Méthode des Déplacements en RDM
Méthode des Déplacements en RDM
Sommaire :
A – Introduction
B – Poutres continues
1. Poutres continues en flexion plane avec charges nodales
2. Poutres continues en flexion plane avec charge quelconques
3. Poutres continues en flexion composée
C – Structures à barres
1. Elément « barre »
2. éléments « poutre »
But de ce chapitre :
Calcul des structures à barres et à poutres par la méthode des
éléments finis.
Les structures mécaniques sont constituées de sous ensembles tels que : barres, poutres, plaques, parties
massives…
Pour dimensionner chacun de ses constituants on dispose :
De la théorie de l’élasticité avec résolution d’équations aux dérivées partielles.
De la théorie des poutres, plaques qui conduit à des calculs long pour les structures hyperstatiques.
Le calcul des structures par la « la Méthode des éléments finis » permet de traiter des structures
isostatiques ou hyperstatiques :
Avec la méthode des déplacement à partir des relations intrinsèques de la poutre.
Avec la discrétisation de la structure en élément de dimensions finies.
Concept d’élément fini :
- C’est une extension du modèle « structures à barres articulées » au milieu continu. Fig.1
- Le domaine continu est divisé en sous-domaines de forme géométrique simple (éléments barres,
triangles, quadrilatères, tétraèdres…) que l’on nomme éléments finis interconnectés uniquement
aux nœuds.
- De plus, dans chaque élément une approximation adéquate permet de connaître la grandeur
physique inconnue en fonction uniquement des valeurs nodales.
Fig.1.
A1 I1 A2 I2 A3 I3 A4
l1 l2 l3
Une poutre continue est un ensemble de poutres droites alignées, liées entre elles rigidement et
supportées par plus de 2 appuis.
Les nœuds reliant les éléments entre eux et la structure avec l’extérieur peuvent être encastrés, articulés,
appuis simples ou libres.
Chaque élément barre a une inertie constante : si l’inertie est variable dans une partie de poutre.
Cette partie sera discritisée en plusieurs éléments à inertie constante liés entre eux par des nœuds.
y
Efforts de liaison interne :
Tij Tji
i j x
Tij : force exercée par le nœud Ai sur la barre ij
Mij : moment exercé par le nœud Ai sur la barre ij. Mji
Mij
Tji , Mji : sont les actions correspondantes du noeud Aj sur la barre ij .
Ces efforts de liaison, de sens inconnu à priori, sont tracés conventionnellement suivant le sens positif
dans la base locale i x y .
Equation différentielle de la déformée :
Soit i’ j’ l’état déformé de l’élément ij :
T (x) : l’effort tranchant dans la section d’abscisse x j’ j
y
M(x) : le moment fléchissant dans la section d’abscisse x
G’
v(x) : la déformée de la barre ij
i’ i vj
La théorie de la flexion simple donne : v(x)
vi Tij T(x)
d 2v i x
EI 2 M ( x)
dx G j
Mij M(x)
L’équilibre du tronçon iG donne : M(x) = -Mij + Tij . x
vi Mij Tji
i x
j
Mji
l
dv dv 12EI
Conditions aux limites : en i (0) 0 en j (l ) 0 Tij vi
dx dx l3
6 EI
v (0) = vi v (l) = 0 M ij vi
l2
Equilibre de la barre ij :
0
F : Tij + Tji = 0 Tij = -Tji
La matrice de rigidité de la barre ij est une matrice carrée, symétrique (théorème de Maxwell-Betti) et
singulière.
[K] possède 3 valeurs propres nulles correspondant aux 3 modes de déplacements rigides de la barre ij :
2 translations et une rotation dans le plan.
En effet l’énergie de déformation élastique correspondante s’écrit :
W = 1/2 [U]t[K][U] avec [U] = [vi Өi vj Өj]
ATTENTION:
il faudra bloquer les variables nodales de manière à interdire tout déplacement de corps rigide d'une
structure à barres (dans le cas contraire les logiciels M.E.F donnent un message d'erreur "Structure
instable" ou autre.)
1.3. Charges nodales:
Le vecteur "charges nodales" est constitué par les composantes algébriques dans le repère général des
efforts externes à la structure et appliqués aux nœuds de la structure.
Ces efforts peuvent être:
Connus (chargement imposé à la poutre)
Inconnus (effort de liaison avec l'extérieur) y
F1 F
Exemple :
M1 x
Poutre encastrée en A1 appuis en A3 et A4.
F3 F4
Efforts externes appliqués à la poutre:
A1 : F1 , M1 des efforts d'encastrement sur A1 (inconnus) F1
A2 : F2 = - F charge imposée (connue) M
1
M2 = 0 F
A3 : F3 réaction d'appui (inconnue) 0
[F ]
F3
M3 = 0
A4 : F4 réaction d'appui (inconnue) 0
F
M4 = 0 4
0
T ji
.v K .
vj
K ji
i
Barre ij ou 1 : 1 1
jj
M ji i j K ii K ij
K
K jj
Avec
T jk K ji
. K .v
vj
K jj
k
Barre jk ou 2 : 2 2
jk
M jk j k
On obtient donc:
vi
i
Fj v j
K ji
1
K 1jj K 2jj
K 2jk .
j
M j
vk
k
F1 v1
M K1 0
1 1
F2 v 2
= zone de sommation des termes de chaque matrice
M 2 2
F3 v3
0 K2
M 3 3
i’ vj
i
F
Etat S0 : barre ij soumise aux charges extérieures
vi Tij q Tji
et encastrée à ses extrémités telle que : vi = i = 0 i x
vj = j = 0 j
Mij Mji
T ij , M ij , T ji , M ji sont les réactions d’encastrement.
0 0 0 0
Le vecteur colonne des efforts d’encastrement « F0ij » est donné en annexe pour différents cas de charge.
Fj + T’ji + T’jk = 0
Ak
Ai
Mj + M’ji + M’jk = 0 Aj
Fj T ji T jk T 1 ji T 1 jk T 0 ji T 0 jk
1 1
0 0
M j M ji M jk M ji M jk M ji M jk
Fj
Mj
Tji
T’jk Tjk
En utilisant les relations intrinsèques : T’ji
F
C2
1 2 x
C3
1
2
Eléments de poutre 1 et 2 identiques : l1= l2 , S1 = S2
Montrer que l’obtient le système linéaire suivant :
F1 12 6l 12 6l v1 0
M 0 1 0
1 6l 4l
2
6l 2l 2
F2 EI 12 6l 24 0 12 6l v 2 0
3 .
M C l 6l 2l 2 0 8l 2 6l 2l 2 2
12 6l v
2 2
F3 F 12 6l
0 3
6l 2l 2 6l 4l
2
M 3 C 3 3
Les conditions aux limites sont introduites dans le vecteur [Fi] et le vecteur [Ui].
Equations 4,5,6 Equations 1,2,3
l2 7 3
v3 (C 2 3C3 Fl ) F1 (C 2 C3 Fl )
4 EI 3 2l
l 1
3 (C 2 5C3 3Fl ) M 1 (C 2 C3 Fl )
4 EI 2
l 1
2 (C 2 C3 Fl ) F2 (6C 2 6C3 10 Fl )
4 EI 4l
3. Poutre continue en flexion composée :
les charges extérieures appliquées à la poutre continue donnent des sollicitations de flexion et de
traction-compression.
j’ j y
y
G’
i’ i vj u(x)
i’
vi v(x)
j Tij V(x)
i x Nij i N(x) x
G j
uj Mij M(x)
ui
Soit : N(x) l’effort normal à l’abscisse x
u(x) le déplacement de la section G suivant l’axe x.
v(x) le déplacement de la section G suivant l’axe y.
la théorie de flexion composée donne :
du
N ( x) ES
dx
d 2v
M ( x) EI 2
dx
Les sollicitations de traction-compression et de flexion simple sont découplées : il suffit
d’ajouter aux relations intrinsèques précédentes de la flexion les relations relatives à la traction-
compression.
Cas 5 ui ≠ 0 Nij
i j
Nji
N(x) = - Nij ui
ES u(x) = -Nij x + C1 l
Conditions aux limites : u(0) = ui C1 = ES ui
u(l) = 0 - Nij l + C1 = 0
ES
N ij ui
l
ES
N ji ui
l
Cas 6 uj ≠ 0
Nji
Nij
uj
ES ES
N ij l
l .ui
N ji ES ES u j
l l
1
K ES
1
est la matrice de rigidité d’un élément barre en traction-
l 1 1
La matrice
compression.
En regroupant les matrices de rigidité de flexion et de traction-compression on obtient :
EI EI EI EI 0 0
Tij 12 3 6 12 6 vi
l l2 l3 l2
6 EI EI EI EI
M ij
4 6 2 2 0 0
l2 l l l i
T 12 EI 6
EI EI
12 6
EI 0 0
v
ji l3 l2 l3 l2 j
EI EI EI EI .
6 2 2 6 2 4 0 0
j
M ji l l l l
0 0 0 0 ES ES
N ij
l l ui
ES ES
0 0 0 0
N l l u j
ji
L’équilibre du nœud Aj conduit aux mêmes équations qu’en 2.2 avec une équation supplémentaire
sur l’axe x.
F1 ES 1 1 u1 F1 1 2 F2 x
F l 1 1 .u
2 2 u1 u2
ou encore : F K
.U
Repère global :
Les grandeurs en axes globauxs seront soulignées.
2’
Le déplacement 22' du nœud 2 a pour composantes y v2 v2
y x
u2 u2
dans le repère local 1xy. y
v2 1’
2 u2
u2 x
dans le repère global 1x y .
v 1
2
c s 0 0
s c 0 0
On passe du repère global au repère local par la matrice de rotation R
0 0 c s
0 0 s c
En posant : c = cos ; s = sin
On a donc : u R. u ; F R.F et la relation locale F K . U devient donc :
EI 2 ES 2 12 EI ES 6 EI EI ES 2 12 EI ES 6 EI
l3 s l c ( 3 )cs
l l l 2
s 3 s2
l l
c ( 3 )cs 2 s
l l l
12 EI ES EI 2 ES 2 6 EI 12 EI ES EI 2 ES 2 6 EI
( 3 )cs s c c ( 3 )cs 3 s c c
l l l3 l l2 l l l l l2
6 EI 6 EI 4 EI 6 EI 6 EI 2 EI
s c s 2 c
K l 2
EI 2 ES 2 12 EI ES
l 2
6 EI
l
EI 2 ES 2
l 2
12 EI ES
l l
6 EI
3 s c ( 3 )cs 2
s 3
s c ( 3
) cs 2
s
l l l l l l l l l l
(12 EI ES )cs EI s 2 ES c 2 6 EI c 12 EI ES
( 3 )cs
EI 2 ES 2
s c
6 EI
2 c
l3 l l3 l l2 l l l3 l l
6 EI 6 EI 2 EI 6 EI 6 EI 4 EI
2 s c s 2 c
l l2 l l2 l l