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Tourbières en RDC : enjeux et gestion durable

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1

INTRODUCTION

La partie introductive de notre travail comporte six points


respectivement consacrés à la problématique, à l’hypothèse, à l’intérêt du sujet,
aux méthodes et techniques utilisées, à la délimitation et au plan sommaire.

0.1. Problématique

Dans le contexte d’une société dont la conscience environnementale


est en plein essor, l’importance écologique des milieux humides est désormais
largement reconnue. Les caractéristiques uniques de ces lieux sont
incontestables et constituent de forts incitatifs à les protéger 1.

Toutes les tourbières forment une catégorie de milieux humides qui


est bien souvent sous-appréciée malgré sa grande valeur écologique. Les maints
usages possibles de la tourbe et des tourbières, combinés aux lacunes actuelles
en matières de protection de ces milieux, font en sorte qu’elles sont sujettes à la
surexploitation, à la dégradation et à la destruction2.

Les tourbières sont des réservoirs de carbone fonctionnant assez


lentement. Elles couvrent 3% de la surface terrestre mais contiennent pourtant
autant de carbone que l’ensemble de la végétation de la planète. Elles jouent un
rôle majeur dans la régulation du climat mondial. Leur dégradation suite aux
drainages, aux incendies ou d’autres menaces les transforment en sources de
carbone capables de libérer en quelques dizaines d’années le carbone stocké
pendant des millénaires.

Les tourbières sont une ressource naturelle qui fournit une diversité
des services écosystémiques aux niveaux local, régional et mondial en stockant
le carbone dans le sol, notamment le stockage et séquestration du carbone, la

2
2

régulation du cycle de l’eau, l’habitat pour la biodiversité, la purification de


l’eau et la régulation du climat local.

En effet, en RDC plus précisément dans la province de Mongala, on


retrouve une grande réserve de tourbière découverte en 2017. Cette tourbière
s’étend environ 145 000 km2 et les analyses ont montré contient environ 30
milliards de tonnes de carbone, soit l’équivalent de trois années d’émissions
mondiales de gaz à effet de serre, ce qui est en fait la plus grande tourbière
tropicale connue.

Eu regard de ce qui précède, nous formulons notre problématique


de manière suivante :

- Comment cette tourbière peut-elle impacter l’environnement ?


- Quels sont les mécanismes de gouvernance locale, nationale et
internationale doivent être mis en place pour une gestion intégrée ?

0.2. Hypothèse

L’hypothèse est une réponse provisoire à une question que l’on


s’est posée, provisoire parce qu’elle reste à être infirmé ou confirmé à partir de
la recherche et des développements subséquents3.

RONGERE Pierrette définit l’hypothèse comme la proposition de


répondre aux questions que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche
formulée en des termes tels que l’observation et l’analyse puisse fournir une
réponse4.

Comme tout écosystème forestier, les tourbières ne sont pas


épargnées par les menaces liées aux activités anthropiques, notamment
l’exploitation forestières artisanales, l’agriculture itinérante, la pêche artisanale,
l’aménagement des infrastructures, etc... Actuellement, ces milieux naturels ont

4
P.ROGERE , méthodes des sciences sociales,Paris,éd. Dalloz, 1971, P. 18
3

été peu perturbés ou dégradés, en grande partie grâce à une exploitation locale
durable et au fait qu'ils sont difficiles d'accès, ce qui les a préservés d'un
changement d'utilisation des terres de grande envergure.

Pour autant, ces écosystèmes sont très sensibles aux perturbations et


peuvent se modifier de manière irréversible, ce qui libérerait un volume
considérable d'émissions de gaz à effet de serre, comme cela s'est produit pour
d'autres tourbières drainées et dégradées, notamment en Asie du Sud-Est. Il
existe plusieurs menaces potentielles : prospection pour les hydrocarbures,
construction de routes, exploitation forestière, mise en culture, plantations de
palmiers à huile et changement climatique, mais la probabilité relative qu'elles
surviennent véritablement est inconnue actuellement.

Par conséquent, pour garantir la continuité des services


écosystémiques et la stabilité qu'ils procurent, la poursuite des études
scientifiques est d'une extrême importance pour guider les politiques, les
nouveaux plans intersectoriels de gestion durable et les nouvelles interventions
visant la conservation des tourbières de la cuvette centrale qui est urgente.

Participant à l'Initiative mondiale pour les tourbières, la RDC et la


République du Congo prennent des mesures en donnant une impulsion au niveau
national, avec le soutien de leurs partenaires, pour mettre sur pied des politiques,
des stratégies et des plans de gestion des tourbières grâce à des consultations, à
la mobilisation de nombreux secteurs et à l'éclairage des données scientifiques 5.

Tout plan, investissement ou politique concernant les tourbières


doit être relié aux engagements pris par les deux pays dans le cadre d'accords
environnementaux régionaux et internationaux, lesquels sont renforcés par les
objectifs de développement durable. Ils doivent aussi interdire le drainage et le
déboisement sur ces espaces qui fournissent des moyens de subsistance6.

6
4

Les processus participatifs, intersectoriels, pluridisciplinaires et


multipartites aboutissant à la formulation de politiques, de plans et de
programmes destinés à conserver, à restaurer et à gérer durablement ces
tourbières exigent des moyens adéquats sur le plan du financement, de
l'innovation, du renforcement institutionnel et de l'accès aux connaissances :
c'est primordial.

0.3. Intérêt du sujet

Il est important de faire ressortir les intérêts pratiques et théoriques


de la question à traiter, non seulement c’est un bon moyen d’animer le travail,
mais c’est souvent l’occasion de dégager les idées éclairant le sujet 7.

L'intérêt de notre travail s'étend sur le plan théorique et pratique :

 Sur le plan théorique

Pour son intérêt théorique en tant que réflexion scientifique, ce


travail apporte une pierre à l’édifice de la connaissance général, il est source
d'information pour tout chercheur ambitieux qui peut vouloir approfondir les
matières relatives à la protection de l’environnement en générale et de la
protection et gestion des tourbières en particulier.

 Sur le plan Technique

L’étude approfondie des tourbières revêt un intérêt technique


important en termes de compréhension du climat, de la biodiversité, de la
gestion de l’eau et du développement de pratiques de conservation et
d’utilisation durable.
7
E.MWANZO . cours de méthodologie juridique, deuxième graduat, Unikin, inédit, 2015-2016, p. 15,
5

0.4. Méthodes et techniques utilisées

 Méthodes utilisées

L'analyse scientifique pour son aboutissement souhaité doit être


tributaire d'une démarche rationnelle, mais aussi méthodologique. Voilà
pourquoi pour donner une solution à une question qui doit virtuellement être
l'objet d'un acheminement cohérent de la pensée humaine, l'on envisage le
recoure à plusieurs méthodes auxquelles nous pouvons adjoindre aussi certaines
techniques.

PINTO et GRAWITZ définissent la méthode comme un ensemble


des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les
vérités, les démontre et les vérifie8.

De ce fait, la méthode descriptive nous a permis à décrire les


phénomènes étudiées dans leur ensemble et dans leurs aspects, et vise à obtenir
une information précise sur un sujet donné, portant d’une qu’elle vérifie, afin de
la confirmer ou de l’infirmer9.

 Techniques utilisées

La technique documentaire nous a ouvert les portes de la


consultation des documents ayant orienté nos vues, guidé nos recherches et
déterminé nos conclusions. Et qui a été renforcé par l'interview libre qui nous a
offert un cadre de discussion libre avec des cadres et agents du Ministère de
l’environnement et l’Unité de gestion des tourbières (UGT).

0.5. DELIMITATION

Tout chercheur se trouvant dans le cadre de ses investigations est


limité par des moyens énergétiques, économiques, temporels et spatiaux dont il
peut disposer, soit obnubilé par la surabondance des matières. Ces difficultés
8
R.PINTO et M. GRAWIS, Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 1971, p. 17
9
6

influent intensément sur l'élaboration du travail qu'il serait préférable de


circonscrire le sujet qui sera par nous abordé. C'est ainsi que nous avons voulu
délimiter notre travail dans le temps et dans l'espace.

 Délimitation dans le temps

Pour mieux aborder ce sujet, nous sommes partis de la découverte


de la tourbière en RDC de 2017 à ce jour.

 Délimitation dans l’espace

Pour le compte de la délimitation spatiale, nous nous baserons sur le


territoire de la RDC, particulièrement dans la province de Mongala.

0.6. Plan sommaire

Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail comprend deux


chapitres composés chacun en sections et paragraphes.

Le premier chapitre portera sur les généralités sur les tourbières et


le second quant à lui, est consacré l’impact environnemental et la gestion
durable des tourbières.

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