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Guide Ehpad V7

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Guide

pour la préparation
des doses à
administrer (PDA)
en Ehpad et autres
établissements
médico-sociaux
Mission qualité et sécurité des activités
pharmaceutiques et biologiques

2017

Guide
// TABLE DES MATIÈRES
• Table des matières // 3
• Glossaire // 4
• Abréviations // 5
• Avant-propos // 6
• Introduction // 8
I. Dispensation des médicaments en Ehpad : éléments de complexité // 8
II. Intérêts de la PDA // 8
III. Quels professionnels de santé interviennent dans la PDA ? // 9
• Avec quoi fait-on de la PDA ? Les différentes méthodes // 10
• Les différentes possibilités pour pratiquer la PDA // 12
• Les différentes étapes de la PDA // 13
I. La prescription médicale // 13
Attention, ce guide constitue un outil d’aide méthodologique et n’a pas A. Au sein de l’Ehpad // 13
B. Transmission des prescriptions // 13
vocation à être opposable. Il ne représente en aucun cas une obligation à la
II. Prérequis // 13
mise en place de la PDA par les pharmaciens. A. Convention de PDA entre l’Ehpad et la pharmacie // 13
Si toutefois, ce système est retenu, l’objet du présent guide est de proposer B. Comment choisir sa PDA ? // 14
des recommandations aux pharmaciens et aux directeurs d’établissements 1. PDA automatisée // 14
médico-sociaux, pour une mise en œuvre optimale et sécurisée de la prise en 2. PDA manuelle : plaquettes, piluliers, remplissage manuel // 16
charge médicamenteuse du patient. C. Critères de la zone de préparation // 16
D. A l’Ehpad ou en officine // 16
III. Préparation // 17
A. Formation du personnel // 17
B. Hygiène du personnel // 17
C. Habillage du personnel // 17
D. Principes de base // 17
E. Etiquetage et contrôle // 18
F. Entretien du matériel // 19
G. Gestion des retours et modifications de traitement // 20

ATTENTION
IV. Transport et stockage des traitements PDA à l’EHPAD // 20
V. Administration // 20
A. Vérification des traitements à la livraison // 20
B. Recommandations de broyage // 21
C. Traçabilité des administrations // 21
• Quels sont les médicaments concernés ? // 22
• Rôle du pharmacien au-delà de la préparation // 23
I. Rôle du pharmacien référent // 23
II. Assurance de la qualité et gestion des risques // 24
A. Documentation // 24
B. Traçabilité // 25
C. Indicateurs // 25
D. Auto-évaluation // 25
• Références bibliographiques // 26
• Groupe de travail // 27
\2 3/
// GLOSSAIRE // ABRÉVIATIONS
Assurance de la qualité : Elle représente l’ensemble dans chaque classe pharmaco-thérapeutique. (Article AMM : Autorisation de Mise sur le Marché EHPAD : établissement d’hébergement pour
des mesures prises pour s’assurer que les prépara- L.5126-6-1 du CSP) personnes âgées dépendantes
tions des doses à administrer sont de la qualité re-
quise pour l’usage auquel elles sont destinées. Elle Pilulier : Tout dispositif permettant une répartition AMP : Aide médico-psychologique
est obtenue par la mise en œuvre d’un ensemble ap- hebdomadaire ou journalière de doses de médica- ETP : équivalent temps-plein
proprié de dispositions préétablies et systématiques, ments à administrer et comportant le nom, le prénom
destinées à donner confiance en l’obtention de la et la date de naissance de la personne à laquelle il ARS : Agence régionale de santé
qualité requise est destiné ainsi que le nom et l’adresse de l’établis- IDE : Infirmier/ère Diplômé(e) d’état
sement où elle est hébergée ou son adresse
Cassette : Boîte mobile insérable dans un automate AS : Aide-soignant(e)
permettant le stockage des formes orales sèches et Procédure : Manière spécifiée d’accomplir une acti- OMEDIT : Observatoire des médicaments,
leur distribution par l’automate pilotée par système vité ou un processus. Une procédure écrite comporte des dispositifs médicaux et des innovations
d’information généralement : l’objet et le domaine d’application AVK : Anti-vitamine K thérapeutiques
d’une activité, ce qui doit être fait et qui doit le faire,
Conditionnement primaire : Récipient ou toute autre quand, où et comment cela doit être fait, quels maté-
forme de conditionnement avec lequel le médica- riels, équipements et documents doivent être utilisés CSP : Code de la santé publique PDA : Préparation des doses à administrer
ment se trouve en contact direct et comment cela doit être maîtrisé et enregistré. La
procédure peut être complétée par des instructions
Conditionnement secondaire : Emballage dans lequel de travail détaillant l’action à accomplir DCI : Dénomination commune internationale RCP : Résumé des caractéristiques du produit
se trouve placé le conditionnement primaire
Reconditionnement : Opération consistant à remettre
Conditionnement unitaire : Conditionnemenvt pri- une spécialité déconditionnée dans un nouveau DLU : Date limite d’utilisation
maire individualisé d’une forme pharmaceutique conditionnement primaire
comportant le nom commercial ou la DCI (princeps
ou générique), la forme, le dosage du médicament, Rompus : Unités de prises non reconditionnées res-
son numéro de lot et sa date de péremption tant dans le conditionnement de la spécialité après
réalisation de la préparation des doses à administrer
Contrôle : Activités telles que mesurer, examiner ou
essayer une ou plusieurs caractéristiques d’une enti- Surconditionnement : Opération consistant à ajouter
té et comparer les résultats aux exigences spécifiées un conditionnement extérieur au conditionnement
en vue de déterminer si la conformité est obtenue primaire
pour chacune de ces caractéristiques
Surétiquetage : Opération consistant à coller sur le
Déconditionnement : Opérations consistant à retirer blister du conditionnement primaire une étiquette
une unité de prise d’une spécialité pharmaceutique faisant figurer pour chaque unité de médicament les

ABRÉVIATIONS
hors de son conditionnement primaire informations nécessaires à l’identification du médi-
cament (dénomination – DCI – dosage – date de pé-
Pharmacien référent : Pharmacien désigné par la remption – n° de lot – liste – laboratoire génériqueur)
convention entre l’établissement médico-social et
l’officine pour concourir à la bonne gestion et au Traçabilité : Aptitude à retrouver l’historique, l’uti-
bon usage des médicaments destinés aux résidents. lisation ou la localisation d’un produit ou d’un pro-
Il collabore également, avec les médecins traitants, cessus au moyen d’informations et d’identifications
à l’élaboration, par le médecin coordonnateur, de la enregistrées
liste des médicaments à utiliser préférentiellement

GLOSSAIRE
\4 5/
// AVANT-
PROPOS
PROPOS
À ce jour, il n’existe ni définition précise, ni texte Ce guide a été élaboré par un groupe de travail
de loi réglementant la préparation des doses à admi- constitué de pharmaciens inspecteurs de la mission Foyer d’accueil médicalisé (FAM) : établissement so- Maison d’enfants à caractère social (MECS) : Circu-
nistrer (PDA). Cette notion est simplement mention- qualité et sécurité des activités pharmaceutiques et cial et médico-social ayant pour mission d’accueillir, laire n° 91-303 du 18 novembre 1991
née dans l’article R.4235-48 du code de la santé biologique à l’Agence régionale de santé de la région de manière permanente, des adultes gravement han- Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP) :
publique (CSP). PACA (la composition est précisée en fin de docu- dicapés physiquement ou mentalement (déficiences Articles D.312-59-1 et suivants du Code de l’action
En pratique, il s’agit de la mise en sachet ou en pi- ment). Il a également bénéficié de l’aimable contri- intellectuelles ou maladies mentales) ou atteints de sociale et des familles.
lulier des traitements prescrits pour chaque résident, bution, par leur relecture attentive : handicaps associés. Il s’agit à la fois d’une structure
en fonction des modalités d’administration prescrites occupationnelle et d’une structure de soins. (article. Centre médico-psychopédagogique (CMPP) : Articles
par le médecin. • de pharmaciens titulaires d’officine pratiquant L.312-1 I 7 du Code de l’action sociale et des fa- D.312-42 et D.312- 88 du Code de l’action sociale
Cette pratique s’est développée de façon empirique l’activité de PDA (la composition est précisée en milles). et des familles.
et parfois anarchique, compte-tenu de l’absence d’in- fin de document) ;
terdiction mais aussi de l’absence de régulation spé- • de la direction de l’offre médico-sociale de Institut médico-éducatif (IME) : Prise en charge des Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) :
cifique face à une demande importante et pressante l’Agence régionale de santé de la région PACA. enfants ou adolescents déficients intellectuels ou Articles D.312-1 et suivants du Code de l’action
en lien avec le vieillissement de la population. L’objet inadaptés (Circulaire n° 89-17 du 30 octobre 1989) sociale et des familles.
du présent guide est de contribuer à l’harmonisation Ce guide s’adresse aux pharmaciens d’officine ain-
des pratiques au moyen de recommandations, et ce, si qu’aux directeurs d’Ehpad souhaitant mettre en Maison d’accueil spécialisée (MAS) : Articles R.344-1
dans l’attente d’une législation claire sur le sujet. place une activité de PDA ou ayant déjà initié celle-ci et suivant du Code de l’action sociale et des familles.
dans leur établissement. Sont également concernés
par ce guide, les établissements et services sociaux
et médico-sociaux, énumérés dans l’art. L312-1 du
Code de l’action sociale et des familles (Table 1).
// Table 1 Liste non exhaustive des établissements
Ces recommandations permettront de contribuer à la et services sociaux et médico-sociaux, énumérés
lutte contre l’iatrogénie médicamenteuse évitable en dans l’article L312-1 du Code de l’action sociale
sécurisant l’organisation du circuit du médicament. et des familles.

AVANT-
\6 7/
// INTRODUCTION
I. Dispensation des médicaments en Ehpad : II. Intérêts de la PDA // Dans ce même cadre, la PDA est un verrou
éléments de complexité supplémentaire pour concourir à une prise
en charge médicamenteuse sécurisée des
La prise en charge médicamenteuse de la personne patients.
âgée appelle à une vigilance particulière.
En effet, l’âge s’accompagne de modifications phar- le bon
macocinétiques, pharmacodynamiques et physiques. MÉDICAMENT
À cela peut s’associer une augmentation des morbi- selon les bonnes
dités liée au processus de vieillissement. à la bonne
règles d’HYGIÈNE
et le RCP Administrer DOSE Économie de temps infirmier
Ces éléments de complexité se traduisent au niveau
de la prise en charge médicamenteuse des personnes
au bon qui sera dédié aux soins
RÉSIDENT par la bonne sécurisation du circuit 20% d’ETP infirmier en EHPAD
âgées par l’existence fréquente :
VOIE du médicament
• de polymédication chez cette population (liée à Réduction de 30 à 54%
au bon
l’âge et l’état de santé) et donc d’un risque iatro- des évènements indésirables
MOMENT médicamenteux
génique plus élevé ;
• de posologies fractionnées (réduction de poso- Efficience
logie liée aux changements pharmacocinétiques médico-économique
chez les personnes âgées) ;
• de problème de déglutition imposant la modifi- // Le fil conducteur de la sécurisation de
cation des modalités d’administration des formes l’administration médicamenteuse repose sur
orales sèches (ouverture de gélule, écrasement de la règle des 5 B.
comprimé).
III. Quels professionnels de santé interviennent
D’autre part, cette population est plus sensible au dans la PDA ?
risque infectieux, ce qui nécessite un respect plus
strict des règles d’hygiène lors des processus de pré- • L’infirmier
paration, de dispensation et d’administration des mé- • Le pharmacien
dicaments. • Le préparateur en pharmacie
Enfin, la polymédication associée à la multiplicité - sous contrôle effectif du pharmacien
des formes galéniques et des dosages disponibles • L’étudiant en pharmacie
pour chaque médicament rend le risque d’erreurs - à partir de la troisième année d’études
médicamenteuses plus important. - sous contrôle effectif du pharmacien

\8
INTRODUCTION 9/
PDA
// Avec quoi fait-on de la PDA ?
Les différentes méthodes
// PDA manuelle // PDA automatisée
Caractéristiques Type de méthode Avantages Inconvénients Caractéristiques Type de méthode Avantages Inconvénients
• Pas de déconditionnement • Risque d’erreur humaine • Réduction du risque d’erreur • Nécessité de traitement particulier
(conservation du numéro de • Taille encombrante (transport, stockage) • Conservation de la des déchets de PDA en rapport avec la
Pilulier sans lot et de la DLU si permise Système confidentialité des patients
• Déblistération fastidieuse pour le personnel traçabilité des médicaments
déconditionnement par conditionnement primaire) monodose
soignant (nom et dosage du médicament, • Nécessité de maintenance et d’entretien
• Pas de nécessité de traitement numéro de lot, DLU)
particulier des déchets de PDA en • Préparation chronophage pour l’officine • Coût consommable et maintenance élevé
• Cadence rapide de préparation
rapport avec la confidentialité des • Absence du numéro de lot sur certaines et gain de temps • Déconditionnement préalable nécessaire
patients présentations (problématique en cas de retrait • Surcoût en cas de retrait de lot
• Peu encombrant
Peut être monodose • Faible coût de consommable de lot) PDA sous forme
• Gestion simplifiée des retraits
ou multidose. de sachets-doses.
de lots
Peut être
Selon les modèles, • Facilité de contrôle au moment
monodose de l’administration
il peut être nécessaire • Un seul médicament par alvéole • Déconditionnement préalable nécessaire :
engagement de la responsabilité du pharmacien ou multidose.
de recourir à une • En cas de modification de
Système
traitement, sucoût limité aux • Perte de DLU initiale (préparation pour 7 jours)
étape de monodose seuls traitements modifiés et non • Nécessité de traitement particulier des déchets
déconditionnement / à la totalité du traitement de PDA en rapport avec la confidentialité des • Réduction du risque d’erreur • Nécessité de traitement particulier
reconditionnement ou patients • Conservation de la des déchets de PDA en rapport avec la
Système confidentialité des patients
de découpage des • Préparation et déblistération chronophage pour traçabilité des médicaments
l’officine multidose (nom et dosage du médicament,
blisters. • Nécessité de maintenance et d’entretien
numéro de lot, DLU) • Coût consommable et maintenance élevé
• Cadence rapide de préparation • Risque d’interaction physico-chimique
et gain de temps entre les médicaments (risque quasi
• Praticabilité : 1 alvéole • Perte identification des comprimés (nom et
Système • Peu encombrant nul pour 1 ensachage d’1 semaine) et
par prise, système peu dosage du médicament, numéro de lot, DLU)
multidose encombrant déconditionnement préalable nécessaire
• Surcoût pour la pharmacie en cas de
changement de traitement ou de posologie • Surcoût en cas de retrait de lot
• Déconditionnement préalable nécessaire : • Surcoût plus important en cas de
modification de traitement
engagement de la responsabilité du pharmacien
• Perte de DLU initiale (préparation pour 7 jours)
• Risque d’interaction physico-chimique entre
les médicaments
• Nécessité de traitement particulier des déchets
de PDA en rapport avec la confidentialité des
patients
• Préparation chronophage pour l’officine
• étiquette-blister repositionnable donc
modification possible du traitement avant
l’administration sans traçabilité (selon les
fournisseurs)

\ 10 11 /
// Les différentes possibilités // Les différentes étapes
pour pratiquer la PDA de la PDA
I. La prescription médicale II. Prérequis
A. Au sein de l’Ehpad A. Convention de PDA entre l’Ehpad et la pharmacie

L’informatisation de la prescription au sein de l’Ehpad Une convention relative à l’approvisionnement en


améliore la sécurisation du circuit du médicament. médicaments doit être élaborée conjointement entre
à l’officine à l’Ehpad Les études estiment à 25% la réduction des erreurs le responsable de l’Ehpad et le ou les pharmacien(s)
médicamenteuse grâce à l’informatisation du circuit titulaire(s) de l’officine, précisant notamment les
du médicament. conditions destinées à garantir la qualité et la sécu-
Une formation des professionnels impliqués (pres- rité de la dispensation pharmaceutique ainsi que le
cripteurs, IDE, pharmacien) à l’utilisation du logiciel bon usage des médicaments, et ce, en lien avec le
doit être prévue, car son mésusage peut entraîner des médecin coordonnateur.
Manuelle IDE Pharmacien / Préparateur risques tout aussi importants qu’une rédaction peu
plaquette monodose Automatisée pilulier sans lisible d’une ordonnance manuscrite (erreur de saisie Cette convention doit également :
(sous contrôle effectif
ou multidose sachets-doses déconditionnement du pharmacien) ou erreur de sélection dans le menu déroulant).
La retranscription des prescriptions est interdite. • désigner un pharmacien référent (voir Chapitre
Rôle du pharmacien référent p.23) ;
Il est rappelé que, si le médecin coordonnateur saisit • mentionner la liberté de choix du patient pour
dans le logiciel les prescriptions manuscrites de ses l’officine d’approvisionnement.
confrères, il engage sa responsabilité.
Le cahier des charges élaboré par l’Ehpad porte sur
Manuelle Manuelle Aussi il convient d’éviter au maximum l’utilisation de l’ensemble de la prestation pharmaceutique, com-
Automatisée
pilulier sans plaquette monodose
sachets-doses
deux supports distincts de prescription car l’absence prenant entre autres :
déconditionnement ou multidose de standardisation des modalités de prescription est
une cause majeure d’erreurs. • les modalités de livraison de médicaments en
urgence ;
B. Transmission des prescriptions • la gestion des retraits de lots ;
• les données justificatives de traçabilité…
L’interfaçage des logiciels entre l’Ehpad et la phar-
macie d’officine optimise et sécurise la transmission Cette convention devra être transmise par le direc-
des prescriptions. teur de l’Ehpad au directeur général de l’ARS ainsi
Quel que soit le mode de transmission de prescrip- qu’à la caisse primaire d’Assurance maladie, et par
tion, la confidentialité des données du patient devra les pharmaciens au Conseil régional de l’Ordre des

Possibilités
être assurée. Une transmission par mail non sécuri- pharmaciens. Dans cette convention, il conviendra de
sée n’est donc pas à envisager. détailler les modalités de PDA.

Les prescriptions envoyées à l’officine doivent être Dans le cas où l’Ehpad est approvisionné par plu-
validées par le pharmacien avant la préparation. sieurs officines, il conviendra de veiller à l’harmoni-
sation des pratiques entre les différents intervenants.

\ 12 13 /
Le rôle du pharmacien référent sera particulièrement Le matériel informatique est conçu et installé de ma- • établir une méthode de contrôle du décondition- une responsabilité supplémentaire relative à la stabi-
important dans ce cas, permettant ainsi de faire le nière à permettre : nement en incluant un double contrôle ; lité du médicament.
lien entre l’ensemble des officines concernées. • effectuer une traçabilité du déconditionnement
• la traçabilité des opérations ; en privilégiant l’informatisation (codification par Pour rappel, on entend par modification de la sta-
Il est rappelé que le patient a le libre choix de son • la sécurisation du processus ; codes « Datamatrix » par exemple) ; bilité, une baisse de 5% de la teneur en principe
officine conformément à l’article L.5126-6-1. • la sauvegarde des informations. • les produits qui sont mis sur le marché sous actif (PA) par rapport à la valeur initiale, la présence
forme de vrac peuvent être conservés dans leur de tous produits de dégradation spécifiée en quanti-
B. Comment choisir sa PDA ? Le système informatique doit être mis sous onduleur. conditionnement primaire d’origine ; té supérieure par rapport aux spécifications (risques
Les informations sont accessibles et consultables par • le mélange de produits en vrac ayant différents toxiques ou d’inactivation), un pH en dehors des va-
Le choix doit tenir compte : les seules personnes autorisées dans le respect du numéros de lot dans un conditionnement de stoc- leurs spécifiées, une vitesse de dissolution inférieure
secret professionnel, pendant toute la durée de leur kage intermédiaire est interdit ; aux limites spécifiées avec pour conséquence une
• du nombre de résidents de l’Ehpad ; conservation. Pour les données nominatives une pro- • le conditionnement de stockage intermédiaire, éventuelle diminution de la biodisponibilité, des spé-
• du lieu où se déroulera la PDA ; cédure prévoit le droit d’accès et de rectification en conforme à la pharmacopée, comporte le nom, le cifications relatives à l’apparence et aux propriétés
• pour les systèmes automatisés, du nombre de application de la loi 78-17 du 14 janvier 1978 dite dosage, le numéro de lot du produit, sa péremp- physiques non respectées.
spécialités contenues dans la liste préférentielle « informatique et libertés ». tion, ainsi que le statut (par exemple en quaran- La dégradation du principe actif est le résultat de
des médicaments prescrits par les médecins de taine, en cours d’analyse, refusé, libéré après processus d’hydrolyse, d’oxydation et de photodé-
l’Ehpad qui devra être compatible avec la capaci- Dans la méthode automatisée, le chargement de contrôle) sont soit inscrits sur cette boîte soit tra- gradation. Par conséquent, humidité, chaleur, pous-
té des robots ; médicament s’effectuant dans des cassettes, il est cés informatiquement par codification (codes sières, lumière, etc sont autant de paramètres qu’il
• des capacités logistiques de l’officine et du impossible d’individualiser les rompus de chaque ré- « Datamatrix » par exemple) ; convient d’appréhender et maîtriser afin d’assurer la
budget d’investissement pour l’achat et l’entre- sident. D’autre part, suite au déconditionnement, les • les médicaments dispensés par l’automate qualité du médicament reconditionné.
tien du matériel et les consommables ; unités de médicaments sont amenées à être stockées doivent dans tous les cas faire l’objet d’une tra-
• de l’équipement informatique : interfaçage dans un conditionnement de stockage intermédiaire çabilité basée sur la vérification et la confirmation Trop peu de données sont accessibles concernant
nécessaire entre le logiciel de prescription de fermé de qualité identifiée. du produit et sur l’enregistrement du numéro de la stabilité du médicament hors de son condition-
l’Ehpad et celui de contrôle couplé au robot dans lot et de la date de péremption ; nement primaire lors de sa commercialisation. Pour
l’officine, dans le cadre d’une PDA automatisée, Les principes suivants sont donc recommandés : • une vigilance particulière est attendue lors certaines spécialités, le RCP mentionne l’obligation
• de l’avis de la commission gériatrique sur la du remplissage des cassettes car cette étape de conservation dans l’emballage d’origine.
PDA (pour les Ehpad). • chaque cassette de l’automate ne doit être uti- reste manuelle. Une double vérification doit être Le pharmacien, par l’analyse des recommandations,
lisée que pour une seule spécialité d’un même effectuée ; de la littérature, et le cas échéant, des données de
1. PDA automatisée numéro de lot, d’une même date de péremption ; • l’interfaçage entre le logiciel de prescription à stabilité hors conditionnement primaire du fabri-
• privilégier les conditionnements de spécialités l’Ehpad et le logiciel qui pilote le robot d’ensa- quant, devra déterminer ses propres critères de dé-
Le matériel doit être installé et utilisé de façon à en vrac avec AMM ; chage à la pharmacie est indispensable pour ver- conditionnement et de stockage en considérant la
éviter tout risque d’erreur ou de contamination. Le • établir une liste des spécialités à ne pas dé- rouiller le processus ; balance bénéfices-risques pour chaque médicament.
matériel doit être adapté à la réalisation des prépa- conditionner et la liste des médicaments pouvant • les médicaments en « si besoin / à la demande » ne Elle ne peut jamais dépasser le délai de conservation
rations des doses à administrer. L’appareillage de faire l’objet d’une PDA automatisée selon une doivent pas être préparés dans les sachets-doses ; du conditionnement initial.
PDA automatisée doit être, préalablement à sa mise analyse de risque ; • une gestion rigoureuse des dates de péremption
en service, qualifié et validé par les personnes ha- • pratiquer le vide de ligne : avant de commencer des médicaments inclus dans les cassettes du ro- Il devra également s’assurer de l’innocuité des conte-
bilitées (généralement l’installeur du matériel), y un processus sur l’automate, toute matière pre- bot doit être effectuée. nants du médicament reconditionné et en cours de
compris l’interface avec les logiciels des pharmacies mière, tout produit, résidus de fabrication anté- reconditionnement.
d’officine et des structures médico-sociales, selon rieure ou document devenu inutile doivent être Problématique de la stabilité des médicaments (hors Certaines spécialités sont signalées par l’industriel
une procédure établie. La requalification du matériel éliminés ; cas des spécialités en vrac avec AMM) : comme particulièrement sensibles à l’humidité. Il est
doit être effectuée de façon périodique et à chaque • ne déconditionner qu’une seule spécialité et recommandé d’équiper les cassettes de l’automate
intervention majeure. Des maintenances régulières qu’un seul lot à la fois ; La méthode automatisée implique dans la plupart d’un dessicant (ex : gel de silice) afin de contrôler
doivent être mises en place. • adapter le nombre de campagnes de décondi- des cas un déconditionnement des médicaments et l’humidité dans l’automate. Il conviendra ainsi de
tionnement en fonction des consommations et de leur stockage sous cette forme pendant des durées mettre en place une fiche de suivi du remplacement
la DLU prédéfinie et du volume des cassettes ; variables. Dans ce cas, la DLU initiale ne peut plus des dessicants.
être opposable au fabricant et le pharmacien engage
\ 14 15 /
2. PDA manuelle : plaquettes, piluliers, remplissage • Nettoyage et désinfection réguliers et tracés se- III. Préparation C. Habillage du personnel
manuel lon des procédures établies. A. Formation du personnel
Lors du déconditionnement et de la gestion de médi-
La PDA manuelle concerne toute préparation ma- Le ou les locaux sont aménagés de façon à prévoir les Le personnel en charge de la PDA suit une formation cament hors conditionnement primaire, il est recom-
nuelle des piluliers, plaquettes ou remplissage ma- zones suivantes : appropriée pour l’exécution des opérations de cette mandé le port de :
nuel en vue d’un ensachage. activité. Chaque formation relative à cette activité est
La préparation des piluliers ne couvrant qu’une pé- • zone de déconditionnement adaptée et séparée enregistrée et évaluée. • gants à usage unique non stériles avec une fré-
riode de 7 jours, les rompus doivent être conservés le cas échéant ; Le pharmacien habilité est responsable de la forma- quence de changement adaptée ;
nominativement au sein d’un espace identifié afin • zone de préparation des doses à administrer ; tion adaptée et permanente des personnes autorisées • charlotte ;
d’éviter toute confusion. Cela ne concerne que la mé- • zone de contrôle ; à le seconder. Tout membre du personnel qui réalise • blouse ou sur-blouse dédiées au local de dé-
thode manuelle. • zone de rangement des produits, matériels et la PDA doit avoir connaissance des procédures pré- conditionnement ;
consommables ; vues à cet effet. • masque anti-poussière pour les médicaments
Chaque pilulier doit être identifié avec le jour de la • zone de stockage des médicaments et des trai- Il a le devoir d’actualiser ses connaissances dans son générant des particules.
semaine et l’identification du patient. tements préparés (y compris une zone de quaran- domaine et dans tout domaine relevant de son acti-
taine pour le stockage des traitements en attente vité. Il a accès à toute la documentation nécessaire Lors de la préparation automatisée, il est recomman-
C. Critères de la zone de préparation de contrôle) ; relative à son activité. dé le port d’une blouse dédiée au local.
• zone de nettoyage du matériel ;
• Environnement adapté et réservé : au sein de la • zone de stockage des déchets. B. Hygiène du personnel D. Principes de base
pharmacie ou du local dédié dans les établisse-
ments, dans un environnement calme, facilement Par dérogation, le préparatoire fermé peut être utilisé Des procédures relatives à la santé, à la sécurité, à • La PDA peut être réalisée par un infirmier au
nettoyable, correctement dimensionné et bien comme zone de préparation des doses à administrer, l’hygiène et à l’habillage du personnel et adaptées à sein de l’Ehpad, par un pharmacien ou par un pré-
éclairé. sous réserve du respect des recommandations sus chaque méthode de PDA sont établies. parateur en pharmacie sous le contrôle effectif du
• Organisation permettant d’éviter tout risque de mentionnées. L’affectation du personnel à des activités ayant une pharmacien.
confusion ou de contamination liés à une inter- incidence sur la qualité des prestations doit tenir • Quelle que soit la méthode utilisée pour réaliser
ruption de tâche. Lorsque le préparatoire, tel que défini au 1er alinea de compte de l’état de santé du personnel. En cas d’in- la PDA, cette dernière ne doit pas excéder 7 jours
• Accès limité aux personnes autorisées ; ces per- l’article R. 5125-10 du CSP, est utilisé aux fins de fection respiratoire, cette activité est déconseillée. de traitement. Dans le cas où le conditionnement
sonnes devront être formées (formation initiale PDA, aucune autre activité ne doit y être réalisée en Dans les zones dédiées à la PDA, il est interdit de primaire de tous les médicaments est conservé,
et continue) et habilitées (personnel pharmaceu- même temps. manger, de boire, de fumer, d’introduire et de conser- une préparation pour 28 jours est acceptée.
tique). ver des denrées alimentaires. • Une PDA effectuée pour une durée supérieure
• Eclairage, température, humidité et ventilation D. À l’Ehpad ou en officine Les règles « d’hygiène au préparatoire » sont appli- à 7 jours expose à une gestion plus complexe des
appropriés afin de n’affecter ni les conditions de quées (selon les recommandations de bonnes pra- modifications de traitement.
préparation et stockage des médicaments ni la sé- La préparation des doses à administrer ne peut être tiques de préparation). Le lavage simple des mains • Ne pas déranger le personnel pendant toute la
curité du personnel. réalisée que par : ou leur friction avec des solutions hydro-alcooliques durée d’une préparation et effectuer la prépara-
• Les conditions normales de stockage ont été dé- (SHA) selon le protocole en vigueur est obligatoire tion en une seule fois, pour un même résident.
finies ainsi par l’OMS : locaux secs et bien aérés à • un infirmier au sein de l’Ehpad ; avant la production. En post-production, le lavage • Vérifier que le pilulier est vide et propre.
une température de 15 à 25°C et une hygrométrie • un pharmacien au sein de l’Ehpad ou à l’officine ; simple des mains est recommandé pour éviter la pé- • Vérifier préalablement la concordance du nom
de 60% pour les produits comportant la mention • un préparateur en pharmacie sous le contrôle nétration des contaminants chimiques dans la peau. du patient sur le pilulier avec celui porté sur la
« à protéger de l’humidité ». effectif d’un pharmacien c’est-à-dire en présence fiche de traitement.
• Sols, murs et surfaces lisses, imperméables et (physique) d’un pharmacien, au sein de l’Ehpad • Préparer le pilulier au regard d’une prescription
sans fissure afin de réduire l’accumulation de par- ou de l’officine. validée ou de la fiche de traitement issue du logi-
ticules et de micro-organismes et de permettre ciel de prescription.
l’usage répété de produits de nettoyage et, le cas • Vérifier le nom et le dosage du médicament, sa
échéant, de désinfectants. date de péremption ainsi que sa posologie. Une
• Une attention particulière doit être portée sur attention particulière devra être portée aux géné-
l’émission de particules médicamenteuses. riques et aux changements de génériques.

\ 16 17 /
• Les matériaux de conditionnement utilisés sont E. étiquetage et contrôle F. Entretien du matériel tions du fabricant de l’automate. Pour le nettoyage
compatibles avec les médicaments à conditionner des cassettes ou des zones de l’automate empoussié-
et avec leur durée de conservation. Les données mentionnées sur le conditionnement L’entretien des piluliers / plaquettes / robot doit être rées par les particules de médicaments, l’aspiration
• Le conditionnement de préparation doit être des doses préparées doivent être clairement lisibles, défini avec une fréquence régulière, au sein d’une est à privilégier. L’aspirateur doit être muni d’un filtre
hermétique et doit permettre un contrôle visuel indélébiles et comporter a minima : procédure. Il doit être tracé par tout moyen adapté. HEPA.
du médicament. Une attention particulière devra être portée à la
• Préserver l’identification du médicament jusqu’à • l’identification du patient (nom, prénom, date contamination croisée entre médicaments dans les L’automate doit être nettoyé avec un détergent/désin-
l’administration (nom, dosage, péremption, nu- de naissance), et sa localisation au sein de l’éta- goulottes des équipements. fectant agréé « contact alimentaire » type TP4. Les
méro de lot), avec des logiciels de surétiquetage. blissement ; Il conviendra également de réaliser une qualification produits utilisés devront être compatibles avec les
• Réaliser des contrôles visuels de la fabrication • les données concernant les médicaments (déno- périodique des équipements utilisés pour la PDA, y recommandations du constructeur et les matériaux
et de l’étiquetage par une personne qualifiée autre mination, dosage, quantité) ; compris les logiciels. utilisés. Les fréquences de nettoyage sont à adapter
que celle ayant réalisé les opérations, au regard • la date et l’heure de prise (moment de prise) ; en fonction du volume de production de l’automate.
de la prescription médicale. • l’identification de l’officine. Cas particulier du nettoyage des automates : Les conditions de nettoyage pouvant être préconisées
• Aucun comprimé non-identifié ne doit être re- Il peut être ajouté : Des procédures spécifiques de nettoyage doivent être dans différentes parties de l’automate sont présen-
trouvé dans les piluliers. • la photo et le numéro d’identification du patient ; établies et respectées conformément aux préconisa- tées dans le tableau ci-dessous.
• Il est recommandé de ne pas mettre plus de 5 • le descriptif des médicaments (forme, couleur,
unités de médicaments par sachet en cas de pré- etc.) ;
paration multidose. • la date et l’heure de production du sachet ;
• La traçabilité de la préparation des piluliers doit • les recommandations de bon usage (écrase-
être effectuée pour chaque pilulier. ment, avant ou après repas, etc.) ; Zone Produits de nettoyage Fréquence minimale proposée
• une DLU ;
Quel que soit le système retenu (piluliers / plaquettes) • la mention « vérifier la prescription avant l’ad-
il est important que les médicaments restent identi- ministration ».
fiables jusqu’à leur administration (nom, dosage, pé- • Détergent désinfectant
remption, numéro de lot). Des contrôles doivent être mis en place tout au long
Plateaux « agréé contact alimentaire »
• 1/semaine
du processus notamment sur les étapes à risque qui
Ce qui sous-entend que : auront été identifiées par une analyse préalable des Trémies, entonnoirs et zones
risques. • Détergent désinfectant
accessibles sans démontage « agréé contact alimentaire »
• 1/semaine
• dans le cas de comprimés / gélules non présentés Les contrôles des doses à administrer en fin de pré-
en conditionnement unitaire, une solution peut paration au vu des prescriptions devra être réalisé complexe
être de ré-étiqueter le blister complet (avant par une personne habilitée : étanchéité du condition- Colonnes, zones accessibles • Aspiration + détergent
découpe) au moyen d’un logiciel d’étiquetage nement final (soudure), conformité du contenu par
uniquement après désinfectant « agréé contact • 1/an
ETICONFORM® ou GESTETIQ® ; ainsi après rapport à l’étiquetage. La libération des doses sera alimentaire »
découpe, chaque comprimé / gélule sera pourvu tracée. démontage complexe
des mentions indispensables à son identification ; Ces contrôles doivent porter sur un nombre suffisant
• si les médicaments sont sortis de leur condi- de piluliers pour une analyse statistique significative. • 1/semaine et dès
Cassettes • Aspiration
empoussièrement apparent
tionnement primaire, les mentions indispensables Le nombre de prélèvements aléatoires de pilulier se
à leur identification doivent se retrouver sur le fait selon la table d’échantillonnage de la norme
pilulier / plaquette. NFX 06-022.
Tableau : Conditions de nettoyage pouvant être préconisées dans différentes parties de l’automate
En cas de PDA automatisée, certains contrôles (d’après Lagrange F., pour le Club des utilisateurs d’automates pharmaceutiques – Recommandations de bonne
peuvent être réalisés par l’automate. pratique en pharmacie automatisée : préparation des doses à administrer des formes orales sèches – 2015).

\ 18 19 /
G. Gestion des retours et modifications de traitement V. Administration toyage doit être systématique après chaque utilisa- C. Traçabilité des administrations
A. Vérification des traitements à la livraison tion. L’usage de petites cuillères en plastique est à
La transmission de l’information de modification de proscrire du fait de l’incertitude du volume administré. Dans un souci de sécurité sanitaire, il convient de
traitement doit être réalisée selon les mêmes mo- à réception des traitements, il est recommandé de tracer l’administration par le personnel soignant ha-
dalités que celles utilisées pour la transmission des réaliser et de tracer un contrôle de la livraison par B. Recommandations de broyage bilité, à savoir les IDE et les AS.
prescriptions (la plus sûre et la plus confidentielle un infirmier. Toute anomalie doit faire l’objet d’un La non-administration doit faire l’objet d’une traçabi-
possible). enregistrement afin de mettre en place des mesures Le pharmacien référent doit transmettre à l’établis- lité (avec raisons) ou d’une transmission ciblée.
Une procédure interne devra être établie concernant correctives. sement la liste des médicaments écrasables et des Certains logiciels proposent des outils optimisant la
la prise en charge des modifications de traitement gélules que l’on peut ouvrir, liste adaptée aux médi- traçabilité et donc la sécurisation des actes de soins
après livraison des piluliers (modalité de refabrica- Tous les médicaments non inclus dans la PDA doivent caments prescrits dans l’établissement. par utilisation de code-barres et de « douchettes »
tion). Cette procédure devra également mentionner mentionner les nom et prénom du résident auxquels Avant d’envisager le broyage, le médecin traitant permettant au personnel soignant d’accéder à toutes
le cas où la modification intervient en dehors des ils sont destinés. doit envisager la prescription d’une forme galénique les informations sur le patient et son traitement (or-
heures de fonctionnement de la pharmacie. Dans ce Il est rappelé que la date d’ouverture et la durée adaptée à l’état du patient lorsqu’elle existe. donnances, fiches de traitement, plans de soins,
même cadre, un stock d’urgence de médicaments dé- d’utilisation maximale après ouverture doivent être Une liste des comprimés ne pouvant être broyés et sachets-doses, plaquettes).
finis par le médecin coordinateur et le pharmacien mentionnées sur le conditionnement des formes li- des gélules ne pouvant être ouvertes a été établie et
pourra être mis à disposition au sein de l’EHPAD afin quides multidoses. mise à jour en juin 2015 par l’Omédit de Haute-Nor- En cas de survenue d’effets indésirables médicamen-
de pallier cette situation. Une liste des durées de conservation après ouverture mandie et la Société Française de Pharmacie Cli- teux graves ou inattendus, la direction de l’établisse-
En cas d’ajout manuel d’un médicament dans le des formes multi doses, adaptée aux médicaments nique. Cette liste devra être adaptée aux médica- ment doit en faire la déclaration :
conditionnement final de PDA après la fin du proces- utilisés dans l’Ehpad doit être à disposition du per- ments prescrits de manière préférentielle à l’Ehpad.
sus de fabrication, des précautions particulières sont sonnel soignant et fourni par le pharmacien référent. • au centre régional de pharmacovigilance au
prises en regard du risque d’erreur de ce procédé et Les principales règles à respecter avant d’écraser un 04 91 74 75 60 ou par mail :
un contrôle est effectué par un deuxième opérateur. Chaque flacon de formes liquides multidoses (col- comprimé ou d’ouvrir une gélule sont : pharmacovigilance@[Link] ;
La gestion du retour des traitements non administrés lyres, suspensions buvables) doit être réservé à un
doit être organisée. Tous les médicaments non utili- seul résident et son conditionnement doit porter le • ne pas écraser les comprimés contenant des • en cas de survenue d’effet indésirable grave
sés doivent être dirigés vers la filière de destruction nom du résident. substances à marge thérapeutique étroite ou ir- (Décret n° 2016-1813 du 21 décembre 2016 re-
Cyclamed®. ritantes, et les comprimes enrobés, gastro-résis- latif à l’obligation de signalement des structures
Pour des raisons de stabilité, les formes buvables tants ou à libération modifiée. Cette recomman- sociales et médico-sociales), à la plateforme ré-
IV. Transport et stockage des traitements PDA à ne doivent pas être mélangées entre elles. Pour les dation est identique pour l’ouverture des gélules ; gionale de veille et d’urgence sanitaire de l’ARS
l’Ehpad prises du soir, en l’absence d’IDE dans l’établisse- • ne pas ouvrir les capsules molles ; PACA au 04 13 55 80 00 ou par mail :
ment, il est admis que les solutés, gouttes ou sirops • Utiliser des broyeurs mécaniques avec sachets ars-paca-vss@[Link].
Le transport des doses prêtes à être administrées suit buvables soient préparés par les IDE en fin de jour- à usage unique. L’usage de broyeur à vis ou de
les règles de transport des médicaments au sein des née, mis dans des petits récipients fermés au nom mortier est à proscrire ;
établissements médico-sociaux (arrêté du 31 mars du patient, selon les données de stabilité de chaque • broyer les médicaments juste avant la prise, uni-
1999). Il se fait dans des contenants protégeant les produit. Au moment de l’aide à la prise, les AS ou té par unité.
sachets/piluliers nominatifs de toute dégradation et AMP ajouteront la quantité d’eau suffisante pour di-
de façon sécurisée. luer le médicament. En dehors de ce cas, les gouttes
Les traitements PDA doivent être stockés dans un en- ne doivent pas être préparées à l’avance.
droit sécurisé fermé à clef et rangés dans des dispo-
sitifs identifiés au nom du patient. Le système d’administration (cuillère doseuse, pi-
Une zone de stockage distincte doit être prévue pour pette…) doit être réservé à un seul résident et à la
les médicaments hors PDA (sirops, gouttes buvables, seule spécialité pharmaceutique à laquelle il a été
collyres). associé par le laboratoire pharmaceutique. Son net-

\ 20 21 /
// Quels sont les // Rôle du pharmacien
médicaments concernés ? au-delà de la Préparation
La PDA ne concerne que les formes sèches solides, Il conviendra qu’une attention toute particulière soit Le pharmacien doit fournir à l’Ehpad les modalités de I. Rôle du pharmacien référent
à l’exclusion : portée sur la préparation des traitements des rési- fonctionnement de la PDA (sous forme de procédure
dents présentant des troubles de la déglutition. En ou de fiche technique) : Le pharmacien référent doit s’impliquer dans la for-
• de celles présentant des conditions particulières effet, le risque du système multi-doses est qu’au sein mation (tracée) du personnel soignant notamment en
de conservation (médicaments sensibles à l’humi- de l’Ehpad, l’infirmier procède au broyage et/ou • instruction d’utilisation de l’emballage de PDA ; apportant ou mettant à disposition toute l’informa-
dité, air, lumière) ou de manipulation ; ouverture de tous les médicaments inclus dans • procédure en cas de conditionnements man- tion nécessaire relative :
• des médicaments dont l’administration doit suivre le sachet / alvéole alors que certaines formes galé- quants ou perdus ;
des règles très strictes (ex : Bisphosphonates) ; niques ne l’autorisent pas, comme par exemple les • inclusion de produits nouvellement prescrits ; • à la sécurisation des transmissions d’informa-
• des comprimés effervescents ; comprimés enrobés ou gastrorésistants, ceux à libé- • mode de conservation des conditionnements ; tions ;
• des comprimés orodispersibles, des comprimés ration prolongée / modifiée / retardée et les gélules • instructions nécessaires à une bonne observan- • au bon usage des médicaments et à la transmis-
dispersibles ; renfermant des microgranules. Le pharmacien, en ce et compréhension de la prescription (article sion des avis pharmaceutiques formalisés (l’utili-
• des capsules molles ; collaboration avec le médecin coordonnateur, propo- R.5125-51 et R.5125-52 du CSP) : sation d’outils d’analyse de la prescription tels que
• des médicaments à conserver au réfrigérateur ; sera dans ce cas des alternatives galéniques dans la - conseil sur le bon usage du médicament pour Start & Stopp ou la liste de Laroche contribuera à
• des prescriptions conditionnelles (médicament mesure du possible. le personnel soignant ; optimiser la qualité des avis pharmaceutiques) ;
en « si besoin ») ; - modalités particulières de prise ; • aux éventuelles interactions médicamenteuses ;
• des AVK, nécessitant une adaptation posolo- En dehors des médicaments précités, toutes les autres - liste des médicaments broyables ; • aux modalités de prises de tous les médica-
gique régulière ; présentations galéniques des médicaments, comme - liste d’équivalence princeps-génériques ; ments prescrits ;
• des traitements particuliers comme la clozapine les sachets, sirops, collyres ampoules injectables… - notices des médicaments. • aux conditions d’utilisation des médicaments
(suivi biologique), les médicaments hormonaux ne devront pas être inclus dans la PDA (excepté pour « si besoin » ;
(danger pour la santé du personnel) : finastéride, le système à pilulier mono-dose). Il doit travailler en collaboration avec les médecins • aux conditions de stockage des médicaments
dutastéride, anastrozole, l’ultra-levure (risque de traitants des résidents, le médecin coordonnateur hors PDA, dont les stupéfiants ;
rupture de gélule et contamination automate par de l’Ehpad, et l’équipe soignante. Il devra à ce titre • aux conditions de stockage des médicaments
les levures) participer à l’élaboration d’une liste de médicaments thermosensibles avec vérification tracée de la
• des stupéfiants ; préférentiels dans chaque classe pharmaco-théra- température des réfrigérateurs ;
• des anticancéreux per os ; peutique, et prendre part aux réunions de coordi- • aux modalités de conservation et leur durée de
• des antibiotiques en traitement aigu. nation, notamment la commission de coordination conservation, une fois les flacons ouverts (pour les
gériatrique. solutés multidoses, les antiseptiques, les pom-
mades, les collyres…) ;
• au renforcement de l’utilisation des médica-
// POUR VOUS AIDER : Guide du bon usage du ments génériques en Ehpad, en lien avec le plan
médicament en gériatrie – ARS Lorraine – 2015 national d’action de promotion des médicaments
génériques ;
• aux conditions de traçabilité de l’administration

médicaments
des stupéfiants conformément à la réglementation
en vigueur ;
• aux conditions mises en place pour les retours
de traitements à la pharmacie, pour destruction,
après modification de traitement ou décès d’un
résident ;

RôLE
\ 22 23 /
• aux conditions de vérification des stocks de mé- II. Assurance de la qualité et gestion des risques B. Traçabilité Le pharmacien s’assure de la mise en œuvre d’un
dicaments avec commande à la pharmacie ; système permettant le traitement des non-conformités
• aux conditions de vérification des dotations, L’Ordre des pharmaciens met à disposition des phar- Chaque étape de la préparation des piluliers doit être ou réclamations et, si nécessaire, le rappel des pré-
chariots d’urgence et autres stocks de médica- maciens d’officine un dispositif nommé eQo (évalua- tracée : la personne l’ayant effectuée doit être iden- parations concernées. Les non-conformités et récla-
ments, ces vérifications devant être tracées ; tion de la Qualité à l’officine). Ce dernier est conçu tifiée. mations sont examinées et les mesures appropriées
• aux conditions de nettoyage des chariots de pour accompagner le pharmacien et son équipe dans sont prises pour éviter le renouvellement des défauts
soins, de distribution de médicaments et autres leur démarche qualité afin de sécuriser les actes C. Indicateurs identifiés. Toutes ces informations doivent être enre-
chariots, ce nettoyage devant être tracé ; pharmaceutiques dans l’intérêt des patients. gistrées sur un support pérenne.
• aux retraits et rappels de lots de médicaments. Des formations régulières du personnel de l’officine Le suivi d’indicateurs doit être mis en place dans
devront être prévues pour une meilleure adhésion et le but d’une amélioration continue du processus de D. Auto-évaluation
Il doit veiller à : implication dans cette démarche qualité. PDA (mise en place de mesures préventives et cor-
rectives). Une auto-évaluation doit être mise en œuvre pour
• l’organisation du circuit de distribution des A. Documentation s’assurer de la qualité du circuit et de l’organisation
médicaments par les infirmières au sein de l’éta- Il s’agit d’indicateurs d’activité portant par exemple mise en place. Les rapports établis à la suite de ces
blissement ainsi qu’à la bonne administration de Un système qualité comportant des procédures sur : auto-évaluations, comprenant les mesures éventuel-
ceux-ci ; écrites et mises à jour régulièrement décrivant l’en- lement prises pour remédier à des dysfonctionne-
• et à la bonne gestion des dispositifs médicaux. semble des étapes de la PDA doit être mis en place. • la fréquence de changements de traitement ; ments identifiés, doivent être archivés.
• le nombre d’ETP nécessaire à la réalisation de
Il doit fournir à l’Ehpad : Ces procédures concernent principalement : la PDA.

• la liste des comprimés écrasables et des gélules • les vérifications préalables (conformité aux Et d’indicateurs de non-conformité portant par
que l’on peut ouvrir, liste adaptée aux traitements textes en vigueur, analyse de la prescription…) ; exemple sur :
habituellement prescrits dans l’Ehpad. Cette • les notions relatives à la santé, à l’hygiène et à
information peut figurer dans les sachets-doses l’habillage du personnel • le taux d’erreurs de préparation détectées par
lorsque la méthode automatisée est utilisée ; • la qualification du personnel ; l’officine : nombre d’unités de PDA non conformes
• la liste des équivalences pour les formes orales • la qualification du matériel ; en sortie de production / nombre d’unités de PDA
sèches et liquides. • les différentes étapes de préparation stricto sensu ; produits ;
• les contrôles ; • le taux d’erreurs de préparation signalées par
En collaboration le médecin coordonnateur, il doit • les conditions de transport ; l’Ehpad : nombre d’unités de PDA non conformes
établir : • les informations à fournir au personnel soignant ; signalés par les IDE / nombre d’unités de PDA
• le nettoyage du matériel et des locaux ; produits ;
• la liste préférentielle des médicaments à pres- • la conduite à tenir en cas de panne informatique • le délai nécessaire à la modification des piluliers ;
crire ; ou mécanique (procédures dégradées). • le nombre de journées de fonctionnement en
• la liste qualitative et quantitative des dotations mode dégradé / le nombre de jours de production.
pour besoins urgents et des chariots d’urgence.

Il doit participer à la commission gériatrique et ap-


porter toute son expertise technique relative aux mé-
dicaments et à leur bon usage.

// POUR VOUS AIDER : Guide méthodologique


pour la création d’une liste préférentielle de
médicaments en Ehpad – ARS Pays de la Loire
– 2014

\ 24 25 /
// références // groupe de travail
bibliographiques
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De Chabot A. – La préparation des doses à adminis- santé publique (Mission qualité et sécurité des
Baronnat B., Tonnellier P. Circuit du médicament en trer par les pharmaciens d’officine : un outil de sécu- activités pharmaceutiques et biologiques – ARS
EHPAD : quelle place pour le pharmacien officinal ? risation de la prise en charge médicamenteuse dans Paca)
Etat des lieux des différents systèmes de préparation les EHPAD sans PUI - Mémoire de l’école des Hautes • Laurence Gerakis, Pharmacien-inspecteur de
des doses à administrer pour les traitements médi- études en Santé Publique – 2015 santé publique (Mission défense et sécurité -
camenteux des résidents. Sciences pharmaceutiques ARS Paca)
- 2014 Fournival J., Mrozovski J. – LIVRE BLANC DE L’UNPF • Emmanuel Conte, Pharmacien-inspecteur de
pour une PDA maîtrisée et sécurisée en EHPAD – santé publique (Mission qualité et sécurité des
Chaix E. Problématique du déconditionnement des 2015 activités pharmaceutiques et biologiques - ARS
formes orales sèches en établissement de santé dans Document de travail décret PDA – version 1er juillet Paca)
le cadre d’un projet d’automatisation de la dispen- 2014 • Jean-Michel Barthe, Pharmacien-inspecteur de
sation nominative : expérience au centre gérontolo- santé publique (Mission qualité et sécurité des
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de Marseille - 2015 pharmaceutiques – Recommandations de bonne pra- Paca)
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EHPAD – Avril 2013 co-sociale - ARS Paca)
ARS Lorraine – Guide du bon usage du médicament
en gériatrie – 2015

RéFéRENCES
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Création & réalisation • Service SRGI / Studio graphique - Cpam 13 • Avril 2017
Guide

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