Clauses générales des contrats
1. Cession du contrat
Le fournisseur s’interdit de céder le présent contrat sans l’accord exprès du client (ou maître
d’ouvrage).
[ou]
Le fournisseur ne pourra, sous quelque forme que ce soit, céder tout ou partie du bénéfice du
contrat à un tiers, ni substituer un tiers pour l’exécution de tout ou partie des droits ou leurs
obligations en résultant, sans l’accord écrit préalable du client.
Le client pourra céder librement à un tiers le système dans son ensemble postérieurement à sa
date de réception définitive.
[ou]
Le fournisseur pourra céder tout ou partie du bénéfice du contrat à un tiers ou substituer un
tiers pour l’exécution de tout ou partie des droits ou obligations en résultant, sous et à charge
pour le fournisseur de rester garant solidaire de la bonne exécution dudit contrat.
2. Séquestre des sources
Afin de garantir la pérennité du logiciel pendant toute la durée contractuelle de son exploitation
par le client, les sources dudit logiciel seront déposées chez à l’Agence pour la Protection des
Programmes; le client n’y aura accès que si le fournisseur n’est plus en mesure d’assurer le
suivi du logiciel (cessation d’activité ou autre).
3. Non-sollicitation de personnel
Les parties au présent contrat s’engagent à ne pas débaucher ou embaucher de personnel de
l’autre partie ayant participé à l’exécution du présent contrat, pendant toute la durée de cette
exécution en pendant n année(s) suivant l’expiration du présent contrat.
La partie qui ne respecterait pas la présente obligation devra payer à l’autre partie, à titre
d’indemnité conventionnelle, une somme égale au montant de la rémunération brute annuelle, y
compris primes et avantages en nature, de la personne débauchée avant son départ.
[ou]
Les parties au contrat s’interdisent, sauf accord écrit, d’engager ou de faire travailler
directement ou par personne interposée, tout collaborateur de l’autre partie, même si la
sollicitation initiale est formulée par le collaborateur.
Cette renonciation est valable pendant toute la durée du contrat et pendant une durée de deux
ans commençant à courir à l’issue de la période de garantie.
Dans le cas où l’une des parties ne respecterait pas cette convention, elle s’engage à
dédommager l’autre partie en lui versant une indemnité égale à 18 mois du salaire mensuel brut
du collaborateur perçue pendant l’année précédant son départ.
Si un collaborateur du fournisseur participant à l’exécution des prestations était indûment
débauché par le client, le fournisseur se verrait alors automatiquement et irrévocablement libéré
de tout engagement de résultat et notamment de délai, vis à vis du client, ainsi que de toute
pénalité de retard.
4. Confidentialité
Le client s’engage à mettre en place toutes les consignes de confidentialité nécessaires afin
que tous les éléments du programme ……………, notamment idées, savoir-faire, analyses,
organigrammes, présentations, ne fassent l’objet d’aucune communication aux utilisateurs, à
plus forte raison à des personnes non autorisées, au-delà des seules indications requises pour
la bonne utilisation du programme.
[ou]
Dans le cadre du présent accord, les termes « informations confidentielles » recouvrent les
informations accessibles à travers :
– le code source comme le code objet de tous les modules constituant le logiciel ……………;
– tous les documents d’analyse ayant permis la réalisation dudit logiciel;
– les informations de mise en œuvre constituant la documentation associée;
– l’ensemble des données traitées par l’application développée autour de ……………;
– l’ensemble des outils de travail informatiques de la société ……………
Les parties s’engagent pendant toute la durée du contrat de …………… et pendant 5 ans après
son expiration à ce que les informations confidentielles :
a) soient protégées et gardées strictement confidentielles et soient traitées avec le même degré
de précaution et de protection qu’elles accordent à leurs propres informations confidentielles
internes de même importance;
b) ne soient divulguées de manière interne qu’aux seuls membres de leur personnel ayant à en
connaître et ne soient utilisées par ces derniers que dans le cadre du transfert de l’application
Mathilde;
c) ne soient pas utilisées, totalement ou partiellement, dans un autre cadre que lesdites
opérations de transfert sans le consentement écrit et préalable de la partie dont elles émanent
ou qui les détenait à l’origine;
d) plus généralement ne soient ni recopiées, ni reproduites, ni dupliquées totalement ou
partiellement sans autorisation préalable écrite.
5. Force majeure
De façon expresse, sont considérés comme cas de force majeure, outre ceux habituellement
retenus par la jurisprudence des cours et tribunaux français, les grèves totales ou partielles,
internes ou externes à l’entreprise, intempéries, épidémies, blocage des moyens de transport
ou d’approvisionnement, pour quelque raison que ce soit, tremblement de terre, incendie,
tempête, inondation, dégâts des eaux, restrictions gouvernementales ou légales, modification
légales ou réglementaires des formes de commercialisation, blocage des télécommunications y
compris le réseau PTT et tous autres cas indépendants de la volonté expresse des partis
empêchant l’exécution normale de la présente convention.
[ou]
Sont seuls considérés comme revêtant cette qualification, les événements imprévisibles,
irrésistibles et extérieurs à la personne du débiteur, tel le « fait du prince » et les catastrophes
naturelles.
6. Annexes
Les annexes au présent acte font partie intégrante de celui-ci et ont même valeur juridique que
lui.
7. Loi applicable
Le présent contrat, ses avenants et ses annexes sont soumis à la loi française.
8. Attribution de compétence ou arbitrage
Toutes le difficultés relatives à l’application du présent contrat seront soumises, à défaut
d’accord amiable, au tribunal de commerce de …………… auquel les parties attribuent
compétence territoriale, quel que soit le lieu d’exécution des services ou le domicile du
défendeur.
[ou]
Tous différends découlant de l’exécution du présent contrat seront dénouées par voie
d’arbitrage, suivant le règlement d’arbitrage du Centre de Conciliation et d’arbitrage des
techniques avancées (ATA) auquel les parties déclarent expressément se référer. [plus,
éventuellement : Le tribunal statuera en amiable compositeur].
9. Définitions
Les termes employés dans ce contrat et ses annexes ont le sens que leur attribuent les lois
françaises et les arrêtés sur la terminologie informatique.
Les termes qui ont un sens propre au présent contrat sont définis ci-après :
– Progiciel : application informatique standard adapté aux besoins de plusieurs clients.
– Logiciel : application développée spécialement pour le client.
– Système : ensemble progiciels et logiciels architecturés autour d’un gestionnaire de base de
données, pour assurer la gestion du client.
– Opération : ensemble de la prestation incombant au fournisseur.
– Cadrage : étape particulière, faisant l’objet de stipulations contractuelles, permettant d’affiner
les besoins pour la mise en œuvre du projet.
– PAQ (Plan d’Assurance Qualité) : désignation et description de l’organisation et des
dispositions spécifiques relatives à la qualité.
10. Sous-traitance
Il est prévu que le fournisseur assure avec ses propres moyens l’exécution du présent contrat.
Si, toutefois, il envisageait de recourir à des sous-traitants, il devrait alors indiquer au maître
d’ouvrage des informations détaillées sur le sous-traitant envisagé et le cadre précis de sa
mission. Le maître d’ouvrage aura la possibilité de refuser le sous-traitant proposé (en motivant
son refus).
Le fournisseur sera tenu envers le client de l’exécution par le sous-traitant de la totalité des
obligations et engagements tels que décrits au présent contrat.
Dans ce contexte, ne sont pas assimilés à des sous-traitants les collaborateurs des sociétés du
groupe (fournisseurs), affiliés aux fournisseurs.
11. Conciliation préalable
En cas de difficulté pour l’application des présentes ou l’un de ses avenants, les parties
décident de se soumettre préalablement à une procédure amiable. A ce titre, toute partie qui
souhaiterait mettre en jeu ladite procédure, (et ce, préalablement à la saisine de la formation
arbitrale), devra notifier par lettre recommandée avec accusé de réception une telle volonté en
laissant un délai de quinze jours à l’autre partie.
Les parties désigneront un conciliateur d’un commun accord dans ledit délai de quinze jours; le
choix de ce conciliateur portera de préférence sur une personnalité qualifiée dans le domaine
du litige : droit de l’informatique, techniques informatiques. A défaut de se mettre d’accord sur
un choix commun, compétence expresse sera attribuée à Monsieur le Président du Tribunal de
Commerce de PARIS pour effectuer une telle désignation.
Le conciliateur devra tenter de rapprocher les parties pour trouver un accord amiable, dans un
délai de deux mois à compter de sa saisine.
Il proposera un rapport en vue de concilier les vues de chacune des parties. Ce rapport a un
caractère confidentiel et ne pourra servir dans le cas d’une procédure judiciaire ou arbitrale.
De manière expresse, les parties s’interdisent, directement ou indirectement, d’utiliser les
informations et données qui auraient pu être relevées durant la procédure devant le conciliateur.
En cas de conciliation, les parties s’engagent à signer un accord transactionnel et confidentiel.
L’accord transactionnel précisera de manière expresse si les présentes continueront à
s’appliquer.
À défaut d’accord amiable entre les parties, le conciliateur établira un procès-verbal de non-
conciliation.
Les frais et honoraires présentés par le conciliateur seront partagés, à parts égales, entre les
deux parties.
12. Publicité
Le fournisseur est autorisé à faire figurer le nom du client sur une liste de références, sauf
notification écrite contraire de la part du client.
[ou]
Le fournisseur n’est pas autorisé à faire figurer le nom du client sur une liste de références.
[ou]
Le fournisseur pourra être autorisé à faire figurer le nom du client sur une liste de références,
après lui avoir soumis les documents et le cadre dans lequel cette citation aura lieu. En vue de
l’obtention de cet agrément, le projet de citation doit être notifié au client (incluant divers
documents et projets publicitaires), le client disposant d’un mois à compter de la réception
desdits documents pour donner ou refuser son agrément. A défaut de réponse de la part du
client au terme de ce délai, l’agrément est réputé refusé (accepté).
13. Propriété intellectuelle
De convention expresse, le client sera propriétaire de tous les droits intellectuels sur tous les
travaux d’intégration et les développements spécifiques commandés et payés par lui.
À cet effet, le fournisseur transférera au client l’intégralité de ses droits d’auteur sur ces
développements spécifiques au fur et à mesure de l’achèvement de leur phase de réalisation.
La présente cession est définitive et comprise dans le prix forfaitaire prévu au contrat
d’intégration du progiciel.
Cette cession porte non seulement sur les développements commandés et payés par le client
mais également sur leurs sources et leurs documents préparatoires.
Le fournisseur s’engage pendant un délai de trois ans après réception définitive et sous
quelque forme que ce soit, à ne pas utiliser, exploiter, reproduire, développer et commercialiser,
directement ou indirectement, soit par lui-même, soit par un tiers, des développements
spécifiques commandés et payés par le client.
Le client a le droit d’utiliser les logiciels intégrés dans le système pour le besoin du
fonctionnement dudit système.
[ou]
Le fournisseur conserve la propriété intellectuelle des logiciels intégrés dans le système.
Le client informera le fournisseur de la connaissance qu’il aurait d’une éventuelle contrefaçon.
Le fournisseur garantit le client contre toute revendication de tiers concernant le système, dans
ses composants logiciels qui font l’objet du présent contrat.