Cours Solide
Cours Solide
H
MP, TSI
DO C
A
Hassan ADOCH
Professeur agrégé au CPGE
TABLE DES MATIÈRES
1.1
O C H
1 Cinématique du solide
1 Vecteurs et torseurs . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
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1
1
1
D
1.2 Les torseurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
A
2.2 Centre de masse - Référentiel barycentrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Moment d'inertie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 Éléments cinétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.1 Le champ des vitesses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.2 Champ des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.3 Quantité de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.4 Moment cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.5 Moment dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.6 Énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4 Exemples d'application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.1 Tige en rotation autour d'un axe xe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2 Disque en mouvement selon un axe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2 Dynamique et énergétique du solide 17
1 Théorèmes généraux en dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.1 Notions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.2 Théorème de la résultante dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.3 Théorème de moment cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2 Étude énergétique d'un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.1 Puissance d'une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2 Théorème d'énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Théorème d'énergie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3 Contact de deux solides 23
1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.1 Classication de liaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.2 Vitesse de glissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
i
TABLE DES MATIÈRES
2 Lois de Coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2 Lois de Coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.3 Puissance des actions de contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3 Étude d'un pendule pesant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.1 Position de problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.2 Grandeurs cinétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.3 Équation de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.4 Portrait de phase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
O C H
A D
[Link] ii / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1
CINÉMATIQUE DU SOLIDE
O C H
Vecteurs et torseurs
D
1.1.1 Dénitions
Un vecteur est un être mathématique appartenant à l'espace R3 . On trouve deux types de vecteurs :
A
Les vecteurs liés : qui sont des vecteurs qui possède un origine A [Link] : force appliquée sur un
point matériel M .
Les vecteurs glisseurs : qui sont des vecteurs qui se déplace le long d'un axe (∆). Vecteur rotation
−−−−→
instantané Omega
telle que →
−
w est un vecteur unitaire perpendiculaire au plan (→
−
u, →
−
v ) et dont le sens est déterminer par la règle
de tire bouchon. D'autre part, le produit vectoriel peut être calculer en utilisant les coordonnées des deux
vecteurs par la relation :
→
− →− → −
i j k →
− →
− →
−
→
−
u ∧→
−
v = a b c = (bc0 − cb0 ) i − (ac0 − ca0 ) j + (ab0 − a0 b) k
a0 b 0 c 0
1
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
→
− →
− →
−
Le double produit vectoriel se fait entre trois vecteurs A , B et C . Il est donné par :
→
− →− → − →
− →
− →
− →
− →
− →
−
A ∧ B ∧ C = A.C B − A.B C
H
1.2 Les torseurs
1.2.1 Application antisymétrique-Champ antisymétrique
C
Soit une application L telle que :
L : E −→ E
O
→
−
u −→ L(→
−
u)
On dit qu'une application L est antisymétrique si et seulement si :
D
∀→
−
u ,→
−
v ∈E L(→
−
u ).→
−
v = −L(→
−
v ).→
−
u
Exemple :
L : E −→ E
A
→
− →
− −
u −→ A ∧ →
u
→
− →
−
Avec A 6= 0 . On a ∀→
−
u ,→
−
v ∈E
→
− → →
− → →
− →
A ∧ u . v = v ∧ A . u = − A ∧ v .→
− →
− →− − − −
u
→
−
Propriété fondamentale : si L est antisymétrique, il existe un seul vecteur noté R ∈ E tel que :
→
− −
L(→
−
u)= R ∧→
u
On appelle champ vectoriel de vecteur sur un ensemble D, une application de D dans E qui à :
M ∈D→→
−
u (M ) ∈ E
En mécanique D est un ensemble dont les éléments sont les points géométriques alors que E est un ensemble
dont les éléments sont les vecteurs.
Car : →
− →
R ∧−
u .→−
u =0
[Link] 2 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
1.2.2 Torseurs
On appelle torseur [τ ] un ensemble formé d'un champ de vecteur antisymétrique →
−
u (M ) et de son vecteur
→
−
R . Donc :
→
− →
− −−→
u (M ) = →
−
u (O) + R ∧ OM ∀O
→
−
Un torseur est alors caractérisé par la donnée par le vecteur R et de son champ en un point (par exemple
→
−
O). C'est ce qu'on appelle les éléments de réduction. On note alors ce torseur [τ (O)] = [→
−
u (O), R ] :
u (O) : Moment du torseur en O
→ −
→
−
R : Résultante du torseur
H
Remarques :
• Lorsque deux torseurs sont égales alors les moments sont égales et les résultantes aussi.
C
• La multiplication d'un torseur par une constante donne un torseur.
• Le produit scalaire (ou comoment) de deux torseurs est par dénition :
O
→
− − →
− →
− → −
[→
−
u 1 (O), R 1 ].[→
u 2 (O), R 2 ] = →
−
u 1 (O).→
−
u 2 (O) + R 1 . R 2
• Un glisseur est un torseur dont le moment est nul. Alors qu'un couple est un torseur dont la résultante
D
est nulle.
• Tout torseur peut s'écrit sous la forme d'une somme d'un glisseur et un couple :
A
→
− − →
→ − →
−
[→
−
u (O), R ] = [ 0 , R ] + [→
−
u (O), 0 ]
2 Généralités
2.1 Présentation
En première année, le programme de la mécanique consiste à étudier les corps en utilisant la modélisation
ponctuelle (modèle de point matériel) en utilisant des notions cinétiques et dynamiques (exemples : vitesse,
accélération, énergie, force...etc). En deuxième année on se propose d'étudier quelques notions de la mécanique
de solide.
On dénit un solide dans le cas le plus général comme étant un ensemble de points. On dit que le
solide est rigide ou indéformable si les distances mutuelles restent constants au cours du temps. Ce qu'on
écrit mathématiquement sous la forme :
−→
−→2 −→ AB
AB = cte ⇐⇒ AB. =0
dt
Tels que A et B des points quelconques de solide (S).
On se limite dans le cadre de programme à l'étude des solides indéformables. Cette étude peut se diviser
en trois parties :
• La cinématique : c'est l'étude de mouvement des corps sans s'intéresser aux causes (forces) produisent
ces mouvements c'est-à-dire la généralisation de la notion de vitesse et de l'accélération.
• La dynamique : c'est l'étude des causes du mouvement c'est-à-dire la relation entre les forces et les
grandeurs cinématiques.
• L'énergétique : c'est la généralisation de la notion de l'énergie et la puissance.
[Link] 3 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
• Continue : la masse est distribuée de façon continue ce qui correspond à l'une des cas suivantes :
Distribution volumique Distribution surfacique
C
Distribution linéique
C'est un volume caractérisé C'est une surface caractérisée
par une grandeur appelée par une grandeur appelée masse C'est un l qu'on caractérise
O
masse volumique notée ρ. surfacique notée σ. Exemples par une grandeur appelée masse
Exemples : sphère, cylindre, : surface d'une sphère, surface linéique notée λ. La masse
parallélépipède...etc. La masse d'un cylindre, plan ...etc. La totale est alors :
D
totale est alors : masse est alors : ˆ
dm
¨ ¨ m= λ dl et λ =
dm dm dl
mtot = ρ dτ et λ = mtot = σ dS et λ =
A
dτ dS
On appelle centre de masse (ou centre d'inertie, centre de gravité, barycentre) le point G qui vérie
:
a) Pour les distributions discrètes :
−−→
−→ X mi OM i
OG = avec : O quelconque
i
mtot
Remarques :
• On rappelle qu'on a deux types de masse à savoir la masse inertielle qui quantie la résistance d'un corps
au mouvement et la masse gravitationnelle qui permet à un corps de sentir la force gravitationnelle.
• Si un solide possède un élément de symétrie (plan ou axe de symétrie ...etc), le centre de masse G appartient
à cet élément.
• Le référentiel barycentrique R∗ associée à un solide (S) est un référentiel lié à G et en translation par
[Link] 4 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
Considérons une sphérique de centre O, de rayon R et de masse m distribuée de façon homogène. On se
propose de déterminer son barycentre G. Par dénition, on a :
ˆ −−→
C
−→ OM
OG = dm
m
O
Pour une sphère homogène :
˚ ˚
4
dm = ρdτ alors m = ρ dτ = ρ dτ = ρ πR3
D
3
Donc :
3m
dm = dτ
A
4πR3
En coordonnées sphériques (r, θ, ϕ), on a :
−−→
OM = r→
−
er et dτ = r2 sin(θ)drdϕdθ
Donc : ˆ R ˆ π ˆ 2π
−→
OG = 3
r dr sin(θ) (cos(θ)→
−
e z + sin(θ) (cos(ϕ)→
−
e x + sin(ϕ)→
−
e y )) dϕdθ
0 0 0
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
ˆ π ˆ 2π ˆ π ˆ 2π
3 R4
−→
OG = sin(θ)cos(θ)dθ dϕ + sin(θ)dθ (cos(ϕ)→
−
e x + sin(ϕ)→
−
e y ) dϕ
4πR3 4 0 0 0 0
[Link] 5 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
πR2
dm = σdS avec : m= σdS = σS = σ R
4 O
C
Alors : X
4m
σ=
πR2
En coordonnée cylindrique on a :
O
−−→
OM = r→
−
er et dS = rdrdϕ
Alors :
D
ˆ R ˆ π
−→ 1 4m 2
OG = r→
−
e r rdrdϕ
m πR2 0 0
Le vecteur radiale de la base cylindrique dépend de ϕ, en eet :
A
→
−
e r = cos(ϕ)→
−
e x + sin(ϕ)→
−
ey
l'expression devient donc :
ˆ R ˆ π
−→ 4 2
OG = 2
r dr (cos(ϕ)→
−
e x + sin(ϕ)→
−
e y ) dϕ
πR2 0 0
[Link] 6 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
Le moment d'inertie est au mouvement de rotation l'analogue de la masse pour le mouvement de translation,
il reète la "résistance" qu'oppose un corps à sa mise en mouvement.
Remarques :
• On remarque que :
→
− −−→ 2 −−→ − −−→ → − − −−→ →
− −−→
= →−
u ∧ OM . →u ∧ OM = A . → A =→
−
u ∧ OM u ∧ OM avec : u ∧ OM
H
A . u ∧ OM = u . OM ∧ A = u . OM ∧ u ∧ OM
C
J∆ (S) = →
−
u . OM ∧ →−
u ∧ OM dm
(S)
O
J∆ (S) = →
−
u. OM ∧ →−
u ∧ OM dm
(S)
• Considérons maintenant un axe (∆0 ) parallèle à (∆) et passant par G. Le théorème de Huygens
D
classique s'écrit :
J∆ (S) = J∆0 (S) + md2
Exemples : Pour des corps homogènes
A
Solide Tige de longueur L Disque de rayon R Cylindre de rayon R et de hauteur h)
1 2 1
J∆ (S) mL2 mR2 mR2
3 3 2
3 Éléments cinétiques
Considérons un solide (S) de masse m, et dm un élément de masse autour d'un point M de solide. On note
R un référentiel.
Le champ des vitesses d'un solide est donc un tenseur, on l'appelle torseur cinématique qu'on note [V].
→
−
Ces éléments de réduction au point A sont Ω (S/R) et → −v (A ∈ (S)/R).
→
−
Le vecteur Ω (S/R) est le vecteur rotation instantané du référentiel lié au solide (c'est pas R∗ généralement)
par rapport au référentiel d'étude R.
[Link] 7 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
Remarques :
→
− →
−
• Pour un solide en translation dans R, on a Ω (S/R) = 0 . Le torseur cinématique est alors un couple
→
−
[→
−
v (A ∈ (S)/R), 0 ].
→
−
• Pour un solide en rotation autour d'un axe xe dans R, →−
v (A/R) = 0 quelque soit A de l'axe de rotation
− →
→ −
(∆). Or A ∈ (S) donc le torseur cinématique est un glisseur [ 0 , Ω (S/R)].
H
→
− →
− −→
v (B ∈ (S)/R) = →
−
v (A ∈ (S)/R) + Ω ∧ AB
En dérivant cette relation par rapport au temps, on obtient :
C
→
− −→
→
− →
− d Ω −→ → − dAB
a (B ∈ (S)/R) = a (A ∈ (S)/R) + ∧ AB + Ω ∧
dt dt
O
Ce qui correspond à :
→
−
→
− →
− d Ω −→ → − →− −→
D
a (B ∈ (S)/R) = a (A ∈ (S)/R) + ∧ AB + Ω ∧ Ω ∧ AB
dt
Remarques :
A
→
− →
− −→
• Le terme Ω ∧ Ω ∧ AB n'est pas nul généralement, donc le champ des accélérations d'un solide n'est pas
un torseur.
• Par dénition : ˆ
m→
−
a (G/R) = →
−
a (M ∈ (S)/R)dm
(S)
Or : −→ ˆ ˆ
→
− OG 1 d −−→ 1 →
− 1−
v (G/R) = = dm OM = v (M/R) dm = →v (G/R)
dt m dt m m
Alors pour tout solide (S), la quantité de mouvement est :
→
−
p ((S)/R) = m→
−
v (G/R)
[Link] 8 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
ˆ ˆ
→
− −−→ → −→ −−→
σ O ((S)/R) = OM ∧ −
v (M/R)dm = OA + AM ∧ →
−
v (M/R)dm
C
(S) (S)
O
−→ −−→ −→ −−→ →
→
−
σ O ((S)/R) = →
−
OA + AM ∧ v (M/R)dm = OA ∧ →
−
v (M/R)dm + AM ∧ −
v (M/R)dm
(S) (S) (S)
D
Or : ˆ ˆ
→
− −−→ →
v (M/R)dm = m→
−
v (G/R) et AM ∧ −
v (M/R)dm = →
−
σ A ((S)/R)
(S) (S)
A
Donc : −→
→
−
σ O ((S)/R) = →
−
σ A ((S)/R) + OA ∧ m→
−
v (G/R)
Cette écriture vérie la structure d'un torseur c'est le torseur cinématique qu'on note [C]. Ce torseur est
caractérisé par les éléments :
→
−
σ O ((S)/R) et →
−
p ((S)/R) = m→
−
v (G/R)
Remarques :
• En choisissant A ≡ G, on trouve le premier théorème de Koening :
→
− −→
σ O ((S)/R) = →
−
σ G ((S)/R) + OG ∧ m→
−
v (G/R)
ve est la vitesse d'entraînement (c.f : mécanique de point) qui s'écrit dans ce cas :
→
− →
− −−→ −
ve=→
−
v (G/R) + Ω (R∗ /R) ∧ GM = →
v (G/R)
Donc :
ˆ ˆ ˆ
→
− −−→ → −−→ → −−→ →
σ G ((S)/R) = GM ∧ −
v (M/R∗ )dm + GM ∧ −
v (G/R)dm = GM ∧ −
v (M/R∗ )dm
[Link] 9 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
´ −−→ →
−
Car d'après la dénition de G on a (S)
GM dm = 0 , d'où :
→
−
σ G ((S)/R) = →
−
σ G ((S)/R∗ )
Alors : ˆ
→
− −−→ →
− −−→
σ G ((S)/R∗ ) =
H
GM ∧ Ω ((S)/RG ) ∧ GM dm
C
σ∆ (S/R) = →
−
σ A (S/R).→
−
u
O
Cette grandeur est indépendante du point A choisi.
• Dans le cas d'un solide en rotation par rapport à l'axe de rotation ∆ xe dans R, passant par un
point A et de vecteur unitaire →
−
u , le moment cinétique est donné par :
D
→
− →
−
Ω ((S)/R) Ω ((S)/R)
σ∆ ((S)/R) = →
−
σ A ((S)/R).→
−
u avec : →
−
u = →− =
A
|| Ω ((S)/R)|| ω
En utilisant le moment d'inertie associé à ce solide par rapport à l'axe ∆ on remarque que :
ˆ ˆ
→
− −−→ →
− −−→ 2→
−
−−→
→− −−→
Ω (S/R). AM ∧ Ω (S/R) ∧ AM dm = ω u . AM ∧ u ∧ AM dm = ω 2 J∆ (S)
(S) (S)
Donc : →
−
σ∆ ((S)/R) = ω J∆ (S) et →
−
σ A ((S)/R) = J∆ (S) Ω ((S)/R)
• Dans d'une translation : −→
→
− →
−
σ O ((S)/R) = m OG ∧ v (G/R)
[Link] 10 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
Alors le moment dynamique vérie la structure d'un torseur. C'est ce qu'on appelle torseur dynamique
noté [D]. Les éléments de réduction d'un telle torseur est :
H
→
−
D O (S/R) et m→
−
a (G/R)
C
Remarques :
• le terme m→
−a (G/R) est appelée quantité d'accélération.
• On dénit aussi le moment dynamique par rapport à un axe (∆) (généralement l'axe de rotation) passant
O
par un point A et dont le vecteur directeur est →
−
u par :
→
−
D∆ (S/R) = D A (S/R).→
−
u
D
• On montre facilement le théorème de Koening du moment dynamique qui s'écrit :
A
→
− →
− −→
D A (S/R) = D A (S/R∗ ) + AG ∧ m→
−
a (G/R)
• A partir de théorème de Koening, on remplaçant R par R∗ on trouve que dans le référentiel barycentrique
le moment dynamique ne dépend pas du point A :
→
− →
−
D A (S/R∗ ) = D A (S/R∗ )
• Pour un point A quelconque, le moment cinétique du solide (S) par rapport à A dans R s'écrit :
ˆ
→
− −−→ →
σ A (S/R) = AM ∧ − v (M/R)dm
(S)
Alors : ˆ
d→
−
σ A (S/R) →
−
= (→
−
v (M/R) − →
−
v (A/R)) ∧ →
−
v (M/R)dm + D A (S/R)
dt (S)
Or : ˆ ˆ
→
−
v (A/R) ∧ →
−
v (M/R)dm = →
−
v (A/R) ∧ →
−
v (M/R)dm = →
−
v (A/R) ∧ →
−
v (G/R)
(S) (S)
[Link] 11 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
Alors :
d→
−
σ A (S/R) →−
= D A (S/R) − →
−
v (A/R) ∧ →
−
v (G/R)
dt
Cette relation se simplie de plus pour donner :
d→
−
σ A (S/R) →−
= D A (S/R)
dt
Dans quatre cas particuliers à savoir :
→
−
1) Le référentiel d'étude c'est le référentiel barycentrique R ≡ R∗ ce qui donne →
−v (G/R∗ ) = 0
→
−
H
2) Le point A est xe dans R ce qui signie que → −v (A/R) = 0 .
→
−
3) le point A est confondue avec le barycentre G ce qui donne → −
v (A/R) ∧ →−v (G/R) = 0 .
4) Le vecteur vitesse de A est celui de G sont parallèles à chaque instant.
C
Dans ces cas on a :
O
d→
−
σ A (S/R) →− d→
−p
˙ = [D]
[C] ⇐⇒ = D A (S/R) et = m→
−
a (G/R)
dt dt
D
3.6 Énergie cinétique
Par dénition, l'énergie cinétique d'un élément de masse dm centré sur un point M est :
A
1
dEc (S/R) = v 2 (M/R)dm
2
Alors l'énergie cinétique du solide (S) est donnée par :
ˆ ˆ
1 2
Ec (S)/R) = dEc (M/R) = v (M/R)dm
(S) (S) 2
Ce qui s'écrit :
ˆ ˆ ˆ
1→− 1− 2
Ec (S/R) = v 2 (M/R∗ )dm + →v (G/R) dm + →
−
v (G/R). →
−
v (M/R∗ )dm
(S) 2 2 (S) (S)
Or : ˆ ˆ −−→ ˆ
→
− dGM d −−→ →
−
v (M/R∗ )dm = dm = GM dm = 0
(S) (S) dt dt (S)
[Link] 12 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
Alors dans le cas d'une rotation autour d'un axe (∆) xe dans R, on a pour tout point A de solide et
appartenant à ∆ :
→
− →
− −−→ →− −−→
v (M/R) = →
−
C
v (A/R) + Ω (S/R) ∧ AM = Ω (S/R) ∧ AM
Donc l'énergie cinétique s'écrit :
ˆ ˆ
O
1 →
− −−→ 1→− −−→ →
→
− AM ∧ −
Ec (S/R) = v (M/R). Ω (S/R) ∧ AM dm = Ω (S/R). v (M/R) dm
2 (S) 2 (S)
Ce qui donne :
D
ˆ
1→− −−→ →
− −−→
Ec (S/R) = Ω (S/R). AM ∧ Ω (S/R) ∧ AM dm
2 (S)
A
On introduit le moment d'inertie par rapport à l'axe de rotation ∆ passant par A on obtenue :
1
Ec (S/R) = ω 2 J∆ (S)
2
• Dans le cas général, on montre que :
1 1
Ec (S/R) = J∆ (S) ω 2 + m v 2 (G/R)
2 2
4 Exemples d'application
[Link] 13 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
1) La tige tourne dans le plan perpendiculaire à l'axe ∆ alors on utilise le système de coordonnées cylindriques
(r, ϕ, z ). on aura alors pour tout point M de la tige :
−−→
OM = r→
−
er avec : 0≤r≤L
H
m
dm = λdl = λdr avec : λ=
L
C
Donc : ˆ L
L2
−→ 1 1 L−
OG = r→
−
e r dr = →
−
er= →er
O
L 0 L 2 2
Alors le centre de masse est au milieu de la tige.
2) Le moment d'inertie d'une tige de longueur L est :
D
1
J∆ = mL2
3
A
3) On a un solide en rotation autour d'un axe (∆) alors :
1 →
− 1
σ∆ = J∆ ω = mL2 ω donc : σ O ((S)/R) = mL2 ω →
−
ez
3 3
4) L'énergie cinétique dans le cas d'une rotation autour d'un axe xe est donnée par :
1 1
Ec ((S)/R) = J∆ ω 2 = mL2 ω 2
2 6
→
− −−→ L2 →
σ O ((S)/R) = OM 0 ∧ m→
−
v (M0 /R) = ω−
ez
4
Alors que l'énergie cinétique de M0 dans R est donnée par :
1 L2
Ec (M0 /R) = mv 2 (M0 /R) = mω 2
2 8
Les résultats trouvées ne sont pas en accord avec les résultats trouvés dans les questions précédents donc la
tige ne peut pas être considérée comme étant un point matériel.
[Link] 14 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
H
σ∆ (S/R). Déduire →
−
σ O (S/R) C
C
solide. X
O I
Réponses :
O
1) Par dénition, le centre de masse est :
ˆ −−→
−→ CM
D
CG = dm
m
Or la distribution est surfacique alors :
A
¨
2
dm = σdS avec : m= σdS = σS = σπa
Alors : ˆ −−→ ˆ a ˆ 2π ˆ a ˆ 2π
−→ CM 1 2→
− 1 2 →
−
CG = dm = 2 r e r drdϕ = 2 r dr e r dϕ
m πa 0 0 πa 0 0
Or le vecteur radiale de la base cylindrique dépend de ϕ alors :
ˆ 2π ˆ 2π
→
−
e r dϕ = (cos(ϕ)→
−
e x + sin(ϕ)→
−
e y ) dϕ
0 0
Alors : ˆ a ˆ 2π
−→ 1 2 →
− →
−
CG = 2 r dr e r dϕ = 0
πa 0 0
Donc le centre du disque C c'est le centre de masse.
[Link] 15 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 1. CINÉMATIQUE DU SOLIDE
3) On a une rotation autour de OZ est une translation selon OX donc le moment cinétique de solide par
rapport à O est donné par :
→
− −→ →
− −→
σ O ((S)/R) = →
−
σ C ((S)/R) + OG ∧ m→
−
v (G/R) = J∆ Ω ((S)/R) + OG ∧ m→
−
v (G/R)
Or :
H
→
− −→
Ω ((S)/R) = ω →
−
ez et OG = x→
−
e x + a→
−
ey ⇒ →
−
v (G/R) = ẋ→
−
ex
Donc le moment cinétique est :
C
→
− 1 1
σ O ((S)/R) = ma2 ω →
−
e z + maẋ→
−
e z = am (aω + ẋ) →
−
ez
2 2
O
4) De même, l'énergie cinétique du solide est :
1 1 1
D
Ec ((S)/R) = J∆ (S) ω 2 + mv 2 (G/R) = ma2 ω 2 + mẋ2
2 2 2
A
[Link] 16 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 2
O C H
Théorèmes généraux en dynamique
D
Une force est une modélisation d'une action mécanique exercée par un objet sur un autre. On dénit la force
→
− →
−
F appliquée sur un solide (S) en utilisant l'élément de force d F appliquée sur un petit volume de masse dm
centré sur un point M de solide. Ce qu'on écrit :
A
ˆ ˆ
→
− →
− →
−
F = dF = f (M ) dm
(S) (S)
→
− →
−
Telle que f (M ) est appelée densité massique de la force F .
Le moment d'une telle force par rapport à un point A quelconque est déni alors
ˆ ˆ
−
→ → − −−→ →
− −−→ →−
MA ( F ) = AM ∧ d F = AM ∧ f (M ) dm
(S) (S)
Remarques :
• Les forces se divisent en deux types :
a/ Forces localisées : s'appliquent en un point d'un objet ou sur un objet ponctuel. Par exemple un
→
−
l tire un objet avec une force T localisée au point d'accrochage.
b/ Forces réparties : s'appliquent sur un ensemble de points répartis sur une surface ou dans un
→
−
volume de l'objet. Par exemple le poids P est réparti dans tout le volume d'un objet.
→
−
• Le moment d'une force F par rapport à un axe (∆) passant par A et de vecteur directeur →−u est donné par
: →
− −
→ → −
M∆ ( F ) = →
−
u . MA ( F )
Cette grandeur ne dépend pas du point A choisi de l'axe.
• On remarque que le moment d'une force par rapport à un point A s'écrit :
ˆ ˆ ˆ
−
→ → − −−→ →
− −→ →
− −→ →
− −→ → − − → → −
MA ( F ) = AM ∧ d F = AB ∧ d F + AB ∧ d F = AB ∧ F + MB ( F )
(S) (S) (S)
17
CHAPITRE 2. DYNAMIQUE ET ÉNERGÉTIQUE DU SOLIDE
Le moment d'une force est alors un torseur appelé torseur des actions mécaniques.
→
−
• Un couple de force est une action dont la résultante des forces est nulle et dont le moment résultant Γ
est non nul et indépendant du point où on le calcule :
ˆ ˆ
→
− −−→ →
− →
− →
− →
−
Γ = AM ∧ d F et F = dF = 0
(S) (S)
Exemples :
• Le poids est une force répartie sur le volume de solide, son moment par rapport à un point A est :
ˆ ˆ ˆ
H
−→ → − −−→ →
− −−→ → − −−→ −→ − −→
MA ( P ) = AM ∧ d P = AM ∧ g dm = AM dm ∧ → −g = mAG ∧ → g = AG ∧ m→ −g
(S) (S) (S)
C
Donc le poids peut être modélisé par une force localisée en G.
O
Considérons un solide (S) indéformable de masse m et de centre de masse G en mouvement par rapport à un
référentiel R galiléen. Soit dm un élément de solide centré sur un point M . Cette élément est soumis à un
D
ensemble de forces dont la résultante s'écrit :
→
− →
− →
−
d F tot = Σ d F ext + Σ d F int
A
En appliquant le principe fondamental sur cet élément dm, on écrit :
→
− →
− →
−
dm→
−
a (M/R = d F tot = Σ d F ext + Σ d F int
Pour retrouver la forme de ce principe pour un solide, on intègre cette relation sur tout le solide ce qui donne
: ˆ ˆ ˆ
→
− →
−
dm→
−
a (M/R = Σ d F ext + Σ d F int
(S) (S) (S)
→
−
Telle que Σ d F int est la somme des forces intérieurs c'est-à-dire les forces appliquées par les autres parties de
solide. Lorsqu'on somme ces forces sur tout le solide (indéformable), la résultante obtenue est nulle selon
le principe de l'action réciproque. Ce qu'on écrit :
ˆ
→
− →
− →
−
Σ F int = Σ d F int = 0
(S)
D'autre part : ˆ
dm→
−
a (M/R = m→
−
a (G/R)
(S)
Remarques :
• Ce théorème est appelée aussi théorème des quantités de mouvement, théorème de centre de masse (centre
d'inertie/centre de gravité).
−→
• Pour un solide isolé ou pseudo-isolé, le solide possède un mouvement rectiligne uniforme (→
−
v (G/R) = cte)
alors le référentiel barycentrique est galiléen.
[Link] 18 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 2. DYNAMIQUE ET ÉNERGÉTIQUE DU SOLIDE
• Dans le cas d'un référentiel R0 non galiléen, il sut d'ajouter les forces d'inerties dont l'expression est :
ˆ ˆ
→
− →
− →
− →
−
F ie = − a e (M ) dm et F ic = − a c (M ) dm
(S) (S)
H
→
−
→
− →
− 0 d Ω (R0 /R) −− → → − →
− −−→
a e (M ) = a (O /R) + ∧ O0 M + Ω (R0 /R) ∧ Ω (R0 /R) ∧ O0 M
dt
C
Alors que l'accélération de Coriolis est :
→
− →
−
a c (M ) = 2 Ω (R0 /R) ∧ →
−
v (M/R0 )
O
1.3 Théorème de moment cinétique
On rappelle que le moment dynamique d'un solide indéformable (S) par rapport à un point A est dénit par:
D
ˆ
→
− −−→ →
D A (S/R) = AM ∧ −
a (M/R)dm
A
(S)
[Link] 19 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 2. DYNAMIQUE ET ÉNERGÉTIQUE DU SOLIDE
• Pour un axe (∆) xe dans R passant par un point A et dont le vecteur directeur →
−
u, le théorème de
moment cinétique s'écrit :
dσ∆ (S/R) →
−
+ (→
−
v (A/R) ∧ →
−
v (G/R)) .→
−
u = Σ M∆ ( F ext )
dt
• Dans le référentiel barycentrique R∗ , on a :
d→
−
σ A (S/R) −
→ → − dσ∆ (S/R) →
−
= Σ MA ( F ext ) et = Σ M∆ ( F ext )
dt dt
H
2 Étude énergétique d'un solide
C
→
−
On dénit la puissance d'une force F appliquée sur un solide (S) par :
ˆ ˆ
O
→
− →
− →
− →
− →
−
P( F ) = v (M/R).d F = v (M/R). f (M ) dm
(S) (S)
D
Or pour un point A de (S), on a :
→
− →
− −−→
v (M/R) = →
−
v (A/R) + Ω ((S)/R) ∧ AM
A
On remplace dans la puissance ce qui donne :
ˆ ˆ
→
− →
− →
− →
− −−→ →
−
P( F ) = v (A/R). f (M ) dm + Ω ((S)/R) ∧ AM . f (M ) dm
(S) (S)
Donc : ˆ −−→ →
→
− →
− →
− −
P( F ) = →
−
v (A/R). F + Ω ((S)/R). AM ∧ f (M ) dm
(S)
[Link] 20 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 2. DYNAMIQUE ET ÉNERGÉTIQUE DU SOLIDE
H
= v (M/R) = P( F ext )
dt (S)
C
dEc ((S)/R) →
−
= P( F ext )
dt
O
Remarques :
• Dans le cas d'un référentiel R0 non galiléen :
D
dEc ((S)/R) →
− →
− →
−
= P( F ext ) + P( F ie ) + P( F ic )
dt
telle que :
A
ˆ ˆ
→
− →
− →
−
P( F ie ) = − v (M/R0 ).→
−
a e dm et P( F ic ) = − →
−
v (M/R0 ).→
−
a c dm = 0
(S) (S)
→
−
A tout force conservative, on associe une énergie potentielle Ep ( F ) dénie par :
ˆ
→
− − −−−→
→ →
−
Ep ( F ) = − F .dOM = −δW ( F )
L'énergie potentielle d'un solide (S) soumis à un ensemble de forces conservatives est la somme des énergies
potentielles associées à ces forces. X →
−
Ep (S) = Ep,i ( F c )
i
[Link] 21 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 2. DYNAMIQUE ET ÉNERGÉTIQUE DU SOLIDE
Considérons un solide (S) de masse m en mouvement dans un référentiel R galiléen sous l'eet d'un ensemble
→
−
de forces extérieurs Σ F ext . Ces forces se divisent en deux types à savoir des forces conservatives et d'autres
non conservatives : →
− →
− →
−
Σ F ext = Σ F c + Σ F nc
Le théorème d'énergie cinétique s'écrit pour ce solide dans R :
H
dEc ((S)/R) →
− →
− →
−
= P(Σ F ext ) = P(Σ F c ) + P(Σ F nc )
dt
C
Or l'énergie potentielle est par dénition :
→
−
X →
− →
− dEp δW (Σ F c ) →
−
Ep (S) = Ep,i ( F c ) = −ΣδW ( F c ) ⇒ =− = −P(Σ F c )
O
i
dt dt
D
dEm ((S)/R) →
−
= P(Σ F nc )
dt
A
Remarques :
→
−
• On dit qu'un solide est conservatif si P(Σ F nc ) ce qui donne Em ((S)/R) = cte.
• L'équation Em = cte est appelée intégrale première de mouvement (ou d'énergie).
• Dans un référentiel non galiléen R0 , on ajoute la puissance des forces d'inertie. Sachant que la force
d'inertie de Coriolis ne travail pas c'est-à-dire que :
→
−
P(Σ F ic ) = 0
[Link] 22 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 3
1 Présentation
O C H
1.1 Classication de liaisons
D
Le mouvement d'un solide quelconque peut être décomposer en une association de six mouvements à savoir
trois translations et trois rotations, on dit alors que le solide possède généralement six degré de liberté.
Lorsqu'on ce solide rencontre un autre solide. On dit qu'on a un contact entre les deux. Ce contact peut être
A
ponctuel (le contact se fait dans un ensemble de points séparés) ou linéique (le contact se fait sur un segment)
ou surfacique (le contact se fait sur une surface).
Un tel contact diminue - dans le cas général - le nombre de degré de liberté de solide. On dit qu'on a une
liaison entre les deux solides. On distingue entre deux types de liaisons :
• Liaison unilatérale : c'est une liaison dont le contact entre les deux solides n'est pas nécessairement
maintenu pendant le mouvement. Exemple: voiture sur la route.
• Liaison bilatérale : c'est un type de liaison dans lequel le contact est maintenu le long de mouvement.
On trouve plusieurs types de liaisons bilatérales (voir cours SI ), on s'intéresse ici à deux types à savoir :
Liaison pivot : (ou cylindrique) c'est une liaison qui rend xe un ensemble de point donc un axe (∆)
du solide. Dans ce cas, le solide possède un seul degré de liberté c'est la rotation autour de l'axe.
Liaison rotule : (ou sphérique c'est une liaison dont un point O de contact est xé. Ceci ne permet
pas au solide de faire des translations mais seulement des rotations autour de point O.
23
CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
H
De même la vitesse de glissement de (S2 ) sur (S1 ) est dénie par :
C
→
−
v g ((S2 )/(S1 )) = →
−
v (I2 /(S1 ))
O
→
−
v g ((S1 )/(S2 )) = →
−
v (I1 /R) − →
−
v (I2 /R) = −→
−
v g ((S2 )/(S1 ))
D
→
−
v g ((S1 )/(S2 )) = →
−
v (I1 /(S2 )) = →
−
v (I1 /R2 )
A
Or d'après la loi de décomposition des vitesses (vue en mécanique de point) on a :
→
−
v (I1 /R) = →
−
v (I1 /R2 ) + →
−
v e (I1 ) ⇒ →
−
v (I1 /R2 ) = →
−
v (I1 /R) − →
−
v e (I1 )
Avec : →
− −−→
→
−
v e (I1 ) = →
−
v (O2 /R) + Ω (R2 /R) ∧ O2 I1
O2 est le centre de référentiel R2 et donc il appartient au solide (S2 ) donc :
→
− →
− −−→
v (O2 /R) = →
−
v (I2 /R) + Ω (R2 /R) ∧ I2 O2
C'est la deuxième relation qui permet de calculer la vitesse de glissement de solide (S1 ) par rapport à (S2 ).
Remarques :
La vitesse de glissement ne dépend pas de référentiel R.
La vitesse de glissement appartient au plan tangent aux deux solides en I .
→
−
si →
−
v g = 0 on dit que le mouvement est sans glissement.
[Link] 24 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
2 Lois de Coulomb
2.1 Généralités
Considérons un solide (S) au repos sur une table par exemple. On distingue entre trois types de frottements
entre le solide et la table :
• Frottement de glissement : c'est la réaction de la surface de la table au mouvement de translation de
solide (S).
• Frottement de pivotement : c'est la résistance d'un solide (ici la table) à la rotation de solide (S)
autour d'un axe perpendiculaire au plan de contact.
H
• Frottement de roulement : c'est la résistance d'un solide (ici la table) à la rotation de solide (S) autour
d'un axe parallèle au plan de contact.
C
ω
O
→
−
F (S)
ω
A D
Frottement de glissement Frottement de pivotement Frottement de roulement
[Link] 25 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
Ces remarques expérimentales permet de déduire les lois de Coulomb qui s'écrivent :
1/ Cas d'un frottement statique : c'est la cas d'un solide au repos par rapport à l'autre solide c'est-à-dire
→
− →
−
v g ((S1 )/(S2 )) = 0 , on a :
→
− →
− → − →
− →
−
R = T + N avec : || T || ≤ fs || N ||
fs (ou µs ) est le coecient de frottement statique (ou coecient d'adhérence).
→
−
2/ Cas d'un frottement dynamique : ce qui signie que → −v g ((S1 )/(S2 )) 6= 0 . On a :
→
− →
− → − →
− →
−
R = T + N avec : || T || = fd || N ||
H
fd (ou µd ) est le coecient de frottement dynamique.
Remarques :
C
• fs est un coecient sans unité qui dépend de l'état de la surface mais ne dépend pas de l'aire de la surface
→
−
de contact ni de || N ||.
• fd est aussi un coecient sans unité qui est généralement inférieur de coecient fs .
O
• Généralement fd − fs << fs alors on peut considérer qu'on pratique fs ' fd qu'on note généralement f .
• Ordres de grandeur :
D
Contact Acier-Acier Bois - Bois Garniture frein - Acier Caoutchouc - Bitume
f 0, 2 0, 3 0, 45 0, 6
A
• Les lois de Coulomb fournit un modèle simple pour décrire les phénomènes de glissement et d'adhérence
mais dans la plupart des cas, il faut tenir compte de nombreux autres paramètres pour obtenir un modèle
acceptable.
→
−
• Géométriquement, la réaction R est situé à l'intérieur d'un cône de révolution, l'axe normale en I au plan
de tangent aux deux solides, de sommet I et de demi-angle ϕs = arctan(fs ) ' arctan(f ); ce cône est appelée
cône de frottement.
(S1 )
En eet la loi de Coulomb pour les frottements statiques
s'écrit :
ϕs
→
−
→
− →
− || T ||
|| T || ≤ fs || N || ⇒ − ≤ fs = tan(ϕs )
→
|| N || I
→
−
Donc le vecteur R appartient toujours à l'intérieur du cône.
Cône de frottement
[Link] 26 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
La puissance de cette force appliquée par (S2 ) sur (S1 ) par rapport à un référentiel R s'écrit :
→
− →
− →
− −
→ → −
P1 = P( R 2/1 /R) = → −
v (I1 /R). R 2/1 + Ω ((S1 )/R).MI1 ( R 2/1 )
→
−
Or le point d'application de la force R 2/1 est I1 donc :
−
→ → − −−→ → − →
−
MI1 ( R 2/1 ) = I1 I1 ∧ R 2/1 = 0
Donc : →
− →
−
P1 = P( R 2/1 /R) = →
−
v (I1 /R). R 2/1
De même, la puissance de cette force appliquée par (S1 ) sur (S2 ) par rapport à un référentiel R s'écrit :
H
→
− →
−
P2 = P( R 1/2 /R) = →
−
v (I2 /R). R 1/2
La puissance totale des actions de contact entre les deux solides est alors :
C
→
− →
−
Ptot = P1 + P2 = → −
v (I1 /R). R 2/1 + →
−
v (I2 /R). R 1/2
→
− →
−
Or d'après la loi d'action et de réaction (troisième loi de Newton) R 1/2 = − R 2/1 et la dénition de la vitesse
O
de glissement de est (S ) sur (S ) est →
1 2
−v ((S )/(S )) = →
g 1 2
−v (I /R) − →
1
−v (I /R) alors la puissance totale des
2
actions de contact entre les deux solides est :
→
− →
−
D
Ptot = →
−
v g ((S1 )/(S2 )). R 2/1 = →
−
v g ((S2 )/(S1 )). R 1/2
Ce qu'on peut simplier en utilisant le faite que la vitesse de glissement est perpendiculaire à la composante
→
−
normale N écrire sous la forme :
A
→
− →
−
Ptot = →
−
v g ((S1 )/(S2 )). T 2/1 = →
−
v g ((S2 )/(S1 )). T 1/2
Remarques :
• La vitesse de glissement est toujours opposée à la composante tangentielle donc la puissance totale des
actions de contact est toujours négative (Ptot ≤ 0) ce qui signie que les forces de contact sont toujours
dissipatives (transforme l'énergie mécanique en énergie thermique).
→
−
• En absence de glissement →−v g ((S1 )/(S2 )) = 0 la puissance dissipée est nulle même si les forces de frottements
existent.
• Cette relation est valable seulement pour un contact ponctuel.
• Une liaison est dite parfaite, ou sans frottement, si la puissance totale des forces des actions mécaniques
de contact est nulle au cours du mouvement de S1 et S2 . Pour un point A de (S1 )
→
− →
− −
→ → −
Pcontact = →
−
v (A/(S2 )). R 2/1 + Ω ((S1 )/(S2 )).MA ( R 2/1 ) = 0
[Link] 27 / 30 [Link]@[Link]
CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
H
X
→
−
Calculons le vecteur instantané de rotation Ω ((S)/R) qui peut être déduit à partir de la relation :
−→ →
C
→
− →
− −→ →
− OG ∧ −
v (G/R)
v (G/R) = →
−
v (O/R) + Ω ((S)/R) ∧ OG ⇒ Ω ((S)/R) = 2
= θ̇→
−
ez
OG
Alors l'accélération est :
O
→
−
a (G/R) = −Lθ̇2 cos(θ)→
−
e x − Lθ̇2 sin(θ)→
−
e y − Lθ̈ sin(θ)→
−
e x + Lθ̈ cos(θ)→
−
ey
D
Qu'on peut écrire sous la forme :
→
−
a (G/R) = − Lθ̇2 cos(θ) + Lθ̈ sin(θ) →−
e x + Lθ̈ cos(θ) − Lθ̇2 sin(θ) →−
ey
A
Donc les propriétés cinétiques d'un tel solide s'écrivent :
→
− →
−
σ O ((S)/R) = Joz Ω ((S)/R) = Joz θ̇→
−
ez
1 → − 1
Ec ((S)/R) = Joz Ω 2 ((S)/R) = Joz θ̇2
2 2
Donc d'après le théorème de moment cinétique appliquée sur (S) dans R on écrit :
→
−
σ O ((S)/R) −→ → − −
→ → −
= MO ( R ) + MO ( P ) ⇒ Joz θ̈ + mgL sin(θ) = 0
dt
C'est l'équation diérentielle de mouvement de pendule pesant.
• Théorème de l'énergie cinétique : la liaison est parfaite donc :
→
−
Pcontact = P( R ) = 0
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CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
H
ˆ ˆ
− −−−→
→
Ep = − P .dOM = − mgdx = −mgx + cte = −mgL cos(θ) + cte
C
On peut choisir le constante en xant un état de référentiel (par exemple Ep (θ = 0) = 0). L'énergie mécanique
de solide est alors :
1
O
Em = Joz θ̇2 + mgL(1 − cos(θ))
2
Le système est conservative donc le théorème d'énergie mécanique s'écrit :
D
dEm
=0 ⇒ Joz θ̈ + mgL sin(θ) = 0 car θ̇ 6= 0
dt
On trouve alors la même équation diérentielle.
A
3.4 Portrait de phase
L'équation diérentielle de mouvement de ce pendule pesant est alors :
mgL
θ̈ + sin(θ) = 0
Joz
C'est l'équation d'un oscillateur non linéaire qui devient un oscillateur harmonique dans le cas des petites
oscillations (sin(θ) ' θ) :
mgL θ
θ̈ + θ=0
Joz
La solution d'une telle équation s'écrit :
θ(t) = A cos(ω0 t + ϕ) t
r
2π mgL
telle que ω0 = = est la pulsation propre de
T0 Joz
système, A l'amplitude des oscillations et ϕ la phase à
l'origine qu'on détermine en utilisant les conditions initiales.
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CHAPITRE 3. CONTACT DE DEUX SOLIDES
θ̇
C H
Dans le cas général (sin(θ) 6= θ), on peut tracer le portrait de phase en utilisant la conservation d'énergie
mécanique :
1
Em = Joz θ̇2 + mgL(1 − cos(θ)) = cte = E0
O
2
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
1
D
Joz θ̇2 = (E0 − mgL) + mgL cos(θ)
2
On alors trois cas :
a) E0 < 0 on peut pas avoir un mouvement dans ce cas car (E0 − mgL) + mgL cos(θ) < 0.
A
b) 0 < E0 < 2mgL on aura un mouvement periodique autour de la position d'équilibre on parle d'un
mouvement pendulaire (Courbe 1). le cas la courbe 2 c'est la courbe séparatrice correspondant à E0 =
2mgL.
c) E0 > 2mgL dans ce cas on aura une rotation periodique c'est ce qu'on appelle mouvement révolutif. Il
est caractérisé par l'absence de limitation en θ et une vitesse θ̇ non nulle (courbe 3).
θ̇ 1
3 2
En eectuant un développement limité, on peut montrer que la période des oscillations de ce pendule s'écrit :
θ02
1 2 θ0
T = T0 1 + sin ( ) ' T0 1 + + ...
4 2 16
θ0 est la position initiale de pendule, alors la période dépend de la position initiale donc il n'y a plus
isochronisme des oscillations.
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