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2022-2023 Esquisses Plans Penal Et Procédures P.

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Esquisses de corrigés d’exercice de Droit pénal et Procédure


pénale :
Bibliographie :

Enseignements de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta


Diop de Dakar Sénégal.

Dédicace :

A ma Mère, à mon Père et que l’Eternité paradisiaque soit, pour tous nos morts.

A l’Etudiant aussi, il est infatigable sur les durs chemins de la recherche des Savoirs.

A mon épouse, mes enfants et à tous mes proches. Que toutes nos prières et tous nos vœux
soient exaucés en toute paix.

Auteur

Esquisses de corrigés d’exercice de Droit pénal et procédure pénale de Bassirou Soumaré titulaire de
deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au Tutorat de Droit en 2005 de
l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar (Sénégal). Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou
Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat
est divin, l’effort est humain.

Avertissement :

Ce document ne prétend pas supplanter le cours magistral ou les travaux dirigés (TD) ainsi que les
travaux pratiques (TP). Au contraire, il renforce l’explicitation de ces derniers au profit des étudiants.
Le tuteur est le trait d’union entre l’apprenant et l’enseignant et éclaire les cours de ce dernier.

Esquisses de corrigés d’exercice de Droit pénal et procédure pénale de Bassirou


Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque
BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
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Méthodologies en Droit :

1. Méthodologie de commentaire de texte ou d’article en Droit

A. Présentation du texte :
- Source du texte : Nom de l’œuvre d’où est tiré le texte avec la page et toutes les références
de localisation du texte si possible seulement
- Nature : extrait, discours, articles codes, articles d’analyse….
- Auteur : donner des informations sur l’auteur si seulement vous en possédez
- Date : En son existence et si elle est significative, donner des informations sur le date

B. Caractères du texte :

Dire si le texte est normatif ou non mais il faut toujours préciser son caractère pédagogique
parce que renseignant sur un thème déterminé du Droit constitutionnel ou du Droit
administratif.

C. Situation du texte :

Amener et poser le thème du texte donc partir du général au particulier du thème du texte ;
c’est le contextualiser

D. Division du texte :

Donner les deux parties du texte avec leurs étendues et leurs intitulés respectifs.

E. Présentation de l’idée générale :


F. Justification du plan ou articulation du texte :

Donner les arguments qui sont à la base des deux grandes parties. Ces arguments
correspondent aux sous parties qui doivent être dans une phrase pertinente et cohérente
justifiant les deux grandes parties. Faire la même chose pour chaque partie.

G. Annonce du plan :

Annoncer le plan en précisant qu’on reprend le plan du texte. Par exemple dire « A
l’instar de la démarche de l’auteur nous verrons… »

NB : Même démarche pour un commentaire en Histoire du Droit sauf le caractère du texte

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Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque
BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
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H. Méthodologie de cas pratiques en Droit :


A. Résumé des faits de chaque cas pratique :

Ce sont les faits qui méritent l’application d’une règle de droit donc revoyant à un thème du
cours ou des TD.

B. Identification des questions de droit. :

Rechercher poser et répondre aux questions de droit si elles ne sont pas posées directement
dans le cas pratique.

C. Réponses aux questions accessoires puis aux questions principales :

Différencier et répondre aux questions accessoires avant de passer aux questions


principales.

- Rappels de faits liés à la question accessoire à répondre.


- Rappels des normes, principes et exceptions liés à la question accessoire à répondre.
- Répondre concrètement à la question accessoire avant de passer à la question principale.

I. Méthodologie de dissertation en Droit :


Introduction :
A. Amener et poser le sujet :

Partir du général au particulier, du thème au sous thème jusqu’à l’idée du sujet.

B. Définir les termes clés du sujet et Définir le sujet :

Donner la signification des mots importants du sujet. Donner l’idée centrale du sujet et reformuler cette
idée.

C. Problématique du sujet et Délimitation le sujet :

La problématique est une question dont la réponse sera à la fois la première et la seconde partie.
Mais la réponse se fera à l’annonce des deux grandes parties et dans la dernière étape de
l’introduction. Délimiter c’est préciser ce qui entre dans vos développements et élaguer ou éliminer
dans l’introduction toujours ce qui ne fait pas parties de votre étude bien que proche du sujet.

D. Intérêt théorique et intérêt pratique :

L’intérêt théorique c’est de préciser ce que le sujet nous renseigne sur le thème au plan théorique et
idem au niveau pratique c’est-à-dire ses enseignements dans les faits de société.

E. Justification du plan :

Donner les arguments qui sont à la base des deux grandes parties. Ces arguments correspondent
aux sous parties qui doivent être dans une phrase pertinente et cohérente justifiant les deux
grandes parties. Faire la même chose pour chaque partie.

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Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
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F. Annonce du plan :

Nous verrons dans une première partie …puis dans une seconde partie...

J. Méthodologie de commentaire d’arrêt en Droit :


A. Résumer des faits :

Ce sont les faits qui méritent l’application d’une règle de droit donc revoyant à un thème du
cours ou des TD.

B. Procédures et prétentions des parties :


Préciser en ordre les juridictions empruntées et devant chaque juge ce qui a été défendu par
chacune des parties (les moyens ou arguments des parties).

C. Question de droit ou problème juridique :


C’est la question que le juge du procès devra répondre pour trancher le litige. C’est une
question dont la réponse sera à la fois la première et la seconde partie. Mais la réponse se
fera à l’annonce des deux grandes parties et dans la dernière étape de l’introduction.

D. Solution ou décision du juge :

C’est le fait de donner la décision du juge Ce qui va former la première partie et les deux
arguments qui sont à la base de sa décision et vont former les sous parties de la première partie.

E. Annonce du plan :

Nous verrons dans une première partie …puis dans une seconde partie...

NB : La seconde partie du commentaire d’arrêt sera constituée par l’analyse de la règle de


droit par rapport au thème de la solution du juge.

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THEME 1 : Le Droit pénal

Sous thème 01 : La loi pénal (ou l’l’élément légal ou l’élément objectif ou l’élément indispensable à
l’infraction)

Sujet 01 : Le Droit pénal

Problématique : Quels sont les différents contenus du droit pénal ?

I. Le contenu du Droit pénal suivant son aspect formel ou non :


A. Le droit pénal de fond (étudiant la notion d’infraction et ses effets) :
B. Le droit pénal de forme (étudiant le procès pénal) :
II. Le contenu du Droit pénal suivant une particularisation de l’infraction :
A. Le droit pénal spécial (étudiant la spécificité de l’infraction comme vol ou
escroquerie) :
B. Le droit pénal général (étudiant la composition et la sanction de l’infraction) :

Sujet 01bis : L’histoire du Droit pénal : Théorie et pratique.

Problématique : Quelle est la théorie et la pratique de l’histoire du droit pénal ?

1. L’histoire du droit pénal en théorie :


A. Dun droit pénal fixe et brutal :
B. A l’avènement du principe de légalité et l’appréciation du juge pénal :
2. L’histoire du droit pénal en pratique :
A. Une prédominance de l’emprisonnement :
B. Une persistance de certaines peines corporelles :

Sujet 02 : Le principe de légalité en Droit pénal ou la légalité répressive ou la légalité criminelle

Problématique : Quelles sont les justifications et les conséquences du principe de légalité en droit
pénal ?

1. Fondement du principe de légalité en Droit pénal :


A. L’exigence d’un texte pénal pour incriminer et pour sanctionner :
B. L’exigence d’une précision et d’une proportionnalité de la loi pénale :
2. Conséquences du principe de légalité en Droit pénal :
A. La loi et le règlement des sources incontestées de la légalité répressive :
B. Le sort des autres sources :

Droit pénal international, la constitution, « la jurisprudence, usage ou la coutume et la doctrine ».

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Sujet 02bis : La nature de l’élément légal.

Problématique : Quel est la nature de l’élément suivant la gravité de l’infraction ?

1. L’élément légal des crimes et des délits :


A. Les actes du pouvoir exécutif assimilés a une loi :
- Les actes équivalents a une loi en vertu de la constitution
- Les ordonnances du Président de la République adoptées en vertu d’une décision du peuple.
- Les ordonnances de l’article 38 de la constitution prises par le Gouvernement.
B. Les actes du pouvoir exécutif non assimilés a une loi : les décisions ou actes
administratifs unilatéraux (ordinaires) :
2. L’élément légal des contraventions :
A. Les contraventions relevant du pouvoir règlement :
B. Le rôle du pouvoir législatif en matière règlementaire :
- La loi fixe le régime juridique des contraventions
- Les limites maximales des peines contraventionnelles sont fixées par la loi :

Sujet 03 : Le pouvoir normatif du juge pénal.

Problématique : Est-ce que le juge pénal crée le droit pénal ?

1. Rejet en théorie du pouvoir créateur de la loi du juge pénal :


A. La séparation entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif :
B. L’exigence d’un texte pénal pour incriminer et pour sanctionner :
2. Reconnaissance en pratique du pouvoir créateur de la loi du juge pénal :
A. La qualification des faits par le juge pénal :
B. L’interprétation de la loi pénale :

Sujet 04bis : L’application de la loi pénale dans le temps.

Problématique : Quel est le régime juridique de l’application de la loi pénal dans le temps ?

1. L’application de la loi pénale de fond dans le temps :


A. Le principe de la non rétroactivité de la loi pénale de fond :
B. Le principe de la rétroactivité de la loi pénale de fond plus douce :
2. L’application immédiate de la loi pénale de forme :
A. Le principe d’une application immédiate des lois de compétences, de procédures et
d’organisation aux situations en cours :
B. Le principe d’une application immédiate des lois interprétatives, de mesures de suretés,
celles relatives à l’exécution et à la prescription des peines :

Sujet 05 : L’application de la loi pénale de fond dans le temps.

Problématique : Quel est le régime juridique de l’application de la loi pénal de fond dans le temps ?

1. Le principe de la non rétroactivité de la loi pénale de fond :


A. L’application de la loi nouvelle aux seules situations en cours :
B. La réclamation d’une rétroactivité répressive pour les crimes contre l’humanité :
2. Le principe de la rétroactivité de la loi pénale de fond plus douce ou la « rétroactivité in
mitius » :
A. La « rétroactivité in mitius », une valeur universelle permanente :
B. Contestation de la « rétroactivité in mitius » :

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La divisibilité des éléments de la loi et l’application des dispositions expresses seulement rétroactives.

Sujet 06 : L’application de la loi pénale de forme dans le temps.

Problématique : Quelles sont les justifications et les conséquences de l’application de la loi pénal de
forme dans le temps ?

1. Fondement de l’application de la loi pénal de forme dans le temps :


A. La survie de la loi ancienne jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi nouvelle :
B. L’application de la loi nouvelle aux situations en cours :
2. Conséquences de l’application de la loi pénale de forme dans le temps :
A. La non application de la loi nouvelle aux procédures pénales closes ou bouclées :
B. Une réaffirmation du principe de légalité ou l’exigence d’un texte :

Sujet 07 : Le contrôle de légalité par le juge pénal.

Problématique : Est-ce que le juge pénal est compétent pour contrôler la légalité des actes
administratifs ou règlements ?

1. Une compétence réelle du juge pénal en matière de contrôle la légalité des actes
administratifs ou règlements :
A. Un contrôle par voie d’exception (Un contrôle accidentel ou incident) et par voie d’action :
- Un contrôle par voie d’exception par les juges des juridictions inférieures (tribunaux de
grande instance) :
- Un contrôle par voie d’action par les juges des juridictions supérieures (chambre
d’accusation et chambre criminelle des cours d’appel et de cassation) :
B. Une compétence pour les actes réglementaires et les actes individuels :
2. Une compétence limitée du juge pénal en matière de contrôle la légalité des actes
administratifs ou règlements :
A. Une compétence limitée aux actes assortis de sanctions pénales :
B. Les effets relatifs de l’annulation de l’acte administratif illégal par le juge pénal :

Sujet 08 : Le contrôle de constitutionnalité des lois et le juge pénal.

Problématique : Est-ce que le juge pénal est compétent pour contrôler la constitutionnalité des lois ?

1. L’incompétence du juge pénal de contrôler la constitutionnalité des lois :


A. Le contrôle de constitutionnalité des lois, une attribution exclusive du juge constitutionnel :
B. Le caractère préjudiciel de la question devant le juge pénal :
2. Les conséquences du refus au juge pénal de contrôler la constitutionnalité des lois :
A. L’impossibilité d’écarter une loi pour inconstitutionnalité :
B. La procédure de saisine du juge constitutionnel pour la question prioritaire
d’inconstitutionnalité :

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Sujet 09 : Le contrôle de conventionalité et le juge pénal.

Problématique : Est-ce que le juge pénal est compétent pour procéder à un contrôle de
conventionalité ?

Le contrôle de conventionalité permet de voir est ce qu’une norme est conforme à une convention
internationale ou traité international.

1. La permission d’un contrôle de conventionalité par le juge pénal :


A. Un contrôle accidentel et préalable (exceptionnel, incident) :
B. Une suprématie des traités internationaux sur à la loi :
2. Limites de la permission d’un contrôle de conventionalité par le juge pénal :
A. Une réticence de la chambre criminelle et de la cour européenne sur ce contrôle du juge
pénal :
B. Les actes diplomatiques, une attribution exclusive du ministère des affaires étrangères :

Sujet 10 : L’application de la loi pénale dans l’espace.

Problématique : Quel est le régime juridique de l’application de la loi pénal dans l’espace ?

1. Les principes envisageables de l’application de la loi pénale dans l’espace :


A. Le principe de territorialité et le principe de personnalité :
B. La compétence universelle de certaine loi pénale :
2. Les principes applicables de l’application de la loi pénale dans l’espace :
A. Les infractions commises sur le territoire national :
B. Les infractions commises hors du territoire national :

Sujet 11 : Les sources du Droit pénal.

Problématique : Quelles sont les différentes sources du droit pénal ?

1. La loi et le règlement (comme le décret), des sources indiscutées du Droit pénal :


A. La loi et le règlement, deux domaines différents :
B. La délimitation et la concurrence du règlement par la loi :
2. Les sources discutées du Droit pénal :
A. Les traités internationaux,
B. La coutume ou l’usage au service du droit pénal.

Sujet 12 : Les exigences pour la loi pénale ou la qualité de la loi pénale.

Problématique : Quelles sont les exigences pour une loi pénale ?

1. L’exigence d’une proportionnalité de la peine :


A. La non sévérité excessive de la loi pénale :
B. Un contrôle judiciaire avéré de la proportionnalité de la peine :
2. L’exigence d’une clarté et d’une précision de la loi pénale :
A. La notion de clarté et de précision de la peine :
B. Limites à l’exigence de précision et de clarté des textes :

L’imprécision de la notion de chose en matière de vol.

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Sujet 13 : La vie ou l’existence de la loi pénale.

Problématique : Quel est le début de la loi pénale ? Quelle est la fin de la loi pénale,

1. Le début de la loi pénale :


A. L’entrée en vigueur au jour de la publication et l’entrée en vigueur au lendemain de la
publication de la loi :
B. L’entrée en vigueur reportée :
2. La fin de la loi pénale :
A. L’abrogation expresse et le terme ou le délai prévu :
B. L’abrogation de fait ou la désuétude ;

Sujet 14 : Les lois pénales sévères.

Problématique : Quelles sont les différentes lois pénales sévères ?

1. Les lois pénales sévères relatives aux circonstances :


A. Une prévision de circonstances aggravantes :
B. Un refus de circonstances atténuantes :
2. D’autres lois sévères :
A. L’interdiction d’un octroi de sursis :
B. La création d’une incrimination :

Sujet 15 : Le juge pénal et les textes réglementaires (ou actes administratifs ou règlements).

Problématique : Quel est le rôle du juge avec les textes réglementaires ?

1. L’interprétation des actes administratifs par le juge pénal :


A. L’interprétation par rapport aux lois pénales de fond :
B. L’interprétation par rapport aux lois pénales de formes :
2. Le contrôle répressif des règlements :
A. Le contrôle de légalité des règlements par le juge pénal :
B. Le contrôle de conventionalité des actes administratifs par le juge pénal :

Sujet 16 : Les principes du Droit pénal (ou les principes de la légalité répressive ou les
principes de la légalité criminelle)

Problématique : Quels sont les principes du Droit pénal ?

1. Le principe de l’égalité, un principe fondamental du Droit pénal :


A. L’exigence d’un texte pénal pour incriminer et pour sanctionner :
B. L’exigence d’une précision et d’une proportionnalité de la loi pénale :
2. Les autres principes du Droit pénal :
A. Le principe de culpabilité :
B. Le principe de personnalité :

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Sous thème 02 : L’infraction ou la faute pénale et ses éléments.

Sujet 01 : Faute pénale et faute civile.

Problématique : Quels sont les liens qui existent entre faute civile et faute pénale ?

1. Deux fautes différentes :


A. Deux fautes dissociées : Faute de culpabilité et faute de réparation :
B. Deux fautes séparées : La réparation civile de la victime sans faute pénale ou infraction :
2. Deux fautes similaires :
A. L’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil ou la non réparation civile en l’absence
d’infraction :
B. Le principe de la solidarité des prescriptions entre le civil et le pénal :

Sujet 02 : Les infractions (ou classification des infractions).

Problématique : Quelle est la typologie ou la catégorisation des infractions ?

1. Les infractions intentionnelles :


A. Les crimes :
B. Le délit intentionnel :
2. Les infractions non intentionnelles :
A. Les délits d’imprudence et les délits matériels :
B. Les contraventions :

Sujet 03 : La responsabilité pénale pour le fait d’autrui (ou la responsabilité pénale morale ou
indirecte).

Problématique : Quel est le régime de la responsabilité pénale pour le fait d’autrui (ou la responsabilité
pénale morale ou indirecte) ?

1. Le principe du rejet de la responsabilité pénale pour le fait d’autrui :


A. L’exigence d’une faute directe et personnelle en droit pénal :
B. La délégation de pouvoir, une source d’exonération
2. L’admission exceptionnelle de la responsabilité pénale morale ou indirecte :
A. Fondement de la responsabilité pénale du chef d’entreprise :
B. Effet de la responsabilité pénale du chef d’entreprise :

Sujet 07 : Le principe de légalité en procédure pénale.

Problématique : Quels sont les fondements textuels des juridictions et des procès pénaux ?

1. Une prévision textuelle des juridictions pénales compétentes :


A. Les juridictions pénales inférieures :
B. Les juridictions pénales supérieures :
2. Une prévision textuelle des procès pénaux :
A. Les fondements textuels de l’action civile :
B. Les socles textuels de l’action publique :

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Sujet 08 : Les faits justificatifs (ou l’absence de l’élément légal ou les causes objectives
d’irresponsabilité ou la disparition de l’élément légal).

Problématique : Quelles sont les différentes causes objectives d’irresponsabilité ?

1. Les faits justificatifs prévus par les textes (ou par le législateur) :
A. La légitime défense ou le pouvoir de police privé :
B. L’ordre de la loi et le commandement de l’autorité légitime :
2. Les causes de non imputabilité prévues par la doctrine et la jurisprudence :
A. Le consentement de la victime :
B. L’état de nécessité :

Sujet 09 : La disparition ou l’absence de l’élément moral (ou les causes subjectives


d’irresponsabilité ou les causes de non imputabilité).

Problématique : Quelles sont les différentes causes subjectives d’irresponsabilité ?

1. Les causes morales et psychiques de non imputabilité :


A. La démence :
B. La minorité :
2. Les causes subjectives et non psychiques d’irresponsabilité :
A. L’erreur ou la connaissance trompée :
B. La contrainte ou l’abolition de la liberté :

Sujet 10 : L’absence de l’élément matériel.

Problématique : Comment disparait l’élément matériel ?

1. L’absence d’acte :
A. Absence d’acte positif (La non violation d’une obligation de faire ou de donner) :
B. Absence d’acte négatif (la non violation d’une obligation de ne pas faire) :
2. L’inexistence de résultat :
A. L’inexistence du résultat exigé :
B. L’inexistence de tentative punie :

Sujet 11 : L’irresponsabilité totale en Droit pénal.

Problématique : Quelles sont les différentes causes d’irresponsabilité totale ?

1. La légitime défense :
A. Conditions de la légitime défense :
B. Effets de la légitime défense :
2. L’ordre de la loi exécuté directement sans l’intermédiaire d’un subalterne :
A. Conditions :
B. Effets

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Sujet 12 : L’irresponsabilité partielle en Droit pénal.

Problématique : Quelles sont les différentes causes d’irresponsabilité partielle ?

1. Les causes d’irresponsabilité partielle d’origine légale :


A. L’ordre de la loi exécuté par le biais d’un subalterne :
B. Le commandement de l’autorité légitime :
2. Les causes d’irresponsabilité partielle d’origine jurisprudentielle :
A. L’état de nécessité, la minorité et la démence :
B. Le consentement de la victime et la contrainte :

Sujet 13 : Le fait du mineur en Droit pénal.

Problématique : Quel est le régime de l’infraction du mineur ?

1. L’irresponsabilité du mineur non discernant :


A. L’absence d’âge de responsabilité :
B. L’absence de discernement de l’enfant :
2. La responsabilité du mineur discernant :
A. Primauté de l’éducatif sur le répressif :
B. Les sanctions éducatives :

Sujet 14 : Les atteintes à la liberté.

Problématique : Quels sont les cas d’atteinte à la liberté ?

1. Les peines privatives de liberté :


2. La restriction de la liberté :

Sujet 15 : L’extinction de la peine

Problématique : Quels sont les cas d’extinction de la peine ?

1. L’extinction de la peine sans effacement de la condamnation sur le casier judiciaire :


A. La prescription de la peine :
B. La grâce et le relèvement de la peine :
2. L’extinction de la peine avec effacement de la condamnation sur le casier judiciaire :
A. Le décès ou la disparition de l’agent pénal :
B. L’amnistie et la réhabilitation :

Sujet 16 : La libération du délinquant par les pouvoirs publics

Problématique : Quels sont les cas de libération du délinquant par les pouvoirs publics ?

1. La libération du délinquant par le parlement :


A. La loi d’amnistie :
B. La réhabilitation légale :
2. La libération du délinquant par le président :
A. Les conditions de la grâce :
B. Les effets de la grâce :

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Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque
BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
~ 13 ~

Sujet 17 : L’oubli (ou l’effacement) de la peine.

Problématique : Quels sont les cas d’effacement de la peine ?

1. La réhabilitation :
A. La réhabilitation légale :
B. La réhabilitation judiciaire :
2. L’amnistie et le décès ou la disparition du délinquant :
A. L’amnistie :
B. Le décès ou la disparition du délinquant :

Sujet 18 : La suspension de la peine.

Problématique : Quels sont les cas de suspension de la peine ?

1. Les sursis
A. Conditions :
B. Effets
2. La libération conditionnelle :
A. Préalables :
B. Conséquences :

Sujet 19 : La participation assumée ou le fait des personnes morale en Droit pénal.

Problématique : Quel est le régime de la responsabilité pénale des personnes morales ?

1. Exigences pour la mise en pratique de la responsabilité pénale des personnes morales :


A. La nécessité d’une infraction commise par les organes ou les représentants de la
personne morale :
B. La nécessité d’une infraction commise pour le compte de la personne morale :
2. La distribution des responsabilités :
A. Le principe, un cumul de responsabilités :
B. Limites au principe de cumul de responsabilités :

Sujet 20 : L’abolition de la liberté.

Problématique : Quels sont les différentes contraintes et leurs traits marquants ?

1. Les différentes contraintes :


A. La contrainte physique :
B. La contrainte morale :
2. Les traits dominants de la contrainte :
A. L’exigence d’une contrainte irrésistible et imprévisible :
B. La contrainte, une cause morale d’irresponsabilité partielle :

Sujet 21 : Les infractions à auteur multiples.

Problématique : Quelles sont les infractions à auteurs multiples et leurs régimes ?

1. La complicité :
2. La coaction :

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Sujet 22 : La complicité.

Problématique : Quels est le régime de la complicité ?

1. Exigence d’un fait principal :


A. L’emprunt de criminalité :
B. Une assimilation du complice à l’auteur :
2. Nécessité d’un acte de complicité :
A. L’aide ou l’assistance l’élément matériel de la complicité :
B. L’élément moral de la complicité :

Sujet 23 : L’exclusion de la peine.

Problématique : Quels sont les cas d’exclusion de la peine ?

1. La dispense de peine :
A. La réduction de la peine :
B. La libération conditionnelle et la libération sous contrainte
2. Les ajournements du prononcé de la peine :
A. Les ajournements
B. Effets des ajournements :

Sujet 24 : L’extinction de la peine avant son exécution.

Problématique : Quels sont les cas d’extinction de la peine avant son exécution ?

La réhabilitation qui est le cas d’extinction de la peine après son exécution n’en fait pas partie.

1. Le relèvement et la prescription de la peine :


A. Le relèvement :
B. La prescription de la peine :
2. La grâce et l’amnistie :
A. La grâce :
B. L’amnistie :

Sujet 25 : Les mesures de réinsertion du délinquant.

Problématique : Quelles sont les mesures de réinsertion du délinquant ?

1. La conversion de la peine :
A. Conditions :
B. Effets :
2. L’aménagement de la peine :
A. La semi-liberté et le fractionnement de la peine :
B. Le placement à l’extérieur et le placement sous surveillance électronique :

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Sujet 26 : La participation consentie.

Problématique : Quels sont les cas de participation consentie ?

1. La participation consentie en tant qu’auteur :


A. Le coauteur :
B. L’auteur moral :
2. La participation consentie en tant que complice :
A. Les conditions de la complicité :
B. La répression de la complicité :

Sujet 27 : La responsabilité pénale des personnes physiques

Le responsable pénal est une personne susceptible d’être considérée comme ayant commis seule ou
avec d’autres personnes une infraction. La personne sera déclarée responsable ou non à l’issu du
procès pénal. Le Code pénal prévoit que nul n’est responsable que de son propre fait. La
responsabilité pénale a donc un caractère personnel.

Le droit pénal distingue l’auteur du complice.

Problématique : Quel est le régime juridique de la responsabilité pénale des personnes physiques ?

I. L’auteur de l’infraction pénale

A) L’Infraction commise individuellement

C’est une personne qui réunit sur sa tête tous les éléments constitutifs de l’infraction : élément légal,
matériel, moral.

L’infraction peut être commise par une seule personne, ou 2 ou plus.

B) la coaction ou l’infraction collective

Lorsqu’il y a au moins deux personnes qui ont commis une infraction, on parle d’infraction collective.

L’infraction collective peut être par accident : il peut s’agir d’un vol ou d’un viol commis en réunion, par
exemple.
C’est le même projet, au même moment, commis par plusieurs personnes.

L’infraction peut être collective par nature : c’est le cas, par exemple, du génocide.

Le coauteur est celui qui va commettre l’infraction dans l’intégralité de ses éléments.

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II. Le complice

A. Les conditions de la complicité

Ce sont les articles 45 et 46 du Code pénal qui prévoient la complicité.

Pour que la complicité soit incriminable, il faut un acte reprochable (fournir aide ou assistance à la
facilitation d’un crime ou d’un délit ou donner des instructions, des indications pour accomplir
l’infraction).

Il faut, par ailleurs, que l’acte soit consommé.


Une complicité de tentative est punissable tandis que la tentative de complicité ne l’est pas.

L’acte de complicité doit être antérieur ou concomitant à la commission de l’infraction.

Enfin, la complicité suppose une infraction principale. La complicité n’est incriminable que si l’infraction
principale l’est.

B. L’assimilation du complice à l’auteur de l’infraction

L’article 45 du Code pénal énonce que le complice sera puni comme auteur de l’infraction.

Sujet 28 : La responsabilité pénale des personnes morales.

Problématique : quel est le régime juridique de la responsabilité pénale des personnes morales ?

I. Le champ d’application des règles relatives à la responsabilité pénale des personnes morales.

A) Les personnes morales concernées

B) Les infractions concernées

II. La mise en œuvre de la responsabilité pénale des personnes morales

A) Subordonnée à une faute personnelle de l’organe ou du représentant

B) Cumulative à la responsabilité pénale des personnes physiques

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Sujet 29 : LA LEGITIME DEFENSE.

La légitime défense est la commission d’une infraction en riposte à une atteinte injustifiée.

Problématique : comment peut-on mettre en œuvre la légitime défense ?

I. Les conditions :

A) Une atteinte

L’atteinte peut être une atteinte physique ou morale envers une personne ou être une atteinte qui
constitue un crime ou un délit contre un bien.

La défense est légitime si l’atteinte est injustifiée. L’atteinte doit donc être illégale, contraire au droit.

B) Une riposte

La riposte doit être accomplie « dans le même temps » que l’atteinte. La riposte doit être concomitante
à l’atteinte Il n’y a pas légitime défense si la riposte se fait après l’atteinte.

De plus, la riposte doit être nécessaire à la sauvegarde de l’intérêt menacé : la personne répond à
l’atteinte dans l’urgence et n’a pu prendre une autre mesure.

II. La preuve de la légitime défense

Il existe des présomptions simples de légitime défense.

A) la présomption simple contre les entrées par effraction

- légitime défense présumée quand l’acte est accompli pour « repousser, de nuit, l’entrée par
effraction, violence ou ruse dans un lieu habité.

B) présomption simple contre les actes de vol et de pillage

- légitime défense présumée quand l’acte est accompli pour « se défendre contre les auteurs de vols
ou de pillages exécutés avec violence ».

Dans ces deux cas, on présume que l’atteinte est injustifiée et que la légitime défense est
caractérisée.

Sujet 30 : La tentative d’infraction.

Problématique : Quel est le régime de la tentative d’infraction ?

1. Les conditions de l’infraction tentée :


A. Le commencement d’exécution :
B. L’intention coupable et l’absence de désistement volontaire :
2. Les conséquences de la tentative d’infraction :
A. L’infraction tentée sanctionnée comme une infraction consommée :
B. Les limites de la sanction :

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Sujet 31 : La récidive en Droit pénal.

Problématique : Quel est le régime de la récidive en Droit pénal ?

La loi fixe un maximum à la peine encourue pour telle ou telle infraction. Elle envisage aussi des
circonstances aggravantes (pluralité d’auteurs, usage d’une arme, entrée par ruse ou effraction). La
cause d’aggravation la plus fréquente est l’état de récidive. Pour les personnes physiques en cas de
condamnation pour crime suivi d’un autre crime, quel qu’il soit et peu importe le temps écoulé, la
réclusion de 20 ou 30 ans devient la réclusion criminelle à perpétuité, et la réclusion de 15 ans devient
la réclusion de 30 ans (pour une personne morale, l’amende est du décuple et toutes les peines de
l’art. 131-39 sont encourues). Si le 1er terme est une condamnation pour crime ou pour un délit
punissable de 10 ans et si la 2e poursuite est un délit punissable de 10 ans ; la récidive est générale,
mais temporaire (10 ans) ; elle expose à une peine du double du maximum encouru (pour les
personnes morales, amende du décuple, et peines de l’art. 131-39). Si le 1er terme est une
condamnation pour crime ou pour un délit de 10 ans, et le 2e un délit de plus d’un an
d’emprisonnement (ou 15 000 euros pour les personnes morales), accompli dans les 5 ans, la peine
encourue est portée au double. Si le 1er terme est un délit, et le 2e le même délit (ou un délit
assimilé), la récidive réalisée dans les 5 ans emporte le doublement de la peine (pour les personnes
morales, la peine d’amende est du décuple).

En matière de contraventions, la récidive n’est prévue que pour les contraventions de 5e classe, elle
est spéciale et temporaire (délai d’un an). Les peines-plancher prévues par la loi du 10 août 2007 pour
les récidivistes ont été supprimées par la loi du 15 août 2014. La récidive se prouve par la consultation
du casier judiciaire automatisé, placé sous l’autorité du ministre de la Justice.

1. Les termes de la récidive en droit pénal :


A. Les termes de la récidive en cas de crime ou de délit :
B. Les termes de la récidive en cas de contravention :
2. Sanction de la récidive en droit pénal :
A. La récidive une cause d’aggravation sanctionnée et mentionnée au casier judiciaire :
B. Réduction de peine et récidive :

Sujet 31bis : L’aggravation de la sanction en Droit pénal.

Problématique : Quels sont les cas concernés par l’aggravation de la peine ?

1. Les circonstances aggravantes :


2. La récidive :

Sujet 32 : Le juge de jugement dans la fixation de la peine.

Problématique : Quels sont les cas concernes par le juge de jugement dans la fixation de la peine ?

1. Le juge et les sursis :


A. Dans le sursis simple :
B. Dans le sursis avec mise à l’épreuve ou sursis probatoire ou probation :
2. Le juge dans le dispense et l’aménagement des peines :
A. Dans le dispense des peines :
B. Dans l’aménagement des peines :

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Sujet 33 : La peine prononcée mais non exécutée.

Problématique : Quels sont les cas concernes par la peine prononcée mais non exécutée ?

1. Le sursis :
2. La prescription :

Sujet 34 : Prescription, Amnistie et Grace.

Problématique : Quels sont les liens entre prescription, amnistie et grâce ?

1. Des notions différentes :


A. Au niveau de leurs conditions :
B. Du point de vue de leurs auteurs :
2. Des notions similaires :
A. Des facteurs d’extinction de la peine :
B. Des facteurs de libération du délinquant :

Sujet 35 : L’infraction facteur de responsabilité.

Problématique : Quels sont les cas concernes l’infraction facteur de responsabilité ?

1. L’infraction terminée :
A. L’infraction intentionnelle :
B. L’infraction non intentionnelle
2. L’infraction tentée :
A. Les conditions :
B. Les conséquences :

Sujet 36 : L’élément moral et l’infraction.

Problématique : Quels sont les liens entre l’élément moral et l’infraction ?

1. L’élément moral dans la catégorisation de l’infraction :


A. L’infraction intentionnelle :
B. L’infraction non intentionnelle :
2. Le défaut de l’élément moral ou les causes subjectives d’irresponsabilité :

A. Les causes morales et psychiques de non imputabilité :


- La démence et La minorité :
B. Les causes subjectives et non psychiques d’irresponsabilité :
- L’erreur ou la connaissance trompée :
- La contrainte ou l’abolition de la liberté :

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Sujet 37 : La causalité en Droit pénal.

Problématique : Quels sont les cas de causalité en Droit pénal de fond et en procédure pénale ?

1. La causalité en Droit pénal de fond :


A. Les causes objectives d’irresponsabilité :
B. Les causes subjectives d’irresponsabilité :
2. La causalité en procédure pénale :
A. La preuve ou l’établissement du lien de causalité par le juge :
B. La preuve ou l’établissement du lien de causalité par les parties :

Sujet 38 : La preuve en Droit pénale.

Problématique : Quel est le régime de la preuve en Droit pénal ?

1. La recherche de la preuve en Droit pénal :


A. La charge de rechercher la preuve :
B. Les principes de recherche de la preuve comme la loyauté.
2. Valeur de la preuve en Droit pénal :
A. Le principe de la liberté de preuve et les moyens de preuve :
B. La force probatoire de la preuve :

Sujet 39 : Le sursis avec mise à l’épreuve.

Problématique : Quel est le régime du sursis avec mise à l’épreuve ?

1. Les conditions du sursis avec mise à l’épreuve :


A. Le respect des obligations :
B. Le respect des interdictions :
2. Conséquences du sursis avec mise à l’épreuve :
A. La suspension de la peine.
B. L’inscription du sursis au casier judiciaire et la révocation du sursis :

Sujet 40 : Les mesures de suretés en Droit pénale.

Problématique : Quel est la typologie et le rôle des mesures de suretés en Droit pénal ?

1. Les différentes sortes mesures de sureté en Droit pénal :


A. Les mesures restrictives ou privatives de liberté :
B. Les mesures de suretés frappant le patrimoine :
2. Les fonctions des mesures de suretés en Droit pénal :
A. La fonction préventive et non punitive des mesures de suretés :
B. La fonction d’insertion sociale des mesures de suretés :

Sujet 41 : Peines et mesures de suretés.

Problématique : Quels sont les liens entre Peines et mesures de suretés ?

1. Deux sanctions pénales similaires :


A. Deux sanctions restrictives ou privatives de liberté :
B. Deux sanctions pouvant frapper le patrimoine :
2. Des fonctions différentes entre peines et mesures de suretés :
A. La fonction préventive des mesures de suretés :

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B. La fonction punitive des peines :

Sujet 42 : Les alternatives à la peine.

Problématique : Quels sont les cas d’alternatives à la peine et leur rôle ?

1. Les différents cas d’alternatives à la peine :


A. Le travail d’intérêt général :
B. Le sursis probatoire :
2. Rôle des alternatives à la peine ;
A. Le fait d’éviter ou de raccourcir la peine :
B. Le fait d’éviter la désocialisation et la surpopulation des prisons :

Sujet 43 : Les fonctions ou caractères de la peine.

Problématique : Quels sont les fonctions de la peine ?

1. La fonction d’intimidation et la fonction de réinsertion sociale :


A. La fonction d’intimidation ou de dissuasion :
B. La fonction de réinsertion sociale :
2. Les autres fonctions de la peine :
A. La fonction de rétribution (contre le délinquant) et la fonction réparatrice (pour la victime) :
B. La fonction éliminatrice (peine de mort) :

Sujet 44 : La peine.

Problématique : Quels sont les différents types de peines ainsi que leurs fonctions et l’extinction de la
peine ?

1. Les différents types et fonctions de la peine :


A. Les différents types de peines :
 Les peines restrictives ou privatives de liberté :
 Les peines pouvant frapper le patrimoine : les amendes (et non la réparation civile
ou dommages et intérêts) :
B. Les fonctions ou caractères de la peine
 La fonction d’intimidation et la fonction de réinsertion sociale :
- La fonction d’intimidation ou de dissuasion :
- La fonction de réinsertion sociale :
 Les autres fonctions de la peine :
- La fonction de rétribution (contre le délinquant) et la fonction réparatrice (pour la victime) :
- La fonction éliminatrice (peine de mort) :
2. L’extinction de la peine :
A. L’extinction de la peine sans effacement de la condamnation sur le casier judiciaire :
- La prescription de la peine :
- La grâce et le relèvement de la peine :
B. L’extinction de la peine avec effacement de la condamnation sur le casier judiciaire :
- Le décès ou la disparition de l’agent pénal :
- L’amnistie et la réhabilitation :

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THEME 2 : La PROCEDURE PENALE.

Sujet 01 : Faute pénale et faute civile.

Problématique : Quels sont les liens qui existent entre faute civile et faute pénale ?

1.Deux fautes différentes :

A. Deux fautes dissociées : Faute de culpabilité et faute de réparation :


B. Deux fautes séparées : La réparation civile de la victime sans faute pénale ou infraction :

2.Deux fautes similaires :

A. L’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil ou la non réparation civile en l’absence
d’infraction :
B. Le principe de la solidarité des prescriptions entre le civil et le pénal :

Sujet 02 : Action civile et action pénale.

Problématique : Quel est le rapport entre action civile (procès civil) et action pénale (procès pénal
ou action publique) ?

Si le juge civil s’intéresse à la nature du litige, le juge pénal s’intéresse à la personnalité du


délinquant. L’action civile (procès civil) et action pénale (ou procès pénal ou action publique) sont
les deux procès qui naissent de l’infraction ou faute pénale. Ces deux procès permettent de constater
de rechercher et de juger les coupables ou auteurs de l’infraction. Les maisons d’arrêt et de correction
ou centre pénitentiaire (prisons) sont chargées de l’exécution des peines en Droit pénal. S’il n’y a pas
d’instruction le Parquet saisi le juge pénal (Tribunal d’instance ou de Tribunal de Grande instance) par
citation directe. Par contre s’il y a instruction ; le juge d’instruction saisie l’une de ces deux juridictions
ou la cour d’assise par le biais de son ordonnance de renvoi.

1. Deux procès distincts :


A. Une différence de but et de fondement :
 But : L’action publique tend à la réparation d’un trouble social par la sanction de la
violation de la loi. L’action civile tend à la réparation du préjudice individuel par des
dommages et intérêts mais causé par une infraction.
 Fondement : L’action publique repose sur un texte précis de la loi pénale violée alors que
l’action civile est fondée sur l’obligation de réparer du fait d’un préjudice (Responsabilité
civile)
B. Une différence des natures et des parties :
 Nature : Sauf par amnistie ou les exceptions prévues ; l’action publique est d’ordre public
donc on ne peut transiger (négocier) ni renoncer à l’action publique. Par contre on peut
transiger ou renoncer à l’action civile qui porte sur le patrimoine prive de la personne et
non sur la société.
 Les parties au procès : Les demandeurs à l’action publique et à l’action civile sont
respectivement le ministère public (ou parquet ou procureur qui représente la société) et
la victime du dommage. Et les défendeurs à l’action publique et à l’action civile sont
respectivement les coupables (auteurs ou complices) ainsi que les auteurs du dommage
et les héritiers civilement responsables pour le procès civil.

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2. Deux procès similaires :


A. L’infraction, l’origine commune des deux procès :

Le même manquement est appelé faute pour l’action civile et infraction pour l’action pénale.

B. Des solidarités pour les deux procès :


 Les mêmes juridictions sont les mêmes juges dans les deux procès c’est l’unité organique
et l’unité personnel.
 Porter l’action civile devant le juge pénal déclenche l’action publique.
 Le pénal tient le civil en l’état ou la supériorité de l’autorité de la chose jugée en pénal sur
l’autorité de la chose jugée en civil et il y a aussi une identité de prescription des deux
procès car ce sont les règles de prescription pénale qui sont appliquées aux deux procès.

Sujet 03 : Le juge d’instruction (ou le cabinet d’instruction) en action publique.

Problématique : Quel est le rôle et la place du cabinet en action publique ?

1. L’instruction, une clé de voute de l’action publique :


A. La saisine du juge d’instruction (en cas d’absence de flagrance délit) :

La saisine du juge d'instruction pour l'ouverture d'une information fait généralement suite à une
enquête diligentée par le procureur et qui peut être plus ou moins longue en fonction de la complexité
ou non de l'affaire. L'article 70 du CPP, en précisant que « l'instruction préparatoire est obligatoire en
matière de crime sauf disposition spéciale », ne donne pas le choix au procureur. Ce dernier doit
obligatoirement saisir le juge d'instruction par un réquisitoire à fin d'informer lorsque les faits
supportent une qualification criminelle. Le réquisitoire à fin d'informer ou réquisitoire introductif
est l'acte qui saisit la juridiction d'instruction. Par cet acte, le juge d'instruction est requis d'informer
contre une personne déterminée ou inconnue concernant là où les infractions résultant des procès-
verbaux, de la plainte, ou de la dénonciation jointe au réquisitoire. Sans cet acte, le juge d'instruction
ne peut informer, il ne peut se saisir d'office. C'est ce qui ressort de l'article 71 l'alinéa 1er du CPP
selon lequel : « Le juge d'instruction ne peut informer qu'en vertu d'un réquisitoire du procureur même
s'il a procédé en cas de crime ou de délit flagrant ». Le juge d'instruction lorsqu'il est saisi d'un
réquisitoire introductif ne peut informer que sur les faits qui sont visés par ce dernier : on dit
qu'il est saisi in rem (article 71, al.66). Cependant, cela n'empêche pas le juge d'instruction
d'inculper toute personne ayant pris part comme auteur ou comme complice aux faits qui lui sont
déférés (article 65 CPP).

B. Les pouvoirs du juge d’instruction et ceux de la juridiction d’instruction :

2. L’encadrement de l’instruction pour le respect des droits de l’accusé en action publique :


A. Juge de la détention et gardien des libertés et du secret de l’instruction :
B. Les nullités de l’instruction :

Sujet 04 : La Police (ou enquête préliminaire (mais avec gendarmerie)) en action publique.

La police administrative est donc préventive alors que la police judiciaire est répressive. Les membres
de la police judiciaire sont déterminés par le CPP qui distingue les officiers de police judiciaires et les
agents de police judiciaire (art.15= OPJ et art.19=APJ). Et tous ces deux corps de police sont
concernés par l’instruction en action publique.

Problématique : Quel est le rôle et la responsabilité de la police en action publique ?

Esquisses de corrigés d’exercice de Droit pénal et procédure pénale de Bassirou


Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque
BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
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1. Rôle de la police judiciaire par rapport à l’action publique :


A. Modalités d’intervention de la police avant et pendant le procès :
 Avant le procès : l’intervention de la police peut se faire dans le domaine de l’instruction et
sans formalité spécifique
 Pendant le procès : Pour intervenir la police a besoin d’une permission du juge
d’instruction appelé délégation judicaire au Sénégal et commission rogatoire en France
B. Les pouvoirs de la police en flagrance délit et en enquête préliminaire (instruction) :
2. Responsabilité de la police judiciaire par rapport à l’action publique :
A. Présomption d’innocence et droit à la dignité de l’accusé :
B. Droits de la défense et délai raisonnable pour procès ou célérité procédure au profit de
l’accusé :

Sujet 05 : Le parquet (ou ministère public ou Procureur) en action publique.

Le MP est chargé à titre principal de l’exercice de l’action publique pour l’application des peines. Il est
composé de manière variable suivant les juridictions. Cour suprême : Le procureur général près à la
Cour Suprême (article 17), premier avocat général et les avocats généraux. Le PG affecte les avocats
généraux au niveau des chambres. Cour d’appel : le procureur général et ses substituts (article 26 de
la loi 85-25 « le procureur général représente en personne ou par ses substituts le MP auprès de la
CA ou de la Cour d’Assise instituée auprès de la Cour d’Appel » Tribunal régional : le procureur de la
république ou ses substituts Tribunal départemental : délégués du procureur de la République. En
flagrance délit il n’y a pas d’enquête ou instruction ; le procureur saisie le juge pénal par simple
citation directe en action publique par contre en cas d’instruction ou enquête le juge pénal est saisi
par ordonnance de renvoi qui est une décision du juge d’instruction. Cette saisie du juge pénal
déclenche l’action publique (ou procès pénal).

Problématique : Quel est la place du ministère public en action publique ?

1. Une prééminence du Ministère public, clé de voute de l’action publique :


A. Le statut du parquet :
 L’indépendance vis à vis des juges ; l’indivisibilité et l irrécusablilite du parquet
 L’irresponsabilité civile et l’inamovibilité du parquet
B. Les prérogatives du procureur en l’action publique :
 L’opportunité des poursuites :
 Le déclenchement et l’exercice de l’action publique
2. Limites à la prééminence du Ministère public comme clé de voute de l’action publique :
A. La subordination hiérarchique et la légalité des poursuites ou le respect des normes des
poursuites :

Les fondements juridiques de la subordination hiérarchique sont constitués par la loi organique 92- 27
du 30 Mai 1992 portant statut des magistrats en son article 6 ainsi que le CPP en ses articles 26 et 29.
L’article 6 de la loi sur le statut des magistrats dispose « les magistrats du parquet sont placés sous la
direction et le contrôle de leur chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux ministre de la
justice ». Ce texte fait en réalité du ministre de la Justice le supérieur hiérarchique de tous les
magistrats du parquet. Ils peuvent ainsi les enjoindre d’engager des poursuites ou de saisir les
juridictions répressives par des réquisitions écrites qu’il juge opportunes (article 28 du Code de
procédure pénale). Cependant, cette subordination hiérarchique des magistrats connait des limites.
Ces dernières sont relatives notamment à la liberté de parole à l’audience et à l’harmonisation par la
loi de 92, des conditions d’avancement et des règles de discipline de tous les magistrats qu’ils soient
du siège ou du parquet. Recherche pour argumenter la légalité des poursuites. Pour que les
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Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
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poursuites soient réalisées, il faut l’examen de la légalité des poursuites à savoir voir s’il n’y a pas de
causes objectives ou de causes subjective d’irresponsabilité, la compétence du juge saisi, l’absence
de causes d’extinction ou de prescription, existence de la plainte ou de l’autorisation nécessaire pour
le déclenchement des poursuites.

B. Présomption d’innocence, droits de la défense et délai raisonnable pour procès :

Sujet 06 : La victime (ou la partie civile) en action publique.

Problématique : Quel est la place de la partie civile en action publique ?

1. Les atouts ou avantages de la victime au procès pénal :


A. Les prérogatives du parquet et l’exercice du procès au service de la victime :
B. Une possible réparation civile et pénale pour la victime :
2. Les limites du choix de la voie pénale :
A. La subordination hiérarchique et la légalité ou le respect des normes des poursuites :

Les fondements juridiques de la subordination hiérarchique sont constitués par la loi organique 92- 27
du 30 Mai 1992 portant statut des magistrats en son article 6 ainsi que le CPP en ses articles 26 et 29.
L’article 6 de la loi sur le statut des magistrats dispose « les magistrats du parquet sont placés sous la
direction et le contrôle de leur chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux ministre de la
justice ». Ce texte fait en réalité du ministre de la Justice le supérieur hiérarchique de tous les
magistrats du parquet. Ils peuvent ainsi les enjoindre d’engager des poursuites ou de saisir les
juridictions répressives par des réquisitions écrites qu’il juge opportunes (article 28 du Code de
procédure pénale). Cependant, cette subordination hiérarchique des magistrats connait des limites.
Ces dernières sont relatives notamment à la liberté de parole à l’audience et à l’harmonisation par la
loi de 92, des conditions d’avancement et des règles de discipline de tous les magistrats qu’ils soient
du siège ou du parquet. Recherche pour argumenter la légalité des poursuites. Pour que les
poursuites soient réalisées, il faut l’examen de la légalité des poursuites à savoir voir s’il n’y a pas de
causes objectives ou de causes subjective d’irresponsabilité, la compétence du juge saisi, l’absence
de causes d’extinction ou de prescription, existence de la plainte ou de l’autorisation nécessaire pour
le déclenchement des poursuites.

B. Présomption d’innocence, droit de la défense et délai raisonnable pour procès :

Sujet 07 : Le coupable (ou l’auteur ou la défense) en action publique.

Problématique : Quels sont les moyens de la défense face à la prééminence du ministère public ?

1. La célérité de la procédure et les droits à la défense :


A. Les droits de la défense :

Le respect des droits de la défense considérée comme un droit naturel constitue une garantie de
bonne justice. En matière pénale, l’accusé dispose du droit le plus absolu de se défendre en prenant
la parole et en faisant valoir ses arguments pour apporter éventuellement la contradiction au juge ou à
l’accusation dans toutes les étapes de la procédure. La doctrine considère les droits de la défense
comme « l’ensemble des prérogatives qui garantissent à l’inculpé la possibilité d’assurer la défense
dans le procès pénal ». Ces prérogatives se déclinent pour l’essentiel au droit à un procès
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contradictoire, à un procès public, à un jugement motivé et à une voie de recours. Le droit de la


défense est garanti à toutes les phases de la procédure. Durant la phase de l’instruction préparatoire,
pèse sur le juge d’instruction l’obligation de faire connaitre à la personne qui est présentée avant toute
inculpation son droit à un défendeur (article 101 alinéa premier du CPP). Les auditions et
confrontations ne peuvent avoir lieu qu’en présence du conseil de l’inculpé sauf si ce dernier a choisi
d’y renoncer de manière non équivoque (article 105 du CPP). Le non-respect de cette formalité
substantielle est sanctionné non seulement des actes d’information entachés d’irrégularité mais
également de toute la procédure ultérieure (article 164 et 166 CPP). Durant la phase de jugement, la
juridiction de jugement doit veiller d’abord à ce que la personne poursuivie soit informée à temps de la
date de l’audience. Ensuite, au cours du jugement, les débats doivent être contradictoires pour
permettre à la partie défenderesse de discuter des preuves fournies par l’accusation en vue de la
compromettre. Enfin, la partie poursuivie dispose du droit d’interroger les témoins à charge et à
décharge et de prendre la parole en dernier lieu.

B. Délai raisonnable ou célérité de la procédure :

Elle renvoie au droit d’être jugé dans un délai raisonnable. _ Article 211 : « Le président de la chambre
d’accusation s’assure du bon fonctionnement des cabinets d’instruction du ressort de la Cour d’appel.
Il vérifie notamment les conditions d’application des alinéas 4 et 5 de l’article 72 et s’emploie à ce que
les procédures ne subissent aucun retard injustifié. A cette fin, il est établi chaque trimestre dans
chaque cabinet d’instruction un état de toutes les affaires en cours portant mention, pour chacune des
affaires, de la date du dernier acte d’information exécuté ». _ Droit de la personne qui est poursuivie.
Le droit d’appel contre les jugements rendus en matière pénale est consacré par les articles 483 du
CPP (Tribunal correctionnel) et 534 (Tribunal de simple police). En vertu de l’article 383 « les
jugements rendus en matière correctionnelle peuvent être attaqués par la voie de l’appel. L’appel est
porté devant la Cour d’Appel ». Ce droit d’appel appartient au prévenu, à la personne civilement
responsable, à la partie civile quant à ses intérêts civils, au procureur général et auprès de la cour
d’appel.

2. Le droit à la présomption d’innocence et le droit au respect de la dignité humaine :


A. LE DROIT A LA PRESOMPTION D’INNOCENCE :

La présomption d’innocence est un droit fondamental prévu par presque toutes les conventions
relatives aux droits de l’homme (article 9 de la DHC, article 11 de la DUDH, article 7 de la CAHP). Ce
dernier texte dispose « toute personne a droit à la présomption d’innocence jusqu’à ce que sa
culpabilité soit établie par une juridiction compétente ».

B. LE DROIT AU RESPECT DE LA DIGNITE :

Comme la présomption d’innocence, il s’agit d’un droit fondamental prévu par les textes internationaux
comme la Charte Africaine et la Convention des Nations Unies sur la torture.

Sujet 08 : Le juge de jugement dans la fixation de la peine.

Problématique : Quels sont les cas d’intervention du juge sur les peines ?

1.Le juge et les sursis :

A.Dans les conditions des sursis :

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B.Dans les effets des sursis :

2.Le juge dans le dispense et l’aménagement des peines :

A.Dans le dispense des peines :

B.Dans l’aménagement des peines :

Sujet 09 : Le procès pénal, un procès a deux visages.

Problématique : Quelle sont les facettes du procès pénal ?

1. L’action publique, un visage du procès pénal :


A. Le déclenchement et l’exercice du procès par le ministère public :
B. Les droits de la défense et le ministère public :
2. L’action civile, un visage du procès pénal :

C’est par le biais de l’action civile définie comme l’action en réparation du dommage causé par une
infraction que la partie civile peut déclencher les poursuites. A s’en tenir uniquement à cette définition
de l’action civile, on serait tenté de penser qu’elle vise la réparation du préjudice résultant de
l’infraction ; mais bien plus qu’une simple réparation, la victime en portant son action devant la
juridiction répressive vise autre chose que l’obtention d’une indemnisation. En effet, comme l’a fait
observer Roger Merle, « si le législateur autorise la personne lésée par l’infraction à s’immiscer dans
le procès répressif, c’est pour lui permettre d’y exercer des prérogatives pénales, un véritable
pouvoir de poursuite distinct des droits ordinaires attachés à l’action civile : pouvoir de provoquer le
déclenchement de l’action publique, pouvoir de discuter et de contredire les moyens de défense du
prévenu ou de l’accusé, pouvoir de faire entendre sa voix accusatrice en un mot selon la formule
inventée par la chambre criminelle pouvoir de corroborer l’action publique » d’où l’ambiguïté de
l’action civile qui présente une double nature : indemnitaire et vindicative.

A. Les modalités d’exercice de l’action civile :

L’article 2 alinéa, premier du CPP vise uniquement les personnes qui ont directement souffert de
l’infraction. Il s’agit, selon l’expression employée par la doctrine, de victimes pénales c’est-àdire celles
qui sont en mesure d’apporter la preuve qu’elles ont subi un préjudice que le législateur voulait éviter
en incriminant le fait à l’origine du dommage.

La victime a le choix entre plusieurs techniques procédurales pour faire réparer le dommage qu’elle a
subi et qui résulte de l’infraction. Elle peut ainsi choisir de porter son action devant le juge répressif en
se constituant partie civile ou en citant directement l’auteur de l’infraction devant la juridiction.

La plainte avec constitution de parties civiles La constitution de partie civile est considérée comme
l’exercice par la victime d’une infraction pénale de son droit d’action civile par la saisine d’une
juridiction d’instruction ou de jugement. Lorsque la victime se constitue partie civile devant le juge
d’instruction, elle doit supporter les frais de la procédure en consignant au greffe le montant
nécessaire à celle-ci article 79 du CPP.

PLa citation directe à la requête de la partie civile A l’image du parquet, la victime peut également si
elle le souhaite saisir directement la juridiction de jugement par voie de citation directe (cf. 539 du
CPP). Cette dernière est définie comme l’acte par lequel la victime d’une infraction saisit une

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juridiction de jugement. Le champ d’application de la citation directe est plus restreint que celui de la
plainte avec constitution de partie civile. En effet, la victime ne peut emprunter cette voie que lorsque
l’infraction est qualifiée de délit ou contravention.

B. La préparation du procès pénal :

La mise en état du dossier de procédure La phase préparatoire su procès pénal, au cours de


laquelle le dossier de procédure est mis en état d’être jugé, est une phase qui va de la constatation
des faits au renvoi de la personne devant la juridiction du jugement. L’expression mis en état
n’apparait pas dans le CPP mais on la retrouve dans le Code de Procédure Civile avec l’institution
récente du juge de mis en état. En France, le rapport de la commission de justice pénale et droit de
l’homme la considère comme ayant pour fonction d’établir sans équivoque qu’une infraction a été
bien commise, d’identifier les auteurs et de cerner leur personnalité afin de permettre à un tribunal de
statuer sur leur sort. La mise en état est donc la phase de procédure qui commence à partir de la
connaissance d’une infraction par les autorités compétentes et ayant pour but de préparer le dossier
en vue du jugement par un tribunal. Elle regroupe donc l’enquête, et l’instruction.

Sujet 10 : Le choix de la voie pénale.

Problématique : Quelle est la pertinence du choix de la voie pénale ?

1. Les atouts ou avantages du choix de la voie pénale :


A. Les prérogatives du parquet et l’exercice du procès au service de la victime :
B. Une possible réparation civile et pénale pour la victime :
2. Les limites du choix de la voie pénale :
A. La subordination hiérarchique du parquet et légalité ou le respect des normes des
poursuites :

Les fondements juridiques de la subordination hiérarchique sont constitués par la loi organique 92- 27
du 30 Mai 1992 portant statut des magistrats en son article 6 ainsi que le CPP en ses articles 26 et 29.
L’article 6 de la loi sur le statut des magistrats dispose « les magistrats du parquet sont placés sous la
direction et le contrôle de leur chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux ministre de la
justice ». Ce texte fait en réalité du ministre de la Justice le supérieur hiérarchique de tous les
magistrats du parquet. Ils peuvent ainsi les enjoindre d’engager des poursuites ou de saisir les
juridictions répressives par des réquisitions écrites qu’il juge opportunes (article 28 du Code de
procédure pénale). Cependant, cette subordination hiérarchique des magistrats connait des limites.
Ces dernières sont relatives notamment à la liberté de parole à l’audience et à l’harmonisation par la
loi de 92, des conditions d’avancement et des règles de discipline de tous les magistrats qu’ils soient
du siège ou du parquet. Recherche pour argumenter la légalité des poursuites. Pour que les
poursuites soient réalisées, il faut l’examen de la légalité des poursuites à savoir voir s’il n’y a pas de
causes objectives ou de causes subjective d’irresponsabilité, la compétence du juge saisi, l’absence
de causes d’extinction ou de prescription, existence de la plainte ou de l’autorisation nécessaire pour
le déclenchement des poursuites.

B. Présomption d’innocence, droits de la défense et délai raisonnable pour procès :

Sujet 11 : L’extinction de l’action publique.

Problématique : Quels sont les modes d’extinction de l’action publique ?

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Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
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Les causes d'extinction de l'action publique sont prévues par l'article 6 du CPP qui énumère les
différents événements qui peuvent mettre fin à l'action publique. Il s'agit du décès du prévenu, de la
prescription, l'amnistie, de l'abrogation de la loi pénale (le droit pénal substantiel), de la chose jugée,
de la transaction et du retrait de la plainte dans certaines hypothèses. Ces causes d'extinction de
l'action publique peuvent être synthétisées en événements naturels, faits de la loi et en manifestation
de la volonté des parties.

1. LES EVENEMENTS NATURELS ETEIGNANT L'ACTION PUBLIQUE :

Ces événements concernent d’une part le décès du prévenu (A) et d’autre part l’écoulement du temps,
la prescription (B)

A. Le décès du prévenu :

Contrairement en matière civile où le décès de la personne civilement responsable ne constitue pas


un obstacle à l’exercice de l’action civile, en matière pénale, le principe de la personnalité de la
responsabilité (responsabilité personnelle) s’oppose à ce que l’action publique soit exercée après le
décès du prévenu. Si le décès intervient en cours de procédure, il met fin immédiatement à l’action
publique. B – l’écoulement du temps : la prescription La prescription est définie comme « un mode
d’extinction de l’Action publique résultant du non exercice de celle-ci avant l’expiration du délai fixé par
la loi dont la survenance résulte du seul écoulement du temps » vocabulaire juridique Henry Capitant.
La prescription constitue donc un obstacle définitif à l’exercice de l’action publique. Lorsqu’elle est
acquise, elle fait perdre au MP son droit de saisir la juridiction répressive compétente ou de continuer
les poursuites quand celle-ci ont déjà été saisies. Deux fondements principaux ont été avancés pour
justifier la prescription. Le premier réside dans la négligence du titulaire de l’action. Selon ce premier
fondement, le temps qui s’est écoulé depuis la survenance des faits ayant permis d’effacer les
conséquences matérielles et morales de l’infraction, l’opinion publique qui a donc oublié le trouble
occasionné par l’infraction ne réclame plus vengeance. Il serait par conséquent inutile de poursuivre
l’auteur des faits. En revanche, pour le second c'est la négligence de la partie poursuivante qui lui ôte
son droit d'agir en justice.

B. Le délai de prescription :

L’étude du délai de prescription pose trois problèmes : la durée de la prescription, le point de départ
du délai de prescription et la prolongation du délai de prescription. a- La durée de la prescription des
crimes : 10 ans Délit : 3ans Contravention : 1ans article 9 Dérogations : Détournement de deniers
publics => 7ans, Les crimes imprescriptibles => génocide, crimes de guerre, les délits de presse =>
6mois article 632 CPP b- Le point de départ de la prescription Le délai de prescription commence à
courir en principe à compter du jour de la commission de l’infraction et quelle que soit la nature de
celle-ci (article 7 CPP). Cependant, la question de savoir à quelle date l’infraction a été commise peut
poser problème. La date de commission de l’infraction varie en fonction de la catégorie d’infraction
concernée. Il est donc nécessaire d’envisager la question selon que l’infraction commise est une
infraction instantanée, une infraction d’habitude ou une infraction continue. Pour les infractions
instantanées, qui se réalise en un laps de temps, la question ne se pose que lorsque l’infraction est
dite de résultat c’est à dire celle qui nécessite dans leurs éléments constitutifs la réalisation d’un
dommage. Pour ces dernières, la prescription ne commence à courir que le jour de la réalisation
effectif du dommage. Il en est ainsi de l’homicide par imprudence pour lequel la prescription court le
jour du décès. En ce qui concerne les infractions d’habitude qui suppose la commission de deux ou
plusieurs actes identiques, la prescription ne commence à courir qu’à compter du jour de
l’accomplissement du dernier acte manifestant l’habitude : L’exercice illégal de la médecine. Pour ce
qui est enfin des infractions continues, qui implique quant à elle une prolongation de l’activité

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délictuelle, la prescription ne court que le jour où la situation délictuelle cesse : l’escroquerie,


séquestration. c- La prolongation (prorogation) du délai de prescription Elle peut intervenir en cas
d’interruption et en cas de suspension du délai de prescription. L’interruption du délai de prescription
est considérée comme « l’arrêt du cours de la prescription pour des causes déterminées par la loi et
qui efface rétroactivement le délai déjà écoulé antérieurement. » vocabulaire juridique, Henry
Capitant. Les causes d’interruption du délai de prescription sont prévues par l’article 7 du CPP qui
dispose : « En matière criminelle, l’action publique se prescrit par dix années révolues à compter du
jour ou le crime a été commis si dans cet intervalle il n’a été fait aucun acte d’instruction ou de
poursuite. Les actes de poursuite regroupent tous les actes accomplis par le MP en vue de l’exercice
de l’action publique. Par contre, les actes d’instruction sont considérés comme tous ceux qui sont
effectués dans le cadre de l’information et ayant pour but de rechercher les preuves et d’aboutir à la
manifestation de la vérité. Ces actes sont donc ceux accomplis par le juge d’instruction mais aussi par
les officiers de police judiciaire dans le cadre des missions qui leur sont confiées par les articles 14 et
suivants du CPP. L’interruption de la prescription produit comme conséquence notoire l’effacement du
délai écoulé et en fait courir un nouveau à compter du dernier acte de poursuite ou d’instruction
accompli. Pour ce qui est de la suspension du délai de prescription, elle est considérée comme «
l’arrêt temporaire du cours de la prescription qui n’anéantit pas le délai antérieurement écoulé » VJ H.
Capitant. L’article 7 du CPP vise tous les obstacles de fait ou de droit qui suspendent la prescription et
empêche donc l’exercice de l’action publique. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation
française, constitue des obstacles de droit notamment : _ L’examen d’une question préjudicielle au
jugement de l’action _ Une inviolabilité parlementaire jusqu’à sa levée par l’assemblée compétente _
Un pourvoi en cassation Pour les obstacles de fait, la jurisprudence retient généralement la force
majeure ou des circonstances instrumentales qui empêchent la partie poursuivante d’agir. Il en est
ainsi par exemple en cas d’inondation. Contrairement à l’interruption du délai de prescription qui
efface complètement le délai déjà écoulé, en cas de suspension, le temps écoulé n’est pas perdu
puisque, dès la disparition de l’obstacle, le délai reprend son cours normal à partir du point où il a été
arrêté. Est l'extinction de l'action. Cette extinction bénéficie à toutes les personnes qui ont participé à
l'infraction auteurs comme complices. Elle est également d'ordre public et doit par conséquent être
soulevé d'office par le juge saisi si le prévenu ne s'en prévaut pas.

2. Les manifestations de la volonté personnelle et celle de la loi éteignant l’AP :


A. Les manifestations de la volonté éteignant l’AP :

Le retrait de la plainte de la victime (uniquement pour certaines infractions le plus souvent privées) et
la transaction (pénale administrative) qui intervient en matière de délit douanier.

B. L’extinction de l’action publique par la loi :

Deux cas - L’amnistie : souvent intervention pour les délits politiques - L’abrogation de la loi pénale :
fait disparaitre l’un des éléments de l’infraction : l’élément légal

Sujet 12 : L’opportunité des poursuites.

Problématique : Quelle est l’autorité de l’opportunité des poursuites ?

1. L’opportunité des poursuites, une importante prérogative du ministère public :


A. LA décision de ne pas poursuivre : LE CLASSEMENT SANS SUITE :

Le classement sans suite est la décision prise par le procureur lorsqu'il estime qu'il n'est pas opportun
de poursuivre. Il s'agit d'une mesure administrative (il n'y a pas de voie de recours) et non
juridictionnelle qui se traduit par l'archivage du dossier au parquet. La décision de classer sans suite
relève du pouvoir d'appréciation du procureur, il dispose d'une liberté quasi totale à la matière. La
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seule limite à cette règle réside dans le fait qu'il doit informer la partie prenante par un avis, c'est ce
qui découle de l'article 32 alinéa in fine du CPP. Ce texte dispose : « Le PR peut décider de classer
l'affaire sans suite, il doit adresser au plaignant un avis de cette décision dans les huit jours de celle-ci
». En France, cette question a connu une évolution notoire plus qu'il est désormais fait obligation au
procureur de motiver sa décision de classer sans suite. De même, il est institué un recours contre la
décision devant le procureur général. Ce dernier peut enjoindre le procureur d'engager des poursuites
ou décider que le recours n'est pas fondé. Article 40-3 du CPP Fr.

B. La décision de poursuivre et La médiation pénale :

La médiation pénale est prévue par l'article 32 alinéa 2 du CPP. Elle peut être analysée en un
classement sans suite sous condition qu'une solution négociée soit trouvée par l'auteur de l'infraction
et sa victime avec l'aide d’un médiateur. L'article 32 alinéa 2 dispose : « Le PR peut préalablement à
la décision sur l'action publique et avec l'accord des parties soumettre l'affaire à la médiation pénale
s'il apparaît qu'une telle mesure est susceptible d'assurer la réparation du dommage causé à la
victime, mettre fin aux troubles résultant de l'infraction et contribuer au reclassement de l'auteur ».
Pour la décision de poursuivre ; le ministère public prend la décision de poursuivre et de mettre, en
conséquence, l'action publique en mouvement lorsque la médiation n'a pas connu de succès ou
lorsqu'il n'a pas estimé nécessaire de recourir à une telle procédure. Deux possibilités s'offrent ainsi à
lui : soit il saisit la juridiction d'instruction aux fins de l'ouverture d'une information soit il traduit
directement la personne poursuivie devant la juridiction de jugement (citation directe).

2. Limites de l’opportunité des poursuites :


A. La subordination hiérarchique et légalité ou le respect des normes des poursuites :

Les fondements juridiques de la subordination hiérarchique sont constitués par la loi organique 92- 27
du 30 Mai 1992 portant statut des magistrats en son article 6 ainsi que le CPP en ses articles 26 et 29.
L’article 6 de la loi sur le statut des magistrats dispose « les magistrats du parquet sont placés sous la
direction et le contrôle de leur chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux ministre de la
justice ». Ce texte fait en réalité du ministre de la Justice le supérieur hiérarchique de tous les
magistrats du parquet. Ils peuvent ainsi les enjoindre d’engager des poursuites ou de saisir les
juridictions répressives par des réquisitions écrites qu’il juge opportunes (article 28 du Code de
procédure pénale). Cependant, cette subordination hiérarchique des magistrats connait des limites.
Ces dernières sont relatives notamment à la liberté de parole à l’audience et à l’harmonisation par la
loi de 92, des conditions d’avancement et des règles de discipline de tous les magistrats qu’ils soient
du siège ou du parquet. Recherche pour argumenter la légalité des poursuites. Pour que les
poursuites soient réalisées, il faut l’examen de la légalité des poursuites à savoir voir s’il n’y a pas de
causes objectives ou de causes subjective d’irresponsabilité, la compétence du juge saisi, l’absence
de causes d’extinction ou de prescription, existence de la plainte ou de l’autorisation nécessaire pour
le déclenchement des poursuites

B. Présomption d’innocence, droits de la défense et délai raisonnable pour procès :

Sujet 13 : Le déclenchement ou la mise en action de l’action publique.

L’action publique est définie par l’article 1er du CPP comme « l’action pour l’application des peines ».
Elle est déclenchée et exercée en principe par le représentant de la société c’est-à-dire le ministère
public qui en est le titulaire principal. Mais la victime peut, sous certaines conditions, la déclencher.

Problématique : Qui peuvent mettre en mouvement de l’action publique ?

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Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
Contacts 221 77 747 94 83, Médina Darou Sor St Louis du Sénégal. Agent de la Banque
BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
~ 32 ~

1. Le ministère public ou le titulaire principal du déclenchement de l’action publique :


A. Le déclenchement de l’action publique en cas de flagrance délit :

En flagrance délit il n’y a pas d’enquête ou instruction ; le procureur saisie le juge pénal par simple
citation directe pour le déclenchement de l’action publique.

B. La mise en en mouvement de l’action publique en cas d’instruction :

Par contre en cas d’instruction ou enquête le juge pénal est saisi par ordonnance de renvoi qui est
une décision du juge d’instruction. Cette saisie du juge pénal déclenche l’action publique (ou procès
pénal).

2. Les autres titulaires de la mise en mouvement de l’action publique :


A. Le déclenchement de l’action publique par la victime :

Le déclenchement de l’action publique par la victime a lieu dès que cette dernière porte l’affaire
auprès du juge pénal.

B. Le déclenchement de l’action publique par certains fonctionnaires de


l’administration publique :

Cette possibilité, offerte à des fonctionnaires de certaines administrations, d'exercer l'action publique
résulte de l'article 1er du CPP qui dispose : « L'action publique pour l'application des peines est mise
en mouvement et exercée par les magistrats ou les fonctionnaires auxquels elle est confiée par la loi
». Ces fonctionnaires dont il s'agit sont constitués notamment par l'administration des douanes,
l'administration fiscale, les eaux et forêts. En ce qui concerne l'administration douanière, le Code des
douanes lui confère des prérogatives assez importantes en matière de constatation et de poursuites
des infractions douanières. En effet, lorsque le procureur met en mouvement l'action publique
consécutive à une infraction douanière, il est tenu de retenir comme base légale des poursuites la
qualification des faits donnée par l'administration des douanes et l'évaluation de la valeur des
marchandises faite par le receveur poursuivant compétent (article 240 Code des douanes).

Sujet 14 : Le juge du jugement en action publique.

Problématique : Quel est le régime de la saisine et des débats contradictoires devant le juge du
jugement de l’action publique ? Quelle est l’autorité de la décision du juge du jugement du procès
pénal ?

1. La saisine et les débats contradictoires devant le juge du jugement de l’action publique :


A. La saisine du juge du jugement de l’action publique :

Elle s'effectue soit par le biais de la citation directe soit par celui de la comparution immédiate. La
citation directe est l'acte par lequel, le ministère public saisi le tribunal correctionnel ou le tribunal de
simple police si l'infraction commise constitue un délit ou une contravention (article 376 pour les délits
et 519 pour les contraventions). Il s'agit d'un exploit d'huissier puisqu'il est délivré par cet officier
ministériel selon les formes prescrites par la loi à la requête du ministère public. Elle doit contenir le
fait poursuivi et viser le texte de loi qui le sanctionne (article 539). Cependant, comme tout acte
d'huissier, la citation doit respecter certaines formalités sans lesquelles elle peut encourir la nullité.
Comme la citation directe, la comparution immédiate constitue un mode de saisine du tribunal
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~ 33 ~

correctionnel et du tribunal de simple police. Il s'agit d'une procédure rapide de saisine de la juridiction
répressive que le procureur peut utiliser lorsque l'infraction est qualifiée délit ou contravention. C'est
cette procédure qui est utilisée en matière de flagrant délit puisque la personne arrêtée est traduite sur
le champ à l'audience du tribunal ou l'audience du lendemain le cas échéant.

B. Les débats contradictoires et leur publicité : Le réquisitoire et les plaidoiries :

2. L’autorité de la chose jugée au pénal :


A. L’autorité de la chose jugée au pénal sur un procès pénal :

Pour les décisions du juge d’instruction, en ce qui concerne les décisions de non-lieu, l’autorité de la
chose jugée ne s’attache qu’aux décisions de non-lieu motivées exclusivement en droit, c’est-à-dire
celles où le magistrat affirme qu’il y a une raison juridique qui s’oppose à la poursuite, par exemple la
prescription de l’action publique. Il n’est alors plus possible de reprendre la poursuite, même s’il y avait
eu erreur sur ce point. En ce qui concerne les décisions de non-lieu motivées en fait, elles n’ont
autorité de la chose jugée que d’une manière très faible. Il suffit en effet que des charges nouvelles
(témoin nouveau, indice nouveau, pièce à conviction découverte, etc.) apparaissent pour qu’une
poursuite puisse à nouveau être entreprise.

Pour les décisions du juge de jugement, elles ont une totale autorité de chose jugée. Cela signifie
qu’un individu condamné ou acquitté pour certains faits par un jugement définitif ne peut plus être
poursuivi pour ces mêmes faits. S’il l’était, il pourrait victorieusement opposer l’exception de chose
jugée. 1072 Pour que cette autorité joue, il est nécessaire qu’on se trouve en présence d’une triple
identité, la même qui est exigée pour l’autorité de la chose jugée des décisions civiles : identité
d’objet, identité de parties, identité de cause.

B. L’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil :

Il s’agit cette fois d’un effet positif de l’autorité de la chose jugée. Lorsqu’une décision répressive a été
rendue sur une affaire, le juge civil appelé plus tard à statuer sur un problème de droit civil en liaison
avec l’affaire pénale est obligé de statuer dans le même sens que le juge pénal. – La décision de ce
dernier s’impose à lui de manière absolue et il ne peut sous aucun prétexte entrer en contradiction
avec elle (même dans un procès entre des parties qui ne figuraient pas à l’instance pénale).
Cependant, il n’y aurait pas autorité de la chose jugée au pénal sur le civil si, en matière de poursuites
pour homicide ou blessures involontaires, le juge pénal qui a prononcé la relaxe du prévenu 1076
1077international.scholarvox.com:ENCGMarrakech:889432192:88866209:196.200.176.177:15930039
25 L’autorité de la chose jugée 623 a renvoyé l’affaire devant le juge civil parce que des tiers
responsables devaient être mis en cause (art. 470-1 C. pr. pén., dû à la loi du 8 juillet 1983), (V. supra,
no 324). – Notons que, selon la jurisprudence, l’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil est une
règle d’ordre privé qui ne peut être invoquée d’office par le juge ni opposée par un plaideur pour la
première fois en cassation (Civ. 2e, 15 déc. 1980, JCP 1981. IV. 85). Enfin, comme cette règle est une
règle jurisprudentielle, il convient de s’interroger sur son fondement, pour étudier ensuite ses
conditions et ses effets.

Sujet 15 : Enquête préliminaire (police et gendarmerie sur ordre du parquet) et enquête de


flagrance (Absence d’instruction ou absence d’enquête).

Problématique : Quels sont les liens entre enquête préliminaire et enquête de flagrance ?

Section2 : L’enquête préliminaire Elle est prévue par les art 67 à 69 du CPP. L’article 67 dispose « les
officiers de police judiciaire et les gendarmes soit suivent les instructions du Procureur de la

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République, soit d’office procèdent à des enquêtes préliminaires ». Il s’agit donc d’une procédure à
caractère policier qui vise à réunir et à rapporter les preuves nécessaires à la manifestation de la
vérité.

Paragraphe Les caractéristiques de l’enquête préliminaire Elle est généralement considérée comme
une enquête non coercitive. Ce caractère s’explique par le fait que presque tous les actes coercitifs
qui sont pris à l’encontre de la personne nécessitent le consentement de celle-ci. C’est pourquoi la
doctrine a qualifié l’enquête préliminaire d’enquête à coercition conditionnelle ou acceptée.
L’acceptation de la mesure de coercition doit d’ailleurs être expresse d’après les dispositions de
l’article 68 du CPP qui requiert l’assentiment exprès de la personne chez qui les opérations de
perquisitions, de saisies de pièces et de la garde à vue.

A) Les perquisitions et saisies La perquisition est une mesure visant à rechercher dans une maison ou
dans un endroit clos des indices ou pièces conviction nécessaire à la manifestation de la vérité. La
perquisition qui permet la saisie de ces objets obéit à des conditions de fond et de forme.

1) Les conditions de fond Elles sont relatives aux exigences d’une nécessité et de proportionnalité et
de respect des heures légales. L’exigence de nécessité et de proportionnalité est caractérisée par le
lien qui doit exister entre la personne soupçonnée d’avoir commise l’infraction et le lieu concerné. La
perquisition et la saisie ne peuvent avoir lieu que dans les lieux ou sont susceptibles d’être découvert
des objets utiles à la manifestation de la vérité (art.48 in fine). Pour le respect des heures légales,
l’article 51 interdit aux officiers de police judiciaire et au magistrat chargés de l’enquête d’effectuer des
perquisitions dans un domicile avant 5h du matin et après 21h. il s’agit d’une formalité substantielle
dont le non-respect entraine la nullité de l’opération.

2) Les conditions de forme Elles concernent essentiellement la présence de la personne soupçonnée


d’avoir participé à l’infraction et la personne chez qui la perquisition a eu lieu (art.49 du CPP). Il s’agit
également de formalité substantielle qui d’après les dispositions de l’article 42 al 2 doivent faire l’objet
d’une déclaration écrite de la main de l’intéressé à défaut de procès-verbal devant en faire mention.

B) La garde à vue C’est une mesure coercitive prise par l’officier de police judiciaire à l’encontre d’une
personne contre laquelle il existe des indices de culpabilité. Il s’agit par conséquent d’une mesure
policière consistant à retenir une personne pour une durée limitée et pour les besoins de l’enquête
(24h renouvelables) = quand on renouvelle la garde à vue, on parle de retour de parquet=ce procédé
n’existe pas dans le code. Pour éviter tout arbitraire dans la garde à vue et protéger ainsi les droits et
libertés de la personne qui fait l’objet de cette mesure, le législateur l’a strictement encadré. En effet,
la réforme du CPP issue de la loi L87_25 du 27 février 1985 complétée par celle de 1999 a introduit
de nouvelles formalités en vue d’une meilleure protection des libertés individuelles. Ainsi aux termes
des articles 55 et 57 du CPP, c’est l’officier de police judiciaire qui procède à la garde à vue doit
informer la personne retenue du motif de sa rétention et en informer immédiatement le parquet. Il en
est de même lorsque la personne gardée à vue est un mineur de 13 à 18ans. En effet, dans ce cas,
en plus d’informer le parquet, l’officier de police judiciaire doit prendre les mesures nécessaires pour
l’isoler des zones des majeurs. Cette obligation faite à l’autorité de police judiciaire d’isoler les mineurs
édictés par l’article 55 al 4 est en droite ligne des dispositions de la charte africaine des droits et du
bienêtre de l’enfant qui recommande aux états : «de veiller à ce que les enfants soient séparés des
adultes sur les lieux de détention ou d’emprisonnement ».

Section 3 : L’enquête de flagrance Contrairement à l’enquête préliminaire, elle est une enquête
coercitive qui en raison de l’urgence qu’il y a à réunir les preuves, est caractérisée par les pouvoirs
importants reconnus aux officiers de police judiciaire qui la mène. Il est donc nécessaire d’en

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~ 35 ~

déterminer le domaine avant d’examiner les différents actes que les enquêteurs sont appelés à
prendre à l’encontre des particuliers.

Paragfraphe1 : Le domaine de l’enquête de flagrance Le domaine de l’enquête de flagrance est


déterminée par l’article 45 du CPP (voir cet article). Ce texte de délit flagrant, l’infraction qui se
commet actuellement ou qui vient de se commettre ou encore celle assimilée à une infraction
flagrante. Les deux premières correspondent au flagrant délit stricto sensu alors que la dernière vise
les cas où le législateur assimile certaines infractions à des flagrants délits.

Paragragre2 : les actes pris dans le cadre de l’enquête de flagrance Les mêmes actes effectués dans
l’enquête préliminaire peuvent également l’être dans le cadre de l’enquête de flagrance (perquisition,
saisie, garde à vue…) NB : articles 62 et 63= pouvoirs important du procureur dans l’enquête de
flagrance : mandat d’arrêt et mandat d’instruction=juge d’instruction =exclusion de l’enquête de
flagrance dans les délits de presse.

1. Deux enquêtes différentes :


A. Caractéristiques propres à l’enquête pour flagrance délit :
B. Caractéristiques propres à l’enquête préliminaire :
2. Deux enquêtes similaires :
A. Deux enquêtes :
B. Deux enquêtes pour élucider les faits objet de l’action publique :

Sujet 16 : La protection de la présomption d’innocence.

Problématique : Quel est le principe de la protection de la présomption d’innocence et ses


exceptions ?

1. Le principe de la protection de la présomption d’innocence :


A. Une consécration textuelle et jurisprudentielle de la présomption d’innocence :
- Une consécration textuelle avec le droit interne (la constitution, le droit pénal) et avec le doit
international (Charte africaine des droits de de Lhomme et les droits de l’homme de L’ONU)
- Une consécration jurisprudentielle.

B. Sanctions de la violation de la présomption d’innocence :


- Responsabilité civile : indemnisation par dommages et intérêts.
- Diffusion de rectification, de droit de réponse, du jugement de non-lieu contre l’organe de
presse coupable de la violation de la présomption d’innocence.
2. Exceptions au principe de la protection de la présomption d’innocence :
A. La charge de la preuve pesant sur le bénéficiaire de la présomption d’innocence :
B. Le délit matériel ou la présomption de culpabilité :

Sujet 17 : L’exercice de l’action publique.

Problématique : Est qu’il y a une prééminence du paquet durant l’exercice de l’action publique ?

1. Une prééminence réelle du Ministère public pendant l’exercice de l’action publique :


A. Le statut du parquet :
 L’indépendance vis à vis des juges ; l’indivisibilité et l irrécusablilite du parquet
 L’irresponsabilité civile et l’inamovibilité du parquet
B. Les prérogatives du procureur durant l’action publique :
 L’opportunité des poursuites :

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 Le déclenchement et l’exercice de l’action publique


2. Limites prééminence du Ministère public pendant la mise en pratique de l’action publique :
A. La subordination hiérarchique et légalité ou le respect des normes des poursuites :

Les fondements juridiques de la subordination hiérarchique sont constitués par la loi organique 92- 27
du 30 Mai 1992 portant statut des magistrats en son article 6 ainsi que le CPP en ses articles 26 et 29.
L’article 6 de la loi sur le statut des magistrats dispose « les magistrats du parquet sont placés sous la
direction et le contrôle de leur chef hiérarchique et sous l’autorité du garde des sceaux ministre de la
justice ». Ce texte fait en réalité du ministre de la Justice le supérieur hiérarchique de tous les
magistrats du parquet. Ils peuvent ainsi les enjoindre d’engager des poursuites ou de saisir les
juridictions répressives par des réquisitions écrites qu’il juge opportunes (article 28 du Code de
procédure pénale). Cependant, cette subordination hiérarchique des magistrats connait des limites.
Ces dernières sont relatives notamment à la liberté de parole à l’audience et à l’harmonisation par la
loi de 92, des conditions d’avancement et des règles de discipline de tous les magistrats qu’ils soient
du siège ou du parquet. Recherche pour argumenter la légalité des poursuites. Pour que les
poursuites soient réalisées, il faut l’examen de la légalité des poursuites à savoir voir s’il n’y a pas de
causes objectives ou de causes subjective d’irresponsabilité, la compétence du juge saisi, l’absence
de causes d’extinction ou de prescription, existence de la plainte ou de l’autorisation nécessaire pour
le déclenchement des poursuites

B. Présomption d’innocence, droits de la défense et délai raisonnable pour procès :

Sujet 18 : La révision du procès pénal.

Problématique : Quel est le régime de la révision du procès pénal ?

1. Socles de la révision du procès pénal :


A. Causes de la révision du procès pénal :
B. Conditions de la révision du procès pénal :
2. Manifestations de la révision du procès pénal :
A. La saisine de la juridiction de révision du procès pénal :
B. Effets de la révision du procès pénal :

Sujet 19 : L’appel ou les voies de recours de la décision du juge pénal.

Problématique : Quels sont les types de recours du jugement pénal ?

1. Les voies de recours ordinaires :


A. Devant le juge d’appel :
B. Devant la cour de suprême :
2. Les voies de recours extraordinaires : Le cas de la révision du procès pénal :
A. Causes de la révision et la saisine de la juridiction de révision du procès pénal :
B. Conditions et effets de la révision du procès pénal :

Sujet 20 : La privation de liberté dans les deux formes d’enquête.

Problématique : Quelles sont les différentes privations de liberté dans les deux formes d’enquête ?

1. La garde à vue, une mesure policière durant l’enquête préliminaire :


A. Une prérogative de la police judiciaire :
B. Une prérogative de la police judiciaire encadrée :
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2. Le mandat de dépôt, une mesure du juge d’instruction :


A. Un atout du juge d’instruction :
B. Un atout du juge d’instruction normée :

Sujet 21 : L’action civile.

Problématique : Quelles sont les différentes privations de liberté dans les deux formes d’enquête ?

L’action civile C’est par le biais de l’action civile définie comme l’action en réparation du dommage
causé par une infraction que la partie civile peut déclencher les poursuites. A s’en tenir uniquement à
cette définition de l’action civile, on serait tenté de penser qu’elle vise la réparation du préjudice
résultant de l’infraction ; mais bien plus qu’une simple réparation, la victime en portant son action
devant la juridiction répressive vise autre chose que l’obtention d’une indemnisation. En effet, comme
l’a fait observer Roger Merle, « si le législateur autorise la personne lésée par l’infraction à s’immiscer
dans le procès répressif, c’est pour lui permettre d’y exercer des prérogatives pénales, un véritable
pouvoir de poursuite distinct des droit ordinaires attachés à l’action civile : pouvoir de provoquer le
déclenchement de l’action publique, pouvoir de discuter et de contredire les moyens de défense du
prévenu ou de l’accusé, pouvoir de faire entendre sa voix accusatrice en un mot selon la formule
inventée par la chambre criminelle pouvoir de corroborer l’action publique » d’où l’ambiguïté de
l’action civile qui présente une double nature : indemnitaire et vindicative.

Section première : les titulaires de l’action civile L’article 2 alinéa, premier du CPP vise uniquement les
personnes qui ont directement souffert de l’infraction. Il s’agit, selon l’expression employée par la
doctrine, de victimes pénales c’est-à dire celles qui sont en mesure d’apporter la preuve qu’elles ont
subi un préjudice que le législateur voulait éviter en incriminant le fait à l’origine du dommage.

1. Les modalités d’exercice de l’action civile :

La victime a le choix entre plusieurs techniques procédurales pour faire réparer le dommage qu’elle a
subi et qui résulte de l’infraction. Elle peut ainsi choisir de porter son action devant le juge répressif en
se constituant partie civile ou en citant directement l’auteur de l’infraction devant la juridiction.

A. La plainte avec constitution de parties civiles :

La constitution de partie civile est considérée comme l’exercice par la victime d’une infraction pénale
de son droit d’action civile par la saisine d’une juridiction d’instruction ou de jugement. Lorsque la
victime se constitue partie civile devant le juge d’instruction, elle doit supporter les frais de la
procédure en consignant au greffe le montant nécessaire à celle-ci article 79 du CPP.

B. La citation directe à la requête de la partie civile :

A l’image du parquet, la victime peut également si elle le souhaite saisir directement la juridiction de
jugement par voie de citation directe (cf. 539 du CPP). Cette dernière est définie comme l’acte par
lequel la victime d’une infraction saisit une juridiction de jugement. Le champ d’application de la
citation directe est plus restreint que celui de la plainte avec constitution de partie civile. En effet, la
victime ne peut emprunter cette voie que lorsque l’infraction est qualifiée de délit ou contravention.

2. L’action civile ; un procès lié à l’action publique :


A. Une préparation du procès pénal :

La mise en état du dossier de procédure La phase préparatoire su procès pénal, au cours de laquelle
le dossier de procédure est mis en état d’être jugé, est une phase qui va de la constatation des faits
au renvoi de la personne devant la juridiction du jugement. L’expression mis en état n’apparait pas
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dans le CPP mais on la retrouve dans le Code de Procédure Civile avec l’institution récente du juge
de mis en état. En France, le rapport de la commission de justice pénale et droit de l’homme la
considère comme ayant pour fonction d’établir sans équivoque qu’une infraction a été bien commise,
d’identifier les auteurs et de cerner leur personnalité afin de permettre à un tribunal de statuer sur leur
sort. La mise en état est donc la phase de procédure qui commence à partir de la connaissance d’une
infraction par les autorités compétentes et ayant pour but de préparer le dossier en vue du jugement
par un tribunal. Elle regroupe donc l’enquête, et l’instruction.

B. L’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil :

Il s’agit cette fois d’un effet positif de l’autorité de la chose jugée. Lorsqu’une décision répressive a été
rendue sur une affaire, le juge civil appelé plus tard à statuer sur un problème de droit civil en liaison
avec l’affaire pénale est obligé de statuer dans le même sens que le juge pénal. – La décision de ce
dernier s’impose à lui de manière absolue et il ne peut sous aucun prétexte entrer en contradiction
avec elle (même dans un procès entre des parties qui ne figuraient pas à l’instance pénale).
Cependant, il n’y aurait pas autorité de la chose jugée au pénal sur le civil si, en matière de poursuites
pour homicide ou blessures involontaires, le juge pénal qui a prononcé la relaxe du prévenu 1076
1077international.scholarvox.com:ENCGMarrakech:889432192:88866209:196.200.176.177:15930039
25 L’autorité de la chose jugée 623 a renvoyé l’affaire devant le juge civil parce que des tiers
responsables devaient être mis en cause (art. 470-1 C. pr. pén., dû à la loi du 8 juillet 1983), (V. supra,
no 324). – Notons que, selon la jurisprudence, l’autorité de la chose jugée au pénal sur le civil est une
règle d’ordre privé qui ne peut être invoquée d’office par le juge ni opposée par un plaideur pour la
première fois en cassation (Civ. 2e, 15 déc. 1980, JCP 1981. IV. 85). Enfin, comme cette règle est une
règle jurisprudentielle, il convient de s’interroger sur son fondement, pour étudier ensuite ses
conditions et ses effets.

Sujet 22 : L’infraction flagrante ou flagrant délit et la procédure de flagrance.

Problématique : Quels sont les liens entre l’infraction flagrante ou flagrant délit et la procédure de
flagrance ?

1. Les indices montrant l’infraction flagrante :


A. La constations immédiate de l’infraction :
B. La présence de trace montrant l’auteur présume :
2. Louverture simultanée d’une procédure de flagrance :
A. Le déroulement de l’enquête de flagrance :
B. La durée de l’enquête de flagrance :

Sujet 23 : La publicité des débats de l’audience de jugement.

Problématique : Quel est l’importance du principe de la publicité des débats de l’audience de jugement
?

1. Une importance avérée du principe de la publicité des débats de l’audience de jugement :


A. Des débats oraux reposant sur un principe fondamental :
B. Un principe contradictoire :
2. Une importance à relativiser du principe de la publicité des débats de l’audience de jugement :
A. La non publicité des débats du fait d’un danger et de sérénité des débats ou du fait de
l’ordre public et des mœurs :
B. La non publicité des débats du fait de la dignité de la personne ou du fait des intérêts d’un
tiers :

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Sujet 24 : La détention provisoire.

Problématique : Quel est le régime de la détention provisoire ?

1. Conditions de la détention provisoire :


A. Conditions de fond :
B. Conditions de forme :
2. Durée et indemnisation pour détention provisoire :
A. Durée de la détention provisoire :
B. Indemnisation pour détention provisoire :

Sujet 25 : Le contrôle judiciaire.

Problématique : Quel est le régime du contrôle judiciaire ?

1. Le contrôle judiciaire, une atteinte à la liberté du prévenu :


A. Un contrôle décidé par le juge :
B. Les restrictions :
2. Conséquences des manquements aux obligations du contrôle judiciaire :
A. Les manquements visés :
B. La conversion du contrôle judiciaire en détention provisoire :

Sujet 26 : Les atteintes à la liberté :

Problématique : Quels sont les cas d’atteinte à la liberté du prévenu ?

1. Le contrôle judiciaire et l’assignation à résidence :


A. L’assignation à résidence :
B. Le contrôle judiciaire :
2. La détention provisoire :
A. Conditions
B. Durée et indemnisation pour détention provisoire :
Sujet 27 : La mise à disposition a la justice :

Problématique : Quels sont les cas de mise à disposition a la justice ?

1. Le contrôle judiciaire et les mandats de justice :


A. Les mandats de justice
B. Le contrôle judiciaire :
2. La détention provisoire :
A. Conditions
B. Durée et indemnisation pour détention provisoire :

Sujet 28 : Les pouvoirs des officiers de police judiciaire.

Problématique : Quelles est l’autorité des officiers de police judiciaire ?

1. Les pouvoirs avérés des officiers de police judiciaire :


A. En cas de flagrant délit :
B. En cas d’enquête préliminaire (ou mise en état) :
2. Des pouvoirs limités des officiers de police judiciaire :
A. Pour la flagrance délit :
Esquisses de corrigés d’exercice de Droit pénal et procédure pénale de Bassirou
Soumare titulaire de deux Masters 1 en Droit et d’une attestation de participation au
Tutorat de Droit en 2005 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (U.C.A.D.).
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BSIC au SENEGAL/Janvier 2023. Même si le résultat est divin, l’effort est humain.
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B. Pour l’enquête préliminaire :

Sujet 29 : La garde à vue, mesure de coercition ou mesure de protection.

Problématique : La garde à vue est-elle une mesure de coercition ou une mesure de protection ?

1. La garde à vue comme mesure de coercition :


A. Une mesure privative de liberté :
B. Une mesure normée :
2. La garde à vue comme mesure de protection :
A. Une mesure de protection contre la vengeance et la justice privée :
B. Une mesure au profit de la police judicaire :

Sujet 30 : Les mesures alternatives à la poursuite.

Problématique : Quelles sont les conditions et les effets de la médiation pénale ?

1. Conditions de la médiation pénale :


A. L’exigence d’un accord des parties sous la houlette du médiateur (Parquet) :
B. L’exigence d’une solution négociée et non imposée a la victime :
2. Effets de la médiation pénale :
A. Le reclassement de l’auteur et le classement sans suite de l’affaire :
B. La fin des troubles et la réparation du dommage causé à la victime :

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