Suite Numerique Math Max
Suite Numerique Math Max
II Loi binomiale 41
III Limites des fonctions numériques 63
4 No limit 431
5 Fonction auxiliaire 435
6 To bee or not to bee 439
7 De la petite à la grande section 443
8 À la dérive 447
Extras 553
A Vive la rentrée 555
B Auto-exos 557
C Self-Working 563
D Petite parenthèse 567
E Sine qua tion 569
F Trop grand écart 573
G Poursuites 577
H U lisse 591
I Einstein vaut mieux que deux tu l’auras 593
Annexes 595
S UITES NUMÉRIQUES
Sommaire
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1 Suites numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Suites définies explicitement en fonction de n : un = f(n) 11
1.3 Suites définies par une relation de récurrence : un+1 = f (un ) 12
1.4 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.1 Principe de récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Démonstrations par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . 14
3 Limite d’une suite : définition . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4 Théorèmes & calculs de limites . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.1 Limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2 Opérations sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.3 Théorèmes de comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.4 Cas des suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.5 Cas des suites récurrentes un+1 = f (un ) . . . . . . . . . . 21
Suites, calculatrice & algorithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Corrigé des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Introduction
Nous poursuivons dans ce chapitre l’étude commencée en classe de première des
suites numériques. Après les rappels usuels, nous aborderons le principe fondamental
de raisonnement par récurrence, basé sur la construction des nombres entiers naturels.
Nous définirons ensuite la notion de limite d’une suite c’est-à-dire l’étude de son
comportement pour les valeurs de n de plus en plus grandes, notion fondatrice de
l’analyse mathématique.
10 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES
1 Suites numériques
1.1 Définitions
Définition 1 Une suite numérique est une fonction de l’ensemble des en-
tiers naturels dans R. On note souvent (un )N : n ∈ N �−→ un ∈ R.
Il arrive que la suite soit définie seulement à partir d’un certain entier n0 ; on dira
alors que la suite (un )n n0 a pour premier terme ou terme initial un0 .
Notation : Lorsque une suite (un ) vérifie une certaine propriété pour les entiers n
plus grands qu’un certain n0 , on dit qu’elle la vérifie à partir d’un certain rang et l’on
note à.p.c.r. Par exemple, 2n > 10 à partir du rang 4.
1. SUITES NUMÉRIQUES 11
Définition 2 Variations
On dit qu’une suite (un ) est croissante (resp. décroissante, resp. constante ou
stationnaire) à.p.c.r. s’il existe n0 tel que, pour tout n n0 , un+1 un (resp.
un+1 un , resp. un+1 = un ).
Une suite est monotone à.p.c.r. si elle est croissante à.p.c.r. ou décroissante
à.p.c.r. ou stationnaire à.p.c.r.
Définition 3 Égalité
Deux suites (un)n n1 et (vn )n n2 sont égales si n1 = n2 et si ∀n n1 , un = vn .
Si n1 = n2 mais les termes sont tous égaux pour des n assez grands, les suites (un )
et (vn ) sont égales à.p.c.r.
1
Exemples : ◦ La suite un = π − n+1 est majorée par π.
◦ La suite vn = n2 +nn + 1 est minorée par 0.
◦ La suite wn = (−1)
n2 +1 est bornée par −1 et 1.
Définition 5 Soit une fonction f définie sur un ensemble I tel que f (I) ⊂ I
c.-à-d. ∀x ∈ I, f (x) ∈ I, et soit u0 ∈ I.
u0 ∈ I
La suite (un )N définie par existe.
un+1 = f(un ), ∀n 0
On dit que (un )N est une suite récurrente.
Démonstration : Le problème potentiel est que un « tombe » sur une valeur interdite
de f . Puisque f (I) ⊂ I, si un ∈ I alors un+1 = f (un ) ∈ I aussi et l’on peut calculer
de proche en proche :
f f f
u0 ∈ I −→ f (u0 ) = u1 ∈ I −→ f (u1 ) = u2 ∈ I −→ f (u2 ) = u3 ∈ I...
1
Exemple : Soit la relation de récurrence un+1 = 1 − . Puisque, pour x �= 0,
un
1− x1 = 0 ⇔ x = 1, une telle suite n’est bien définie que si le premier terme appartient
à R \ {0; 1}.
Les termes d’une suite récurrente se calculent en général de proche en proche.
Pour connaître le n-ième terme, il faut avoir calculé le (n − 1)-ième.
√
Exemple : Soit f : x ∈ [ −3 ; +∞ [ −→ x + 3 . On a f (x) 0 donc
f [ −3 ; +∞ [ ⊂ [ −3 ; +∞ [. La suite suivante est donc bien définie : u0 = −2
√
et un+1 = f (un ) = un + 3, ∀n 0. √
√ √ √
On a u0 = √ −2, u 1 = u 0 + 3 = −2 + 3 = 1, u 2 = 1 + 3 = 2, u 3 = 5,
u4 = 3 + 5, ...
Représentation graphique : On reprend l’exemple précédent.
(u3 ; u4 )
(u2 ; u3 )
(u3 ; u3 )
(u1 ; u2 )
2 (u2 ; u2 )
(u0 ; u1 )
1 (u1 ; u1 )
y = f (x)
y=x
u0 u1 u3
-3 -2 -1 1 2 u2
Définition & Propriété 3 Une suite (un )N est dite arithmétique si chacun de
ses termes est obtenu à partir du précédent en ajoutant une constante c.-à-d. s’il
existe un réel r tel que pour tout entier n, un+1 = un + r.
Le réel r est alors appelé la raison de cette suite arithmétique.
On a, pour tout entier n, un = u0 + n r et plus généralement, pour tous
entiers n et p, up = un + (p − n) r.
Pour montrer qu’une suite (un )N est arithmétique, on montre généralement que
la différence un+1 − un est constante.
Remarque : Ainsi, une suite arithmétique de raison r est une suite définie par récur-
rence (de fonction de récurrence f (x) = x + r ) qui est aussi définie explicitement en
fonction de n.
Définition & Propriété 5 Une suite (un )N est dite géométrique si chaque terme
est obtenu à partir du précédent par multiplication par une constante c.-à-d. s’il
existe un réel q tel que, pour tout entier naturel n, un+1 = q un .
Le réel q est alors appelé raison de cette suite géométrique.
On a, pour tout entier n > 0, un = u0 q n et plus généralement, pour tous
entiers n et p, up = q p−n
un .
Pour démontrer qu’une suite (un )N est géométrique, on montre généralement que
un+1
le rapport est constant.
un
Remarque : Ainsi, une suite géométrique de raison q est une suite définie par ré-
currence (de fonction de récurrence f (x) = qx) qui est aussi définie explicitement en
fonction de n.
14 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES
1 − q nbre de termes
Remarque : Cette formule peut se lire : S = (1er terme) × .
1−q
Imaginons un escalier infini dont on a numéroté dans l’ordre chacune des marches.
Si l’on peut accéder à une marche n0 de l’escalier (initialisation) et si l’on peut monter
d’une marche quelconque à la suivante (hérédité), alors on peut accéder à n’importe
quelle marche au-dessus de n0 (conclusion).
On peut aussi imaginer une succession infinie de dominos dressés. Il nous est bien
évident que si l’on en fait basculer un (initialisation) et si les dominos sont espacés les
uns à la suite des autres d’une distance adéquate (hérédité), alors tous les suivants
basculeront, dans une amusante et colorée cataracte.
Ce type de démonstration aurait été pour la première fois utilisé explicitement par
Blaise Pascal en 1665 mais il faudra attendre deux siècles pour une formalisation et
une axiomatisation du raisonnement par récurrence par, indépendamment, l’allemand
Dedekind et l’italien Péano en 1888.
10n+1 = 10 n ×10 = 9 ×(k ×10) et l’on a bien P(n) =⇒ P (n+1) mais la propriété
est évidemment fausse pour tout n.
La propriété suivante se démontre par récurrence et sera bien utile par la suite.
Propriété 6
Pour tout réel positif x et tout entier naturel n, on a (1 + x)n 1 + nx.
partir du rang 0 donc, par récurrence, P(n) est vraie pour tout entier n.
un
I �
un ∈ I à partir du rang 7
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 n
16 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES
Remarques :
Démonstration : Soit (un ) une suite convergeant vers un réel � et soit λ un réel
différent de �. Nous allons montrer que (un ) ne peut converger vers λ.
�+λ
Supposons λ < �. Posons μ = et I = ] μ ; +∞ [. On a λ < μ < �
2
donc � ∈ I et un ∈ I à partir d’un certain rang n0 puisque (un ) converge vers �.
Ainsi un �∈ ] −∞ ; μ [ à partir du rang n0 alors que λ ∈ ] −∞ ; μ [. (un ) ne peut
donc converger vers λ. (Si λ > �, il suffit de changer I en ] −∞ ; μ [).
4. THÉORÈMES & CALCULS DE LIMITES 17
Remarque : Une suite tendant vers l’infini est divergente mais la réciproque est
fausse : (−1)n , cos(n), ... (cf. devoir no 2 page 423).
Exemple : La suite un = 2n tend vers l’infini. En effet, ∀A ∈ R, un > A
dès que n Ent( A2
) + 1.
Théorème 4
√
• lim n = lim n2 = lim np = lim n = +∞ (p ∈ N∗ ).
n→∞ n→∞ n→∞ n→∞
1 1 1 1
• lim = lim = lim = lim √ = 0 (p ∈ N∗ ).
n→∞ n n→∞ n2 n→∞ np n→∞ n
• lim exp(n) = +∞.
n→∞
√ √
Dém. : Soient A ∈ R+ et n ∈ N. . étant croissante, on a n A2 =⇒ n A
√
et lim n = +∞.
n→∞
La limite de l’exponentielle sera démontrée dans l’exercice 22 en page 26.
lim un � � � +∞ −∞ +∞
n→∞
lim vn �� +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
n→∞
lim (un + vn ) � + �� +∞ −∞ +∞ −∞ F.I.
n→∞
18 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES
Produit
�>0 �>0
lim un � � 0 ou ou +∞ +∞
n→∞
+∞ +∞
0 avec 0 avec
lim vn �� �= 0 ±∞ 0 �� �= 0 ±∞
n→∞ vn > 0 vn < 0
±∞
un � selon
lim 0 F.I. +∞ −∞ F.I.
n→∞ vn �� signe
de ��
• Dans le cas où (un )N est négative à.p.c.r., on construit un tableau analogue.
Propriété 8 Si (un )N est une suite croissante convergeant vers un réel � alors
(un )N est majorée par �.
Démonstration : Soit A un réel. Puisque (un )N diverge vers +∞, il existe n0 ∈ N tel
que un > A pour tout n > n0 . Par ailleurs, il existe n1 ∈ N tel que vn un pour
tout n > n1 . Ainsi, pour tout n > n2 = M ax(n0 ; n1 ), vn un > A.
Remarque : La limite d’une telle suite n’est généralement pas la borne obtenue, qui
n’est d’ailleurs pas unique.
u0 = 0, 9
Exemple : Soit (un)N la suite définie par un On a u1 = 0, 09,
un+1 =
10
1
u2 = 0, 009, u3 = 0, 0009, u4 = 0, 00009. (un )N est géométrique de raison q = 10
donc lim un = 0.
n→∞
i=n
Par ailleurs, si on note Sn = ui , on a S0 = 0, 9, S1 = 0, 99, S2 = 0, 999,
i=0
1 − 10−(n+1)
S3 = 0, 9999, Sn = 0, 99...9. Or = 0,9
Sn = u0
0,9 (1 − 10
−(n+1)
)
1 − 10−1
donc Sn = 1 − 0, 1n+1 tend vers 1 lorsque n tend vers l’infini puisque
q = 0, 1 ∈ ] −1 ; 1 [. On démontre ainsi que 0, 9999... = 1.
4. THÉORÈMES & CALCULS DE LIMITES 21
Voici maintenant une illustration des différents comportements des suites géomé-
triques. On fera attention aux valeurs marginales de q (−1, 0 et 1) et lorsque l’on
multipliera par u0 .
Comportements des suites (q n )
| | |
−1 0 1
q
Propriété 9 Soit f une fonction continue (cf. chap. IV) sur un intervalle J tel
que f (J) ⊂ J et soit u0 ∈ J, un+1 = f (un ) une suite récurrente.
Si (un )N converge vers un réel � et si � ∈ J, alors f (�) = �.
Un tel réel � est appelé point fixe de la fonction f .
Remarque : La réciproque est fausse. Ce n’est pas parce que la fonction admet un
point fixe que la suite converge. Les graphes suivants illustrent différents cas de figures.
Point fixe attractif
y=x
f (�) = �
y = g(x)
y=x
y = f (x)
g(�) = �
u0 u1 u2 u3 u4� v0 v2 v4 � v5 v3 v1
22 Chapitre I : SUITES NUMÉRIQUES
f (�) = �
g(�)
�
� u0u1u2 u3 u4 u5 v4 v2v0 v1
�
v3 v5
✝ ✆
∗ Entrer la suite : f(x) .
• nMin correspond au premier indice,
• u(nM in) correspond au premier terme.
• Entrer dans u(n) = l’expression de la suite en fonction de n et/ou de
u(n − 1). ✄ ✄ ✄ ✄
Le n s’obtient avec ✂X,T,θ,n ✁, les u et v avec ✂2nde ✁✂7 ✁ et ✂8 ✁.
Ne pas oublier que les « Graph 1,2 et 3 » ne doivent pas être grisés.
✄ un ✄tableau de valeurs, définir la plage :
∗ Pour
✂2nde ✁✂fenêtre ✁ (déf.table)
✄ ✄: début au premier indice et un pas de 1.
Puis affichage avec ✂2nde ✁✂graphe ✁ (table).
✄ une✄ représentation graphique d’une suite définie par récurrence :
∗ Pour
✄✂2nde ✁✂zoom ✁ (format), menu Esc, CoorRec et régler la fenêtre.
✄✂ ✁ ✄
graphe pour la courbe,
✫ ✪
Fin
Exercices
S UITES NUMÉRIQUES
Exercice 2 La suite (un )N est définie par son premier terme u0 et, pour tout entier
naturel n, un+1 = un + 6n + 30.
1. Démontrer que si uk est un entier pair, alors uk+1 l’est aussi.
2. Démontrer que si uk est un multiple de 3, alors uk+1 l’est aussi.
3. À quelle condition tous les termes de la suite (un )N sont-ils des entiers pairs ?
sont-ils des multiples de 3 ? des multiples de 3 pairs ?
Exercice 3 Soit la suite (un )N définie par un = 4n −1. Calculer les premiers termes
de la suite (un )N puis les diviser par 3. Émettre une conjecture puis la démontrer.
n(n + 1)
Exercice 4 Redémontrer par récurrence la formule 1 + 2 + ... + n = .
2
Exercice 5 Soit (un )N : u0 = 2 et un+1 = 3un − 2, ∀n ∈ N.
Montrer que un = 3n + 1 pour tout entier.
Exercice 6 La suite (un )N est définie par u0 ∈ ] 0 ; 1 [ et pour tout entier n,
un+1 = un (2 − un ). En utilisant une fonction numérique pertinente, démontrer par
récurrence que pour tout entier n, 0 < un < 1.
Exercice 7 Démontrer par récurrence, pour tout entier naturel non nul n, la formule
de dérivation (xn )� = nxn−1 sur R.
i=n
n(n + 1)(2n + 1)
Exercice 8 ∗
Démontrer, pour n ∈ N , la formule i2 = .
i=1
6
i=n
1 n+1
Exercice 9 Démontrer, pour n 2, la formule 1− = .
i=2
i2 2n
EXERCICES 25
Exercice 10 Quels sont les entiers naturels n tels que 2n > 2n ? Justifier.
Exercice 11 Justifier l’appellation suite des nombres premiers.
Exercice 12 On appelle (Tn )N∗ la suite des nombres triangulaires, représentée ainsi :
On a T1 = 1, T2 = 3 et T3 = 6.
1. Donner T4 , T5 et T6 .
2. Exprimer Tn+1 en fonction de Tn .
3. Conjecturer l’expression de 2Tn puis celle de Tn en fonction de n.
4. Démontrer cette conjecture.
Exercice 13 Récurrence double, récurrence forte
1. On considère la suite (un )N définie par u0 = 3, u1 = 5
EXERCICES
et ∀n ∈ N, un+2 = 3un+1 − 2un.
Montrer par récurrence double que, ∀n ∈ N, un = 2n+1 + 1.
n
2. On considère la suite (vn )N définie par v0 = 1 et ∀n ∈ N, vn+1 = vk .
k=0
Montrer par récurrence forte que, ∀n ∈ N∗ , vn = 2n−1 .
2n + 1
Exercice 14 Soient les suites définies sur N par un = , vn = −(n + 1)2
√ n+3
(n + 5)2 n
et wn = .
n+1
1. Conjecturer la limite éventuelle des suites (un )N , (vn )N et (wn )N puis démontrer
ces conjectures.
Exercice 17
1. Proposer deux suites (un )N et (vn )N vérifiant lim un = +∞, lim vn = −∞
n→∞ n→∞
et telles que :
un
(a) lim (un + vn ) = 0. (d) lim = −10. (g) lim un × vn = −3.
n→∞ n→∞ vn n→∞
(b) lim (un + vn ) = π. (e) lim un = −∞. (h) lim un × vn = −∞.
n→∞ n→∞ vn n→∞
un
(c) lim = 0. (f) lim un × vn = 0.
n→∞ vn n→∞
3. Dans les deux cas suivants, préciser si la condition soulignée est nécessaire, suffisante,
nécessaire et suffisante, ni nécessaire ni suffisante.
(a) Si lim un = lim vn = � ∈ R , alors lim (un − vn ) = 0.
n→∞ n→∞ n→∞
EXERCICES
−1
3
⎪
⎨ w3n = n+2
v2n = n − 7
et w3n+1 = n26+3 .
v2n+1 = 3 − n2 ⎪
⎩
w3n+2 = 3−n
5+n
5
Exercice 30 Les suites (un )N et (vn )N sont définies par : ∀n ∈ N, u n =
n+1
v0 = −1
et (vn )N : 1
vn+1 = vn + 1 .
2
1. Donner les quatre premiers termes des suites (un )N et (vn )N .
2. Montrer que la suite (un )N est strictement décroissante.
1
3. (a) Montrer que la suite zn = vn − 2, ∀n ∈ N est géométrique de raison 2 .
(b) En déduire l’expression de (zn )N puis celle de (vn )N en fonction de n.
(c) Étudier les variations des suites (zn )N et (vn )N .
(d) Donner une valeur approchée de la somme S17 = z0 + z1 + . . . + z17 puis
en déduire v0 + v1 + . . . + v17 .
(e) Étudier les limites des suites (zn )N et (vn )N .
Exercice 31 On considère une suite (un )N définie sur N dont aucun terme n’est nul.
2
On définit alors la suite (vn )N par vn = − .
un
Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse.
1. Si (un )N est convergente alors (vn )N est convergente.
2. Si (un )N est minorée par 2 alors (vn )N est minorée par −1.
3. Si (un )N est monotone alors (vn )N est monotone.
4. Si (un )N est divergente alors (vn )N converge vers 0.
Exercice 32 On note un le nombre de foyers, exprimé en millions, possédant un télé-
viseur à écran plat l’année n. On pose n = 0 en 2005 et on suppose que l’on a u0 = 1
1
et, pour tout entier n ∈ N, un+1 = 10 un (20 − un ).
x
1. Soit f la fonction définie sur l’intervalle [ 0 ; 20 ] par f (x) = (20 − x).
10
(a) Étudier les variations de la fonction f sur [ 0 ; 20 ].
(b) En déduire que pour tout x de [ 0 ; 10 ], f (x) ∈ [ 0 ; 10 ].
2. Prouver que pour tout n ∈ N, 0 un un+1 10.
3. Prouver que la suite (un )N est convergente et déterminer sa limite.
un
Exercice 33 La suite (un )N est définie par u0 = 1 et un+1 = .
u2n + 1
1. Prouver que pour tout n, un > 0 et démontrer que la suite (un )N est décrois-
sante. Qu’en déduire ?
2. (a) Donner les valeurs exactes des cinq premiers termes de la suite.
(b) Que conjecturer concernant l’expression de un en fonction de n ? Le démontrer
par récurrence.
3. Quelle est la limite de la suite (un )N ?
Convergez vers la page 421 pour réaliser le devoir no 421, sautez sur la page 423
pour le devoir no 423 puis pointez vers la page 577 pour des exercices plus approfondis
et glissez enfin sur la page 511 pour tout savoir ou presque sur les algorithmes.