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S OMMAIRE

Cours & Exercices corrigés 7


I Suites numériques 9

II Loi binomiale 41
III Limites des fonctions numériques 63

IV Continuité des fonctions numériques 93

V Droites, plans et vecteurs de l’espace 115

VI Dérivation des fonctions numériques 135

VII Convexité & Dérivation 155


VIII Orthogonalité dans l’espace 187

IX Logarithme népérien 205

X Représentations paramétrique & Équations cartésiennes 235

XI Primitives & Équations différentielles 257

XII Combinatoire & Dénombrement 295


XIII Fonctions trigonométriques 329

XIV Calcul intégral 351

XV Variables aléatoires & Loi des grands nombres 397

Devoirs corrigés 419


1 Tablette numérique 421

2 Suites de Bac 423


4 SOMMAIRE

3 Probabilités épistolaires 427

4 No limit 431
5 Fonction auxiliaire 435
6 To bee or not to bee 439
7 De la petite à la grande section 443

8 À la dérive 447

9 (I can’t get no) 451

10 I believe I can fly 453

11 Ouï, vidi, compris 455

12 Équations fonctionnelles 457

13 Space Oddity 463

14 Grand concours 465


15 Le silence éternel de ces espaces infinis 469

16 Espèce de maths 473

17 Libérée, dérivée : l’intégrale 475

18 Cent mille milliards de mille sabords 481


19 Paire okay 483

20 Naguère sur l’étoile 487

21 Être ou ne pas être 489

22 Des intégrations 493

23 Planche à roulettes 499


24 Aller à Jacta-Est 503
25 Devoir parental 507

Cahiers transversaux 509


α Algo à gogo 511

β En toute logique 533

γ Faute de preuves 545


SOMMAIRE 5

Extras 553
A Vive la rentrée 555
B Auto-exos 557
C Self-Working 563
D Petite parenthèse 567
E Sine qua tion 569
F Trop grand écart 573

G Poursuites 577
H U lisse 591
I Einstein vaut mieux que deux tu l’auras 593

Annexes 595

Table des matières 607


C OURS &
E XERCICES CORRIGÉS
Chapitre I

S UITES NUMÉRIQUES

Sommaire
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1 Suites numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Suites définies explicitement en fonction de n : un = f(n) 11
1.3 Suites définies par une relation de récurrence : un+1 = f (un ) 12
1.4 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.1 Principe de récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Démonstrations par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . 14
3 Limite d’une suite : définition . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4 Théorèmes & calculs de limites . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.1 Limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2 Opérations sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.3 Théorèmes de comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.4 Cas des suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.5 Cas des suites récurrentes un+1 = f (un ) . . . . . . . . . . 21
Suites, calculatrice & algorithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Corrigé des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

Introduction
Nous poursuivons dans ce chapitre l’étude commencée en classe de première des
suites numériques. Après les rappels usuels, nous aborderons le principe fondamental
de raisonnement par récurrence, basé sur la construction des nombres entiers naturels.
Nous définirons ensuite la notion de limite d’une suite c’est-à-dire l’étude de son
comportement pour les valeurs de n de plus en plus grandes, notion fondatrice de
l’analyse mathématique.
10 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Les suites numériques sont liées à la mathématique de la mesure (mesures prises à


intervalles de temps réguliers) et à l’analyse. En effet, une suite numérique est l’équi-
valent discret d’une fonction numérique (de variable continue). La notion de suite
est présente dès qu’apparaissent des procédés illimités de calcul. On en trouve, par
exemple, chez Archimède pour des calculs d’aires et de volumes ou en Égypte vers
1700 avant Jésus-Christ. Plus tard, on s’intéresse aux suites afin d’approcher des va-
leurs numériques (racine carrée d’un nombre par la méthode de Héron d’Alexandrie).
L’étude des suites ouvre la porte à celle des séries entières (somme des termes d’une
suite) dont le but est d’approcher non plus des nombres mais des fonctions. Dans la
seconde moitié du xxe s., le développement des calculateurs et des ordinateurs donne
un second souffle à l’étude des suites. On voit alors littéralement apparaître de ma-
gnifiques objets, tel l’ensemble de Mandelbrot. On retrouve aussi l’usage des suites
dans les mathématiques financières.
Parallèlement à ces études de limites de suites, se développe un certain goût pour
l’étude de la suite non tant pour sa convergence mais pour son terme général. C’est le
cas par exemple d’un grand nombre de suites d’entiers comme la suite de Fibonacci
ou, plus récemment, celle de Syracuse.
Étonnamment, les suites rebutent parfois certains élèves car elles leur semblent
inhabituelles, étranges ou incomplètes mais il leur suffit alors de faire l’analogie sui-
vante : si le violon est un instrument « continu », le piano est un instrument « discret ».
Ils n’en sont pas moins tous deux harmonieux, parfois même enchanteurs.

1 Suites numériques

Ce paragraphe étant essentiellement constitué de rappels, la plupart des résultats ne


seront pas démontrés.

1.1 Définitions

Définition 1 Une suite numérique est une fonction de l’ensemble des en-
tiers naturels dans R. On note souvent (un )N : n ∈ N �−→ un ∈ R.
Il arrive que la suite soit définie seulement à partir d’un certain entier n0 ; on dira
alors que la suite (un )n n0 a pour premier terme ou terme initial un0 .

Une suite réelle n’est pas forcément « une suite logique ».

Notation : Lorsque une suite (un ) vérifie une certaine propriété pour les entiers n
plus grands qu’un certain n0 , on dit qu’elle la vérifie à partir d’un certain rang et l’on
note à.p.c.r. Par exemple, 2n > 10 à partir du rang 4.
1. SUITES NUMÉRIQUES 11

Définition 2 Variations
On dit qu’une suite (un ) est croissante (resp. décroissante, resp. constante ou
stationnaire) à.p.c.r. s’il existe n0 tel que, pour tout n n0 , un+1 un (resp.
un+1 un , resp. un+1 = un ).
Une suite est monotone à.p.c.r. si elle est croissante à.p.c.r. ou décroissante
à.p.c.r. ou stationnaire à.p.c.r.

Si les inégalités sont strictes, on parlera de stricte croissance, stricte décroissance


et stricte monotonie.

Remarque : Pour étudier la monotonie , on étudiera souvent le signe de un+1 − un.


un+1
On pourra aussi comparer et 1 lorsque la suite est strictement positive.
un

Définition 3 Égalité
Deux suites (un)n n1 et (vn )n n2 sont égales si n1 = n2 et si ∀n n1 , un = vn .
Si n1 = n2 mais les termes sont tous égaux pour des n assez grands, les suites (un )
et (vn ) sont égales à.p.c.r.

Définition 4 Suite majorée, minorée, bornée


Soient (un )N , (vn )N et (wn )N trois suites numériques.
• (un )N est majorée s’il existe un réel M tel que, pour tout n, un M .
• (vn )N est dite minorée s’il existe un réel m tel que, pour tout n, vn m.
• (wn )N est dite bornée s’il existe deux réels m et M tels que, pour tout entier
naturel n, m wn M .

1
Exemples : ◦ La suite un = π − n+1 est majorée par π.
◦ La suite vn = n2 +nn + 1 est minorée par 0.
◦ La suite wn = (−1)
n2 +1 est bornée par −1 et 1.

Remarque : Les bornes ne sont bien sûr pas uniques.

1.2 Suites définies explicitement en fonction de n : un = f (n)

Soit a un réel et soit f une fonction définie sur [ a ; +∞ [.


∀n a, f (n) existe et l’on peut définir la suite (un )n a : n �−→ un = f (n).

Propriété 1 Si f est monotone, alors (un ) = f (n) est aussi monotone et de


même monotonie que f .

Remarque : Attention, la réciproque est fausse (cf. un = cos(2πn)).


12 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

1.3 Suites définies par récurrence : un+1 = f (un)

Définition 5 Soit une fonction f définie sur un ensemble I tel que f (I) ⊂ I
c.-à-d. ∀x ∈ I, f (x) ∈ I, et soit u0 ∈ I.
u0 ∈ I
La suite (un )N définie par existe.
un+1 = f(un ), ∀n 0
On dit que (un )N est une suite récurrente.

Démonstration : Le problème potentiel est que un « tombe » sur une valeur interdite
de f . Puisque f (I) ⊂ I, si un ∈ I alors un+1 = f (un ) ∈ I aussi et l’on peut calculer
de proche en proche :
f f f
u0 ∈ I −→ f (u0 ) = u1 ∈ I −→ f (u1 ) = u2 ∈ I −→ f (u2 ) = u3 ∈ I...
1
Exemple : Soit la relation de récurrence un+1 = 1 − . Puisque, pour x �= 0,
un
1− x1 = 0 ⇔ x = 1, une telle suite n’est bien définie que si le premier terme appartient
à R \ {0; 1}.
Les termes d’une suite récurrente se calculent en général de proche en proche.
Pour connaître le n-ième terme, il faut avoir calculé le (n − 1)-ième.

Exemple : Soit f : x ∈ [ −3 ; +∞ [ −→ x + 3 . On a f (x) 0 donc
f [ −3 ; +∞ [ ⊂ [ −3 ; +∞ [. La suite suivante est donc bien définie : u0 = −2

et un+1 = f (un ) = un + 3, ∀n 0. √
√ √ √
On a u0 = √ −2, u 1 = u 0 + 3 = −2 + 3 = 1, u 2 = 1 + 3 = 2, u 3 = 5,
u4 = 3 + 5, ...
Représentation graphique : On reprend l’exemple précédent.

(u3 ; u4 )
(u2 ; u3 )
(u3 ; u3 )
(u1 ; u2 )
2 (u2 ; u2 )

(u0 ; u1 )
1 (u1 ; u1 )

y = f (x)

y=x

u0 u1 u3
-3 -2 -1 1 2 u2

Propriété 2 Égalité des suites récurrentes Soit n0 un entier naturel.


Si deux suites (un ) et (vn ) , définies à partir du rang n0 , ont le même terme ini-
tial un0 = vn0 et vérifient la même relation de récurrence, alors elles sont égales
c.-à-d. ∀n n0 , un = vn .
1. SUITES NUMÉRIQUES 13

1.4 Suites arithmétiques

Définition & Propriété 3 Une suite (un )N est dite arithmétique si chacun de
ses termes est obtenu à partir du précédent en ajoutant une constante c.-à-d. s’il
existe un réel r tel que pour tout entier n, un+1 = un + r.
Le réel r est alors appelé la raison de cette suite arithmétique.
On a, pour tout entier n, un = u0 + n r et plus généralement, pour tous
entiers n et p, up = un + (p − n) r.

Pour montrer qu’une suite (un )N est arithmétique, on montre généralement que
la différence un+1 − un est constante.

Propriété 4 Variations des suites arithmétiques


Soit (un )N une suite arithmétique de raison r .
(un )N est strictement croissante (resp. décroissante) ssi r > 0 (resp. r < 0).

Remarque : Ainsi, une suite arithmétique de raison r est une suite définie par récur-
rence (de fonction de récurrence f (x) = x + r ) qui est aussi définie explicitement en
fonction de n.

Théorème 1 Somme des termes consécutifs d’une suite arithmétique


n(n + 1)
• Pour tout entier n, on a 1 + 2 + 3 + . . . + n = .
2
• Soit (un )N une suite arithmétique. Pour tout entier n, on a :
i=n
u0 + un
ui = (n + 1) .
i=0
2

1.5 Suites géométriques

Définition & Propriété 5 Une suite (un )N est dite géométrique si chaque terme
est obtenu à partir du précédent par multiplication par une constante c.-à-d. s’il
existe un réel q tel que, pour tout entier naturel n, un+1 = q un .
Le réel q est alors appelé raison de cette suite géométrique.
On a, pour tout entier n > 0, un = u0 q n et plus généralement, pour tous
entiers n et p, up = q p−n
un .

Pour démontrer qu’une suite (un )N est géométrique, on montre généralement que
un+1
le rapport est constant.
un
Remarque : Ainsi, une suite géométrique de raison q est une suite définie par ré-
currence (de fonction de récurrence f (x) = qx) qui est aussi définie explicitement en
fonction de n.
14 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Théorème 2 Variations Soit q un réel.


• Si q > 1, la suite (q n )N est strictement croissante.
• Si 0 < q < 1, la suite (q n )N est strictement décroissante.
• Si q < 0, la suite (q n )N n’est pas monotone.
• Si q = 0 ou 1, la suite (q n )N∗ est stationnaire.

Remarque : Attention au signe de u0 lors de l’étude des variations de (q n u0 ).

Théorème 3 Somme des termes consécutifs d’une suite géométrique


Soit (un )N une suite géométrique de raison q �= 1.
i=n
1 − q n+1
Pour tout entier n, on a : ui = u0 .
i=0
1−q

1 − q nbre de termes
Remarque : Cette formule peut se lire : S = (1er terme) × .
1−q

2 Raisonnement par récurrence


2.1 Principe de récurrence

Axiome Soit P(n) une proposition dépendant de l’entier naturel n et soit n0 ∈ N.


On suppose que l’on a les deux assertions suivantes :
• P(n ) est vraie (initialisation) ;
0
• Pour tout n n0 , P(n) vraie implique P(n + 1) vraie (hérédité).
Alors P(n) est vraie pour tout n n0 (conclusion).

Imaginons un escalier infini dont on a numéroté dans l’ordre chacune des marches.
Si l’on peut accéder à une marche n0 de l’escalier (initialisation) et si l’on peut monter
d’une marche quelconque à la suivante (hérédité), alors on peut accéder à n’importe
quelle marche au-dessus de n0 (conclusion).
On peut aussi imaginer une succession infinie de dominos dressés. Il nous est bien
évident que si l’on en fait basculer un (initialisation) et si les dominos sont espacés les
uns à la suite des autres d’une distance adéquate (hérédité), alors tous les suivants
basculeront, dans une amusante et colorée cataracte.
Ce type de démonstration aurait été pour la première fois utilisé explicitement par
Blaise Pascal en 1665 mais il faudra attendre deux siècles pour une formalisation et
une axiomatisation du raisonnement par récurrence par, indépendamment, l’allemand
Dedekind et l’italien Péano en 1888.

2.2 Démonstrations par récurrence


Remarque importante : La phase d’initialisation est essentielle. En effet, si par
exemple P(n) est la propriété « 10n est multiple de 9 », on a 10n = 9×k implique
3. LIMITE D’UNE SUITE : DÉFINITION 15

10n+1 = 10 n ×10 = 9 ×(k ×10) et l’on a bien P(n) =⇒ P (n+1) mais la propriété
est évidemment fausse pour tout n.
La propriété suivante se démontre par récurrence et sera bien utile par la suite.

Propriété 6
Pour tout réel positif x et tout entier naturel n, on a (1 + x)n 1 + nx.

Démonstration : Soit x un réel positif.


On appelle, ∀n ∈ N, P(n) la propriété « (1 + x)n 1 + nx ».
• Initialisation : Pour n = 0, on a (1 + x)0 = 1 = 1 + 0x et P(0) est vraie.
• Hérédité : On suppose que pour un entier naturel n, P(n) est vraie. C’est
l’hypothèse de récurrence.
P(n)
On a (1+x)n+1 = (1+x)(1+x)n (1+x)(1+nx) = 1+x+nx+nx2 1+(n+1)x
1+x>0
et P(n + 1) vraie.
• Conclusion : la propriété P(0) est vraie et la propriété P(n) est héréditaire à

partir du rang 0 donc, par récurrence, P(n) est vraie pour tout entier n.

3 Limite d’une suite : définition


Lorsque l’on étudie une suite, ce sont souvent les termes de rang élevé ou ceux
de rang tendant vers l’infini qui nous intéressent et non pas les premiers termes. On
étudie alors le comportement asymptotique de la suite, c’est-à-dire le comportement
de la suite lorsque n tend vers l’infini.

Définition 6 Suites convergentes


Soit � un réel et soit u = (un )n n0 une suite.
(un ) converge vers � (ou a pour limite �) signifie que tout intervalle ouvert
contenant � contient tous les termes de la suite (un ) à.p.c.r. On dit alors que
(un ) est convergente. lim un = � ⇐⇒ un −−−−−−→ �
n→+∞ n→+∞
⇐⇒ ∀ I intervalle ouvert contenant � , ∃n1 n0 , ∀n n1 , un ∈ I.
à.p.c.r.
Une suite qui ne converge pas vers un réel est dite divergente.

un

I �

un ∈ I à partir du rang 7

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 n
16 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Remarques :

• La définition suppose de connaître le nombre � avant de démontrer que c’est


bien la limite de (un ).
• On peut réécrire cette définition en disant « tout intervalle ouvert contenant
� contient tous les termes de la suite (un ) sauf un nombre fini d’entre eux ».
• Converger vers � signifie que l’on est aussi proche de � que l’on veut à partir
d’un certain rang.
• Les intervalles I doivent impérativement être ouverts. En effet, on pourrait
prendre I = ] � − 1 ; � ], ou même {�}, et ainsi être proche de � mais pas dans I.
• La limite d’une suite ailleurs qu’en l’infini n’a pas de sens (on n’écrit d’ailleurs
pas toujours n → +∞) : n ne peut tendre vers 13 par exemple puisque soit
n = 13, soit n est « loin » de 13.
• Pour démontrer que (un ) converge vers �, on démontre souvent que |un − �|
peut être aussi petit que l’on veut et converge donc vers 0.
• La définition impose de tester tous les intervalles ouverts autour de � mais il
faut bien s’imaginer que ce sont les « petits » intervalles autour de � qui sont
intéressants et qui nécessitent de prendre les termes les plus « lointains » de la
suite, au contraire de R par exemple, qui les contient tous.
• Attention à la coexistence des deux notations −−−−−−→ et lim
n→+∞ n→+∞
qu’il ne faut surtout pas mélanger. La limite ne tend pas et la fonction n’est
pas égale à sa limite. On est ici entre infini potentiel et infini achevé mais cela
nous entraine sur un sujet philosophique qui n’est pas l’objet de ce cours.

Exemples : ◦ La suite n1 N∗ converge vers 0 : Soit I un intervalle ouvert contenant 0.


Il existe alors ε ∈ I positif. Pour tout n > 1ε , on a 0 < n1 < ε donc n1 ∈ I
à partir du rang Ent 1ε + 1 où l’on note Ent(x) la partie entière de x : le
plus grand entier inférieur ou égal à x.
◦ La suite (−1)n diverge : Soit � ∈ R. Si � = 1, l’intervalle ouvert ] 0 ; 2 [ ne
contient pas une infinité de termes, ceux de rang impair. De même si � = −1 pour
] −2 ; 0 [ et les rangs pairs. Si � �= ±1, on peut aisément trouver un intervalle ouvert
contenant � mais ne contenant ni 1 ni −1, ne contenant donc aucun terme de la suite.

Propriété 7 Unicité de la limite


Si une suite est convergente, alors sa limite est unique.

Démonstration : Soit (un ) une suite convergeant vers un réel � et soit λ un réel
différent de �. Nous allons montrer que (un ) ne peut converger vers λ.
�+λ
Supposons λ < �. Posons μ = et I = ] μ ; +∞ [. On a λ < μ < �
2
donc � ∈ I et un ∈ I à partir d’un certain rang n0 puisque (un ) converge vers �.
Ainsi un �∈ ] −∞ ; μ [ à partir du rang n0 alors que λ ∈ ] −∞ ; μ [. (un ) ne peut
donc converger vers λ. (Si λ > �, il suffit de changer I en ] −∞ ; μ [).
4. THÉORÈMES & CALCULS DE LIMITES 17

Définition 7 Suite tendant vers l’infini


Une suite admet +∞ pour limite si tout intervalle de la forme ] A ; +∞ [ contient tous
ses termes à.p.c.r.
On définit de façon analogue une suite ayant −∞ pour limite.

Remarque : Une suite tendant vers l’infini est divergente mais la réciproque est
fausse : (−1)n , cos(n), ... (cf. devoir no 2 page 423).
Exemple : La suite un = 2n tend vers l’infini. En effet, ∀A ∈ R, un > A
dès que n Ent( A2
) + 1.

4 Théorèmes & calculs de limites


Montrer la convergence d’une suite au moyen de la définition est souvent difficile.
Il faut d’abord conjecturer le nombre � puis démontrer une certaine propriété pour
tous les intervalles contenant �.
Les résultats suivants vont nous permettre de démontrer des convergences de suites
plus aisément.

4.1 Limites de référence

Théorème 4

• lim n = lim n2 = lim np = lim n = +∞ (p ∈ N∗ ).
n→∞ n→∞ n→∞ n→∞
1 1 1 1
• lim = lim = lim = lim √ = 0 (p ∈ N∗ ).
n→∞ n n→∞ n2 n→∞ np n→∞ n
• lim exp(n) = +∞.
n→∞

√ √
Dém. : Soient A ∈ R+ et n ∈ N. . étant croissante, on a n A2 =⇒ n A

et lim n = +∞.
n→∞
La limite de l’exponentielle sera démontrée dans l’exercice 22 en page 26.

4.2 Opérations sur les limites


Le théorème suivant est admis. Ses résultats sont très intuitifs et correspondent
aux opérations « naturelles » dans R ∪ {±∞}. Il faut toutefois faire très attention
aux formes indéterminées (F.I.) pour lesquelles on ne peut conclure directement.

Théorème 5 Soient (un )N et (vn )N deux suites, � et �� deux réels.


Somme

lim un � � � +∞ −∞ +∞
n→∞
lim vn �� +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
n→∞
lim (un + vn ) � + �� +∞ −∞ +∞ −∞ F.I.
n→∞
18 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Produit

�>0 �<0 �>0 �<0


lim un � 0
n→∞ ou +∞ ou −∞ ou +∞ ou −∞
lim vn �� +∞ +∞ −∞ −∞ ±∞
n→∞
lim (un × vn ) � × �� +∞ −∞ −∞ +∞ F.I.
n→∞

En particulier, (k × un ) converge vers k × �, pour k ∈ R∗ et � ∈ R ∪ {±∞}.

Quotient On suppose que, ∀n ∈ N, vn �= 0.


• Cas où (un )N est positive à.p.c.r.

�>0 �>0
lim un � � 0 ou ou +∞ +∞
n→∞
+∞ +∞
0 avec 0 avec
lim vn �� �= 0 ±∞ 0 �� �= 0 ±∞
n→∞ vn > 0 vn < 0
±∞
un � selon
lim 0 F.I. +∞ −∞ F.I.
n→∞ vn �� signe
de ��
• Dans le cas où (un )N est négative à.p.c.r., on construit un tableau analogue.

Remarque importante : Les formes indéterminées sont donc « ∞ − ∞ »,


0 ∞
« 0 × ∞ », « 0 » et « ∞ ». Ce sont des formes dont on ne peut prédire
le résultat puisqu’il dépend des suites étudiées. En voici des exemples :
◦ un = n2 − n, vn = 2n − 3n2 et wn = 4(n − 5) − (4n − 23 + n1 ) : elles
sont de la forme « ∞ − ∞ » et n’ont pas même limite puisque
un = n2 − n = n(n − 1) −−−−→ “ + ∞(+∞ − 1)” = +∞,
n→∞
vn = 2n − 3n2 = n(2 − 3n) −−−−→ “ + ∞(2 − ∞)” = −∞
n→∞
1
et wn = 3 − n −−−−→ 3 − 0 = 3.
n→∞
1
◦ xn = 3
n ×n , yn = n14 ×n2
et zn = n53 × (2n3 + 1) sont de la forme « 0×∞ »
et n’ont pas même limite :
xn = n1 × n3 = n2 −−−−→ +∞, yn = n14 × n2 = 1
n2 −−−−→ 0
n→∞ n→∞
5n3 (2+ n13 ) 1
et zn = n3
= 5(2 + n3
) −−−−→ 5(2 + 0) = 10.
n→∞
3
1/n n 2
0 ∞
◦ sn = 2/n3 et tn = n+1 sont de la forme « 0 » ou « ∞ » et donnent des
3
résultats divers : sn = 1/n
2/n3
= 1
2
−−−−→ 1
2
n→∞
n2 n2 n “+∞”
et tn = n+1 = n(1+1/n) = 1+1/n −−−−→ 1+0 = +∞.
n→∞
0
En revanche, « ∞ = 0 » et « ∞
0
= ∞ », si les signes sont respectés, ne sont pas
des formes indéterminées.
4. THÉORÈMES & CALCULS DE LIMITES 19

4.3 Théorèmes de comparaison


La proposition suivante est très intuitive et la démonstration utilise un type de
raisonnement fondamental.

Propriété 8 Si (un )N est une suite croissante convergeant vers un réel � alors
(un )N est majorée par �.

Démonstration : On raisonne par l’absurde (cf. Faute de preuves p. 545).


Supposons qu’il existe un entier n0 tel que un0 > �.
• Pour tout entier n n0 , un un0 puisque (un )N est croissante .
• Puisque (u ) converge vers � , il existe un entier N tel que pour tout n N,
n N
un appartient à ] � − 1 ; un0 [, intervalle ouvert contenant �.
Ainsi, ∀n N , un < u n0 .
• On en déduit que pour tout n M ax(n0 ; N ), un un0 et un < un0 ce qui
est contradictoire.

Théorème 6 Théorème des gendarmes


Soient (un ) , (vn ) et (wn ) trois suites.
Si un vn wn à.p.c.r. et si (un ) et (wn ) convergent toutes deux
vers un réel �, alors (vn ) converge aussi vers �.

Démonstration : Soit I un intervalle ouvert contenant �.


Puisque lim un = lim wn = �, il existe un entier r tel que un ∈ I pour tout
n→∞ n→∞
n r et il existe un entier s tel que wn ∈ I pour tout n s. Par ailleurs, il existe
un entier t tel que un vn wn pour tout n t.
Posons p = M ax(r; s; t). On a, pour tout n p, un ∈ I et wn ∈ I et
un vn wn . I étant un intervalle, vn ∈ I à partir du rang p.

Théorème 7 Limite infinie


Soient (un ) et (vn ) deux suites telles que un vn à.p.c.r.
• Si lim un = +∞, alors lim vn = +∞.
n→∞ n→∞
• Si lim vn = −∞, alors lim un = −∞.
n→∞ n→∞

Démonstration : Soit A un réel. Puisque (un )N diverge vers +∞, il existe n0 ∈ N tel
que un > A pour tout n > n0 . Par ailleurs, il existe n1 ∈ N tel que vn un pour
tout n > n1 . Ainsi, pour tout n > n2 = M ax(n0 ; n1 ), vn un > A.

Théorème 8 Convergence monotone (Admis)


• Toute suite croissante majorée converge.
• Toute suite décroissante minorée converge.

Remarque : La limite d’une telle suite n’est généralement pas la borne obtenue, qui
n’est d’ailleurs pas unique.

Corollaire 1 • Toute suite croissante non majorée diverge vers +∞.


• Toute suite décroissante non minorée diverge vers −∞.
20 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Démonstration : Soit (un )N une suite croissante non majorée.


Pour tout réel M , il existe un entier p tel que up > M puisque (un )N est non
majorée . Pour tout entier n p, un up > M puisque (un )N est croissante .
Ainsi, ∀M ∈ R, ∃p ∈ N tel que, ∀n p, un > M et (un )N diverge vers +∞.

4.4 Cas des suites géométriques


D’après le théorème 5, il suffit de connaître le comportement asymptotique de la
suite (q n ) pour avoir celui de (u0 q n ).

Théorème 9 Soit q un réel.


• Si q −1, la suite (q n ) n’a pas de limite ((q n )diverge mais pas vers
l’infini).
• Si −1 < q < 1, alors lim q n = 0 ((qn ) converge).
n→∞
• Si q = 1, alors lim q = 1 n
((q n ) converge).
n→∞
• Si q > 1, alors lim q n = +∞ ((q n ) diverge vers l’infini).
n→∞

Démonstration : Soit q un réel.


• Si q > 1, on peut poser q = 1 + x avec x > 0. On a vu (prop. 6 p. 15)
que, pour tout entier naturel n, (1 + x)n 1 + nx. Ainsi, q n 1 + nx.
Or, lim (1 + nx) = +∞ puisque x > 0 et le théorème 7 de comparaison,
n→∞
permet de conclure.
n
1 1 1
• Si 0 < q < 1, on a q >1 donc lim q = lim n = +∞ et
n→∞ n→∞ q
1 “1”
ainsi lim qn = lim = = 0.
n→∞ 1/q +∞
n
n→∞
• Si q = 0, n
q = 0 −→ 0.
n n n
• Si −1 < q < 0, − |q| qn |q| . Puisque lim |q| = 0, le th. des
n→∞
gendarmes permet de conclure.
• Si q −1, les valeurs q n appartiennent alternativement aux intervalles disjoints
] −∞ ; −1 ] et [ 1 ; +∞ [. La suite (q n ) ne peut donc pas admettre de limite, même
infinie.

u0 = 0, 9
Exemple : Soit (un)N la suite définie par un On a u1 = 0, 09,
un+1 =
10
1
u2 = 0, 009, u3 = 0, 0009, u4 = 0, 00009. (un )N est géométrique de raison q = 10
donc lim un = 0.
n→∞
i=n
Par ailleurs, si on note Sn = ui , on a S0 = 0, 9, S1 = 0, 99, S2 = 0, 999,
i=0
1 − 10−(n+1)
S3 = 0, 9999, Sn = 0, 99...9. Or = 0,9
Sn = u0
0,9 (1 − 10
−(n+1)
)
1 − 10−1
donc Sn = 1 − 0, 1n+1 tend vers 1 lorsque n tend vers l’infini puisque
q = 0, 1 ∈ ] −1 ; 1 [. On démontre ainsi que 0, 9999... = 1.
4. THÉORÈMES & CALCULS DE LIMITES 21

Voici maintenant une illustration des différents comportements des suites géomé-
triques. On fera attention aux valeurs marginales de q (−1, 0 et 1) et lorsque l’on
multipliera par u0 .
Comportements des suites (q n )

(qn ) non monotone (q n ) strict. décroissante (q n ) strict. croissante

| | |
−1 0 1
q

(qn ) n’a pas de limite (q n ) converge vers 0 (q n ) diverge vers +∞

4.5 Cas des suites récurrentes un+1 = f (un)

Propriété 9 Soit f une fonction continue (cf. chap. IV) sur un intervalle J tel
que f (J) ⊂ J et soit u0 ∈ J, un+1 = f (un ) une suite récurrente.
Si (un )N converge vers un réel � et si � ∈ J, alors f (�) = �.
Un tel réel � est appelé point fixe de la fonction f .

Remarque : La réciproque est fausse. Ce n’est pas parce que la fonction admet un
point fixe que la suite converge. Les graphes suivants illustrent différents cas de figures.
Point fixe attractif
y=x
f (�) = �
y = g(x)
y=x

y = f (x)

g(�) = �

u0 u1 u2 u3 u4� v0 v2 v4 � v5 v3 v1
22 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Point fixe répulsif

y = f (x) y=x y = g(x) y=x

f (�) = �
g(�)

� u0u1u2 u3 u4 u5 v4 v2v0 v1

v3 v5

Conjecture : Quelle propriété de f semble déterminer le caractère attractif ou répulsif


d’un point fixe ? Que pourrait être un point fixe indifférent ?
Vous aurez bien sûr remarqué que les tangentes aux points fixes attractifs ont des
coefficients directeurs inférieurs à 1 en valeur absolue alors que celles aux points fixes
répulsifs ont des coefficients directeurs supérieurs à 1 en valeur absolue.
Un point fixe indifférent aurait alors une tangente de coefficient directeur égale à ±1
tandis qu’un point fixe ayant une tangente de coefficient directeur nul serait qualifié
de super-attractif.

Suites, calculatrice & algorithmes



Avec une ✂TI ✁ :

∗ Activer le mode suite : ✂mode ✁ option Suite ou Sequ selon la langue.
✞ ☎
Ne pas oublier de revenir à l’option "Fonc" si l’on veut tracer des fonctions.

✝ ✆
∗ Entrer la suite : f(x) .
• nMin correspond au premier indice,
• u(nM in) correspond au premier terme.
• Entrer dans u(n) = l’expression de la suite en fonction de n et/ou de
u(n − 1). ✄ ✄ ✄ ✄
Le n s’obtient avec ✂X,T,θ,n ✁, les u et v avec ✂2nde ✁✂7 ✁ et ✂8 ✁.
Ne pas oublier que les « Graph 1,2 et 3 » ne doivent pas être grisés.
✄ un ✄tableau de valeurs, définir la plage :
∗ Pour
✂2nde ✁✂fenêtre ✁ (déf.table)
✄ ✄: début au premier indice et un pas de 1.
Puis affichage avec ✂2nde ✁✂graphe ✁ (table).
✄ une✄ représentation graphique d’une suite définie par récurrence :
∗ Pour
✄✂2nde ✁✂zoom ✁ (format), menu Esc, CoorRec et régler la fenêtre.
✄✂ ✁ ✄
graphe pour la courbe,

✂trace ✁ pour la suite que l’on affiche pas à pas avec ✂ ✁.


SUITES, CALCULATRICE & ALGORITHMES 23

Avec une ✂Casio ✁, on sélectionne le menu RECUR et le reste est plutôt limpide si
l’on remarque que les suites s’appellent an , bn et cn .

Quant aux algorithmes, faites donc tourner celui-ci :


✬ ✩
Variables I est un entier
Initialisation Affecter à I la valeur 23
Début Tant que I < 511
Affecter I + 1 à I
Tourner la page
Fin Tant que
Faire les exercices de la planche dédiée aux
algorithmes.

✫ ✪
Fin
Exercices
S UITES NUMÉRIQUES

Exercice 1 Pour n ∈ N, les suites suivantes sont-elles définies explicitement en fonction


de n, du type un = f (n), définies par récurrence, du type un+1 = f (un ), par récurrence
double, du type un+2 = f (un ; un+1 ), ou d’un autre type à déterminer ? Donnez alors
la fonction f correspondante. En calculer les premiers termes. Sont-elles arithmétiques,
géométriques ou ni l’un, ni l’autre ? En donner la raison et le premier terme le cas échéant.
an = 3n + 1 g2n = −2, g2n+1 = 2
bn+1 = 7bn , b3 = −21 hn = 6hn+1 − 5, h2 = 1
cn+1 = 2cn − 5, c0 = 1
dn+2 = 4dn − dn+1 , d0 = 1, d1 = 1 jn = 2n − jn
en+1 = en + n2 , e2 = 6 kn+1 = 2kn − nkn+2 , k0 = 0, k1 = 1

Exercice 2 La suite (un )N est définie par son premier terme u0 et, pour tout entier
naturel n, un+1 = un + 6n + 30.
1. Démontrer que si uk est un entier pair, alors uk+1 l’est aussi.
2. Démontrer que si uk est un multiple de 3, alors uk+1 l’est aussi.
3. À quelle condition tous les termes de la suite (un )N sont-ils des entiers pairs ?
sont-ils des multiples de 3 ? des multiples de 3 pairs ?
Exercice 3 Soit la suite (un )N définie par un = 4n −1. Calculer les premiers termes
de la suite (un )N puis les diviser par 3. Émettre une conjecture puis la démontrer.
n(n + 1)
Exercice 4 Redémontrer par récurrence la formule 1 + 2 + ... + n = .
2
Exercice 5 Soit (un )N : u0 = 2 et un+1 = 3un − 2, ∀n ∈ N.
Montrer que un = 3n + 1 pour tout entier.
Exercice 6 La suite (un )N est définie par u0 ∈ ] 0 ; 1 [ et pour tout entier n,
un+1 = un (2 − un ). En utilisant une fonction numérique pertinente, démontrer par
récurrence que pour tout entier n, 0 < un < 1.
Exercice 7 Démontrer par récurrence, pour tout entier naturel non nul n, la formule
de dérivation (xn )� = nxn−1 sur R.
i=n
n(n + 1)(2n + 1)
Exercice 8 ∗
Démontrer, pour n ∈ N , la formule i2 = .
i=1
6
i=n
1 n+1
Exercice 9 Démontrer, pour n 2, la formule 1− = .
i=2
i2 2n
EXERCICES 25

Exercice 10 Quels sont les entiers naturels n tels que 2n > 2n ? Justifier.
Exercice 11 Justifier l’appellation suite des nombres premiers.
Exercice 12 On appelle (Tn )N∗ la suite des nombres triangulaires, représentée ainsi :

On a T1 = 1, T2 = 3 et T3 = 6.
1. Donner T4 , T5 et T6 .
2. Exprimer Tn+1 en fonction de Tn .
3. Conjecturer l’expression de 2Tn puis celle de Tn en fonction de n.
4. Démontrer cette conjecture.
Exercice 13 Récurrence double, récurrence forte
1. On considère la suite (un )N définie par u0 = 3, u1 = 5

EXERCICES
et ∀n ∈ N, un+2 = 3un+1 − 2un.
Montrer par récurrence double que, ∀n ∈ N, un = 2n+1 + 1.
n
2. On considère la suite (vn )N définie par v0 = 1 et ∀n ∈ N, vn+1 = vk .
k=0
Montrer par récurrence forte que, ∀n ∈ N∗ , vn = 2n−1 .
2n + 1
Exercice 14 Soient les suites définies sur N par un = , vn = −(n + 1)2
√ n+3
(n + 5)2 n
et wn = .
n+1
1. Conjecturer la limite éventuelle des suites (un )N , (vn )N et (wn )N puis démontrer
ces conjectures.

2. ♠Écrire un programme donnant le premier rang tel quel wn soit strictement


supérieur à un réel A donné.
Exercice 15 Show by examples that if (xn ) and (yn ) are two divergent sequences
then the sequence (xn + yn ) is not necessarily divergent.
Do the same for the sequence (xn yn ).
Exercice 16 Étudier la convergence des suites un = 3n2 + n − 5 N ,
3n + 5 1 1
vn = 3n2 − 7n − 5 N , wn = , rn = − 2 ,
7 − 2n N n n N∗
2
2n + 1 − 3n
sn = et tn = ( n2 − 1)(5 − 2√7 n ) ∗ .
n2 N ∗ N
26 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

Exercice 17
1. Proposer deux suites (un )N et (vn )N vérifiant lim un = +∞, lim vn = −∞
n→∞ n→∞
et telles que :
un
(a) lim (un + vn ) = 0. (d) lim = −10. (g) lim un × vn = −3.
n→∞ n→∞ vn n→∞
(b) lim (un + vn ) = π. (e) lim un = −∞. (h) lim un × vn = −∞.
n→∞ n→∞ vn n→∞
un
(c) lim = 0. (f) lim un × vn = 0.
n→∞ vn n→∞

2. Même exercice avec deux suites convergeant vers 0.


Exercice 18 Déterminer la limite éventuelle des suites (un ) et (vn ) puis
un
celle des suites (un + vn ), (un × vn ) et vn pour :
2n 3n + 5
(a) un = √ et vn = .
n+ n n+2
n2 + 1 1
(b) un = et vn = √ .
2(n + 3)2 n
(−1)n 3−5 cos(6n2 )
Exercice 19 Étudier la convergence des suites n ∗
, n et
√ √ N N∗
2n + 1 − 2n − 1 N∗ .
n!
Exercice 20 Étudier la limite des suites n2 + (−1)n N
, (n !)N∗ et 1− n N∗ .
4
Exercice 21 Étudier la limite des suites 3(−2)n−5 N
, 17 − 3n+1 N , (en )N et
(e−n )N .
Exercice 22 Limites en l’infini de l’exponentielle
1. Démontrer par récurrence que exp(n) n+1 pour tout n ∈ N.
2. Retrouver alors la limite en +∞ puis celle en −∞ de exp(n).

Exercice 23 Soit (un )N la suite définie par u0 = 1, un+1 = un + 2.
1. Justifier que la suite (un )N est bien définie.
2. Montrer que 0 un 2, ∀n ∈ N.
3. Démontrer que la suite (un )N est croissante.
Que dire de son comportement à l’infini ?
Exercice 24
1. VouF ? Justifier.
(a) Si une suite est croissante, alors elle tend vers +∞.
(b) Si une suite tend vers +∞, alors elle est croissante.
2. (a) Calculer les premiers termes de la suite définie sur N par un = n + (−1)n .
(b) La suite (un )N est-elle majorée ? Est-elle croissante ? Justifier.
(c) La condition « croissante et non majorée » suffit pour conclure que la limite d’une
suite est +∞. Est-elle nécessaire ?
EXERCICES 27

3. Dans les deux cas suivants, préciser si la condition soulignée est nécessaire, suffisante,
nécessaire et suffisante, ni nécessaire ni suffisante.
(a) Si lim un = lim vn = � ∈ R , alors lim (un − vn ) = 0.
n→∞ n→∞ n→∞

(b) Si lim un = lim vn , alors lim (un − vn ) = 0.


n→∞ n→∞ n→∞

Exercice 25 Limites et variations


Dans chaque cas, indiquer, construire ou tracer une suite :
1. qui converge vers zéro en décroissant ;
2. qui converge vers zéro en croissant ;
3. qui converge vers zéro, ayant une infinité de termes strictement positifs et une
infinité strictement négatifs ;
4. qui diverge vers plus l’infini en croissant ;
5. qui diverge vers plus l’infini et qui n’est pas croissante, même à.p.c.r.
Exercice 26 Calculer les premiers termes puis conjecturer le comportement asymp-
n
u2n = (−1)
n+3
totique, c.-à-d. la limite éventuelle, des suites définies par ,
u2n+1 = n24+5

EXERCICES
−1
3

⎨ w3n = n+2
v2n = n − 7
et w3n+1 = n26+3 .
v2n+1 = 3 − n2 ⎪

w3n+2 = 3−n
5+n

Exercice 27 La suite (un )N est définie par u0 = −2 et ∀n ∈ N, un+1 = 23 un −1.


1. À l’aide la calculatrice, calculer et représenter les quinze premiers termes de cette
suite (un )N . Quelle conjecture peut-on établir ?
2. On note α la limite supposée de la suite (un )N et l’on considère la suite (vn )N définie
sur N par vn = un − α.
(a) Calculer les valeurs exactes des trois premiers termes de la suite (vn )N .
(b) Conjecturer la nature de la suite (vn )N puis démontrer cette conjecture.
(c) Exprimer vn puis un en fonction de n. En déduire la limite de la suite (un )N .

k=n
3. (Sn ) est la suite définie sur N par Sn = uk .
k=0
Exprimer Sn en fonction de n puis en déduire sa limite.

Exercice 28 Déterminer la limite de la suite u0 = 1, un+1 = un + 2 étudiée
dans l’exercice 23 p. 26.
♠À l’aide d’un programme Python, déterminer le rang à partir duquel un est proche
de sa limite à 10−k près.
1
Exercice 29 Calculer l’éventuelle limite finie des suites u0 = 1, un+1 = u
3 n
+ 1,
v0 = 32 , vn+1 = (vn − 1)2 + 1 et w0 = 4, wn+1 = 4w9 n .
Pensez-vous qu’elles vont effectivement converger ?
28 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES

5
Exercice 30 Les suites (un )N et (vn )N sont définies par : ∀n ∈ N, u n =
n+1
v0 = −1
et (vn )N : 1
vn+1 = vn + 1 .
2
1. Donner les quatre premiers termes des suites (un )N et (vn )N .
2. Montrer que la suite (un )N est strictement décroissante.
1
3. (a) Montrer que la suite zn = vn − 2, ∀n ∈ N est géométrique de raison 2 .
(b) En déduire l’expression de (zn )N puis celle de (vn )N en fonction de n.
(c) Étudier les variations des suites (zn )N et (vn )N .
(d) Donner une valeur approchée de la somme S17 = z0 + z1 + . . . + z17 puis
en déduire v0 + v1 + . . . + v17 .
(e) Étudier les limites des suites (zn )N et (vn )N .
Exercice 31 On considère une suite (un )N définie sur N dont aucun terme n’est nul.
2
On définit alors la suite (vn )N par vn = − .
un
Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse.
1. Si (un )N est convergente alors (vn )N est convergente.
2. Si (un )N est minorée par 2 alors (vn )N est minorée par −1.
3. Si (un )N est monotone alors (vn )N est monotone.
4. Si (un )N est divergente alors (vn )N converge vers 0.
Exercice 32 On note un le nombre de foyers, exprimé en millions, possédant un télé-
viseur à écran plat l’année n. On pose n = 0 en 2005 et on suppose que l’on a u0 = 1
1
et, pour tout entier n ∈ N, un+1 = 10 un (20 − un ).
x
1. Soit f la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; 20 ] par f (x) = (20 − x).
10
(a) Étudier les variations de la fonction f sur [ 0 ; 20 ].
(b) En déduire que pour tout x de [ 0 ; 10 ], f (x) ∈ [ 0 ; 10 ].
2. Prouver que pour tout n ∈ N, 0 un un+1 10.
3. Prouver que la suite (un )N est convergente et déterminer sa limite.
un
Exercice 33 La suite (un )N est définie par u0 = 1 et un+1 = .
u2n + 1
1. Prouver que pour tout n, un > 0 et démontrer que la suite (un )N est décrois-
sante. Qu’en déduire ?
2. (a) Donner les valeurs exactes des cinq premiers termes de la suite.
(b) Que conjecturer concernant l’expression de un en fonction de n ? Le démontrer
par récurrence.
3. Quelle est la limite de la suite (un )N ?

Convergez vers la page 421 pour réaliser le devoir no 421, sautez sur la page 423
pour le devoir no 423 puis pointez vers la page 577 pour des exercices plus approfondis
et glissez enfin sur la page 511 pour tout savoir ou presque sur les algorithmes.

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