Facteurs de déplacement de la FPP
Facteurs de déplacement de la FPP
COURS DE MICROECONOMIE I
COURS DU PROF. DR. PHILIPPE GUGLER
Par leur comportement, quels sont les produits qui vont être échangés dans le marché, la quantité et leur niveau de prix.
Tout dépendra aussi du marché (qui diffère selon les pays). On va aussi voir quelle est l’influence de l’état (comme avec des
subventions sur les panneaux solaires qui pourraient augmenter la demande).
Microéconomie = on se situe individuellement derrière le consommateur et le producteur, on verra le prix des produits et
quels sont les facteurs de productions utilisés.
Macroéconomie= l’ensemble de tous les produits/régions/pays ; additionner le tout, quel est le niveau des prix en Suisse,
le prix général. Quel sera le niveau de l’emploi de suisse, …
En économie, les facteurs de production sont les ressources utilisées pour satisfaire nos besoins.
▪ Le nombre de travailleurs
▪ La terre (le n° de mètres2 nécessaires pour produire un bien ou un service)
▪ Un capital (tous l’équipement, bâtiments, outils nécessaires pour produire un bien ou un service).
Les quantités de biens et services sont limités en fonction des ressources à disposition (la quantité) mais aussi de la
technologie, importante, car des progrès technologiques permettent aux employés de travailler + rapidement (e.g.).
On va utiliser nos ressources de la manière la plus efficace pour produire le + de valeurs possibles, l’économie sera donc
l’étude de choix. Cette étude des choix, au niveau producteur, on pourra dire que l’on a une palette de biens qu’avec X
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ressources on peut produire, mais pas +. Si on reste au niveau de production, on va rechercher la limite = la frontière des
possibilités de production. Comment maximiser la valeur de ce que je peux produire ?
➔ Comme elles sont limitées, automatiquement on devra savoir ce que l’on peut ou pas produire selon nos choix.
Donc pour toute décisions que l’on prend, elle implique un arbitrage entre plusieurs options. Dans l’idée du consommateur,
c’est ce que l’on fait quand on va aux courses.
Ex. Les réseaux sociaux en soit sont gratuits, mais en y perdant 2h, il y a un coût, c-à-d la perte d’opportunité de faire
autre chose. Tout choix que l’on fait a un coût d’opportunité (en terme de temps, d’expérience perdue, …)
EX : Zürich – Paris, un vol coûte 100.000CHF et peut avoir 200 passagers, donc la compagnie va faire 500CHF/siège, et
il lui reste 10 sièges de libres. Un passager n’est disposé qu’à payer 300CHF. La compagnie doit accepter ou pas ? (Le
coût moyen est 500CHF). On l’accepte, il n’y a plus que 9 sièges. Si parmi ces 300CHF, on perd 25CHF de taxes et 5CHF
pour un café, la compagnie fait quand même un bénéfice de 270CHF.
EX : Acheter un désinfectant 20CHF - mais de moindre qualité - ou 25CHF un bon désinfectant. Prendre celui de 20CHF
serait absolu (prendre le moins cher même si pour +5CHF on a un désinfectant + performant et qui serait à long terme
moins cher).
EX. Le gouvernement met des taxes sur l’essence, ou donne une subvention pour les panneaux solaires -> change le
raisonnement du consommateur.
EX. Acheter un croissant, on gagne en achetant le croissant (sinon on aurait dû le fabriquer nous-même en perdant du
temps) et on récompense celui qui a fait le croissant.
On perd du temps mais on perd en réalité aussi plein de bienfaits caché qui ne sont initialement pas forcémment conscient mais en 2
réalité utile et important pour l’être humain. Genre l’aspect méditatif de faire des croissants, la jouissance de tout le procéssus.
Après cela dépend de la situation de chacun mais je vois + de bénéfice à le faire soi même et systématiser le processus pour pouvoir y
avoir accès facilement que de simplement en acheter 1. Surtout avec la présence d’additifs dans les croisants industriels qui ont tout
de même potentiellement un effet néfaste sur le long terme.
▪ Principe 6 : Les économies de marché sont habituellement un bon mode d’organisation de l’activité
économique
En règle générale, économie de marché se situe au niveau de chaque consommateur/producteur, ce n’est pas l’état qui
choisit comment vous consommez. Il y a des biens et des services où les choix sont limités (ex. assurance maladie) mais en
règle générale on a un choix qui est guidé par l’économie de marché (≠ économie planifiée). L’état peut intervenir pour
améliorer les situations de marché.
1.4 FRONTIÈRE DES POSSIBILITÉS DE PRODUCTION = FPP (AU NIVEAU DE L’ECONOMIE GENERALE.)
La frontière des possibilités de production (FPP) représente la limite entre les combinaisons de biens et services qui peuvent
être produites grâce à la totalité des ressources utilisées de manière efficace, et ce que l’on peut produire à un niveau fixe
de technologies et de ressources. En gros, c’est notre maximum capacité de production
▪ La FPP est une « frontière » comme son nom l’indique. Elle montre la limite de ce qu’une économie peut produire
avec une quantité donnée de ressources et un niveau donné de technologie.
▪ La FPP illustre les combinaisons maximales de biens. L’économie peut certes opérer en dessous de la FPP, c-à-d
qu’elle n’utilise pas pleinement et efficacement toutes les ressources à disposition.
▪ La FPP a une pente négative. Cela signifie que lorsque l’on se situe à une combinaison de biens sur la frontière, pour
augmenter la quantité d’un bien il faut diminuer la quantité de l’autre bien.
▪ La FPP peut se déplacer en fonction de l’évolution de la technologie et de celle des ressources disponibles.
Exemple : Prenons une production de T-shirts et d’IPhones, qui est un modèle économique où on dit que le reste ne
change pas (reste identique).
o Ceteris paribus (= toute chose égale par ailleurs), nous n’étudierons que ces deux biens uniquement. Il est
impossible de raisonner si l’on parle de plus de sujets (ex. problèmes techniques).
^ Ce tableau nous montre les possibilités de production que l’économie a avec des ressources et technologie fixes.
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Si on passe de D à E
La production est efficiente si je ne
peux pas augmenter la production
- 20’000 d’un bien sans diminuer celle d’un
autre bien.
+ 20’000
Ici n’a ne concerne que l’offre,
après il faudra mettre cette
optimisation avec la demande
pour guider ses choix !
▪ On voit que tout ce qui est à l’extérieur de la courbe n’est pas réalisable.
▪ On voit que tout point qui se situe sur la frontière des possibilités de production désigne un point efficace.
➔ Si je produits 60mil TS et 40mil IPs, si je veux produire + de TS, alors il faudra diminuer la production d’IPs
(passer de 40mil à 20mil).
Si je passe de D à E alors il y a un coût d’opportunité de 20’000 t-shirt
▪ Qu’en est-il du point Z ?
➔ Si je peux choisir de produire 25mil TS et 60mil IPs, on dira que cette production n’est pas efficiente car avec
les ressources à dispositions, j’aurais pu produire plus de produits.
➔ Le point Z et tous les points internes à la courbe ne sont pas efficaces.
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1.5 LES CHOIX ET LE COÛT D’OPPORTUNITÉ
▪ Le coût d’opportunité d’une décision représente la valeur de la meilleure possibilité que l’on écarte par cette
décision.
➔ En d’autres termes, la valeur de l’option la plus avantageuse qui n’a pas été choisie – de l’occasion
la plus intéressante à laquelle on a renoncé – est le coût d’opportunité de cette décision.
Exemple : Nous pouvons choisir quoi faire le soir parmi ces propositions. Laquelle choisir ?
1.Netflix, on a choisi que regarder une série le soir. / appréciation ++
2.Boire un verre avec un pote. / appréciation +
3.Aller tondre du gazon. / appréciation -
-> Si on choisit Netflix, le coût d’opportunité auquel on a renoncé est d’aller boire un verre avec des potes (car tondre
le gazon est la pire décision que l’on prendrait pour notre propre satisfaction).
1.6 RÉSUMÉ
▪ La microéconomie étudie le comportement des agents économiques. Elle étudie la façon dont les ménages et les
firmes prennent leurs décisions et interagissent au sein des marchés. (Mankiw, p. 41)
▪ Elle cherche à expliquer les prix et les quantités d’un bien ou d’un service échangé sur un marché sans et avec
intervention de l’Etat.
▪ La rareté des ressources disponibles induit les agents économiques à faire des choix.
▪ La FPP représente les combinaisons optimales de biens que l’on peut produire – les ressources disponibles et un
niveau de technologie donné - lorsque l’on travaille le plus efficacement possible.
▪ Sur la FPP, il y arbitrage, ce qui implique des coûts d’opportunité. On doit renoncer à une partie de la production
d’un des deux biens pour produire davantage de l’autre bien.
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CHAPITRE 2 : La théorie de la demande et de l’offre
2.1 OBJECTIFS
▪ Expliquer les principaux déterminants de la demande
▪ Expliquer les principaux déterminants de l'offre
▪ Expliquer comment les prix et les quantités achetées et vendues sont déterminés par la demande et
l'offre
▪ Expliquer pourquoi les prix augmentent ou diminuent
▪ Faire des prévisions sur les variations des prix en fonction de la demande et de l'offre
2.2 LA DEMANDE
La quantité demandée d'un bien ou d'un service représente la quantité du bien ou du service que les consommateurs
envisagent d'acheter –et sont en mesure d’effectuer l’achat - à un prix déterminé au cours d'une période donnée.
➔ En d’autres termes, la quantité demandée d’un bien est la quantité de ce bien que les acheteurs souhaitent et
sont capables d’acheter. (Mankiw et al., 2013, p. 92).
1) Le prix du bien
3) Le revenu du consommateur
5) Les anticipations
Loi de la demande
Toute chose égale par ailleurs (= Ceteris Paribus), quand le prix d'un bien augmente, la quantité demandée diminue.
▪ La quantité demandée est une fonction décroissante du prix. e et f sont des variables
o Q (quantité d’un bien) = D(p) (demande en fonction d’un prix) = e-fp
si p = 0 alors Q=a
Si Q =0 alors p = a/f
Ex : q=D(q) = 100 – 0.5p ça donne les points de croisements de l’axe pour le
diagramme
o P (prix d’un bien) =P(q) (prix en fonction de la quantité) =a-bq
si j’ai 0 quantité alors mon prix est à 200.
Ex : P=P(q)=200 – 2q Si p =0 alors q = 100
Hop on peut refaire le diagrame
L’augmentation du prix porte à une baisse de demande (relation inverse), pourquoi ?
La pente descendante donne la “loi” de la demande.
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▪ Effet de substitution :
o Si le prix du produit augmente, on opte pour une substitution (un bien B). Si on ne trouve pas de produit
de substitution, parfois on changera la quantité du bien A.
Exemple : On achètera moins d’yoghourts fraise si le prix augmente, mais pas du sel.
▪ Effet de revenu
o On aura toujours besoin de certains produits (ex. sel de cuisine), cependant notre pouvoir d’achat diminue
si le prix P d’un bien augmente -> donc on va décider d’en acheter moins.
2.2.1 La courbe de demande : relation entre le prix du bien et la quantité demandée de ce bien
▪ Le plan de la demande est un tableau qui exprime la quantité demandée d'un bien en fonction de son prix, tous
les autres facteurs susceptibles d'influer sur les intentions d'achats du consommateur étant maintenus
constants.
▪ Il reflète le prix maximum que le consommateur accepte de payer pour acheter la quantité du bien en question.
Voici la courbe de demande que l’on obtient selon le plan de demande de Marie. ^
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Voici les plans de marché de Marie et de Claude, qui représentent ici la demande du marché. ^
▪ On va distinguer deux types de produit : les biens complémentaires = des produits qu’on achète ensemble :
➔ Si le prix des mobiles baisse, il y aura une hausse d’abonnements pour Swisscom car la demande sur
les mobiles va augmenter.
▪ Et les biens de substitution
➔ Coca/Pepsi, peut influencer notre choix si on trouve un substitut. S’il y a une hausse des prix pour un
produit A, on achètera son substitut (produit B).
Le revenu du consommateur :
▪ Si le revenu augmente, on augmente aussi la consommation. On peut distinguer trois types de biens :
1) Les biens inférieurs : si le revenu augmente la consommation des biens inférieure diminue.
o La définition d’un bien inférieur dépend selon les personnes.
▪ Si on anticipe une baisse de prix, on va attendre pour acheter (baisse la quantité dans le présent).
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2.2.3 Déplacement de la courbe de demande
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2.3 L’OFFRE
▪ Relation entre le prix d’un bien et la quantité offerte de ce bien.
▪ La quantité offerte d'un bien ou d'un service se définit comme la quantité que les vendeurs sont prêts à vendre et
capables de vendre au cours d’une période donnée.
1) Le prix du bien
3) Le niveau technologique
4) Les anticipations
Loi de l’offre Si les coûts de production sont fixe et qu’on augmente le prix alors on peut faire
+ de quantité. La rentabilité augmente !
▪ Toute chose étant égale par ailleurs, quand le prix d'un bien augmente, la quantité offerte de ce bien augmente.
▪ La quantité offerte est une fonction croissante du prix.
P = P(q) = c + dq
▪ Le plan d'offre (appelé aussi "barème d'offre") est la liste des quantités offertes du bien x selon différents prix du
bien x, tout autre facteur ayant un effet sur les plans de ventes des entreprises étant supposé constant.
▪ Il reflète le prix minimum pour lequel le producteur est d’accord de produire la quantité considérée du bien en
question.
prix augmente = + de production
prix minimum
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2.3.2 Offre individuelle et offre du marché
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2.3.3 Déplacement de la courbe d'offre
▪ Tout changement qui baisse l’offre à tout niveau de prix déplace la courbe d’offre vers la gauche.
▪ Tout changement qui augmente l’offre à tout niveau de prix déplace la courbe d’offre vers la droite.
▪ Un déplacement de la courbe de l’offre = modification du plan d’offre :
o Variation de l’offre : déplacement de la courbe (pour un même prix)
o Variation de la quantité offerte : mouvement sur la courbe (prix change)
▪ Au prix d’équilibre P* (croisement des courbes), la quantité de biens que les acheteurs sont prêts et capables
d’acheter est exactement égale à la quantité que les vendeurs sont prêts et capables de vendre.
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Déséquilibre des marchés :
a) Qu’est-ce que se passe si le prix n’est pas à l’équilibre (45.-) mais à 60.- ?
▪ Pour un prix supérieur à l’équilibre, l’offre sera plus grande mais la demande inférieure,
➔ On est donc face à une offre excédentaire. car pas assez de demande
▪ Si on veut absorber l’offre excédentaire, on doit diminuer les prix jusqu’à arriver aux prix et quantité d’équilibre.
o C’est une sorte de mécanisme autorégulé.
b) Cependant, si le prix est inférieur au celui d’équilibre
▪ La quantité demandée sera supérieure mais l’offre sera inférieure.
Text
➔ On est donc face une demande excédentaire pas bcp car pas chère alors ya trop de demande !
▪ Et on aura un mouvement d’augmentation des prix jusqu’à rejoindre un point d’équilibre du marché.
Calcul d’équilibre de marché :
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2.4.2 Modifications de l'équilibre (= Impact d’un événement sur un marché)
Pour étudier l'impact d'un événement sur un marché, nous allons examiner trois étapes :
1. Déterminer si l'événement affecte la courbe de demande, la courbe d'offre, ou les deux à la fois ;
3. Constater l'impact de ces variations sur le point d'équilibre, à l'aide d'un diagramme offre- demande
Evénement : On a un été très chaud, comment cela affecte la demande et l’offre des T-shirts ?
▪ C’est la loi de l’offre, les prix des T-shirts portent une augmentation d’offre :
➔ L’augmentation de demande ne porte pas à une augmentation de l’offre (si c’était les cas, la courbe
d’offre devait se bouger)
➔ mais à une augmentation des Δ offertes (on se déplace donc sûr la courbe d’offre).
La seule manière d’avoir + d’offre est d’augmenter les prix alors si la demande augmente elle se déplace juste sur la courbe de l’offre
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2.4.2.2 Exemple : modification de l'offre
Qu’est-ce qu’il se passe sur la courbe de demande avec un déplacement de la courbe d’offre ?
b) Dans ce cas-là, en revanche, on voit que les quantités diminuent, car il y a une grande baisse de l’offre et il y a une moins
forte augmentation de demande.
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2.5 RÉSUMÉ : POINTS ESSENTIELS
Demande
▪ La demande représente la relation entre la quantité demandée d'un bien et son prix lorsque tous les autres
déterminants qui influencent le plan d'achat sont constants.
▪ Chaque point de la courbe de demande reflète le prix maximal que le consommateur est prêt à payer pour la
quantité considérée du bien en question (plan de demande).
▪ Ceteris paribus, plus le prix d'un bien est élevé et plus petite sera la quantité demandée.
▪ La demande individuelle dépend aussi du prix des biens substituables et complémentaires, du revenu du
consommateur, des préférences du consommateur, ainsi que de ses anticipations.
▪ La demande de marché dépend des facteurs qui déterminent la demande individuelle, mais également du nombre
de demandeurs.
Offre
▪ L'offre représente la relation entre la quantité offerte d'un bien et son prix lorsque tous les autres déterminants qui
influencent le plan d'offre sont constants.
▪ Chaque point de la courbe d’offre reflète le prix minimum pour lequel le producteur est d’accord de produire la
quantité considérée du bien en question.
▪ Ceteris paribus, plus le prix d'un bien est élevé et plus la quantité offerte sera élevée.
▪ L'offre individuelle dépend aussi du prix des facteurs de production, de la technologie et des anticipations.
▪ L’offre de marché dépend de tous les déterminants de l’offre individuelle, ainsi que du nombre d’offreurs.
Déplacement le long des courbes de demande et d’offre et déplacement des courbes d’offre et de demande :
▪ Un déplacement de la courbe d'offre est appelé "modification de l'offre" et un déplacement de la courbe de
demande est appelé "modification de la demande".
▪ Un déplacement le long de la courbe d'offre correspond à une "modification de la quantité offerte", et un
déplacement le long de la courbe de demande correspond à une "modification de la quantité demandée".
Equilibre du marché
▪ Au point d'équilibre, la quantité demandée est égale à la quantité offerte.
▪ A un prix > au prix d'équilibre, il y a une offre excédentaire et le prix diminue.
▪ A un prix < au prix d'équilibre, il y a une pénurie d'offre et le prix augmente.
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Chapitre 3 La théorie de l’élasticité
INTRODUCTION
L'élasticité mesure l'ampleur de la réponse des acheteurs et des vendeurs aux modifications des conditions du marché.
➔ Elle mesure l’ampleur de la variation de la Q demandée quand les prix P varient.
3.1 OBJECTIFS
▪ Définir l'élasticité de la demande par rapport au prix
▪ Identifier les facteurs déterminant l'élasticité-prix de la demande
▪ Déterminer, sur la base de l'élasticité-prix de la demande, si une modification de prix fera augmenter ou baisser les
recettes
▪ Définir d'autres types d'élasticités de la demande et de l'offre
L'élasticité-prix de la demande est la variation en pourcentage de la quantité demandée divisée par la variation en
pourcentage du prix.
L’élasticité est plus forte pour les biens de luxe que pour les biens essentiels car on peut vivre aussi sans les avoir. On est
très sensible à la variation de prix du bien de luxe.
L’élasticité est plus forte pour les produits avec substituts proche que pour des produits sans substituts (sel, essence, œufs)
car si le prix augmente on achète le substitut
Ex : Coca-cola/Pepsi, beurre/margarine
De manière général la demande des biens qui prennent une part du revenu plus grande est plus élastique que les produits
qui prennent une partie moins grande.
Ex. Sugus ne prend pas une grande partie du marché, cependant le loyer, il prend une part très importante, donc on
est très sensible.
▪ S’il y a une hausse des P d’un large marché (comme par exemple tous les biens agro-alimentaire) la demande sera
plus rigide parce qu’on ne peut pas arrêter d’acheter ces biens.
▪ En revanche, s’il y a une hausse des P d’un bien spécifique notre réaction sera plus forte, donc plus élastique.
À plus long terme l’élasticité sera plus forte qu’à court terme car il faut du temps au consommateur pour s’adapter et réagir.
L’élasticité prix de la D est le ratio de la variation en pourcentage de la Q demandée par la variation en pourcentage du P.
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3.2.3 Demande élastique et demande inélastique
▪ La demande est dite élastique si son élasticité est supérieure à 1. Cela signifie que la quantité varie
proportionnellement plus que le prix.
▪ La demande est dite inélastique ou rigide si son élasticité est inférieure à 1. Cela signifie que la quantité bouge
proportionnellement moins que le prix.
▪ Si l'élasticité est égale à 1, on parle d'une demande à élasticité unitaire.
▪ Si l'élasticité est infinie, la demande est dite parfaitement élastique.
▪ Si l'élasticité est nulle, la demande est dite parfaitement (ou complètement) inélastique.
On constate que l’élasticité peut être définie comme le rapport du prix à la quantité, multiplié par l’inverse de la pente de
la courbe de demande.
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Fig. 3.3 Élasticité d’une courbe de demande linéaire :
L’élasticité de la droite est égale à 1 lorsqu’on est au milieu de la droite et que P et Q sont à la moitié (P/2, Q/2)
3.2.4.1 Exemple
Q (P) = 30 – 6P
Déterminons l’élasticité.
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3.2.4.2 Exemple du blé (avec méthode du point milieu)
Situons-nous à 100, où Q = 0.
▪ Variation de Q :
o DQ / Q = (5 / 2.5)
▪ Variation de P :
o DP / P = (20 / 90)
▪ Elasticité E :
o | (- 5/2.5) / (20/90) | = |-9| = 9
o L’élasticité augmente quand le prix du bien augmente.
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3.2.4.3 Fonctions de demande à élasticité constante
▪ La figure (a) représente un exemple de demande nulle, où l’élasticité est parfaitement inélastique.
o Le pourcentage de la variation de la quantité ne varie pas, mais varie seulement le prix.
▪ Dans la figure (b), l’élasticité est égale à 1.
o Ça veut dire que pour chaque variation de la Q en pourcentage, on a la même variation du prix. On parle
d’élasticité unitaire.
▪ Pour la figure (c), on produit seulement un bien, et le prix ne varie pas.
o On a une forte variation de la quantité, qui n’est pas suivie d’une variation du prix (qui est presque que
zéro). On parle donc d’élasticité infinie, où l’élasticité -> ∞.
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3.2.5 Elasticité-prix de la demande et chiffre d’affaires
Dans le monde réel, il peut encore y avoir des différences. Au court terme avec une élasticité rigide, le consommateur ne
pourra pas changer sa demande, mais oui au long terme.
➔ Exemple : Saas-Fee a fait une diminution de 80% de son plan d’offre. Sa demande, rigide, doit être de
80% ou +. Le Chiffre d’affaires a augmenté car l’élasticité était supérieure à 1. Ils ont aussi vendu plus
d’abonnements journaliers -> Ceux qui avaient un abonnement saisonnier ont attiré des abonnements
journaliers qui venaient accompagner.
Il y aurait une augmentation de prix pour certains produits/ressources. Lorsque pour un produit on part sur une telle
perspective, et on est responsable du marketing, alors il faut essayer d’influencer l’élasticité de la demande : essayer de
rendre la demande plus rigide ou élastique ?
Inversement, on sait que les prix vont diminuer (+ de concurrence/importations à l’étranger). Rendre plus élastique ou
moins ?
L'élasticité-revenu de la demande (η) est la variation en pourcentage de la quantité demandée divisée par la variation en
pourcentage du revenu :
L'élasticité-revenu peut être positive ou négative. On distingue 3 cas, selon que l'élasticité-revenu est :
▪ η > 1 : demande élastique par rapport au revenu => biens normaux de luxe
▪ 0 < η < 1 : demande inélastique par rapport au revenu => biens normaux de 1ère nécessité
▪ η < 0 : élasticité-revenu négative => biens inférieurs
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3.2.7.2 Elasticité-prix croisée de la demande
L’élasticité-prix croisée de la demande est la variation en pourcentage de la quantité demandée d’un bien par la variation
en pourcentage du prix d’un autre bien.
▪ L'élasticité croisée de la demande par rapport au prix d'un bien substitut est positive (σ > 0).
▪ En revanche, l'élasticité croisée de la demande par rapport au prix d'un bien complémentaire est négative (σ < 0).
➔ Biens substituables
➔ Biens complémentaires
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Fig. 3.9 L’élasticité-prix croisée de la demande :
3.2.8 Exercice
Exemple 1
▪ Considérons une courbe de demande linéaire et on dira que Q = a – bP, donc P = a/b – Q/b
▪ Comment dessiner la pente ?
➔ Si Q = 0, P = a/b.
➔ Si P = 0, Q = a.
▪ L’élasticité E sera :
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Mais la valeur de l’élasticité varie selon notre position dans la droite :
Exemple 2
On considère la fonction de demande individuelle d’un bien i :
1.Calculer l’élasticité prix directe, l’élasticité prix croisée et l’élasticité prix revenu de la demande.
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1.2)Calculer l’élasticité-prix croisée :
2)
3)
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3.3 ELASTICITÉ-PRIX DE L'OFFRE
3.3.1 Déterminants de l'élasticité-prix de l'offre
L'élasticité-prix de l'offre est la variation en pourcentage de la quantité offerte divisée par la variation en pourcentage du
prix.
Ex : Si on veut augmenter l’Offre d’électricité, on ne peut pas construire une nouvelle centrale du jour au lendemain.
Par contre si on a des barrages, il suffit d’ouvrir les vannes.
▪ La variation de prix en % :
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3.3.3 Offre élastique et offre inélastique
Forte augmentation de la quantité offerte, mais quand la quantité est déjà importante, une variation de P produit une
augmentation de l’offre mais très petite.
➔ Il y a des entreprises qui ne tournent pas à plein -> plus simple de trouver plus de main d’œuvre et ressources -> on
arrive à un point de saturation -> on a épuisé toute la main d’œuvre, les facteurs de productions sont + chers, … ->
quand on tourne à plein, c’est plus cher.
➔ Cette élasticité de l’offre va diminuer au fur et à mesure.
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3.4 EXEMPLES DU JEU DE L'OFFRE, DE LA DEMANDE ET DE L'ÉLASTICITÉ
3.4.1 Marché de l'agriculture
➔ On sait que quand on a un nouvel événement, on doit se poser 3 questions, parmi lesquelles :
▪ Cela affecte l’offre, la demande ou les 2 ?
➔ Ce sera l’Offre, car ce seront les producteurs qui pourront modifier leurs volumes de production. La courbe
d’offre va se déplacer vers la droite, car les agriculteurs produiront davantage. En revanche, la demande
n’est pas affectée.
Souvent, ces événements causent une diminution des revenus des agriculteurs dû à une rigidité de la demande.
Pourquoi le faire ?
➔ Car l’agriculteur individuel pense produire plus, donc aura une augmentation de revenu. Mais comme la plupart
ont le même raisonnement -> ils produisent tous -> provoquent un effondrement des prix.
CA1 : 60*200=12'000.-
CA2 :40*220=8'800.-
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3.4.2 Marché de la drogue
Le gouvernement renforce ses brigades pour mettre en prison les vendeurs/revendeurs et restreindre les stupéfiants.
2)Politique de prévention :
Il faut agir au niveau de la demande et essayer de convaincre ceux qui ne sont pas dans le marché ou veulent en sortir.
Élasticité-Prix de la Demande :
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3.5 DÉFINITION DU MARCHÉ PERTINENT
Quels sont les produits qui sont dans un marché ?
➔ Tous ces produits sont substituables -> Alors ils sont dans le même marché.
▪ Le marché des produits pertinents comprend tous les produits et/ou services que le consommateur considère
comme interchangeables ou substituables en raison de leurs caractéristiques, de leurs prix et de l’usage auquel ils
sont destinés.
▪ Le marché géographique en cause comprend le territoire sur lequel les entreprises concernées sont engagées dans
l’offre des biens et des services en cause, sur lequel les conditions de concurrence sont suffisamment homogènes
(et qui peut être distingué des territoires géographiques voisins spécialement parce que les conditions de
concurrence sont différentes.)
▪ Le marché temporel en cause comprend la période de temps au cours de laquelle les entreprises concernées sont
engagées dans l’offre de biens et services en cause, au cours de laquelle les conditions de concurrence sont
suffisamment homogènes
➔ Lorsqu’il tend vers l’unité, les deux variables évoluent dans le même sens et les mêmes proportions ;
➔ Lorsqu’il tend vers -1, les deux variables évoluent en sens inverse et dans les mêmes proportions ;
➔ Lorsqu’il tend vers zéro, les deux variables évoluent de manière indépendante.
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3.6.1 Faiblesse des tests de corrélation
▪ Un niveau élevé de corrélation peut être le fruit d’un événement commun extérieur (exemple : augmentation du
prix d’une matière première, forte inflation).
▪ Pour certains biens, si la période d’ajustement de la demande est longue, l’indice de corrélation sera minoré.
▪ A partir de quel seuil un indice de corrélation indique que deux produits appartiennent au même marché ? Certes,
on peut prendre comme repère l’indice de corrélation entre des produits qui appartiennent au même marché de
manière évidente (exemple : Cas Nestlé).
▪ L’indice de corrélation peut varier selon la longueur de la période considérée.
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Elasticité-croisée
▪ L’élasticité-prix croisée de la demande mesure l’ampleur de la variation de la quantité demandée d’un bien générée
par une variation du prix d’un autre bien.
▪ Elle se calcule en divisant la variation en pourcentage de la quantité demandée d’un bien par la variation en
pourcentage du prix d’un autre bien.
➔ L’élasticité croisée de la demande en fonction du prix d’un bien substituable est positive.
➔ En revanche, l’élasticité croisée de la demande en fonction du prix d’un bien complémentaire est négative.
Elasticité - revenu
▪ L’élasticité-revenu de la demande mesure l’ampleur de la variation de la quantité demandée générée par une
variation de revenu.
▪ Elle se calcule en divisant la variation en pourcentage de la quantité demandée par la variation en pourcentage du
revenu.
▪ L’élasticité-revenu est > 0 pour des biens normaux :
➔ 0 < η < 1 : biens normaux de 1ère nécessité
➔ η > 1 : biens normaux de luxe
▪ L’élasticité-revenu est < 0 pour les biens inférieurs.
Elasticité-prix de l’offre
▪ L’élasticité-prix de l’offre mesure l’ampleur de la variation de la quantité offerte générée par une variation de prix.
▪ Elle se calcule en divisant la variation en pourcentage de la quantité offerte par la variation en pourcentage du prix.
➔ Si l’élasticité est inférieure à 1, l’offre est qualifiée de rigide.
➔ Si elle est supérieure à 1, l’offre est qualifiée d’élastique.
35
Chapitre 4 : Théorie de l’efficience des marchés
4.1 OBJECTIFS
▪ Définir l'efficience
▪ Définir le surplus du consommateur
▪ Définir le surplus du producteur
▪ Définir le surplus total
▪ Expliquer les conditions selon lesquelles le surplus est optimal
Utilité marginale
▪ L’utilité marginale reflète l’utilité que l’on retire de la consommation d’une unité supplémentaire d’un bien ou d’un
service.
▪ L’utilité marginale est donc égale au montant maximal qu’une personne est prête à payer pour une unité
supplémentaire d’un bien ou d’un service.
➔ On part de l’idée que le consommateur est rationnel, alors on ne payera pas un bien plus cher que ce qu’il
en vaut.
➔ Je suis prêt à payer 3CHF pour un café, jusqu’à ce prix j’achèterai le produit/service.
▪ En termes de coûts d’opportunité, l’utilité marginale d’un bien ou d’un service est égale à la valeur de la meilleure
opportunité à laquelle on renonce pour obtenir une unité supplémentaire du bien ou du service en question.
Chaque point de la demande montre le maximum que chacun est prêt à payer pour l’achat d’un ou plusieurs biens.
36
Surplus individuel
▪ Le surplus individuel du consommateur est la différence entre le montant maximal qu’il est prêt à payer pour un
produit et le montant qu’il paie réellement.
▪ La demande doit être connue pour calculer le SI
On part de l’idée que le t-shirt est à 14 CHF, si notre consommateur se dit que le premier T-shirt il est prêt à donner
une valeur de 20 CHF, mais le paye 14 CHF, il aura alors un surplus de 6 CHF.
o Surplus : 20-14=6
Pour un 2ème T-shirt, il était prêt à payer 19 CHF, surplus de 5CHF, … on serait d’accord d’acheter des T-shirts tant que la
valeur des supérieure ou égale à 14 CHF.
o Surplus total (au niveau individuel) est calculé par : (20-14) + (19-14) + (18-14) + (17-14) + (16-14) + (15-14)
+ (14-14) = 21
On peut estimer le surplus du consommateur dans un marché en évaluant la surface qui se trouve en dessous de la courbe
de demande et le prix. Ici on a calculé et on obtient que le surplus du marché = 18'000 CHF.
(6 * 6'000) /2 = 18’000
37
4.2.2 Variation du surplus du consommateur
a) Pour une quantité Q1, on aura un prix P1 attribué. Pour trouver le surplus du consommateur, on multiplie Q1*P1
➔ Le surplus du consommateur va augmenter, il y aura le surplus initial, ainsi qu’additionnel (car ils payent plus cher).
▪ Le coût marginal est le coût pour produire une unité supplémentaire d’un bien ou d’un service.
▪ En économie, le coût marginal est en fait le coût d’opportunité, c’est-à-dire la valeur de la meilleure alternative à
laquelle il faut renoncer pour produire une unité supplémentaire d’un bien.
▪ Le coût marginal augmente lorsque la quantité produite d’un bien augmente (principe du coût marginal croissant).
➔ Si on est dans une logique où chaque fois que je produis un produit supplémentaire, le coût marginal
diminue, puisque je produis des rendements croissants, dans l’économie il n’y aurait qu’un seul service qui
créerait un monopole.
▪ Le coût marginal est le prix minimal que le producteur doit recevoir pour produire une unité supplémentaire d’un
bien ou d’un service.
➔ Le prix minimal acceptable détermine l’offre.
➔ On constate donc que la courbe d’offre est une courbe de coût marginal.
Le surplus du producteur est défini comme étant l’offre initiale (prix du marché) moins le coût de production.
38
4.3.2 Mesure du surplus du producteur à l'aide de la courbe d'offre
On va faire des enchères (= prix à la baisse) qui s’arrêtent quand on arrive à 799.95 CHF :
➔ Il restera Sébastien qui aura l’offre et lui-même obtiendra 800- CHF, son surplus sera de :
o 800- CHF – coûts effectifs = 300- CHF (- car légèrement inférieur à la donnée).
Admettons qu’on a 2 chambres à faire en même temps, l’entreprise n’en fait que 1, l’offre du marché est celle-ci. Si on
refait les enchères (commencer à 1'500 CHF, on a 4 entreprises, 999 CHF on a 3 entreprises, si on arrive à l’enchère à 899.95
CHF, il n’y aura plus que 2 entreprises : Entreprise C et Sébastien. Ce seront les deux qui s’occuperont des chambres et
chacun aura 900- CHF.
39
4.3.3 Variation du surplus du producteur
CA = P1 * Q1
Coûts
➔ Permet de mesurer le bien-être économique de l’ensemble d’une entreprise créée dans un marché particulier.
o Etant donné les ressources à disposition, peut-on maximiser le surplus total ?
Surplus total =
40
4.4.3 Efficience et Déficience des marchés
Si on trouve que la répartition est inégale, c’est une politique de distribution qui entrerait en compte : peut-être que les
producteurs devraient donner quelque chose au consommateur.
+ -
41
4.5 RÉSUMÉ : POINTS ESSENTIELS
▪ L’utilité marginale que procure un bien ou un service :
o = l’utilité obtenue par la consommation d’une unité supplémentaire.
o = la valeur accordée par les consommateurs à l’unité supplémentaire du bien ou du service en question.
▪ L’utilité marginale est mesurée par le prix maximum que les consommateurs sont prêts à payer pour un bien ou un
service.
▪ L’utilité marginale détermine la demande et la courbe de demande est en fait la courbe d’utilité marginale.
▪ Le coût marginal d’un bien ou d’un service peut être défini comme le coût de production d’une unité
supplémentaire.
▪ Le coût marginal est mesuré par le prix minimum qui doit être offert aux producteurs afin qu’ils produisent une
unité supplémentaire.
▪ Le coût marginal détermine l’offre et la courbe d’offre est en fait la courbe de coût marginal.
▪ Si l’utilité marginale > au coût marginal, une augmentation de la production permet d’utiliser plus efficacement les
ressources.
▪ Si le coût marginal > à l’utilité marginale, une diminution de la production permet d’utiliser les ressources plus
efficacement.
▪ L’allocation des ressources est efficiente lorsque l’utilité marginale est égale au coût marginal : Um = Cm
o Au point d’équilibre concurrentiel, l’utilité marginale est égale au coût marginal et l’allocation des
ressources est optimale (efficiente).
▪ Différents paramètres peuvent expliquer que le marché ne soit pas efficient (monopole, externalités, etc.).
42
Chapitre 5 : Théorie du consommateur
INTRODUCTION
▪ On va étudier le processus du choix des consommateurs.
▪ En microéconomie, on a le principe de la rationalité (que le consommateur est rationnel car ce que l’on veut
maximiser, c‘est la satisfaction qu’on tire de notre achat selon notre contrainte budgétaire)
o = un plan de demande D.
5.1 OBJECTIFS
▪ Définir le concept de l’utilité marginale
▪ Connaître la théorie de l’utilité cardinale
▪ Connaître la théorie de l’utilité ordinale
▪ Etablir une carte des préférences à partir des courbes d'indifférence
▪ Tracer la contrainte budgétaire du consommateur
▪ Déterminer l'équilibre du consommateur
▪ Déterminer les déplacements de la contrainte budgétaire lorsque les prix et le revenu varient
▪ Analyser les effets des variations de revenu et de prix sur la structure de la consommation
▪ Expliquer comment l'on peut utiliser les contraintes budgétaires et les courbes d'indifférence pour analyser de
façon générale les choix des ménages.
Elle est cardinale quand on suppose que le consommateur peut quantifier l’utilité des différents biens et services.
Ex : Si le consommateur a 50 unités d’utilité (A), son revenu change, il arrive à 100 unités d’utilité (B).
➔ La situation B est plus favorable pour le consommateur.
5.2.1 L’utilité
43
On va donc pouvoir déterminer/quantifier l’utilité du panier x :
▪ Panier A : U = U (5) + U (3) = 31 + 37 = 68
▪ Panier B : U = U (3) + U (5) = 24 + 43 = 67
Utilité cardinale : on part de l’hypothèse qu’on peut donner un nombre, une valeur a l’utilité d’un bien, on dit donc qu’on
peut mesurer l’utilité.
On voit dans le tableau 5.3 que l’utilité totale augmente avec l’augmentation du bien consommé mais que l’utilité marginale
diminue (on parle donc d’utilité marginale décroissante).
➔ On aime le café. On consomme une unité le matin, un 2ème, … au bout d’un moment on s’arrête car notre
Um va diminuer.
➔ Ici elle reste toujours positive, donc on obtient tout de même une certaine satisfaction (même minime).
44
5.3 THÉORIE DE L’UTILITÉ ORDINALE
▪ La théorie ordinale de l’utilité présente les préférences du consommateur comme une simple classification de
celles-ci.
▪ Le consommateur est capable de comparer deux à deux et de classer les paniers de consommation (mais pas de les
chiffrer).
Préférences du consommateur
Les préférences font l'objet de quatre hypothèses fondamentales (= axiomes de rationalité du consommateur) :
▪ Les préférences sont complètes : le consommateur est toujours en mesure d’exprimer une préférence
entre deux paniers A et B ou éventuellement se montrer indifférent entre les deux paniers. Ou bien A est
préféré à B, ou bien B est préféré à A, ou encore le consommateur est indifférent entre A et B.
▪ Les préférences sont réflexives : ce qui signifie que placé devant deux paniers identiques, le consommateur
est indifférent.
▪ Les préférences sont transitives : si le consommateur préfère le panier A au panier B et le panier B au panier
C, alors le consommateur préfère le panier A au panier C.
▪ Les préférences sont insatiables (ou monotones) : le consommateur préfère le panier A au panier B si le
panier A contient une quantité plus grande d’au moins une des composantes du panier B, la quantité des
autres biens demeurant inchangée.
Ex : Cartes sans prix dans les restaurants hauts de gamme quand on est invités.
45
5.3.1 Courbe d'indifférence (= CI)
C’est un ensemble de paniers de biens qui procurent la même satisfaction (= même utilité) au consommateur.
D
A
B I2
I1
▪ Ces paniers, même s’ils comportent une quantité différente de mes biens, me procurent la même satisfaction
➔ Ceci crée une courbe d’indifférence.
(Figure 5.3 a) Si K = 6 :
▪ Est-ce que tous les paniers de bien en I2 procurent une satisfaction supérieure à la courbe d’indifférence I1 ?
o Le panier D a + de biens, donc il procurera une satisfaction supérieure.
o On cherchera alors à nous placer sur la courbe la plus élevée pour maximiser nos préférences.
46
5.3.2 Taux marginal de substitution (=TMS)
▪ Le TMS entre deux biens 2 et 1 est égal à la quantité du bien 2 qui est nécessaire pour compenser la perte d’utilité
consécutive à une diminution de la consommation de bien 1.
o Le TMS peut être interprété comme le taux auquel le consommateur est disposé à substituer une quantité
du bien 2 au bien 1.
o En d’autres termes, il s’agit du remplacement d’une certaine quantité du bien 1 par une certaine quantité
de bien 2.
➔ De ce fait : dU = U’x1 *d x1
Donc :
Par conséquent, le TMS est aussi le rapport inverse des utilités marginales (chiffre négatif, car la pente de la courbe
d’indifférence est négative) :
47
a) = pente de la droite PP’
b) Avec des changements très petits on peut dire que = pente de la tangente à la courbe d’indifférence au point P
TMS :
▪ Le TMS = pente de la tangente courbe d’indifférence au point P (lorsqu’il y a une variation infinitésimale)
5.3.3.1 Les courbes d'indifférence les plus élevées sont préférées aux moins élevées
5.3.3.2 Les courbes d'indifférence ont une pente négative (en général)
▪ Exceptions possibles.
▪ On a toujours une augmentation compensée par la diminution d’une autre, ce qui donne une pente négative
(dX2/dX1).
48
5.3.3.4 Les courbes d'indifférence sont convexes par rapport à l’origine (en général)
Plus on a une grande quantité d’un bien et plus on sera d’accord à l’échanger pour une petite quantité de l’autre et vice-
versa. On renonce plus facilement aux biens qu’on a en abondance, on échange plus difficilement les biens que l’on a le
moins.
49
5.3.4.2 Biens parfaitement complémentaires
On nous fournit une salade avec des ingrédients non souhaités. Ce sont des droites à pente positive car on veut compenser
le non-souhaité à chaque fois qu’il augmente. Plus on baisse la droite, plus on a des CI avec des utilités supérieures.
On achète des livres en français, et on obtient avec des cahiers en anglais, mais on ne sait pas l’anglais donc les cahiers
extras ne servent à rien.
➔ Les cahiers d’anglais n’ont aucun impact sur l’utilité des livres en français.
50
5.3.4.5 Saturation
Si on a trop de caviar, on va diminuer la quantité de caviar pour retrouver la courbe de champagne pour retrouver une
bonne satisfaction. On a une quantité idéale de caviar x champagne (point de saturation).
▪ Prenons que l’on a plus de caviar et peu de champagne, si on augmente le champagne, la satisfaction
augmente. On veut que les paniers de biens nous donnent la même courbe d’indifférence, alors je dois
diminuer le caviar. Mais en augmentant le champagne, on devra augmenter le caviar qui causera une
diminution de bien-être.
(Point bleu) On a trop de champagne, et on enlève un verre. Notre bien-être améliore, mais on veut rester sur la même
courbe d’indifférence, je dois la compenser en donnant l’autre bien supplémentaire.
51
5.4 CHOIX DU CONSOMMATEUR
On a vu notre courbe d’indifférence de produits favoris, mais on ne regardait pas le prix des produits ni le revenu du
consommateur.
Quelle est la capacité financière pour pouvoir acheter des biens/services ? Dans l’idéal on rêve d’acheter le plus possible,
mais on est limité par notre budget. Et notre dépense dépend de notre revenu
On suppose que l’on doit dépenser ce revenu à une période donnée. Si on reçoit 500.- en novembre, et je ne dépense
que 450.- le mois suivant, en théorie je perds 50.-
On suppose que le consommateur a le choix entre deux biens (ex. eau minérale et sandwiches).
La contrainte budgétaire est la quantité de bien que le consommateur achète en épuisant tout son budget.
52
Si on prend une combinaison supérieure à la contrainte budgétaire, on ne pourrait pas l’acheter.
On aimera se placer sur la courbe la plus à droite mais cette fois on a une contrainte budgétaire -> on se place donc sûr la
courbe plus à droite jusqu’à que la contrainte nous le permet.
La pente de I2 à l’optimum est égale aux prix relatifs des deux biens : d’où la 2nde loi de Gossen
53
5.4.2 Choix optimal du consommateur
Je sais que ma combinaison de biens se trouvera dans la droite rouge « contrainte budgétaire ». L’idéal sera le prendre le
point tangent à la droite de contrainte budgétaire, c-à-d l’optimum.
Le point B est inefficient (on ne dépense pas tout) et le point A est trop cher.
On a vu que la pente = TMS. Donc la pente de la courbe d’indifférence sera = à la courbe de contrainte budgétaire. A
l’optimum, le taux marginal de substitution sera égal à – P1/P2.
Au point d'optimum, la courbe d'indifférence et de la contrainte budgétaire sont tangentes : elles ont donc la même pente.
▪ La pente de la courbe d'indifférence est égale au taux marginal de substitution (TMS) entre les bouteilles d’eau et
les sandwiches. A noter que le TMS est le taux auquel le consommateur est prêt à faire l'échange.
▪ La pente de la contrainte budgétaire est égale au prix relatif d'une bouteille d’eau et d’un sandwich. A noter que le
prix relatif est le taux auquel le marché est prêt à échanger un bien contre un autre.
▪ La combinaison optimale pour le consommateur est donc celle où le TMS est égal au prix relatif. On constate qu'à
l'optimum, la valorisation des deux biens opérés par le consommateur est égale à celle qui est effectuée par le
marché :
54
Ce sera ces deux choix-là qui maximisent l’utilité. La courbe I2 lui est tangente.
▪ La tangence de la courbe d’indifférence et de la droite de budget au point optimal implique donc l’égalité du taux
marginal de substitution et du rapport des prix, c’est-à-dire :
▪ Ce qui implique l’égalité des utilités marginales pondérées par les prix (= seconde loi de Gossen) :
J’augmente la quantité d’eau minérale, je provoque alors une diminution de l’utilité marginale.
55
Pour avoir augmenté la quantité d’eau, j’ai diminué la quantité achetée de sandwiches, donc son utilité marginale a
augmenté.
Si elle s’égalise, je ne vais plus la changer. C’est pour cela que dès qu’un consommateur a trouvé son optimum, il n’essayera
pas de trouver une autre combinaison.
1ère méthode
Il s’agit pour le consommateur de maximiser U = U (x, y) sous la contrainte budgétaire R = XPx + YPy
▪
▪ Compte tenu de l’expression de y en fonction de x, l’utilité sera maximum pour :
▪ Comme nous l’avons vu : au point d’équilibre (=maximisation de la fonction d’utilité U sous contrainte budgétaire),
il y a tangence entre le TMS et le rapport du prix des deux biens :
Méthode de Lagrange
▪ Où λ est le multiplicateur de Lagrange. On note que lorsque x et y vérifient la contrainte budgétaire (R= XPx + YPy),
L est identique à U(x, y).
▪ Pour maximiser le Lagrangien, on calcule ses dérivées partielles et on les annule ; on retrouve alors les résultats
précédents :
56
▪ D’où il vient :
▪ Si les ressources R augmentent de dR, l’utilité s’accroît de λdR ; le multiplicateur de Lagrange mesure donc
l’accroissement d’utilité consécutive à un desserrement de la contrainte budgétaire.
Exemple :
U (x1, x2) = x1*x2
T = 16 = P1x1 + P2x2
➔ C’est la quantité de Bien 1 et Bien 2 qui me permettent d’épuiser mon revenu et de maximiser mon utilité sous
contrainte.
➔ Puisque λ = 2, si notre revenu augmente de 10%, notre satisfaction augmente de 2*10% = 20%
57
5.4.3 Choix optimal du consommateur et variations du revenu
▪ Le revenu peut changer, mais le prix relatif des produits n’a pas changé. Que se passe-t-il avec ma contrainte
budgétaire ? Elle se déplace parallèlement à la contrainte budgétaire initiale puisque le prix n’a pas varié, donc la
pente sera la même.
▪ Si on compare les optimums, on a une augmentation des biens. Étant donné l’augmentation de revenu, le
consommateur a choisi d’augmenter la consommation des deux biens. Ce sont des biens normaux.
o Mais si c’était un bien inférieur, on consommera moins si notre revenu augmente.
▪ Et si l’eau était un bien inférieur ?
▪ Dans ce cas-là, l’eau est un bien inférieur et le sandwich est un bien normal. Pour cette raison la consommation
d’eau diminue et celle des sandwiches augmente.
58
▪ Dans le graphique on voit qu’avec une nouvelle contrainte budgétaire on a des nouveaux points d’équilibre et on
peut tracer la courbe de consommation – revenu. Cette courbe montre comment la consommation varie lorsque
le revenu change :
Une autre courbe qui met en relation le revenu et la consommation d’un seul bien : Les courbes d’Engel :
59
Pour chaque niveau de Revenu possible on va regarder le choix d’achat des biens. Les x viennent de la (Fig. 5.15) où on
prend les x sous contrainte budgétaire.
Disons que le prix de l’eau a diminué de 1.- à 0.75.- (P sandwich inchangé), cela va changer le courbe vu que R = P1x1 + P2x2,
on voit donc que la contrainte budgétaire va pivoter vers le nouveau point.
La consommation d’eau a augmenté (puisqu’on avait + de budget), et celle des sandwiches a diminué.
60
5.4.4.2 Effets de substitution et de revenu d'une variation de prix
La baisse du prix d’un bien a deux effets : un effet de substitution et un effet de revenu :
▪ Effet de substitution :
o Les consommateurs achèteront plus du bien qui est devenu relativement moins cher et moins du bien qui
est relativement plus cher. Cette réaction à une variation des prix relatifs des biens est appelée effet de
substitution.
▪ Effet de revenu :
o Dans la mesure où l’un des biens est moins cher, les consommateurs peuvent jouir d’une augmentation de
leur pouvoir d’achat réel. Ils sont plus riches car ils peuvent acheter la même quantité de biens que
précédemment pour un prix moins élevé, et par conséquent il leur reste de l’argent pour des dépenses
supplémentaires. La variation de la demande résultant de cette modification du pouvoir d’achat réel est
appelée effet de revenu (= effet d’une augmentation du revenu).
▪ Le point B montre l’effet de substitution (reste sur courbe I1) avec un TMS de -6,6 (-P1/P2). C’est un point
intermédiaire. Le passage de B à C est l’effet revenu.
61
Effet de substitution
▪ Suite à la baisse du prix de l’eau minérale, par hypothèse, nous réduisons le revenu du consommateur afin que
l’utilité du consommateur reste à son niveau initial (c’est une construction théorique !).
▪ Cette variation compensatrice du revenu déplace la contrainte budgétaire du consommateur parallèlement à sa
nouvelle position jusqu’à la position où le consommateur atteint le niveau de satisfaction initial (contrainte
budgétaire en « petits traits » sur la figure).
▪ Il choisit alors le point B. Le passage de A à B est appelé effet de substitution.
▪ Cet effet de substitution montre donc comment se modifient les choix du consommateur à la suite de la variation
de prix en supposant que ce changement de prix n’a pas eu d’effet sur le niveau de satisfaction atteint par le
consommateur.
▪ On a obtenu cet effet en faisant l’hypothèse d’une variation compensatrice du revenu qui accompagnerait la
variation de prix et conduirait la contrainte budgétaire à se déplacer de façon que cette dernière soit tangente à la
même courbe d’indifférence mais en ayant une pente reflétant le nouveau taux marginal de substitution qui se
base sur le nouveau rapport des prix entre les biens 1 et 2.
▪ Le point B correspond à une augmentation de la consommation d’eau minérale (bien dont le prix a baissé) et à une
diminution de la consommation de sandwiches.
Hypothèse 1) : Le bien-être du consommateur ne varie pas, on reste dans la courbe d’indifférence I1.
▪ Car le rapport du prix des biens n’est plus de -5, mais de -6.6. Donc le rapport des prix des bien = -6.6. C’est
pour cela que la tangence a la même pente. Il choisira une nouvelle combinaison de biens qui n’impactera pas
sa satisfaction. Le point optimum se trouvera quelque part sur la courbe I1.
Où ? Là où elle est tangente à la contrainte budgétaire, qui a maintenant une pente de -6.6.
62
Effet de revenu
▪ L’effet-revenu : La variation de la consommation d’eau provoquée par une augmentation du pouvoir d’achat, avec
des prix relatifs constants.
▪ Dans un second temps, le consommateur passe sur une courbe d'indifférence supérieure I2, en passant de B à C.
▪ La variation compensatrice du revenu n’existant pas en réalité (puisque seul le prix des eaux minérales a changé),
il convient de l’éliminer pour aboutir à l’optimum final C.
Le Bien de Giffen
▪ Chapitre 2 : Effet de modification du revenu sur la demande : si le bien est inférieur : une augmentation de
revenu entraîne une diminution de la demande de ce bien.
▪ Chapitre 3 : élasticité-revenu de la demande : si le bien est inférieur, l’élasticité revenu de la demande est
négative.
▪ Chapitre 5 : bien de Giffen : biens inférieurs pour lesquels l’effet revenu l’emporte sur l’effet de substitution :
lorsque le prix du bien inférieur augmente, la quantité demandée de ce bien augmente.
63
5.4.4.3 Effet sur la demande d'une variation de prix
L’effet de substitution :
o Lorsque la rémunération augmente, le temps de loisir devient relativement plus cher. Donc, l’effet de
substitution pousse Jean à augmenter la consommation au détriment des loisirs. Il l’incite donc à travailler
plus en réponse à une augmentation de salaire, ce qui donne une pente positive à la courbe d’offre.
Effet de revenu :
64
a) S>R
➔ Augmentation de la consommation et baisse du temps de loisir
b) R>S
➔ Augmentation de la consommation et augmentation du temps de loisir
65
5.5.2 Influence du taux d’intérêt sur l’épargne des ménages
L’effet de substitution :
o Avec l’augmentation du taux d’intérêt, la consommation actuelle devient relativement plus coûteuse que
la consommation retraite. Par conséquent, l’effet de substitution pousse Guillaume à consommer plus dans
ses vieux jours et moins dans sa jeunesse. L’effet de substitution incite donc Guillaume à épargner plus.
L’effet de revenu :
o L’augmentation du taux d’intérêt place Guillaume sur une courbe d’indifférence supérieure. Si les deux
biens sont normaux, Guillaume cherchera à consommer plus dans chaque période. Par conséquent, l’effet
de revenu incite Guillaume à épargner moins.
a) S>R :
➔ Il épargne plus et diminue la consommation actuelle.
b) S<R :
➔ Il épargne moins et augmente la consommation actuelle.
66
5.5.3 La perte sèche de Noël
WALDFOGEL a fait une étude en 1993, et voulait calculer l’inefficacité dans l’échange de cadeaux. Ces échanges provoquent
une diminution de valeur de 10 à 33%.
Exemple : On nous donne un tiquet, pour nous cela a une valeur de 20.-, pour l’acheteur, il a coûté 100.-. On a une
perte de valeur.
On considère le donneur et le bénéficiaire. Les deux ont leur propre budget. Plus j’ai une relation distante avec le
bénéficiaire, plus la valeur peut être faussée (= distance entre les droites Q3Q3 et Q2Q2). On voudra maximiser notre utilité
et on achètera une combinaison de Q0 chocolats et Q5 d’autres biens.
▪ Admettons que je donne un billet de 50.-, notre revenu a augmenté, on a un déplacement parallèle de la
droite contrainte budgétaire. La distance Q1 ; Q2 est de 50CHF. On veut maximiser notre bien-être avec le
nouveau revenu, on voudra être dans la courbe d’indifférence le plus haut possible, on se situera alors sur
le point B.
▪ Je décide de ne pas donner 50.- mais une boîte de chocolats. On se retrouve au point de départ A. Je donne
une certaine quantité de chocolats = 50.-, on va additionner jusqu’à Q4. Car la distance Q0 ; Q4 = Q1 ; Q2.
Q5 reste le même, mais on se trouvera en Q4, donc on aura le point C.
▪ Car le point C se trouve sur une courbe d’indifférence qui est plus faible (U3). Si j’avais donné de l’argent, on aurait
un bien-être supérieur dans la courbe U2. Si je voulais vous procurer le même bien-être qu’en U3, on n’aurait pas
eu besoin de donner 50.-, on aurait pu en donner moins.
30.-
50.-
▪ Si c’était 30.-, on aurait eu une perte de 20.-
o La perte sèche est la différence entre Q2 et Q4.
67
5.6 RÉSUMÉ : POINTS ESSENTIELS
Utilité :
▪ On appelle utilité la satisfaction que l’individu (ou le ménage) retire de ses choix en matière de consommation.
▪ On appelle utilité marginale d’un bien, l’augmentation d’utilité ajoutée par la consommation d’une unité
supplémentaire du bien, les quantités consommées des autres biens étant inchangées.
Utilité cardinale :
▪ L’utilité est dite cardinale lorsque l’on suppose que le consommateur peut mesurer l’utilité qu’il tire de la
consommation de différents biens et on exprime par un nombre la quantité d’utilité qui résulte de ses choix.
Première loi de Gossen : l’utilité marginale est décroissante à mesure que la consommation de ce bien augmente.
Utilité ordinale :
▪ La théorie ordinale de l’utilité présente les préférences du consommateur comme une simple classification de
celles-ci.
TMS= - Um1/Um2
Contrainte budgétaire :
▪ La pente de la contrainte budgétaire est égale au prix relatif des deux biens en question.
o Le prix relatif est obtenu par la division de la quantité de biens sur l’axe-y (ordonnée) par la quantité de
biens sur l’axe-x (abscisse).
Choix du consommateur :
▪ Le choix optimal du consommateur se situe au point de tangence de la courbe d’indifférence la plus élevée avec la
courbe de la contrainte budgétaire.
o A l’optimum, le TMS est égal au prix relatif des deux biens.
o A l’optimum, il y a égalisation des utilités marginales par les prix
▪ L’effet d’un changement de prix d’un bien sur le choix optimal du consommateur peut être divisé en effet de
substitution et effet de revenu.
▪ L’effet de substitution est l’effet d’un changement de prix sur la quantité achetée lorsque par hypothèse le
consommateur demeure indifférent entre la situation originale et la nouvelle situation.
▪ L’effet de substitution se traduit toujours par une augmentation de la consommation du bien dont le prix relatif a
diminué.
▪ L’effet de revenu est l’effet d’un changement de revenu sur la consommation.
▪ Pour un bien normal, dont le prix a diminué, l’effet de revenu renforce l’effet de substitution de la consommation.
▪ Pour un bien inférieur, l’effet de revenu va dans le sens contraire à celui de l’effet de substitution.
▪ Grâce à cette théorie du consommateur, on peut comprendre comment se forme la courbe de demande.
68
Chapitre 6 : Théorie de la Production
INTRODUCTION
Objectif du producteur : Maximiser son profit. Le producteur se pose alors 3 questions :
6.1 OBJECTIFS
▪ Expliquer la relation entre la production et les coûts d’une entreprise
▪ Expliquer la fonction de production à court terme d’une entreprise à partir de la courbe de produit total, de la
courbe de produit marginal et de la courbe de produit moyen
▪ Construire les courbes de coût à court terme d’une entreprise
▪ Comprendre comment les coûts varient en fonction de la taille des installations d’une entreprise
▪ Expliquer le concept de coût à long terme
▪ Construire la courbe de coût moyen à long terme d’une entreprise
▪ Les facteurs « primaires » comme le travail (L), le sol et le capital (K) (machines)
▪ Les facteurs « intermédiaires »
Ex : Pour le boulanger, la farine est un bien intermédiaire pour faire les croissants.
Mais il y a autres distinctions :
Facteurs fixes :
▪ Facteur dont la quantité ne pourra pas être modifiée pendant une période de temps considérée.
▪ Plus la période est courte, et plus on trouvera de facteurs fixes.
Facteurs variables :
69
Facteurs substituables :
▪ Il est possible de remplacer une quantité donnée d’un des facteurs par une quantité supplémentaire d’autres
facteurs tout en maintenant identique le volume de production.
Facteurs complémentaires :
Le degré de divisibilité :
Ex : L’essence est très divisible, on peut avoir exactement la quantité qu’on veut.
Ex : Inversement, on ne peut pas avoir ¼ de vache laitière, c’est un facteur indivisible.
Le coût d’opportunité est le prix de la meilleure alternative à laquelle une entreprise a renoncé.
Ex : Si j’avais travaillé chez Manor, j’aurais eu 100.-, mais j’ai préféré aller vendre mes produits au marché.
Je vends pour 400.- avec des coûts totaux de 200.-
▪ Profit comptable : 400 – 200 = 200.-
▪ Profit économique : 400 – 200 – 100 (= prix de la meilleure alternative chez Manor) = 100.-
Profit normal :
▪ Si le profit économique total = à zéro, cela veut dire que le producteur obtient le profit normal.
▪ Si le profit économique > à zéro, cela veut dire que le producteur obtient finalement un profit supérieur au profit
normal. Dans ce cas on dira que le profit économique est positif.
70
6.1.5 La fonction de production
▪ Une fonction de production indique, pour chaque combinaison d’inputs, le niveau maximal d’output Q produit par
l’entreprise.
Q = F (x, y)
o X = Le travail
o Y = Le Capital
▪ L’output peut être produit par différentes combinaisons d’inputs.
▪ Cette fonction s’applique à une technologie donnée.
▪ On peut illustrer simplement la façon dont les inputs, c-à-d les facteurs de production (le travail, capital et
matières premières) sont transformés en outputs, c-à-d en biens (e.g. les téléviseurs ou les voitures).
6.1.6 Court terme et long terme
▪ Par court terme, on entend une période de temps durant laquelle il y a au moins un facteur de production qui ne
peut pas varier ; un tel facteur est appelé facteur fixe.
▪ Le long terme est une durée de temps suffisamment longue pour que tous les facteurs puissent être variables.
▪ La courbe de production totale (PT) représente la production qui est techniquement possible pour chaque volume
de facteur de production variable (ici, la main-d’œuvre).
+ +
71
Facteurs
efficacement
utilisés
(inefficace)
▪ La productivité marginale (ou rendement marginal, ou produit marginal) d’un facteur de production est
l’augmentation de la production totale attribuable à l’emploi d’une unité additionnelle du facteur de production en
question, la quantité des autres facteurs restant inchangée.
72
6.2.3 Productivité moyenne du facteur variable
▪ La productivité moyenne (PM) (ou produit moyen) d’un facteur de production représente la production totale par
unité de facteur de production.
▪ La productivité moyenne (ou rendement moyen) du travail (PMx) est définie comme le rapport entre la quantité de
production et celle de travail ayant été utilisée pour cette production.
▪ La productivité marginale d’un facteur de production est le supplément de production découlant de l’utilisation
d’une unité supplémentaire de ce facteur, la quantité utilisée des autres facteurs restant fixe.
▪ Les processus de production se caractérisent par les éléments suivants :
o Phase 1 : Les Productivités marginales de facteur x sont croissants
o Dans un 1er temps, croissance due à l’utilisation plus efficiente du facteur de production fixe, souvent
disponible en plus grandes quantités que les facteurs variables
Ex : L’embauche d’employés supplémentaires va se traduire par des gains d’efficacité car on va utiliser beaucoup mieux
les machines à disposition sous-utilisées.
o Phase 2 : Les Pmx sont décroissants
o Dans une 2nde phase, les rendements vont diminuer avec la quantité du facteurs fixes qui va s’avérer
insuffisante par rapport à l’augmentation du facteur variable.
Ex : On atteint l’encombrement au travail : certaines machines ne sont plus disponibles simultanément pour tous les
travailleurs.
C’est un phénomène général appelé loi des Productivités (ou Rendements) marginales décroissantes.
73
Rendement d’échelle (LT) : (tous les facteurs sont variables)
On parle de rendements d’échelle, lorsqu’une entreprise modifie dans la même proportion la quantité de tous ses facteurs
de production. Il y a dès lors 3 solutions possibles :
Ex : une augmentation de 100% de tous les facteurs de production se traduira par une augmentation de 100% de la
production.
Ex : si on double une chaîne de production, on obtiendra deux fois plus de produits.
▪ Les rendements d’échelle croissants : Lorsque l’entreprise augmente ses facteurs de production et obtient une
augmentation plus que proportionnelle de sa production, on dit que cette entreprise fait des économies d’échelle.
▪ Les rendements d’échelle décroissants : les déséconomies d’échelle interviennent dans tous les processus de
production, du moins au-delà d’un certain niveau de production. Au-delà d’un certain niveau de production, les
coûts de contrôle, l’augmentation plus que proportionnelle du personnel d’encadrement, les lourdeurs
structurelles sont la cause de déséconomies d’échelle.
▪ La fonction de production de long terme décrit donc la relation entre la quantité produite d’un bien quelconque et
les quantités de différents facteurs nécessaires à sa fabrication.
o Q = Quantité produite
o x = Quantité de travail variable
o y = Quantité de capital variable
74
Productivité marginale :
▪ La productivité marginale de chacun des facteurs de production est, comme nous l’avons vu, le supplément de
production découlant de l’utilisation d’une unité supplémentaire de ce facteur, la quantité utilisée de l’autre facteur
restant fixe.
▪ Mathématiquement, il s’agit de la dérivée partielle de la fonction de production par rapport au facteur considéré.
▪ On suppose en règle générale que les productivités marginales sont positives et décroissantes (compte tenu de
l’hypothèse de rendements décroissants).
▪ Une isoquante est l’ensemble des combinaisons des facteurs de production permettant d’obtenir le même niveau
de production.
▪ Ainsi, le niveau de production Q1 peut être obtenu avec une infinité de combinaisons des deux facteurs de
production.
▪ Il y a autant d’isoquantes que de niveaux de production possibles, une isoquante correspondant à un certain volume
de production.
A et B ont le même
niveau de production.
A
Q3 > Q2 > Q1
75
6.3.3 Taux marginal de substitution entre facteurs : taux marginal de substitution technique (TMST)
▪ Le taux marginal de substitution technique entre les deux facteurs y et x (TMST) mesure la quantité de facteur y qui
est nécessaire pour compenser la perte de production consécutive à la diminution d’une unité dans l’utilisation de
l’autre facteur x pour que la production reste constante.
TMST = dy/dx
dy
lorsque dx -> 0
dx
▪ TMST est égal à la pente de mon isoquante à un point donné. La pente est négative (= fonction décroissante).
▪ La réduction des unités de travail utilisées dans la production fait diminuer la production d’un montant égal à la
productivité marginale du travail multipliée par le nombre de ces unités de travail en moins :
o Réduction de la production due à une utilisation moins importante de travail
= (Pmx)(dx)
76
▪ L’augmentation des unités de capital utilisées dans la production fait augmenter la production d’un montant égal à
la productivité marginal du capital multipliée par le nombre d’unités de capital supplémentaires :
o Augmentation de la production due à une utilisation plus importante de capital
= (Pmy)(dy)
Puisque l’objectif est de maintenir le niveau de production constant (déplacement le long d’une même isoquante), les
variations ci-dessus se compensent et la variation totale de la production est alors égale à zéro.
La fonction s’écrit :
o α et β étant des paramètres positifs, il apparaît que est négatif, l’isoquante est donc décroissante.
77
▪ A partir de l’expression précédente :
Dans certains cas, ces fonctions sont notées α + β = 1, on marquera alors : Q = A*Kα*L1-α
78
6.4 CHOIX DU PRODUCTEUR
6.4.1 Droite d’isocoûts (ou de budget)
(inefficace) = - Px/Py
▪ Cette droite d’isocoûts permet de définir les ensembles possibles des facteurs de production que le producteur a
la possibilité d’acquérir pour un budget donné, ici T.
o Le domaine de choix est donné par ce triangle gris.
o Toutes combinaisons en dehors du triangle gris sont impossibles (trop chères à payer) et les combinaisons
intérieures sont inefficaces (car on ne dépense pas tout notre budget).
➔ La droite est donc là où le producteur épuise tout son budget (maximise efficacement la
production).
6.4.2 Maximisation de la production pour un coût donné (T)
Budget T = Coûts
Nous avons vu que le TMST défini par la pente de l’isoquante est égal au rapport des inverses des productivités marginales
des facteurs considérés :
79
▪ En tout point d’une isoquante, et en particulier au point M on a donc :
▪ Or le point M est aussi situé sur la droite d’isocoûts qui a pour pente :
▪ D’où :
A partir de la fonction de production Q = F(x,y) et de la contrainte budgétaire R = xpx + ypy on forme la fonction :
Où λ est le multiplicateur de Lagrange. L est évidemment fonction de x, y et λ. En outre L est identique à Q pour les valeurs
de x et de y qui satisfont la contrainte budgétaire puisque, alors :
Pour maximiser L, on calcule les dérivées partielles de L par rapport aux trois variables et on les égalise à zéro.
Le multiplicateur de Lagrange a en outre une signification économique que l'on peut dégager à partir du raisonnement
suivant.
▪ De la fonction de production, on tire l'expression de la différentielle totale de cette fonction dQ = F'x dx + F'y dy. (=
Pmx dx + Pmy dy)
▪ De la contrainte budgétaire R = px x + py y on titre l'expression de la différentielle totale dR = px dx + py dy.
Or à l'équilibre, on a démontré ci-dessus que l'on a :
➔ Le multiplicateur de Lagrange (λ) mesure donc la variation de production qui découle de la variation du revenu.
80
6.4.3 Minimisation du coût pour une production donnée (Méthode de Lagrange)
On va utiliser la méthode du multiplicateur de Lagrange et écrire que le producteur cherche à minimiser le coût de
production C = xp(x) + yp(y) pour un niveau de production donné, avec Q (0) = F (x, y).
Facteur capital =
Quantité de production
voulue, avec un budget
variable selon les
Droites d’isocoût, on veut se
combinaisons possibles.
trouver dans la droite de coûts la
plus faible possible.
Y = -(Px/Py) *x + C/Py
= Facteur travail
Formons le lagrangien L défini par :
Où λ est le multiplicateur de Lagrange. Pour minimiser L, les dérivées partielles de L par rapport aux trois variables x, y et λ
doivent être nulles, ce qui s’écrit :
La signification du multiplicateur de Lagrange λ peut également être précisée. En différenciant la fonction de production Q
= F (x, y) puis la fonction de coût C = xp(x) + yp(y), on obtient respectivement :
Puisque à l’équilibre on a :
Il vient :
Le multiplicateur de Lagrange λ mesure donc la variation de coût découlant (dans des conditions de production optimales)
de la variation de la production.
81
6.4.4 Maximisation du profit
Le profit, qui est fonction de x et y est maximisé par rapport à ces deux variables. En posant que les dérivées partielles par
rapport à x et y sont égales à 0, condition nécessaire de la maximisation, nous avons :
A noter que les conditions de second ordre nécessitent que les productivités marginales soient décroissantes F’’(x) < 0 et
F’’y < 0.
Productivité marginale :
F’x :
▪ Productivité marginale du facteur x (travail) = nombre d’unités de production supplémentaires obtenues grâce à
l’ajout d’une unité supplémentaire de facteur de production x (travail). S’exprime en unités : nombre, kilos, litres,
etc. :
F’y :
▪ Productivité marginale du facteur y (capital) = nombre d’unités de production supplémentaires obtenues grâce à
l’ajout d’une unité supplémentaire de facteur de production y (capital). S’exprime en unités : nombre, kilos, litres,
etc. :
pF’x :
▪ Productivité marginale en valeur du facteur x (travail) = revenu supplémentaire obtenu grâce à l’ajout d’une unité
supplémentaire de facteur de production x (travail). Rappel : le revenu (R) = P multiplié par la quantité.
pF’y :
▪ Productivité marginale en valeur du facteur y (capital) = revenu supplémentaire obtenu grâce à l’ajout d’une unité
supplémentaire de facteur de production y (capital). Rappel : le revenu (R) = P multiplié par la quantité.
et
82
6.4.5 Sentier d’expansion
Le sentier d’expansion traduit l’évolution de la situation d’équilibre (situation optimale), c-à-d l’évolution de la quantité
produite et l’évolution de la proportion des facteurs de production au gré des variations d’échelle de production.
L’entreprise dispose de
ressources supplémentaires
Les ressources de
l’entreprise diminuent
a) Le rapport entre travail et capital peut être proportionnel (même augmentation de x que de y).
▪ Les coûts fixes sont les coûts qui doivent être supportés quel que soit
le niveau d’output (par exemple, loyer des locaux, remboursement et
intérêt d’un emprunt hypothécaire).
▪ Les autres coûts se modifient quand l’output varie : ce sont les coûts
variables.
▪ Les coûts totaux de l’entreprise peuvent toujours être définis comme
la somme des coûts variables CV(Q) et des coûts fixes CF.
83
6.5.2 Forme des courbes de coûts
CV / Q CT / Q
+250 +250
= +
84
Pm = 20kgs
Coût de production : 30.- /20kgs = 1.50.-/kg
Cm = 1.50.-/kg produit grâce à l’augmentation de l’heure de travail.
491
85
6.5.3 Courbes de produits et courbes de coûts
A long terme, les machines, les usines et le travail ne restent pas inchangés comme à court terme. Ils évoluent.
Chaque taille possible d’installation correspond à une situation spécifique à court terme.
La fonction de production à long terme est l’ensemble des fonctions à court terme. En effet, dans le tableau 6.4, la fonction
de production à long terme est donnée par l’ensemble des usine (A, B, C et D) qui sont des fonctions à court terme, car dans
l’usine A on a toujours une seule machine à disposition.
+ +
86
6.6.2.2 Ensemble des courbes de coûts de court terme
+ de machines
Privilégie 3 machines
Si on veut produire 291 T-shirts, on voit que l’usine A a un coût moyen inférieure que l’usine D, car on a seulement une
machine. Donc si on doit produire 291 T-shirt, on va prendre l’usine A car on minimise les coûts.
La courbe de CTM à long terme indique, pour chaque niveau de production, le CTM le plus bas auquel cette production peut
être obtenue lorsqu’on peut modifier à la fois le capital et la main-d’œuvre.
87
6.7 RENDEMENTS D’ÉCHELLES
▪ Qu’est-ce qu’il se passe sur la quantité produite si on varie K et L ?
▪ Quelle sont les relations entre la quantité produite lorsque je varie le coût de production ?
▪ Une entreprise réalise des rendements d’échelle croissants (économies d’échelles) si son coût moyen à long terme
diminue quand sa production augmente.
▪ En cas de rendements d’échelle croissants, la pente de la courbe de CMLT est négative.
▪ L’entreprise réalise des rendements d’échelle décroissants (= déséconomies d’échelle) si son coût moyen à long
terme (CMLT) augmente quand sa production augmente.
▪ En cas de rendements d’échelles décroissants, la courbe de CMLT a une pente positive.
88
6.7.2 Quantités de facteurs de production et rendements d’échelle
89
Synthèse sur les rendements d’échelle :
Rendements d’échelle constants :
Si je double la quantité de facteur de production, la quantité produite double :
90
6.8 RÉSUMÉ : POINTS ESSENTIELS
Production à court terme :
▪ A court terme, la quantité de certains facteurs de production n’est pas variable mais fixe.
▪ La courbe de produit total montre la quantité qu’une firme peut produire avec une quantité de capital donnée et
différentes quantités de travail (et vice-versa).
▪ Initialement le produit marginal (productivité marginale) augmente mais dans la plupart des productions, le produit
marginal (productivité marginale) diminue par la suite (rendements décroissants).
▪ La productivité marginale de chaque facteur est la dérivée partielle de la fonction de production.
▪ A long terme, les quantités de tous les facteurs de production sont variables.
▪ Une isoquante est l’ensemble des combinaisons des facteurs de production permettant d’obtenir le même niveau
de production.
▪ Les isoquantes sont des courbes décroissantes et convexes par rapport à l’origine (convexe en raison de la
substituabilité imparfaite des facteurs).
▪ Le taux marginal de substitution technique entre les deux facteurs y et x (TMST) mesure la quantité de facteur y qui
est nécessaire pour compenser la perte de production consécutive à la diminution d’une unité dans l’utilisation de
l’autre facteur x.
▪ Le TMST est égal à la pente de l’isoquante à un point donné (on suppose que la variation de x tend vers zéro).
▪ La droite d’isocoût permet de définir l’ensemble des combinaisons possibles des facteurs de production que le
producteur a la possibilité d’acquérir pour un budget donné.
▪ La pente de la droite d’isocoût = px / py (en valeur absolue).
A l’équilibre (optimum) :
▪ Le rapport des productivités marginales factorielles est égal au rapport des prix des facteurs :
▪ Il y a égalité des Productivités marginales factorielles pondérées par le prix des facteurs :
▪ Par conséquent, pour chaque niveau de contrainte (pour chaque droite d’isocoût), on peut définir l’équilibre du
producteur au point de tangence d’une des isoquantes et de la droite d’isocoût correspondante.
o En reliant l’ensemble de ces points on obtient le sentier d’expansion.
91
Coûts à long terme :
▪ La courbe de coût de long terme indique le coût de production lorsque tous les facteurs de production – travail et
capital – ont été ajustés à leur niveau économiquement le plus efficient.
▪ Il y a toute une panoplie de courbes de coûts de court terme correspondant à différentes tailles des installations.
▪ Pour chaque quantité de production, il existe une installation spécifique qui minimise le coût.
▪ Plus la quantité de production est élevée et plus la taille de l’installation qui en minimise le coût est grande.
▪ La courbe de coût de long terme indique le coût total moyen minimal possible pour chaque quantité produite
lorsque les facteurs travail et capital sont variables.
▪ En présence d’économies d’échelle, la courbe de coût moyen de long terme diminue.
▪ En présence de déséconomies d’échelle, la courbe de coût moyen de long terme augmente.
Distinction :
▪ Productivité marginale factorielle : étant donné les autres facteurs de production fixe, on examine quelle est la
variation de la production totale lorsque l’on augmente la quantité du facteur de production variable
▪ Rendements d’échelles : on examine quel est le rapport entre la variation de la quantité produite et la variation
de l’ensemble des facteurs dans une même proportion.
92
Chapitre 7 : Influences spécifiques sur le fonctionnement des
marchés
7.1 OBJECTIF
▪ Examiner l’impact de l’intervention de l’Etat en matière de :
o Contrôle des prix
o Prélèvement d’une taxe
o Versement d’une subvention
▪ Examiner les déterminants sociaux de la demande :
o Les effets d’imitations : externalités positives sur la demande
o Les effets de snobisme : externalités négatives sur la demande
o L’effet de Veblen : externalités sur la demande engendrées par le prix qui induisent une pente positive de
la courbe de demande
Un prix plafond est effectif lorsqu’il se situe en dessous du prix d’équilibre du marché. Dans ce cas :
▪ Un prix plafond force la réduction des prix et empêche leur accroissement jusqu’au niveau d’équilibre.
▪ Il en résulte une diminution de la quantité fournie et une demande excédentaire.
Un prix plancher effectif est un prix qui se situe au-dessus du prix d’équilibre sur un marché. Dans ce cas :
Si l’Etat fixe un prix plafond = Ppl, donc les prix peuvent se situer en dessous de Ppl mais pas au-dessus.
La demande va être accrue (Q’’) mais l’offre sera réduite (Q’), la demande sera donc excédentaire = pénurie de l’offre.
93
7.2.1.2 Fixation d’un prix plancher (= prix minimum)
Les prix ne peuvent pas aller plus bas que le prix planché.
C’est l’offre excédentaire par rapport à la demande (partie d’entre deux sur le schéma).
= employés
= entreprises
1. Supposons que les pouvoirs publics imposent une taxe sur les ventes d’un bien de t centimes par unité. En supposant que
tout le monde respecte la loi, les pouvoirs publics devraient donc percevoir t centimes sur chaque unité vendue.
2. Cela implique que le prix payé par les acheteurs est supérieur de t centimes au prix perçu par le vendeur.
Ici, P* et Q* représentent le prix et la quantité d’équilibre avant l’imposition de la taxe. P(c) est le prix payé par les
consommateurs, et P(v) est le prix perçu par les vendeurs après l’imposition de la taxe. Remarquez que P(c) – P(v) = t.
94
Nous introduisons une taxe, quel sera Pc, Pv, Q acheté et Q offerte ? (4 conditions) Surplus du consommateur
1) P(c) et Q(D) : Courbe de demande
Les consommateurs ont perdu avant taxe
A (gagné par l’État) et B (partie
2) P(v) et Q(O) : Courbe de l’offre de la perte sèche, non obtenu
par l’État).
3) Q(D) = Q(O)
Surplus du producteur
avant taxe
En général, le poids de la taxe repose principalement sur le consommateur si εO / εD est petit (fig.7.4 a), en revanche il
repose principalement sur le vendeur si εO / εD est grand (fig.7.4 b).
Cela n’a pas d’influence sur la taxe si c’est le vendeur ou le consommateur qui l’assure.
95
Cas 1 : Taxe unitaire t qui s’applique sur le consommateur :
Notre plan de demande est l’ensemble Prix du Marché et Quantité demandée. La quantité après taxe sera réduite. Le prix
du marché hors taxes doit être déduit du montant avec taxes.
Exemple : Pour avoir 12 T-shirts, on devrait payer 5.- + 1.- de taxes. Mais pour 6.- on n’achète que 9 unités. On doit
alors prendre le prix de 5 - 1.- = 4.- pour en acheter 12.
Si la taxe est de t, pour continuer à acheter Q1, on sera d’accord de payer P(c) – t = P(v).
Cas 2 : La taxe unitaire s’appliquant sur le vendeur
96
Notre plan d’offre est l’ensemble du Prix du marché et Quantité offerte.
Exemple : Si le prix est de 5.-, l’offre est de 10 unités. Mais pour que l’offre reste à 10 (même avec une perte de 1.- par
unité) le vendeur doit vendre à 6.-, et déduira le coût des taxes (1.-). Il ne recevra donc que 5.-
Début des années 1990, les USA appliquent une taxe pour
l’essence. La consommation était de 100mia de gallons par
an.
Donc : Q(O) = Q(D) 60 + 40P(v) = 150-50P(c) 150-50 (P(v) + 0,50.-) = 60 + 40P(v) 150 – 50P(v) – 25 = 60 + 40P(v)
90P(v) = 65 P(v) = 0.72
97
Quelle va être la nouvelle quantité d’équilibre ?
D : Q = 150 – 50*1.22 150 - 61 = 89mia de gallons/an
Perte sèche : B + C = ½ * 0.50 * 11mia = 2.25mia, qui représente environ 6% des recettes de l’État.
Début des années 1990, taxe instaurée par les USA. Dans le but de taxer les riches pour une politique sociale meilleure.
Finalement, cette taxe a eu un effet inverse, ils l’ont donc annulé.
L’élasticité de la demande pour un produit de luxe est très forte, les taxes sont donc insensées (classe haute).
Cependant, les producteurs produisaient moins et c’est eux qui étaient touchés par les taxes (classe moyenne).
Le bénéfice d’une subvention revient principalement à l’acheteur si εD / εO est petit, et principalement pour le vendeur si
εD / εO est grand.
98
7.3 LES DÉTERMINANTS SOCIAUX DE LA CONSOMMATION
7.3.1 Externalité positive : Effets d’imitation
➔ Désir d’obtenir un bien en particulier parce que les autres le
possèdent aussi.
L’axe horizontal reflète les ventes d’un bien bénéficiant d’un effet de mode en
milliers par mois.
On suppose que les consommateurs estiment que 20mil ont fait l’acquisition
d’un bien en particulier. On suppose ensuite que les consommateurs estiment
que 40mil l’ont acquis
Quand le prix passe de 30.- à 20.-, on passe de 40mil à 80mil (et non pas 45mil
comme supposé). Ceci est causé par l’effet d’imitation.
Exemple : + les gens achètent des Wii U, + des jeux seront produits pour Wii U.
Exemple : Aller à un lieu où l’on payerait un peu plus cher mais il y aurait
moins de gens.
99
7.3.3 L’effet Veblen
▪ Théorie de la classe de loisir : Les couches sociales juste en dessous de celles qui ont réussi matériellement dans la
vie tentent de les imiter pour tenter d’atteindre la même reconnaissance sociale (=mimétisme, chacun calquant
son mode de vie sur celui de la couche sociale immédiatement supérieure).
▪ C’est aussi considéré comme un effet de snobisme mais qui agit différemment (pas basé sur la quantité, mais sur
une variation du prix).
▪ La pente sera positive (+ le prix est élevé, + le consommateur sera attiré par le bien et voudra l’acheter).
!\ Il ne faut pas le confondre avec des biens dont le prix est élevé/peut augmenter pour une nouvelle variété du bien et les
acheteurs vont toujours plébisciter ce produit car ce bien à une qualité extraordinaire et présente une force valeur pour le
consommateur (qui sera donc prêt à payer son prix).
!\ A distinguer d’une demande pour les biens de Giffen (bien inférieur pour lequel l’effet de revenu l’emporte sur l’effet de
substitution en cas de modification du prix).
100
RESUME :
Intervention de l’Etat :
Un prix plancher est un minimum imposé par la loi au prix d’un bien.
▪ Le salaire minimal légal en est un exemple. Si ce prix plancher est supérieur au prix d’équilibre, la quantité offerte
excède la quantité demandée.
▪ Du fait de l’excédent qui en résulte, les acheteurs doivent discriminer entre les vendeurs.
Taxe :
▪ Quand le gouvernement impose une taxe sur un produit, la quantité d’équilibre de ce produit diminue. C’est-à-dire
que la taxe réduit la taille du marché.
▪ Une taxe sur un produit introduit une distorsion entre le prix payé par les acheteurs et celui reçu par les vendeurs.
Quand le marché se déplace vers le nouvel équilibre, les acheteurs paient plus et les vendeurs touchent moins. En
ce sens, acheteurs et vendeurs supportent ensemble le fardeau fiscal. L’incidence d’une taxe n’a rien à voir avec
l’identité des payeurs de l’impôt.
▪ L’incidence fiscale dépend des élasticités-prix de l’offre et de la demande. La charge fiscale tend à être surtout
supportée par le côté du marché qui présente la plus faible élasticité-prix, parce que ce côté du marché s’adapte
moins facilement à la taxe en modifiant la quantité achetée ou vendue.
Subvention :
▪ Quand le gouvernement octroie une subvention sur un produit, la quantité d’équilibre de ce produit augmente.
C’est-à-dire que la subvention augmente la taille du marché.
▪ Une subvention sur un produit introduit une distorsion entre le prix payé par les acheteurs et celui reçu par les
vendeurs.
▪ Quand le marché se déplace vers le nouvel équilibre, les acheteurs paient moins et les vendeurs touchent plus. En
ce sens, acheteurs et vendeurs bénéficient ensemble de la subvention. L’incidence d’une subvention n’a rien à voir
avec l’identité des bénéficiaires (acheteurs lors de l’achat ou vendeurs lors de la vente).
▪ L’incidence de la subvention sur les acheteurs et sur les vendeurs dépend des élasticités-prix de l’offre et de la
demande. La subvention bénéficie davantage au côté du marché qui présente la plus faible élasticité-prix.
101