• COURS 29 – Dimanche 28 avril 2024 •
PARTIE 2 : FIQH
Les prosternations de réparation (suite)
Ajout pendant la prière Prosternation après le taslim
Oubli pendant la prière Prosternation avant le taslim
Ajout ET oubli pendant la prière Prosternation avant le taslim
• Exemple : Une personne qui a oublié de réciter une deuxième sourate après Al
Fatiha ou bien a prié à voix basse au lieu d’à voix haute (oubli) ET il a prié une
unité de plus
o Dans ce cas-là, il effectue la prosternation avant le taslim
• Rappel de ce qu’on a vu au cours dernier : en cas d’ajout, on effectue la
prosternation après le taslim, puis on redit le taslim
Que faire si on a une incertitude et on ne sait plus si on doit le faire avant ou après ?
Dans ce cas, on effectue les prosternations de réparation soit avant ou après et dans
les deux cas, la prière sera valide
• Si j’oublie un élément – sauf le rouk’ou et le soujoud – mais que je prie derrière
un imam, je n’ai pas à faire une prosternation de réparation : sa prière correcte
vient compléter la notre
o Exemple, si on oublie de réciter une deuxième sourate
• A l’inverse, si l’imam s’est trompé et effectue une prosternation de réparation,
les autres doivent le suivre
Quand on doute très souvent dans notre prière, que faire ? Dans ce cas, on peut faire
après le taslim. Cela dit, pour certains malikis, si cela est systématique, il est préférable
de ne pas le faire pour ne pas créer encore plus de confusion.
Quelqu’un qui oublie trois takbirat, quand fait-il la prosternation de réparation ? Dans
ce cas, cela se fait avant.
Quelqu’un qui a rajouté un rouk’ou et a oublié de réciter Al Fatiha ? Dans ce cas, cela
se fait avant.
A noter : certaines écoles considèrent que cela n’est pas nécessaire pour le tashahud,
ce qui est contredit par le hadith suivant :
• Abd Allah Ibn Buhaynah ﻋﻧﮫ ﷲ رﺿﻲ rapporte :
« Le Prophète ﷺdirigea la prière du Dhuhr et il se releva après les deux premières
unités de prière sans s’asseoir [pour le premier Tashahhud]. Les fidèles se
levèrent avec lui. Lorsqu’il arriva au terme de la prière et que les fidèles
attendaient qu’il salue, il prononça le Takbîr en étant assis, se prosterna deux
fois de suite, puis il salua. »
Les conditions de l’imamat
• (1) Il est interdit de prier derrière un imam qui n’a pas ses ablutions
o Cependant, si nous ne le savions pas, notre prière est valide mais l’imam
doit recommencer sa prière
o Si pendant la prière, l’imam se rend compte qu’il n’a pas ses ablutions
ou les perd, quelqu’un doit s’avancer pour prendre sa place et
poursuivre la prière
• (2) Il ne faut pas prier derrière quelqu’un qui est déjà dirigé
o Exemple, cinq personnes prient derrière un imam et une d’entre elles est
arrivée en retard. A la fin elle rattrape son unité manquée : dans ce cas,
on ne peut pas prier avec lui car il est lui-même est en train de rattraper
/ cela reviendrait à guider et être guidé en même temps
• (3) Il est interdit de prier derrière quelqu’un qui n’est pas musulman
• (4) Il doit être de sexe masculin
o Il est interdit pour une femme de diriger un homme pendant la prière
o Pour certains, il n’est pas non plus permis à une femme de diriger
d’autres femmes, mais l’avis le plus juste chez les Malikis est que cela est
permis (exemple de A’isha)
• (5) Il doit être pubère
o Un enfant ne peut pas diriger une prière obligatoire mais il a le droit de
diriger une prière surérogatoire
• (6) Être doué de raison / ne pas être ivre
• (7) Être de condition libre
• (8) Le livre mentionne le fait de ne pas commettre la zina, d’innovations, ou
d’autres péchés majeurs : cela dit, selon l’avis le plus juste, cela n’annule pas
la validité de la prière
o Preuve : les compagnons ont prié derrière le Tyran Hajjaj ibn Yusuf
o On note cependant que si une personne a le choix entre prier dans une
mosquée fréquentée par des innovateurs ou des gens qui suivent la
sunna, il faut évidemment privilégier la seconde
• (9) On ne prie pas derrière une personne qui ne peut pas respecter tous les
piliers de la prière : par exemple, quelqu’un qui ne peut pas prier debout
o Cas particulier : une fille peut prier derrière son père qui ne peut pas prier
debout, puisque l’inverse n’est pas possible
• (10) Si une personne ne peut pas réaliser le Rouk’ou, on ne prie pas derrière elle,
sauf si c’est également notre cas
• (11) Si une personne ne maîtrise pas les règles de la prière, on ne prie pas
derrière elle, sauf si c’est aussi notre cas
• (12) Les erreurs de prononciation / ‘Al lahn’ اﻟﻠﱠْﺣُن:
o Il y a une divergence sur le cas de celui qui ne prononce pas bien
« Dallin » dans Al Fatiha par exemple
o On distingue les erreurs de prononciation qui changent le sens des
versets ou non : si le sens ne change pas, la prière reste valide, mais si le
sens change, la prière n’est pas valide
§ Exemple : changer ‘Ihdina’ pour ‘Ahdina’
o Si on ne sait pas si la récitation de la personne est correcte ou non, on
peut prier derrière elle
o Si on sait qu’on récite le mieux parmi plusieurs personnes, il est préférable
de s’avancer pour être imam
o Si une personne commet des erreurs de récitation, il faut l’aider
***