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LEÇON 4 :

LES MARCHES
L’étude détaillée des marchés relève essentiellement du domaine de la
législation et de l’exploitation des chantiers, il semble cependant utile de traiter
très succinctement ce sujet, puisque l’étude des marchés fait partie des attributions
du métreur.
IV-1- DEFINITION
Le marché des travaux est un contrat par lequel l’entrepreneur s’engage à
exécuter un travail pour le compte du maitre d’ouvrage, ce dernier s’engage à son
tour à payer à l’entrepreneur le montant des travaux selon des bases de prix fixés
à l’avance.
IV-2- MODE DE PASSATION DES MARCHES
Il existe trois manières de passer des marchés :
IV-2-1- Marché de gré à gré
Le marché de gré à gré est basé sur l’entente directe entre le maitre
d’ouvrage et l’entrepreneur, il est de règle pour les travaux particuliers. Il est par
contre tout à fait exceptionnel en ce qui concerne les travaux qui relève du
domaine public.
IV-2-2- Marché par adjudication
Dans le marché par adjudication, le maitre d’ouvrage au lieu de traiter avec
un seul entrepreneur, décide d’en mettre plusieurs en concurrence pour confier les
travaux à celui qui fera les propositions les plus avantageuses.
Les entrepreneurs appelés à participer à l’adjudication prennent
connaissance du dossier au cabinet de l’architecte.
Chaque entrepreneur détermine ses prix et présente ses propositions sous
enveloppe cachetée.
Au jour et heure fixés pour l’adjudication, les enveloppes sont ouvertes et
l’entrepreneur dont les propositions sont les plus intéressantes est déclaré
adjudicataire.
IV-2-3- Marché par appel d’offre ou par voie de concours
Le marché par appel d’offre ou par voie de concours est surtout réservé à
des travaux publics devant satisfaire des caractéristiques artistiques ou
scientifiques ou encore à des travaux qui présentent des difficultés de réalisation.
Ces marchés peuvent être ouvert ou restreint :
 Ouvert : lorsque la concurrence est illimitée
 Restreint : lorsque la concurrence est limitée aux entreprises présentant
des garanties suffisantes sur le plan humain, technique, matériel et
financier.
NB : ces marchés peuvent être nationaux ou internationaux.
IV – 3 – MODE DE FIXATION DES PRIX
IV-3-1- Marché à forfait
Dans ce type de marché, l’entrepreneur s’engage à effectuer un travail
déterminé pour un prix fixé à l’avance et qui ne pourra pas être modifié pour
quelque cause que ce soit.
On mesure pleinement les risques en courus pour l’entrepreneur, en cas
d’augmentation de l’un des éléments constitutifs des prix.
Le marché à forfait ne peut guère être appliqué qu’à de petits travaux devant
être immédiatement exécutés.
IV-3-2- Marché à forfait avec révision de prix
Dans ce type de marché, les prix au devis estimatif peuvent être modifiés
puisqu’une formule de révision de prix permet de les réajuster
lorsqu’interviennent des variations.
IV-3-3- Marché à la série ou au métré
Dans ce type de marché, l’entrepreneur s’engage à appliquer à ses travaux les
prix fixés à la série, ces prix étant des prix unitaires.
IV-3-4- Marché sur devis quantitatif
Dans ce type de marché, les quantités d’ouvrage ont été déterminés par
l’architecte et figurent sur un devis, dont les colonnes intitulées : prix unitaires et
montants, sont laissées en blanc, à la disposition de l’entrepreneur qui y
indiquera ses prix et les montants correspondants.
IV-3-5- Marché à l’unité de mesure
Dans ce type de marché, le prix unitaire de chaque ouvrage est fixé à l’avance,
c’est en quelque sorte un marché sur bordereau particulier.
III-3-6- Marché sur dépenses contrôlées ou en régie
Dans ce type de marché, aucun prix n’est fixé à l’avance, le montant des travaux
est établi par l’entrepreneur sur justification des dépenses qu’il a effectué en
salaires, charges, matériaux, transports, etc., et en tenant compte du bénéfice
auquel il a droit, ainsi que des charges légales.
III-3-7- Marché en régie pure
Dans ce type de marché, il ne s’agit pas réellement d’un marché mais plus
précisément d’une convention par laquelle :

travaux et endosse toutes les responsabilités qui incombent d’ordinaire à


l’entreprise ;
fournit seulement le matériel, la main d’œuvre, souvent
les matériaux, mais n’assure pas la conduite des travaux ;
Pour le marché en régie, l’entrepreneur agit uniquement en qualité de prestataire
de service et il est considéré comme tel, tant sur le plan législatif que fiscal.
Le règlement s’effectue sur dépenses contrôlées.
IV-3-8- Révision des prix ou de marché
En raison de l’instabilité des prix des matériaux et de main d’œuvre, tous les
marchés comportent une clause de révision du prix forfaitaire, avec formule à
appliquer. Cette révision du marché, à faire en fin des travaux, est faite
partiellement au fur et à mesure de l’établissement des états de situation par
application au montant de l’acompte correspondant, des coefficients applicables
à la période considérée.
La révision générale, en fin de marché correspond donc à la révision de la
dernière tranche de travaux, ainsi qu’à la mise à jour des coefficients qui
auraient été pris provisoirement à la valeur antérieure à l’établissement d’une
situation partielle.
Cette révision n’est pas à proprement parler un acte de métré, mais elle est
habituellement faite par le métreur qui a établi le devis de l’affaire et suivi le
chantier. Ce même métreur a généralement proposé lui-même la formule de
révision de prix. Celle-ci, d’un modèle type dont les paramètres sont des
coefficients variables avec la conjoncture économique présente des coefficients
fixes affectant chacun de ces paramètres, coefficients dont la détermination tient
compte des conditions particulières de travail, de l’équipement de l’entreprise.
La détermination de ces coefficients propres au travail considéré et à l’entreprise
qui l’effectue, relève de l’acte du métré. (Paramètre : une variable d’une
fonction ou quantité fixée).
NB : Les variations fréquentes des éléments qui entre dans la constitution des
prix (salaires, matériaux, transports, taxes, etc.) ne permettent pas de déterminer
à l’avance, avec exactitude, le prix de l’ouvrage.
Les prix indiqués au devis estimatif sont ceux en vigueur au jour de
l’établissement de ce document.
Aussi en vue de tenir compte des variations ultérieures, est-il prévu, dans la
plupart des marchés une formule de révision applicable aux prix du devis
estimatif.
Le métreur devra tenir compte chaque fois qu’une variation se produira sur l’un
quelconque des éléments constitutifs d’un prix.
IV-3-9- Réclamation sur règlement
Il arrive qu’au moment du règlement définitif d’un ouvrage, le maitre
d’ouvrage ou le maitre d’œuvre qui se représente trouve le mémoire (facture)
présenté par
L’entrepreneur trop élevé, afin d’en obtenir la réduction, il remet ce
mémoire à un métreur-vérificateur. Ce dernier contrôle le mémoire poste par
poste et lorsqu’il considère le montant de l’un d’eux trop élevé, il reprend les
calculs et rétablit ce qu’il considère comme une juste valeur de l’ouvrage, en
corrigeant à l’encre rouge.
Il résulte en général d’une telle vérification, une réduction d’un montant
de mémoire.
Ce document corrigé est présenté à l’entrepreneur pour obtenir de lui un
nouveau mémoire, tenant compte des modifications portées par le vérificateur.
L’entrepreneur peut accepter ou refuser les modifications portées par le
vérificateur.
S’il accepte, il établit un nouveau mémoire tenant compte des corrections
et le présente au maitre d’ouvrage pour règlement. Par contre s’il considère que
la réduction du mémoire est trop importante, il demande à son métreur d’établir
un mémoire de réclamation.
Dans ce mémoire de réclamation, le métreur, arguments à l’appui, reprend
tous les postes dans lesquels il a procédé, dans un but de simplification, à des
estimations globales et demande la prise en considération du détail exact des
travaux. Ces modifications entrainant obligatoirement une augmentation de
l’estimation des travaux en cause.
Exemple : si dans le premier mémoire, le métreur a simplement compté :
bouchement d’une baie porte, dans le mémoire de réclamation, il donnera les
détails suivants :
Dégondage de la porte ;
Dé calfeutrement de l’huisserie (boucher avec du mortier) ;
Descellement des pattes ;
Dépose de l’huisserie ;
Coltinage et rangement de l’huisserie (coltiner = porter) ;
Bouchement en agglos-creux ;
Enduit.
Chaque poste étant facturé, le montant du 2ème décompte sera supérieur au
premier.
NB : Si ce mémoire de réclamation ne permet pas à l’entrepreneur d’obtenir les
résultats escomptés, il peut alors avoir recours à un arbitrage à l’amiable et s’il
n’obtient pas satisfaction faire appel à un tribunal compétent.
En ce qui concerne les réclamations sur règlement, formulées par une
administration au sujet des travaux effectués pour son compte, le processus est
légèrement plus long. En effet :
Comme les travaux particuliers, le mémoire présenté par l’entrepreneur est
corrigé par un vérificateur à l’encre rouge ;
Ce mémoire subit alors une deuxième correction effectuée à l’encre verte
par un réviseur.
En suite le processus redevient le même, ainsi d’ailleurs que le recours de
l’entrepreneur.
IV-3-10- Surface corrigées pour établissement de loyers
Le décompte du prix du loyer d’un local d’habitation est établi en tenant
compte :
De la surface réelle de chaque pièce de l’habitation multipliée par un
coefficient suivant la nature de cette pièce ;
De la nature des matériaux qui constituent l’habitation ;
De l’entretien courant des parties communes et des espaces verts ;
Des éléments d’équipement ;
De divers coefficients tenant compte de la situation.
Ces évaluations sont effectuées en équivalence de surfaces, leur résultat donne
la surface dite « corrigée ». Le métreur est souvent sollicité par l’une ou l’autre
partie (propriétaire ou locataire) pour établir la surface corrigée d’un local
d’habitation et détermine ainsi le montant du loyer.

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