Chapitre1 Seconde
Thèmes abordés
Chapitre1 Seconde
Thèmes abordés
Pour mesurer plus finement : Bien adaptés pour ce que l’on peut compter (le « dénombrable »), les entiers ne
suffisent pas pour d’autres types de grandeurs : longueurs, masses, temps ...Il faut alors subdiviser l’unité.
Décimaux et écritures fractionnaires en sont issus.
Toujours plus fin : Certaines longueurs sont restées réfractaires à toute mesure par des fractions : Exemple la
longueur de la diagonale d’une table carrée de 1 m de côté ou encore la longueur de la diagonale d’une
feuille A4. De nouveaux nombres : les réels ont vu le jour pour pallier ce problème.
I Ensembles de nombres
1 Définition
Remarque 1
1
I. ENSEMBLES DE NOMBRES
Exemple 1
3
245 ∈ N; −5 ∉ N; 2 5 ∈ N; ∉ N; 0 ∈ N; 0 ∉ N∗ ; 3, 14 ∉ N
5
2 Notions d’arithmétique
Soient a et b deux nombres entiers naturels.
î La division euclidienne 1 n’est autre que la division d’un nombre entier naturel par un autre nombre entier
naturel non nul. 2
Autrement dit c’est la division entière étudiée à l’école primaire.
î on dit que b divise a lorsqu’il existe un entier naturel q tel que a = b × q. (on dit encore que b est un diviseur
de a ou que a est un multiple de b).
î Un entier naturel p Ê 2 est un nombre premier lorsque ses seuls diviseurs sont 1 et p.
Remarque 2
Z Si a est divisible par 2, on dit que a est pair, alors il existe k entier naturel tel que a = 2k.
Z Si a n’est pas divisible par 2 on dit que a est impair, alors il existe k entier naturel tel que a = 2k + 1.
Z a et b sont premiers entre eux s’ils n’ont pas de diviseurs communs hormis 1.
Z Si le carré d’un entier n’est pas pair ( c’est à dire impair) alors l’entier n’est pas pair (c’est à dire impair)
Z Ne pas confondre avec la proposition suivante : Le carré d’un nombre impair est impair.
Exemple 2
2 174 est-il divisible par 58 ? On effectue la division euclidienne de 174 par 58 . On trouve comme
quotient 3 et comme reste 0 :
3 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, est une liste non exhaustive de nombres premiers.
Exercice 1
En allant au LVH, Moustapha et Jean Miché Kankan, deux apprentis mathématiciens, discutent :
1 Moustapha dit : « J’ai plus de 400 soldats de plomb mais moins de 700. En les groupant par 2, ou par 3, ou
par 4, ou par 5, ou par 6, ou par 7 c’est toujours la même chose : il en reste un tout seul. »
Combien de soldats de plomb Moustapha possède-t-il ?
2 Jean Miché Kankan dit : « Quel sera le jour de la semaine dans 111 jours ? Et dans 1863 jours ? »
Définition 2- Proposition
Une phrase mathématique (pouvant être vraie ou fausse) est une proposition.
:::::::::::::::::::::::::
Exemple 3
Z « x > y » est une proposition vraie par exemple pour x = 3 et y = 2, mais fausse par exemple pour
x = 1 et y = 3.
Le principe : En gros, on va supposer que notre objet ne vérifie pas la proposition (ce qui ne semble pas
logique, vu que l’on doit montrer que l’objet vérifie la proposition).
Après des calculs et/ou un raisonnement on aboutit à une incohérence, en somme à une absurdité.
Propriété 2
Propriété 3
b =m×a et c = m0 × a
Par addition, on a :
b + c = m × a + m0 × a
En factorisant par a, il vient :
b + c = (m + m 0 ) × a
Donc b + c est un multiple de a. ■
5 Critères de divisibilité
Définition 3
Un critère de divisibilité est une règle permettant de savoir si un entier est divisible par un autre entier.
Propriétés 4
Z par 4 lorsque le nombre formé par ses deux derniers chiffres est divisible par 4;
Z par 8 lorsque le nombre formé par ses trois derniers chiffres est divisible par 8;
Z par 11 lorsque la somme alternée des chiffres qui le composent est égale à 0 ou 11.
Exemple 4
1 123456789 n’est pas divisible par 2 car son chiffre des unités est impair,
3 n’est pas divisible par 4 car 89 n’est pas divisible par 4 (89 n’est pas dans la table de 4)
4 n’est pas divisible par 5 car son chiffre des unités n’est ni 0 ni 5.
6 n’est pas divisible par 10 car son chiffre des unités n’est pas 0
Remarque 4
6 Par quels autres nombres est divisible un nombre divisible par 24?
Exercice 3
1 Par quels autres nombres est divisibles un nombre divisible par 14?
2 Par quels autres nombres est divisible un nombre divisible par 57?
à On trace une ligne horizontale (ou un tableau). On teste la divisibilité par 1, puis 2, puis 3, etc...
Chaque fois qu’un entier divise le nombre 60, on note cet entier au-dessus de la ligne, et le quotient
de 60 par cet entier en-dessous de la ligne.
Et ainsi de suite : on teste la divisibilité de 60 par n tant que n × n ne dépasse pas 60 : Sachant
que 8 × 8 > 60, on teste ici la divisibilité par les sept premiers entiers non nuls pour trouver tous les
diviseurs de 60.
En d’autres termes : On teste tous les nombres compris entre 1 et la partie entière de la racine 60.
1 2 3 4 5 6
60 30 20 15 12 10
Exercice 4
Établir la liste des diviseurs de 72.
Solution
p
Comme 72 ≈ 8, 48. On commence le test à 1 et on arrête le test à 8.
1 2 3 4 5 6 7 8
72 36 24 18 12 9
Exercice 5
Qu’affiche le programme Python suivant ?
1 for i in range (1 ,501) :
2 if 500% i == 0:
3 print ( i )
Je rappelle que :
1 Tester le programme.
2 Tester le programme pour un entier quelconque n.
Soit n un entier supérieur ou égal à 2. Si n n’admet pour diviseur aucun des nombres premiers inférieurs
p
ou égaux à n, alors n est un nombre premier.
Exercice 6
Que fait la fonction mystere Python suivante ?
1 def mystere ( n ) :
2 for i in range (2 , sqrt ( n ) +1) :
3 if n % i == 0:
4 return False
5 return True
à Il est fréquent de se référer aux nombres premiers comme aux « briques » des mathématiques, aux atomes
de l’arithmétique ou au code génétique des nombres.
Les maisons sont construites avec des briques ; tous les éléments de la nature avec les atomes ; tous les êtres
vivants avec le code génétique. Toutes ces expressions ont une signification commune.
Elles désignent des éléments primitifs à partir desquels se construit autre chose . Dans le cas des nombres,
nous verrons comment les nombres premiers ont rempli ce rôle.
Tout nombre entier positif strictement supérieur à 1 peut être écrit sous la forme d’un produit de nombres
premiers. ce produit est unique à l’ordre des facteurs près.
Tout entier naturel a s’écrit de manière unique sous la forme :
α α α
a = p 1 1 × p 2 2 × · · · × p nn
où p 1 , p 2 , ..., p n sont des nombres premiers et où α1 , α2 , ..., αn sont des entiers naturels.
8 Méthodes
Méthode 3- Tableau
Pour décomposer un nombre entier en produit de facteurs premiers, On divise ce nombre par les
:::::::::::::::::::::::::::
nombres premiers dans l’ordre croissant
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::
et on recommence avec le quotient jusqu’à obtenir un quotient
égal à 1.
On divise donc par 2, 3, 5, 7, 11, 13...
Les critères de divisibilité sont très utiles dans cette situation.
Exemples : décomposer les entiers 150 et 228 en produits de facteurs premiers
150 2 228 2
75 3 114 2
Z 25 5 Z 57 3
5 5 19 19
1 1
150=2 × 3 × 5 × 5 228= 2 × 2 × 3 × 19
150=2 × 3 × 52 228= 22 × 3 × 19
9 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
Exemple 5
3
5 ∈ Z; −5 ∈ Z; 25 ∈ Z; ∈ Z; 0 ∈ Z; 0 ∉ Z∗ ; 3, 14 ∉ Z
5
Remarque 5
Exercice 7
On donne les expressions suivantes :
Solution
G = −4x − 3 H = 4 × (x − 3) I = 4+x J = 4−x
G = −4 × (−5) − 3 H = 4 × (−5 − 3) I = 4 + (−5) J = 4 − (−5)
G = 20 − 3 H = 4 × (−8) I = −1 J = 4+5
G = 17 H = −32 J=9
Le principe : Il suffit d’expliciter (trouver, construire, donner ) un objet qui ne vérifie pas la proposition. Un
seul suffit.
Autrement dit : Trouver un objet qui vérifie la négation de la proposition.
::::::::::::::::::::::::::::::::
Propriété 6
Est-il vrai que si n est un entier relatif divisible par 5 et par 10 , alors n est divisible par 50 ?
Z Par contre, la réciproque « Si n ∈ Z et −n ∈ Z alors n ∈ N » est fausse. (Il suffit de donner un contre-
exemple, choisissons par exemple n = −1)
2 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
Exos : 1-2-3 P23, 13-14-15-17- Exos : 22-23-24 P38, 86 P44. Exos 81-82 P44
19-20-21 P38
C Nombres décimaux D
Exemple 6
1 3
−13 ∈ D ; 0, 3333 ∈ D ; ∉ D; ∈ D; 3, 1416 ∈ D ; π ∉ D.
3 4
61 61
1 6,1 est un nombre décimal car 6,1 = =
10 101
314 314
2 3,14 est un nombre décimal car 3,14 = =
100 102
Remarque 7
1 Tout entier naturel ou relatif est un nombre décimal. En effet, pour tout a ∈ N ou a ∈ Z, nous avons
a
a = 0.
10
2 On retiendra que N ⊂ Z ⊂ D.
a n = |a × a {z
× ... × a}
n fois
1 1 1
1 Si a 6= 0, et n ∈ N∗ alors a −n = = de manière équivalente a n =
an |a × a {z
× ... × a} a −n
n fois
1
3 On notera que a 1 = a et a −1 =
a
Exemple 7
1 a m × a n = a m+n 3 (a m )n = a m·n
am
2 = a m−n 4 a1 = a a0 = 1
an
Exemple 8
A = ±a × 10n
î a est un nombre compris entre 1 (inclus) et 10 (exclu), autrement dit a a un chiffre non nul avant la virgule.
Exemple 9
3 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
Exos :1-2-3 P29, 48-49 P41. Exos :55-56 P41. Exos :101 P46.
í Soit B un décimal écrit dans le système à base dix alors ils existent {a0 , · · · , an , b1 , · · · , bm } tels que :
10
B = a n ...a 0 , b 1 b 2 ...b m−1 b m = a n ×10n +...+ a 0 ×100 , b 1 ×10−1 +b 2 ×10−2 +...+b m−1 ×10−(m−1) +b m ×10−m
2345, 6719 = 2 × 103 + 3 × 102 + 4 × 101 + 5 × 100 , 6 × 10−1 + 7 × 10−2 + 1 × 10−3 + 9 × 10−4
Remarque 8
L’ensemble des sous-ensembles non vides disjoints deux à deux de E dont la réunion est E est une partition
de E.
Théorème 2- Caractérisation de D
a
Soient p et q deux entiers naturels non nuls et premiers entre eux et soit d = .
b
d est décimal si et seulement si b est de la forme 2p × 5q où p et q sont des entiers relatifs.
En notation ensembliste, nous pouvons écrire :
n a o
D= | a ∈ Z, p ∈ N, q ∈Z
2 × 5q
p
1 cas : p = q.
Dans ce cas, nous obtenons
a a
x= =
2p × 5 p 10p
ce qui prouve que x ∈ D.
2 cas : p < q.
Nous avons
a a × 2q−p
x= =
2p−q × 2q × 5 10q q
3 cas : p > q
Nous avons
a a × 5p−q
x= =
2p × 5p × 5 10p q−p
a
∀a ∈ Z, ∀(p, q) ∈ N2, ∈ D.
2p × 5q
Exercice 8
Vrai ou Faux (Justifiez chaque réponse) :
1
1 Est-ce que le nombre est un nombre décimal ?
75
7
2 Est-ce que le nombre est un nombre décimal ?
56
1
3 Est-ce que le nombre est un nombre décimal ?
40
1
5 Est-ce que le nombre est un nombre décimal ?
32
Exercice 9
7
Montrer que est un nombre décimal.
625
Propriété 8
1
Le nombre n’est pas un nombre décimal.
3
Exercice 10
1
Montrer que n’est pas un nombre décimal.
7
2
Que peut-on dire de ? Que peut-on en déduire sur la somme de deux nombres non décimaux ?
3
D Nombres rationnels Q
a
1 Nous pouvons définir un rationnel , en se restreignant à a ∈ Z et b ∈ N∗ .
b
a a
2 Tout nombre décimal de la forme est un nombre rationnel , avec a ∈ Z et b = 10n .
10n b
1 1
3 La réciproque est fausse. Contre-exemple ∈ Q et ∉ D.
3 3
4 Un nombre rationnel est composé d’une partie entière avant la virgule et d’une partie décimale après la
virgule illimitée périodique.
1
1 ≈ 0, 3333333333333333333333333333333...
| {z }
3
partie décimale illimitée de période 1
7
2 ≈ 0, 636363636363636363636363636363...
| {z }
11
partie décimale illimitée de période 2
17
3 ≈ 1, 307692307692307692307692307692...
| {z }
13
partie décimale illimitée de période 6
5 On retiendra que N ⊂ Z ⊂ D ⊂ Q
Remarque 9
a
Z La fraction avec b 6= 0 est dite irréductible lorsque le numérateur et le dénominateur n’ont pas de
b
facteurs communs (autres que 1 ou −1).
Z La partie décimale d’un nombre rationnel est infinie et périodique à partir d’un certain rang.
a
Z La division par 0 est interdite : l’écriture n’a aucun sens.
0
Exemple 10
1 22 p
−13 ∈ Q ; 0, 5 ∈ Q ; − ∈ Q; ∈ Q; 2 ∉ Q; π ∉ Q.
3 7
Exercice 11
1 Donner les résultats sous la forme d’un entier ou d’une fraction irréductible.
µ ¶
1 1 1 3 5 6
í + + í −3 í 4 −
2 3 6 7 6 5
2 Donner les résultats sous la forme d’un entier ou d’une fraction irréductible.
µ ¶ µ ¶ µ ¶ µ ¶
5 3 9 1 2 3 4
í 5÷ í − ÷ í − × − × − × −
11 8 4 2 3 4 5
3 Donner les résultats sous la forme d’un entier ou d’une fraction irréductible.
µ ¶
1 1 1 3 19
2− + − 5× 2−
í 3 í 3 2 7 3
1 2 4 1 í
2+ − + 11 5
÷
3 3 7 6 6 2
1 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
Problème 1
THÈME D’ÉTUDE Le but de cet exercice est de prouver que l’écriture décimale d’un nombre rationnel est pério-
dique.
23
1 Donnez les premières décimales de obtenues avec une calculatrice. Observe-t-on une période ?
17
3 a Soit p et q deux entiers naturels avec 0 < q < p. Que peut - on dire du reste de la division euclidienne de
p par q ?
b En déduire que la partie décimale d’un nombre rationnel est périodique.
c Quelle est la longueur maximale de cette période ?
1 On note l’ensemble des nombres irrationnels par Q0 ou de manière équivalente R \ Q se lit : « R privé
de Q »
p
2 Soit p un nombre premier alors p est un nombre irrationnel.
b π ≈ 3, 1415926535897932384626433...
| {z }
partie décimale illimitée non périodique
Problème 2
p
THÈME D’ÉTUDE Le but de cet exercice est de démontrer que 2 n’est pas un nombre rationnel. p
Pour cela, on peut utiliser un raisonnement par l’absurde, c’est-à-dire que l’on suppose que 2 est un nombre
rationnel, et on démontre
p alors que ce n’est pas possible parce que l’on aboutit à une contradiction.
On suppose que 2 est un nombre rationnel.
p p
1 a) Justifier qu’il existe deux entiers p et q non nuls et premiers entre eux tels que 2=
q
b) En déduire que 2 × q 2 = p 2 .
3 a Quel doit être le chiffre des unités de p 2 et 2q 2 pour que l’égalité 2 × q 2 = p 2 puisse être vérifiée ?
b Quelles sont les possibilités pour le chiffre des unités de p et pour celui de q ?
c Démontrer que cela contredit une des conditions de la propriété de la question 1.
d Conclure.
Problème 3
p
Sachant que 2 est irrationnel, montrer que :
1 1
p + 3 et p ne sont pas rationnels.
2 2−1
3 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
E Nombres réels R
Définition 7
L’ensemble de tous les nombres rationnels et irrationnels est l’ensemble des nombres réels noté R.
Chaque nombre réel correspond à un unique point de la droite graduée. Réciproquement, à chaque point
de la droite graduée correspond un unique réel, appelé abscisse de ce point.
1 inclusions
R p
2 cos 30°
Q
22 π
D 7
−0, 475 10−3
Z
−1 −12
N
3
0
15 − r
−3 4 4 4 3
23 − −
3 4
On a : N ⊂ Z ⊂ D ⊂ Q ⊂ R.
Remarque 11
Un nombre réel est donc un nombre que l’on trouve dans notre univers mathématique.
Mais . . . d’autres nombres peuvent être créés que vous verrez . . . en terminale en maths expertes.
L’ensemble R est un ensemble continu, c’est à dire qu’il ne possède pas de "trou". On peut donc représenter
cet ensemble par une droite orientée.
2 Exercices
Ces exercices se trouvent dans votre manuel "Barbazo 2de" édition 2019, chez HACHETTE ÉDUCATION
II Intervalles
Définition 8- Intervalle
Exemple 11
L’intervalle [−2 ; 13] (lisez « fermé en −2 et fermé en 13 ») désigne l’ensemble des nombres réels x compris
entre −2 et 13. Ce sont donc tous les nombres x qui vérifient −2 É x É 13
L’ensemble des nombres réels est représenté par une droite et l’intervalle [−2 ; 13] est alors représenté par
un segment.
0 1 x
-2 13
Définitions 9
L’ensemble des réels x tels que a < x < b est l’intervalle ]a; b[ a b
[a; b[
L’ensemble des réels x tels que a < x est l’intervalle ]a; +∞[ a
] − ∞; b]
Exercice 12 (résolu)
Solution
1 x >3
3
2 I =]13; 20[
13 20
3 I =] − ∞; 6]
6
4 6Éx É9
6 9
Exemple 12
Remarque 12
1 Pour dire qu’un nombre a est compris entre 3 et 4 nous écrirons : a ∈ [3, 4] et nous dirons que a
appartient à l’intervalle [3; 4].
2 Les bornes d’un intervalle sont toujours écrites dans l’ordre croissant.
3 L’ensemble vide, ;, qui ne contient aucun élément est considéré comme un intervalle.
4 Le symbole ∞ n’est pas un nombre réel (c’est un puits sans fond ). C’est pourquoi le crochet est
toujours ouvert du côté de ce symbole.
Exercice 13
Déterminer les intervalles correspondant aux relations d’ordre suivantes :
1 x ≥7 3 x ≤3 5 2≤x ≤8 7 0<x ≤3
Définitions 10
Z L’intersection des intervalles I et J, notée I∩J est l’ensemble des réels qui appartiennent à l’intervalle
I et à l’intervalle J :
Si x ∈ I et x ∈ J, alors x ∈ I ∩ J (∩ se lit inter)
Z La réunion des intervalles I et J, notée I ∪ J est l’ensemble des réels qui appartiennent à l’intervalle I
ou à l’intervalle J :
Si x ∈ I ou x ∈ J, alors x ∈ I ∪ J (∪ se lit union)
Remarque 13
I∩J I∪J
I J I J
Z Le « ou »
Y Dans le langage courant, le « ou » sous entend un choix « un dilemme, une sélection ... » on dit
alors que le « ou » est exclusif.
Y En mathématique "x ∈ I ∪ J" :::::::
signifie "x ∈ I" ou "x ∈ J" ou "x ∈ I et x ∈ J" on dit alors que le « ou
mathématique » est inclusif
Exemple 13
a L’intersection des deux intervalles I ∩ J est l’ensemble des réels x tels que : x É 3 et −3 < x É 5
soit I ∩ J = ]−3; 3].
b La réunion des deux intervalles I ∪ J est l’ensemble des réels x tels que : x É 3 ou −3 < x É 5 soit
I ∪ J = ]−∞; 5].
2 L’ensemble des réels non nuls R∗ est l’ensemble des réels x ∈ ]−∞; 0[ ∪ ]0; +∞[.
Exercice 14
Déterminer les intervalles correspondants aux propriétés suivantes :
Exercice 15
Traduire à l’aide d’une relation d’ordre ou d’un encadrement les intervalles suivants :
· · ¸ ·
1 3
1 , +∞ 2 −∞,
3 10
Exercice 16
2 Dans chacun des cas suivants, écrire sous forme d’intervalle l’ensemble des nombres réels vérifiant la
condition donnée.
3 2 p 3
a x Ê− ; b − <x; c 2 < x É 3; d − Ê x > −2
7 3 4
¸ ¸ # p p " ¸ ¸
5 b x ∈ ]−2; +∞[ ; 2 2 1
a x ∈ −∞; − ; c x∈ − ; ; d x ∈ −10−1 ; −2
6 2 2 10
Exercice 17
Simplifier, lorsque c’est possible, l’écriture des ensembles ci-dessous.
£p ¤
1 [−1; 3, 5] ∩ 3; 7 2 ] − ∞; −π] ∪ [−3π; π[ 3 [−7, 1; 2] ∩ [2; +∞[ 4 [−5; 0] ∪ [3; +∞[
Exercice 18
Utiliser les intervalles pour décrire les ensembles de nombres x tels que :
Exercice 19
Les propositions conditionnelles ci-dessous sont-elle vraies ?
p
1 2 Si x < 2 alors x < 1, 4
1 Si < x alors 0, 2 < x
4
· ¸ · ¸
2 1 2
3 Si x ∈ ; 1 alors x ∈ [0, 7; 1] 4 Si x ∈ ; alors x ∈ [0; 1]
3 3 3
A Valeur interdite
Méthode 5
Il y a deux opérations interdites en seconde : diviser par zéro et prendre la racine carrée d’un nombre
négatif.
Pour un quotient, on cherche la (ou les) valeurs qui annule(nt) le dénominateur, puis on l’ (ou les) exclue
du domaine de définition. Pour une racine carrée, on cherche la (ou les) valeurs qui rendent le radicande
négatif, et on l’ (ou les) exclue du domaine de définition.
Exemple 14
x −1 3x − 1 p
A(x) = B(x) = C(x) = 3x + 4
(x + 3)(x − 2) 4x − 3
(x + 3)(x − 2) 6= 0 4x − 3 6= 0 3x + 4 Ê 0
(x + 3) 6= 0 ou (x − 2) 6= 0 4x 6= 3 3x Ê −4
3 4
x 6= −3 ou x 6= 2 x 6= x Ê−
DA = R\{−3; 2} 4 ½ ¾ ¸
3 ·
3 4
DB = R\ ou DC = − ; +∞
¸ 4 · ¸ · 3
3 3
DB = −∞; ∪ ; +∞
4 4
Exercice 20
Donner l’ensemble de définition de chaque expression (le plus grand ensemble sur lequel l’expression a un
sens).
Puis écrire chaque expression sous la forme d’une seule fraction la plus simple possible.
1 2 5
1 P= + 2 V= +1
x +1 x −1 2x − 1
4 x −1 x 2
3 L= + 4 I= +
x 3x + 5 1 − 5x x + 1
3x − 2 2 − 3x 5 − 12x −60x + 25
5 U= − 6 T= +
5x − 3 7x − 2 3x − 5 −6x − 13
3x + 4 4x 2 − 36x + 81 x 2 − 2x + 1 46x − 10
7 S= × 8 E= ×
2x − 9 9x 2 − 16 (23x − 5)2 1−x
Encadrer un nombre c’est le placer entre deux nombres réels, l’un inférieur ou égal à ce nombre, et l’autre
strictement supérieur à ce nombre. L’encadrement à 10−n près signifie qu’il y aura n chiffres après la vir-
gule (n chiffres significatifs).
Donner un arrondi d’un nombre à 10−n c’est donner une valeur approchée du nombre avec n chiffres signi-
ficatifs, le dernier chiffre étant éventuellement augmenté de un suivant qu’il est suivi d’un chiffre supérieur
ou égal à 5.
Exemple 15
1
= 0, 3333333...
3
1 1
L’encadrement à 10−4 près de est 0, 3333 ≤ < 0, 3334
3 3
1 1
L’arrondi à 10−4 près de est 0, [Link] note : ≈ 0, 3333 arrondi à 10−4 près .
3 3
p
7 ≈ 2.6457513.
p
L’encadrement à 10−3 près est 2, 645 ≤ 7 < 2, 646.
p
Et 7 ≈ 2, 646 arrondi à 10−3 près
Raisonner
Exercices 94 - 96 page 46 ; 103 - 105 page 47
Exercice 21
2 a et b sont deux nombres premiers tels que a < b et a + b est un nombre premier. Déterminer a.
Exercice 22
6 7
1 Donner trois nombres rationnels compris entre et
11 11
6
2 Quel nombre faut-il ajouter au numérateur et au dénominateur de la fraction pour obtenir l’inverse de
7
6
?
7
Exercice 23
Les nombres de Mersenne sont les nombres entiers de la forme Mn = 2n − 1 où n est un entier naturel non nul.
Algorithmes
Exercices 83 page 44 ; 107 page 47