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Cours - Second Degré

second degré - première spécialité mathématiques

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Marouane Mahrouf
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Le second degré

I Fonctions polynômes du second degré


1) Forme développée (ou réduite)

DÉFINITION
Soit f une fonction définie sur R.
On dit que f est une fonction polynôme du second degré, ou fonction trinôme du second degré, si
et seulement si il existe des réels a, b et c, avec a ≠ 0, tels que pour tout réel x :

f (x) = ax2 + bx + c

Cette forme est appelée la forme développée (ou réduite) de f (x).

REMARQUE
La forme développée d’une fonction polynôme du second degré est unique.

VOCABULAIRE
● f est une fonction et f (x) est un réel (c’est l’image de x par la fonction f ). Ainsi, les phrases « f (x)
est une fonction du second degré » ou « f = ax2 + bx + c » sont fausses.
● Si a, b et c sont des réels, avec a ≠ 0, alors f ∶ x ↦ ax2 + bx + c est une fonction polynôme du second
degré et f (x) = ax2 + bx + c est un polynôme du second degré.

EXEMPLES
● f ∶ x ↦ −3x2 + 5x − 1.
● g ∶ x ↦ 2(5 − x)(4x + 3). (Attention, ce n’est pas la forme développée de g ici)
● h ∶ x ↦ 5x2 + 2.

CONTRE-EXEMPLES
● f ∶ x ↦ 2x + 1 (Fonction polynôme du premier degré)
● g ∶ x ↦ 3x3 (Fonction polynôme du troisième degré)
1
● h ∶ x ↦ 5x2 + (Fonction rationnelle)
x

2) Forme canonique

PROPRIÉTÉ & DÉFINITION


Soit f une fonction polynôme du second degré définie sur R par f (x) = ax2 + bx + c, avec a, b et c des
réels et a ≠ 0. Alors pour tout réel x :
b
f (x) = a(x − α)2 + β, avec α = − et β = f (α)
2a
Cette écriture est appelée la forme canonique de f .

Ex 1 : Déterminer la forme canonique de 3x2 + 6x + 1.


Ex 2 : Déterminer la forme canonique de −4x2 + 5x − 2.

1
Généralisons le procédé pour tout polynôme du second degré :

DÉMONSTRATION
Soit f (x) = ax2 + bx + c un polynôme du second degré avec a, b et c des réels et a ≠ 0.
Pour tout réel x, on a :
f (x) = ax2 + bx + c
b c
f (x) = a (x2 + x + ) (car a ≠ 0)
a a
b 2 b 2 c
f (x) = a [(x + ) − ( ) + ]
2a 2a a
b 2 b2 − 4ac
f (x) = a [(x + ) − ]
2a 4a2
b b2 − 4ac
f (x) = a(x − α)2 + β, avec α = − et β = −
2a 4a
(On vérifie facilement par le calcul que f (α) = β)

EXEMPLE
Déterminer la forme canonique des fonctions f ∶ x ↦ 3x2 − 6x + 1 et g ∶ x ↦ −2x2 + 5x + 3.

3) Variations et courbe représentative

PROPRIÉTÉ
Soit f une fonction polynôme du second degré dont la forme canonique est f (x) = a(x − α)2 + β, avec
a, α et β des réels et a ≠ 0. Alors son tableau de variation est :

Si a > 0 Si a < 0

x −∞ α +∞ x −∞ α +∞

β
f f
β

Représentation graphique :
Dans un repère (O;⃗ı, ⃗) du plan, la courbe représentative d’une fonction polynôme du second degré de la forme
x ↦ a(x − α)2 + β (a, α et β réels et a ≠ 0), est une parabole de sommet le point S(α ; β), et qui admet pour axe
de symétrique la droite d’équation x = α.

2
II Équations du second degré
1) Définition

DÉFINITION
On appelle équation du second degré toute équation de la forme ax2 + bx + c = 0 avec a, b et c des
réels tels que a ≠ 0.

2) Premiers exemples
On sait déjà résoudre certaines équations du second degré : toutes celles n’ayant que deux termes par exemple, ou
celles dont le polynôme du second degré est déjà factorisé.
Ex 1 : x2 = 3 (b = 0)
Ex 2 : 4x2 − 2x = 0 (c = 0)
Ex 3 : −5x2 = 0 (b = 0 et c = 0)
Ex 4 : (x − 3)(x + 1) = 0 (forme factorisée)
Ex 5 : (3x + 2)2 = 0 (carré nul)
Ex 6 : x2 + 5 = 0 (pas de solution)
Ex 7 : (4 − 5x)2 + 3 = 0 (idem, pas besoin de développer !)
Ex 8 : x2 − 2x + 1 = 0 (identité remarquable)

Ex 9 : −2x2 + x + 1 = 0
Ici, le membre de droite est nul et le membre de gauche est constitué de trois termes, sans facteur commun ni
reconnaissance d’une identité remarquable. Comment résoudre cette équation ? En utilisant (pour le moment !) la
forme canonique :
1 2 9 1
−2x2 + x + 1 = 0 ⇔ ... ⇔ −2 (x − ) + = 0 ⇔ ... ⇔ x = 1 ou x = −
4 8 2
En passant par la forme canonique, on a réussi à factoriser le membre de gauche pour résoudre l’équation.
Généralisons ce procédé :

DÉMONSTRATION
D’après la forme canonique vue au I 3, l’équation ax2 + bx + c = 0 est équivalente à l’équation
b 2 b2 − 4ac
a [(x + ) − ] = 0.
2a 4a2
Posons ∆ = b2 − 4ac.
b 2 ∆ b 2 ∆
Or a ≠ 0 donc l’équation se ramène à (x + ) − 2 = 0, soit (x + ) = .
2a 4a 2a (2a)2

● Si ∆ < 0, alors < 0 donc l’équation n’a pas de solution dans R.
(2a)2
b 2 b
● Si ∆ = 0, alors l’équation se ramène à (x + ) = 0 d’où x = − .
2a 2a
√ 2
∆ ∆
● Si ∆ > 0, alors 2
= ( ) et l’équation se ramène à :
√ (2a) 2a √
b ∆ b ∆
[(x + ) − ] [(x + ) + ] = 0.
2a 2a 2a 2a
√ √ √ √
b ∆ b ∆ −b − ∆ −b + ∆
Ainsi, x + =− ou x + = , donc l’équation a deux solutions : et .
2a 2a 2a 2a 2a 2a

3
3) Discriminant et énoncé du théorème

DÉFINITION
Soit ax2 + bx + c un polynôme du second degré défini sur R, avec a, b et c des réels et a ≠ 0.
Le réel b2 − 4ac, noté ∆, est appelé le discriminant du polynôme ax2 + bx + c

THÉORÈME
Soit a, b et c des réels, avec a ≠ 0, et ∆ le réel défini par ∆ = b2 − 4ac.
Soit (E) l’équation ax2 + bx + c = 0.
● Si ∆ < 0, alors (E) n’a pas de solution réelle.
b
● Si ∆ = 0, alors (E) admet une unique solution réelle x0 = − . On dit que cette solution est double.
2a
√ √
−b − ∆ −b + ∆
● Si ∆ > 0, alors (E) admet deux solutions réelles : x1 = et x2 = .
2a 2a

REMARQUE
Les solutions, lorsqu’elles existent, sont les abscisses des points d’intersection de la courbe représentative
de la fonction x ↦ ax2 + bx + c et de l’axe des abscisses.

VOCABULAIRE
Les solutions de l’équation ax2 + bx + c = 0 sont les racines du polynôme ax2 + bx + c.
Attention à ne pas confondre ces deux mots de vocabulaire !

4) Exemples rédigés
Ex 1 (cas où ∆ > 0) : Résoudre dans R l’équation −2x2 + x + 1 = 0
Ex 2 (cas où ∆ < 0) : Résoudre dans R l’équation 3x2 − 7x + 5 = 0
Ex 3 (cas où ∆ = 0) : Résoudre dans R l’équation −x2 − 8x − 16 = 0

REMARQUE
Lorsque l’on obtient ∆ = 0, cela signifie que l’on est passé à côté d’une identité remarquable (le vérifier
avec l’Ex 3).

5) Discriminant et forme factorisée

PROPRIÉTÉ
Soit ax2 + bx + c un trinôme du second degré, avec a, b et c des réels tels que a ≠ 0, et soit ∆ = b2 − 4ac
son discriminant.
● Si ∆ > 0, alors ax2 + bx + c = a(x − x1 )(x − x2 ), où x1 et x2 sont les racines du trinôme.
● Si ∆ = 0, alors ax2 + bx + c = a(x − x0 )2 , où x0 est la racine double du trinôme.
● Si ∆ < 0, alors ax2 + bx + c n’est pas factorisable dans R.

DÉMONSTRATION
● Si ∆ < 0 : admis.
● Si ∆ = 0, c’est évident à partir de la forme canonique.
● Si ∆ > 0, il faut développer a(x − x1 )(x − x2 ). (A faire en exercice)

4
1ère SPÉCIALITÉ MATHÉMATIQUES 01 − POLYNÔMES DU SECOND DEGRÉ

6) Somme et produit des racines

THÉORÈME
Soit P (x) = ax2 + bx + c un polynôme du second degré défini sur R, avec a, b et c des réels et a ≠ 0.
Si P (x) admet deux racines x1 et x2 (éventuellement égales), alors on a :
b c
x1 + x2 = − et x1 x2 =
a a

DÉMONSTRATION
Si x1 et x2 sont les racines de P (x), alors pour tout réel x, on a P (x) = a(x − x1 )(x − x2 ).
Donc P (x) = a(x2 − xx2 − xx1 + x1 x2 ) = ax2 − a(x1 + x2 )x + ax1 x2 .
Or pour tout réel x, on a aussi P (x) = ax2 + bx + c.
La forme développée d’un polynôme étant unique, par identification, on a donc : b = −a(x1 + x2 ) et
b c
c = ax1 x2 . Soit x1 + x2 = − et x1 x2 = (a ≠ 0).
a a

L’un des objectifs de ce chapitre sera de déterminer les racines d’un polynôme du second degré donné sous forme
développée. Autrement dit, savoir passer de la forme développée à la forme factorisée, ou encore savoir résoudre
une équation dite du second degré. C’est ce que nous allons voir dans la suite. Pour cela, nous allons introduire
une troisième forme possible d’un polynôme du second degré, la forme canonique.

III Signe d’un trinôme et inéquations du second degré


1) Conjecture graphique
Faire au tableau les trois configurations possibles si a > 0 puis si a < 0. et conjecturer oralement.

2) Énoncé du théorème

THÉORÈME
Soit ax2 + bx + c un trinôme du second degré avec a, b et c des réels et a ≠ 0.
Alors le trinôme ax2 + bx + c est toujours du signe de a, sauf entre ses racines lorsqu’elles existent.
En particulier, lorsque ∆ < 0, le trinôme est de signe constant (celui de a).

DÉMONSTRATION
● Cas où ∆ < 0 :
b 2 ∆
A l’aide de la forme canonique, ax2 + bx + c = a [(x + ) − 2 ].
2a 4a
Or ∆ est négatif, donc l’expression entre crochets est strictement positive, donc le signe de ax2 + bx + c
est celui de a, pour tout réel x.

● Cas où ∆ = 0 :
b 2 b 2
Alors ax2 + bx + c = a (x + ) et pour tout réel x, (x + ) ⩾ 0.
2a 2a
b
Donc ax2 + bx + c est du signe de a pour tout réel x et s’annule en − .
2a

5
● Cas où ∆ > 0 :
A l’aide de la forme factorisée, ax2 + bx + c = a(x − x1 )(x − x2 ), où x1 et x2 sont les racines du trinôme.
A l’aide d’un tableau de signe, en supposant que x1 < x2 :

x −∞ x1 x2 +∞

x − x1 − 0 + +

x − x2 − − 0 +

(x − x1 )(x − x2 ) + 0 − 0 +

ax2 + bx + c signe de a 0 signe de − a 0 signe de a

EXEMPLES
● Déterminer le signe du polynôme P (x) = 4x2 − 5x + 7 sur R.
● Déterminer le signe du polynôme Q(x) = −x2 + 6x + 7 sur R.

3) Inéquations du second degré


Soient a, b et c des réels avec a ≠ 0.
Une inéquation du second degré à une inconnue x est une inéquation qui peut s’écrire sous l’une des formes sui-
vantes : ax2 + bx + c > 0, ax2 + bx + c ⩾ 0, ax2 + bx + c < 0 ou ax2 + bx + c ⩽ 0.
Pour résoudre une telle inéquation, on étudie le signe du trinôme ax2 + bx + c.

EXEMPLE
Résoudre dans R l’inéquation x2 − 4x + 1 ⩽ 0.

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