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Monolithique en Disilicate et Zircone

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UNIVERSITE DE LILLE

FACULTE DE CHIRURGIE DENTAIRE

Année de soutenance : 2018 N°:

THESE POUR LE
DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et soutenue publiquement le 18 Décembre 2018


Par Louis VERFAILLE
Né le 6 avril 1994 à Caen - France

LE MONOLITHIQUE EN DISILICATE DE LITHIUM ET EN


ZIRCONE : INTERÊTS DANS LES RECONSTITUTIONS
CORONAIRES PERIPHERIQUES EN PROTHESE FIXEE UNITAIRE

JURY

Président : Monsieur le Professeur Etienne DEVEAUX


Assesseurs : Monsieur le Docteur Philippe ROCHER
Monsieur le Docteur Philippe BOITELLE
Monsieur le Docteur Clément ROBERT
Président de l’Université : Pr. J-C. CAMART
Directeur Général des Services de l’Université : P-M. ROBERT
Doyen : Pr. E. DEVEAUX
Vice-Doyens : Dr. E. BOCQUET, Dr. L. NAWROCKI et Pr.
G. PENEL
Responsable des Services : S. NEDELEC
Responsable de la Scolarité : M. DROPSIT

PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’U.F.R.

PROFESSEURS DES UNIVERSITES :

P. BEHIN Prothèses

T. COLARD Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

E. DELCOURT-DEBRUYNE Professeur Emérite Parodontologie

E. DEVEAUX Dentisterie Restauratrice Endodontie


Doyen de la Faculté

G. PENEL Responsable du Département de Biologie Orale

2
MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES

K. AGOSSA Parodontologie

T. BECAVIN Dentisterie Restauratrice Endodontie

A. BLAIZOT Prévention, Epidémiologie, Economie de la Santé,


Odontologie Légale.

P. BOITELLE Prothèses

F. BOSCHIN Responsable du Département de Parodontologie

E. BOCQUET Responsable du Département d’Orthopédie


Dento- Faciale

C. CATTEAU Responsable du Département de Prévention,


Epidémiologie, Economie de la Santé,
Odontologie Légale.

A. de BROUCKER Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

M. DEHURTEVENT Prothèses

T. DELCAMBRE Prothèses

C. DELFOSSE Responsable du Département d’Odontologie


Pédiatrique

F. DESCAMP Prothèses

A. GAMBIEZ Dentisterie Restauratrice Endodontie

F. GRAUX Prothèses

P. HILDELBERT Responsable du Département de Dentisterie


Restauratrice Endodontie

C. LEFEVRE Prothèses

J.L. LEGER Orthopédie Dento-Faciale

M. LINEZ Dentisterie Restauratrice Endodontie

G. MAYER Prothèses

L. NAWROCKI Responsable du Département de Chirurgie Orale


Chef du Service d’Odontologie A. Caumartin - CHRU
Lille

C. OLEJNIK Biologie Orale

P. ROCHER Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

L. ROBBERECHT Dentisterie Restauratrice Endodontie

M. SAVIGNAT Responsable du Département des Fonction-

3
Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

T. TRENTESAUX Odontologie Pédiatrique

J. VANDOMME Responsable du Département de Prothèses

Réglementation de présentation du mémoire de Thèse

Par délibération en date du 29 octobre 1998, le Conseil de la Faculté de Chirurgie


Dentaire de l’Université de Lille 2 a décidé que les opinions émises dans le contenu et les
dédicaces des mémoires soutenus devant jury doivent être considérées comme propres à
leurs auteurs, et qu’ainsi aucune approbation, ni improbation ne leur est
donnée.

4
Remerciements

Aux membres du jury,

5
Monsieur le Professeur Etienne DEVEAUX
Professeur des Universités – Praticien hospitalier des CSERD
Section réhabilitation orale
Département de Dentisterie restauratrice endodontie

Docteur en Chirurgie Dentaire


Docteur en Sciences Odontologiques
Docteur en Odontologie de l'Université de Lille 2
Habilité à Diriger des Recherches
Doyen de la Faculté de Chirurgie Dentaire de Lille
Membre associé national de l'Académie Nationale de Chirurgie Dentaire
Personne Compétente en Radioprotection
Ancien Président de la Société Française d'Endodontie

Vous me faites l'honneur d'accepter la présidence de ma thèse malgré vos responsabilités


et je vous en remercie.
Je vous prie d'accepter ma plus sincère reconnaissance pour la patience et la disponibilité
dont vous avez fait preuve.
Veuilliez trouver à travers ce travail l'expression de mon profond respect.

6
Monsieur le Docteur Philippe ROCHER
Maître de Conférences des Universités (Associé) – Praticien Hospitalier des CSERD
Séction Réhabilitation Orale
Département des Sciences Anatomiques

Docteur en Chirurgie Dentaire


Docteur en Odontologie de Lille 2
Maîtrise des Sciences Biologiques et Médicales
Diplôme d'Etudes Approfondies de Génie Biologique et Médicale – option Biomatériaux
Diplôme Universitaire de Génie Biologique et Médicale
Certificat d'Etudes Supérieures de Biomatériaux

Vous me faites l'honneur d'accepter de siéger parmi les membres de ce jury.


Malgré un emploi du temps chargé et de nombreuses responsabilités vous êtes parvenus à
vous libérer et je vous en suis très reconnaissant.

7
Monsieur le Docteur Philippe BOITELLE
Maître de Conférences des Universités (Associé) – Praticien Hospitalier des CSERD
Séction Réhabilitation Orale
Département Prothèses

Docteur en Chirurgie Dentaire


Docteur en Odontologie de Lille 2

Je vous suis très reconnaissant d'avoir accepté de faire partie de ce jury de thèse.
Vos enseignements pratiques et cliniques depuis le début de mon cursus ont su nous
apporter à tous beaucoup.
Veuilliez trouver ici l'expression de ma reconnaissance et de ma profonde estime.

8
Monsieur le Docteur Clément ROBERT
Assistant Hospitalo-Universitaire des CSERD
Section Réhabilitation Orale
Département Prothèses

Docteur en Chirurgie Dentaire


Certificat d'Etudes Supérieures Universitaires de Prothèse fixée - Marseillle

Docteur Robert, vous me faites l'honneur et l'immense plaisir d'être mon directeur de
thèse.
Sans hésitation, toujours disponible et avec un profond soutien, vous avez su diriger ce
travail parfaitement.
Vous m'avez accordé votre confiance, j'espère que cette thèse sera à la hauteur de vos
espérances.

9
10
11
Table des matières
1. Introduction......................................................................................................................14
2. Les céramiques en odontologie........................................................................................15
2.1. Classification des céramiques dentaires...................................................................15
2.2. Caractéristiques........................................................................................................18
2.2.1. Rappels histologiques.......................................................................................18
2.2.1.1. L'émail.......................................................................................................18
2.2.1.2. La jonction amélo-dentinaire....................................................................20
2.2.1.3. La dentine..................................................................................................20
2.2.1.4. Le système d'attache parodontal................................................................21
2.2.2. Les couronnes céramo-métalliques (CCM)......................................................23
2.2.2.1. Microstructure...........................................................................................23
2.2.2.2. Mise en oeuvre..........................................................................................25
2.2.2.3. Propriétés des céramiques cosmétiques....................................................26
2.2.2.3.1. Propriétés physico-chimiques des céramiques cosmétiques.............26
2.2.2.3.2. Propriétés biologiques des céramiques cosmétiques.........................26
2.2.2.3.3. Propriétés optiques des céramiques cosmétiques..............................27
2.2.2.3.4. La liaison céramique cosmétique / armature.....................................27
2.2.2.3.5. L'écaillage ou « chipping »................................................................28
2.2.3. Zircone..............................................................................................................29
2.2.3.1. Microstructure...........................................................................................29
2.2.3.2. Synthèse....................................................................................................30
2.2.3.2.1. Fabrication de la poudre et sa préparation pour pressage..................30
2.2.3.2.2. Préparation des blocs.........................................................................31
2.2.3.2.3. Frittage...............................................................................................31
2.2.3.3. Propriétés de la zircone.............................................................................32
2.2.3.3.1. Propriétés physico-chimiques de la zircone......................................32
2.2.3.3.2. Propriétés biologiques de la zircone..................................................32
2.2.3.3.3. Propriétés radiologiques de la zircone...............................................33
2.2.3.3.4. Le « chipping »..................................................................................33
2.2.4. Disilicate de lithium..........................................................................................34
2.2.4.1. Microstructure et synthèse........................................................................35
2.2.4.2. Propriétés du disilicate de lithium.............................................................38
2.2.4.2.1. Propriétés physico-chimiques du disilicate de lithium......................38
2.2.4.2.2. Biocompatibilité................................................................................38
2.2.4.2.3. Propriétés optiques du disilicate de lithium.......................................39
3. Facteurs cliniques.............................................................................................................41
3.1. Exigences esthétiques...............................................................................................41
3.1.1. Critères optiques...............................................................................................41
3.1.1.1. La zircone..................................................................................................41
3.1.1.2. Disilicate de lithium versus dioxyde de zirconium...................................43
3.1.1.3. Coloration du pilier ..................................................................................44
3.1.2. Espace disponible..............................................................................................44
3.1.2.1. Préparations...............................................................................................44
3.2. Emplacement sur l'arcade.........................................................................................45
3.2.1. En fonction de la nature du matériau................................................................45
3.2.2. Les différentes générations de zircone..............................................................46
3.3. Traitement de surface................................................................................................47
3.3.1. Traitements existants et impacts sur la dent antagoniste..................................47

12
3.3.1.1. Les céramiques d'émaillage.......................................................................47
3.3.1.2. La zircone..................................................................................................48
3.3.1.3. Le disilicate de lithium..............................................................................49
3.4. Assemblage...............................................................................................................51
3.4.1. Généralités .......................................................................................................51
3.4.1.1. Scellement.................................................................................................51
3.4.1.2. Collage......................................................................................................52
3.4.2. Implications cliniques.......................................................................................53
3.4.2.1. L'IDS et systèmes adhésifs amélo-dentinaires..........................................53
3.4.2.2. Zircone......................................................................................................54
3.4.2.2.1. Protocole Zircone..............................................................................55
3.4.2.3. Disilicate de lithium..................................................................................59
3.4.2.3.1. Protocole Disilicate de lithium..........................................................61
4. Synthèse............................................................................................................................64
5. Présentation de cas cliniques............................................................................................66
5.1. Cas d'un overlay en disilicate de lithium..................................................................66
5.2. Cas d'une couronne monolithique en zircone...........................................................68
5.3. Cas d'une couronne monolithique en disilicate de lithium.......................................69
6. Lexique.............................................................................................................................70
7. Conclusion........................................................................................................................72
8. Annexe..............................................................................................................................73
8.1. Annexe 1...................................................................................................................73
8.2. Annexe 2...................................................................................................................75
Références bibliographiques................................................................................................76

13
1. Introduction

Toujours considérée comme le gold standard de par un recul clinique inégalable, la


couronne céramo-métallique (CCM) semble répondre à toutes les indications. Un
prothésiste expérimenté est en mesure de masquer la chape métallique sous-jacente par le
biais d'une stratification adéquate, créant une restauration ayant l'apparence d'une dent
naturelle. Néanmoins, l'avènement de l'esthétique avec le rejet de plus en plus de patients
envers les armatures métalliques, l'ère du tout numérique, et l'apparition de nouveaux
matériaux céramiques permettent de se poser la question suivante : la CCM est-elle
toujours d'actualité ?
Effectivement, au cours des dix dernières années, la recherche en céramique
dentaire s'est concentrée sur la zircone et le disilicate de lithium en raison, entre autres, de
leur capacité mutuelle à être usinée avec la technologie de conception fabrication assisstée
par ordinateur (CFAO), que ce soit directement au cabinet dentaire ou au laboratoire de
prothèse. De plus en plus populaire, les restaurations en tout céramique offrent de surcroît
une solution plus esthétique, durable et biocompatible.
Malgré la tendance actuelle au « no post, no crown » décrite par Magne et le respect
du « gradient thérapeutique » présenté par Tirlet et Attal, la couronne possède toujours ses
indications spécifiques [104,156]. Une approche relativement récente, à la fois
fonctionnelle et esthétique, est de proposer une solution monolithique, c'est à dire
composée d'un seul bloc, à l'inverse de la CCM et des couronnes céramo-céramiques
(CCC).
Ce travail a donc pour but de mieux connaître la nature et les propriétés des
matériaux employés à la réalisation de couronnes monolithiques afin de mieux
appréhender leurs indications.
Ainsi une première partie décrit les céramiques dentaires, leur classification et plus
précisément, développe les matériaux utilisables en reconstitutions monolithiques et leurs
caractéristiques. Une deuxième partie expose les facteurs à prendre en compte lors du
choix du matériau de la couronne monolithique, notamment en fonction de leurs propriétés
intrinsèques mais aussi en fonction de critères cliniques.
Enfin, la troisième partie est une synthèse qui permet d'exposer les différentes indications
de ces reconstitutions.

14
2. Les céramiques en odontologie
2.1. Classification des céramiques dentaires

Les matériaux céramiques sont multiples et variés. Au cours des années, différentes
classifications ont été proposées. Différentes classifications existent :
1. en fonction de leur température de frittage :
– haute température de frittage : 1290°C à 1390°C,

– moyenne température de frittage : 1090°C à 1260°C,

– basse température de frittage : 870°C à 1065°C correspondant aux céramiques


cosmétiques (couronnes céramo-métalliques et céramo-céramiques),
– très basse température de frittage : 660°C à 780°C [31].

2. En fonction de la méthode de mise en forme :


– par soustraction de matériau (système d'usinage),

– par addition de matériau (injection sous pression, infiltration entre autres). Elles
sont toutefois la plupart du temps classées en 4 grands types : les céramiques
en barbotine, les céramiques préssées, les céramiques infiltrées et les
céramiques usinées [31].

Figure 1: Microstructure schématisée des trois familles de


céramiques et leurs propriétés de transparence et
résistance [49].

15
Malgré la valeur scientifique de ces classifications, cette dernière prédomine par
son application clinique directe :
3. en fonction de leur composition chimique et de leur microstructure (cf. Tableau 1).
En effet de la microstructure des céramiques en découle leur qualité optique, leurs
propriétés mécaniques ainsi que leur aptitude au collage :
– céramiques vitreuses : matrice vitreuse et particules cristallines dispersées,

– céramiques infiltrées : les particules sont frittées en premier lieu créant un


matériau poreux qui est secondairement infiltré de verre,
– céramiques polycristallines ou denses, il n'y a pas de phase vitreuse
[48,84,162].

Tableau 1: Classification selon la composition chimique et la microstructure


[31,48,49,150].

16
Les dernières avancées technologiques ont permis une redistribution des cartes
quant aux propriétés physiques de ces grandes familles de céramiques et la synthèse de
nouveaux matériaux telles que les céramiques avec matrice en résine (cf. Tableau 2).

Tableau 2: Les céramiques avec matrice en résine [1,150].

Les céramiques présentées ici sont celles dont les indications cliniques concernent
des restaurations monolithiques périphériques. Sont retrouvées dans ce groupement :
– les céramiques vitreuses feldspathiques renforcées :

– en leucite : pour les couronnes antérieures,

– en disilicate de lithium : pour les couronnes antérieures et postérieures ;

– les céramiques polycristallines en zircone stabilisée : pour les couronnes antérieures


et postérieures ;
– les céramiques avec matrice en résine tous types confondus : pour les couronnes
antérieures et postérieures (6).
Les matériaux présentant le plus de recul clinique actuellement et faisant consensus
dans la profession sont présentés ici : le disilicate de lithium et le dioxyde de zirconium
[61,89,146,161].

17
2.2. Caractéristiques
2.2.1. Rappels histologiques

L'étude des propriétés physico-chimiques et optiques guide la recherche en


biomatériaux. Afin d'obtenir des céramiques et un assemblage compatible avec le milieu
buccal est utilisé le principe du biomimétisme. L'étude du système d'attache parodontal
permet quant à elle un respect lors des préparations de cet espace physiologique et une
comparaison de la biocompatibilité des différents matériaux pouvant être employés.

2.2.1.1. L'émail

L'émail est le tissu le plus externe de la dent, il coiffe le complexe dentino-pulpaire


et est acellulaire. Il se remarque par sa dureté, tissu le plus calcifié du corps humain. Il
possède une phase minérale représentant 96% du tissu constituée d'hydroxyapatite et une
phase organique mineure.

Le collage amélaire date des années 1950, époque à laquelle le concept du


mordançage voit le jour grâce à Buonocore (12). Le mordançage recommandé est réalisé à
l'acide orthophosphorique de 32 à 40% [97]. Il permet d'éliminer la boue amélaire et donne
accès à la structure prismatique sous-jacente (13). Cette déminéralisation créée des
microporosités dans lesquelles la résine adhésive va venir s'infiltrer par attraction capillaire
ce qui va former la couche hybride amélaire (14). Selon l'orientation des prismes, les forces
d'adhérence amélaires vont varier, augmentant lorsque les prismes sont orientés
orthogonalement pas rapport à la surface (15). Un sablage ou éventuellement un léger
fraisage s'avère nécessaire si la couche d'émail aprismatique de surface est toujours
présente [48,144].

L'émail se caractérise par son opalescence, sa luminosité et sa translucidité (cf.


lexique). A ces propriétés s'ajoute l'état de surface d'une dent qui modifie les angles de
réfléxion de la lumière. Effectivement l'état de surface peut faire varier de façon non
négligeable la quantité et l'orientation de la lumière qui est réfléchie sur la surface du tissu
ou de la restauration. Différents paramètres influencent le comportement optique des
dents :
– l'état de surface, avec :

– sa macrogéographie : principalement à composantes verticales due à la


segmentation verticale de la dent par ses lobes bien distincts,
– et sa microgéographie sous forme de stries souvent horizontales

18
(les périkymaties). Plus la microgéographie de surface est importante, plus
l'aspect de la dent est mat. Plus la dent est « polie », plus son aspect est brillant
(cf. illustration 2).
– l'épaisseur : d'un point de vue physique, plus il y a de matière, plus la lumière est
absorbée. Ainsi, au niveau d'un bord libre fin la lumière traverse l'émail pour
donner une teinte translucide gris-bleu. Au niveau du corps de la dent, le
comportement est le même, un émail épais absorbe la lumière donnant une teinte
plutôt grise. Pour un émail plus fin, la lumière est moins absorbée et une plus
grande quantité est réfléchie par la dentine, révélant sa couleur. Ce phénomène de
rélfexion-diffusion de la lumière se retrouve au niveau du bord cervical, illuminant
ainsi les papilles [9].

Figure 2: Macrogéographie et
microgéographie d'une incisive
centrale maxillaire naturelle [109].

En denture naturelle, ces caractéristiques de surface sont variables d'un individu à


l'autre et évoluent sous différentes actions érosives du brossage, des muscles péri-oraux et
de la mastication. Ainsi lors de la réalisation de reconstitutions prothétiques, il convient de
se rapprocher au mieux des valeurs dentinaires ou amélaires de macrogéographie et
microgéographie en copiant les dents adjacentes, mais aussi des valeurs de réfraction
lumineuse en employant le bon matériau (16).

Tableau 3: Indice de réfraction des tissus dentaires ainsi


que de quelques matériaux dentaires [49].

19
2.2.1.2. La jonction amélo-dentinaire

Cette zone de transition entre l'émail et la dentine va jouer un rôle important en


permettant une déformation plastique faisant office de « joint » entre l'émail et la dentine
aux modules d'élasticité différents (Tableau 3) ou encore dans l'arrêt de la propagation des
fissures (17).

2.2.1.3. La dentine

Ce tissu est en contact direct avec la pulpe, il est recouvert par l'émail au niveau
coronaire. La dentine se compose d'une phase minérale à 70%, de matières organiques à
20% et enfin de 10% d'eau (18). Ses propriétés mécaniques ainsi que celle de l'émail sont
décrites dans le tableau 4 ci-dessous.

Tableau 4: Propriétés mécaniques de l'émail et de la dentine [48]

Le collage dentinaire est demeuré longtemps problématique, tissu plus hydrophile


et moins organisé que l'émail. Un mordançage est nécéssaire de 15 secondes permettant
une rugosité de surface et une réduction de la tension superficielle (19). Deux objectifs
sont à compléter afin d'obtenir un collage concluant à la dentine : le premier est la
pénétration des tubuli dentinaires ancrant mécaniquement la résine adhésive au sein de la
dentine (ces prolongations de résine sont nommées digitations ou « Tags ») comme
présentée dans l'illustration 3. Le second est d'infiltrer les fibrilles de collagène situés dans
la dentine intertubulaire déminéralisée formant la couche hybride dentinaire (20). Ainsi une
couche hybride se forme lorsque les monomères adhésifs infiltrent les fibrilles de collagène
de la dentine déminéralisée. La teinte et la saturation ainsi que la fluorescence d'une dent
sont dues à son noyau dentinaire.

20
Figure 3: Photo au MEB présentant les tags de résine et
leurs interconnexions[48].

2.2.1.4. Le système d'attache parodontal

Lors de leur éruption les dents transpercent le tapis épithélial. Celui-ci a un rôle
fondamental qui est de protéger les structures anatomiques sous-jacentes des contraintes
biologiques et mécaniques. Pour se faire, la gencive forme une attache à la fois épithéliale
et conjonctive sur la surface de la dent. L'attache épithéliale (AE) possède une fonction
protectrice biologique, tandis que l'attache conjonctive (AC) confère une stabilité
mécanique. L'espace biologique (EB) correspond à l'ensemble des ces deux structures
comme présenté dans la figure 4.

Figure 4: Schéma représentant l'espace biologique (EB) et le complexe


dentogingival (CDG). SG: sulcus gingival ; EJ: epithélium de jonction ; TC: tissu
conjonctif ; AE attache épithéliale ; AC: attache conjonctive [172].

21
Sa taille est d'environ 2,04 mm calculée comme la somme de l'AC (1,07 mm) et de l'AE
(0,97 mm) [71,158,172].

La prise en compte de l'EB a un intérêt clinique majeur pour la restauration


prothétique lorsque les limites marginales de la restauration sont positionnées à un niveau
intrasulculaire que ce soit pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles. Effectivement, si
la limite s'étend apicalement au fond du sulcus jusqu'à la zone d'AE ou d'AC, la zone de
contact microbiologique va être déplacée apicalement. Le parodonte réagit au non-respect
de l'EB par des phénomènes d'ajustement et d'adaptation dans les zones de l'AE et de l'AC.
Les deux réponses possibles sont représentées dans l'illustration 5. Dans ce cas, pour
permettre au parodonte de restaurer l'EB, le praticien doit rétablir la distance entre l'os
alvéolaire et la limite de la restauration en réduisant l'os à la hauteur appropriée par une
procédure chirurgicale ou orthodontique [108,118,172].

La règle d'or à retenir est : si la limite de la restauration doit être placée dans le
sulcus, la limite de préparation doit être placée coronairement au fond du sulcus pour
respecter l'EB [110].

Figure 5: Photos illustrant le non-respect de l'espace biologique provoquant une


réponse autorégulée associée : (a) à une perte osseuse alvéolaire et la formation d'une
récession gingivale ; (b) ou à l'apparition d'une inflammation gingivale chronique
[172].

Le choix d'une limite supra-gingivale dans le cadre de reconstitutions coronaires


dans le but de réaliser un collage permet d'éviter ce type de désagréments, néanmoins la
réalisation de reconstitutions coronaires scellées nous obligent à rester vigilant quant aux
principes de bases à respecter.

22
Des techniques permettent de connaître la taille de cet EB afin d'éviter sa violation,
elles sont décrites dans la figure 6 ci-dessous.

Figure 6: Techniques employées pour respecter l'espace biologique: (a)


sondage de l'attache parodontale ; (b) sondage de la totalité du complexe
dento-gingival. L'inserttion d'un fil rétracteur dans la partie coronale de
l'épithélium de jonction avant la préparation permet de protéger les structures
plus apicales (c ) [172].

2.2.2. Les couronnes céramo-métalliques (CCM)


2.2.2.1. Microstructure

Figure 7: Une CCM pour une incisive maxillaire antérieure


[173].

Les couronnes céramo-métalliques sont constituées d'une infrastructure métallique,


le plus souvent en alliage non précieux, recouverte d'une céramique feldspathique
cosmétique visible sur l'illustration 7 ci-dessus.
Les alliages non précieux pourront être en chrome-cobalt (Cr-Co) ou encore en
titane. Le plus souvent pour les CCM, le Cr-Co est le plus utilisé. Sa composition est de
l'ordre de minimum 60% de cobalt et 20% de chrome afin d'éviter la corrosion. Les
éléments tels que le silicium ou le manganèse améliorent leur coulabilité (23).

23
Sur la base de la classification des céramiques en fonction de leur composition
chimique et de leur microstructure, la céramique cosmétique stratifiée pour les CCM et
Couronnes Céramo-Céramiques (CCC, même structure que pour les CCM mais l'armature
est elle-même en céramique) appartient aux céramiques à base vitreuse. Dans cette classe
existe différentes sous catégories, les céramiques feldspathiques composées de kaolin,
feldspath naturel et de quartz et les céramiques de synthèse : soit à base de leucite soit de
fluoroapatite.
Les céramiques feldspathiques sont composées d'oxydes tels que l'oxyde de
silicium (SiO2) de 50 à 78% dans les matrices vitreuses et cristallines et d'oxyde
d'aluminium (Al2O3) à moins de 10% dans la phase vitreuse. Ces oxydes augmentent la
température de cuisson, la tension superficielle, la résistance et la rétraction à la cuisson.
Des oxydes alcalins (oxyde de sodium ( Na2O), oxyde de potassium (K2O), oxyde de
calcium (CaO), dioxyde de titane (TiO2) et oxyde de lithium (Li2O)) sont présents à une
teneur de 10 à 17%. Ils modifient essentiellement la phase vitreuse en diminuant les
températures de ramollissement et de solidification et en abaissant la viscosité. Ils
augmentent aussi le coefficient de dilatation thermique en dessous de la température de
transition vitreuse et améliorent la résistance [48].
Les céramiques stratifiées sur une infrastructure métallique non précieuse
correspondent aux actuelles CCM. Elles sont usuellement à base de leucite. L'addition de
leucite au verre feldspathique de l'ordre de 15 à 25% en volume a mené à l'obtention d'une
céramique cosmétique au coefficient de dilatation thermique compatible avec le métal
sous-jacent. La leucite (KalSi2O6) est un alumino-silicate de potassium qui présente une
structure tétragonale à température ambiante et qui subit une transformation de phase,
passant de la phase tétragonale à la phase cubique à 625°C accompagnée d'une expansion
volumique de 1,2%. Le résultat est un coefficient de dilatation thermique augmenté mais
aussi un coefficient de contraction thermique légèrement inférieur à celui du métal afin de
placer la céramique en compression. Les principaux défauts de ce type de matériau sont la
porosité mais aussi les microfissures dues à un coefficient de dilatation thermique
différentiel entre la leucite et la matrice vitreuse. Heureusement le frittage permet de
réduire la porosité finale des restaurations [40].

Figure 8: Microstructure de la céramique feldspathique


[40].

24
2.2.2.2. Mise en oeuvre

La céramique d'émaillage ou cosmétique est constituée d'une poudre et d'un liquide


d'apport. La mise en œuvre est réalisée selon la technique de la barbotine. Celle-ci consiste
à créer une suspension de poudre de céramique dans de l'eau avant de venir l'appliquer sur
un support pour lui donner la forme souhaitée [48]. Les deux éléments sont donc mélangés,
déposés sur l'infrastructure après pose d'un opaque sur une infrastructure métallique ou
d'un liner sur une infrastructure céramique. Le prothésiste va venir apporter
successivement des masses dentine de plus en plus saturées et plus opaques, puis des
masses incisales plus translucides (cf. Figure 9 ci-dessous).

Figure 9: Etapes de stratification des masses


dentine et incisale [173].

Ensuite la céramique est frittée (cf. lexique) plusieurs fois selon les couches
restitutant la morphologie coronaire à réaliser sous vide permettant la suppression de la
majeure partie des inclusions gazeuses (qui sont responsables des fractures de céramique).
Au fur et à mesure des cuissons, le retrait du matériau est de plus en plus visible, il y aura
alors passage d'une céramique d'aspect granuleux jusqu'au biscuit où l'on obtient un retrait
presque complet traduit par une surface d'apparence plus lisse. La caractérisation de
surface asociée au travail de la forme sont primordiaux à l'obtention d'une reconstitution
prothétique esthétique. Une glasure est ensuite appliquée, il s'agit d'une poudre de
céramique incolore dont le point de fusion est égal ou inférieur à celui de la céramique
sous-jacente et donnant une fine couche vitreuse et lustrée (23).

Figure 10: Fidèle reproduction de fêlures amélaires, de


mamelons et ajout d'effets dans le tiers incisal [173].

25
2.2.2.3. Propriétés des céramiques cosmétiques
2.2.2.3.1. Propriétés physico-chimiques des céramiques cosmétiques

L'intervalle de fusion des alliages non précieux en Cr-Co, compris entre 1050 et
1250°C est plus élevé que celui des alliages précieux. Il faut donc maîtriser parfaitement la
châine de fonderie avec des moyens de chauffe performants pour éviter la formation de
carbures, et utiliser des revêtements très résistants capables de compenser le retrait lié au
refroidissement. Leur rigidité est très importante entre 210 et 250 Gpa tandis que leur
résistance à la fléxion varie de 500 à 600 Mpa. Cet avantage permet de réduire l'épaisseur
des pièces prothétiques de façon significative permettant une stratification (0,2 mm au lieu
de 0,4 mm pour les alliages précieux). Ces alliages sont donc particulièrement indiqués
lorsque la hauteur disponible des éléments prothétiques est trop faible pour pouvoir
dégager les embrasures. Leur dureté est élevée (280<HV<365) (23).

Les propriétés mécaniques des céramiques feldspathiques sont les plus basses des
matériaux céramiques utilisés en dentisterie [40,141]. Leurs différentes valeurs sont
retrouvées dans le tableau 5.

Tableau 5: Propriétés des céramiques cosmétiques (1).

2.2.2.3.2. Propriétés biologiques des céramiques cosmétiques

Les propriétés biologiques des alliages non nobles en chrome-cobalt sont en général
très bonnes, en effet il est admis que les alliages contenant plus de 20% de chrome peuvent
être considérés comme stables en milieu buccal. Cependant la libération d'ions métalliques
toxiques peut engendrer des tatouages gingivaux ainsi que des récessions tissulaires
marginales. De plus, il existe des allergies au chrome [7,164].
Les céramiques quelle que soit leur composition sont des matériaux bio-inertes ce
qui leur confère une parfaite tolérance biologique, pulpaire et parodontale [159]. Elles sont

26
chimiquement stables : elles sont inattaquées par les fluides buccaux. Elles se caractérisent
aussi par leur inertie électrique. Il faut cependant noter que la présence d'impuretés au sein
du matériau induit la corrosion aux joints de grain. Ainsi moins il y a d'impuretés,
meilleure est la résistance à la corrosion et donc meilleure est la biocompatibilité. Les
tissus dentaires et la gencive marginale ont une grande tolérance vis à vis de la céramique
mais qui reste dépendante de deux grands facteurs : l'état de surface du matériau et le
respect des principes fondamentaux de la prothèse fixée. La texture du matériau c'est à dire
ses micro et macroporosités va influencer positivement l'accumulation de plaque dentaire,
la traitement de surface final devra être optimal afin de limiter au maximum les quelques
porosités qui peuvent persister à la surface de la céramique. Sinon elles constituent des
zones de progression bactérienne et de stagnation des fluides buccaux et par voie de
conséquence des zones à fort risque parodontopathogène. Concernant le respect des
principes de prothèse fixée, l'épaisseur cervicale nécessaire pour une CCM est plus
importante que pour celle d'une simple CC, il faudra donc veiller à l'absence de
surcontours de façon à ne pas compromettre la santé parodontale. La modification de la
morphologie interne du sillon gingivo-dentaire accroît le dépôt bactérien conduisant à
moyen et long terme à une inflammation gingivale éventuellement associée à des caries et
à une destruction parodontale [55,83]. Néanmoins il faut savoir que la réponse tissulaire est
excellente et supérieure à toute autre reconstition prothétique classique mise dans les
mêmes conditions d'hygiène et de maintenance [20].

2.2.2.3.3. Propriétés optiques des céramiques cosmétiques

Un opaque est appliqué initialement sur l'armature afin de la masquer et d'assurer


l'accroche de la céramique cosmétique dessus. Le caractère esthétique limité des CCM est
dû majoritairement à la présence d'un joint dento-prothétique visible avec le temps
(tatouage gingival par les oxydes métalliques) associé à une translucidité relative de par la
chape métallique.

2.2.2.3.4. La liaison céramique cosmétique / armature

La liaison entre la céramique cosmétique avec le matériau d'infrastructure est sous


la dépendance de 3 types d'interactions lors du frittage et au cours du refroidissement de la
céramique :
– la première interaction est physico-chimique correspond à la mouillabilité de la
céramique à l'état pâteux sur la surface de l'infrastructure. Celle-ci va dépendre de
sa tension superficielle à la température de frittage. Ainsi dans le cas des CCM , un
bon étalement de la céramique est obtenu à l'état pâteux en augmentant l'énergie
superficielle de l'alliage par oxydation préalable,

27
– la seconde interaction est purement chimique. Elle est l'aboutissement complexe
d'oxydo-réductions aux interfaces.
– La dernière est d'ordre mécanique : deux phénomènes se couplent, l'ancrage de la
céramique après refroidissement dans les rugosités de surface de l'infrastructure. A
l'échelle macroscopique cette rugosité sera obtenue par sablage, tandis qu'à l'échelle
microscopique par la dissolution sélective de certaines phases de l'alliage pour les
CCM. Et enfin la mise en compression de la céramique due à une légère différence
de contraction entre le matériau d'infrastructure et de la céramique cosmétique lors
du refroidissement (jusqu'à environ 10% inférieur à celui du matériaux de
l'infrastructure) [48,141].

2.2.2.3.5. L'écaillage ou « chipping »

Le principal défaut des CCM et CCC concerne la couche cosmétique réalisée par
stratification manuelle qui présente des petites fractures type écaille appelées « chipping ».
Les premières fractures qui ont été relevées sont dues à une incompatibilité entre les
coefficients de dilatation thermique des deux matériaux [133,136].
Le standard-étalon actuel qu'est la CCM due à son recul clinique important permet
de comparer les performances cliniques des CCC à celles-ci [40,56]. Les résultats d'études
sur l'incidence de fracture de la céramique cosmétique des CCM su 5 ans était d'environ
5,7%, tandis que des études plus récentes présentent une incidence plus élevée voire
comparable pour le chipping concernant les CCC [122,136]. Néanmoins, d'autres études
présentent l'écaillage comme étant le mode le plus fréquent d'échec clinique pour les CCC
à base zircone [56]. Effectivement, la liaison céramo-métallique constitue actuellement une
référence en termes de résistance au cisaillement. Si la liaison entre une vitrocéramique
d'armature et la céramique feldspathique sus-jacente est bonne compte tenu de la nature
identique des matériaux, il n'en est pas de même entre la zircone et la céramique
feldspathique [29,90,98]. La notion d'échec retrouvée dans la majorité des publications
concerne la survenue durant l'étude de toute complication après scellement notamment la
fracture de la céramique cosmétique même minime [117].
Ainsi se pose la question de l'utilisation de couronnes monolithiques dont la
résistance à la fracture s'avère être nettement supérieure à celles des CCM et CCC sujettes
à l'écaillage et à la fissuration radiale [59,171].

28
2.2.3. Zircone
2.2.3.1. Microstructure

La zircone correspond à une céramique polycristalline pure de haute densité


caractérisée par l'absence de phase vitreuse (1).
Elle existe en 3 différentes phases cristallographiques selon la température où elle
se situe (cf. figure 11) :
– zircone monoclinique : stable jusqu'à 1170°C,

– zircone tétragonale ou quadratique : stable entre 1170°C et 2370°C,

– zircone cubique : stable de 2370°C jusqu'au point de fusion de 2680°C


[106,120,148].

Figure 11: Les trois phases cristallographiques de la zircone [148].

Ces 3 phases présentent des propriétés mécaniques totalement différentes, en effet


seule la phase tétragonale possède les propiétés mécaniques recherchées de la zircone.
Cependant, dans les années 1990 les ingénieurs céramistes apprennent à stabiliser la
forme tétragonale haute température de la zircone à température ambiante en additionnant
une faible quantité d'oxydes tels que le MgO, CaO ou l'oxyde d'Yttrium (Y2O3) donnant
naissance à la zircone Y-TZP (Yttrium – Tétragonale Zircone Polycristalline). Des
restaurations prothétiques en zircone dopée pourront être envisagées [106,131].
Ainsi cette zircone stabilisée est métastable sous sa forme tétragonale à température
ambiante ce qui signifie qu'elle peut localement se transformer en structure monoclinique
(1).
L'énergie libérée par la propagation d'une microfissure dans le matériau sous
contrainte va enclencher localement une transformation tétragonale-monoclinique des
grains adjacents à la microfissure (cf. figure 12). L'augmentation de volume associée va
ralentir puis bloquer la microfissure. Il en résulte une augmentation importante de la
résistance à la fléxion et la tenacité [26,106,131,148].

29
Figure 12: Transformation de la zircone de la phase tétragonale
à la phase monoclinique (35,39,40).

2.2.3.2. Synthèse

La difficulté de mise en œuvre de la technique de frittage est qu'elle nécessite une


haute température et une haute préssion pour de petites restaurations. Frank Filser propose
et valide en 2001 le concept d'usinage direct de la zircone sous la forme de blocs préfrittés
[53].

2.2.3.2.1. Fabrication de la poudre et sa préparation pour pressage

La matière première est le sable zirconifère contenant du zircon constitué à 67% de


zircone. Ce sable est purifié par différentes décompositions chimiques et thermiques
jusqu'à l'obtention d'oxydes de zirconium auxquels est ajouté entre autres 5,15% d'un sel
d'yttrium. Une hydrolyse puis un séchage et enfin une calcination permettent l'obtention
d'une poudre désagglomérée et broyée. Une taille critique des grains (0,6 μm) est fixée afin
d'assurer la stabilité de la phase tétragonale.
Afin de la mettre en forme avant frittage, une barbotine est réalisée avec la poudre
de zircone à laquelle est incorporée des éléments minéraux (colorants entre autres) et
organiques (lubrifiants, plastifiants, colles). Puis la poudre est atomisée, c'est à dire
transformée de l'état de liquide à de fines particules solides.

30
Figure 13: Préparation de la poudre de dioxyde de zirconium
[148].
2.2.3.2.2. Préparation des blocs

Cette morphologie de poudre lui procure une excellente coulabilité permettant un


remplissage aisé de moules polymères déformables.
Une pression isostatique appliquée sur toute leur surface (jusqu'à 3000 bars) assure une
élimination de tout espace entre les grains pour l'obtention d'une densité homogène.
Un préfrittage vers 1000°C lui confère une solidité suffisante pour un usinage aisé
avec des outils appropriés (carbures de tungstène ou diamantés). La qualité du préfrittage
influe sur la précision d'ajustage: ce préfrittage doit être homogène et la densité doit être
précisément déterminée pour adapter le pourcentage de surdimenssionnement.

2.2.3.2.3. Frittage

S'il subsiste des défauts entre les grains, les propriétés mécaniques du matériau en
seront altérées. Il existe 2 types de frittage :
– le frittage naturel réalisé dans un four en milieu atmosphérique oxydant à une
température variant entre 1350°C et 1500°C. La plupart des systèmes de fabrication
de pièces prothétiques en zircone ont recours aujourd'hui à ce type de frittage.
– Le frittage sous haute pression isostatique HIP (Hot Isostatic Pressure). Ce
traitement consistant à exercer une pression pouvant aller jusque 2000 bars dans
une chambre de chauffe permettant de continuer à améliorer les propriétés
mécaniques en augmentant légèrement la densité du matériau par homogénéisation
de la matière. Mais du fait de son coût, et de la difficulté de frittage engendrée ce
post-traitement n'est utilisé que dans des cas particuliers (par exemple pour des
implants, des pièces mécaniques et l'aéronautique).

31
2.2.3.3. Propriétés de la zircone
2.2.3.3.1. Propriétés physico-chimiques de la zircone

La zircone dite traditionnelle, de faible translucidité utilisée pour les chapes des
couronnes céramo-céramiques a fait ses preuves tant au point de vue de ses propriétés
mécaniques (Tableau 6) que pour son comportement pratique [12,39,112,116].

Tableau 6: Propriétés physico-chimiques de la zircone traditionnelle (3Y-TZP)


[8,23,31,37,43,84,95,101,127].

• Dégradation en milieu humide

La tendance à l'hydrolyse de la zircone, phénomène dû à la transformation de la


phase cristallographique tétragonale en phase monoclinique est quasiment neutralisée par
l'adjonction d'additifs tels que l'oxyde d'yttrium, de magnésium ou d'aluminium limitant
ainsi le vieillissement par le contrôle de la taille des grains. De plus les chapes de zircone
sont recouvertes soit de céramique cosmétique lors de la réalisation de CCC, soit de
glasure lors de la réalisation de couronnes monolithiques.

2.2.3.3.2. Propriétés biologiques de la zircone

La norme ISO 6872 - ISO étant l'Organisation Internationale de Normalisation -


correspond à la norme internationale spécifiant les exigences et les méthodes d'essai
correspondantes relatives aux matériaux céramiques dentaires pour les restaurations et les
prothèses tout céramique et céramo-métallique. Ainsi grâce à une solubilité en milieu acide
inférieure à 20μg/cm2 établit par les normes 6872 et 9693 la zircone est considérée
particulièrement résistante aux attaques chimiques [31].
De même, elle est classifiée comme une bio-céramique inerte et répond à la norme
d'évaluation biologique des dispositifs médicaux ISO 10993 [42]. En effet, basé sur
différentes études, la zircone s'est avérée être une céramique biocompatible, c'est à dire non

32
cytotoxique et non mutagène [18,32]. En comparaison àu disilicate de lithium, la meilleur
migration cellulaire a été observé sur les céramiques à base de dioxyde de zirconium
[18,42]. De plus son faible pouvoir conducteur permet d'isoler thermiquement la chambre
pulpaire autorisant la réalisation de restaurations prothétiques sur dents vitales.

L'absence d'utilisation de métal dans ce type de restaurations permet un meilleur


respect de l'environnement parodontal avec l'absence de couche d'oxydation à la surface du
matériau d'infrastructure qui libère des ions toxiques pouvant induire une inflammation
gingivale [69,92,102,125]. L'adaptation marginale des couronnes full-zircone est identique
que celle des couronnes céramo-métalliques (due à la précision d'usinage de ce matériau)
[54,80,99,107,114,130]. Néanmoins certaines études émettent des réserves quant aux
variations des résultats de l'ajustage en fonction de la chaîne CFAO employée et des
variables à adaptation manuelle (l'ajustage marginal pouvant varier de plus de 40 microns)
[130].

2.2.3.3.3. Propriétés radiologiques de la zircone

La radioactivité des céramiques dentaires ne doit pas dépasser 1,00 Bq/g d'uranium
238 ce qui est le cas également avec les poudres de ZrO2 actuelles (0,001 à 0,007 Bq/g).
La présence dans certaines poudres d'oxyde en particulier de zirconium d'impuretés
radioactives a fait craindre au début des années 1990 une radioactivité importante des têtes
fémorales de prothèses de hanche en zircone. L'utilisation actuelle de poudres très pures
pour la fabrication des diverses prothèses médicales a rendu la radioactivité extrêmement
faible (environ 100nGy/h) comparable à certaines prothèses en alumine ou en métal [95].

2.2.3.3.4. Le « chipping »

Les premières zircones utilisées en odontologie, c'est à dire l'3Y-TZP (3 mol %


Yttria-stabilized Tetragonal Zirconia Polycrystals) aussi nommée zircone
traditionnelle/conventionnelle ou de 1ère génération sont blanches et opaques. La première
utilisation possible est de réaliser une couronne comprenant 2 parties, la première avec un
matériau cœur en zircone de 1ère génération et par dessus une stratification de céramique
cosmétique. Néanmoins comme cité un peu plus haut, le phénomène d'écaillage reste le
facteur limitant à l'utilisation de ces couronnes, ce qui a favorisé le développement de
nouvelles zircones utilisables en technique monolithique [68,139].
En effet, cliniquement comme en laboratoire une fracture peut être observée. Il faut
savoir que celle -ci n'est jamais située à l'interface entre le matériau cœur et la céramique

33
cosmétique mais toujours dans la céramique cosmétique. Une toute petite couche de
céramique reste sur le matériau d'infrastructure ce qui permet de définir cette fracture
comme une fracture cohésive [134,171].
Les résultats des études ont abouti à des changements de méthodologie en
modifiant la conception de l'infrastructure pour procurer un soutien de la céramique
cosmétique au niveau cuspidien, une absence de contacts mésiaux ou distaux en occlusion,
une couche de céramique cosmétique fine ne dépassant pas 1,5mm et enfin en mettant en
place un concept occlusal avec guidage incisivo-canin pour éviter tout contact fort lors des
trajets excursifs mandibulaires [125,138]. Ainsi une conception optimisée de l'armature,
favorisant le soutien occlusal et une épaisseur homogène de porcelaine cosmétique
réduisent le nombre et la surface des éclats (visible sur la figure 14 ci-dessous)
[46,58,96,128,134]. Les autres causes potentielles de défaillance de la céramique incluent
des coefficients d'expansion thermique incompatibles entre matériau d'infrastructure et la
céramique cosmétique, un stress thermique résiduel dans le matériau cœur, la qualité du
logiciel de CFAO et des différences de module d'élasticité.

Figure 14: Infrastructure d'une CCC assurant un soutien idéal


des cuspides, prévenant du risque de fracture du matériau
cosmétique [125].

2.2.4. Disilicate de lithium

Le disilicate de lithium a gagné en popularité après le lancement en 1998 de l'IPS


Empress® 2 d'Ivoclar Vivadent. Pour augmenter entre autres la résistance et le coefficient
de dilatation thermique, les fabricants ont ajouté des particules cristallines. La phase
cristalline formée est un disilicate de lithium représentant environ 70% du volume de la
vitrocéramique. En comparaison avec les vitrocéramiques enrichies en leucite, le disilicate
de lithium a de meilleurs propriétés mécaniques [40,57,81,145,165].

34
2.2.4.1. Microstructure et synthèse

Initialement le disilicate de lithium a été obtenu par fusion d'un verre feldspathique
qui a ensuite été moulu afin d'obtenir par un procédé de cristallisation des blocs soit pour
technique préssée soit pour CFAO. La cristallisation du disilicate de lithium est contrôlée
par un cycle de chauffage dans lequel le métasilicate de lithium (Li2Si2O3) réagit avec la
phase vitreuse (SiO2) pour produire du disilicate de lithium (LiSi2). Le métasilicate de
lithium est nuclé à partir du verre de base amorphe (Li3PO4) aux températures initiales de
cycle. Plus tard la vitrocéramique enrichie en disilicate de lithium a subi quelques
changements et a donné lieu à l'IPS e.max® composé de: SiO2, Li2O, K2O, ZnO, P2O5,
Al2O3 et de ZrO2, qui possède de meilleures propriétés mécaniques principalement en
raison de la diminution de la taille des plaquettes de cristaux ainsi que de l'augmentation de
l'imbrication entre ceux-ci [40,145,150]. Les cristaux vont être imbriqués en forme de
plaque orientés de manière aléatoire (cf. figure 15). Ceci est idéal du point de vue de la
résistance du matériau car les cristaux en forme d'aiguille provoquent une déformation et
une ramification qui va ainsi permettre une meilleure résistance à la propagation des
fissures fournissant une augmentation de la résistance à la flexion [85,143].

Figure 15: Structure cristallographique du disilicate


de lithium présentée par des couches de SiO4
tétraèdres [40].

35
Figure 7: Composition de l'IPS
e.max®(65,69,96,100).

Le disilicate de lithium en technique pressée contient environ 65 à 70% en volume


de cristaux de disilicate de lithium (Li2O-2SiO2) avec environ 1% de porosité. Toutes les
études semblent convenir que les mécanismes conduisant à la cristallisation du disilicate de
lithium sont complexes en raison de la présence de phases cristallines nanométriques. La
microstructure finale consiste en des cristaux de disilicate de lithium hautement imbriqués
de 3 à 6 μm de long et de 0,8μm de diamètre dont l'orientation aléatoire permet
d'augmenter les propriétés mécaniques comparativement aux céramiques feldspathiques
renforcées [143]. Tandis que la compatibilité entre la phase vitreuse et les cristaux permet
l'obtention d'une forte translucidité.

Figure 17: Microstructure de la céramique Figure 16: Microstructure de la céramique en


en disilicate de lithium en technique usinée disilicate de lithium en technique préssée
[74]. [40].

Figure 18: Cristaux imbriqués de la


céramique en dilisicate de lithium [40].

36
Quand ce matériau est usiné, il est issu de la cristallisation d'un verre précurseur de
SiO2 – Li2O en disilicate de lithium (Li2Si2O5) et de métasilicate de lithium (Li2SiO3) en
plus faible quantité [40,74]. Dans un état entièrement fritté mais partiellement cristallisé, la
céramique est plus facile à usiner et présente une résistance modérée de l'ordre de 130MPa
à 150MPa. En fonction du prétraitement par cristallisation des blocs de céramique de deux
niveaux de translucidité peuvent être obtenus :
– le disilicate de lithium à Haute Translucidité (HT) contient moins et de plus grands
cristaux de métasilicate de lithium à l'état précristallisé,
– tandis que le matériau à faible (Low) translucidité (LT) contient une densité plus
élevé de plus petits cristaux.

Figure 19: (A) Céramique HT partiellement cristallisée. (B)


Céramique HT totalement cristallisée. (C) Céramique LT
partiellement cristallisée. (D) Céramique LT totalement cristallisée
[40].

Après un traitement thermique de cristallisation complet à 850°C pendant 20 à


31minutes, la céramique HT présente des couches de cristaux de disilicate de lithium de
taille 1,5 x 0,8μm dans une matrice vitreuse. Tandis que la céramique LT entièrement
cristallisée présente une haute densité de petits cristaux de disilicate de lithium entrecroisés
de taille 0,8 x 0,2μm associés à des cristaux de phosphate de lithium. Après cristallisation
complète, selon les données du fabricant la résistance à la flexion est de l'ordre de 360 Mpa
contre 400 Mpa pour les lingotins pressés, alors que des études ont rapporté une résistance
de l'ordre de 262 +/- 88 Mpa.

37
2.2.4.2. Propriétés du disilicate de lithium
2.2.4.2.1. Propriétés physico-chimiques du disilicate de lithium

La résistance à la flexion après le traitement thermique de cristallisation complet du


disilicate de lithium à usiner est de 360MPa contre 400MPa pour le disilicate de lithium en
technique pressée.

Tableau 8: Propriétés physico-chimiques du disilicate de


lithium[4,11,24,43,52,74,75,101,127,170].

2.2.4.2.2. Biocompatibilité

La revue de la littérature a permis de mettre en évidence que les céramiques à base


de disilicate de lithium ne sont pas biologiquement inertes. En effet, elles provoquent une
diminution de l'activité mitochondriale de 50 à 70%. Il existe donc un risque biologique
initial qui cependant diminue rapidement avec le temps. Les auteurs formulent l'hypothèse
que ce phénomène serait lié à la perte d'éléments présents dans le matériau. Il est
également important de spécifier que si les prothèses à base de disilicate de lithium
subissent un polissage soigneux ce risque d'apparition de réactions cellulaires s'avère
négligeable [15,55].
Concernant l'ajustage marginal des couronnes, il n'existe pas de consensus actuel
sur une limite cliniquement acceptable d'adaptation marginale, cela peut varier de 75 μm à
120 μm selon les auteurs [25,70,82,154]. Des écarts inférieurs à 100 μm semblent être
cliniquement acceptables [114,137,168]. Une revue de la littérature a conclu que les
couronnes réalisées en CFAO présentent une adaptation marginale compatible avec les
limites d'acceptabilité clinique (ici inférieure à 100 μm). Néanmoins, il n'existe à ce jour
pas de résultat probant quant à la différence d'ajustage entre une couronne préssée ou une
couronne usinée. Effectivement, des études présentent qu'avec la CFAO, l'ajustage
marginal est supérieur à la technique de préssée, ou d'autres avancent qu'il n'existe pas de
différence significative d'adapation marginale entre les deux procédés [25,60,86].
Concernant l'ajustage marginal de couronnes monolithiques usinées en disilicate de
lithium en comparaison à l'ajustage de CCM, une étude présente qu'il existe effectivement

38
des variables dans le procédé CFAO qui impactent l'ajustage marginal et interne et qu'ainsi
l'espace marginal des couronnes en disilicate de lithium semble être supérieur à celui des
CCM sans toutefois être significativement différent [113].

2.2.4.2.3. Propriétés optiques du disilicate de lithium

L'avantage des céramiques au dislicate de lithium est d'une part d'avoir une opacité
suffisante dans les cas de dyschromies légères et d'autre part d'avoir une translucidité
suffisante pour laisser la lumière se diffracter au cœur du biomatériau [16].
Actuellement la marque phare du disilicate de lithium est représenté par IPS e.max
Press® qui présente des lingotins en version polychrome constitués d'un dégradé de
translucidité entre dentine et incisal et en version monochrome en 5 degrés de
translucidité :
• HT pour High Translucency,

• MT pour Medium Translucency,

• LT pour Low Translucency,

• MO pour Medium Opacity,

• et HO pour High Opacity.

Figure 20: Translucidité des différents matériaux utilisés


en dentisterie prothétique (14).

Selon les données du fabricant, les seules céramiques utilisables pour les couronnes
monolithiques sont les lingotins MT et LT ou encore ceux en version polychrome pour les
couronnes antérieures, postérieures et les bridges de 3 éléments jusqu'à la deuxième
prémolaire en technique de cut back ou de simple maquillage [75].

39
Pour la gamme IPS e.max CAD®, c'est à dire en technique usinée, des lingotins de
trois degrés de translucidité sont proposés : HT, LT et MO. Là aussi, les seuls lingotins
utilisables pour la réalisation de couronnes monolithiques sont les HT et LT pour les
couronnes antérieures, postérieures et les bridges de 3 éléments jusqu'à la deuxième
prémolaire en technique de « cut back » ou de simple maquillage [74].

Figure 22: Initialement: Couronnes Figure 21: Couronnes monolithiques en


Céramo-Métalliques sur 11 & 21 [143] disilicate de lithium (IPS Empress 2®) sur 11
& 21[143]

Un élément très important à prendre en compte sur les qualités optiques du


matériaux est la coloration du pilier, dyschromié ou non. Un teintier spécifique existe que
ce soit pour la gamme usinée ou pour la gamme pressée présenté ci-dessous.

Figure 23: Influence de la coloration du pilier sur une même teinte de lingotin
pour la technique préssée (Teintier IPS Natural Die Material d'Ivoclar
Vivadent®).

40
3. Facteurs cliniques
3.1. Exigences esthétiques

Lors de la réalisation de restaurations dans le secteur antérieur, il peut être


intéréssant de réaliser une analyse esthétique pointue (de la face, du sourire, intra-buccale)
associée à la mise en place d'un projet esthétique virtuel à l'aide de photographies (VEP®,
DSD® entre autres).

3.1.1. Critères optiques


3.1.1.1. La zircone

Depuis quelques années les industriels ont cherché à produire une zircone utilisable
en un seul bloc c'est à dire qui n'est plus réservée à la seule confection d'infrastructures
mais convient aussi désormais à la réalisation de restaurations monolithiques esthétiques.
Pour se faire, ils ont donc cherché à améliorer la translucidité en diminuant la taille et la
concentration des grains en oxyde d'aluminium. C'est la zircone de 2e génération apparue
en 2012-2013. Cela a permis une meilleure transmission de la lumière tout en gardant de
bonnes propriétés physiques [149]. Est retrouvé dans cette 2e génération la zircone
monolithique translucide dite High-Translucent (HT). On peut citer la zircone Lava Plus de
3M Espe® [131].

Figure 24: Présentation de la zircone de 1ère et 2ème


génération [148].

Enfin est apparu en 2015 la zircone de 3e génération (5 mol% Y-TZP) suite aux
résultats ésthétiques toujours inférieurs à ceux des vitrocéramiques. Contrairement aux
zircones de 1ère et 2ème générations, celle-ci n'est pas seulement métastable à la phase
quadratique mais contient aussi une phase cubique de l'ordre de 53% rendu possible par
l'ajout d'oxyde d'yttrium [149]. Les cristaux cubiques ont un volume plus important par
rapport aux tétragonaux permettant une meilleure transmission de la lumière. De même ces
cristaux sont plus isotropiques ce qui veut dire que l'incidence de la lumière est émise dans

41
toutes les directions spatiales augmentant encore la translucidité de ce matériau.
De plus selon les fabricants de poudre de zircone, aucun vieillissement
hydrothermique n'apparaît ce qui veut dire que sa microstructure et sa résistance n'est pas
altérée en milieu buccal. Néanmoins les propriétés physiques restent inférieures aux autres
générations de zircone dues à la stabilisation phase quadratique – phase cubique
engendrant la réalisation d'une préparation périphérique plus mutilante. On retrouve dans
cette 3e génération :
• une zircone monolithique Super-translucent (ST), avec par exemple Opera ST
d'Euromax®,
• une zircone monolithique Ultra-Translucent (UT), avec par exemple Ceramill Zolid
FX d'Amann Girrbach®, Prettau anterior de Zirkonzahn®, Z-CAD Smile de
Metoxit® [131,149].

Figure 25: Différentes translucidités de chapes en zircone


placées sur une source lumineuse (140) .

Concernant la coloration, il est important de noter que l'addition de colorants à la


zircone monolithique n'affecte ni la résistance à la fléxion ni la translucidité du matériau
[140]. Plus récemment a vu le jour l'intégration d'un gradient dans les disques usinables de
teintes et de translucidités. Une transition douce de teintes permet de simuler celles de
l'émail, de la dentine et du collet des dents naturelles. Ce degré chromatique va donc
mimer les transitions chromatiques naturelles. Ce concept se nomme Multilayer (ML). Un
logiciel de CAO peut aider l'info-prothésiste à déterminer la séquence et l'intensité de
couleurs en positionnant la restauration future dans le disque. Par exemple la marque
Kuraray® propose des disques constitués de quatre couches pré-teintées permettant
l'usinage de restaurations naturelles sans devoir utiliser de colorants sur la partie cervicale,
la dentine ou la zone incisale (95). Il faut cependant prendre en compte que plus la couleur
est foncée plus le degré d'opacité augmente et donc moins la restauration est translucide
[39,65,87].

42
3.1.1.2. Disilicate de lithium versus dioxyde de zirconium

De nombreuses études ont cherché à comparer les propriétés optiques de ces deux
matériaux afin de mettre en exergue la céramique la plus esthétique. Il faut savoir que la
microstructure de la céramique va influencer les propriétés optiques (75). Une étude menée
en 2016 comparant la 5Y-TZP (UT) à la zircone de 2ème génération (HT) et au disilicate
de lithium a présenté les résultats suivants : la 5Y-TZP (UT) possède une résistance à la
flexion et une translucidité située entre celles de la 3Y-TZP (HT) et du disilicate de lithium
[93]. Ces résultats sont confirmés par d'autres études qui présentent qu'à une épaisseur de
0,5mm, la zircone UT est significativement plus translucide que toutes les autres zircones
mais que le disilicate de lithium même LT reste significativement plus translucide que
toutes les zircones y compris les zircones UT et ST [66,67,87].

Figure 26: La zircone présente une translucidité variable selon son


épaisseur sans toutefois atteindre celle d'une vitrocéramique [49] .

Tableau 9: Résultats des mesures de transmission de la


lumière effectuées sur les différents échantillons
(IC:Intervalle de confiance) [149].

* Transmission = 100% - Opacité%

43
3.1.1.3. Coloration du pilier

En présence d'une reconstitution corono-radiculaire coulée (RCRC), les CCC


apportent une translucidité supérieure à celle des CCM, mais aussi tout particulièrement
lorsqu'elles sont utilisées sur une reconstitution sous-jacente non métallique type
restauration par matériau inséré en phase plastique (RMIPP) [174].
Dans le cas de couronnes monolithiques, des études ont démontré que pour le Y-
TZP ou le disilicate de lithium, les différentes colorations du pilier ne sont visibles que
pour une certaine épaisseur [79]. En effet, pour une épaisseur supérieure ou égale à 2 mm
le pilier ne semble pas visible, mais le devient et est à prendre en compte pour le choix du
matériau lorsque l'épaisseur correspond à 1,5 mm. Une couronne monolithique sur pilier
dyschromié est contre-indiquée pour une épaisseur inférieure à 1 mm [160]. Il faudra donc
orienter la solution prothétique vers une CCC, de préférence à chape zircone de 1ère
génération qui possède un indice de réfraction élevé et surtout une opacité élevée.
Il en est de même important de noter que le procédé d'assemblage employé va faire
varier le résultat ésthétique. Effectivement, les moyens d'assemblage utilisables avec les
différents matériaux proposent des teintes variables en fonction de chaque situation
clinique. Ainsi la translucidité propre au matériau employé, le degré de dyschromie du
pilier sous jacent associés à la teinte utilisée du matériau d'assemblage vont influencer
fortement le résultat esthétique final.

3.1.2. Espace disponible


3.1.2.1. Préparations

La limite cervicale pour une couronne constituée uniquement de céramique doit


être régulière, horizontale, concave, à angle interne arrondi et avec un bord net et précis
[163]. Cependant les préparations avec congé peuvent être utilisées pour des céramiques
dont la résistance à la fléxion est supérieure à 350 Mpa telles que les céramiques vitreuses
enrichies au disilicate de lithium et les céramiques en zircone [5]. Le choix de l'épaisseur
de la réduction lors de la préparation dépendra donc principalement de la coloration du
pilier dentaire ainsi que du type de matériau envisagé.
Effectivement, les préparations périphériques sont encadrées par des valeurs en
fonction du type de matériau utilisé: pour les couronnes monolithiques antérieures en
disilicate de lithium un minimum de 1 mm en cervical et 1,5 mm en incisal sont
recommandées. Concernant les couronnes postérieures en disilicate de lithium un
minimum de 0,8 à 1 mm en cervical et 1,5 mm en occlusal sont à respecter. Tandis que
pour les couronnes postérieures en zircone, sont retrouvées comme valeurs minimales
recommandées de 0,5 mm en cervical et 1,5 à 2 mm en occlusal (100).

44
Avec les nouvelles générations de zircones, il est désormais possible d'envisager ce
matériau pour des couronnes antérieures. Les valeurs de préparation sont basées sur les
celles des fabricants car peu de recul clinique existe pour le moment : pour les zircones HT
un minimum de 0,4 mm en cervical et en occlusal est à respecter alors que pour la zircone
STML et UTML une réduction homothétique de 0,8 au minimum est à prévoir [5,72,149].
Ainsi les zircones de 2e et 3e générations (en multicouches ou non) ont pour avantage de
pouvoir être utilisé dans des cas cliniques où l'espace prothétique disponible est faible tout
en permettant un résultat esthétique [149,157].
Un élément important à prendre en compte est que la préparation pour une CCM
sera fatalement plus mutilante que pour une couronne monolithique car effectivement la
CCM va nécessiter un espace important pour l'armature métallique, l'opaque et enfin une
couche suffisante de céramique cosmétique.

3.2. Emplacement sur l'arcade


3.2.1. En fonction de la nature du matériau

Tableau 10: Comparaison des propriétés physiques de la zircone et du disilicate de


lithium.

Lorsqu'une comparaison est entreprise entre les propriétés physiques des deux types
de matériaux utilisables dans la réalisation de couronnes monolithiques en comparaison
avec les tissus dentaires, est observé au niveau :
• de la tenacité

La zircone possède la capacité, lorsqu'elle est soumise à de fortes tensions, de


changer de structure cristalline pour mieux leur résister. Le passage de la phase tétragonale
à une phase monoclinique entraîne une expansion de la taille des cristaux ce qui lui confère
cette importante capacité à s'opposer à la propagation des fissures. Quant au disilicate de
lithium sa tenacité (cf. lexique) reste bien inférieure. Il en découle une fragilité plus
importante à l'apparition de fissures du matériau ;
• du module d'élasticité

Le module d'Young de la zircone relativement haut autorise seulement une légère


déformation du matériau avant rupture. Ce phénomène permet une certaine absorption des

45
contraintes dans le matériau qui répond particulièrement bien aux tests de fatigue. Ainsi les
bridges de faible portée réalisées avec une occlusion normale assurent sécurité et pérennité
en particulier sur les dents naturelles où la résilience desmodontale compense leur faible
module d'élasticité [10]. Tandis que le disilicate de lithium présente un module d'élasticité
bien plus faible proche de celui de l'émail qui autorise une importante déformation et donc
une importante absorption des contraintes ;
• de la dureté

La dureté de la zircone est près de trois fois supérieure à celle du disilicate de


lithium. Néanmoins il faut noter que l'émail présente une dureté relativement proche de la
dureté du disilicate de lithium. Ce qui amène à penser que la dureté du disilicate de lithium
semble suffisante pour la réalisation de reconstitutions unitaires, même postérieures ;
• de la résistance à la flexion

La résistance à la flexion qui représente la résistance à la fracture du matériau finit


de confirmer l'indication principalement postérieure de la zircone de troisième génération.

Il est important de noter plusieurs choses : notamment que l'analyse effectuée ici est
basée uniquement sur les propriétés mécaniques des matériaux sans prendre en compte la
technique d'assemblage, et que malgré des propriétés mécaniques plus faibles, le disilicate
de lithium présente pour les reconstitutions postérieures périphériques monolithiques un
taux de survie variant de 99,1% à 100% à 45 mois [152].

3.2.2. Les différentes générations de zircone

Avec l'apparition des nouvelles zircones, il est important d'observer leurs propriétés
physiques afin de pouvoir extrapoler leurs indications cliniques. Ainsi la résistance à la
fléxion va diminuer au fur et à mesure des générations.
Les zircones de 1ère et 2e générations sont recommandées de par les valeurs
élevées de leur dureté pour les reconstitutions plurales.

Figure 27: Graphique résumant les valeurs de résistance à la fléxion en


fonction de la génération de zircone [149]. 46
Selon les données des fabricants les zircones de 2e génération pourront aussi être
utilisées en couronnes monolithiques postérieures tandis que celles de 1ère génération, de
par leur faible qualité esthétique, uniquement en matériau d'infrastructure [148,149].
Dans le graphique présenté ci-dessus, on peut observer les valeurs de résistance à la
fléxion des 3 différentes générations de zircone. En conséquence la zircone de 3e
génération est recommandée uniquement pour les couronnes unitaires antérieures ou
postérieures ou encore les bridges de 3 éléments maximum principalement antérieurs. Les
indications de cette zircone concernent donc principalement les couronnes monolithiques
éventuellement en technique de « cut-back » avec une céramique cosmétique
conventionnelle car le coefficient d'expansion thermique est resté constant (pas de stress
résiduel dans le matériau cœur) [149].
Certaines études, en comparaison aux CCC, présentent que les couronnes
monolithiques en zircone possèdent une résistance au chipping et à la fracture en flexion
plus importantes [171].

Tableau 11: Propriétés des différentes zircones proposées par la marque Kuraray® [72].

* longueur d'onde de la lumière 700nm, épaisseur de l'échantillon 0,5mm


** ISO 6872:2015 distance 30mm, taille de l'échantillon 40mmx4mmx3mm

3.3. Traitement de surface


3.3.1. Traitements existants et impacts sur la dent
antagoniste
3.3.1.1. Les céramiques d'émaillage

Dans une étude in vivo, sans bruxisme et sur douze mois, les résultats présentent
des pertes de substance amélaires face à des couronnes céramisées jusqu'à quatre fois
supérieures à l'usure physiologique (tableau 12).

Tableau 12: Perte de substance amélaire face à une CCM sur douze mois [76].

47
Cette abrasivité des céramiques cosmétiques serait liée à la perte de la glasure et à
la microstructure hétérogène de la céramique sous-jacente agissant telle une pierre ponce
sur l'émail antagoniste. La nature de l'infrastructure prothétique n'a alors aucune incidence
sur l'abrasivité : les CCM usent autant que les CCC [76,129].

3.3.1.2. La zircone

Il existe une corrélation positive entre la rugosité de surface du matériau et la perte


de volume de l'antagoniste, le but de tout traitement de surface est donc de chercher à
minimiser l'usure de l'antagoniste et du matériau en lui-même [142]. Une étude menée sur
les effets des traitements de surface sur la translucidité, l'opalescence et la texture de
surface sur les couronnes monolithiques en zircone a cherché à comparer 3 groupes de
zircones : sans traitement de surface, avec polissage et enfin avec glacage, tous les trois
ayant des degrés de coloration différents. Les résultats ont présenté que le traitement de
surface associé à la coloration affecte fortement la texture de surface de la zircone [88].

Figure 28: Image en MEB de la zircone brute


(x2.000)[129].

De manière plus préçise une autre étude a cherché à comparer différents traitements
de surfaces, la zircone étant soit recouverte :
– d'un glaçage à l'aide d'une céramique,

– d'un glaçage à l'aide d'un spray,

– d'un polissage manuel,

– d'un polissage mécanique.

Les traitements de surface présentant le moins d'usure de l'antagoniste en émail


étaient le polissage soit manuel soit mécanique tandis que le plus d'usure de l'émail a été

48
observé avec le glaçage en céramique. La plus haute usure du matériau a été atteinte avec
le glaçage en spray. Cependant cette étude a aussi présenté que le taux le plus élevé de
fissures amélaires a été retrouvé dans les groupes de la zircone monolithique polie. Ainsi il
reste préférable d'effectuer un polissage de la zircone plus qu'un glaçage unique [77].
Un élément supplémentaire à prendre en compte est l'ajustement clinique, en effet
le traitement de surface sera réalisé au laboratoire de prothèse mais suite aux retrouches
l'usure amélaire antagoniste est majorée si aucun polissage après ajustement n'est fait. Il
faudra donc effectuer un polissage suite aux retouches [30]. Le polissage réalisé doit être
réalisé à l'aide de fraises de polissage diamantées de 25 μm spécialement conçues pour la
zircone sous irriguation. Celles-ci doivent être suivies d'une cuisson de régénération au
laboratoire [41]. Cependant, il est important de retenir que la zircone monolithique entraîne
une usure moins importante de l'émail en comparaison à la céramique cosmétique
[21,133,147]. De même la zircone ne subit aucune usure face à l'émail au contraire des
vitrocéramiques [49,123]. Une étude de Zirkonzahn® a mis en évidence qu'une zircone
polie n'a pratiquement pas d'effet abrasif (0 μm) contrairement à la céramique cosmétique
qui a produit une abrasion 2,8 fois plus importante (28 μm) que celle générée par de l'émail
(10 μm) [151].

3.3.1.3. Le disilicate de lithium

Le traitement de surface de ce matériau va influencer l'adhésion des tissus mous. En


effet le disilicate de lithium polie permettra une meilleure adhésion des cellules épithéliales
et conjonctives que lorsqu'il est glaçé [17].

Figure 29: Image en MEB de l'e.max® glacée et


abrasée (x2.000)[129].

49
Concernant l'usure de l'émail, le disilicate de lithium monolithique entraînerait une
usure importante de celui-ci. Une différence existe entre l'abrasivité du disilicate de lithium
usiné et pressé, le pressé possèdant des cristaux plus importants, présente une abrasivité
augmentée [48]. A noter que dans sa version stratifiée, son abrasivité serait celle d'une
céramique d'émaillage. Cette usure majorée de l'émail antagoniste dépend principalement
de l'état de surface initial du disilicate de lithium, mais aussi de son évolution dans le
temps. Ainsi, si une couronne composée de cette vitrocéramique glaçée a une faible
rugosité initale, l'usure de l'émail antagoniste engendrée par 120.000 cycles est plus de
deux fois supérieure à celle d'un émail naturel du fait de la perte de la glasure. Il est donc
important de repolir régulièrement les surfaces de contact occlusales afin de minimiser leur
rugosité et donc leur abrasivité [129].
Une nouvelle gamme de produit propose du disilicate de lithium HDM (pour
Micronisation Haute Densité) permettant une réduction de l'abrasion du matériau. Pour le
moment le manque de recul clinique ne permet pas de conclure scientifiquement à
l'éfficacité de ce procédé.

Tableau 13: Etude de rugosité de surface et usure comparée de l'usure


amélaire en fonction des traitements de surface de la vitrocéramique
antagoniste (étude in vitro, 120.000 cycles) [124].

Le tableau 13 laisse observer que l'usure de l'antagoniste est au plus bas lorsque le
disilicate de lithium monolithique est poli, avec ou sans retouches préalables.

Figure 30: Usure de l'émail antagoniste face à trois matériaux en


microns (étude in vitro, 4.800 cycles) [124].

50
Sur ce diagramme est présenté l'usure de l'émail face à différents matériaux. Il est
retrouvé la plus forte usure face à la catégorie vitrocéramique représentée par le disilicate
de lithium (8,54 μm), tandis que la zircone monolithique engendre une usure jusqu'à quatre
fois moins importante que celui-ci (2,17 μm).

3.4. Assemblage
3.4.1. Généralités

Lors de l'assemblage, deux systèmes existent. Le premier, le scellement consiste en


une réaction de prise de type acide-base tandis que le second, le collage, réside en une
polymérisation [31].

3.4.1.1. Scellement

Les ciments d'usage couramment utilisés sont ceux à base de verre ionomère
modifiés par adjonction de résine (CVI-MAR), composés :
– d'un verre ionomère (SiO2 – Al2O - CaF2 et SiO2 – Al2O3 - CaO)

– et d'une petite quantité de résine (HEMA ou Bis-GMA).

La réaction de prise découle donc d'un double mécanisme : une réaction acido-
basique et une réaction de polymérisation de la résine. La liaison entre le tissu dentaire et
le ciment de scellement se fait essentiellement grâce à un échange de charges. De plus,
l'acidité du matériau (contenant de l'acide polyacrylique) va permettre de traverser la
couche de boue dentinaire et se lier avec les ions calcium de la dent alors mis à nu. La
liaison avec l'émail (2,6 à 9,9 MPa) est supérieure à celle observée au niveau de la dentine
(1,5 à 4,5 Mpa), tandis que les valeurs d'adhérence obtenus avec ce type de matériau est de
l'ordre de 20 à 25 MPa. Un conditionneur, l'acide polyacrylique de 10 à 25%, est le plus
souvent appliqué sur les tissus dentaires avant le scellement. Une réaction de rétraction est
présente mais très faible. Contrairement aux colles, ces ciments ne possèdent pas la
tenacité de celles-ci car ils présentent une plus faible résistance à l'interface
charge/polymère (96).

51
3.4.1.2. Collage

Le collage en odontologie comprend une rétention micro-mécanique associée à une


intéraction physico-chimique entre biomatériaux et tissus dentaires. L'obtention d'un
phénomène d'adhésion qui n'est pas présent lors de l'utilisation des ciments est recherché.
La rétention micro-mécanique est obtenue par la création d'un micro-relief de surface
(rugosité), tandis que l'intéraction physico-chimique est obtenue à la fois par une bonne
mouillabilité du tissu/matériau et par la formation de liaisons chimiques fortes entre les
atomes des deux surfaces (liaisons ioniques et covalentes). Directement appliqué à la
pratique dentaire, le mordançage et le sablage consistent en l'obtention d'une rugosité de
surface nettement visible dans la figure 31, le primer des systèmes adhésifs consiste quant
à lui en l'amélioration de l'énergie de surface (mouillabilité) et enfin l'adhésif en lui même
consiste en la création de liaisons chimiques fortes.

Figure 31: Aspects microscopiques de l'e.max Press® avant et après


mordançage [49].

Le collage consite donc en l'établissement d'une double interface entre trois


matériaux : la surface dentaire, la colle et le matériau de reconstitution [48]. La couche
hybride créée lors du collage des restaurations indirectes constitue une interface entre la
dentine et la céramique, s'assimilant à la jonction amélo-dentinaire anatomique et
garantissant une transition mécanique essentielle entre deux tissus distincts [51,84]. La
spécificité du collage est que les valeurs d'adhésion sont doublées voire triplées en
comparaison à un simple scellement, ainsi lorsque les vitrocéramiques préparées sont
collées à l'émail, un corps unique est créé dont le comportement peut être comparé à celui
de la dent naturelle [36,49,121].

Dans le groupement des colles, différents groupes sont retrouvés :


– les colles sans potentiel adhésif : composites dont la matrice est composée d'esters
diméthacrylates, et les composites de restauration ;
– les colles avec potentiel adhésif : résines copolymères à base de -4-META (anhydre

52
4 méthacryloxyéthyl trimétillique) et de -10-MDP (10-méthacryloxydecaéthyle
hydroxyphosphate) ;
– et les colles/ciments auto-adhésifs.

Leur mode de polymérisation peut être par :


– photopolymérisation : un photo-initiateur ou catalyseur photonique convertit
l'énergie lumineuse en libérant des radicaux qui déclenchent la réaction ;
– autopolymérisation ou chémopolymérisation : du peroxyde organique est mélangé
avec un accélérateur qui contient un amine tertiaire aromatique. Une réaction
d'oxydo-réduction se produit et génère des radicaux libres responsables de la
polymérisation ;
– polymérisation duale qui regroupe les deux modes précèdents [48].

3.4.2. Implications cliniques


3.4.2.1. L'IDS et systèmes adhésifs amélo-dentinaires

Un complément à la préparation des dents à couronner est l'IDS (pour Immediate


Dentin Sealing) ou hybridation dentinaire immédiate. Cette hybridation correspond à
l'obtention d'une couche hybride entre un adhésif et la surface de collagène dentinaire
déminéralisé. Elle se réalise entre la préparation et la prise d'empreinte. Elle a été proposé
en 2005 comme une procédure systématique à utiliser sur la dentine fraîchement préparée.
Celle-ci va permettre d'augmenter les valeurs d'adhérence, et de limiter, sur les dents
vitales, les sensibilités post-opératoires en isolant le complexe dentino-pulpaire
[33,35,103]. Il peut être réalisé à l'aide des différents systèmes adhésifs amélo-dentinaires
soit Mordançage et Rinçage (MR) soit les Systèmes Auto-Mordançants (SAM) :
– MR 3 : Mordançage / Primaire / Résine adhésive ;

– MR 2 : Mordançage / Primaire + Résine adhésive ;

– SAM2 : Mordançage + Primaire / Résine adhésive ;

– SAM1 : Mordançage + Primaire + Résine adhésive [36].

Néanmoins le système SAM1 est déconseillé car il présente des valeurs d'adhésion
plus faible que le reste des résines de collage [36,94,135]. A noter que l'apport de
chlorhexidine dans le protocole de collage est controversé en fonction du type d'adhésif
employé [45]. Le choix de l'adhésif va dépendre également du substrat dentinaire en
fonction de la nature de celle-ci (dentine cariée affectée, sclérosée, ou encore dyschromiée
par des oxydes métalliques).

53
3.4.2.2. Zircone

Les ciments traditionnels (notamment à base de verre ionomère) devraient être


utilisés pour ce type de matériau uniquement pour les préparations de couronnes
comportant une hauteur minimale de 4 mm ou plus et ayant été préparé avec des angles de
convergence de 6 à 15° [149]. Un taux accru de perte de rétention a été décrit pour les
reconstitutions plurales en zircone scéllées au ciment traditionnel (93).
L'utilisation de colles, bien qu'elles réduisent la tolérance à l'humidité, améliorent les
propriétés mécaniques et optiques tout en étant insolubles de par leurs propriétés
hydrophobes (63). Est retrouvé dans cette catégorie, utilisables sur la zircone :
– le 10-MDP (10-méthacryloyloxy-decyl dihydrogène phosphate) permettant la
liaison entre la zircone et les résines à base de méthacrylate, il est utitilé
préférentiellement sous sa forme incorporée à la résine de collage,
– les colles/ciments auto-adhésifs utilisés notamment lorsque la pose d'une digue
dentaire n'est pas possible car ses valeurs d'adhésion sont plus faibles [48].

Le monomère de MDP associé au groupement acide de la résine méthacrylate


entrent directement en intéraction avec la zircone. Le groupe ester-phosphate du monomère
de MDP va se lier chimiquement à la zircone tandis que le reste du groupement
méthacrylate va assurer la polymérisation et le durcissement du composite de collage.
L'hydrolyse de la liaison entre le MDP et la zircone est reponsable de la détérioration de
l'intégrité de la liaison entre la zircone conditionnée par le MDP et la résine méthacrylate
[27]. De nombreuses études présentent que le collage à base de MDP semble être le
système le plus efficace [115,166].
Un prérequis important à un collage durable est le nettoyage, l'activation et la
création d'une rugosité de surface de la restauration. L'acide fluorhydrique ne peut être
utilisé sur la zircone ne contenant pas ou peu de SiO2. Le sablage étant susceptible de
modifier la surface de la zircone (changement de phase cristalline, fissures...) de nouveaux
procédés sont régulièrement testés sans qu'ils ne permettent de dégager une utilisation
clinique immédiate [63,64]. Néanmoins d'autres études mettent en exergue que le sablage
est la seule technique permettant de décontaminer correctement la surface de la zircone par
rapport au rinçage à l'eau, au nettoyage à l'alcool ou à l'acide phosphorique [126]. Il est
important de savoir que le traitement du substrat dentaire préalable à l'utilisation du MDP
va varier en fonction de sa nature.
Une autre approche consiste en la réalisation d'un collage à l'aide d'une colle sans
potentiel adhésif, en effet dans certaines solutions mono-flacons de silane pré-hydrolysé est
retrouvé classiquement l'agent de liaison (Si-OH), un composant acide et un solvant
(éthanol le plus souvent). Mais depuis peu a été ajouté à ces solutions d'autres agents de

54
couplage notamment des monomères phosphatés (MDP) dont l'action est reconnue sur
toutes les céramiques y compris les céramiques cristallines [48].
Une dernière possibilité est le traitement tribochimique qui consiste à créer une
rétention chimique en appliquant une énergie mécanique. Cela comprend un sablage à
l'alumine enrobée de silice (Rocatec® pour les laboratoires de prothèse, Cojet® pour les
praticiens). Le système Cojet® est préféré plutôt que le Rocatec® étant donné la taille des
particules d'alumine : respectivement 30 et 110 μm et la contamination et retrait possible de
ces particules après essayage de la reconstitution en bouche. La pression de projection
recommandée peut varier jusqu'à 4 bars. La couche de silice déposée a pour but essentiel
de permettre ensuite de créer une liaison entre la surface inorganique de la céramique et la
résine organique. Ainsi, dans un deuxième temps, après silicatisation, est utilisé du silane
éventuellement additionné de monomères de phosphate qui permettent de potentialiser les
résultats en bénéficiant de liaisons à la fois silane-silice et phosphate-oxyde à la surface des
céramiques traitées [48].

3.4.2.2.1. Protocole Zircone

• Collage avec une colle avec potentiel adhésif (MDP)

Préparation de l'intrados prothétique :


1. sablage de l'intrados prothétique après essayage de la couronne à une
pression d'environ 3 bars à une distance d'environ 1 cm pour décontaminer
la surface après essayage de la pièce prothétique en bouche.

Figure 32: Préparation de l'intrados de la


couronne par sablage à l'alumine [149].

Préparation de la surface dentaire dans le cas d'un substrat dentaire naturel en résine
composite ou en métal :
1. initialement, une digue ou champ opératoire est posé afin de permettre
l'isolation totale de la préparation du reste du milieu buccal,
2. un éventuel sablage de la surface dentaire est réalisé,

55
3. puis un primer spécifique à base du monomère MDP et d'un catalyseur
(Tooth Primer, Kuraray®) est appliqué durant vingt secondes permettant
d'accélérer le processus de polymérisation lors de l'insertion de la pièce
prothétique en produisant une maximisation du taux de conversion de
monomère en polymère. Suite aux 20 secondes le produit est séché
intensément.

Le collage proprement dit :

Figure 33: Conditionnement de l'intrados


prothétique avec un promoteur d'adhésion
[149].
1. un promoteur d'adhésion (primer) est appliqué vigoureusement (Clearfil
ceramic primer plus, Kuraray®), qui contient l'agent de couplage silane
MPS (γMethacryloyloxypropyltrimethoxysilane) ainsi que le monomère de
phosphate MDP,

Figure 34: Application du système adhésif à


base de MDP dans l'intrados prothétique
[149].

2. la colle à base de MDP est positionnée dans l'intrados prothétique, puis la


pièce est insérée. Une photopolymérisation de 3 à 5 secondes est réalisée
pour pré-polymériser les excès afin de les retirer, une photopolymérisation
complète est ensuite réalisée dont le temps varie selon la teinte de colle
utilisée,
3. réglages de l'occlusion et finitions.

56
• Scellement

Préparation de l'intrados prothétique :


1. sablage de l'intrados prothétique après essayage de la couronne à une pression
d'environ 3 bars à une distance d'environ 1 cm pour décontaminer la surface après
essayage de la pièce prothétique en bouche.

Figure 35: Essayage d'une couronne


monolithique en zircone (insertion
incomplète) avec l'aimable
autorisation du Dr. C.ROBERT.

Préparation de la surface dentaire :


1. isolation sommaire de la dent ne nécessitant pas obligatoirement la pose de la digue
dentaire,
2. optionnellement en cas de substrat dentaire naturel ou en résine composite :
application d'un conditionneur à base d'acide polyacrylique concentré à 20% durant
20 secondes, rinçage et séchage.
Le scellement proprement dit :
1. application du CVIMAR directement dans l'intrados prothétique et insertion,
2. retrait des excès une fois le matériau durci (temps de travail d'environ 3 minutes),
3. réglages de l'occlusion et finitions.

• Collage avec une colle autoadhésive

Préparation de l'intrados prothétique :


1. sablage de l'intrados prothétique après essayage de la couronne à une pression
d'environ 3 bars à une distance d'environ 1 cm pour décontaminer la surface après
essayage de la pièce prothétique en bouche.

57
Préparation de la surface dentaire :
1. éventuel nettoyage de la surface dentaire à l'aide d'une pate abrasive, rinçage et
séchage.

Le collage proprement dit :


1. application de la colle directement dans l'intrados prothétique et insertion,
2. photopolymérisation flash de 1 à 3 secondes,
3. retrait des excès à l'aide d'une lame 12 ou d'une curette,
4. application de gel glycériné,
5. photopolymérisation 30 secondes par face,
6. réglages de l'occlusion et finitions.

• Collage avec une colle sans potentiel adhésif

Préparation de l'intrados prothétique :


1. étape optionnelle : essayage de la pièce prothétique à l'aide d'une pâte « try-in »
(disponible en plusieurs teintes selon le degré de translucidité) puis rinçage et
séchage,
2. mise en place d'un stick sur l'extrados prothétique pour faciliter sa manipulation,
3. sablage de l'intrados prothétique à une pression d'environ 3 bars à une distance
d'environ 1 cm pour décontaminer la surface,
4. application sur l'intrados de silane associé à un agent de couplage (MDP)
(Monobond® Plus d'Ivoclar-Vivadent) vigoureusement, puis laissé 60 secondes,
5. séchage.

Préparation de la surface dentaire dans le cas d'un substrat naturel ou en résine composite:
MR 2
1. initialement, une digue ou champ opératoire individuel ou étendu est posé afin de
permettre l'isolation totale de la préparation du reste du milieu buccal,
2. microsablage à l'alumine 27 μm,
3. mordançage fractionné de 30 secondes pour l'émail et 15 secondes pour la dentine
est réalisé,
4. rinçage abondant durant 20 à 30 secondes,

58
5. séchage léger (« sans dessécher »),
6. mise en place de l'adhésif MR 2 vigoureusement (l'agitation préalable de l'adhésif
entraîne son échauffement favorable),
6. séchage vigoureux et aspiration,
7. photopolymérisation durant 30 secondes à haute intensité (> à 1000mw/cm2).

Le collage proprement dit :


1. application de la colle dans l'intrados de la restauration et insertion,
2. photopolymérisation flash de 1 à 3 secondes,
3. retrait des excès à l'aide d'une lame 12 ou d'une curette,
4. application de gel glycériné,
5. photopolymérisation 30 secondes par face,
6. réglages de l'occlusion et finitions.

3.4.2.3. Disilicate de lithium

L'actuel standard-étalon définit par de nombreuses études correspond à l'utilisation


d'un composite de collage associé à un prétraitement de la céramique par sablage puis avec
de l'acide fluorhydrique et une application de silane. L'utilisation de cette colle sans
potentiel adhésif se réalise nécessairement sur substrat dentaire naturel ou en résine
composite. Eventuellement sur RCR coulée céramisée (vitrocéramique) qui nécessitera un
prétraitement identique à celui réalisé sur l'élément prothétique. Cette colle va augmenter
les valeurs d'adhésion ainsi que la résistance à la fracture du disilicate de lithium
[34,135,153].
Le sablage à l'alumine consiste à projeter un abrasif à grande vitesse à l'aide d'air
comprimé sur le matériau. Cela permet de nettoyer les résidus de revêtement mais aussi de
retirer une couche superficielle de céramique créant ainsi des aspérités propices à
l'accrochage mécanique du matériau d'assemblage. La norme est l'utilisation d'une sableuse
à une pression de 2 à 3 bars et des grains d'une granulométrie pouvant varier de 20 à 110
μm (les grains de taille trop importante (>50 μm) endommageraitent la surface et
diminueraient la rétention [13]). Habituellement, tous les laboratoires réalisent un sablage
fin (25 μm), celui-ci n'est donc pas à être répété au cabinet dentaire [48].
L'emploi d'acide fluorhydrique est expliqué car il permet l'obtention d'un relief de
surface cruenté. Néanmoins il est important de savoir que le mordançage, quand il suit le
sablage, n'augmente que peu l'énergie de surface et par conséquent les propriétés
d'adhérence. Effectivement, le bénéfice du mordançage est plus lié à celui du silane car il

59
agit en dissolvant préférentiellement la matrice vitreuse augmentant la surface
potentiellement silanisable [48,78,119]. Cependant le traitement de surface de la pièce
prothétique à l'acide fluorhydrique doit respecter des valeurs préçises, en effet des
variations de concentration vont entraîner des variations dans la longévité et la force du
collage (113). Une concentration située entre 4,5 et 9% d'acide fluorhydrique,
généralement proposée, n'a pas démontrée de différence significative sur les forces
d'adhérence [153].
Enfin, l'utilisation de silane permet de compléter la maximisation des forces
d'adhérence. Cet élément est une molécule organo-minérale bipolaire comportant un ou
plusieurs atomes de silicium engendrant un pôle hydrophile et un pôle hydrophobe
permettant de se lier efficacement d'un côté à la céramique et de l'autre aux groupes
méthacrylate des résines [48,169]. Des études ont prouvé que la non-utilisation de silane
dans le protocole de collage va affecter la qualité de celui-ci [167].
Dernièrement sont apparu des primers monocomposants permettant de mordancer,
de silaniser la céramique en une seule étape tel que le Monobond etch and prime®. Celui-
ci correspond à un type de mordançage ayant pour base chimique les polyfluorures
d'aluminium (cf. figure 36). Son intérêt principal est de ne plus nécessiter le recours à
l'acide fluorhydrique qui est dangereux et dont la manipulation requiert beaucoup de
précautions et permet de restreindre ces étapes cliniques en une seule :

– frottage énergique de la surface prothétique durant 20 secondes,

– patienter 40 secondes,

– rincer abondamment à l'eau [48].

Figure 36: Photos au MEB présentant l'effet du polyfluorure d'aluminium sur


une vitrocéramique renforcée au disilicate de lithium (IPS e.max® CAD); (a)
avant traitement ; (b) après traitement [48].

60
3.4.2.3.1. Protocole Disilicate de lithium

• Collage à l'aide d'une colle sans potentiel adhésif

Préparation de la pièce prothétique :


En accord avec le prothésiste, les pièces prothétiques sont préalablement préparées
avec une technique d'aéro-abrasion. Ce sablage sous pression va permettre l'obtention
d'une surface rugueuse et aboutit à l'apparition d'une couleur opaque blanchâtre sur
l'intrados prothétique.
Est ensuite réalisé un mordançage à l'acide fluorhydrique pendant 20 secondes dans
le cas de vitrocéramiques à base de disilicate de lithium [48]. Une manipulation rigoureuse
est nécessaire de ce produit dangereux.
Il a été longtemps conseillé de neutraliser la surface de céramique mordancée afin
de la débarrasser des résidus créés par l'acide fluorhydrique, il semble que cette étape ne
soit pas cruciale et n'interfère pas avec la qualité du collage lorsque le temps d'application
est respecté [14]. Optionnellement, l'intrados peut donc être rincé abondamment, puis un
dégraissage peut être réalisé grâce à un bain d'alcool à 90-95° placé dans un bac à
ultrasons.
Pour terminer du silane est frotté énergiquement sur l'intrados séché de la
céramique puis un séchage à l'aide d'une seringue air/eau ou mieux à l'aide d'une source de
chaleur (entre 70 et 100°C avec un sèche-cheveux ou un four) est réalisé pour que le
solvant contenu dans le silane s'évapore. Le silane va jouer le rôle d'agent de couplage
permettant la création d'une interaction chimique entre la céramique et le composite de
collage renforçant ainsi l'adhésion entre les deux matériaux [22]. Celui-ci permet aussi de
réduire les dégradations hydrolytiques du collage, améliore la mouillabilité de la surface
traitée et diminue l'énergie de surface de la céramique.
Une derniere étape facultative qui n'est actuellement plus recommandée consistait
en l'application d'un adhésif amélo-dentinaire non chargé sur l'intrados de la prothèse
placée ensuite à l'abris de la lumière.

Synthèse :
1. essayage de la pièce prothétique à l'aide d'une pâte « try-in » (disponible en
plusieurs teintes selon le degré de translucidité) puis rinçage et séchage,
2. mise en place d'un stick sur l'extrados prothétique pour faciliter sa manipulation,
3. sablage de l'intrados (s'il n'a pas été effectué au laboratoire de prothèse),
4. mordançage à l'acide fluorhydrique durant 20 secondes de l'intrados,

61
5. optionnellement : rinçage et dégraissage dans un bain à ultrasons (4 minutes dans
de l'alcool à 95% ou de l'eau distillée [105]),

6. application vigoureuse de silane,


7. Séchage thermique durant 1 minute.

Préparation de la surface dentaire dans le cas d'un substrat naturel ou en résine


composite:MR 2
1. initialement, une digue ou champ opératoire individuel ou étendu est posé afin de
permettre l'isolation totale de la préparation du reste du milieu buccal,
2. microsablage à l'alumine 27μm,
3. mordançage fractionné de 30 secondes pour l'émail et 15 secondes pour la dentine
est réalisé,
4. rinçage abondant durant 20 à 30 secondes,
5. séchage léger (« sans dessécher »),
6. mise en place de l'adhésif MR 2 vigoureusement (l'agitation préalable de l'adhésif
entraîne son échauffement favorable),
7. séchage vigoureux et aspiration,
8. photopolymérisation durant 30 secondes à haute intensité (> à 1000mw/cm2).

Figure 37: Mordançage à l'acide Figure 38: Résultat final après collage de
orthophosphorique du substrat dentaire la couronne monolithique en disilicate de
pour couronne monolithique en disilicate lithium de la 45, avec l'aimable
de lithium sur 45, avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.
autorisation du Dr. C.ROBERT.

Il est préféré d'utiliser un MR 2 plutôt qu'un MR 3, celui-ci créant un joint de


collage trop important (de l'ordre de 100 μm pour l'Optibond FL®).

62
Le collage proprement dit :
1. application de la colle dans l'intrados de la restauration et insertion,
2. photopolymérisation flash de 1 à 3 secondes,
3. retrait des excès à l'aide d'une lame 12 ou d'une curette,
4. application de gel glycériné,
5. photopolymérisation 30 secondes par face,
6. réglages de l'occlusion et finitions.

Figure 39: Photopolymérisation après


application de gel glycériné d'une couronne
monolithique en disilicate de lithium, avec
l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.

Il est important de noter que l'illustration 39 ci-dessus met nettement en exergue la


différence de translucidité obtenue entre une CCM (46) et une couronne monolithique en
disilicate de lihtium (47).
Le choix du composite de collage s'effectue en fonction de trois paramètres, le
mode de polymérisation, la viscosité et la teinte. Le mode de polymérisation préférentiel
est la prise duale, car en effet une prise totalement chémopolymérisable ne permet pas un
contrôle optimal du temps de travail avant prise du matériau, et une prise totalement
photopolymérisable est confrontée aux problèmes de diffusion de la lumière au-delà de 1 à
2mm d'épaisseur. Ainsi la prise duale permet un bonne qualité de polymérisation sur toutes
les surfaces du joint par une polymérisation instantanée sur les zones directement
accessibles à la lumière et retardée de quelques secondes sur celles en profondeur. La
viscosité quant à elle va jouer sur la facilité d'insertion et d'élimination des excès.
Concernant la teinte, il est très important d'essayer la couronne à l'aide de pâtes d'essai à
base de glycérine qui permettent de reproduire les caractéristiques optiques des composites
de collage analogues. Cela permet une prévisualisation du rendu esthétique final. La
présence de ces pâtes « try-in » est donc à prendre en compte dans le choix du composite

63
de collage. Cette simulation aura d'autant plus d'importance que la reconstitution
prothétique mesure moins de 2 mm d'épaisseur puisque la teinte du composite de collage
pourra influencer la teinte finale de la restauration [91].
Le décollement est le principal échec lié au collage. Celui-ci est intimement lié à un
non-respect des procédures de collage (absence d'isolation, insuffisance de polymérisation)
ou à une mauvaise adéquation entre le système adhésif et la rétention mécanique de la
restauration esthétique en céramique collée. Il en est ainsi en particulier pour les overlays
(même avec une préparation périphérique type « butt joint ») dont la rétention est
entièrement liée à l'adhésion, contraitement aux couronnes [48].

4. Synthèse

Ces schémas de synthèse représentent les différentes indications des couronnes


monolithiques réalisées en technique de maquillage ou de cut-bac, les options
thérapeutiques en encadré rond à fond rouge représentent les cas où une solution
monolithique est non envisageable. Le cas d'une reconstitution plurale postérieure n'est pas
présenté ici dépassant les indications cliniques des restaurations monolithiques.

Figure 40: Arbre décisionnel simplifié guidant le choix du matériau selon les conditions cliniques
observées dans le cadre d'une reconstitution coronaire périphérique unitaire postérieure (RC pour
Reconstitution Coulée / RMIPP pour Reconsitution par Matériaux Insérés en Phase Plastique)
[9,49,72,73,149,161].

64
Figure 41: Arbre décisionnel simplifié guidant le choix du matériau selon les conditions cliniques
observées dans le cadre d'une reconstitution coronaire périphérique unitaire antérieure (RC pour
Reconstitution Coulée / RMIPP pour Reconsitution par Matériaux Insérés en Phase Plastique)
[9,49,72,73,149,161].

65
5. Présentation de cas cliniques
5.1. Cas d'un overlay en disilicate de lithium

Figure 42: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT.

Dans ce cas clinique le patient se présente avec des douleurs de type pulpite
réversible sur la 16, à l'examen clinique intra-oral et à la radiographie rétro-alvéolaire la
dent présente une récidive carieuse, suite à la dépose de la résine composite, sont observées
des fêlures à point de départ mésial, palatin et distal.
La deuxième image en haut à gauche représente la dépose de la résine composite et
le curetage de la carie sous-jacente arpès la pose de la digue dentaire. Un protocole d'IDS à
l'aide d'un MR 3 est réalisé avec comblement des contre-dépouilles à la résine composite
fluide (GC® Universel) et d'un composite micro-hybride (GC® Essentia) (Optimisation du
Design Cavitaire). De plus, ce substitut dentinaire assure un rôle d'amortisseur des
contraintes.
Les deux images en bas représentent la prise de teinte. Celle-ci est effectuée à l'aide
du teintier Vita® 3DMaster et d'un filtre photographique polarisant qui permet, par une
atténuation des reflets lumineux, une analyse chromatique et des caractéristiques de l'état
de surface de la dent par le prothésiste [48]. Le substrat dentaire mixte (naturel/résine
composite) non dyschromié, la demande esthétique du patient et la notion de conservation

66
maximale de la dent ainsi que sa vitalité, orientent le choix thérapeutique vers la réalisation
d'un overlay en disilicate de lithium IPS e.max Press HT.

Figure 43: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT.

Cette seconde illustration présente le protocole de collage à l'aide d'une colle sans
potentiel adhésif. Est retrouvé : la pose de digue dentaire, la préparation de l'intrados
prothétique avec un traitement à l'acide fluorhydrique et l'aspect crayeux obtenu suite à son
application. L'étape initiale de l'essayage à l'aide d'une pâte « try-in » ainsi que la
silanisation n'est pas iconographiée ici.
De même, l'étape du sablage du substrat dentaire n'est pas présentée mais est suivie
du mordançage différentiel de l'émail périphérique durant 30 secondes et de la dentine (et
résine composite) durant 15 secondes à l'aide d'acide orthophosphorique. Un adhésif MR 3
est appliqué donnant un aspect satiné de la dent visible au centre de la figure.
Ensuite est insérée la pièce prothétique enduite dans son intrados du composite de
collage et une photopolymérisation flash est effectuée. S'ensuit le retrait des excès, une
photopolymérisation finale et enfin le réglage occlusal et les finitions.

67
Figure 44: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT.
Avant finitions, après collage et dépose de la digue dentaire.

5.2. Cas d'une couronne monolithique en zircone

Figure 45: Iconographie d'un cas d'une couronne monolithique sur 26 en zircone ST
maquillée avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.

68
5.3. Cas d'une couronne monolithique en disilicate
de lithium

Figure 46: Iconographie d'un cas d'une couronne monolithique sur 16


en disilicate de lithium (IPS e.max Press MT) maquillée avec l'aimable
autorisation du Dr. C.ROBERT.

69
6. Lexique
Propriétés optiques :
• La translucidité :

C'est la capacité d'un matériau à laisser passer la lumière en la diffusant sans toutefois
permettre de distinguer l'objet en arrière-plan. Elle est dépendante du minéral de la phase
cristalline, de la proportion de verre mais aussi de l'épaisseur du matériau. Cette propriété
est directement liée à la nature du matériau employé, ainsi qu'au matériau d'assemblage et à
ses propriétés optiques intrinsèques [2,28,47,49,50,109].
• L'opalescence :

C'est la propriété optique d'un matériau transparent à transmettre les longueurs d'onde du
domaine du rouge orangé et réfléchit les longueurs d'ondes courtes telles que le violet ou le
bleu [49,111].
• La luminosité :

C'est la propriété d'un matériau à réfléchir la lumière incidente plutôt qu'à la diffuser. Plus
cette luminosité est proche de la dent, plus le rendu esthétique sera naturel. Parmi les
matériaux céramiques la zircone présente la plus forte luminosité et la céramique
feldspathique la plus faible. Elle est évaluée par l'indice de réfraction lumineuse (2).
• La teinte :

Elle correspond à la longueur d'onde dominante de la lumière réfléchie par la dentine (2).
• La saturation :

C'est la quantité de pigments purs qui peut etre plus ou moins importante. La saturation va
aussi dépendre de l'épaisseur de l'émail, car avec l'âge la saturation d'une dent augmente
par une diminution de l'épaisseur de l'émail mais aussi par une sclérose dentinaire (2).
• La fluorescence :

C'est la capacité à émettre une partie du rayonnement ultraviolet invisible dans un spectre
visible allant du blanc au bleu (2).

Propriétés mécaniques :
• La tenacité :

Elle correspond à l'aptitude du matériau à résister à l'amorçage et à la propagation brutale


d'une fissure. C'est une caractéristique intrinsèque du matériau. Une tenacité élevée peut
laisser espérer ue durée de fonctionnement élevée et donc une pérénnité de la prothèse
importante (137).

70
• La résistance à la flexion :

C'est la résistance à la fracture du matériau évaluée par des tests de fléxion, elle correspond
à la contrainte maximale avant fendillement ou rupture du matériau (137).
• Le module d'élasticité :

Le module d'élasticité ou module de Young donne des informations sur le comportement


du matériau soumis à des contraintes et caractérise la rigidité du matériau étudié. Il
détermine à partir de quelle contrainte le matériau est déformé. Plus le module d'élasticité
est élevé et moins le matériau se déforme sous la contrainte et par conséquent, plus il est
rigide [38].
• La résistance à la traction :

Le test de traction permet de caractériser plusieurs aspects du comportement mécanique


d'un matériau. Pour les matériaux dentaires c'est un test de traction indirect qui est réalisé
encore appelé test de compression diamétrale. Ce test renseigne sur la résistance du
matériaux aux forces latérales [38].
• La dureté :

La dureté est définie comme la résistance qu'un corps oppose à une déformation locale
sous charge. Elle reflète la difficulté de finition et de polissage du matériau et donne une
indication de la résistance du matériau à l'abrasion [38].
• La biocompatibilité :

C'est la capacité d'un matériau à provoquer une réponse biologique appropriée dans une
application donnée [55].
Autres :
• Le frittage :

Ce procédé consiste en un traitement thermique réalisé à température bien inférieure à la


température du matériau. Les particules viennent se « souder » faisant disparaître les
cavités interstitielles [48].

71
7. Conclusion

A la différence des restaurations céramo-métalliques, le tout céramique présente un


comportement à la lumière comparable à celui de la dent naturelle, et possède une
biocompatibilité assurant un joint dento-prothétique optimal d'où ses avantages sur le plan
esthétique.
L'avènement de la CFAO et son développement futur au sein des cabinets, va
engendrer une explosion des restaurations monolithiques. En outre, celles-ci permettent de
palier à certains échecs cliniques des CCM et CCC représentés majoritairement par le
« chipping ».
La limite esthétique de ces restaurations monolithiques en comparaison aux CCC
peut être en partie contournée par une stratification partielle consistant au retrait incisal de
céramique et à la stratification superficielle dans le but d'améliorer la morphologie et de
donner des variations chromatiques (« cut-back » direct ou indirect).
La réponse à la question « la CCM est-elle toujours d'actualité ? », peut être :
qu'étant donné les nouvelles technologies et les nouvelles techniques, il est possible de
répondre à chaque cas clinique par une solution sans métal que ce soit à l'aide des
couronnes monolithiques, ou lorsque leurs limites sont atteintes à l'aide des couronnes
céramo- céramiques.
Ainsi, les indications des couronnes monolithiques possèdent des limites,
notamment sur piliers dyschromiés. Leur taux de réussite est donc fonction de l'indication.
Bien choisir le matériau de restauration est le premier des prérequis d'un résultat clinique
satisfaisant. Or ce choix peut être faussé par les critères subjectifs du patient (demandeur
d'une restauration sans métal), du praticien (demandeur de stabilité clinique optimale) et du
prothésiste (préférant les matériaux pour lesquels il possède le plus d'expérience). Afin de
toujours faire le bon choix il est recommandé d'analyser selon un modèle rationnel chaque
nouveau cas à traiter en fonction de critères cliniques précis.

72
8. Annexe
8.1. Annexe 1

Index des illustrations


Figure 1: Microstructure schématisée des trois familles de céramiques et leurs propriétés de
transparence et résistance [49].............................................................................................15
Figure 2: Macrogéographie et microgéographie d'une incisive centrale maxillaire naturelle
[109].....................................................................................................................................19
Figure 3: Photo au MEB présentant les tags de résine et leurs interconnexions[48]...........21
Figure 4: Schéma représentant l'espace biologique (EB) et le complexe dentogingival
(CDG). SG: sulcus gingival ; EJ: epithélium de jonction ; TC: tissu conjonctif ; AE attache
épithéliale ; AC: attache conjonctive [172]..........................................................................21
Figure 5: Photos illustrant le non-respect de l'espace biologique provoquant une réponse
autorégulée associée : (a) à une perte osseuse alvéolaire et la formation d'une récession
gingivale ; (b) ou à l'apparition d'une inflammation gingivale chronique [172]..................22
Figure 6: Techniques employées pour respecter l'espace biologique: (a) sondage de
l'attache parodontale ; (b) sondage de la totalité du complexe dento-gingival. L'inserttion
d'un fil rétracteur dans la partie coronale de l'épithélium de jonction avant la préparation
permet de protéger les structures plus apicales (c ) [172]....................................................23
Figure 7: Une CCM pour une incisive maxillaire antérieure [173].....................................23
Figure 8: Microstructure de la céramique feldspathique [40]..............................................24
Figure 9: Etapes de stratification des masses dentine et incisale [173]................................25
Figure 10: Fidèle reproduction de fêlures amélaires, de mamelons et ajout d'effets dans le
tiers incisal [173]..................................................................................................................25
Figure 11: Les trois phases cristallographiques de la zircone [148]....................................29
Figure 12: Transformation de la zircone de la phase tétragonale à la phase monoclinique
(35,39,40).............................................................................................................................30
Figure 13: Préparation de la poudre de dioxyde de zirconium [148]...................................31
Figure 14: Infrastructure d'une CCC assurant un soutien idéal des cuspides, prévenant du
risque de fracture du matériau cosmétique [125].................................................................34
Figure 15: Structure cristallographique du disilicate de lithium présentée par des couches
de SiO4 tétraèdres [40].........................................................................................................35
Figure 16: Microstructure de la céramique en disilicate de lithium en technique préssée
[40].......................................................................................................................................36
Figure 17: Microstructure de la céramique en disilicate de lithium en technique usinée [74].
..............................................................................................................................................36
Figure 18: Cristaux imbriqués de la céramique en dilisicate de lithium [40]......................36
Figure 19: (A) Céramique HT partiellement cristallisée. (B) Céramique HT totalement
cristallisée. (C) Céramique LT partiellement cristallisée. (D) Céramique LT totalement
cristallisée [40].....................................................................................................................37
Figure 20: Translucidité des différents matériaux utilisés en dentisterie prothétique (14).. 39
Figure 21: Couronnes monolithiques en disilicate de lithium (IPS Empress 2®) sur 11 &
21[143].................................................................................................................................40
Figure 22: Initialement: Couronnes Céramo-Métalliques sur 11 & 21 [143]......................40
Figure 23: Influence de la coloration du pilier sur une même teinte de lingotin pour la
technique préssée (Teintier IPS Natural Die Material d'Ivoclar Vivadent®).......................40
Figure 24: Présentation de la zircone de 1ère et 2ème génération [148].............................41

73
Figure 25: Différentes translucidités de chapes en zircone placées sur une source lumineuse
(140) ....................................................................................................................................42
Figure 26: La zircone présente une translucidité variable selon son épaisseur sans toutefois
atteindre celle d'une vitrocéramique [49] ............................................................................43
Figure 27: Graphique résumant les valeurs de résistance à la fléxion en fonction de la
génération de zircone [149]..................................................................................................46
Figure 28: Image en MEB de la zircone brute (x2.000)[129]..............................................48
Figure 29: Image en MEB de l'e.max® glacée et abrasée (x2.000)[129]............................49
Figure 30: Usure de l'émail antagoniste face à trois matériaux en microns (étude in vitro,
4.800 cycles) [124]...............................................................................................................50
Figure 31: Aspects microscopiques de l'e.max Press® avant et après mordançage [49]....52
Figure 32: Préparation de l'intrados de la couronne par sablage à l'alumine [149]..............55
Figure 33: Conditionnement de l'intrados prothétique avec un promoteur d'adhésion [149].
..............................................................................................................................................56
Figure 34: Application du système adhésif à base de MDP dans l'intrados prothétique
[149].....................................................................................................................................56
Figure 35: Essayage d'une couronne monolithique en zircone (insertion incomplète) avec
l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.............................................................................57
Figure 36: Photos au MEB présentant l'effet du polyfluorure d'aluminium sur une
vitrocéramique renforcée au disilicate de lithium (IPS e.max® CAD); (a) avant traitement ;
(b) après traitement [48].......................................................................................................60
Figure 37: Mordançage à l'acide orthophosphorique du substrat dentaire pour couronne
monolithique en disilicate de lithium sur 45, avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.
..............................................................................................................................................62
Figure 38: Résultat final après collage de la couronne monolithique en disilicate de lithium
de la 45, avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT......................................................62
Figure 39: Photopolymérisation après application de gel glycériné d'une couronne
monolithique en disilicate de lithium, avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.......63
Figure 40: Arbre décisionnel simplifié guidant le choix du matériau selon les conditions
cliniques observées dans le cadre d'une reconstitution coronaire périphérique unitaire
postérieure (RC pour Reconstitution Coulée / RMIPP pour Reconsitution par Matériaux
Insérés en Phase Plastique) [9,49,72,73,149,161]................................................................64
Figure 41: Arbre décisionnel simplifié guidant le choix du matériau selon les conditions
cliniques observées dans le cadre d'une reconstitution coronaire périphérique unitaire
antérieure (RC pour Reconstitution Coulée / RMIPP pour Reconsitution par Matériaux
Insérés en Phase Plastique)[9,49,72,73,149,161].................................................................65
Figure 42: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT...........................................................................................66
Figure 43: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT...........................................................................................67
Figure 44: Iconographie d'un cas d'overlay en disilicate de lithium avec l'aimable
autorisation du Dr. C. ROBERT...........................................................................................68
Figure 45: Iconographie d'un cas d'une couronne monolithique sur 26 en zircone ST
maquillée avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT....................................................68
Figure 46: Iconographie d'un cas d'une couronne monolithique sur 16 en disilicate de
lithium (IPS e.max Press MT) maquillée avec l'aimable autorisation du Dr. C.ROBERT.. 69

74
8.2. Annexe 2

Index des tables


Tableau 1: Classification selon la composition chimique et la microstructure
[31,48,49,150]......................................................................................................................16
Tableau 2: Les céramiques avec matrice en résine [1,150]..................................................17
Tableau 3: Indice de réfraction des tissus dentaires ainsi que de quelques matériaux
dentaires [49]........................................................................................................................19
Tableau 4: Propriétés mécaniques de l'émail et de la dentine [48].......................................20
Tableau 5: Propriétés des céramiques cosmétiques (1)........................................................26
Tableau 6: Propriétés physico-chimiques de la zircone traditionnelle (3Y-TZP)
[8,23,31,37,43,84,95,101,127].............................................................................................32
Figure 7: Composition de l'IPS e.max®(65,69,96,100)......................................................36
Tableau 8: Propriétés physico-chimiques du disilicate de
lithium[4,11,24,43,52,74,75,101,127,170]...........................................................................38
Tableau 9: Résultats des mesures de transmission de la lumière effectuées sur les différents
échantillons (IC:Intervalle de confiance) [149]....................................................................43
Tableau 10: Comparaison des propriétés physiques de la zircone et du disilicate de lithium.
..............................................................................................................................................45
Tableau 11: Propriétés des différentes zircones proposées par la marque Kuraray® [72]...47
Tableau 12: Perte de substance amélaire face à une CCM sur douze mois [76]..................47
Tableau 13: Etude de rugosité de surface et usure comparée de l'usure amélaire en fonction
des traitements de surface de la vitrocéramique antagoniste (étude in vitro, 120.000 cycles)
[124].....................................................................................................................................50

75
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Thèse d’exercice : Chir. Dent. : Lille : Année 2018 – N°:

Le monolithique en disilicate de lithium et en zircone : interêts dans les


reconstitutions coronaires périphériques en prothèse fixée unitaire / VERFAILLE
Louis - p. 88 : fig. 46 ; réf. 174.

Domaines : Prothèse fixée

Mots clés Rameau: Matériaux céramiques dentaires, Zircone, Collage en odonto-


stomatologie

Mots clés FmeSH: Couronne dentaire, Zirconium, Collage dentaire

Mots clés libres : Monolithique, Disilicate de lithium, Couronnes céramo-


métalliques

Résumé de la thèse :

Le développement du tout numérique et l'engouement pour le « sans métal » permettent


l'essor des reconstitutions monolithiques en céramique.

L'enthousiasme actuel pour le disilicate de lithium et la zircone interpelle sur l'utilité des
restaurations coronaires périphériques céramo-métalliques sur piliers dentaires naturels.

Tout praticien doit, par conséquent, être amené à connaître l'ensemble des propriétés de ces
matériaux pour faire face à chaque situation clinique et répondre ainsi aux exigences
mécaniques, biologiques et esthétiques de la dent restaurée.

Ainsi, ce travail apporte une vision nouvelle et permet aux praticiens de ne plus s'orienter
systématiquement vers la couronne céramo-métallique en première intention.

JURY :

Président : Professeur Etienne DEVEAUX

Assesseurs : Docteur Philippe ROCHER


Docteur Philippe BOITELLE
Docteur Clément ROBERT

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