Manuel Vovinam
Manuel Vovinam
Depuis l’origine, l’homme utilise des moyens de défense ou de combat : des lance-pierres, des bâtons, des javelots,
des arbalètes pour chasser, etc : outils élémentaires dans l’art de combat. Depuis la dynastie des Huns, et ce à
travers quatre mille ans d’histoire, le peuple Vietnamien a naturellement possédé des techniques de combat, seuls
moyens de pouvoir établir une nation et de la sauvegarder. A l’époque de Thuc Phan les combats à mains nues
étaient très développés. L’histoire racontait que neuf seigneurs luttaient pour le trône contre Thuc Phan, après la
mort de son père Thuc Che et décrivait des scènes de combats à mains nues qui duraient plusieurs jours.
Dans ce cadre historique, était né Ly Than, dit Ly Ong Trong, dans un village de Chem à côté de Hanoï. Adolescent,
il était très grand, une santé de fer, et une force hors du commun, malgré cela il était très humble. Il disait
souvent à ses copains que pour combattre un buffle nul n’a besoin d’être plus fort que lui, mais d’utiliser les
techniques.
Il commençait à mettre au point des techniques d’attaque et de défense en étudiant, observant les bagarres
des paysans des soldats ; les combats de coqus, les coups de pied du cheval, les chats saisissant leurs proies, etc.
C’étaient donc les premières techniques structurées. Grâce à ses dons naturels, et avec les techniques qu’il avait
mis au point, Ly Than devint vite le champion du village et de la région. Il était aussi doué dans le maniement
des armes. Mais c’était le bâton son arme préférée.
Pendant ce temps, en Chine, Tan Thuy Hoang, parvenait à réunifier la Chine, à construire un grand empire,
obligeant les pays vassaux à payer des gages de soumission, lesquels comportaient non seulement de l’or, de la
richesse du pays mais aussi la livraison des meilleurs ouvriers et des meilleurs combattants. Cette année là, Ly Ong
Trong faisait partie du lot. IL fut affecté au corps militaire en Chine grâce à son talent, il fut promu au
commandement d’un régiment dans la guerre contre les Hun Mongol.
Vainqueur des Huns dans la bataille Cam Tuc, il devint Hieu Uv (l’équivalent d’un général) et eut la charge de
défense de Van Ly Truong Thanh (la Grande Muraille).Pendant des années, maître d’une région hostile, il arrivait à
mater les Huns. Agé, il demanda à l’empereur Tan Thuy Hoang de se retirer dans son pays. Ce qui lui fut accordé. Il
revint à Chem et ouvrit une école pour léguer son expérience dans l’art du combat qu’il avait mis au point et
amélioré dans ses nombreuses batailles.
L’Art Martial Vietnamien était né. A partir de là, l’Art Martial Vietnamien dont Ly Ong Trong est l’ancêtre
commençait à se développer naturellement dans la couche paysanne. Pour le peuple Vietnamien, c’était vraiement
une arme efficace pour se défendre et défendre le village, et la nation.
HISTORIQUE DU VIET VO DAO ET DU VOVINAM:
On s'accorde à honorer l'Empereur Hung Vuong 1er, fondateur du Vietnam, comme fondateur des arts martiaux
vietnamiens.
C'est la dynastie des Hung-Vuong(2879-258 av J.C) qui est officiellement reconnu comme fondateur du Viet Vo
Dao.
Chaque année, le Viet Vo Dao célèbre son anniversaire vers l'époque de Pâques.
En réalité le VVD est issu du peuple vietnamien et notamment de la couche paysanne et a evolué avec lui au cours
de ses terribles combats contre les agresseurs venus de toutes parts depuis quelques milliers d'années.
Débutée en 2879 av J.C, sa première grande période fut 1284 (ap J.C) avec le généralissime Tran Huong Dao qui
réunit toutes les écoles d'arts martiaux pour faire face à la menace des Huns.
Elle connut son apogée sous la dynastie des Trân 1225-1400 ap J.C et sous le règne de l'Empereur Quang Trunq où
le VVD faisait partie de la culture ( la pratique étant obligatoire pour les jeunes ), et c'est à cette époque que
furent crées les grades: Licences les Arts Martiaux, Docteur des Arts Martiaux ainsi que la Giang Vo Duong (
Academie des Arts Martiaux)
Cette période marque la division du pays et la lutte entre les seigneurs. Les rivalités, les antagonismes ont fait que
le Viet Vo Dao fut divié en différentes écoles. Heureusement des Maîtres constituèrent le corps des sages pour
assurer la transmission des connaissances.
Sous la domination française (1863-1945), le VVD fut complètement brisé à tel point que les jeunes ignoraient
la plupart du temps son existence. Heureusement, l'entraînement se poursuivit dans la clandestinité,avec des
élèves, des disciples soigneusement sélectionnés.
Elle a commencé avec le Maître Nguyen Lôc, l'homme qui a consacré toute sa vie pour faire jaillir des
connaissances millénaires, une nouvelle ère du Viet Vo [Link] Maître Nguyen Lôc naquit en 1912 à Huu Bang,
province de Son Tay, au Tonkin, Vietnam. Dès son jeune âge, il se consacra à l'étude de l'Art Martial et de
la philosophie vietnamiens. Sur les conseils de son Maître et afin de bénéficier de l'enseignement des maîtres les
plus compétents, il partit en voyage dans tout le pays. Il entreprit discrètement en 1938 d'importants travaux de
recherches en vue de codifier les techniques disséminées dans diverses écoles sur tout le territoire.
Il commença à structurer les techniques, les transforma avec l'esprit créatif, imposa les principes de base,
des méthodes d'entraînement afin de donner au peuple vietnamien un Art Martial codifié et unifié. Il l'appella
Vo Vietnam (Art Martial Vietnamien).
Sept ans après, en 1945, le Maître présente officiellement le mouvement à Hanoï et dispense son enseignement
au grand public.
Après une période de développement et ayant pour objectif de la propager à l'étranger, sur les conseils de
ses proches le Vo Vietnam devint Vovinam pour en faciliter la prononciation. Il mit à la lumière les fondements
philosophiques de l'Art Martial Vietnamien afin de redonner au Vovinam sa véritable vocation.
D'après Maître Nguyen Loc, les Arts Martiaux Vietnamiens doivent rappeler aux pratiquants leur devoir:
- envers la Patrie (Viet-Nam) : Viet
- envers leur corps (Art- martial) : Vo
- envers leur Esprit (Voie) : Dao
En 1960, avant de s'éteindre à Saïgon, entouré de ses disciples, le Maître a prononcé ses derniers voeux et laissé son
testament, ses oeuvres ainsi que d'ancien livres. Il a également désigné son successeur Maître Lê Sang, et conseillé à
ses disciples d'aller propager le Viet Vo Dao dans le monde. Maître Lê Sang devenu Patriarche et le Conseil des
Maîtres ont établi un plan de déveleppement du mouvement.
Lê Sáng, né à Hanoï en 1920, et décédé le 27 septembre 2010[1] à Saïgon, est un grand maître d'arts martiaux
vietnamien. Il fut le Maître Patriarche du Vovinam Viet Vo Dao depuis la mort du maître Fondateur de cet art en
1960. Toute sa vie il a œuvré pour le développement de cet art martial et son rayonnement à travers le monde.
Enfant, Lê Sáng contracte une grave maladie. Sa mère l'incite alors à étudier les arts martiaux pour devenir plus
fort. Il rencontre Nguyên Loc, de 8 ans son aîné et devient à la fois son disciple et son ami. Il vit à ses côté et étudie
le Vovinam jusqu'au décès de Nguyên Loc qui le nomme comme son successeur avant de décéder en 1960. Durant
cinquante années, entrecoupées par des périodes très difficiles et notamment ses deux emprisonnements pour
motifs politiques après la guerre du Viêt Nam, Maître Lê Sáng se consacre au développement du Vovinam qu'il ne
cesse d'enrichir de ses propres techniques et de diffuser au travers du monde via ses nombreux élèves et disciples.
Jusqu'à son décès en septembre 2010, il réside à Saïgon au To Duong, club mythique du Vovinam où reposent les
cendres du maître fondateur et où reposeront les siennes après son incinération.
Le 27 septembre 2010, Maître Lê Sáng décède à Saigon laissant le monde du Vovinam en deuil. Le 30 septembre
2010, tous les grands maîtres se réunissent au To Duong, au-delà des clivages et des courants, pour une cérémonie
d'adieu. Se pose alors la question de sa succession. À cette époque, il semble déjà admis que le système patriarcal,
propre au Vovinam Viet Vo Dao, ne lui survivra pas. La légitimité dont Maître Lê Sáng pouvait se prévaloir en tant
qu'ami et disciple du maître fondateur lui a permis de conserver une certaine unité au mouvement Vovinam mais
Maître Lê Sáng avait sans doute conscience du fait qu'aucun maître actuel ne serait en mesure d'obtenir le même
résultat s'il était nommément désigné comme Maître Patriarche successeur. Se sachant malade, Maître Lê Sáng
avait pris soin de régler sa succession et l'une de ses dernières actions fût de nommer aux grades supérieurs, une
liste choisie de maîtres, permettant notamment aux Maîtres Sen et Van Chieu, d'accéder au 9e Dang au même
moment.
Jusqu'à sa mort, le maître patriarche vécut à Saigon, au To Duong, où reposent les cendres du maître fondateur et
où de nombreux pratiquants venant du monde entier continuent à se rendre pour suivre l'enseignement de Maître
Sen (9e Dang) et de ses élèves (Maître Quan (4e Dang), Maître Long (4e Dang)...).
L'une des dernières décisions que prit Maître Lê Sáng fût de promouvoir 14 maîtres (dont 10 maîtres vietnamiens)
au grade supérieur3. Le 15 mai 2010, à l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la mort du
Maître Fondateur, il permit aux deux grands maîtres les plus gradés au monde, Maître Nguyen Van Chieu et Maître
Nguyen Van Sen d'atteindre le 9e dang.
Avec l'abandon du système patriarcal, un nouveau système a été mis en place pour diriger l'école Vovinam Viet Vo
Dao : le Conseil des Maîtres4 dont le maître Nguyen Van Chieu est le Président (Chánh Chưưng Quưn Môn phái
Vovinam Viet Võ Dao).
Maître Van Chieu est également directeur technique de l'Association intercontinentale de vovinam viet vo dao
(IVVDA), président de la Fédération de Vovinam de Ho Chi Minh Ville (Sai Gon) et vice-président de la Fédération
mondiale de vovinam (WVVF). Son centre d'entraînement principal est situé dans le district 8 de la ville et a
permis de former de nombreux champions nationaux et internationaux.
Maître Sen quant à lui est resté au To Duong, au district 10, près du maître patriarche dont il fut le secrétaire.
Maître Tran Huy Phong est l'éminent disciple direct du Maître Fondateur Nguyen Loc.
Après le décès de son Maître en 1960, il reprend le flambeau et structure le mouvement de Vovinam-VietVoDao que
nous connaissons aujourd’hui.
En 1964 le Conseil des Maîtres de Vovinam-Viêt Võ Ðao est crée, Maître Lê Sáng fut élu à la fonction Patriarche,
Maître Tran Huy Phong fut nommé Directeur Technique du Vovinam-Viêt Võ Ðao. Nos deux Maîtres établissent
alors un plan de développement du mouvement. Le premier plan fut approuvé à l’unanimité par l’assemblée
générale convoquée le 01/02/1964 à Saigon. Deux ans après, le Vovinam-Viêt Võ Ðao retrouvait sa place dans le
programme de l’éducation nationale.
En 1966 Maître Tran Huy Phong créait le centre Hoa Lu. Dans ce centre renommé, plusieurs Maîtres ceintures
rouges qualifiés ont été formés, exemple : Maître Lê Công anh, Tran Huy Quyên, Nguyên Van Thông, aujourd’hui
des dirigeants du mouvement VVN-VVD en Australie. Les Maîtres Nguyên Ðiên, Tran Nguyên Ðao, aujourd’hui des
dirigeants du mouvement VVN-VVD en France. Maître Nguyên Tien Hoi en Allemagne, Maître Tran Van Bé, Nguyên
Van Ðông, Nguyen The Hùng en Amérique et des centaines autres Maîtres au Vietnam et dans le monde.
En 1986 Maître Trân Huy Phong assurait la responsabilité suprême du mouvement Vovinam Viet Vo Dao, en
qualité de Patriarche de 3ème génération. Mais en 1990, il renonçait ce poste à Maître Lê Sáng qui avait été le
patriarche de 2ème génération pour consacrer à la recherche à la fois technique et spirituelle. Il décède le 13
décembre 1997 à Saigon (VN).
La renaissance du vovinam
Il rénove et transforme le Vovinam en Vovinam-Vietvodao,
· Il rénove l'école Vovinam en la structurant en fédération nationale d'art martial,
· Il crée le système de grades du Vovinam-Vietvodao
· Il introduit le Vovinam-Vietvodao dans l'éducation nationale et les corps d'état (police, armée),
· Il planifie rigoureusement l'étude du Vovinam et définit un programme d'enseignement officiel,
· Il énonce les bases de la théorie et de la philosophie du Vovinam-Vietvodao : 10 principes fondamentaux, doctrine
de l'harmonie entre la force et la souplesse, théorie de la révolution du corps et de l'esprit…
· Il forme des centaines de maîtres, · Avant de s'éteindre en 1997, il crée la Fédération Mondiale de Vovinam-
Vietvodao, le 1er Conseil Mondial des Maîtres et lègue de très nombreux documents à son disciple et frère Maître
TRAN NGUYEN DAO…
En France
Deux Maîtres ont implanté le Vovinam Viet Vo Dao en France dans les années 1970: Me Tran Nguyên Dao (7e Dang)
et Me Suddo Russlan5 (7e Dang). Tous les deux ont maintenant un nombre important de maîtres, de professeurs et
d'élèves sous leur égide. On peut désormais pratiquer le Viet Võ Dao dans la plupart des grandes villes de France
car il s'est propagé avec les mouvements de ses cadres enseignants et dirigeants.
Le Vovinam Viet Vo Dao connait une progression très forte cette dernière décennie. Il arrive à conquérir de
nouveaux passionnés tous les ans, ses démonstrations sont très remarquées lors des différents Festivals d'arts
martiaux ou des journées caritatives.
Sur le plan réglementaire, les arts martiaux vietnamiens ont eu du mal à s'organiser et surtout à se fédérer. En
septembre 2007, le ministère de la jeunesse et des sports a finalement délaissé l'option d'une fédération spécifique
et a décidé de confier sa délégation à la Fédération française de karaté6. Deux nouvelles branches ont donc été
créées au sein de la FFKDA, séparant très clairement le vovinam viet vo dao d'un côté et les arts martiaux
vietnamiens traditionnels de l'autre.
Le võ phuc,
phuc, la tenue du vovinam
La tenue officielle du vovinam, le võ phuc, est constituée d'une veste et d'un pantalon en toile solide bleu clair. Les
võ phuc sont généralement moins épais que les kimonos de judo et ressemblent beaucoup aux kimonos du karaté
pour ce qui est de la forme. Ils sont généralement fabriqués au Viêt Nam et importés. Le dos peut comporter des
broderies plus ou moins sophistiquées représentant des animaux du bestiaire martial (dragons, phénix, tigres) ou
des inscriptions brodées sur demande (nom du club, de la fédération du pays). Certains pratiquants portent
également un écusson du drapeau de leur pays sur la manche, généralement au niveau du triceps.
Il est également d'usage de porter son prénom sur la poitrine, côté droit, le côté gauche étant réservé à l'écusson du
vovinam. Le prénom du pratiquant est brodé sur une étiquette en tissu de la couleur de la ceinture.
Comme dans de nombreux arts martiaux, le grade de chaque pratiquant est reconnaissable par la couleur de sa
ceinture.
Niveau débutant (Tu Vê) : La première ceinture portée est bleu clair, elle est généralement plus claire que la
tenue (le Vo Phuc).
Pratiquant confirmé (Lam Dai) : pendant quelques années, la couleur de la ceinture ne va plus changer mais à
chaque nouveau cap franchi le pratiquant confirmé reçoit une nouvelle ceinture bleu foncé sur laquelle sont
cousues (ou collées) une, puis deux, puis enfin trois barrettes jaunes. Il faut généralement 3 années de pratique
pour obtenir sa dernière barrette jaune (3e cap). Symboliquement, le jaune représente la peau et on dit souvent
qu'à chaque barrette jaune qu'on appose sur sa ceinture, le Vovinam entre un peu plus dans la peau du pratiquant.
Professeur assistant (Huyên Dai) et Professeur (Hoàng Dai) : au bout de 4 à 5 ans, le Lam Dai passe sa ceinture
jaune. Cette ceinture cependant n'est pas tout à fait l'équivalent de la ceinture noire des arts martiaux japonais.
Dans ces arts martiaux, la ceinture noire correspond au 1er dan alors qu'en vovinam les dang (équivalent
vietnamien des dan) ne sont remis qu'à partir du grade suivant. Après la ceinture jaune sans barrette, le
professeur assistant passe ses premiers dang. Jusqu'au 3e, la ceinture qu'il porte est jaune car il a désormais le
vovinam dans la peau. À chaque dang obtenu, on rajoute une barrette rouge symbolisant le vovinam qui rentre
dans son sang.
Maître aspirant (Chuân Hông Dai) : à partir du 4e dang, le pratiquant du vovinam peut être appelé "maître" bien
qu'au quatrième dang il ne soit encore qu'aspirant maître. Il porte une ceinture rouge cerclée de jaune sans
barrette.
Maître 8e dang
Maître (Hưng ưai) : à partir du 5e dang, le maître porte une ceinture rouge avec des barrettes blanches. Le
vovinam entre dans ses os. La ceinture peut comporter de 1 (5e dang) à 6 barrettes (10e dang).
Ceinture noire
À la fin des années 90, la ceinture noire a été instaurée pour remplacer la ceinture jaune sans barrette. Cette
démarche avait pour but de mieux identifier les instructeurs de Vovinam en s'alignant sur les systèmes de grades
japonais et coréens devenus très populaires. Le 01 janvier 2012, la ceinture noire est officiellement abolie par le
conseil des maîtres[7].
Il n'y a cependant jamais eu de réel consensus autour de cette ceinture. Certains clubs ont toujours refusé de
l'adopter et ont continué à remettre des ceintures jaunes sans barrettes. D'autres, continuent à l'heure actuelle à
remettre cette ceinture malgré l'abrogation. Cela ne remet cependant pas du tout en cause le niveau des
pratiquants qui ont un niveau de formation équivalent puisqu'ils sont Huyên Dai dans les deux cas.
Il existe enfin une dernière ceinture, qu'ont portée les maîtres patriarches. Cette ceinture blanche comporte des
lignes de chacune des autres couleurs utilisées dans la codification des grades (bleu, jaune, rouge d'abord, puis
ajout de la ligne noire). Actuellement, cette ceinture n'est plus utilisée. En effet, après le décès de Maître Lê Sáng et
la fin du système patriarcal qui dominait jusqu'alors, l'utilisation de cette ceinture est devenue impossible.
Par le décret du 27 août 2014[8], le Conseil des Maîtres de l'Ecole Vovinam Viêt Vo Dao a créé la ceinture jaune
parcourue de deux bandes bleues sur toute sa longueur. Cette ceinture devra dorénavant être portée par les
pratiquants âgés de de 12 à 15 ans ayant déjà atteint le niveau d'instructeur-assistant. Pour les pratiquants de
moins de 12 ans, les fédérations nationales sont libres d'organiser les ceintures à leur manière. Cela va de la
ceinture bleu foncé à la blanche en passant par la bleu clair.
Vovinam
Structure des grades
Maître
Nom de la patriarche
Pratiquant Pratiquant (fonction
ceinture Débutant Professeur Maître
(Nhập confirmé actuellement
(Tên (Tự vệ) (Lam đai) (Hoàng đai) (Hồng đai) non-
đai) môn) attribuée)
(Bạch đai)
Titre
(Danh Hướng Huấn Chưởng
Võ sinh Môn sinh Võ sư
xưng) dẫn viên luyện viên môn
Ceinture
(Đai)
APPROCHE PHILOSOPHIQUE
Le Viet-Vo-Dao est aujourd'hui à la portée de tout le monde et cela par ça philosophie pacifiste et son but humain
Le Viet-Vo-Dao est né au Vietnam mais sa véritable patrie est le Royaume Sans Frontière des Hommes.
Le Viet-Vo-Dao, notre Art Martial si noble et si sacré. Doit être préservé de toutes déformation. Il doit être compris
non pas
comme une simple technique martiale mais comme un large mouvement mondial d'éducation visant à élever le
valeur de l'Homme.
Il exige une participation de tous et une organisation sérieuse.
Il nous appartient donc de bâtir notre édifice et de le maintenir dans sa dignité.
Etre Viet-Vo-Dao Sinh c'est être consient du destin humain; c'est être capable d'assumer sa responsabilité envers
les autres et envers soit-même: C'est rechercher contament l'équilibre en toute chose. L'harmonie est l'âme du Viet-
VO-Dao; la persévérance
et la modesttie, la valeur du pratiquant.
La grandeur de la voie du Viet-Vo-Dao est celle qui fait de chaque pratiquant, un ami sincère des hommes et non un
ennemi plus
fort parmi les ennemis. Vivre pleinement, c'est vivre en parfaite concordance avec les autres et non pas isolé dans
l'orgueil d'un
souverain.
Le Viet-Vo-Dao est un art de la vie et non un art de la mort. Malgré ses techniques plus que redoutables, l'âme du
Viet-Vo-Dao
réside profondément dans la recherche de l'harmonie entre l'intellect et le corporel, entre l'homme et la nature,
entre l'homme
et la société; c'est développer la puissance caché en chaque personne, pour atteindre l'équilibre suprême dans
lépanouissement.
La grandeur de l'homme réside dans sa simplicité, la bonté et la volonté. La grandeur d'un art martial réside dans
ses richesses
sa beauté et son but humain.
Pratiquer le Viet-Vo-Dao c'est chercher à s'élever, à vaincre l'égoïsme, la faiblesse et la paresse d'esprit. Pratiquer le
Viet-Vo-Dao c'est combattre la peur et l'étroitesse d'esprit. C'est chercher l'ouverture vers une juste vision des
choses.
La meilleur façon de tuer un ennemi est de le transformer en un ami...
(Extraits de ses allocutions à Paris, Automne 1974 et dans la région Limousin au printemps 1972 lors de la création
de
l'international Viet-Vo-Dao)
Philosophie du Vovinam Viet Vo Dao
Né avec le peuple vietnamien, Le Viet Vo Dao s'est imprégné de sa sagesse, et posséde ainsi un code d'honneur digne
de l'histoire héroïque de cette nation.
Sa devise:
devise Etre fort pour être utile (siginifie que le pratiquant de Viet Vo Dao: VVD Sinh doit être responsable
envers la société).
Pratiquer le Viet Vo Dao c'est entrer dans une grande communauté mondiale où la fraternité des hommes est
fondamentale et
l'amitié est au dessus de toutes considérations raciales, politiques et religieuses.
Son Salut:
Salut la main d'acier sur le coeur de bonté.
Ce simple geste fait en entrant et sortant du tapis, exprime le respect du pratiquant pour le lieu d'entrainement
qui est sacré. Il marque aussi le moment opportun où l'on doit dégager de son esprit tout souci familial ou
professionel pour vivre pleinement le
Viet Vo Dao. Notre conduite doit être exemplaire: tenue correcte, pas de cigarette, de bavardage, ni d'attitude
irrespectueuse... N'oublions pas que se vaincre soi-même est beaucoup plus difficile que vaincre ses adversaires.
Le salut fait au début et en fin de cours, symbolise le respect et la reconnaissance que l'on fait aux créateurs de l'art
martial.
On prouve par ce salut que l'on ressent leur présence dans le lieu où l'on pratique. Même absent physiquement, ils
sont là pour
nous aider.
On salue de même le professeur, car il est le dépositaire des techniques et il est celui qui a fait le chemin avant soi.
Celui que l'on fait entre chaque pratiquant est d'abord un signe de reconnaissance. De plus on montre ainsi que
l"on va pratiquer dans le même esprit. Emprunt de respect il prouve à l'autre que l'on va travailler en harmonie
avec l'idée de désintéressement
et de don de soi pour l'aider à progresser.
Aspect technique
technique du salut:
- Chuan Bi : préparez vous (En lap tan les deux bras tendus devant vous, mains ouvertes)
- Nghiem : en garde (En lap tan les deux viennent se serrés aux hanches)
- Nghiem lê: Soyez prêt (En lap tan la main droite vient sur le coeur, le poing fauche fermé le long du corps)
- Lê : Saluez (En lap tan incliner le buste jusqu'à ce que le poing gauche arrive à la hauteur du genou)
Entre les opposés (Am et Duong ou Yin et Yang), se trouve le Vietnam qui est l'origine de l'art martial
traditionnel
Vovinam Viet Vo Dao.
Autrefois, il était fréquent de trouver des disciples qui se dévouaient entièrement à l'Art et
consacraient leur vie à suivre leur Maître. De nos jours, la tradition du Viet Vo Dao dicte simplement,
quelques principes fondamentaux.
5-Respecter les autres arts et n'utiliser le Viet Vo Dao que pour la défense légitime
10-Etre maître de soi-même, modeste, respectueux, tolérant et progresser en se jugeant soi même
Le Vovinam favorise le développement harmonieux de tous les muscles. Il oriente le pratiquant vers la
maîtrise de son corps : l’aisance corporelle, la souplesse. Il développe aussi la confiance en soi, permet
de vaincre la timidité et canalise l’agressivité latente.
Aucune violence n’est exprimée. Le pratiquant recherche en permanence l’équilibre, la perfection du
mouvement et l’efficacité des enchaînements. Un profond respect du partenaire est toujours
entretenu. L'esprit de discipline définit les règles et les usages à respecter, à l’égard des autres et de soi-
même.
Les Positions de Base:
Les techniques des arts martiaux sont élaborées à partir de postures ou positions, visant à leur donner
le maximum d'efficacité. Les postures constituent en quelque sorte "la charpente" des techniques de
combat
Les déplacements (avance, recul, déplacement latéral, changement de position) requièrent également
une attention particulière, car c'est dans ces phases que l'on est le plus vulnérable.
Le Vovinam dénombre un grand nombre de postures (Tan) dont une quinzaine sont couramment
utilisées. Les postures peuvent être classées en différents niveaux et fonctions
Niveaux: positions hautes, moyennes, basses
Fonctions:
Note: les postures font parfois référence à l'attitude d'un animal, positions dîtes "zoomorphes" ou sont
une représentation imagée de certaines forces de la nature, assise d'un rocher, enracinement d'un
arbre, ou, d'une posture utilisée par un autre sport ou art martial, par exemple posture de l'archer.
Lexique
COMPTER EN VIETNAMIEN :
1:MÔT - 2:HAI – 3:BA - 4:BÔN – 5:NAM – 6:SÁU – 7:BÃY – 8:TÁM – 9:CHIN - 10:MOUI
COMPTER DE 11 A 20
11:MOUI MÔT - 12:MOUI HAI - 13:MOUI BA - 14:MOUI BÔN - 15:MOUI LAM - 16:MOUI SÁU
17:MOUI BÃY - 18:MOUI TÁM - 19:MOUI CHÍN - 20:HAI MOUI
AUTRES TERMES
TERMES DES ARTS MARTIAUX
VÕ : Art martia
VÕ SINH : Pratiquant d’art martial
VÕ Sư : Professeur d’art martial
Sư PHU : Le Maître
DAI Sư : Le grand Maître
VÕ DÓNG : Salle d’arts martiaux (dojo)
VÕ PHUC : Tenue d’entraînement (Kimono)
DAO : La voie philosophique
MON PHAI : L’école
VÔ : Allez-y (combattez)
THÔI : Arrêtez
QUYÊN : Enchaînements (Katas)
DÂU : Combat
SONG LUYÊN : Techniques a deux
NGHIEM : Préparez-vous
LÊ : Saluez
QUAY (Sao Quay) : demi-tour (retournez-vous)
SOI DAI : La ceinture
TRAI : Gauche
PHAI : Droite
CHUAN BI : Attention
DOI BON : Changez de côté
NGOI XOUNG : Asseyez-vous
DUNG LEN : Levez-vous
THRU : Positionnez-vous
CHIEN LUOC :Enchaînement de combat
Techniques de base
Coups
Coups de pied (Đá)
Il existe de nombreux cas de figures ou la victime d’une attaque se retrouve au banc des accusés. La pratique
d’un art martial permet de mieux maîtriser ses émotions et théoriquement, de posséder un meilleur contrôle sure
soi. La défense doit être proportionnelle à l’
l’attaque,
attaque c’est ce que dicte la loi.
« Il n’y a ni crime ni délit lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient ordonnés par la loi et commandés
par l’autorité légitime. »
« Dans le cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’emprisonnement, toute personne a qualité pour
appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. »
« il n’y ni crime ni délit lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de
la légitime défense de soi-
soi-même ou autrui.
autrui »
L’ATTAQUE :
La légitime défense est définie, en droit pénal, comme le droit de riposter par la violence à une infraction
actuelle, injuste, dirigée contre soi-même ou autrui. L’attaque ne doit pas résulter d’une faute commise
préalablement par celui qui demandera la légitime défense lui soit appliquée.
La jurisprudence est plus réservée lorsque l’infraction est dirigée contre un bien : l’acte doit être menaçant
pour l’intégrité physique voir le vol sur une personne ou un bien
LA DEFENSE ;
L’acte de défense doit être nécessaire, proportionnel à l’attaque et simultané. Sont comprise dans ce cas de
nécessité actuelle de défense, les deux cas suivants :
1)Si l’homicide a été commis, si les blessures ont été faites ou si les coups on été portés en repoussant pendant la
nuit, l’escalade ou l’effraction de clôtures, murs ou entrée d’une maison ou appartement habité ou de leurs
dépendances.
2)Si le fait a eu lieu en se défendant contre les auteurs de vol ou de pillage exécutés avec violence.
LA PLAINTE :
En cas de problème, mineur au majeur, il est nécessaire d’aller porter plainte immédiatement :