Activité : Travaux encadrés
Durée : Une heure
Compétences visée : Emettre des hypothèses de lecture à partir des éléments para textuels.
Support : Le Dernier Jour d’un condamné de Victor HUGO
Déroulement de la séance :
LA PREMIÈRE DE COUVERTURE:
1- Le titre :
QUESTIONS :
1- Quel est le personnage que nous révèle le titre ?
2- A quelle peine ce personnage a-t-il été condamné ?
3- Que doit-on comprendre de l’emploi de l’article indéfini « un » ?
4- Quelle est la thématique de l’œuvre ?
5- Quelle pourrait être la durée de l’action ? Justifiez votre réponse.
RÉPONSES :
1- Un condamné
2- Il est condamné à la peine de mort.
3- L’article « un » qui détermine le mot « condamné » souligne que l’œuvre raconte l’histoire d’un condamné de tous les lieux et
tous les temps.
4- La peine de mort.
5- Vingt quatre heures, souligné par : « Le Dernier Jour ».
2- L’illustration :
QUESTIONS :
1- Que représente le tableau de l’illustration ?
2- Identifiez les personnages et les objets figurants dans le tableau ?
3- Décrivez l’état du condamné ?
4- Que symbolise la posture du condamné ?
5- Quelle est la tonalité de ce tableau ? Précisez sa valeur ?
RÉPONSES :
1- Le tableau représente la scène d’exécution d’un condamné a mort.
2- Le condamné, le prêtre, le bourreau, les gendarmes, le public.
Les objets : L’échafaud (Guillotine),
3- Le condamné a le dos courbé, les mains croisées, il est pâle, il est pensif et résigné à un sort.
4- Le condamné est le seul personnage courbé, cela symbolise l´infériorité du personnage qui connote la valeur de la vie humaine
pendant l´exécution capitale.
5- Le tableau a une tonalité pathétique, il montre les atrocités de la peine de mort et par conséquent c´est une critique de la peine
capitale.
LA QUATRIEME DE COUVERTURE
QUESTIONS :
1- Quels sont les éléments de la quatrième découverture ?
RÉPONSES :
1- L’auteur, le titre, barre du prix, le nom de l’édition et l’adresse de cette maison d’édition, mais cela diffère d’une édition à une
autre.
Biographie de l’auteur :
Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802. Poète, romancier, dramaturge, cet écrivain hors paire marquera
son époque par son génie, sa vitalité et son engagement envers les plus démunis.
C’est très jeune que V. Hugo montre son attirance pour l’écriture en général. Il note dans son journal en 1816 : « je
veux devenir Chateaubriand ou rien ». Bientôt, avec la publication de ses premiers succès, il connaît la célébrité.
Ecrivant régulièrement, il publie notamment Han d’Islande (1823), Nouvelles Odes (1824), Cromwell (1827), Les
Orientales (1829), Le Dernier jour d’un condamné (1829)…
En 1830, avec la bataille autour de sa pièce Hernani, c’est la consécration et Hugo s’affirme comme le chef de fil de la
nouvelle école romantique. Naissant ensuite des œuvres immortelles comme Notre dame de Paris (1831), Marion Delorme
(1831)’ Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas (1838)…
Le 22 mai 1885, Victor Hugo meurt, à Paris, d’une congestion pulmonaire. Des funérailles nationales lui sont
consacrées.
▪ L’engagement de Victor Hugo :
V. Hugo qui a marqué le XIXème siècle par sa stature de poète et d’écrivain hors pair, est connu également pour son
engagement politique ; il a défendu plusieurs causes à la fois. Militant ce premier ordre de la cause sociale, il n’a cessé de lutter
pour plus d’équité, pour l’amélioration de la condition et des droits civiques des femmes, etc. L’une de ses prises de position fut
également la lutte contre la peine de mort, combat auquel il n’a jamais failli de sa vie et qu’il entamera de façon éclatante par la
publication du Dernier jour d’un condamné.
L’œuvre de Victor Hugo
Poésie théâtre Roman Divers
Odes et Ballades -Cromwell -Bug-Jargal - Préface de Cromwell
-Les Orientales -Marion Delorme -Han d’Islande -Littérature et philosophie mêlées
-les Feuilles d’automne -Hernani -Le Dernier Jour d’un condamné -William Shakespeare
-Les Chants du crépuscule -Le Roi s’amuse -Notre-Dame de Paris -Discours sur Voltaire
-Les Voix intérieures -Lucrèce Borgia -Les Misérables
-Les Rayons et les ombres -Marie Tudor -Les Travailleurs de la mer
-Les Châtiments -Ruy Blas -L’Homme qui rit
-Les Contemplations -Les Burgraves -Quatre-vingt-treize
-La légende des siècles
Séance2
Activité : Langue
Durée : Une heure
Public cible : Première année du baccalauréat.
Compétences visée : Reconnaître le registre pathétique.
Support : Un extrait du premier chapitre du Le dernier jour d'un condamné V. Hugo.
Un extrait de L’Assommoir .Emile Zola
CORPUS :
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant :
Ah ! Ce n’est qu’un rêve !-Hé bien ! Avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s’entrouvrir assez pour voir cette fatale pensée
écrite dans l’horrible réalité qui m’entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la
trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers le grille du cachot, il
me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : -Condamné à mort.
Victor Hugo, Le dernier jour d’un condamné, Chapitre premier.
Gervaise, cependant, se retenait pour ne pas éclater en sanglots. Elle tendait les mains, avec le désir de soulager l’enfant ; et, comme le
lambeau du drap glissait, elle voulu le rabattre et arrangea le lit. Alors le petit corps de la mourante apparut. Ah ! Seigneur quelle misère et
quelle pitié ! Les pierres auraient pleuré.
Emile Zola, L’Assommoir, Chapitre XII.
Déroulement de la leçon :
I-Observation du corpus :
Les élèves liront dans un premier temps le premier texte du corpus et répondront aux questions suivantes :
Où se trouve le personnage qui parle dans ce texte ?
Son réveil, est-il normal ?
-Non, il se réveille en sursaut
-De quoi rêve-t-il ?
-Il a été poursuit pas l’idée de la mort.
-Quel sentiment vous ressentez envers son état ?
-De la pitié. On le sent triste et il a mal, on sent qu’il souffre.
-Relevez les termes qui expriment ces sentiments.
-L’interjection : Ah !
-Les adjectifs : Fatale pensée, horrible réalité, rayons pâles…
-Quel effet ces termes provoquent-ils chez vous ; lecteurs ?
-On a de la pitié envers le personnage, il nous fait sentir ses douleurs.
De même on présentera le second texte et on posera les questions suivantes :
-Dans quel état se trouve l’enfant ?
-Elle est mourante.
-Comment est Gervaise face à son état ?
-Elle veut pleurer, mais elle se retient, elle tendait les mains, avec le désir de la soulager.
-Elle est triste, elle souffre.
-Relevez les termes qui expriment l’état de Gervaise.
-Ah ! Seigneur quelle misère et quelle pitié ! Les pierres auraient pleurées, le pauvre petit corps de la mourante apparut.
- Quel effet ces termes provoquent-ils chez vous ; lecteurs ?
-On est touché par l’état de la petite enfant.
-Les indices du pathétique
Emploi de mots forts frappants.
Fréquence des adjectifs qualificatifs.
Les répétitions.
Exagération.
Une forte ponctuation.
II Conceptualisation :
Le registre pathétique : renvoie à la souffrance (pathos), ce registre suscite la compassion du lecteur, il utilise le champ lexical de la
douleur, des procédés expressifs, une ponctuation forte (exclamation par exemple) et des images qui amplifient l’émotion du lecteur. Il est
fréquent de recourir au registre pathétique dans les documents présentés dans la presse ou à la télévision qui cherche à toucher la
sensibilité.
III APPLICATIONS :
-Relevez les indices du pathétique dans l’extrait suivant :
Que ne peut avec elle expirer la mémoire ?
Allons de mon erreur, hélas ! Trop éclaircis
Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils.
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
Expier la fureur d'un vœu que je déteste.
Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités.
Et pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que malgré les complots d'une injuste famille
Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille.
Extrait de Racine, Phèdre, la mort de Thésée
-L’interjection : hélas !
-L’exagération : trop éclaircis, trop mérités
-Les adjectifs qualificatifs : malheureux fils ; trop éclaircis ; trop mérités, mânes irrités ; injuste famille, cher fils.
- La ponctuation,
- lexique de la souffrance : Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils.
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,…
Séance3
Activité : Etude de texte
Durée : une heure
Public ciblé : 1ère année du baccalauréat
Compétences visées : - Connaître les particularités de l’incipit
- Identifier la typologie et la tonalité du passage
Support : Le Dernier Jour d’un condamné, chap. I
Méthode : lecture méthodique
Mise en situation :
Questions sur :
- L’œuvre et sur son auteur.
-L’incipit : Début d’une œuvre qui répond aux trois questions, qui, quand et où?
I-identifier la situation d’énonciation, le contexte spatio-temporel et la typologie textuelle
- Qui parle dans ce chapitre?
-Un condamné à mort.
-Le « je » se réfère-t-il à qui ? A un personnage-narrateur ou à un auteur- narrateur ?
-A un personnage-narrateur.
-Un personnage-narrateur qui parle et décrit ses émotions, ses propos seront sous forme de quel genre d’écrit ?
-Un journal intime.
- Où se trouve-t-il? Depuis quand ?
- Il se trouve dans une prison parisienne Bicêtre. Depuis cinq jours.
-Connaissons-nous son nom ? Son crime ?
-Aucune information n’est mentionnée sur ces propos.
-Pour qu’elle raison à votre avis ?
-V .Hugo vise la généralité dans son œuvre pour garantir la compassion de lecteur.
- Le condamné s’adresse-t-il à quelqu’un ?
- Il s’adresse à lui-même.
- Quelle est la typologie textuelle de ce chapitre? Justifiez votre réponse
- Ce texte est narratif.
*Il y a des indicateurs spatio-temporels (Bicêtre / voilà 5 semaines/ autrefois/ il y a des années…)
*Le temps du récit (le présent de la narration et l'imparfait).
*Une succession des actions.
-Désignez les deux champs lexicaux dominants dans ce chapitre.
-*le premier champ révèle l’obsession qui ne le quitte plus ; à savoir sa mort prochaine (son obsession semble être une personne qui ne lui
laisse aucun répit)
*Le deuxième champ révèle la liberté du narrateur et le bonheur qu’il éprouvait lorsqu’il était libre.
II- Passé et présent
Une opposition temporelle permet de structurer le texte
Autrefois Maintenant
liberté « j’étais libre » Captivité « je suis captif » »mon esprit est en prison »
Une vie normale »un homme comme un autre homme » « Mon corps est aux fers »
Epanouissement d’esprit »plein de fantaisie ; riche » « je n’ai plus qu’une seule pensée »
III- l’obsession de la condamnation
-Comment la situation du narrateur est représentée ?
-le narrateur est hanté par l’idée de la mort.
-Combien de fois l’expression « condamné à mort »est utilisée ?
-Trois fois, une au début du chapitre ; une seconde fois au milieu et une troisième à sa fin, elle encadre le chapitre et le cerne, comme elle
cerne l’existence du condamné
- L’idée de la mort obsède le condamné, comment il la décrit ?
-Maintenant je suis captif, mon corps est aux fers, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable
idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort.
❖ Abondance des procédés de la caractérisation de la condamnation traduit l’obsession
adjectifs verbes Comparaison
Horrible me secoue Comme un spectre
Sanglant me glisse Comme un refrain
Implacable se mêle sous la forme d’un couteau
Infernale se colle
fatale épie
reparaît
poursuis
Champ lexical de l’emprisonnement :
Cachots/prison/grille/soldats de gardes/
Description de la cellule ;(sombre humide sale)
Synthèse :
L’incipit du Dernier jour d’un condamné remplit la fonction de l’exposition car il présente le personnage principal, le lieu, le temps les
événements antérieurs ainsi que le thème principal du roman. On a tous les éléments de la mise en place de l’histoire.
Séance4
Activité : Production de l’écrit
Durée : Une heure
Public cible : Première année du baccalauréat
Compétences visée : -Rédiger un monologue pathétique en pastichant le narrateur
Support : Le Dernier jour d’un condamné, Victor Hugo, Chapitre XVII
Méthode : Cours dialogué / rédaction individuelle / correction collective.
Consigne : « vous avez vécu des moments pénibles où vous avez passé un certain temps à réfléchir et à parler à vous-même, rédiger un
texte sous forme de monologue dans lequel vous rapporter votre souffrance intérieure. »
Déroulement de la leçon
I Phase orale :
Observation du corpus
-Questions de compréhension
Qui parle ? A qui ? A propos de quoi ? Dans quel but ?quels sont les types de phrases utilisées ? Comment appelle- on -ce genre de
discours ?
-Définition du monologue :
Le discours qu’un personnage seul adresse à lui-même, est un discours de soi, sur soi ; vers soi même ; il permet au personnage
d’extérioriser les conflits internes qui le déchirent, il restitue la pensée à l’état naissant, brut.
-Recherche des idées : collective
-Définir l’objet de la réflexion et du dialogue interne : Un problème d’ordre
affectif sentimental/une dispute avec un proche/une décision grave à prendre.
-Exprimer un dilemme ; l’absence d’alternative ou bien la difficulté de se résoudre à une pensée, à une décision.
-Exprimer des actes de langage ; le regret ; l’exaspération, la prière….
II phase écrite :
Rédaction individuelle avec respect des consignes suivante :
✔ Respect de l’énonciation
✔ Utilisation des apostrophes, interjections
✔ Usage d’une forte ponctuation
✔ Varier les types de phrases : exclamatives interrogatives ; impérative
Correction collective à partir d’une production moyenne portée au tableau.
Séance5
Activité : Etude de texte.
Durée : Une heure.
Public cible : Première année du baccalauréat.
Compétences visée : -Etudier les caractéristiques d'un procès.
-Etudier le retour en arrière.
Support : Le Dernier jour d’un condamné, Victor Hugo, Chapitre II.
Déroulement de la leçon
Lecture magistrale
Questions de Compréhension globale:
Situation du passage :
Détenu, depuis cinq semaines à Bicêtre, le prisonnier effectue un retour en arrière dans sa narration. Il revient sur les trois jours qu'a duré
son procès et raconte ici l'instant de son verdict.
Axes de lecture:
I- la tension dramatique du récit:
a- Une annonce indirecte et différée:
Est-ce que le narrateur nous révèle la peine à laquelle il est condamné?
Non.
Par qui nous avons appris cette annonce?
C'est le cri de la foule qui l'indiquera.
Comment peut-on qualifier le vocabulaire qui indique cette annonce?
Il s'agit d'un vocabulaire sans contenu précis (le verdict, la sentence, la peine, l'arrêt).
Qu'est-ce qui montre la gravité de cette peine?
L'état maladif du prisonnier après l'annonce du verdict.
b- Renversement de situation:
Que nous apprend-t-il le dialogue mené par l'avocat et son client?
L'avocat tente d'obtenir le non confirmation du verdict après avoir essayé d'écarter la préméditation.
Pour quelle peine l'avocat plaide alors?
L'avocat plaide pour les travaux forcés à perpétuité.
Le prisonnier était-il au courant de ce changement?
Non.
Quelle était sa réaction?
Le prisonnier préfère mourir que de vivre dans l'indignation "plutôt cent fois la mort!".
Le prisonnier est-il conscient de ce qu'il lui attend au début? Comment?
Par ignorance de ce qu'il lui attend, il considère que le bagne est plus terrible que l'échafaud.
Le condamné va-t-il changer d'attitude à la fin? Pourquoi?
Le condamné est désormais conscient de ce qu'il lui attend. Il vient de réaliser la gravité de la peine de mort qu'il espérait.
II- La tension émotionnelle:
a- La focalisation:
De quel type de focalisation s'agit-il ici?
D'une focalisation interne: la scène est envisagée du point de vue exclusif du narrateur (1ère personne du singulier).
Que permet ce procédé au lecteur?
Par ce procédé le lecteur fait corps avec le narrateur, partage ses incertitudes "c'était, je pense le greffier", devine le contenu, de la
plaidoirie de l'avocat "Je compris qu'il cherchait à atténuer la déclaration du jury…" et il en va de même pour le réquisitoire du procureur.
Le lecteur n'en connaît que l'impression qu'il produit sur l'accusé.
Quelle est la valeur du dernier paragraphe?
Il a une valeur d'introspection (le fait de s'auto-analyser).
Relevez des phrases qui le montrent.
"Je m'étais sentis", "Rien ne m'apparaissait plus"…
b- La violence des sensations et des émotions:
Quand on parle de focalisation interne, de quoi peut-on parler en parallèle?
De la subjectivité, parce que les événements sont vécus de l'intérieur.
Quels types de réaction ces événements intérieurs provoquent chez le prisonnier?
Des réactions physiques: "ma langue reste collée à mon palais".
Des réactions intellectuelles: "j'aurais eu, moi, tant à dire", "je compris".
Des réactions affectives: "indigne", "criant non!".
Synthèse :
L'intérêt du passage réside moins dans le verdict lui-même que dans la façon dont le narrateur l'accueille. Le retour en arrière du récit
place, en effet, le personnage dans une situation choquante par laquelle se transforme presque instantanément en un étranger au monde
des vivants.
La montée et l'intensité de ses émotions, par l'effet de cette sentence, accompagnent la montée dramatique du passage.
Séance 6:
Activité : Langue
Durée : 1 heure
Public ciblé : 1 ère année du bac
Compétences visées : Connaître le vocabulaire judiciaire
Support : Le Dernier Jour d´un condamné, de Victor Hugo. Chap. II
Méthode : cours dialogué & récapitulation du lexique au tableau
DEROULEMENT DE LA SEANCE :
I- lecture du support :
II- extraire les mots appartenant au champ lexical du tribunal et les définir :
MOT Définition
Procès Acte dressé par une autorité compétente, et qui constate un fait
entraînant des conséquences juridiques
Salle d’audience C’est la salle où passent les séances du tribunal
Juge Magistrat chargé d’appliquer les lois et rendre la justice
Témoin Personne qui témoigne après avoir assister à l’accomplissement
d’un crime ou d’un fait
Avocat La personne qui défend une cause, une personne
procureur Officier chargé de la représentation de l’intérêt public, il porte des
accusations et fait des réquisitoires
sentence Décision rendue par le juge
assesseur Juge siégeant à côté du juge président
préméditation Dessein réfléchi d’accomplir une action qui est souvent un délit ou
un crime
Greffier Officier public chargé d’écrire le procès-verbal dans un tribunal
Verdict Jugement rendu par une autorité (cf. sentence)
Jury Ce mot désigne l’ensemble des juges
Crime Manquement très grave à la loi
condamné Celui que la justice a condamné à une peine
APPLICATION :
Dans un tribunal, chaque officier occupe une place déterminée et exerce une fonction précise. Faites correspondre à
chacun d’eux une fonction qui lui convient
❖ le Greffier ۩ ۩ raisonne, plaide et argumente pour montrer
L’innocence de l’accusé
❖ l’agent de service ۩ ۩ représente l’intérêt public et porte des accusations
❖ l’accusé ۩ ۩note le procès-verbal de la séance
❖ l’avocat ۩ ۩ se défend, se justifie pour prouver son innocence
❖ le procureur ۩ ۩ annonce l’ouverture de l’audience et rend la justice
❖ le juge ۩ ۩ fait sortir les témoins et remet les
documents au président du tribunal
RÉPONSES ATTENDUES :
❖ le Greffier ۩ ۩ Raisonne, plaide et argumente pour
montrer l’innocence de l’accusé.
❖ l’agent de service ۩ ۩ Représente l’intérêt public et porte
des accusations.
❖ l’accusé ۩ ۩ Note le procès-verbal de la séance
❖ l’avocat ۩ ۩ Se défend, se justifie pour prouver son
innocence
❖ le procureur ۩ ۩ Annonce l’ouverture de l’audience et
rend la justice
❖ le juge ۩ ۩ Fait sortir les témoins et remet les
documents au président du tribunal
Séance 7 :
Activité : activité orale
Durée : 1 heure
Public ciblé : 1 ère année du bac
Compétences visées : S’exprimer en employant le vocabulaire judiciaire
Support : les situations du tribunal imaginées par les élèves
Méthode : travail de groupe, jeu de rôles
Contrainte : -Avoir répartir la classe en groupes
-Avoir donné le travail au préalable aux élèves
DEROULEMENT DE LA SEANCE :
Consigne : Imaginez une scène de tribunal et jouez la sur scène.
Chaque groupe pourrait poursuivre les étapes suivantes :
I- l’imagination d’une situation de tribunal :
Une personne ayant commis un crime, un délit est présenté au tribunal devant le juge, un procureur général et soutenue par un
avocat. Il doit y avoir au moins un témoin.
I- la distribution des rôles :
La distribution de fera selon le nombre de chaque groupe, ce dernier doit comporter au moins quatre membres qui joueront les rôles
suivant : le juge/ l’avocat / le procureur général/ l’accusé/ le témoin …
II- les répétitions :
Le groupe doit faire un essai avant son passage au jeu scénique
III- la représentation sur scène :
Chaque groupe va passer jouer sur scène la situation imaginée
Après le passage de tous les groupes, la classe pourrait discuter et évaluer les représentations et elle pourrait aussi envisager
une autre représentation du groupe le plus acclamé.
PROLONGEMENT :
Regarder le film : Les Risques du métier d’André Cayatte dont le protagoniste est Jacques Brel et analyser les différentes situations
de tribunal qu’il comporte.
Séance8 :
Activité : Production de l’écrit
Durée : Une heure
Public cible : Première année du bac
Compétences visée : Raconter un récit à la 1ère personne du singulier. A caractère argumentatif
Support : situation d’injustice imaginée par l’élève.
Méthode : Cours dialogué / rédaction individuelle / correction collective.
DEROULEMENT DE LA SEANCE :
SUJET :
« Vous êtes victime d’une injustice, écrivez une lettre à un(e) ami(e) où vous racontez votre situation tout en prouvant votre
innocence. »
I. le genre d’écrit :
Lettre personnelle traitant une situation d’injustice
II. les limites du sujet :
La forme épistolaire personnelle donne plus de liberté à l’élève
❖ l’introduction : émet par exemple les raisons de l’écriture
❖ première partie : récit d’injustice
❖ deuxième partie : preuves d’innocence
❖ conclusion : demande d’aide ou bien salutation finale
III. la recherche des idées :
1. le récit d’injustice :
Ex. une jeune femme est accusée injustement d’avoir volé de l’argent appartenant au budget de l’entreprise où elle travaille
Le récit peut comporter :
a. l’origine du soupçon
b. l’évolution de l’affaire
c. la situation actuelle
2. les preuves de l’innocence :
a. convaincre :
❖ avoir un salaire : pourquoi voler ?
❖ femme de principes : vol, acte immoral
❖ …
b. persuader :
L’emprisonnement :
❖ Rendre orphelins plusieurs membres de famille
❖ Perte de la dignité humaine
Œuvre étudiée : Le Dernier jour d’un condamné
Victor Hugo
Travail d’une séquence
Durée : 8H
Répartition : Deux semaines
- 1ère semaine :
Travaux encadrés : Etude du paratexte
Langue :Le registre pathétique
Etude de texte : Chapitre premier de l’œuvre étudiée
Production de l’écrit : Ecrire un monologue pathétique
-Seconde semaine :
Etude de texte : Chapitre second de l œuvre étudiée
Langue : Connaitre le vocabulaire judiciaire
Activité orale : S’exprimer en employant le vocabulaire judiciare
Production de l’écrit :Raconter un récit argumentatif