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DS de PHYSIQUE n° 1
Samedi 28 septembre 2024
4 heures
Exercice 1 : Electrostatique autour d’une sphère chargée
Partie 1 : polarisabilité de l’atome
On s’intéresse à un atome dont le noyau, de charge Ze, est supposé ponctuel et situé en un point P, tandis
que le cortège électronique, de charge Ze, est modélisé par une sphère de centre N et de rayon R,
uniformément chargée en volume. Dans tout l’exercice, le point P se trouve à l’intérieur de la sphère de la
sphère chargée, au voisinage de N.
1- Calculer le champ électrostatique créé par le nuage électronique en tout point de l’espace, puis
montrer qu’en l’absence de champ électrique extérieur, N et P sont confondus. Que vaut le moment
dipolaire de l’atome dans cette situation ?
On suppose maintenant que l’atome est plongé dans un champ extérieur uniforme E .
On donne 0 = 8,85.1012 en unités SI.
2- Faire un schéma représentant l’atome en l’absence de champ extérieur puis en présence du champ E ,
en indiquant clairement dans quel sens se déplacent P et N entre la première et la seconde situation.
On supposera que le nuage électronique reste sphérique en présence de E et que les déplacements
de N et P sont faibles devant le rayon R du nuage.
Déterminer le moment dipolaire p acquis par l’atome lors del’application de E , appelé moment
dipolaire induit, et montrer que celui-ci peut s’écrire p 0 E . Exprimer le coefficient appelé
polarisabilité de l’atome, en fonction des données et en déterminer un ordre de grandeur ; donner
enfin un ordre de grandeur de la distance NP dans le cas d’un atome d’hélium placé dans un champ
extérieur de 104 V.m1 et commenter.
Partie 2 : Hémisphère chargé
0- Déterminer le champ électrostatique créé dans tout l’espace par une sphère de centre O, de rayon R
chargé uniformément en surface avec la densité surfacique constante de charge σ
On considère maintenant une coquille hémisphérique (cet hémisphère est découpé dans une sphère creuse de
centre O et de rayon R). Cette coquille hémisphérique est chargée en surface avec la densité surfacique
constante de charge σ, elle est limitée par un plan diamétral (P) non chargé.
1- Montrer que le champ électrostatique créé en O est orthogonal à (P).
2- Calculer le champ électrostatique créé en O.
3- Montrer que le champ électrostatique créé en tout point du disque (découpé par la sphère sur P) est
orthogonal à ce plan
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Problème 1 : Etude d’une cellule de filtrage (ESIM 1996 – niveau CCP)
De nombreux circuits électroniques sont alimentés avec une tension continue de 5 V. Une “ alimentation
à découpage ” transforme, en plusieurs étapes, la tension alternative sinusoïdale du réseau électrique en une
tension continue. La dernière étape consiste à filtrer une tension rectangulaire représentée figure 1 par le filtre
passif “L,C” de la figure 2 dans lequel la résistance R symbolise l'ensemble des circuits que l'on souhaite
alimenter sous une tension presque parfaitement continue.
Tf
figure1 figure 2
On établit à l'entrée du filtre de la figure 2 une tension sinusoïdale ( t ) de pulsion . On adopte la
notation complexe.
1 R
On notera: 20 et Q0
LC L0
2
1- Déterminer la fonction de transfert complexe de ce montage : H =
1
2- Étude en échelle linéaire de la fonction de transfert.
2a- Quelle inégalité doit vérifier Q0 pour que la courbe représentative de H en fonction de la
pulsation présente un extremum ?
2b- Quelle est alors, en fonction de0 et Q0 , la pulsation 1 de l'extremum Hmax et la valeur de Hmax ?
2c- Représenter les deux allures possibles (suivant la valeur de Q0 ) de la courbe représentative H en
fonction de la pulsation en faisant clairement apparaître les points de pulsations remarquables ( =
0 et = ). Tracer l'allure de Arg (H ) en fonction de la pulsation .
3- Étude en échelle semi-logarithmique.
3a- Rechercher les équations des directions asymptotiques de la courbe : 20.log H = f (log ).
3b- Tracer les directions asymptotiques et représenter les deux allures possibles des courbes réelles par
rapport à ces directions asymptotiques.
4- On applique au filtre le signal rectangulaire (t) représenté à la figure 1. On appelle = Tf /T le
rapport cyclique variable (0 < < 1) de la tension (t).
Calculer la valeur moyenne Vmoy de (t) et, à l'aide des relations rappelées en annexe, les amplitudes
Vf du fondamental et Vh du premier harmonique non nul de (t). Exprimer, en fonction de la
période T, les pulsations f du fondamental et h du premier harmonique.
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5- On admet que le signal rectangulaire (t) est correctement représenté par la superposition de sa
composante continue Vmoy et de son terme fondamental d'amplitude Vf .
5a- Calculer la valeur moyenne V2,0 du signal (t) à la sortie du filtre.
5b- Exprimer l'amplitude V2f de la composante alternative de (t) en sortie du filtre en fonction de ,
E, Q0, 0 et T. En déduire l'ondulation crête à crête V2.
6- Application numérique.
Le signal rectangulaire a une fréquence f = 1/ T = 10 kHz et une amplitude E = 10 V.
On souhaite obtenir en sortie V2,0 = 5 V pour I2 = 10 A. Les circuits électroniques alimentés
fonctionnent correctement si V2 n'excède pas 100 mV.
6a- Calculer et R.
6b- On choisit L = 125 H. Quelle valeur faut-il donner au condensateur C pour que la condition
V2 100 mV soit respectée avec l'hypothèse du 5° ?
6c- Vérifier que le premier harmonique non nul de (t) engendre en sortie du filtre une ondulation
résiduelle de pulsation h négligeable, en calculant littéralement puis numériquement l'amplitude
crête à crête de cette ondulation.
ANNEXE
Développement en série de Fourier
f(t) = A0 + ( An cos(nt) +Bn sin(nt) ) = A0 + ( Cn cos(nt - n) )
T T
2 2
An = f(t)cos(nt)dt Bn f(t)sin(nt)dt
T0 T0
C n A n2 B n2
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Problème 2 : Etude d’un oscillateur quasi sinusoïdal. (d’après concours ; niveau Centrale)
Dans ce problème, les circuits des figures 1 et 3 contiennent un Amplificateur
Linéaire Intégré (A.L.I.) idéal, dont les propriétés sont les suivantes : + S
Les résistances d’entrée de ses bornes + et peuvent être considérées infinies. –
Les potentiels de ses bornes + et sont égaux à tout instant (régime dit linéaire).
Un courant est débité en sortie (borne S).
L’A.L.I. est alimenté par deux sources de tension continue, non représentées, de f.é.m. respectives
notées + V0 et V0 , avec V0 de l’ordre de + 12 à + 15 V.
La valeur absolue du potentiel de la borne de sortie ne peut jamais dépasser V0 . Ainsi, si on alimente
l’A.L.I. par des tensions trop élevées, le potentiel de sortie sature à V0 .
A. Quadripôles constituant l’oscillateur.
1- On considère le quadripôle représenté sur la figure 1, noté (A). Etablir l’équation différentielle liant
e(t) et s(t), en supposant la sortie ouverte et l’A.L.I. idéal, en régime linéaire. De quel type de
quadripôle s’agit-il ?
2- On considère le quadripôle représenté sur la figure 2, noté (B) et appelé « pont de Wien ». Etablir
l’équation différentielle liant e(t) et s(t), en supposant la sortie ouverte. De quel type de quadripôle
s’agit-il ?
Figure 1 + S
– Figure 3
+ S
–
Figure 2
B. Réalisation de l’oscillateur.
On associe les quadripôles (A) et (B) dans le montage représenté sur la figure 3, appelé « oscillateur à pont
de Wien ». Ce montage ne contient pas de générateur. Toutefois, lorsqu’on ferme l’interrupteur K à un
instant choisi comme origine des temps, on constate que la tension u(t) aux bornes de l’association
parallèle R/C peut, sous certaines conditions, se mettre à osciller.
On supposera que, juste avant fermeture de l’interrupteur K, u(t = 0-) prend une valeur u0 très faible et que
la tension aux bornes du second condensateur est nulle.
1- Proposer une origine physique à la tension u0 puis expliquer pourquoi les résultats établis au A. sont
toujours valables dans ce montage, lorsque K est fermé.
2- Montrer que l’équation différentielle vérifiée par u(t) lorsque K est fermé s’écrit :
u 2 u u 0
où et sont deux paramètres dont on donnera les expressions en fonction des données, ainsi que
les dimensions.
3- Que valent u(t) et sa dérivée temporelle juste après fermeture de K ?
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C. Recherche d’une solution purement sinusoïdale.
1- Montrer que l’on peut observer une solution u(t) purement sinusoïdale du temps en donnant au
paramètre une valeur particulière 0.
Déterminer la pulsation 0 des oscillations observées ainsi que leur amplitude. D’où provient
l’énergie nécessaire au maintien de ces oscillations ? Quel est l’intérêt d’un tel montage ?
2- On se propose de retrouver la condition d’oscillation précédente ainsi que la pulsation0 par une
autre méthode :
En envisageant a priori un régime permanent sinusoïdal de pulsation dans le montage, déterminer
les fonctions de transfert respectives des dipôles (A) et (B).
En déduire qu’en l’absence de générateur, ce régime n’est compatible qu’avec une unique valeur de
et de la pulsation et conclure.
3- La situation décrite dans cette question est-elle réalisable en pratique ?
D. Absence d’oscillations entretenues.
1- Sur la base de l’équation différentielle obtenue au B., indiquer pour quelles valeurs de la tension
u(t) tendra vers 0 après fermeture de l’interrupteur.
Expliquer physiquement cette évolution.
2- Déterminer alors l’expression de u en fonction du temps, des paramètres et 0 et de deux
constantes d’intégration que l’on n’explicitera pas. Tracer l’allure de u(t).
E. Apparition d’oscillations entretenues.
1- Sur la base de l’équation différentielle obtenue au B., indiquer pour quelles valeurs de la tension
u(t) peut croître au cours du temps, après fermeture de l’interrupteur.
A quelle condition cette croissance se présente-t-elle sous forme d’oscillations ?
Expliquer physiquement cette évolution en analysant l’effet de chacun des quadripôles (A) et (B).
Par quel phénomène u(t) est-elle limitée en pratique et quelle est la valeur maximale qui sera
observée.
2- Déterminer, en discutant selon la valeur de l’expression de u en fonction du temps, des paramètres
et 0 et de deux constantes d’intégration que l’on n’explicitera pas. Tracer les allures possibles de
u(t) en n’oubliant pas de prendre en compte le phénomène limitatif décrit à la question précédente.
F. Etude du régime quasi sinusoïdal.
On constate que lorsque est fixé à une valeur très proche de 0 compatible avec l’existence des
oscillations, le système est siège d’oscillations quasiment sinusoïdales. On se propose de décrire cette
situation à l’aide de l’analyse de Fourier.
On suppose u(t) suffisamment proche d’une pure sinusoïde pour
effectuer tous les calculs à partir de l’expression : u t E1 sin t .
1- u(t) s’applique à l’entrée d’un amplificateur dont la caractéristique
peut être représentée comme sur la figure ci-contre. Commenter
cette caractéristique et donner, en justifiant, un ordre de grandeur
du coefficient A et la tension AE.
Pour les applications qui suivent, on prendra : A = 3,1 et AE = 12 V.
2- Pour quelles valeurs de E1 le signal de sortie s(t) de l’amplificateur n’est-il pas sinusoïdal ?
Représenter alors son allure. Montrer que, dans une telle situation, s(t) reste néanmoins périodique
puis calculer les amplitudes S1 et Sh de son fondamental et de sa 1ère harmonique non nulle. On
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montrera que ces amplitudes s’écrivent :
S1
2A
sin
2
E1 et Sh
A
3
sin 2 1 cos 2 E1 avec
arcsin E E
1
3- En étudiant l’effet du pont de Wien sur le signal s(t), déterminer numériquement l’amplitude E1 des
oscillations de u(t) et justifier le caractère quasi sinusoïdal de u(t).
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Problème 3 : Etude thermique d’une lampe à incandescence. (Extrait de Centrale MP 2000)
La partie du problème posée ici est complètement indépendante des
aspects thermodynamiques détaillés en début d’énoncé et peut être traitée
à partir de la seule équation différentielle fournie dans le question II.A.1.
Des annexes figurent en fin d’énoncé.
On s’intéresse à une ampoule à incandescence dont le filament, constitué de
tungstène très pur, est assimilé à un cylindre de rayon r et de longueur L.
Le cours sur le rayonnement n’ayant pas encore eu lieu, on admet que les hypothèses ci-
dessus reviennent à considérer que l’équation différentielle vérifiée par l’écart de
température (t) est la suivante :
d u 2 (t )
mc p 2 rL 1 T04 4T03 (t ) a
dt R0
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On donne également : L = 4 cm ; r = 0,03 mm ; T0 = 2600 K ; 1 = 1,0 108 W.m-2.K-4.
II.B.2) Afin d’étudier quantitativement l’effet de cette tension d’alimentation, on cherche
la décomposition en série de Fourier du terme de puissance Pe (t ) ua2 (t ) R0 apparaissant
au second membre de l’équation différentielle suivie par (t ) . Justifier sans calcul que
cette décomposition s’écrit sous la forme :
2
Pe (t ) P0 Pn cos nt avec
n 1
II.B.3) En utilisant l’annexe 1, calculer le terme P0 et les termes Pn ; on mettra ces derniers
sous la forme :
Pn P0 sinc n
où sinc désigne la fonction « sinus cardinal » définie dans l’annexe 2 et est un coefficient
à déterminer. Représenter le spectre en fréquence de Pe (t ) dans le cas où 1 3 .
En notant P(t ) P0 Pn eint on peut encore écrire Pe (t ) Re P(t ) .
n 1
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Annexe 1
On rappelle les propriétés du développement en série de Fourier d’une fonction v (t)
périodique de période T et de pulsation 2 T :
v t V0 Vk cos kt k a0 ak cos kt bk sin kt
k 1 k 1 k 1
T T
2 2
v t cos kt dt v t sin kt dt
T 0 T 0
avec k 1 ak et bk
Annexe 2
Définition de la fonction « sinus cardinal » :
sin x
x noté sinc x
x
Graphe de la fonction « sinus cardinal » :