Cours de Probabilités - Université Essaadi
Cours de Probabilités - Université Essaadi
[Link]
D.S.E.G
Support du Cours Probabilité
Pr. BAKKALI
2024/2025
2 Variables Discrètes
3 Variables Continues
Définition
Soient A et B deux ensembles (ou événements en probabilité).
L’intersection de A et B, notée A ∩ B, est l’ensemble des éléments qui
sont à la fois dans A et dans B. Formellement,
A ∩ B = {x | x ∈ A et x ∈ B}
Explication
L’intersection de deux ensembles A et B contient tous les éléments qui
sont communs aux deux ensembles. En termes de probabilité, cela
représente l’événement où les deux événements A et B se produisent
simultanément.
Exemple
Soient A = {1, 2, 3, 4} et B = {3, 4, 5, 6}. Nous allons trouver
l’intersection de ces deux ensembles.
Définition
Soient A et B deux ensembles (ou événements en probabilité). L’union de
A et B, notée A ∪ B, est l’ensemble des éléments qui sont dans A, dans B,
ou dans les deux. Formellement,
A ∪ B = {x | x ∈ A ou x ∈ B}
Explication
L’union de deux ensembles A et B contient tous les éléments qui sont dans
l’un ou l’autre ensemble, ou dans les deux. En termes de probabilité, cela
représente l’événement où au moins un des événements A ou B se produit.
Exemple
Soient A = {1, 2, 3, 4} et B = {3, 4, 5, 6}. Nous allons trouver l’union de
ces deux ensembles.
A ∪ B = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
Définition
En théorie des ensembles, la distributivité peut être exprimée de deux
façons principales :
A ∩ (B ∪ C ) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C )
A ∪ (B ∩ C ) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C )
Ces propriétés montrent comment l’intersection et l’union se distribuent
sur l’autre opération.
Explication
La distributivité en théorie des ensembles permet de réécrire une expression
contenant une union et une intersection de manière plus simplifiée. Par
exemple, l’intersection d’un ensemble avec l’union de deux autres
ensembles peut être réécrite comme l’union des intersections, et vice versa.
Exemple
Soient A = {1, 2, 3}, B = {2, 3, 4}, et C = {3, 4, 5}. Nous allons vérifier la
distributivité de l’intersection sur l’union :
A ∩ (B ∪ C ) = A ∩ {2, 3, 4, 5} = {2, 3}
Définition
Soit S un ensemble non vide. Une partition de S est un ensemble de
sous-ensembles non vides {A1 , A2 , . . . , An } tels que :
1 Ai ∩ Aj = ∅ pour tout i ̸= j (les sous-ensembles sont disjoints),
Sn
i=1 Ai = S (la réunion des sous-ensembles couvre tout l’ensemble
2
S).
Explication
La partition d’un ensemble S divise S en plusieurs sous-ensembles distincts
qui ne se chevauchent pas, et chaque élément de S appartient exactement
à un de ces sous-ensembles. Cela permet de structurer l’ensemble S en
parties indépendantes et mutuellement exclusives.
Exemple
Soit S = {1, 2, 3, 4, 5, 6}. Une partition de S pourrait être
{{1, 2}, {3, 4}, {5, 6}}.
Les sous-ensembles sont disjoints : {1, 2} ∩ {3, 4} = ∅, etc.
La réunion des sous-ensembles couvre S : {1, 2} ∪ {3, 4} ∪ {5, 6} = S.
Définition
Soit U un ensemble universel et A un sous-ensemble de U. Le
complémentaire de A, noté Ac ou U \ A, est défini comme :
Ac = {x ∈ U | x ∈
/ A}
Cela signifie que Ac contient tous les éléments de U qui ne sont pas dans
A.
Explication
Le complémentaire d’un ensemble A est la partie de l’ensemble universel U
qui est exclue de A. En d’autres termes, il regroupe tous les éléments qui
ne sont pas dans A. Cette notion est utile pour compléter les informations
concernant les ensembles et pour résoudre des problèmes impliquant des
exclusions ou des restrictions.
Exemple
Soit l’ensemble universel U = {1, 2, 3, 4, 5, 6} et l’ensemble A = {2, 4, 6}.
Le complémentaire de A est :
Ac = {1, 3, 5}
Définition
Soit A un ensemble fini. Le cardinal de A, noté |A|, est le nombre
d’éléments distincts dans l’ensemble A. Formellement, si
A = {a1 , a2 , . . . , an }, alors le cardinal de A est :
|A| = n
Explication
Le cardinal d’un ensemble fini est simplement le comptage du nombre
d’éléments qui le composent. Par exemple, si un ensemble contient les
éléments {2, 4, 6}, son cardinal est 3, car il y a trois éléments distincts. Ce
concept est utile pour comparer la taille des ensembles et pour des calculs
combinatoires.
Exemple
Considérons l’ensemble B = {a, b, c, d}. Le cardinal de B est :
|B| = 4
Arrangements
En analyse combinatoire, un arrangement est une manière de choisir et
d’organiser un sous-ensemble d’éléments à partir d’un ensemble donné, où
l’ordre des éléments est important. Les arrangements sont utilisés lorsque
l’ordre des éléments compte, comme dans les permutations de lettres ou
de chiffres.
Définition
Soit n le nombre total d’éléments dans un ensemble et r le nombre
d’éléments à choisir et organiser. Un arrangement de r éléments parmi n
est une séquence ordonnée de r éléments choisis parmi les n éléments
disponibles. Le nombre d’arrangements possibles est donné par :
n!
A(n, r ) =
(n − r )!
Explication
Les arrangements tiennent compte de l’ordre des éléments. Par exemple, si
vous devez organiser 3 éléments parmi 5, chaque position dans
l’arrangement peut être occupée par n’importe quel élément parmi les 5
disponibles, sans répétition. Le nombre total d’arrangements est calculé
n!
par la formule (n−r )! , qui compte toutes les permutations possibles des r
éléments choisis.
Exemple
Supposons que nous avons 5 éléments : {A, B, C , D, E } et nous voulons
organiser 3 d’entre eux. Le nombre d’arrangements est calculé comme suit
:
5! 120
A(5, 3) = = = 60
(5 − 3)! 2
Il y a donc 60 façons différentes d’organiser 3 éléments parmi 5.
Définition
Soit n le nombre total d’éléments dans un ensemble et r le nombre
d’éléments à choisir et organiser. Dans le cas des arrangements avec
répétition, chaque élément peut être choisi plusieurs fois. Le nombre
d’arrangements avec répétition est donné par :
A′ (n, r ) = nr
Explication
Dans les arrangements avec répétition, chaque position dans la séquence
peut être occupée par n’importe quel élément parmi les n éléments
disponibles, et les éléments peuvent se répéter. Par exemple, si vous devez
organiser 3 éléments parmi 5 avec possibilité de répétition, chaque position
peut être occupée par l’un des 5 éléments, ce qui donne 53 arrangements
possibles.
Exemple
Supposons que nous avons 5 éléments : {A, B, C , D, E } et nous voulons
organiser 3 d’entre eux avec répétition. Le nombre d’arrangements est
calculé comme suit :
A′ (5, 3) = 53 = 125
Il y a donc 125 façons différentes d’organiser 3 éléments parmi 5 si les
éléments peuvent se répéter.
Combinaisons
En analyse combinatoire, une combinaison est une manière de sélectionner
un sous-ensemble d’éléments à partir d’un ensemble donné, où l’ordre des
éléments ne compte pas. Les combinaisons sont utilisées lorsque seuls les
choix des éléments sont importants, pas leur ordre.
Définition
Soit n le nombre total d’éléments dans un ensemble et r le nombre
d’éléments à choisir. Le nombre de combinaisons possibles de r éléments
parmi n est donné par :
n n!
C (n, r ) = =
r r !(n − r )!
Explication
Les combinaisons sont utilisées lorsque l’ordre des éléments choisis n’a pas
d’importance. Par exemple, choisir 3 éléments parmi 5 sans tenir compte
n!
de l’ordre est différent de les organiser. La formule r !(n−r )! calcule le
nombre de sous-ensembles possibles de r éléments à partir des n éléments
disponibles.
Exemple
Supposons que nous avons 5 éléments : {A, B, C , D, E } et nous voulons
choisir 3 éléments parmi eux. Le nombre de combinaisons est calculé
comme suit :
5 5! 120
C (5, 3) = = = = 10
3 3!(5 − 3)! 6·2
Les combinaisons possibles sont : ABC, ABD, ABE, ACD, ACE, ADE,
BCD, BCE, BDE, CDE.
Définition
Soit n le nombre total d’éléments dans un ensemble et r le nombre
d’éléments à choisir avec répétition. Le nombre de combinaisons possibles
de r éléments parmi n avec répétition est donné par :
′ n+r −1 (n + r − 1)!
C (n, r ) = =
r r !(n − 1)!
Explication
Les combinaisons avec répétition permettent de choisir les éléments où
l’ordre n’a pas d’importance, mais les éléments peuvent être choisis
plusieurs fois. Par exemple, choisir 3 éléments parmi 5 avec possibilité de
répétition signifie que chaque élément peut apparaı̂tre plusieurs fois dans
−1)!
chaque combinaison. La formule (n+r r !(n−1)! calcule le nombre de
sous-ensembles possibles de r éléments à partir des n éléments disponibles
avec répétition.
Exemple
Supposons que nous avons 3 éléments : {A, B, C } et nous voulons choisir
2 éléments parmi eux avec répétition. Le nombre de combinaisons est
calculé comme suit :
′ 3+2−1 4 4! 24
C (3, 2) = = = = =6
2 2 2!2! 4
Les combinaisons possibles sont : AA, AB, AC, BB, BC, CC.
Définition
Une permutation sans répétition d’un ensemble de n éléments est un
arrangement ordonné de ces n éléments où chaque élément apparaı̂t une
seule fois. Le nombre total de permutations est donné par :
P(n) = n!
Explication
Les permutations sans répétition considèrent toutes les façons possibles
d’organiser un ensemble d’éléments distincts. Par exemple, pour un
ensemble de 3 éléments {A, B, C }, chaque permutation est une séquence
différente où l’ordre des éléments est pris en compte. Le nombre total de
permutations est calculé par n!, qui compte toutes les permutations
possibles des n éléments.
Exemple
Supposons que nous avons 3 éléments : {A, B, C }. Le nombre de
permutations sans répétition est calculé comme suit :
P(3) = 3! = 6
Les permutations possibles sont : ABC, ACB, BAC, BCA, CAB, CBA.
Définition
Si nous avons un ensemble de n éléments et nous voulons former des
arrangements de longueur r où les éléments peuvent se répéter, le nombre
de permutations avec répétition est donné par :
nr
Explication
Les permutations avec répétition permettent à chaque élément
d’apparaı̂tre plus d’une fois dans chaque arrangement. Par exemple, si
nous avons 3 éléments distincts et nous formons des séquences de
longueur 2, chaque position dans la séquence peut être remplie par
n’importe lequel des 3 éléments. Ainsi, pour chaque position, nous avons 3
choix, et il y a 3 × 3 = 9 arrangements possibles.
Exemple
Supposons que nous avons 2 éléments : {A, B} et nous voulons former des
permutations de longueur 3. Le nombre de permutations est calculé
comme suit :
23 = 8
Les permutations possibles sont : AAA, AAB, ABA, ABB, BAA, BAB,
BBA, BBB.
Définition
Une variable aléatoire discrète est une fonction X qui associe à chaque
événement dans un espace d’échantillonnage une valeur numérique. Les
valeurs que peut prendre X sont des nombres distincts, et chaque valeur a
une probabilité spécifique associée.
Explication
Une variable aléatoire discrète peut être décrite par sa fonction de masse
de probabilité (FMP), qui donne la probabilité que la variable prenne une
valeur spécifique. Par exemple, pour un dé équilibré, la variable aléatoire
X représentant le résultat du lancer prend les valeurs {1, 2, 3, 4, 5, 6},
chacune avec une probabilité de 16 .
Exemple
Considérons une variable aléatoire X qui représente le nombre de faces
”pile” obtenues lors de 3 lancés d’une pièce de monnaie équilibrée. Les
valeurs possibles de X sont {0, 1, 2, 3}. Les probabilités associées peuvent
être calculées comme suit :
1
P(X = 0) = 8
3
P(X = 1) = 8
3
P(X = 2) = 8
1
P(X = 3) = 8
Variance :
La variance mesure la dispersion des valeurs de X par rapport à son
espérance. Elle est la moyenne des carrés des écarts entre chaque valeur et
l’espérance.
X
Var(X ) = E (X − E (X ))2 = (x − E (X ))2 · P(X = x)
x
E (X ) = (0·0.1)+(1·0.2)+(2·0.25)+(3·0.15)+(4·0.1)+(5·0.05)+(6·0.05)+(7·0.1)
E (X ) = 0 + 0.2 + 0.5 + 0.45 + 0.4 + 0.25 + 0.3 + 0.7
E (X ) = 2.8
Variance Var(X ) :
X
E (X 2 ) = x 2 · P(X = x)
x
Définition
Une variable aléatoire continue est une fonction X qui associe à chaque
événement dans un espace d’échantillonnage une valeur réelle dans un
intervalle continu. La fonction de densité de probabilité (FDP) f (x)
permet de calculer la probabilité que X prenne une valeur dans un certain
intervalle.
Explication
Pour les variables aléatoires continues, la probabilité que la variable prenne
une valeur spécifique est toujours nulle, car il y a une infinité de valeurs
possibles. Au lieu de cela, on utilise la fonction de densité de probabilité
(FDP) pour déterminer la probabilité que la variable prenne une valeur
dans un intervalle donné. La probabilité est alors calculée comme
l’intégrale de la FDP sur cet intervalle.
(b − a)2
Var(X ) =
12
**Écart-type** : La racine carrée de la variance :
p
σX = Var(X )
Exemple
Considérons une variable aléatoire X qui suit une loi uniforme continue sur
l’intervalle [0, 1]. La fonction de densité de probabilité est donnée par :
(
1 si 0 ≤ x ≤ 1
f (x) =
0 sinon
2. Variance Var(X ) :
La variance mesure la dispersion des valeurs de X autour de
l’espérance.
Elle est définie par :
Var(X ) = E (X 2 ) − (E (X ))2
où E (X 2 ) est l’espérance du carré de X :
Z ∞
2
E (X ) = x 2 · f (x) dx
−∞
1. Calcul de l’Espérance E (X ) :
Z 2
1
E (X ) = x· dx
0 2
2 2
1 x2
Z
1 1 4 4
E (X ) = x dx = = −0 = =1
2 0 2 2 0 2 2 4
Définition
Un couple de variables aléatoires discrètes (X , Y ) est constitué de deux
variables aléatoires X et Y qui prennent des valeurs dans des ensembles
discrets. La distribution conjointe de (X , Y ) est donnée par la fonction de
masse de probabilité conjointe P(X = x, Y = y ), qui donne la probabilité
que X prenne la valeur x et que Y prenne la valeur y simultanément.
Explication
Pour les couples de variables aléatoires discrètes, la fonction de masse de
probabilité conjointe P(X = x, Y = y ) permet de calculer la probabilité
que X et Y prennent des valeurs spécifiques en même temps. Les
fonctions de masse de probabilité marginales P(X = x) et P(Y = y ) sont
obtenues en sommant la fonction de masse de probabilité conjointe sur
toutes les valeurs possibles de l’autre variable.
Exemple
Considérons un couple de variables aléatoires discrètes (X , Y ) où :
X \Y 1 2
1 0.1 0.2
2 0.3 0.4