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td03 Ensembles Applications

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Lycée Louis-le-Grand (MPSI 3) TD 03

Ensembles et applications

Ensembles
Opérations booléennes

Autocorrection A.
Soit E et F deux ensembles. En revenant aux définitions de l’égalité et de l’inclusion, écrire des asser-
tions quantifiées équivalentes à E 6⊆ F et à E 6= F.

Autocorrection B.
Décrire explicitement P ({1, 2, 3}). Exprimer chacun de ses éléments à partir de A = {1, 2} et B = {2, 3}
en utilisant les opérations ∪, ∩ et \.

Autocorrection C.
Soit E un ensemble et A, B, C ∈ P(E) des parties de cet ensemble. Montrer les assertions suivantes.

(i) A ∪ (E \ A) = E ; (iii) (A ⊆ B et B ⊆ C) ⇒ A ⊆ C ;
(ii) (A ∩ B) ∪ (A \ B) = A ; (iv) A ⊆ B ⇔ E \ B ⊆ E \ A.

Exercice 1.
Soit a < b < c < d quatre réels.
En faisant des dessins, décrire sans démonstration les ensembles suivants.

(i) [a, c] ∪ [b, d] ; (iii) [a, b] ∩ [c, d] ; (v) [a, d] \ [b, c] ;


(ii) [a, c] ∩ [b, d] ; (iv) [a, c] \ [b, d] ; (vi) [b, c] \ [a, d].

Exercice 2.
Soit Ω un ensemble et A, B, C ⊆ Ω trois parties. On note A = Ω \ A le complémentaire de A, et ainsi
de suite. Simplifier les expressions suivantes.

(i) (A ∩ B) ∪ (A ∩ B) ∪ (A ∩ B) ∪ (A ∩ B) ; (ii) A ∪ (A ∩ B) ∪ (A ∩ B ∩ C).

Exercice 3.
Soit Ω un ensemble. Si A et B sont des parties de Ω, on définit leur différence symétrique
A4B = (A \ B) ∪ (B \ A).
1. Illustrer cette notion sur un diagramme de Venn.
2. Montrer
∀A, B ∈ P(Ω), A4B = (A ∪ B) \ (A ∩ B).
3. Montrer les propriétés suivantes.
(i) ∀A ∈ P(Ω), A4A = ∅ ;
(ii) ∃E ∈ P(Ω) : ∀A ∈ P(Ω), A4E = A ;
(iii) ∀A ∈ P(Ω), ∃B ∈ P(Ω) : A4B = ∅.

1
Familles d’ensembles

Autocorrection D.
[
1. Montrer ]x − 1, x + 1[ = ]−1, 2[.
x∈[0,1]
\
2. Que vaut ]x − 1, x + 1[ ?
x∈[0,1]

Exercice 4 (Tout ensemble est une union


[ de singletons).
Soit E un ensemble. Montrer que E = {x}.
x∈E

Exercice 5. “
Soit (En )n∈N une famille de parties de R. On définit leurs limites inférieure et supérieure
[ \ \ [
lim inf En = Ek et lim sup En = Ek .
n∈N n∈N
n∈N k>n n∈N k>n

1. Montrer que lim inf En ⊆ lim sup En .


n∈N n∈N
2. Calculer lim inf En et lim sup En dans le cas de la famille (En )n∈N = ([n, +∞[)n∈N .
n∈N n∈N
h h
3. Même question dans le cas de la famille (En )n∈N = (−1)n n, +∞ .
n∈N

Produit cartésien

Exercice 6.
Soit A, B et C trois ensembles non vides tels que A × B ⊆ B × C. Montrer que A ⊆ C.

Exercice 7+ .
Soit Ω un ensemble et E, F ∈ P(Ω) tels que E × F ⊆ (F × Ω) ∪ (Ω × E). Montrer que E ⊆ F ou F ⊆ E.

Ensemble des parties

Exercice 8. “
Soit E = {0, 1, 2}. Les assertions suivantes sont-elles vraies ?

(i) E ∈ N ; (iv) E ⊆ P(N) ; (vii) {1} ∈ E ; (x) ∅ ⊆ E ;


(ii) E ⊆ N ; (v) 1 ∈ E ; (viii) {1} ⊆ E ; (xi) ∅ ∈ P(E) ;
(iii) E ∈ P(N) ; (vi) 1 ⊆ E ; (ix) ∅ ∈ E ; (xii) {∅} ⊆ E.

Exercice 9. “
Soit Ω un ensemble et A, B ⊆ Ω deux parties. Les ensembles P(A ∩ B) et P(A) ∩ P(B) sont-ils égaux ?
Même question pour P(A ∪ B) et P(A) ∪ P(B).

2
Exercice 10+ .
On dit que deux parties de [[1, n]] sont adjacentes si l’on passe de l’une à l’autre en ajoutant ou en
supprimant un unique élément.
1. Montrer qu’il est possible de lister les parties de [[1, n]] sous la forme A0 , A1 , . . . , A2n −1 de telle
sorte que pour tout k ∈ [[1, 2n − 1]], Ak−1 et Ak soient adjacentes et, qu’en outre A2n −1 et A0
soient adjacentes.
2. Montrer qu’on peut imposer en outre A0 = ∅ et ∀k ∈ [[1, n]], Ak = [[1, k]].

Implications et équivalences

Autocorrection E.
Soit Ω un ensemble et A, B ⊆ Ω deux parties. Donner des assertions simples équivalentes aux asser-
tions suivantes.

(i) ∀x ∈ Ω, x ∈ A et x ∈ B ; (v) ∀x ∈ Ω, x ∈ A ⇒ x 6∈ B.
(ii) ∀x ∈ Ω, x ∈ A ou x ∈ B ; (vi) ∀x ∈ Ω, x ∈ A ou x 6∈ B.
(iii) ∀x ∈ Ω, x ∈ A ⇒ x ∈ B ; (vii) ∃X ∈ P(Ω) \ {∅}, A ∩ X = ∅.
(iv) ∀x ∈ Ω, x ∈ A ⇔ x ∈ B ; (viii) ∀X ∈ P(Ω), X ∩ A 6= ∅ ⇒ X ∩ B 6= ∅.

Exercice 11.
Soit X un ensemble et P(x) une assertion dépendant d’un élément x ∈ X. Donner une assertion
équivalente à ∀x ∈ {z ∈ X | P(z)} , Q(x).

Exercice 12.  
Soit X un ensemble. Montrer ∀x, y ∈ X, x = y ⇔ ∀A ∈ P(X), x ∈ A ⇒ y ∈ A .

Exercice 13.
Soit Ω un ensemble et A, B, C ⊆ Ω trois parties. On note A = Ω \ A le complémentaire de A, et ainsi
de suite. Montrer les équivalences suivantes.

(i) A = B ⇔ A ∩ B = A ∪ B ; (iv) A ⊆ B ⊆ C ⇔ A ∪ B = B ∩ C ;
(ii) B ⊆ C ⇔ (A ∪ B ⊆ A ∪ C et A ∩ B ⊆ A ∩ C) ; (v) A ∩ B = A ∩ C ⇔ A ∩ B = A ∩ C ;
(iii) B = C ⇔ (A ∪ B = A ∪ C et A ∩ B = A ∩ C) ; (vi) A ⊆ B ⇔ ∀X ∈ P(Ω), A ∩ X ⊆ B ∩ X.

Exercice 14. “
Soit A, B ⊆ N. Montrer les assertions suivantes.
(i) A = (A ∩ {2n | n ∈ N}) ∪ (A ∩ {2n + 1 | n ∈ N}) ;
(ii) A = B ⇔ (∀n ∈ N, A ∪ {n} = B ∪ {n}) ;
(iii) A = B ⇔ (∀n ∈ N, A ∩ [[0, n]] = B ∩ [[0, n]]).
La dernière assertion est-elle vraie si l’on remplace les deux symboles d’intersection par des unions ?

Mélange

Exercice 15. “
Soit A ⊆ Z une partie non vide telle que ∀n ∈ Z, n ∈ A ⇒ (n − 1 ∈ A et n + 1 ∈ A).
Montrer que A = Z.

3
Exercice 16+ .
Soit Ω un ensemble et A, B ⊆ Ω deux parties.

1. Le but de cette question est de résoudre l’équation A ∪ X = B d’inconnue X ∈ P(Ω), c’est-à-dire


de déterminer toutes les parties X ⊆ Ω telles que A ∪ X = B.
(i) Donner une condition simple sur A et B équivalente à ∃X ∈ P(Ω) : A ∪ X = B.
(ii) On suppose dans cette question que la condition de la question précédente est remplie.
Montrer que les ensembles X ∈ P(Ω) tels que A ∪ X = B sont exactement les ensembles
vérifiant B \ A ⊆ X ⊆ B.
2. Résoudre, de manière analogue, l’équation A ∩ X = B d’inconnue X ∈ P(Ω).

Exercice 17.
Étant donné deux parties A et B de R, on définit A  B = {a + b | (a, b) ∈ A × B}.
1. Dans le cas particulier où A = {0, 1} et B = {1, 4}, déterminer A  B.
2. Soit A ∈ P(R) non vide. Montrer A  R = R.
3. (a) Montrer ∀A1 , A2 , B ∈ P(R), (A1 ∩ A2 )  B ⊆ (A1  B) ∩ (A2  B).
(b) L’assertion ∀A1 , A2 , B ∈ P(R), (A1 ∩ A2 )  B = (A1  B) ∩ (A2  B) est-elle vraie ?

Exercice 18.
b = {x ∈ R | ∃y ∈ R : (x, y) ∈ E} et Ě = {x ∈ R | ∀y ∈ R, (x, y) ∈ E}.
Pour toute partie E ⊆ R2 , on définit E
1. Dessiner H = (x, y) ∈ R2 xy 6 1 , puis déterminer précisément H
b et Ȟ.

2. (a) Montrer ∀A, B ∈ P(R2 ), A


\ ∪B=A
b ∪ B.
b

(b) Montrer ∀A, B ∈ P(R2 ), A


\ ∩B⊆A
b ∩ B.
b
(c) Montrer que dans la question précédente, on ne peut pas remplacer l’inclusion par une
égalité.
3. Énoncer et démontrer des propriétés analogues pour l’opération ˇ·.

Exercice 19.
Voici deux diagrammes de Venn.

A
B A

B C C D

1. Le premier diagramme semble indiquer qu’étant donné trois ensembles A, B et C, on a l’égalité


(A \ B) ∪ (A \ C) = A \ (A ∩ B ∩ C). Démontrer cette égalité.
2. Le second diagramme semble indiquer qu’étant donné quatre ensembles A, B, C et D, on a
l’égalité (A ∪ B) ∩ (C ∪ D) = (A ∩ D) ∪ (B ∩ C).

(a) Convainquez-vous (par un argument de symétrie) qu’une telle égalité est surprenante.
(b) Montrer, par un exemple, que l’égalité est fausse.
(c) Pourquoi le diagramme de Venn nous a-t-il induits en erreur ?

4
Applications

Exercice 20.
Soit E et F deux ensembles et f, g : E → F. On suppose que ∀x, y ∈ E, f(x) = f(y) ou g(x) = g(y) .
 

Montrer qu’au moins l’une des deux applications f et g est constante.

Exercice 21.
Soit Ω un ensemble et A, B ⊆ Ω. Montrer que les fonctions suivantes sont les fonctions indicatrices
de parties de Ω que l’on précisera.

(i) min(1A , 1B ) ; (iii) 1A · 1B ; (v) 1A + 1B − 1A · 1B ;


(ii) max(1A , 1B ) ; (iv) 1 − 1A ; (vi) (1A − 1B )2 .

Injectivité, surjectivité, bijectivité – exemples

Autocorrection F.

N→ N
1. L’application f : est-elle injective ? surjective ?
n 7→ 2n

 N→ N
 n
2. Mêmes questions pour l’application g : si n est pair
n 7→ 2

n si n est impair.
3. Déterminer g ◦ f et f ◦ g. Sont-elles injectives ? surjectives ?

Autocorrection G.
N→ N
Soit f :
x 7→ x2 .
1. L’application f est-elle injective ? surjective ?
2. Existe-t-il g : N → N telle que f ◦ g = idN ? Existe-t-il h : N → N telle que h ◦ f = idN ?

Exercice 22.
Déterminer si les applications suivantes sont injectives (resp. surjectives, bijectives).

N→ N R→ R Z→ Z
(i) (vi) (x)
n 7→ n + 1 ; z 7→ z2 + z + 1 ; n 7→ n + (−1)n ;
Z→ Z
(ii) C→ RR → R
n 7→ n + 1 ; (vii)
C
(xi)
z 7→ z2 + z + 1 ; f 7→ f(0) ;
R2 → R2
(iii)
(x, y) 7→ (y, x) ;
R2 → R2 RR → R
R → R
2 (viii) (xii)
(iv) (x, y) 7→ (x + y, xy) ; f 7→ f(0) ;
(x, y) 7→ 3y ;
R2 → R3 C2 → C2 P(R) → P(R+ )
(v) (ix) (xiii)
(x, y) 7→ (y, 0, y − x) ; (x, y) 7→ (x + y, xy) ; X 7→ X ∩ R+ .

5
Exercice 23.
N→ N N→ N
Soit f : et g :
n 7→ n + 1 n 7→ max(0, n − 1).
1. Montrer que g ◦ f = idN .
2. Peut-on en déduire que l’application g est la réciproque de f ?

Exercice 24.
On note π : N∗ → N la fonction qui associe à tout entier n le nombre de nombres premiers appartenant
à l’intervalle entier [[1, n]].
La fonction π est-elle injective ? surjective ? bijective ?

Exercice 25+ . “
Déterminer si la fonction sin : Q → [−1, 1] est injective et/ou surjective.

Exercice 26.
Soit E et F deux ensembles non vides et G un ensemble ayant au moins deux éléments. Soit f : E → F.
On considère l’application
GF → GE
ϕ:
g 7→ g ◦ f.
1. Montrer que ϕ est injective si et seulement si f est surjective.
2. Montrer que ϕ est surjective si et seulement si f est injective.

Exercice 27. “
Soit Ω un ensemble et X, Y ⊆ Ω. On considère l’application

P(Ω) → P(X) × P(Y)


ψ:
A 7→ (X ∩ A, Y ∩ A).

Donner des conditions nécessaires et suffisantes sur X et Y pour que ψ soit injective (resp. surjective).
Quand ψ est bijective, exhiber sa réciproque.

Exercice 28++ .

Z→ Z
1. Soit f, g : Z → Z deux bijections. Montrer que n’est pas bijective.
k 7→ f(k) g(k)
2. Peut-elle être injective ?

Injectivité, surjectivité, bijectivité – théorie

Exercice 29.
Soit E et F deux ensembles, et A ⊆ E. Soit f : E → F. Dire si les assertions suivantes sont vraies ou
fausses (on justifiera par une preuve ou un contre-exemple).

I Si f est injective, alors f|A est injective. I Si f|A est injective, alors f est injective.
I Si f est surjective, alors f|A est surjective. I Si f|A est surjective, alors f est surjective.

6
Exercice 30.
Soit f : R → R. Montrer que si f est strictement monotone, alors f est injective.
La réciproque est-elle vraie ?

Exercice 31. “
Soit f : R → R bijective.
1. Montrer que f est impaire si et seulement si f−1 l’est.
2. A-t-on le même résultat pour la parité ?

Exercice 32.
Soit E, F, G, H quatre ensembles et f : E → F, g : F → G et h : G → H trois applications.
Montrer que si g ◦ f et h ◦ g sont bijectives, alors f, g et h sont bijectives.

Exercice 33+ .
Soit E un ensemble, n > 1 un entier et f : E → E telle que f◦n = |f ◦ f ◦{z· · · ◦ }f soit égale à f.
n fois

1. Montrer que f est injective si et seulement si elle est surjective.


2. On fixe n = 2. À quelle condition f est-elle injective ?

Exercice 34+ .
Soit X et Y deux ensembles non vides et f : X → Y.
(i) Montrer que f est injective si et seulement s’il existe g : Y → X telle que g ◦ f = idX .
(ii) Montrer que f est surjective si et seulement s’il existe h : Y → X telle que f ◦ h = idY .

Exercice 35+ .
Soit f, g : N → N deux applications telles que f soit injective, g soit surjective et ∀n ∈ N, f(n) 6 g(n).
Montrer que f = g.

Images directe et réciproque

Exercice 36.

1. Déterminer sin[A], dans les cas A = R, R+ , [0, 2π], [−π, π], [0, π/2], [−π, π/2].
2. Déterminer sin−1 [B] dans les cas B = [−1, 1], [0, 1], [3, 4], R, {1}, {−1, 1}.

Exercice 37.
R→ R
Soit f :
x 7→ 2x2 − 4x + 1.
1. La fonction f est-elle injective ? surjective ?
2. Montrer que f est injective sur [1, +∞[. En déduire que f induit une bijection de [1, +∞[ sur son
image (que l’on précisera) et déterminer son application réciproque.
h i h i h i h i
3. Déterminer f [0, 1] , f [R− ], f [R+ ], f [−2, 2] , f−1 [{1}], f−1 [{−1}], f−1 [0, 1] , f−1 [−2, 1] .

7
Exercice  38.
C∗ → C
Soit f : 1
z 7→ z + .
z
1. L’application f est-elle injective ? surjective ?
2. Déterminer f [R∗ ] et f [U].

Exercice 39.
Soit X et Y deux ensembles et f : X → Y une application. Pour tout y ∈ Y, on définit Ay = f−1 [{y}] ⊆ X.
Montrer que la famille (Ay )y∈Y est un recouvrement disjoint de E.
Expliciter (et dessiner) ce recouvrement dans les cas
 ∗
C→ R C → C
m: α : z 7→ z et Ré : C → R.
z 7→ |z|,
|z|

Exercice 40.
N→ N
Soit f : Déterminer les parties A ∈ P(N) stables sous f.
n 7→ n + 1.

Exercice 41.
Soit X un ensemble et f : X → X une application. Soit (Ai )i∈I une famille de parties de X.
n
\ n
[
1. Montrer que si, pour tout i ∈ I, Ai est stable sous f, il en va de même de Ai et Ai .
i=1 i=1
2. Est-il vrai en général que si A ⊆ X est stable sous f, alors X \ A l’est également ?

Exercice 42.
Soit E et F deux ensembles et f : E → F.
1. Montrer que f est injective si et seulement si ∀(A, B) ∈ P(E)2 , f [A ∩ B] = f[A] ∩ f[B].
2. Montrer que f est bijective si et seulement si ∀A ∈ P(E), f[E \ A] = F \ f[A].

Exercice 43+ .
Soit E et F deux ensembles et f : E → F.
1. Soit A ⊆ E. Montrer que A ⊆ f−1 [f[A]] et donner un exemple prouvant qu’il n’y a pas toujours
égalité.
2. Montrer que f est injective si et seulement si ∀A ∈ P(E), f−1 [f[A]] = A.
h i
3. Soit B ⊆ F. Montrer que f f−1 [B] ⊆ B et donner un exemple prouvant qu’il n’y a pas toujours
égalité.
h i
4. Montrer que f est surjective si et seulement si ∀B ∈ P(F), f f−1 [B] = B.

Exercice 44+ .
Soit E et F deux ensembles et f : E → F. On considère les applications

P(E) → P(F) P(F) → P(E)


ϕ: et ψ:
X 7→ f[X] Y 7→ f−1 [Y].
1. Montrer les équivalences f injective ⇔ ϕ injective ⇔ ψ surjective.
2. Montrer les équivalences f surjective ⇔ ϕ surjective ⇔ ψ injective.

8
Ensembles finis, équipotence
Ensembles finis (et infinis)

Exercice 45.
Montrer que toute suite décroissante d’entiers naturels est stationnaire.

Exercice 46.
Soit A1 , . . . , Ar ∈ P(N∗ ). Pour tout j ∈ [[1, r]] et tout n ∈ N, on note aj (n) = |Aj ∩ [[0, n]]|. Montrer que
(A1 , . . . , Ar ) est un recouvrement disjoint de N∗ si et seulement si ∀n ∈ N, a1 (n) + · · · + ar (n) = n.

Exercice 47+ (Quelques propriétés du maximum, et principe des tiroirs).

1. Montrer que si n > 1 est un entier et que x1 , . . . , xn sont des réels, on a l’inégalité
x1 + · · · + xn
min(x1 , . . . , xn ) 6 6 max(x1 , . . . , xn ).
n

2. Soit m > n deux entiers et f : [[1, m]] → [[1, n]].


   n
En considérant la famille (xj )nj=1 = f−1 {j} , montrer que f ne peut pas être injective.
j=1
3. Sur un réseau social, chaque inscrit peut être ami avec tout autre inscrit (mais pas avec lui-
même). La relation d’amitié est symétrique. Montrer qu’il existe deux inscrits ayant le même
nombre d’amis.

Exercice 48++ . X
Soit X un ensemble. Montrer que X est infini si et seulement si ∀f ∈ X , ∃A ∈ P(X) \ {∅, X}, f[A] ⊆ A.
X

Exercice 49++ . [
Soit (An )n∈N une suite d’ensembles telle que A0 ⊆ A1 ⊆ A2 ⊆ · · · et Ai = N. En notant P∞ (N)
i∈N
l’ensemble des parties infinies de N, on suppose ∀X ∈ P∞ (N), ∃n ∈ N : X ∩ An ∈ P∞ (N).
Montrer ∃n ∈ N : An = N.

Équipotence

Exercice 50+ . “

N2 → N
1. Montrer que ϕ : est une bijection. ψ(14) ψ(19) ψ(25) ψ(32) ψ(40)
(a, b) 7→ 2a (2b + 1) − 1
2. Trouver une formule pour la bijection ψ : N → N2 illustrée ψ(9) ψ(13) ψ(18) ψ(24) ψ(31)
ci-contre (et montrer précisément sa bijectivité).
3. Pour tout r ∈ N∗ , montrer que Nr est équipotent à N. ψ(5) ψ(8) ψ(12) ψ(17) ψ(23)

4. On note N(N) l’ensemble des suites (un )n∈N à valeurs dans


ψ(2) ψ(4) ψ(7) ψ(11) ψ(16)
N qui sont presque nulles (ou nulles à partir d’un certain rang),
c’est-à-dire telles que ∃N ∈ N : ∀n > N, un = 0.
ψ(0) ψ(1) ψ(3) ψ(6) ψ(10)
Montrer que N(N) est équipotent à N.
5. Montrer que l’ensemble NN de toutes les suites à valeurs dans N n’est pas équipotent à N.

9
Exercice 51+ .

1. Construire une bijection ]0, 1[ → ]0, 1].


2. Soit Ω un ensemble, ω ∈ Ω et A ∈ P(Ω). Montrer que A est équipotent à A∪{ω} si et seulement
si A est infini ou ω ∈ A.

Exercice 52+ .
Soit E, F, G trois ensembles.
1. Curryfication.
(a) Pour toute application ϕ : F × G → E et tout x ∈ F, on peut considérer l’application
G→ E
« partielle » ϕ(x, –) :
y 7→ ϕ(x, y).
F
Utiliser cette idée pour définir une bijection EF×G → EG .
(b) En « passant au cardinal », quelle formule sur les puissances retrouve-t-on ainsi ?
2. Propriété universelle du produit.
(a) Construire une bijection entre FE × GE et (F × G)E .
(b) En « passant au cardinal », quelle formule sur les puissances retrouve-t-on ainsi ?

Exercice 53+++ .

1. Trouver une suite (An )n∈N d’éléments de P(N) telle que ∀n, m ∈ N, An ⊆ Am ⇒ n = m.
2. Trouver une famille (BX )X∈P(N) d’éléments de P(N) telle que ∀X, Y ∈ P(N), AX ⊆ AY ⇒ X = Y.
3. Trouver une famille (CX )X∈P(N) d’élements de P(N) telle que, pour tous X, Y ∈ P(N), si la diffé-
rence symétrique CX 4CY = (CX \ CY ) ∪ (CY \ CX ) est finie, alors X = Y.

10

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