : la dure-mère, l'arachnoïde et la pie
mère.
Au niveau rachidien, la dure mère est une couche résistante, tubulaire qui entoure la moelle
épinière. L'espace subdural est une région vascularisée entre la dure mère et le canal vertébral.
L'anesthésie épidurale est réalisée par injection d'anesthésique dans cet espace. La cavité
subarachnoïdienne est située entre l'arachnoïde et la pie mère. Elle contient le liquide
céphalorachidien. Le liquide céphalorachidien (LCR) est un liquide clair produit
continuellement par le transport actif de substances à partir du plasma sanguin par les plexus
choroïdes qui sont des capillaires spécialisés du toit de chaque ventricule. Le LCR constitue
un coussin protecteur du SNC ; il amortit les chocs au niveau de l'encéphale. Le LCR circule
dans les ventricules cérébraux et dans la cavité sub-arachnoïdienne.

D- LA BARRIERE HEMATO-ENCEPHALIQUE

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est assurée par une modification de la structure des
capillaires qui entourent le tissu conjonctif et par les prolongements vasculaires des astrocytes
(cellules de la névroglie du SNC). La BHE permet le passage sélectif de substances du plasma

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

sanguin vers le liquide extracellulaire de l'encéphale. Des composés de structure lipophile,


ainsi que H2O, O2 , CO2 , et le glucose peuvent traverser facilement la BHE. Il en est de même
pour certains composés chimiques comme l'alcool, la nicotine, et les anesthésiques. Les ions
inorganiques traversent cette barrière beaucoup plus lentement et le passage d'autres
substances, comme les grosses protéines, les lipides certaines toxines et la plupart des
antibiotiques, est restreint.

E- LA MOELLE EPIENIERE

La moelle épinière (rachis) passe dans le canal vertébral de la colonne vertébrale et s'étend
jusqu'à la première vertèbre lombaire (L1). Elle est en continuité avec l'encéphale au niveau
du foramen magnum du crâne. La partie centrale de la moelle épinière, qui joue un rôle dans
les réflexes, est constituée de substance grise. En périphérie, la moelle épinière est constituée
de faisceaux ascendants de substance blanche conduisant les influx nerveux vers l'encéphale
et des faisceaux descendants conduisant les influx qui en partent. Trente et une paire de nerfs
rachidiens partent de la moelle épinière. En coupe transversale, la substance grise présente
quatre cornes.

Les axones des fibres sensitives qui arrivent à la moelle épinière se terminent par des
cornes dorsales (postérieures) ; les cornes ventrales (antérieures) contiennent les dendrites et
les corps cellulaires des neurones moteurs. Au niveau thoracique et lombaire, la moelle
présente des cornes latérales, qui contiennent des neurones moteurs du système sympathique
dont les axones quittent la moelle épinière par sa racine ventrale. La substance blanche est
composée exclusivement de fibres myélinisées qui forment des faisceaux nerveux. La
substance blanche est divisée en trois régions : le cordon dorsal, le cordon latéral et le cordon
ventral.

ANATOMIE DE LA MOELLE EPIENIERE

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F- LES NEURO-TRANSMETEURS

On dénombre plus de 200 Les neurotransmetteurs synthétisés et secrétés par les


neurones de l'encéphale. Les plus importants sont listés ci-après.

Neurotransmetteur. Fonction
Acétylcholine Transmet l'influx à travers les synapses
Adrénaline (épinéphrine) Agit sur le réveil et maintient l'état de
Noradrénaline (norépinéphrine) vigilance.
Dopamine Régulation de la fonction motrice
Acide gamma-amino butyrique Coordination motrice par l'inhibition du
(GABA) fonctionnement de certains neurones
Enképhalines, endorphines Inhibent la perception et la transmission de
la douleur.

II- SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE

Le système nerveux périphérique (SNP) est constitué des nerfs crâniens qui partent de
l'encéphale, et des nerfs rachidiens qui partent de la moelle osseuse. Le SNP comprend deux
subdivisions fonctionnelles. Le système nerveux somatique et le système nerveux autonome
(SNA)

A- LES NERFS CRANIENS

Les nerfs crâniens s'innervent la tête, le cou et le tronc. La plupart sont des nerfs mites,
certains contiennent uniquement des fibres sensitives et d'autre uniquement des fibres
motrices. La nomenclature des nerfs crâniens est basée sur leurs fonctions principales ou les
structures qu'ils desservent. Les nerfs crâniens sont également numérotés
par un chiffre romain de l'avant vers l'arrière.

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B-LES NERFS RACHIDIENS

Il y a 31 paires de nerfs rachidiens ; 8 paires de nerfs cervicaux, 12 de nerfs thoraciques, 5 de


nerfs lombaires, 5 de nerfs sacrés et 1 de nerfs coccygiens. La première paire de nerfs
cervicaux (C1) émerge entre l'os occipital du crâne et la première vertèbre cervicale (l'atlas).
Les autres paires de nerfs rachidiens quittent la moelle épinière et le canal rachidien par les
foramen intervertébraux (trou de conjugaison). Les nerfs rachidiens sont des nerfs mixtes
(constitués de fibres sensorielles et motrices) qui sont reliés à la moelle épinière par une
racine dorsale (postérieure), sensorielle, et par une racine ventrale (antérieure), motrice. Les
corps cellulaires des neurones sensitifs sont situés dans un ganglion au niveau de la racine
dorsale, le ganglion de la racine dorsale (postérieure) du nerf rachidien. A la sortie de la
moelle épinière les nerfs rachidiens se ramifient en branches ventrales et dorsales.

ANATOMIE D’UN NERF RACXHIDIEN ET SES BRANCHE

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Les branches ventrales de différents nerfs rachidiens se combinent puis se ramifient à


nouveau pour former des réseaux appelés plexus. Il existe quatre plexus formés par des nerfs
rachidiens : le plexus cervical, le plexus brachial, le plexus lombaire et le plexus sacré (parfois
appelé plexus lombo-sacré).

C-ARC REFLEXE

Un arc réflexe nécessite cinq éléments qui sont entre autre :

Le récepteur. Terminaisons dendritiques d'un neurone sensoriel, situées dans la peau, au


niveau d'un tendon ou d'une articulation, ou situées au niveau d'autres organes périphériques,
qui répondent à des stimuli spécifiques.

Le neurone sensoriel. Part du récepteur et passe à travers la racine dorsale pour amener les
influx sensitifs jusqu'à la corne dorsale de la moelle épinière.

Le centre nerveux. Substance grise de la moelle épinière ou les neurones sensitifs et moteurs
s'articulent lentement ou via un ou plusieurs interneurones.

Le neurone moteur. Conduit les influx nerveux de la corne ventrale de la moelle épinière,
par la racine ventrale, jusqu'à l'organe effecteur.

L'effecteur. Le muscle qui répond à l'influx moteur par la contraction ou la glande qui répond
à cet influx par la sécrétion.

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Schéma de l’arc reflexe

III- LE SYSTEME NERVEUX AUTONOME

Le système nerveux autonome (SNA) assure le maintient de l'homéostasie. Il comprend le


système sympathique et le système parasympathique.

Ces deux systèmes sont comparés dans le tableau suivant.

Les fibres du SNA sont identifiés par le nom de neurotransmetteur qu'elles produisent au
niveau de l'organe effecteur ; les fibres sympathiques sont dites adrénergiques et les fibres
parasympathiques, cholinergiques. Il existe des fibres sympathiques cholinergiques qui
innervent les glandes sudoripares, certains vaisseaux des muscles squelettiques, les organes
génitaux externes et la médullosurrénale.

La plupart des organes viscéraux sont innervés à la fois par des fibres sympathiques et par
des fibres parasympathiques. Les unes sont stimulatrices alors que les autres sont inhibitrices.
La stimulation du système sympathique permet les réactions de fuite ou de lutte alors que
celles du système parasympathique entraine des réponses de détente et permet la digestion.

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• Les neurofibres sympathiques augmentent la fréquence et la force des contractions


cardiaques, augmentent la pression sanguine, dilatent les bronchioles, stimulent les
glandes sudoripares, augmentent le taux de glucose sanguin et diminuent l'activité digestive.

• Les neurofibres parasympathiques diminuent la fréquence cardiaque, provoquent la


constriction des bronchioles, augment l'activité digestive, diminuent le taux de
glucose sanguin, stimulent la contraction de la vessie et stimulent l'érection du pénis.

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CHAPITRE VI : LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE

I- STRUCTURE DU CŒUR

Le cœur est un organe musculaire creux constitué de quatre cavités, spécialisé dans la
propulsion du sang à travers les vaisseaux du corps. Il est situé dans le médiastin ou il est
entouré d'une membrane fibreuse résistante appelée le péricarde. Le feuillet pariétal du
péricarde est un sac lâche constitué d'une couche externe fibreuse qui protège le cœur et
d'une couche interne séreuse qui secrète le liquide péricardique. Le feuillet viscéral (épicarde)
est une membrane séreuse qui forme la couche externe de la paroi du cœur. L'espace entre le
feuillet pariétal et le feuillet viscéral est la cavité péricardique. Le liquide péricardique que
l'on trouve dans cette cavité facilite les mouvements de contraction du cœur dans son

enveloppe. L’on trouve dans cette cavité facilite les mouvements de contraction du cœur dans
son enveloppe.

La paroi du cœur est composée de trois couches, de l'extérieur vers l'intérieur :

• Le péricarde : Membrane séreuse formée de couches de tissu conjonctif, recouvertes d'un


épithélium. Couche externe lubrifiante.

• Le myocarde : Tissu musculaire cardiaque et tissus conjonctifs. Couche contractile, la


plus épaisse.

• L'endocarde : Membrane épithéliale et tissus conjonctifs. Revêtement interne protecteur


renforcé.

II- STRUCTURE INTERNE DU CŒUR

Le cœur est une pompe double à quatre cavités. La partie supérieure est formée par les
atria (oreillettes) droit et gauche qui se contractent en même temps et la partie inférieure
par les ventricules droit et gauche qui se contractent également en même temps.

Les atria sont séparées par une cloison fine et musculaire, le sternum interatrial, alors que
les ventricules sont séparés par une cloison épaisse et musculaire, le septum inter
ventriculaire. Les valves atrio ventriculaires (AV) sont situées entre les atria et les
ventricules. Les valves sigmoïdes sont situées à la base des deux gros vaisseaux qui
quittent le cœur (le tronc pulmonaire et l'aorte). Les valves atrio ventriculaires sont

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maintenues en position par des cordons tendineux résistants, les cordages tendineux qui
sont fixés à la paroi ventriculaire par des muscles de forme conique, les muscles
papillaires. Les valves du cœur empêchent le reflux à contre courant du sang lorsque le
cœur se contracte. Les valves du cœur sont entre autre :

La valve atrio-ventriculaire droite (tricuspide) : entre l'atrium droit et le ventricule droit.


La valve atrio-ventriculaire gauche (mitrale) : entre l'atrium gauche et le ventricule
gauche.

La valve sigmoïde pulmonaire : entre le ventricule droit et le tronc pulmonaire.


La valve sigmoïde aortique : entre le ventricule gauche et l'aorte descendante.

Schéma annoté du cœur.

III- CIRCULATION DU SANG A TRAVERS LE CŒUR

Le sang désoxygéné qui revient des différentes parties du corps remplit l'atrium droit et le
sang oxygéné qui revient des poumons remplit l'atrium gauche. L'ouverture des valves atrio
ventriculaires permet au sang de s'écouler des atria vers les ventricules, puis les atria se
contractent et éjectent le sang restant dans les ventricules.

La fermeture des valves atrio -ventriculaires est suivie par la contraction des ventricules qui
propulse le sang du ventricule droit dans le tronc pulmonaire et du ventricule gauche dans

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l'aorte, après l'ouverture des sigmoïdes pulmonaires et aortique. La circulation pulmonaire


représente le trajet du sang du cœur aux poumons et son retour au cœur.

Les éléments qui assurent la circulation pulmonaire sont : le ventricule droit, le tronc
pulmonaire et les artères pulmonaires, le réseau de capillaires dans les poumons, les veines
pulmonaires qui ramènent le sang au cœur et l'atrium gauche qui reçoit le sang oxygéné.
La circulation systémique représente le trajet du sang vers tous les autres organes du corps
et son retour vers le cœur. Les éléments de la circulation systémique sont ; le ventricule
gauche, les vaisseaux qui arrivent et partent de tous les tissus du corps les artères, les
capillaires et les veines) et l'atrium droit qui reçoit le sang appauvri en oxygène lorsqu'il
revient des tissus.

IV- LA CIRCULATION FŒTALE

Chez le fœtus, la circulation pulmonaire ne fonctionne pas et l'oxygène et les nutriments


proviennent du placenta. Le fœtus est relié au placenta par le cordon ombilical.
Le cordon ombilical est composé de la veine ombilicale qui transporte le sang oxygéné vers le
cœur et les deux artères ombilicales qui ramènent le sang appauvri en oxygène vers le
placenta. La dérivation de la circulation fœtale par rapport à celle du nouveau né, est assurée
par trois éléments :

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Schéma de la circulation fœtale

V- CIRCULATION CORONARIENNE

Le sang qui irrigue le cœur est transporté par les artères coronaires gauche et droite qui
naissent de l'aorte ascendante juste après la valve sigmoïde aortique. L'artère coronaire
gauche se ramifie en deux branches, le rameau inter ventriculaire antérieur et l'artère
circonflexe et l'artère coronaire droite émet deux ramifications, le rameau inter ventriculaire
postérieur et le rameau marginal droit. La grande veine du cœur et la veine moyenne du cœur
ramènent le sang au sinus coronaire qui déverse le sang dans l'atrium droit.

VI- MECANISME DE CONDUCTION ET D’INNERVATION DU CŒUR

Le système de conduction du cœur est constitué de tissu nodal (fibres musculaires cardiaques
spécialisées) qui produit et propage des ondes de dépolarisation à travers le myocarde. Le
pacemaker du cœur est le nœud sinu-atrial, situé dans la partie postérieure de la paroi de

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l'atrium droit. Le nœud sinu-atrial se dépolarise spontanément de 70 à 80 fois par minute, ce


qui provoque la contraction des atria. Les influx provenant du nœud sinu-atrial se propagent
jusqu'au nœud atrio-ventriculaire (nœud AV) situé dans le septum interatrial puis dans le
faisceau atrioventricualire (faisceau AV) situé dans le septum interventriculaire et arrivent aux
fibres de conduction cardiaque (faisceau de Purkinje) dans la paroi des ventricules. La
stimulation des fibres de conduction provoque la contraction simultanée des ventricules. Le
nœud sinu-atrial et le nœud AV sont innervés par des fibres sympathiques et
parasympathiques. Les influx du système sympathique accélèrent l'activité cardiaque, alors
que ceux du système parasympathique (par le nerf vague, X) la ralentissent. Ces influx sont
régulés par les centres cardiaques situés dans l'hypothalamus et dans la moelle allongée.

VII- LE CYCLE CARDIAQUE

Le cycle cardiaque est une répétition de phases successives de relâchement, la diastole, et de


contraction, la systole.
Les principaux événements d'un cycle qui commence à la mésodiastole (milieu de la
diastole), sont les suivants :

La télédiastole (fin de la diastole). Les atria et les ventricules sont relâchés, les valves AV
sont ouvertes et les valves sigmoïdes sont fermées. Le sang des atria s'écoule passivement
dans les ventricules.
La systole auriculaire. Les atria ou oreilettes se contractent et propulsent le sang qu’elles
contiennent dans les ventricules
La systole ventriculaire. Au début de la contraction ventriculaire, les valves AV se ferment,
ce qui provoque le premier bruit du cœur. Lorsque la pression dans le ventricule droit est
supérieure à la pression diastolique dans l'artère pulmonaire (10mm Hg) et que la pression
dans le ventricule gauche est supérieure à la pression dans l'aorte (80mmHg), les valves
sigmoïdes s'ouvrent et l'éjection ventriculaire commence. Dans des conditions normales, au
repos, la pression atteint 25 mm Hg dans la partie droite et 120 mm Hg dans la partie gauche.
Le volume d'éjection systolique, qui correspond au volume éjecté par chaque ventricule, est
de 70 à 90 ml.

La protodiastole (début de la diastole). Dès le début du relâchement des ventricules, la


pression chute rapidement. Les valves sigmoïdes se ferment, empêchant le reflux du sang des
artères vers les ventricules, ce qui provoque le deuxième bruit du cœur. Les valves AV
s'ouvrent et le sang contenu dans les atria commence à s'écouler dans les ventricules.

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Définition : le débit cardiaque (DC) est le volume de sang propulsé dans l'aorte par le
ventricule gauche en une minute. On le calcule de la façon suivante :

Débit cardiaque (DC) =


Volume d'éjection systolique (VS) x fréquence cardiaque (FC)

Le débit cardiaque est augmenté par :


1. Les stimulations sympathiques du cœur.
2. L'augmentation du volume télédiastolique (loi de Starling).
3. Différentes formes d'anémie qui diminuent la résistance périphérique totale.
Au contraire, la diminution du retour veineux, diminue le débit cardiaque.

ELECTROCARDIOGRAMME

Le corps étant un bon conducteur d'électricité, il est possible de mesurer la surface du corps,
les différences de potentiel générées par la dépolarisation et la repolarisation du myocarde.
Le tracé obtenu est un électrocardiogramme (ECG). L'onde P correspond à la dépolarisation
des atria. Le complexe QRS est l'enregistrement de la dépolarisation ventriculaire ; l'onde T
correspond à la repolarisation ventriculaire. Le court segment plat, entre l'onde S et l'onde T,
correspond à la période réfractaire ventriculaire et celui situé entre l'onde P et l'onde Q ,
caractérisé par l'absence d'influx au niveau du nœud AV, est une phase pendant laquelle la
systole auriculaire peut s' achever.

VIII- LE SANG
A- LES FRONCTIONS DU SANG

Le sang est un tissu conjonctif liquide qui est pompé par le cœur et propulsé dans les
vaisseaux du système cardiovasculaire (artères, artérioles, capillaires, veinules, veines).
Transport : Il amène l'oxygène, les nutriments et les hormones, jusqu'aux tissus. Il
transporte le dioxyde de carbone et permet l'excrétion hors de l'organisme des déchets
produits par les tissus.

Régulation acido-basique: Par le système tampon bicarbonate, il contrôle l'acidose (pH


bas) et l'alcalose (pH élevé) respiratoires. Les protons se combinent aux ions bicarbonate
pour former de l'acide carbonique qui se dissocie en CO2 et H2O. le CO2 est expiré ce qui
diminue l'acidité du sang.

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Thermorégulation : Dans le cas d'une hyperthermie, l'excès de chaleur est transporté


jusqu'à la surface du corps.

Immunité. Les leucocytes (cellules blanches du sang) sont transportés jusqu'ax sites de
blessures ou d'infection.

Hémostase : Les thrombocytes (plaquettes) et les protéines de la coagulation contribuent


à réduire les pertes de sang lorsqu'un vaisseau sanguin est endommagé.

B- COMPOSITION DU SANG

Le sang est composé d'une matrice liquide (le plasma sanguin) et de différents éléments
figurés (globules rouges, cellules blanches et plaquettes).

Le plasma contient des protéines variées, un grand nombre de petites molécules et des ions.
Lorsque les éléments figurés et les protéines de la coagulation sont séparés du sang, la
fraction obtenue est le sérum.

1- LES ERYTHROCYTES

Un érythrocyte, ou globule rouge (GR) , ou hématie est une cellule biconcave, anucléée et
déformable. Au cours du développement embryonnaire, l'érythropoïèse (formation des
érythrocytes) se déroule d'abord dans le sac vitellin. Par la suite, les érythrocytes sont
produits par le foie, la rate et la moelle osseuse. Le constituant majeur des érythrocytes est
l'hémoglobine, qui fixe l'oxygène, et qui leur confère une fonction essentielle
d'approvisionnement en oxygène de toutes les régions du corps. L'hématocrite représente le

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

pourcentage d'érythrocytes par rapport au volume total du sang. L'érythropoïèse est la


formation ou production des érythrocytes. La séquence aboutissant à la différenciation des
érythrocytes est la suivante :

La production des érythrocytes requiert des protéines, des lipides, des acides aminés, du fer,
de la vitamine B12, de l'acide folique, du cuivre et du cobalt.

Les GR ont une durée de vie moyenne de 12 jours. Les érythrocytes proviennent de la moelle
osseuse et, lorsqu'ils ne sont plus fonctionnels, sont dégradés dans le foie et la rate. N'importe
quel facteur provoquant un appauvrissement des tissus en oxygène, active l'érythropoïèse par
un mécanisme de feedback. En réponse à de faibles concentrations en oxygène, les reins
secrètent l'érythropoïétine, qui stimule l'érythropoïèse dans la moelle osseuse.
L'hémoglobine est constituée de quatre molécules contenant du fer (hème) et de quatre
chaines polypeptidiques (globine). Chaque hème peut fixer quatre molécules d'oxygène.
Chaque GR contient environ 280 millions de molécules d'hémoglobine et peut donc
transporter plus d'un milliard de molécules d'oxygène. L'hémoglobine peut également fixer
du CO2 et du CO (monoxyde de carbone). Les sites de fixation du CO 2 et de l'O2 sur
l'hémoglobine sont distincts. Le CO se fixe au niveau de l'hème, sur le même site de fixation
que l'oxygène, avec cependant une affinité beaucoup plus importante, ce qui empêche la
fixation de l'oxygène. C'est à cause de cette compétition qui empêche la fixation de
l'oxygène, que CO est un gaz aussi dangereux. Les produits de dégradation des érythrocytes
dans le foie et la rate, sont utilisés par le foie pour former une sécrétion digestive, la bile. Les
sous produits de cette dégradation, éliminés dans les fèces ou dans l'urine, leur confèrent une
coloration caractéristique respectivement brune et jaune.

2- LES PLAQUETTES

Les plaquettes, ou thrombocytes, sont des petits fragments de cellules géantes de la


moelle osseuse, les mégacaryocytes. Des bourgeonnements cytoplasmatiques se détachent
des mégacaryocytes et sont expulsés dans le sang. Les plaquettes contiennent des facteurs
de coagulation, des ions calcium, de l'ADP, de la sérotonine et diverses enzymes ; elles
jouent un rôle important dans l'hémostase (arrêt du saignement). Les événements
principaux de l'hémostase sont les suivants :
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1. La constriction du vaisseau sanguin.

2. La blessure est bouchée par l'agrégation des plaquettes (clou plaquettaire)


3. La coagulation du sang dans un amas de fibrine (caillot), qui renforce la fermeture de la
blessure et fournit un canevas pour la réparation.

Lorsqu'un vaisseau est défectueux ou abimé, les plaquettes s'agrègent pour former un
bouchon. Par ailleurs, de l'ADP et du thromboxane A2 produits par les plaquettes
renforcent l'agrégation plaquettaire. Le clou plaquettaire réduit la perte de sang.
1. Par une action physique, en bouchant la blessure,

2. Par une action chimique, en bouchant la blessure,

3. Par une action chimique, en libérant des composés qui favorisent la vasoconstriction,
en libérant d'autres composés chimiques qui favorisent la coagulation du sang. Il
existe de nombreux autres facteurs impliqués dans la coagulation qui sont produits par
le foie.

3- LES LEUCOCYTES

Il existe cinq types différents de leucocyte (cellules blanches du sang). Le tableau suivant
présente ces différents leucocytes et leurs fonctions

4-LE PLASMA SANGUIN

Le plasma sanguin à la composition suivante :


Eau.
Protéines (albumine, globulines et fibrinogène).
Electrolytes (Na+, K+, Mg2+, Cl- , HCO3- , HPO4 2-, SO42 -)
Nutriments (glucose, acides amines, lipides, cholestérol, vitamines, oligo-éléments).
Hormones.

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Gaz dissous (CO2, O2 , N)


Déchets métaboliques (urée, acide urique, créatinine, bilirubine).
L'albumine est la protéine du sang la plus abondante et la plus petite. Elle maintient la
pression osmotique sanguine constante, à un rôle tampon et contribue à la viscosité du
sang.
Les globulines ont un rôle de transport, participent à la coagulation et à l'immensité. Les
électrolytes sont nécessaires aux processus de transport membranaire, au maintient de
l' osmolarité du sang et agissent au niveau neurologique.

IX- LES VAISSEAUX SANGUINS


A- LES ARTERES ; CAPILLAIRES ET VEINES

La paroi des vaisseaux est composée des trois tuniques (couches) suivantes : la tunique
interne formée d'une couche interne d'épithélium pavimenteux, appelée endothélium, qui
repose sur une couche de tissu conjonctif ; la tunique moyenne, une couche constituée d'un
mélange de fibres de muscles lisses et de fibres élastiques ; et la tunique externe formée d'une
couche de tissu conjonctif contenant des fibres élastiques et de collagène. La tunique externe
des vaisseaux les plus gros est irriguée par un système de tout petits vaisseaux appelés les
vasa vasorum (les vaisseaux des vaisseaux) qui approvisionnent les tissus les plus externes de
la paroi des vaisseaux.
1- LES ARTERES

Les artères de la tête, du cou et des membres supérieurs.

La crosse de l'aorte se ramifie en trois branches, le tronc brachio-céphalique, l'artère carotide


commune gauche et l'artère sous Clavière gauche. Le tronc brachio céphalique se ramifie en
deux branches, l'artère carotide commune droite et l'artère sous Clavière droite. Les
ramifications de ces vaisseaux irriguent la tête, le cou et la région des épaules. Chaque artère
sous Clavière, droite et gauche, se prolonge dans le membre supérieur et devient l'artère
axillaire puis l'artère brachiale. Leurs ramifications irriguent le membre supérieur.

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Les paires d'artères issues de l'aorte thoracique.

Les artères issues de l'aorte abdominale.

2- LES VEINES

Les deux veines principales qui ramènent le sang au cœur sont ; la veine cave supérieure
qui ramène le sang provenant de la tête , du cou et des membres supérieurs, et la veine

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cave inférieure qui ramène le sang provenant de l'abdomen et des membres inférieurs. Les
principales veines de l'organisme sont représentés sur la figure.

B- PRESSION SANGUINE

La pression sanguine est la force exercée par le sang par unité de surface sur la paroi
interne des vaisseaux ; elle est due principalement à l'activité cardiaque.
Les facteurs qui agissent sur la pression cardiaque sont les suivants :

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• La fréquence cardiaque : une augmentation de la fréquence augmente la pression.

• Le volume sanguin : une augmentation du volume augmente la pression.

• La résistance périphérique : une diminution du diamètre des vaisseaux augmente


leur résistance et donc la pression sanguine.

La pression sanguine normale est de 120/80.

La pression sanguine est plus élevée dans les artères que dans les veines parce que le
sang qui entre dans les artères y est propulsé par les contractions ventriculaires et du fait,
également, de l'élasticité de la paroi des artères. Les pressions systoliques et diastolique
des artères systémiques (environ 120/80) sont plus élevées que les artères pulmonaires
(environ30/15).
La pression sanguine dans les artères diminue proportionnellement à leur éloignement du
cœur. La pression sanguine chute rapidement lorsque le sang arrive dans les capillaires et
est presque nulle lorsque le sang arrive au cœur.

La pression sanguine

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C- LA REGULATION DU FLUX SANGUIN

- Mécanismes nerveux. Les barorécepteurs (récepteurs sensibles aux variations de la


pression sanguine) situés dans la paroi des vaisseaux et dans les cavités du cœur détectent une
diminution de la pression sanguine.

Ce stimulus provoque les réponses suivantes :

- Augmentation de la sécrétion d'ADH par l'hypophyse. L’ADH agit au niveau des reins ou
elle provoque une augmentation de la réabsorption de l'eau, ce qui augmente le volume
sanguin.
- Des influx sympathiques sont envoyés au cœur, ce qui augmente la fréquence cardiaque.
- En réponse aux influx sympathiques, les muscles lisses des vaisseaux modifient le diamètre
des vaisseaux et en conséquence la résistance périphérique.

- Mécanismes rénaux. Une diminution de la pression sanguine dans les reins active le
système rénine-angiotensine. L'aldostérone produite modifie la balance électrolytique et
stimule la réabsorption de l'eau au niveau des reins, provoquant une augmentation du volume
sanguin.

CHAPITRE VIII : LE SYSTEME RESPIRATOIRE

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Toutes les cellules nécessitent un approvisionnement continu en oxygène O 2 et rejettent


continuellement du CO2. Au niveau macroscopique la respiration correspond à la ventilation
pulmonaire. Au niveau cellulaire, la respiration correspond au processus par lequel les
cellules utilisent de l’O2, produisent du CO2 et convertissent l'énergie produite en composés
assimilables.

Ce processus de respiration comporte en son sein :

- La respiration externe : échanges gazeux entre le sang et l'air.


- La respiration interne : échanges gazeux entre le sang et les cellules.
- La respiration cellulaire : utilisation d' O2 , par les cellules pour le métabolisme, et
production de CO2 .

I- LES ELEMENTS DU SYSTEME RESPIRATOIRE

Les principaux conduits du système respiratoire sont : la cavité nasale, le pharynx, le larynx,
et la trachée. Dans les poumons, la trachée se ramifie en bronches, bronchioles et finalement
en alvéoles pulmonaires. Alors que le système respiratoire intervient principalement dans les
échanges gazeux pour assurer le métabolisme cellulaire, il existe des régions du système
respiratoire qui jouent un rôle dans la phonation, la compression abdominale, la toux et
l'éternuement. La zone de conduction du système respiratoire comprend les cavités et les
structures qui assurent le transport des gaz jusqu'aux alvéoles pulmonaires et des gaz en
provenance des alvéoles.

1- La cavité nasale

Structures : cloison nasale supérieure ; cornets inférieure et moyen.

Tissus : épithélium cylindrique pseudostratifié ; épithélium olfactif. Réchauffe et humidifie


l'air inspiré, et joue un rôle dans l'olfaction.

2- Le pharynx

Le nasopharynx : à 'arrière des cavités nasales, la trompe d'Eustache s'ouvre dans le


nasopharynx, luette, tonsilles pharyngiennes.

L'oropharynx : tonsilles palatines et linguales.

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Le laryngopharynx : partie laryngée du pharynx.

L'oropharynx et le laryngopharynx ont des fonctions respiratoire et digestive, alors que le


nasopharynx présente uniquement une fonction respiratoire.

3- Le larynx

Structures : les cartilages : cartilage thyroïde antérieur, épiglotte, cartilage cricoïde,


cartilage cunéiforme, cartilage corniculé, cartilages aryténoïdes ; et une ouverture, la glotte.
Le larynx constitue l'entrée de la trachée. Son rôle principal est de prévenir l'entrée de
nourriture ou de liquide dans la trachée ou dans les bronches pendant la déglutition. Une autre
de ses fonctions est la phonation.

4- La trachée et l’arbre bronchique

Structures ; la trachée se ramifie en bronches souches, droite et gauche, puis en bronches


secondaires, tertiaires et bronchioles.

Tissus ; anneaux et cartilage ; la trachée est tapissée par un épithélium cylindrique


pseudostratifié produisant du mucus. Système de conduction de l'air. Les anneaux
cartilagineux assurent la rigidité du conduit trachéal.

5- La zone respiratoire

Structures : système continu de ramifications comportant des bronchioles terminales, les


conduits alvéolaires et les alvéoles pulmonaires.

Tissus : épithélium simple cubique dans les canaux alvéolaires, épithélium simple
pavimenteux, dans les alvéoles pulmonaires.

Echanges gazeux dans les alvéoles pulmonaires, respiration externe. Les parois des alvéoles
contiennent des cellules spécialisées, les pneumococytes qui secrètent un surfactant qui a pour
fonction de diminuer la tension de surface, les pneumocytes1 qui forment la barrière air/sang,
et des macrophages alvéolaires qui éliminent les aérocontaminants.

6- Les poumons

Les deux poumons sont situés dans la cavité thoracique et sont séparés l'un de l'autre par le
médiastin. Chaque poumon comprend des lobes, eux-mêmes constitués de
lobules qui contiennent les alvéoles. Sur sa face médiale, le poumon gauche présente une

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concavité, l'incisure cardiaque, qui épouse la forme du cœur. Le poumon gauche est divisé en
deux lobes par une scissure unique et contient huit segments pulmonaires. Le poumon droit
est divisé en trois lobes par deux scissures et contient dix segments bronchiques.
Les poumons sont entourés par une membrane séreuse formée de deux feuillets, la plèvre. Le
feuillet interne, la plèvre viscérale, recouvre les poumons ; le feuillet externe, la plèvre
pariétale, tapisse la paroi thoracique. Entre les plèvres pariétale et viscérale, se trouve un petit
espace virtuel, la cavité pleurale. La pression de l'air dans la cavité pleurale (pression intra
thoracique) est légèrement inférieure à la pression atmosphérique dans les poumons au repos.

Cette pression négative est un facteur critique pour l'étirement de la cage thoracique ce qui
permet la distension des poumons.

II- MECANISME DE LA RESPIRATION

L'inspiration se produit lorsque la contraction des muscles inspiratoires provoque une


augmentation du volume thoracique avec une expansion des poumons et une diminution des
pressions intrathoracique et intrapulmonaire (pression intra-alvéolaire). L'air entre dans les
poumons lorsque la pression intrapulmonaire descend au-dessous de la pression
atmosphérique (760mmHg au niveau de la mer). L'expiration survient ensuite passivement,
provoquant une diminution du volume thoracique et une augmentation de la pression
intrapulmonaire.

III- LES VOLUMES RESPIRATOIRE

La capacité pulmonaire totale est la somme de quatre volumes : le volume courant qui est
le volume d'air inspiré et expiré par les poumons au cours de la respiration normale ; le
volume de réserve inspiratoire qui est le volume maximum qui peut être inspiré en une fois ;
le volume expiratoire de réserve qui est le volume d'une expiration forcée après une expiration
normale ; et le volume résiduel qui est le volume d'air restant dans les poumons après une
expiration forcée. Les volumes respiratoires gazeux sont mesurés à l'aide d'un spiromètre.

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Les volumes respiratoires gazeux

La ventilation-minute est le volume d'air qui pénètre dans les poumons en une minute. Le
volume moyen normal est de 6 L / min. La ventilation alvéolaire est le volume d'air échangé
en une minute dans les alvéoles pulmonaires. L'espace mort est le volume d'air présent dans la
zone de conduction, et qui ne participe pas aux échanges gazeux, soit 150mL chez l'adulte.

IV- TRANSPORT DES GAZ ET BALANCE ACIDO-BASIQUE

Jusqu'à 99% de l'O2 du sang est transporté par les molécules d'hémoglobine des
érythrocytes. Le CO2du sang est majoritairement converti en ions bicarbonate dans les
érythrocytes puis passe dans le plasma.

Grace à une enzyme des érythrocytes, l'anhydrase carbonique, 6,7% du CO 2 du sang est
combiné rapidement à de l'eau pour former de l'acide carbonique qui se dissocie en ion
bicarbonate et proton :

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Les ions bicarbonate (HCO3-) contribuent pour une large part au système tampon du sang.
L'acidose respiratoire (pH du sang inférieur à 7,35) se produit lorsque le CO2 n'est pas
éliminé du corps à une vitesse normale, ce qui augmente la Paco2 (Pco2 artérielle). Ceci
peut être dû à une pathologie pulmonaire ou à une hypoventilation. L'alcalose respiratoire
(pH du sang supérieur à 7,42) se produit lorsque le CO2 est éliminé trop rapidement, ce
qui diminue la Paco2 (Pco2 artérielle). Cela peut résulter d'une hyperventilation (celle-ci
peut être provoquée par certaines drogues agissant sur les centres respiratoires).

V- REGULATION DE LA RESPIRATION

Le contrôle de la respiration est localisé dans les centres respiratoires (centre inspiratoire et
centre expiratoire) bulbaires. Lorsque les neurones inspiratoires sont stimulés, les muscles
respiratoires se contractent et provoquent l'inspiration, et les neurones expiratoires sont
inhibés. Au bout de deux secondes environ le processus inverse se produit. Le bulbe contient
également un centre chémosensible qui met en jeu des chémorécepteurs impliqués dans le
contrôle de la respiration, tels que les corpuscules (glomi) carotidiens et les récepteurs
aortiques de la crosse. Ces récepteurs répondent à une augmentation de la Pa co2 en provoquant
l'inspiration.

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SCHEMA DU SYSTEME RESPIRATOIRE

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CHAPITRE IX : SYSTEME DIGESTIF

I- LES PROCESSUS DIGESTIFS

La nourriture que nous ingérons est destinée à être utilisée dans les cellules, au cours des
réactions chimiques de synthèse des protéines, des glucides, des hormones et des enzymes.
Elle est utilisée pour la division, la croissance et la réparation cellulaires ainsi que pour
produire de la chaleur. Pour être utilisée par les cellules, la plupart des aliments doivent
d'abord subir une transformation mécanique et chimique pour pouvoir traverser la paroi
intestinale et être transportés par le sang jusqu'aux cellules.

Les processus digestifs comprennent :

L'ingestion : prise de nourriture dans la bouche (processus mécanique) :

La mastication :

- Ecrasement des aliments (processus mécanique).


- Action de la salive (processus mécanique).

La déglutition : la nourriture est avalée (processus mécanique).

Le péristaltisme : vague de contractions qui déplacent la nourriture tout le long du tractus GI


(processus mécanique).

L'absorption : passage des molécules issues de la dégradation des aliments, dans le système
circulatoire ou lymphatique (processus mécanique et chimique).

La défécation : élimination des déchets non comestibles (processus mécanique).

Le système digestif comprend une structure tubulaire, le tractus gastro-intestinal (GI) et les
organes digestifs annexes. Le tractus GI s'étend de la cavité orale (la bouche) à l'anus. Les
régions ou les organes du tractus GI sont la cavité orale, le pharynx, l'œsophage, l'estomac,
l'intestin grêle et le gros intestin. Le rectum et le canal anal sont situés à l'extrémité du gros
intestin. Les organes digestifs annexes sont les dents, la langue, les glandes orales, le foie, la
vésicule biliaire et le pancréas.

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II- LE PERITPONE

Les membranes séreuses qui forment le péritoine, tapisse la cavité abdominale et recouvrent
les viscères (voir chapitre 1). Le péritoine pariétal tapisse la paroi de la cavité abdominale.
Cette couverture péritonéale est en continuité avec le péritoine viscéral qui recouvre les
viscères. L'espace délimité par le péritoine pariétal et le péritoine viscéral est la cavité
péritonéale. La plupart des organes digestifs sont localisés dans cette cavité. Quelques uns,
situés à l'extérieur de cette cavité, sont dits rétro-péritonéaux.

Les replis du péritoine pariétal

III- LE TUBE DIGESTIF ET FONCTION DE CES STRUCTURES

L’estomac et des anses ont des tuniques ou couches histologiques qui ont des fonctions
variées et indépendante. Ces tuniques et fonctions sont regroupées dans le tableau suivant :

 La cavité orale. La cavité orale ingère la nourriture, la broie, la mélange à la salive ;


elle amorce la digestion des glucides ; elle forme puis avale le bol alimentaire.
 Les dents : quatre types de dents ;
- Les incisives (4 supérieures, 4 inférieures) pour couper et cisailler la nourriture.
- Les canines (2 supérieures et 2 inférieures) pour tenir et déchirer.
- Les prémolaires (4 supérieures et 4 inférieures)
- Les molaires (6 supérieures et 6 inférieures) pour broyer et écraser la nourriture.

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 La langue : déplace la nourriture dans la bouche pendant la mastication ; participe à la


déglutition ; produit les sons articulés ; localisation des bourgeons du gout.
 Les glandes orales (salivaires) : au nombre de trois ; les glandes parotides au dessus
du muscle masséter ; les glandes submandibulaires inférieures à la base de la langue ;
les glandes sublinguales sous la langue, produisent la salive et amorcent la digestion
des glucides.
 Le palais : toit de la cavité orale, composé du palais dur antérieur et du palais mou
postérieur. Le palais mou ferme le nasopharynx pendant la déglutition.
 Le pharynx : conduit en forme d'entonnoir qui relie les cavités orale et nasale à
l'œsophageet à la trachée. Fonction de déglutition.
 L'œsophage : tube musculaire situé dans le thorax derrière la trachée, qui relie le
pharynx à l'estomac. Transport du bol alimentaire par péristaltisme jusqu'à l'estomac.
 L'estomac : les différentes régions de l'estomac sont représentées sur la figure 19.1.
L'estomac reçoit le bol alimentaire provenant de l'œsophage ; mélange le bol
alimentaire et le suc gastrique pour former le chyme ; amorce la digestion des
protéines ; absorption limitée ; envoie le chyme vers le duodénum. Les tuniques
comportent des spécialisations supplémentaires : une couche supplémentaire de
muscle lisse, la couche oblique ; des replis longitudinaux de la muqueuse appelés, plis
gastriques, et des glandes gastriques qui produisent le suc gastrique.

Schéma de l’estomac

Composition du suc gastrique


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 L'intestin grêle : Région située entre l'estomac et le gros intestin qui mesure 6 à 7 de
long environ. Ces différentes parties sont entre autre :
Le duodénum : s'étend du sphincter pylorique de l'estomac jusqu'à l'angle
duodénaljéjunal (environ 25 cm de long). Les canaux cholédoque et pancréatique se
rejoignent pour former l'ampoule hépato-pancréatique qui s'ouvre dans le duodénum.
Le jéjunum : Portion moyenne de l'intestin grêle. Caractérisé par des replis profonds
de la muqueuse et de la sous muqueuse, les plis circulaires.
L'iléum : relie le caecum au gros intestin au niveau de la valve iléocæcale.

Il reçoit le chyme provenant de l'estomac, la bile produite par le foie et les sucs gastriques ;
il assure la dégradation chimique et mécanique du chyme ; il absorbe les nutriments ; et il
transporte les déchets jusqu'au gros intestin. Des spécialisations de l'intestin grêle favorisent
l'absorption. Les plis circulaires et les villosités, qui sont des saillies digitiformes de la
muqueuse, augmentent la surface d'absorption. Chaque villosité contient un réseau de
capillaires et un vaisseau lymphatique, vaisseau chylifère. L'absorption correspond au passage
des molécules issues de la digestion, dans ces vaisseaux, à travers les microvillosités (micro
projections à la surface des villosités). La base des villosités, se trouvent les glandes
intestinales qui secrètent des enzymes digestives.

 Le colon : mesure en moyen 1,5 m, pour un diamètre de 7cm environ. Il forme un


cadre autour de l’intestin grêle et en bordure de la cavité abdominale. Son rôle est de
terminer la digestion, de récupérer l’eau du chyle intestinal et d’évacuer les déchets
résiduels vers le rectum.
Ces parties sont entre autre :
Le caecum : premier segment, ressemble à une poche dilatée.

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Le colon ascendant : s'étend dans la partie supérieure droite de l'abdomen, du


caecum jusqu'à l'angle hépatique du colon, au niveau du foie.
Le colon transverse : traverse la partie supérieure de la cavité péritonéale.
Le colon descendant : s'étend dans la partie inférieure gauche, de l'angle splénique
jusqu'au bassin.
Le colon sigmoïde : Segment terminal du gros intestin.
 L'appendice : constitué de tissu lymphatique est rattaché au caecum. Les tuniques,
muqueuse et sous muqueuse, forment des poches appelées haustrations ; la musculeuse
présente des renflements appelés les bandes longitudinales. Les appendices
épiploïques sont des poches remplies de graisses situées au niveau de
l'adventice.

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Schéma du système digestif

IV- LES ORGANES ANNEXES DU SYSTEME DIGESTIF

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A- LE FOIE

Les lobes du foie sont :

- le lobe droit et le lobe gauche, séparés par le ligament falciforme ;


- Le lobe caudé, près de la veine cave inférieure.
- Le lobe carré, entre le lobe gauche et la vésicule biliaire.

Le foie reçoit le sang oxygéné de l'artère hépatique, une ramification de l'artère cœliaque.
Il reçoit également le sang de la veine porte hépatique, chargé de nutriments provenant du
tractus GI. Le sang artériel et le sang veineux se mélangent dans les sinusoïdes hépatiques.
Les cellules hépatiques extraient du sang l'oxygène, les nutriments et certaines substances
toxiques.

Les rôles du foie.

Le foie assure plusieurs fonctions dans l’organisme qui sont entre autre :

- Synthèse, stockage et sécrétion des vitamines ;


- synthèse, stockage et dégradation du glycogène.
- Synthèse des protéines du sang.
- Phagocytose des GR et des cellules blanches qui ne sont plus fonctionnels et des
bactéries.
- Elimination des composés toxiques.
- Production de la bile, qui émulsifie les graisses dans le duodénum.

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SCHEMA DU FOIE

B- LA VESICULE BILIAIRE

Organe en forme de poche, rattaché à la face inférieure du foie. Stocke et concentre la


bile. La bile, produite dans le foie, s'écoule dans le duodénum par l'ampoule hépato-
pancréatique (formée par les canaux cholédoque et pancréatique). Lorsque l'intestin grêle
est vide, la bile reflue par le canal cystique vers la vésicule biliaire, pour y être stockée.

C- LE PENCREAS

Localisation et structure. Situé dans l'abdomen, sous l'estomac. La région endocrine est
constituée d'amas cellulaires disséminés, les îlots pancréatiques (îlots de Langerhans).
Sécrétion et effets :

Le glucagon, sécrété par les cellules alpha, innervés par des fibres cholinergiques. Il
stimule la glycogénolyse et maintient les taux de glucose sanguin pendant le jeûne et la
privation.

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L'insuline, sécrétée par les cellules bêta, innervés par des fibres adrénergiques. Elle
stimule le transport du glucose sanguin dans les cellules, elle stimule la glycolyse et
abaisse le taux de glucose sanguin.

La somatostatine, sécrétée par les cellules delta, stimule l'incorporation de souffre dans
les cartilages et la production de collagène.

SHEMA DU PANCREAS

D- LES GLANDES SALIVAIRES

Les glandes salivaires produisent les salives qui est un liquide qui permet d’humidifier les muqueuses
du système digestif et de participer à la première étape de la digestion. On distingue :

- La sub-linguale : elle déverse la salive dans la bouche par l’intermédiaire des canaux qui
s’abouchent à la langue.
- La parotide : c’est la plus grosse des glandes salivaires située de chaque coté du visage et en
dessous des oreilles. Elle deverse la salive par l’inetrmediaire du canal de stenon
- La sub-mendibulaire ou sous maxillaire : deverse la salive dans la bouche par l’intermediaire
du canal de WARTHON

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CHAPITRE X : LE SYSTEME URINAIRE

Le système urinaire joue un rôle central dans la régulation de la composition des liquides du
corps( balance hydrique, électrolytique et acido-basique). Il assure également l'élimination
des déchets métaboliques et des substances étrangères (composés chimiques toxiques,
médicaments). Les reins ont également une fonction endocrine moins importante.

I- L’ARBRE URINAIRE

1- LES REINS

Les reins sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale dans la cavité abdominale,
entre la douzième paires de vertèbres thoraciques et la troisième paires de vertèbres lombaires.
Ils forment l'urine.

SCHEMA DU REIN COUPE FRONTAL

2-LES URETERES

Les uretères transportent l'urine des pelvis rénaux (bassinets) jusqu'à la vessie. Les uretères
sont des organes rétropéritonéaux.

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3-LA VESSIE

La vessie est située derrière la symphyse pubienne et devant le rectum. Elle assure le
stockage de l'urine. Elle est constituée de quatre tuniques : la plus interne, la muqueuse, est
constituée de replis qui permettent la distension de la vessie ; la sousmuqueuse, richement
vascularisée ; la musculeuse qui est une couche de muscle lisse (le muscle détrusor) ; et la
séreuse, en continuité avec le péritoine. Le plancher de la vessie est une région triangulaire
appelée trigone. Chacun des angles du triangle comporte un orifice, latéral pour les deux
uretères et apical pour l'urètre. Des fibres sympathiques innervent le trigone, les orifices
urétéraux et les vaisseaux sanguins ; des fibres parasympathiques innervent les muscles lisses
de la paroi.

4-L’URETRE

L'urètre transporte l'urine de la vessie jusqu'à l'extérieur du corps. Deux muscles assurent la
constriction de l'urètre permettant le remplissage de la vessie, un muscle lisse, le sphincter
interne de l'urètre et un muscle squelettique, le sphincter urétral externe. Chez la femme
l'urètre mesure environ 4 cm de long, et chez l'home environ 20 cm. Chez l'homme, l'urètre
spongieux assure également le transport du sperme pendant l'éjaculation.

Au niveau des reins, la cirulation sanguine se déroule comme suis :

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Schéma de l’appareil urinaire

II- LE NEPHRON ET SA PHYSIOLOGIE


A- LE NEPRON

Il représente l'unité fonctionnelle (qui forme l'urine) du rein. Il ya plus d'un million de
néphrons dans un rein, avec des structures ayant chacune un rôle bien précis.

Ces structures sont définit dans le tableau ci-dessous :

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SCHEMA DU NEPHRON

B- ROLE DU NEPHRON

L'appareil juxtaglomérulaires : Les cellules de la macula densa et les cellules


juxtaglomérulaires spécialisées de l'artériole afférente forment un appareil sensoriel qui
détecte les variations de la pression sanguine. Un changement de la pression
sanguine ou une augmentation de la concentration en NaCl, au niveau du tube distal
stimule la sécrétion de rénine par les cellules juxtaglomérulaires. Ce phénomène active le
système rénine-angiotensine.

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Les trois fonctions du néphron : La filtration glomérulaire ; la réabsorption tubulaire et la


sécrétion tubulaire.

- La filtration glomérulaire : les liquides et les solutés du plasma sanguin glomérulaire


passent dans la capsule glomérulaire. Le filtrat glomérulaire a la même composition
que le plasma sanguin, sans les protéines. Le débit de filtration (DFG) est le volume
de filtrat formé par tous les néphrons en une minute.
- La réabsorption tubulaire : environ 99% du filtrat qui transite dans le tubule est
transformé activement ou passivement vers le liquide interstitiel, puis pénètre dans les
capillaires péritubulaires ; 1% du filtrat est excrété sous forme d'urine. La plupart des
solutés sont réabsorbés : 100% du glucose, 99,5% du sodium et 50% de l'urée.
- La sécrétion tubulaire : des substances qui peuvent être toxiques comme
l'hydrogène, le potassium, des poisons, des médicaments et les toxines métaboliques
passent dans les capillaires vers le liquide interstitiel puis sont excrétés dans la lumière
des tubules.
III- CONCENTRATION DE L’URINE

a- L'élaboration par les reins d'une urine diluée ou concentrée dépend, d'une part, d'un
mécanisme d'échange à contre courant et, d'autre part du taux d'hormones antidiurétique
(ADH) circulante sécrétée par la neurohypophyse.
b- Dans la branche ascendante de l'anse du néphron, les ions Cl- et Na+ sont expulsés
activement hors des tubules vers le liquide interstitiel de la zone médullaire (médulla),
ce qui crée une forte pression osmotique dans la médulla (gradient de concentration
élevée en solutés entre l'intérieur du tubule et la zone médullaire). La branche
ascendante est imperméable à l'eau et au fur et à mesure de l'expulsion de Cl- et
Na+, le liquide tubulaire devient de plus en plus dilué.
c- Na+ et Cl- diffusent dans la lumière de la branche descendante du tubule. La branche
descendante est perméable à l'eau. A cause de la forte pression osmotique dans la
zone médullaire, l'eau diffuse hors du tubule vers le liquide interstitiel de la zone
médullaire. Par conséquent, le liquide tubulaire dans la branche descendante est plus
concentré.
d- Les ions sont transportés activement des tubes collecteurs vers le liquide interstitiel,
alors que l'urée diffuse passivement du liquide interstitiel vers la lumière des tubes
collecteurs.

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e- . Les vasa recta sont des vaisseaux dont la paroi est fine et qui sont parallèles aux anses
des néphrons. Les ions Na+ et Cl-, ainsi que l'eau, diffusent à l'intérieur des vasa recta
descendants et Na+ et Cl- diffusent hors des vasa recta ascendants. Ces vaisseaux
servent d'échangeurs à contre courant.
f- La quantité d'eau réabsorbée à partir des tubules contournés et des tubes collecteurs
dépend des taux d'ADH. Lorsque de faibles quantités d'ADH sont sécrétées par la
neurohypophyse, ces tubes sont imperméables à l'eau ; une urine diluée est excrétée.
Lorsque les taux d'ADH sont élevés, la perméabilité de la paroi de ces tubes vis-à-vis de
l'eau augmente fortement ; l'eau diffuse vers le liquide interstitiel ou règne une
forte pression osmotique, et une urine plus concentrée est excrétée.

IV- LA MICTION

La miction est le processus physiologique d'émission de l'urine. La distension de la vessie


envoie des signaux sensoriels conduits par des neurones sensitifs jusqu'à la moelle épinière
puis jusqu'à l'encéphale. Des influx parasympathiques stimulent la contraction de muscle
détrusor et le relâchement du sphincter urétral interne. Le relâchement volontaire du sphincter
urétral externe entraine la miction.

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CHAPITRE XI : LE SYSTEME REPRODUCTEUR (GENITAL)

I- FORMATION DES GAMETES

Les gamètes ou cellules sexuelles, sont les cellules de la reproduction. Ce sont des cellules
haploïdes, contenant chacun la moitié du matériel génétique total (soit 23 chromosomes
uniquement). La fécondation d'un ovocyte par un spermatozoïde produit une cellule diploïde
normale, le zygote contenant 23 paires de chromosome. L'une de ces 23 paires détermine le
sexe. Les chromosomes sexuels sont de deux sortes, X et Y.

La détermination du sexe se fais par :

XX = femme : tous les ovocytes produits contiennent un seul chromosome X.


XY = homme : autant de spermatozoïdes X que de spermatozoïdes Y sont produits.
Le sexe de l'individu formé dépend du contenu, X ou Y, du spermatozoïde fécondant.

La spermatogenèse est le processus par lequel les spermatozoïdes sont formés dans les
testicules. L'ovogenèse est le processus qui aboutit à la formation des ovocytes dans les
ovaires. Les deux processus se mettent en jeu une division cellulaire particulière, appelée la
méiose. Au cours de la méiose, chaque chromosome se réplique, identique à luimême, comme
pendant la mitose. Cependant, au cours de la méiose, chaque chromosome répliqué s'accroche
à son homologue sur toute sa longueur, formant des tétrades de quatre chromatides. Deux
divisions sont nécessaires pour réaliser la répartition des chromatides de la tétrade dans
chacune des quatre cellules filles, qui contient alors la moitié du nombre initial de
chromosomes.

Les mécanismes nucléaires de la méiose sont identiques chez l'homme et chez la femme
mais les mécanismes cytoplasmiques sont différents, de sorte que :

1 spermatocyte primaire conduit à 4 spermatozoïdes

1 ovocyte primaire conduit à 1 ovule.

II- LES ORGANES GENITAUX DE PRIMAIRES ET SECONDAIRES

Les organes génitaux primaires, ou gonades sont les testicules chez l'homme et les ovaires
chez la femme. Les gonades sont des glandes mixtes, qui produisent à la fois des cellules et
des hormones. Les organes génitaux secondaires, ou annexes, sont les structures qui subissent

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une maturation à la puberté sous l'action des hormones sexuelles, qui ont un rôle de
protection et de transport des gamètes. Les caractères sexuels secondaires sont les caractères
responsables de l'attirance sexuelle.

III- SYSTEME GENITAL HOMME

Chez l'homme, les organes génitaux sont formés avant la naissance, sous l'action de la
testostérone sécrétée par les gonades (testicules). Au cours de la puberté, les organes sexuels
secondaires subissent une maturation et deviennent fonctionnels. Les organes génitaux leurs
fonctions sont listés ci-dessus.

1- Les testicules.

Les testicules sont enveloppés dans un sac de peau, le scrotum. Chaque testicule est
recouvert de deux couches de tissu, la tunique vaginale externe qui est une enveloppe fine
dérivée du péritoine et la tunique albuginée interne qui est une membrane fibreuse résistante
formant une capsule autour des testicules. Les spermatozoïdes sont produits dans les tubes
séminifères des testicules et migrent dans le rete testis pour y subir une maturation. Ils sont
ensuite transportés hors des testicules, par une série de canaux efférents jusqu'à l'épididyme
pour y subir une dernière étape de maturation. Les spermatozoïdes matures sont stockés dans
l'épididyme et dans la première portion du canal déférent. Les testicules produisent également
des hormones sexuelles mâles, les androgènes, sécrétés par les cellules interstitielles. Dans les
testicules, les cellules de Sertoli fournissent les composés nécessaires au développement des
gamètes.

2- Les canaux spermatiques et les glandes annexes.


Pendant l'éjaculation les spermatozoïdes matures passent par une série de canaux.
Ils passent du canal déférent au canal éjaculateur ou ils sont mélangés aux sécrétions
de la vésicule séminale. Ils passent ensuite dans l'urètre prostatique qui reçoit les
sécrétions de la prostate. Ils sont transportés ensuite dans l'urètre membraneux puis
spongieux, dans le pénis. Les glandes bulbo-urétrales sont des glandes annexes à la
base du pénis. Les glandes annexes produisent des sécrétions alcalines qui participent
à la formation du sperme. Ces sécrétions ont un rôle nourricier , activent la mobilité
des spermatozoïdes et leur caractère alcalin leur permet de neutraliser l'environnement
acide de l'urètre et du vagin.

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

3- Le pénis.

Le pénis comprend une racine fixe, un corps mobile et se termine par un renflement, le
gland du pénis. Le pénis est un organe spécialisé composé de trois colonnes de tissu érectile
qui se remplissent d sang (vasodilatation) permettant la pénétration du pénis dans le vagin
pendant les rapports sexuels. L'urètre est également un conduit urinaire. L'érection est réalisé
lorsque la quantité de sang qui entre dans les artères du pénis est supérieure à celle qui en sort
par les veines. Des influx sympathiques stimulent l'érection et provoquent l'éjaculation,
correspondant à l'expulsion du sperme par l'urètre.

Schéma de l’organe génital homme (vue antérieure)

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Schéma de l’appareil génital homme (coupe sagittale)

IV- SYSTEME GENITAL DE LA FEMME

Chez la femme les organes génitaux sont les ovaires. Les organes génitaux secondaires se
développent avant la naissance ne deviennent fonctionnels qu'après avoir subi une phase de
maturation à la puberté sous l'action des œstrogènes sécrétés par les ovaires. Les structures
qui composent le système génital de la femme sont décrites ci-dessous.

1- Les ovaires.

Les ovaires sont situées dans la partie supérieure de la cavité pelvienne, un de chaque coté
de l'utérus. Dans la région périphérique de chaque ovaire, on trouve de petites masses de
cellules, les follicules primaires, contenant chacun un gamète immature. Au début du vingt
huitième jour du cycle ovarien, un groupe de follicules commence à se développer ; un seul
poursuivra son chemin complet. Les follicules ovariens secrètent des œstrogènes qui
provoquent le développement de l'endomètre de l'utérus. En milieu de cycle, le follicule
mature contenant un ovocyte presque mature, émet un bourgeonnement à la surface de
l'ovaire et expulse l'ovocyte. Ce phénomène est l'ovulation. Après l'ovulation, les cellules
folliculaires forment le corps jaune qui secrète de la progestérone et des œstrogènes, agissant
également sur l'endomètre de l'utérus.

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2- L'utérus et les trompes utérines.

Les trompes utérines s'étendent des ovaires jusqu'à l'utérus. Elles transportent l'ovocyte
jusqu'à l'utérus ou ont lieu la fécondation et le développement de l'œuf (divisions cellulaires et
formation de la blastula). L'utérus est également le site d'implantation de l'œuf et du
développement embryonnaire et fœtal. Les différentes parties du l'utérus sont : le fond, le
corps et le col.

Les trois couches de la paroi utérine sont :

- Le périmétrium : couche externe, porion du péritoine.


- Le myomètre : couche musculaire épaisse.
- L'endomètre : couche muqueuse interne divisée en deux couches.
- La couche basale : couche profonde, richement vascularisée.
- La couche fonctionnelle : couche superficielle, desquamation au cours de la
menstruation.
3- Le vagin

Le vagin s'étend du col de l'utérus jusqu'à l'orifice vaginal au niveau des organes
génitaux externes. Il transporte les sécrétions utérines jusqu'à l'extérieur du corps et reçoit
le pénis en érection et le sperme pendant les rapports sexuels. Il permet le passage du bébé
au moment de l'accouchement. La paroi vaginale présente des replis longitudinaux, les
crêtes du vagin, qui permettent la distension du vagin.

4- Les organes génitaux externes

Les organes génitaux externes sont le mont du pubis ou mont de Vénus, les grandes lèvres
et les petites lèvres, le clitoris et l'orifice vaginal. Certaines des structures de l'appareil génital
externe de la femme et de l'homme sont homologues.

5- Les glandes mammaires

Localisée dans les seins, les glandes mammaires sont des organes génitaux annexes spécialisées dans
la production de lait après l'accouchement. Les glandes mammaires sont des glandes sudoripares
spécialisées. A la puberté, les hormones ovariennes stimulent leur développement. Pendant la
grossesse elles subissent un développement supplémentaire sous l'action de la progestérone et des
œstrogènes. Après l'accouchement, la sécrétion de la prolactine stimule la production de lait. La

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stimulation mécanique du mamelon et de l'aréole pendant l'allaitement provoque la sécrétion


d'ocytocine par la neurohypophyse. Cette hormone stimule l'éjection du lait.

Schéma du système génital de la femme vue antérieure

Schéma du système génital de la femme coupe sagittale

V- LE CYCLE HORMONAL DE LA FEMME


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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

La production des hormones stéroïdes par l'adénohypophyse et par les ovaires, est contrôlée
par l'hypothalamus. Des changements cycliques dans la sécrétion de ces hormones régulent
les activités de la reproduction chez la femme.

1- L'hypothalamus sécrète la gonadolibérine (LH-RH) ; l'organe cycle est


l'adénohypophyse.
2- LR-RH stimule la sécrétion de l'hormone folliculostimulante (FSH) et de l'hormone
lutéinisante (LH), qui stimulent le développement des follicules ovariens (cycle
ovarien).
3- Le follicule ovarien mature secrète des œstrogènes qui provoquent l'épaississement de
l'endomètre (phase proliférative du cycle menstruel, du cinquième jour à l'ovulation).
4- Après l'ovulation, le corps jaune sécrète des œstrogènes et de la progestérone, qui
préparent l'endomètre à l'implantation de l'œuf (phase sécrétoire du cycle menstruel,
de l'ovulation au vingt-huitième jour).
5- Le corps jaune qui dégénère forme le corpus albicans. Les taux d'œstrogènes et de
progestérone chutent brutalement, l'endomètre est dégradé et un nouveau cycle
menstruel commence (phase menstruelle du cycle menstruel).

Cycles menstruel ovarien

VI- FECONDATEUR ET GROSSESSE

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Après avoir été déposés dans le vagin, les spermatozoïdes franchissent le canal
endocervical, passent par la cavité utérine et migrent dans les trompes utérines ou ils
rencontrent un ovocyte qui se déplace vers l'utérus. La fécondation à lieu dans le tiers distal
de la trompe utérine. Le zygote (ovule fécondé) subit les divisions de la mitose, pendant les
trois jours que dure son déplacement dans la trompe utérine, vers la cavité utérine. Le
blastocyte en en développement y reste libre encore pendant trois jours avant de s'implante
dans l'endomètre.

Sous l'action de la gonadotrophine chorionique (HCG), le corps jaune se maintient et


continue à secréter des œstrogènes et de la progestérone jusqu'à ce que le placenta prenne le
relais. Ces hormones entretiennent l'endomètre, stimulent le développement des glandes
mammaires, inhibent la sécrétion de FSH et de LH (bloquant le cycle menstruel). La
progestérone inhibe les contractions de l'utérus alors que les ostéogènes les stimulent.

La grossesse se termine par le travail qui déclenche l'accouchement. Le début du travail est
annoncé par des contractions rythmées et fortes du myomètre stimulé par l'ocytocine et par
des prostaglandines. Ce phénomène s'accompagne d'une dilatation du col de l'utérus et de
l'évacuation de mucus et de sang à travers le canal endocervical.

CHAPITRE XII : LE SYSTEME LYMPHATIQUE

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En relation avec le système cardiovasculaire, le système lymphatique joue un


rôle dans :

- Le transport de la lymphe (excédent de liquide interstitiel provenant des


tissus) dans les vaisseaux lymphatiques jusqu'à la circulation sanguine, ou
elle contribue à la composition du plasma ;
- L'absorption des graisses dans l'intestin grêle ;
- La protection du corps contre les infections bactériennes.
I- LES STUCTURES LYMPHATIQUES
1- LES VAISSEAUX LYMPHATIQUES

Le liquide interstitiel pénètre dans le système lymphatique en franchissant la paroi des


capillaires lymphatiques constituée d'un épithélium pavimenteux simple. La lymphe est
ensuite transportée dans des vaisseaux plus gros, les vaisseaux collecteurs lymphatiques. Les
vaisseaux collecteurs lymphatiques déversent ensuite leur contenu dans l'un des deux
principaux vaisseaux : le conduit lymphatique droit, qui draine la lymphe du quart supérieur
droit du corps, et le canal thoracique, beaucoup plus gros, qui draine la lymphe du reste du
corps. Ceux-ci déversent la lymphe respectivement dans les veines sous-clavières droite et
gauche. La lymphe se déplace dans les vaisseaux lymphatiques grâce à la contraction des
muscles squelettiques, du péristaltisme intestinal et de la gravité. La présence de valvules dans
les vaisseaux lymphatiques empêche les reflux à contre-courant.

2- LES GANGLIONS OU NŒUDS LYMPHATIQUES

Les nœuds lymphatiques sont de petits corps ovales enveloppés dans des capsules fibreuses.
Ils sont constitués de tissu cortical phagocytaire adapté à la filtration de la lymphe. Les
vaisseaux lymphatiques afférents amènent la lymphe jusqu'au nœud lymphatique et les
vaisseaux lymphatiques efférents transportent la lymphe filtrée par le nœud. Les nœuds
lymphatiques contiennent des lymphocytes (leucocytes qui interviennent dans l'immunité
spécifique) et des cellules phagocytaires, les macrophages. Les nœuds lymphatiques sont
organisés en amas ou en chaines. Quelques uns des principaux nœuds lymphatiques sont :

 Nœuds inguinaux et nœuds poplités des membres inférieurs ;


 Nœuds lombaires dans la région pelvienne.
 Nœuds cubitaux et nœuds axillaires des membres supérieurs ;

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 Nœuds cervicaux du cou ;


 Nœuds mésentériques associés à l'intestin grêle.
3- LES ORGANES LYMPHOIDES

Les organes lymphoïdes sont :

a- Les tonsilles (amygdales) :

Les trois tonsilles (pharyngées (végétations adénoïdes), palatines et inguinales) sont des
organes lymphoïdes de la région pelvienne. Elles interviennent dans la lutte contre les
infections du nez, de l'oreille et de la gorge.

b- La rate :

La rate est située dans la partie supérieure gauche de la cavité abdominale. Chez l'adulte elle
n'est pas un organe vital, mis elle assiste d'autres organes dans la production des lymphocytes,
dans la filtration du sang et dans la dégradation des érythrocytes. Elle constitue également un
réservoir d'érythrocytes.

c- Le thymus :

Le thymus est situé dans la partie antérieure du thorax, en profondeur sous le


manubrium sternal. Il est beaucoup plus gros chez l'enfant que chez l'adulte. Chez l'enfant, il
intervient dans la différenciation des lymphocytes T et il constitue un réservoir de
lymphocytes.

II- LES DEFENCES NON SPECIFIQUES

Les différents types de mécanismes de défense non spécifique, sont les suivants :

 Les barrières mécaniques : la peau et les muqueuses.


 Les barrières chimiques : les enzymes, l'HCl dans l'estomac, le lysozyme
 Les interférons : protéines qui inhibent le développement viral.
 Les phagocytes : neutrophiles, monocytes et macrophages.
 La résistance propre à l'espèce.

III- L’IMMUNITE A MEDIATION HUMORALE

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L'immunité spécifique correspond à la résistance du corps à des agents étrangers spécifiques


(les antigènes). Ceux-ci comprennent les microorganismes, les virus, et les toxines qu'ils
produisent, ainsi que des tissus étrangers. Las antigènes sont de grosses molécules de
structure complexe (protéines, polysaccharides) de la paroi cellulaire ou de la membrane des
agents étrangers.

Dans l'immunité à médiation humorale, l'antigène stimule la production de protéines


spécifiques, les anticorps, qui conduisent à la destruction de l'agent étranger par la réaction
antigène-anticorps. Les anticorps sont des gammaglobulines formées par l'association de
quatre chaines de polypeptidiques, deux chaines courtes (chaines légères) et de deux chaines
plus longues (chaines lourdes)

Modèle simplifié d’un anticorps. La zone noire correspond au site variable

Tous les anticorps présentent des régions constantes, de structure similaire, et des régions
variables ou sont localisés les sites de réaction antigène-anticorps Ce sont de petites variations
dans cette région variable qui confèrent une grande spécificité vis à vis d'un antigène donné.
La réaction antigène-anticorps augmente la production d'anticorps dirigés contre l'antigène
ayant initié la réaction.

Il existe deux types d’immunités à médiation humorale qui sont entre autre :

- L'immunité active : le corps fabrique des anticorps en réponse à un contact direct


avec l'antigène. Lorsque l'organisme rencontre à nouveau cet antigène, il se souvient et
répond plus rapidement. La vaccination est basée sur ce principe.

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- L'immunité passive : est le résultat du transfert d'anticorps d'un individu à un autre,


par exemple par injection ou par transfert à travers le placenta.
IV- L’IMMUNITE A MEDIATION CELLULAIRE

L'immunité à médiation cellulaire est un autre mécanisme de l'immunité spécifique. Dans ce


cas, les cellules sont le support des stratégies de défense mises en œuvre. Les lymphocytes (T
ou B) circulants ou tissulaires sont sensibilisés par l'antigène, se lient à cet antigène et le
détruisent. Les lymphocytes T sont à l'origine de l'immunité à médiation cellulaire. Par
l'interaction avec un antigène donné, ils sont sensibilisés, prolifèrent et leur différentiation
produit des lignées cellulaires différentes.

Les différents types de cellule T et leurs fonctions

Les lymphocytes B sont à l'origine de l'immunité à médiation humorale. Les lymphocytes B


sont sensibilisés à l'antigène, prolifèrent et se différencient pour former des clones de cellules
filles.

Les différents types de cellule B et leurs fonctions

Types de cellule B Fonctions


Les plasmocytes Produisent les anticorps
spécifiques de l'antigène.

Les cellules B mémoire Se différencient en plasmocytes au cours


d'une autre exposition au même antigène.

V- AUTRES ELEMENTS DU SYSTEME LYMPHATIQUE

Les autres éléments du système immunitaire sont :

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- Les cytokines (interférons, facteurs chimiotactiques, facteur d'activation des


macrophages (MAF), facteur d'inhibition de la migration, facteurs de transfert):
messagers chimiques utilisés par le système immunitaire pour renforcer la réponse
immunitaire.
- Le système du complément : précurseurs d'enzymes qui participent à a réponse
immunitaire par la lyse des cellules étrangères, provoquent le recrutement des cellules
phagocytaires et renforcent leur action, augmentent la réaction inflammatoire et
neutralisent les virus.
VI- LES REACTIONS TRANSFUSIONNELLES

Les érythrocytes présentent à leur surface de nombreux antigènes ; ceux-ci peuvent


provoquer la production d'anticorps et par suite une réaction antigène-anticorps. L'un de ces
groupes d'antigènes, le système ABO, peut provoquer une réaction de ce type au cours d'une
transfusion sanguine. Les antigènes qui sont présents à la surface des GR à la naissance sont
des facteurs héréditaires. Si le receveur et le donneur ont des groupes sanguins incompatibles,
une réaction antigène-anticorps (réaction transfusionnelle) se déclenche au cours de la
transfusion et provoque l'agglutination des GR et une hémolyse.

Le système ABO et les donneurs compatibles

Il existe un autre groupe d'antigènes associés à la membrane des GR, le système rhésus
(système Rh). Environ 85% des individus portent des antigènes Rh à la surface de leur GR.
Ces individus sont dits Rh positif (RH+). Les 15% restants sont dits Rh négatif, (Rh-). Les
individus Rh- ne produisent pas d'anticorps contre les antigènes Rh jusqu'à ce qu'ils soient
exposés à ces antigènes Rh.

CHAPITRE XIII : LES ORGANNES DE SENS

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

Les organes sensoriels sont des extensions spécialisés du système nerveux qui contiennent
des neurones sensoriels adaptés à des stimuli spécifiques, qui conduisent les influx nerveux
jusqu'à l'encéphale. Les organes sensoriels sont spécifiques des stimuli auxquels ils
répondent.
On distingue les sensations générales et les sensations spécifiques perçues par le corps . Les
sensations générales sont perçues par les récepteurs cutanés du toucher situés au niveau de la
peau (toucher, pression, chaud, froid et douleur). Les sensations spécifiques sont captées par
des organes récepteurs complexes et transitent par les voies nerveuses associées à ces
récepteurs. Les sens spécifiques sont : le gout, l'odorat, la vue, l'ouïe et l'équilibre.

I- LE GOUT

Les récepteurs du gout sont situés dans les bourgeons du gout à la surface de la langue. Ils
sont localisés dans des saillies qu'on appelle les papilles linguales.

Anatomie de la langue vue de face

On trouve également quelques bourgeons dans les membranes muqueuses du palais et du


pharynx. Un bourgeon du gout contient un amas de 40 à 60 cellules gustatives, chacune
innervée par un neurone sensitif, et un grand nombre de cellules de soutien. Les quatre
saveurs fondamentales sont : le sucré (conféré par les sucres, les alcools, les aldéhydes) ;
l'acide (conféré par les H+, libérés par tous les acides) ; l'amer (conféré par les alcaloïdes) et
le salé (conféré par les anions des sels ionisables). Les fibres sensorielles qui partent de la
langue et du pharynx se trouvent dans les nerfs suivants : le nerf facial (7) innerve les 2/3
antérieurs de la langue ; le nerf glosso-pharyngien (9) innerve le 1/3 postérieur et le nerf
vague (10) innerve la région pharyngienne. Les sensations du gout sont transmises au tronc
cérébral, transitent par le thalamus et arrivent au cortex cérébral ou à lieu le lieu de la
perception du gout.
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

II- L’ODORAT

Les récepteurs de l'odorat dont situés dans la muqueuse du cornet nasal supérieur. Comme
les récepteurs du gout, les récepteurs de l'odorat sont des chémorécepteurs c'est-à-dire des
neurones spécialisés qui répondent à des stimuli chimiques. Leur fonctionnement nécessite un
certain degré d'hydratation et, pour stimuler les chémorécepteurs, les composés chimiques de
l'air sont hydratés dans le mucus qui tapisse la partie supéro-latérale de la cavité nasale. Le
nerf olfactif (1) conduit la plupart des influx sensoriels de l'odorat. Les sensations olfactives
sont conduites par les fibres du nerf olfactif jusqu'aux régions olfactives du cortex cérébral ou
ces sensations sont perçues.

III- LA VUE
1- STRUCTURE ET FONCTION DE L’OIL

Les structures annexes de l'œil interviennent dans la protection ou les mouvements de l'œil.
Ces structures sont ; l'orbite, les sourcils, les cils, l'appareil lacrymal et les muscles oculaires
(responsables des mouvements de l'œil). Les sécrétions lacrymales et les larmes sont
produites par les glandes lacrymales, s'écoulent dans le sac lacrymal par les canalicules
lacrymaux, puis dans la cavité nasale par le conduit lacrymo-nasal.

Les muscles qui assurent les mouvements de l'œil.

Droit supérieur : mouvement de l'œil vers le haut.

Oblique supérieur : mouvement de l'œil vers l'extérieur et vers le bas.

Oblique inférieur : mouvement de l'œil vers l'extérieur et vers le haut.

Droit médial : mouvement de l'œil vers l'intérieur.

Droit latéral : mouvement de l'œil vers l'extérieur.

Droit inférieur : mouvement de l'œil vers le bas.

STRUCTURE DE L’OEIL

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

La structure de l'œil est d'environ 25mm. Il est composé de trois tuniques (couches), du
cristallin et de deux cavités principales.

Anatomie de l’œil humain

- La tunique fibreuse

La tunique fibreuse est composée de deux parties. La sclère est formée de tissu conjonctif
dense régulier qui soutient et protège l'œil et qui constitue le point d'ancrage des muscles
extrinsèques de l'œil. La cornée transparente forme la face antérieure de l'œil. Sa forme
convexe permet la réfraction des rayons lumineux incidents.

- Tunique vasculaire

La tunique vasculaire est composée de trois parties. La choroïde est une fine membrane très
vascularisée qui approvisionne l'œil en nutriments et en oxygène, et qui absorbe la lumière et
l'empêche d'être reflétée. Le corps ciliaire est la partie antérieure épaissie de la tunique
vasculaire. Il contient des fibres musculaires lissent qui modifient la taille du cristallin. L'iris
est la partie la plus antérieure de la tunique vasculaire et est composé d'un pigment (qui
donne à l'œil sa couleur) et de muscles lisses organisés en rayons et en cercles qui font varier
le diamètre et la pupille , l'ouverture centrale de l'iris.

- Tunique interne ou rétine

Les récepteurs de l'œil, photorécepteurs, sont de deux sortes. Les cônes (environ 7
milliards par œil) reçoivent la lumière de haute intensité et sont responsables de la vision
diurne et de l'acuité visuelle. Les bâtonnets (environ 100 milliards par œil) reçoivent la
lumière de faible intensité et sont responsables de la vision nocturne (vision en noir et

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

blanc). La rétine contient également des cellules bipolaires, qui font synapse avec les
cônes et les bâtonnets, et les cellules ganglionnaires qui font synapse avec les cellules
bipolaires. Les axones des cellules ganglionnaires parcourent la rétine jusqu'au disque du
nerf optique, ou ils forment le nerf optique (2). La fovéa centralis est une petite dépression
dans la région postérieure de la rétine, qui contient uniquement des cônes. C'est la zone
responsable de l'acuité visuelle. La macula lutea, elle aussi riche en cônes, entoure la
fovéa centralis.

- Le cristallin

Les cristallin est une structure transparente, biconvexe et composée de protéines accolées
les unes aux autres. Il est enveloppé dans une capsule et maintenu en place par le ligament
suspenseur qui le relie au corps ciliaire. Le cristallin réalise la convergence des rayons
lumineux pour la vision éloignée et la vision rapprochée.

- Les cavités de l’œil

Le cristallin divise l'œil en deux cavités ; la cavité antérieure et la cavité postérieure


(chambre vitrée). La cavité antérieure est elle-même subdivisée par l'iris en deux
chambres postérieure et antérieure. La cavité antérieure contient un fluide aqueux,
l'humeur aqueuse. La cavité postérieure contient une substance transparente, gélatineuse,
appelée humeur vitrée.

2- LA VISION

Le champ visuel est la région perçue visuellement. Il existe trois champs visuels : le champ
maculaire, ou l'acuité visuelle est maximale, le champ binoculaire, la région vue par les deux
yeux, mais aussi avec une précision moindre et le champ monoculaire, la région visualisée par
un œil mais pas par un autre.

Le trajet nerveux des stimuli visuels est le suivant ; les rayons lumineux frappent les
photorécepteurs sur la rétine et provoquent la conduction d'influx nerveux le long du nerf
optique jusqu'au chiasma optique. Après le chiasma optique, les fibres du nerf optique
forment la bandelette optique, qui conduit les influx jusqu'aux aires visuelles situées sous les
lobes cérébraux occipitaux. Pour qu'il y ait convergence de l'image sur la rétine, plus l'objet
est distant et plus le cristallin doit être aplati. L'accommodation correspond aux ajustements
de la taille du cristallin, réalisés par les muscles ciliaires au niveau du corps ciliaire. Lorsque

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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE HUMAINE M. TCHIETCHAC

les muscles lisses se contractent, les fibres du ligament suspenseur se détendent et provoquent
l'épaississement du cristallin qui devient plus convexe.

IV- L’OUIE : STRUCTURE ET FONCTIONS DE L’OREILLE

L'oreille externe est ouverte sur l'extérieur et conduit les ondes sonores jusqu'à l'oreille
moyenne.

Les structures qui composent l'oreille externe sont ; l'auricule (ce qu'on appelle oreille), le
conduit auditif externe, et la membrane tympanique (ou tympan). L'auricule conduit les ondes
sonores jusqu'au conduit auditif externe, un tube de 2,5 cm de long qui s'adapte au méat
acoustique externe osseux. La fibre membrane du tympan transmet les sons à l'oreille
moyenne.
L'oreille moyenne, ou cavum tympanique, est une petite cavité remplie d'air, dont la limite
externe est le tympan.

Les structures qui forment l'oreille moyenne sont ; les osselets de l'ouïe, les muscles de l'ouïe
et la trompe auditive (trompe d'Eustache). Les osselets sont trois petites os qui s'étendent du
tympan à la fenêtre vestibulaire (fenêtre ovale) ; ce sont ; le malleus (marteau), l'incus
(enclume) et le stapes (étrier). Ces petits os amplifient les sons. Les muscles de l'ouïe sont de
petits muscles squelettiques qui se contractent par un mécanisme réflexe pour diminuer la
pression des ondes trop intenses qui pourraient abimer l'oreille interne. La trompe auditive
(trompe d'Eustache) relie la cavité de l'oreille moyenne au pharynx. Elle draine l'humidité de
la cavité de l'oreille moyenne et équilibre les pressions de part et d'autre du tympan.

L'oreille interne contient des organes de l'ouïe (cochlée) et de l'équilibre (vestibule). Les
structures de l'oreille interne sont décrites ci-après. Le labyrinthe osseux est un réseau de
cavités constitué de trois canaux semi circulaires osseux, de l'ampoule, à la base de chaque
canal semi-circulaire, du vestibule, au centre du labyrinthe, et de la cochlée. Le labyrinthe
membraneux, situé dans le labyrinthe osseux, est un réseau de conduits membraneux qui
communiquent entre eux. Les structures qui le constituent portent le même nom que celles du
labyrinthe osseux. Les canaux semi-circulaires membraneux et les ampoules présentent des
récepteurs sensoriels des mouvements de rotation de la tête. Le vestibule
comprend deux vésicules reliées entre elle, le saccule et l'utricule, qui possèdent des
récepteurs sensoriels de la gravité et des mouvements linéaires de la tête. Le labyrinthe
membraneux est rempli d'un liquide, l'endolymphe, et baigne dans la périlymphe. La fenêtre

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vestibulaire (fenêtre ovale) est un orifice situé à la base du stapes, dans la paroi osseuse entre
l'oreille moyenne et l'oreille interne, ou il assure le transfert des sons d'un milieu solide, les
osselets de l'ouïe, à un milieu liquide, la cochlée. Dans la cochlée, se trouvent les organes de
l'ouïe : le conduit cochléaire membraneux et l'organe spiral (organe de Corti). La fenêtre
cochléaire (fenêtre ronde) se trouve se trouve juste au dessous de la fenêtre vestibulaire qui
vibre en réponse aux sons de faibles intensités.

Schéma de l’oreille humain

MECANISME DE L’AUDITION

a- Les sons qui arrivent au niveau de l'oreille externe sont canalisés vers le conduit
auditif externe.
b- Les sons frappent la membrane tympanique et provoquent sa vibration.
c- Les vibrations de la membrane tympanique sont amplifiées par le malleus, l'incus et la
base du stapes.
d- La base du stapes fait bouger d'avant en arrière la fenêtre vestibulaire qui génère des
ondes de pression dans la périlymphe de la cochlée.
e- Les ondes de pression se propagent jusqu'à l'endolymphe du canal cochléaire.
f- La stimulation des cellules liées de l'organisme spiral de la cochlée génère des influx
nerveux qui se propagent le long du nerf vestibulo-cochléaire(8) et atteignent
l'encéphale, au niveau du pont.

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