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Introduction aux Relations Internationales

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Relations internationales

Plan:

Semaine 1 : Introduction aux Relations Internationales

Objectif : Présenter les concepts de base, les théories principales et les acteurs clés des
relations internationales.

Chapitre 1 : Concepts et théories de base

 Section 1.1 : Qu'est-ce que les relations internationales ?


Définitions, histoire et objectifs du champ disciplinaire.

 Section 1.2 : Théories des relations internationales


Les grandes théories : réalisme, libéralisme, constructivisme et marxisme.

Chapitre 2 : Acteurs des relations internationales

 Section 2.1 : Les États-nations


Rôle des États dans les relations internationales, souveraineté et géopolitique.

 Section 2.2 : Organisations internationales et régionales


ONU, OTAN, UE, et autres organisations ; leur impact sur les relations internationales.

 Section 2.3 : Acteurs non-étatiques


Rôle des ONG, entreprises multinationales, mouvements sociaux et terrorisme.

Semaine 2 : Instruments et mécanismes des relations internationales

Objectif : Examiner les principaux outils de coopération et de conflit entre les États.

Chapitre 3 : Diplomatie et négociations internationales

 Section 3.1 : La diplomatie


Principes et histoire de la diplomatie, rôles des diplomates, types de diplomatie.

 Section 3.2 : Les négociations internationales


Techniques et enjeux des négociations bilatérales et multilatérales, exemples
célèbres.

Chapitre 4 : Droit international et gouvernance mondiale

 Section 4.1 : Principes du droit international


Origines et principes, concepts de droit coutumier et de traités.

 Section 4.2 : Rôle de la gouvernance mondiale


Gouvernance mondiale, maintien de la paix, protection des droits de l’homme et
intervention humanitaire.

Semaine 3 : Sécurité internationale et conflits globaux


Objectif : Comprendre les enjeux de sécurité, les causes et les dynamiques des conflits.

Chapitre 5 : La sécurité internationale

 Section 5.1 : Menaces contemporaines


Terrorisme, prolifération nucléaire, cybersécurité et pandémies.

 Section 5.2 : Sécurité collective et défense


Principes de sécurité collective, rôle des alliances, cas de l’OTAN.

Chapitre 6 : Conflits internationaux et interventions

 Section 6.1 : Types de conflits internationaux


Guerres conventionnelles, guerres civiles, conflits asymétriques.

 Section 6.2 : Interventions internationales et maintien de la paix


Interventions militaires, missions de maintien de la paix de l'ONU, dilemmes éthiques.

Semaine 4 : Enjeux mondiaux contemporains

Objectif : Explorer les problématiques actuelles auxquelles le système international est


confronté.

Chapitre 7 : Globalisation et relations internationales

 Section 7.1 : Impacts économiques de la globalisation


Commerce international, institutions économiques mondiales (OMC, FMI), inégalités
économiques.

 Section 7.2 : Environnement et changements climatiques


Gouvernance climatique mondiale, rôle de l'Accord de Paris, défis pour la diplomatie
environnementale.

Chapitre 8 : Droits de l’homme et mouvements transnationaux

 Section 8.1 : Droits de l’homme dans les relations internationales


Principes des droits de l'homme, conventions internationales, défis de l'application.

 Section 8.2 : Migrations internationales et crises humanitaires


Causes des migrations, gestion des réfugiés, enjeux pour les États d’accueil.
Les objectifs du cours de Relations internationales sont de permettre aux étudiants de
comprendre les dynamiques et les interactions entre les acteurs de la scène internationale,
ainsi que d'analyser les principaux défis mondiaux contemporains. À l’issue de ce cours, les
étudiants seront en mesure de :

1. Maîtriser les concepts fondamentaux et les théories des relations internationales :


Comprendre les notions clés et les théories, telles que le réalisme, le libéralisme, le
constructivisme, et d’autres approches permettant de décrypter les relations
internationales.

2. Analyser les rôles des acteurs dans les relations internationales : Identifier les
acteurs principaux (États-nations, organisations internationales, ONG, entreprises
multinationales) et leur influence respective sur le système international.

3. Examiner les mécanismes de coopération et de conflit : Étudier les instruments de


diplomatie, de négociation, ainsi que les principes du droit international et les
structures de gouvernance mondiale, pour comprendre comment les États et autres
acteurs tentent de résoudre les conflits et de coopérer.

4. Comprendre les enjeux de sécurité et les dynamiques de conflit : Analyser les


problématiques de sécurité internationale, notamment le terrorisme, la prolifération
des armes, et la sécurité collective, ainsi que les types de conflits et les modalités
d’intervention internationale.

5. Explorer les enjeux mondiaux contemporains : Développer une compréhension des


défis actuels, tels que la globalisation économique, les crises environnementales, les
droits de l’homme et les mouvements transnationaux, ainsi que leurs implications
pour les relations internationales.

6. Développer des compétences d'analyse critique et de prise de position éclairée :


Renforcer les capacités à évaluer les enjeux internationaux de manière critique, en
tenant compte des multiples perspectives et intérêts en jeu dans le contexte global.

Ces objectifs permettent de construire une vision structurée et nuancée des relations
internationales, en mettant en lien les théories, les pratiques et les enjeux contemporains de
la diplomatie et de la gouvernance mondiale.

Semaine 1 : Introduction aux Relations Internationales

Objectif : Ce module vise à fournir une introduction aux concepts fondamentaux et aux
principaux acteurs des relations internationales. Nous explorerons les théories et les
perspectives qui sous-tendent cette discipline, ainsi que les acteurs majeurs, qu’ils soient
étatiques ou non.

Chapitre 1 : Concepts et théories de base


Les relations internationales sont un domaine vaste qui étudie les interactions entre
différents acteurs de la scène mondiale, qu'il s'agisse de pays, d’organisations
internationales, d’entreprises multinationales ou même d'individus. Ces interactions
prennent des formes variées : coopération économique, accords de paix, interventions
militaires, échanges culturels, etc.

Section 1.1 : Qu'est-ce que les relations internationales ?

1. Définition des relations internationales

Les relations internationales (RI) sont le domaine d'étude qui analyse les relations politiques,
économiques et sociales entre les États et d'autres acteurs de la scène mondiale. Elles
couvrent des sujets aussi divers que la paix, la sécurité, les droits de l'homme, le commerce
international et les crises environnementales.

Les RI visent donc à comprendre les mécanismes de collaboration et de conflit dans le


monde, en examinant pourquoi et comment les États et autres acteurs interagissent les uns
avec les autres.

2. Histoire des relations internationales

Les relations internationales modernes prennent racine dans les traités de Westphalie
(1648), qui ont établi les bases de la souveraineté étatique et marqué la fin de la Guerre de
Trente Ans. Ce concept de souveraineté a donné naissance au système étatique moderne où
chaque État est considéré comme égal et indépendant.

D’autres événements historiques ont façonné le domaine, tels que :

 La montée du colonialisme (XVIIe - XIXe siècle) : Les puissances européennes ont


établi des colonies dans le monde entier, affectant durablement la géopolitique
mondiale.

 La Première Guerre mondiale (1914-1918) : La création de la Société des Nations


(SDN) après la guerre visait à éviter de nouveaux conflits mondiaux, bien qu'elle n'ait
pas empêché la Seconde Guerre mondiale.

 La Seconde Guerre mondiale et la création des Nations unies (1945) : L’ONU a été
fondée pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement international,
posant les bases de la coopération multilatérale.

3. Objectifs des relations internationales

Les objectifs principaux des relations internationales incluent :

 Préservation de la paix et de la sécurité internationales : Par des négociations


diplomatiques et des organisations internationales comme l’ONU.

 Développement économique et social : Les RI favorisent la coopération économique


pour améliorer le niveau de vie à l'échelle mondiale.
 Promotion des droits humains et de la justice : Les RI veillent au respect des droits
fondamentaux, par des traités et des conventions internationales.

Section 1.2 : Les grandes théories des relations internationales

Les théories des relations internationales sont essentielles pour comprendre et interpréter
les événements mondiaux. Elles offrent différentes perspectives pour analyser les
motivations et les actions des États et autres acteurs.

1. Réalisme

Le réalisme est l’une des théories les plus anciennes et influentes en relations
internationales. Elle repose sur l’idée que les États agissent principalement pour préserver
leurs intérêts nationaux, la sécurité et la survie. Selon cette théorie, le monde est anarchique
: il n’existe aucune autorité supérieure aux États, ce qui pousse chaque État à garantir sa
propre sécurité.

Exemple : La course aux armements pendant la Guerre froide illustre le réalisme, où les
États-Unis et l’URSS ont investi massivement dans leur défense pour assurer leur sécurité et
leur position de pouvoir.

2. Libéralisme

Le libéralisme offre une perspective plus optimiste, en mettant l'accent sur la coopération
internationale. Cette théorie soutient que, bien que les États soient des acteurs importants,
les organisations internationales et les régimes multilatéraux peuvent réduire les conflits et
promouvoir la paix.

Exemple : L'Union européenne est souvent citée comme un exemple de succès du


libéralisme : des nations historiquement en conflit ont formé une union pour coopérer
économiquement et politiquement.

3. Constructivisme

Le constructivisme met l'accent sur les idées, les normes et les identités dans la formation
des relations internationales. Il soutient que les relations entre États ne sont pas déterminées
uniquement par la puissance et la sécurité, mais aussi par des facteurs sociaux et culturels.

Exemple : L'hostilité entre l'Inde et le Pakistan est partiellement alimentée par des identités
nationales et des perceptions historiques, au-delà des seuls enjeux territoriaux.

4. Marxisme

Le marxisme analyse les relations internationales en termes de lutte des classes et de


pouvoir économique, soulignant comment les systèmes capitalistes peuvent conduire à
l'inégalité et à l'exploitation dans les relations internationales.
Exemple : La relation entre les anciennes puissances coloniales et leurs anciennes colonies
est analysée par les marxistes comme une forme de néo-colonialisme où les pays riches
continuent de contrôler les économies des pays pauvres.

Chapitre 2 : Acteurs des relations internationales

Les relations internationales ne sont pas limitées aux seuls États. Plusieurs types d’acteurs
influencent la scène internationale, y compris les organisations intergouvernementales, les
ONG et les entreprises multinationales.

Section 2.1 : Les États-nations

1. Rôle des États dans les relations internationales

Les États restent les acteurs centraux des relations internationales. Chaque État dispose de la
souveraineté, c’est-à-dire du droit de contrôler son territoire et de gérer ses affaires internes
sans ingérence extérieure. Les États agissent selon leurs intérêts nationaux, qui incluent la
sécurité, la stabilité économique et la protection de leur population.

2. La souveraineté et la géopolitique

La souveraineté est un concept clé en relations internationales. Il désigne l’autorité suprême


de l'État sur son territoire. Cependant, dans la pratique, la souveraineté peut être limitée par
des accords internationaux ou des pressions extérieures.

Exemple : L’ingérence de puissances étrangères dans les conflits internes de certains pays,
comme en Syrie, illustre les limites de la souveraineté lorsque des intérêts internationaux
sont en jeu.

Section 2.2 : Organisations internationales et régionales

Les organisations internationales jouent un rôle important en facilitant la coopération entre


États. Elles agissent dans divers domaines, y compris la sécurité, l’économie, la santé et
l’environnement.

1. L'Organisation des Nations unies (ONU)

L'ONU est la plus importante organisation internationale, regroupant presque tous les pays
du monde. Elle a pour mission de maintenir la paix, de promouvoir le développement et de
défendre les droits humains.

Exemple : Les missions de maintien de la paix de l’ONU, comme au Mali, sont une tentative
pour stabiliser des régions en conflit et protéger les civils.

2. L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)

L'OTAN est une alliance militaire créée en 1949 pour défendre l’Europe de l’Ouest face à la
menace soviétique. Aujourd'hui, elle joue un rôle dans la sécurité mondiale, notamment
dans la lutte contre le terrorisme.
Exemple : L’intervention de l’OTAN en Afghanistan visait à éradiquer la menace terroriste
après les attaques du 11 septembre 2001.

3. L’Union européenne (UE)

L'UE est une organisation régionale unique en son genre, car elle implique une coopération
économique, politique et juridique entre ses membres. Elle a un impact significatif sur les
politiques économiques et sociales de ses États membres.

Exemple : L’euro, monnaie unique de la zone euro, facilite les échanges et renforce
l’intégration économique entre les membres de l’UE.

Section 2.3 : Acteurs non-étatiques

Les acteurs non-étatiques incluent les ONG, les entreprises multinationales, les groupes
terroristes et d'autres mouvements sociaux. Ces entités influencent les politiques mondiales
et interviennent souvent dans des domaines où les États et les organisations internationales
sont moins présents.

1. Les ONG

Les ONG jouent un rôle crucial dans les domaines de l’aide humanitaire, des droits de
l’homme et de l’environnement. Elles agissent souvent comme des contre-pouvoirs aux
États, en surveillant le respect des droits humains et en intervenant en cas de crise.

Exemple : Médecins Sans Frontières (MSF) intervient dans des zones de guerre pour fournir
des soins médicaux d'urgence.

2. Les entreprises multinationales

Les multinationales possèdent un pouvoir économique et politique énorme. Elles influencent


les décisions économiques et peuvent peser sur les politiques publiques dans les pays où
elles opèrent.

Exemple : Google et Facebook, par leurs actions, peuvent influencer la législation relative aux
données personnelles et à la vie privée.

3. Les groupes terroristes

Les groupes terroristes sont des acteurs non-étatiques qui utilisent la violence pour atteindre
des objectifs politiques, religieux ou idéologiques. Le terrorisme international pose des défis
majeurs pour la sécurité mondiale.

Exemple : Le groupe État islamique (EI) a provoqué une réponse militaire internationale et
une coopération accrue en matière de renseignement entre les États.

Semaine 2 : Instruments et mécanismes des relations internationales


Objectif : Cette semaine vise à comprendre comment les États et autres acteurs
internationaux utilisent divers instruments pour gérer les relations internationales, que ce
soit pour favoriser la coopération ou pour résoudre des conflits. Nous étudierons la
diplomatie, les négociations, le droit international et les systèmes de gouvernance mondiale.

Chapitre 3 : Diplomatie et négociations internationales

La diplomatie et les négociations constituent les fondements de la gestion des relations


internationales. Elles permettent aux États de dialoguer, de résoudre les conflits et de
coopérer sans recourir à la force.

Section 3.1 : La diplomatie

1. Principes et histoire de la diplomatie

La diplomatie est l'art de la communication entre États pour promouvoir leurs intérêts et
éviter les conflits. Elle repose sur des principes comme la réciprocité, le respect de la
souveraineté et l’obligation de négocier de bonne foi.

Historique : La diplomatie a des racines anciennes, remontant aux premières civilisations,


mais elle s’est institutionnalisée au XVIIe siècle avec les traités de Westphalie (1648), qui ont
posé les bases des relations diplomatiques modernes en Europe. La diplomatie
contemporaine a évolué pour inclure un large éventail d’acteurs et d’objectifs, bien au-delà
de la simple prévention des guerres.

2. Rôles des diplomates

Les diplomates, en tant que représentants de leur pays, jouent plusieurs rôles clés :

 Négociateurs : Ils discutent des accords et résolvent les conflits.

 Représentants : Ils sont le visage de leur pays à l’étranger.

 Informateurs : Ils collectent des informations sur les développements politiques et


économiques du pays hôte.

 Médiateurs : Ils facilitent les dialogues entre des parties qui pourraient être en
désaccord.

3. Types de diplomatie

La diplomatie prend plusieurs formes selon les objectifs et les contextes :

 Diplomatie bilatérale : Relations directes entre deux pays, comme les relations
diplomatiques entre la France et le Japon.

 Diplomatie multilatérale : Engagement de plusieurs États sur des questions d’intérêt


commun, comme les négociations à l’ONU.
 Diplomatie publique : Ciblant l’opinion publique des autres nations pour influencer
indirectement les décisions gouvernementales. Par exemple, les États-Unis ont
recours à des campagnes culturelles pour promouvoir leurs valeurs démocratiques.

 Diplomatie préventive : Vise à empêcher les conflits avant qu'ils n'éclatent, par des
discussions anticipées et des solutions pacifiques.

Exemple : L’Accord de paix de Camp David (1978), négocié par les États-Unis entre Israël et
l’Égypte, est un exemple de diplomatie bilatérale réussie. Cet accord a mis fin à des
décennies de conflit entre ces deux nations.

Section 3.2 : Les négociations internationales

1. Techniques de négociation

Les négociations internationales consistent en un processus de dialogue structuré visant à


trouver un accord acceptable pour toutes les parties. Les techniques de négociation
incluent :

 Compromis : Chaque partie renonce à certaines de ses demandes.

 Consensus : Recherche d'une solution qui satisfait l'ensemble des parties, souvent
utilisée dans les institutions multilatérales comme l’Union européenne.

 Concessions réciproques : Chaque partie obtient des avantages en échange de


concessions.

 Médiation : Intervention d’un tiers neutre pour faciliter le dialogue.

2. Enjeux des négociations bilatérales et multilatérales

Les négociations bilatérales se concentrent sur les relations entre deux États et sont souvent
plus rapides à organiser. Par exemple, un accord commercial entre le Canada et le Japon peut
être négocié directement par les deux pays.

Les négociations multilatérales impliquent plusieurs pays et sont plus complexes, en raison
de la diversité des intérêts. Les conférences sur le climat, comme la COP21 en 2015 qui a
abouti à l’Accord de Paris, illustrent bien la complexité des négociations multilatérales. Dans
ce cas, plus de 190 pays ont négocié des objectifs pour limiter le réchauffement climatique,
une tâche complexe impliquant divers compromis.

Chapitre 4 : Droit international et gouvernance mondiale

Le droit international et la gouvernance mondiale établissent des règles et des institutions


permettant de réguler les interactions entre les États et autres acteurs internationaux. Ils
visent à garantir la paix, la justice et la protection des droits humains à une échelle mondiale.

Section 4.1 : Principes du droit international

1. Origines et principes du droit international


Le droit international est le cadre légal qui régit les relations entre États et autres entités
internationales. Il repose sur des conventions et des traités acceptés par les États, mais aussi
sur le droit coutumier, qui est constitué de pratiques répétées que les États respectent par
coutume.

Les principes fondamentaux incluent :

 Souveraineté des États : Chaque État a le droit de gouverner sans ingérence


extérieure.

 Non-ingérence : Un État ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures d'un autre
État.

 Droits de l’homme : Le droit international inclut la protection des droits


fondamentaux, définis par des traités comme la Déclaration universelle des droits de
l'homme.

 Égalité entre États : Tous les États sont égaux devant la loi, quelle que soit leur taille
ou leur puissance.

Exemple : La Convention de Genève (1949) est un exemple de traité de droit international


humanitaire, fixant des règles pour protéger les civils et les prisonniers de guerre en cas de
conflit.

2. Droit coutumier et traités

 Le droit coutumier représente les pratiques traditionnelles des États considérées


comme juridiquement contraignantes, même sans traité formel. Par exemple, le
principe de la non-agression est respecté même sans traité spécifique.

 Les traités internationaux sont des accords formels entre États. Ils engagent les États
signataires à respecter des obligations précises. Les traités peuvent concerner des
sujets variés, comme les droits de l’homme (Convention contre la torture), le
commerce (Accord de libre-échange nord-américain) ou l’environnement (Accord de
Paris).

Section 4.2 : Rôle de la gouvernance mondiale

La gouvernance mondiale désigne la gestion collective des enjeux mondiaux par des
institutions internationales, des États et des acteurs non étatiques. Elle repose sur des
organisations et des accords qui promeuvent la paix, le développement durable et la
coopération.

1. Maintien de la paix

La gouvernance mondiale s'efforce de maintenir la paix par le biais de la diplomatie et, en


dernier recours, de l'intervention militaire autorisée par des organisations comme l’ONU.
Exemple : Les missions de maintien de la paix de l’ONU, comme en République démocratique
du Congo, visent à stabiliser les zones en conflit et à protéger les civils.

2. Protection des droits de l’homme

La gouvernance mondiale promeut et protège les droits de l’homme par des organisations
internationales et des tribunaux spécialisés. Les organismes comme la Cour européenne des
droits de l’homme et la Cour pénale internationale (CPI) jouent un rôle essentiel dans la mise
en application des droits humains et dans la poursuite des crimes de guerre.

Exemple : La Cour pénale internationale, créée par le Statut de Rome en 1998, juge les
auteurs de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocides.

3. Intervention humanitaire

En cas de crise humanitaire (guerres civiles, catastrophes naturelles), la gouvernance


mondiale peut organiser une intervention pour protéger les populations civiles et fournir de
l'aide.

Exemple : En 2011, lors de la crise en Libye, l'ONU a approuvé une intervention militaire pour
protéger les civils contre les attaques du régime de Kadhafi, un cas controversé
d’intervention humanitaire.

Conclusion de la Semaine 2

Les instruments et mécanismes des relations internationales permettent de gérer les


interactions entre États et de répondre aux défis globaux. La diplomatie et les négociations
constituent les outils de premier choix pour éviter les conflits et promouvoir la coopération.
Le droit international et les systèmes de gouvernance mondiale offrent quant à eux un cadre
pour réguler les relations internationales et garantir le respect des droits de l’homme et la
stabilité internationale.

Semaine 3 : Sécurité internationale et conflits globaux

Objectif : Cette semaine, nous explorerons les principaux enjeux de la sécurité internationale
et les dynamiques des conflits globaux. Nous examinerons les menaces actuelles qui pèsent
sur la stabilité mondiale, les mécanismes de défense collective, les types de conflits et les
formes d'intervention internationale, en incluant les dilemmes éthiques qu'elles posent.

Chapitre 5 : La sécurité internationale

Les préoccupations liées à la sécurité internationale ont évolué pour inclure des menaces qui
vont bien au-delà des conflits armés traditionnels entre États. Des défis comme le terrorisme,
la prolifération nucléaire, les cyberattaques et les pandémies influencent la façon dont les
États et les organisations internationales envisagent leur sécurité.

Section 5.1 : Menaces contemporaines

1. Terrorisme
Le terrorisme est une menace majeure pour la sécurité internationale. Les groupes
terroristes, souvent transnationaux, utilisent la violence pour atteindre des objectifs
politiques ou idéologiques. Cette menace a poussé les pays à renforcer leurs capacités de
surveillance et de renseignement et à coopérer davantage.

Exemple : Les attentats du 11 septembre 2001 ont entraîné une transformation des
stratégies de sécurité, notamment avec la mise en place d’une coalition mondiale contre le
terrorisme, menée par les États-Unis. Ils ont conduit à des interventions militaires, comme
celle en Afghanistan pour démanteler le régime taliban.

2. Prolifération nucléaire

La prolifération des armes nucléaires représente un risque grave pour la paix mondiale. Bien
que plusieurs traités, comme le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), cherchent à
limiter l'accès aux armes nucléaires, certains pays continuent de développer ces armes,
augmentant le risque de catastrophes.

Exemple : La crise nord-coréenne illustre les défis de la prolifération nucléaire. Malgré les
sanctions et la diplomatie internationale, la Corée du Nord a continué de développer son
arsenal nucléaire, provoquant des tensions avec les pays voisins et les États-Unis.

3. Cybersécurité

La cybersécurité est une préoccupation grandissante à mesure que les sociétés dépendent de
plus en plus des technologies numériques. Les cyberattaques peuvent cibler des
infrastructures critiques, voler des données sensibles et même influencer des élections. Les
États investissent dans la cybersécurité pour se protéger contre ces menaces.

Exemple : En 2017, le virus informatique WannaCry a frappé de nombreux pays et paralysé


des hôpitaux, des entreprises et des gouvernements. Cette attaque a révélé la vulnérabilité
des systèmes face aux cybermenaces et a souligné l'importance d’une sécurité numérique
renforcée.

4. Pandémies

Les pandémies, comme la crise du COVID-19, montrent que les menaces à la sécurité
mondiale ne se limitent pas aux actions humaines directes. La propagation rapide des
maladies infectieuses peut déstabiliser des régions entières, bouleverser l’économie
mondiale et poser des défis sans précédent aux systèmes de santé.

Exemple : La pandémie de COVID-19 a entraîné des fermetures de frontières, des restrictions


de déplacements et une réponse coordonnée entre les États pour trouver des solutions
médicales et économiques. Elle a également révélé les lacunes dans la préparation mondiale
aux urgences sanitaires.

Section 5.2 : Sécurité collective et défense

1. Principes de la sécurité collective


La sécurité collective est une approche selon laquelle les États s'engagent mutuellement à
réagir collectivement contre toute menace visant la sécurité d'un membre de leur alliance.
Ce principe repose sur l'idée que la solidarité entre États peut dissuader les agresseurs
potentiels et renforcer la sécurité régionale ou mondiale.

Exemple : La Société des Nations, fondée après la Première Guerre mondiale, était la
première tentative de sécurité collective à l’échelle mondiale. Cependant, elle n’a pas réussi à
empêcher la Seconde Guerre mondiale, en raison d’un manque de participation universelle
et de moyens contraignants.

2. Rôle des alliances et de l'OTAN

Les alliances militaires renforcent la sécurité collective en unissant les ressources et les
capacités militaires des pays membres pour faire face aux menaces. L’Organisation du Traité
de l'Atlantique Nord (OTAN) est un exemple majeur de ce type d'alliance.

 OTAN : Créée en 1949, l'OTAN est une alliance de défense collective qui regroupe
principalement des pays d'Europe et d'Amérique du Nord. Elle a pour mission
principale la protection de ses membres en vertu de l'article 5 du traité, qui stipule
qu'une attaque contre un membre est une attaque contre tous.

Exemple : Après les attentats du 11 septembre 2001, l'article 5 a été invoqué pour la
première fois, et les pays de l'OTAN ont offert leur assistance aux États-Unis dans leur lutte
contre le terrorisme.

Chapitre 6 : Conflits internationaux et interventions

Les conflits internationaux se présentent sous différentes formes et affectent la stabilité


régionale et mondiale. L'intervention internationale, qu'elle soit militaire ou humanitaire, est
souvent nécessaire pour rétablir la paix ou protéger les populations civiles, mais elle peut
également soulever des questions éthiques complexes.

Section 6.1 : Types de conflits internationaux

1. Guerres conventionnelles

Les guerres conventionnelles opposent généralement deux ou plusieurs États utilisant des
armées régulières. Elles sont les formes de conflit les plus traditionnelles, souvent associées
à des rivalités géopolitiques et des objectifs territoriaux.

Exemple : La guerre Iran-Irak (1980-1988) est un exemple de guerre conventionnelle,


motivée par des différends territoriaux et idéologiques entre les deux pays. Elle a causé des
centaines de milliers de victimes et déstabilisé la région du Golfe Persique.

2. Guerres civiles
Les guerres civiles se déroulent à l'intérieur d'un État entre des groupes opposés. Elles sont
souvent déclenchées par des tensions ethniques, politiques ou économiques. Elles peuvent
avoir des effets dévastateurs et causer des déplacements massifs de populations.

Exemple : La guerre civile en Syrie, qui a débuté en 2011, a opposé le gouvernement syrien à
plusieurs groupes rebelles, ainsi qu'à des organisations terroristes. Ce conflit a provoqué une
crise humanitaire majeure et a conduit à des interventions internationales de plusieurs pays.

3. Conflits asymétriques

Les conflits asymétriques impliquent des forces très inégales, comme un État contre un
groupe armé non étatique (milice, groupe terroriste). Ces conflits sont souvent longs et
complexes, car les forces irrégulières évitent les batailles directes et privilégient des tactiques
de guérilla.

Exemple : Le conflit en Afghanistan entre la coalition dirigée par les États-Unis et les talibans
est un conflit asymétrique. Malgré la supériorité technologique de la coalition, les talibans
ont maintenu une résistance en menant des attaques surprises et en se fondant dans la
population civile.

Section 6.2 : Interventions internationales et maintien de la paix

1. Interventions militaires

Les interventions militaires internationales sont souvent utilisées pour mettre fin à un conflit,
soutenir un gouvernement légitime ou prévenir des crimes de masse. Cependant, ces
interventions sont souvent controversées et peuvent soulever des questions éthiques et
juridiques.

Exemple : L'intervention de l'OTAN en Libye en 2011, autorisée par une résolution de l'ONU,
visait à protéger les civils contre les attaques du régime de Mouammar Kadhafi. Cette
intervention a cependant laissé le pays dans une instabilité durable et a soulevé des débats
sur les limites de l’intervention humanitaire.

2. Missions de maintien de la paix de l'ONU

Les missions de maintien de la paix de l'ONU, également appelées « casques bleus », visent à
stabiliser des zones de conflit et à protéger les civils. Ces missions sont généralement
déployées après un cessez-le-feu ou un accord de paix pour éviter la reprise des hostilités.

Exemple : La mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a été déployée en 2013 pour
stabiliser le pays et protéger les civils après une rébellion armée. Malgré ses efforts, la
mission fait face à des défis, notamment la violence persistante des groupes armés.

3. Dilemmes éthiques des interventions

Les interventions internationales posent des dilemmes éthiques importants, car elles
peuvent violer la souveraineté des États et causer des dommages collatéraux. Les
interventions militaires, même pour des motifs humanitaires, peuvent entraîner des pertes
civiles, une déstabilisation politique ou des interventions prolongées sans résolution durable.

Exemple : L'intervention des États-Unis en Irak en 2003, menée pour renverser Saddam
Hussein sous prétexte de trouver des armes de destruction massive, a été critiquée pour ses
motivations politiques et ses effets à long terme sur la stabilité régionale.

Conclusion de la Semaine 3

La sécurité internationale et la gestion des conflits globaux sont des enjeux complexes qui
requièrent des approches variées et adaptatives. Les menaces contemporaines, telles que le
terrorisme, la prolifération nucléaire et les cyberattaques, imposent aux États une vigilance
et une collaboration accrues. De plus, les différents types de conflits, ainsi que les
interventions internationales, soulèvent des défis éthiques et politiques qui nécessitent une
réflexion approfondie et des solutions innovantes pour préserver la paix et la sécurité
internationales.

Semaine 4 : Enjeux mondiaux contemporains

Objectif : Cette dernière semaine est dédiée à l’étude des défis contemporains les plus
pressants auxquels est confronté le système international. Nous analyserons l'impact de la
globalisation sur les relations économiques internationales, la crise climatique et son rôle
dans les relations diplomatiques, ainsi que les droits de l’homme et les migrations, en tant
qu'enjeux essentiels de la politique mondiale.

Chapitre 7 : Globalisation et relations internationales

La globalisation a profondément modifié les relations internationales en facilitant les


échanges économiques et culturels, mais elle a également accentué les disparités et les défis
environnementaux. Dans ce chapitre, nous étudierons ses impacts économiques et
écologiques.

Section 7.1 : Impacts économiques de la globalisation

1. Commerce international

La globalisation a facilité le commerce international en réduisant les barrières douanières et


en augmentant les échanges entre les pays. Les entreprises opèrent désormais à l’échelle
mondiale, et les produits circulent plus librement grâce à des accords commerciaux.
Cependant, cette ouverture présente des inégalités et des dépendances économiques.

Exemple : La création de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en 1995 a permis de


standardiser et de réguler les échanges internationaux, facilitant le commerce entre les États.
L'OMC promeut la libéralisation des marchés, mais cette libéralisation favorise parfois les
économies les plus développées au détriment des pays en développement.
2. Institutions économiques mondiales

Les institutions comme le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale jouent
un rôle crucial dans la régulation et le soutien financier des économies mondiales. Le FMI
aide les pays en difficulté économique par des prêts conditionnels, souvent liés à des
réformes économiques, tandis que la Banque Mondiale finance des projets de
développement pour réduire la pauvreté.

Exemple : Lors de la crise financière de 2008, le FMI a soutenu plusieurs pays touchés par
l'effondrement économique mondial. En échange, des réformes d'austérité ont été imposées
dans des pays comme la Grèce, suscitant des critiques sur l'impact social des conditions de
prêt.

3. Inégalités économiques

Si la globalisation a permis une croissance économique accrue, elle a également accentué les
inégalités économiques. Les pays les moins avancés, ainsi que les classes les moins favorisées
au sein des pays industrialisés, peuvent souffrir de la concurrence internationale et de la
délocalisation des industries.

Exemple : La délocalisation de nombreuses usines vers des pays à bas coûts, comme la Chine
ou l’Inde, a créé des pertes d'emplois dans les pays occidentaux, accentuant les inégalités.
Parallèlement, bien que ces pays aient bénéficié de la croissance, ils font face à des défis en
termes de droits du travail et d’inégalités internes.

Section 7.2 : Environnement et changements climatiques

1. Gouvernance climatique mondiale

Les problématiques environnementales, en particulier le changement climatique, constituent


des enjeux mondiaux nécessitant une coopération internationale. Les États ont mis en place
des accords et des structures, comme les conférences climatiques de l’ONU, pour limiter
l'impact des activités humaines sur l'environnement et maintenir le réchauffement global en
dessous de 2°C.

Exemple : La Conférence des Parties (COP), organisée chaque année sous l’égide de l’ONU,
rassemble les pays pour définir des actions climatiques mondiales. Les accords pris lors de la
COP26 en 2021 ont, par exemple, ciblé la réduction des émissions de méthane et l’arrêt du
financement des énergies fossiles à l’étranger.

2. Rôle de l'Accord de Paris

Signé en 2015, l’Accord de Paris est un traité international pour lutter contre le changement
climatique. Les États signataires s'engagent à prendre des mesures pour réduire leurs
émissions de gaz à effet de serre et à soumettre des rapports périodiques sur leurs avancées.
Cet accord encourage aussi le financement des actions climatiques dans les pays en
développement.
Exemple : La Chine, l'un des plus grands émetteurs de CO₂ au monde, a adopté l’Accord de
Paris et s'est engagée à atteindre la neutralité carbone d'ici 2060. Cependant, les
engagements et leur mise en œuvre restent un défi pour de nombreux pays, en raison des
impacts économiques et des dépendances énergétiques.

3. Défis pour la diplomatie environnementale

La coopération climatique est souvent entravée par des intérêts économiques divergents et
des résistances politiques. Les pays industrialisés sont appelés à soutenir financièrement les
pays en développement, mais cet engagement reste partiellement respecté. Les conflits
d'intérêts rendent difficile la mise en place de politiques climatiques efficaces.

Exemple : La résistance de certains États aux mesures contraignantes pour le climat,


notamment des pays producteurs de pétrole, illustre les défis de la diplomatie climatique.
Les COP montrent que bien que la volonté de coopérer existe, elle est souvent limitée par
des intérêts économiques nationaux.

Chapitre 8 : Droits de l’homme et mouvements transnationaux

La défense des droits de l’homme et la gestion des migrations sont des questions cruciales
pour la stabilité mondiale. Dans ce chapitre, nous analyserons les principes des droits de
l’homme dans le contexte des relations internationales et les enjeux des migrations
internationales.

Section 8.1 : Droits de l’homme dans les relations internationales

1. Principes des droits de l’homme

Les droits de l’homme sont des droits universels et inaliénables qui assurent la dignité
humaine, la liberté et l'égalité. Ils sont établis par la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme de 1948, adoptée par l’ONU. Ces principes forment la base des conventions
internationales qui visent à protéger les individus contre les violations de leurs droits.

Exemple : La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains


ou dégradants (1984) engage les États à interdire la torture. Cette convention montre que les
principes des droits de l’homme s’étendent au-delà des frontières nationales et requièrent
une application internationale.

2. Conventions internationales et défis de l'application

Les conventions internationales des droits de l’homme sont des outils pour protéger les
populations. Cependant, leur application est difficile, car elle repose sur la coopération des
États et la pression internationale. Certains pays refusent de respecter les conventions pour
des raisons politiques ou culturelles.
Exemple : La situation des droits de l'homme en Corée du Nord est un exemple d'absence de
coopération. Malgré les dénonciations de la communauté internationale et les sanctions, les
violations des droits de l’homme persistent en raison de la fermeture du pays et du manque
de moyens pour intervenir.

Section 8.2 : Migrations internationales et crises humanitaires

1. Causes des migrations

Les migrations internationales sont motivées par divers facteurs, comme la guerre, les
conflits, les conditions économiques précaires, et les catastrophes naturelles. Ces
mouvements de population posent des défis pour les pays d'origine, de transit et de
destination, en matière de gestion et d'intégration.

Exemple : La guerre civile en Syrie a provoqué un exode massif de réfugiés vers les pays
voisins et l’Europe. Ce mouvement migratoire a eu des répercussions importantes sur les
systèmes d’asile et d'intégration des pays d'accueil.

2. Gestion des réfugiés et défis pour les États d’accueil

Les pays d'accueil doivent souvent faire face à des défis en matière de sécurité, d’intégration,
de logement et de protection sociale des réfugiés. La gestion de ces flux nécessite des
politiques d’accueil adaptées et une coopération internationale pour partager la charge.

Exemple : La crise migratoire en Europe entre 2015 et 2016 a révélé des divergences entre
les pays de l’UE sur la répartition des réfugiés. Alors que l'Allemagne a accueilli un nombre
important de réfugiés, d'autres pays européens ont été plus réticents, créant des tensions au
sein de l'UE.

3. Enjeux humanitaires et droits des migrants

Les droits des migrants sont souvent bafoués, notamment dans les situations de détention,
d’expulsions ou de conditions de travail précaires. Les migrants, particulièrement les sans-
papiers, sont vulnérables aux abus, ce qui met en évidence la nécessité de protéger leurs
droits à l’échelle internationale.

Exemple : Les conditions de vie dans les camps de réfugiés, comme ceux situés en Grèce ou
au Bangladesh, révèlent l’urgence d’une meilleure prise en charge humanitaire. L’ONU, avec
le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), tente de répondre aux besoins des réfugiés,
mais les ressources sont souvent insuffisantes.

Conclusion de la Semaine 4

Les enjeux mondiaux contemporains, tels que la globalisation économique, le changement


climatique, les droits de l’homme et les migrations, nécessitent une approche internationale
et coopérative. Les défis posés par ces phénomènes révèlent les limites du système
international actuel et la nécessité de développer des politiques plus inclusives et durables.

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