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Le Cid

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Le Cid est l'œuvre la plus célèbre de Pierre Corneille.

Elle est représentée


pour la première fois à Paris en 1637. La pièce est écrite en vers rimés deux à
deux (rimes plates), ce sont principalement des alexandrins. Cette tragi-
comédie en vers s’inspire d’une pièce du dramaturge espagnol Guillén de
Castro, Les Enfances du Cid, parue en 1631.

Le début de la pièce de Corneille nous apprend que Don Diègue et Don Gomès
veulent marier leurs enfants, Rodrigue et Chimène, qui sont amoureux l’un de
l’autre. Mais le roi choisit Don Diègue comme précepteur de son fils, ce qui
provoque la colère de Don Gomès. Durant une dispute, Don Gomès gifle le
vieil homme. Ce dernier demande à Rodrigue de venger son honneur en
provoquant Don Gomès en duel. A la scène 5 de l’acte I, Don Diègue explique
à son fils ce qu’il attend de lui. Rodrigue doit alors faire face à un douloureux
dilemme : perdre son amour ou son honneur familial.

DON DIÈGUE, DON RODRIGUE

Don Diègue
Rodrigue, as-tu du cœur ?

Don Rodrigue
Tout autre que mon père
L’éprouverait sur l’heure.

Don Diègue
Agréable colère !
Digne ressentiment à ma douleur bien doux !
Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;
Viens me venger.
Don Rodrigue
De quoi ?

Don Diègue
D’un affront si cruel,
Qu’à l’honneur de tous deux il porte un coup mortel :

D’un soufflet. L’insolent en eût perdu la vie ;


Mais mon âge a trompé ma généreuse envie :
Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
Va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n’est que dans le sang qu’on lave un tel outrage ;
Meurs ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,
Je te donne à combattre un homme à redouter :
Je l’ai vu, tout couvert de sang et de poussière,
Porter partout l’effroi dans une armée entière.
J’ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;
Et pour t’en dire encor quelque chose de plus,
Plus que brave soldat, plus que grand capitaine,
C’est…

Don Rodrigue
De grâce, achevez.

Don Diègue
Le père de Chimène.

Don Rodrigue
Le…
Don Diègue
Ne réplique point, je connais ton amour ;
Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour.
Plus l’offenseur est cher, et plus grande est l’offense.
Enfin tu sais l’affront, et tu tiens la vengeance :
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ;
Montre-toi digne fils d’un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer : va, cours, vole, et nous venge.

Corneille, Le Cid, Acte I, Scène 5

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