M570.1015 Eco
M570.1015 Eco
Présenté par :
Boukabou Meriem
Khirouni Djehina
Juillet 2019
Remerciements
Nous remercions DIEU le tout puissant, de nous avoir donné la force, la volonté et
la patience nécessaire pour la réalisation de ce modeste travail, le fruit d’un labeur de
longues années d’études.
Nous tenons particulièrement à remercier Monsieur Djeradi A. de nous avoir aidé durant la
réalisation des analyses microbiologiques au niveau du laboratoire de la direction de la santé
et de la population de la wilaya de Guelma.
Enfin, nous tenons à remercier tous les gens qui nous ont aidé de près ou de loin afin de
réaliser notre travail.
Dédicace
Je dédie ce projet ;
A ma chère mère,
Qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard, de ne soutenir et de m’épauler
pour que je puisse atteindre mes objectifs,
Pour ses soutiens moral et leurs conseils précieux tout au long de mes études,
A ma grande mère
A tous ceux qui j’aime et ceux qui j’aime et ceux qui m’aiment
Table des matières
Liste des tableaux
Introduction................................................................................................................................. 1
Chapitre I: Synthèse bibliographique
I.1. Le lait……………………………………………………………………………………...... 2
I.1.1. Définition ………………………………………………………………………………… 2
I.1.2. Composition du lait………………………………………………………………............ 2
I.1.3. Propriétés nutritionnelles du lait de vache…………………………………………...... 3
I.1.4. Qualité nutritionnelle du lait de vache par rapport aux autres espèces laitières……. 4
I.2. Le fromage……………………………………………………………………………......... 4
I.2.1. Généralités sur les fromages …………………………………………………………… 4
I.2.2. Définition du fromage ………………………………………………………………....... 4
I.2.3. Valeur nutritionnelle…………………………………………………………………...... 5
I.2.4. Fabrication des fromages………………………………………………………….......... 5
I.2.4.1. Principales étapes de la fabrication des fromages………………………………........ 5
I .3. L’ail (Allium sativum) …………………………………………………………….............. 8
Chapitre II : Matériel et méthodes
II.1. Matière biologique……………………………………………………………………....... 11
II.2. Caractéristiques physico-chimiques du lait cru ………………………………………... 11
II.2.1. Potentiel d’hydrogène (pH)…………………………………………………………… 12
II.2.2. Acidité Titrable ………………………………………………………………………… 12
II.2.3. Dosage de la matière grasse, de lactose, d’extrait sec total et des protéines ……….. 12
II.3. Fabrication du fromage frais ……………………………………………………………. 12
II.4. Caractéristiques physico-chimiques des fromages fabriqués …………………………. 12
II.4.1. Mesure du pH. …………………………………………………………………………. 12
II.4.2. Acidité titrable …………………………………………………………………………. 12
II.4.3. Mesure de l’extrait sec total …………………………………………………………… 14
II.4.4. Mesure de taux de cendres …………………………………………………………….. 14
II .5. Caractéristiques microbiologiques des fromages fabriqués …………………………. 14
II.5.1.1. Préparation de TSE………………………………………………………………….. 14
II .5.1.2. Préparation des solutions mères ……………………………………………………. 15
II .5.2. Dénombrement des coliformes totaux (CT)………………………………………...... 15
II .5.3. Dénombrement de la flore mésophile totale FMT…………………………………… 16
II .5.4. Dénombrement des Staphylocoques…………………………………………………. 16
II .5.5. Dénombrement de Listeria…………………………………………………………...... 17
II. 5.6. Dénombrement de Salmonella et E. coli……………………………………………... 18
II .5.7. Recherche des levures et des moisissures…………………………………………...... 18
Chapitre III : Résultats et discussion
III .1. Analyses physico-chimiques du lait …………………………………………................ 20
III.2. Effet d’addition de l’ail sur les caractéristiques physicochimiques des
fromages ……………………………………………………………………………………….. 20
III .3. Effet d’addition de l’ail sur les caractéristiques physicochimiques des fromages au
cours du temps…………………………………………………………………………………. 21
III. 3.1. Effet d’addition de l’ail sur le pH des fromages au cours du temps ……………... 21
III. 3.2. Effet d’addition de l’ail sur l’acidité titrable des fromages au cours du temps...... 21
III. 3.3. Effet d’addition de l’ail sur le taux de cendres des fromages au cours du temps... 22
III. 3.4. Effet d’addition de l’ail sur l’extrait sec des fromages au cours du temps……….. 23
III .4. Effet d’addition de l’ail sur la qualité microbiologique des fromages au cours du
temps …………………………………………………………………………………………… 24
Conclusion ……………………………………………………………………………............... 26
Références bibliographiques ………………………………………………………………...... 27
Liste des figures
Figure Page
Figure1 Photos des échantillons du fromage utilisés 11
Figure2 Diagramme de fabrication du fromage frais à différentes doses de 13
l’ail…………… 21
Figure3 pH des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du temps…………
Figure4 Acidité titrable des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du 22
temps…………………………………………………………………………………………
Figure5 Taux de cendres des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du 22
temps…………………………………………………………………………………………
Figure6 Extrait sec des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du 23
temps…………………………………………………………………………………………
Liste des tableaux
Tableau Page
Tableau Composition moyenne en % du lait de vache, femme, brebis et chèvre (Jensen,
1995)………………………………………………………………………………………..…. 3
Tableau les résultats des analyses physico-chimiques du lait de vache…………….. 20
Tableau Résultats des analyses physico-chimiques des échantillons de fromage …………… 20
Tableau analyses bactériologiques du fromage frais à différentes doses de l’ail en fonction
du temps……………………………………………………………………………………… 24
Résumé
Le fromage frais est fabriqué dans plusieurs régions de l’Algérie y compris la région de
Guelma. L’objectif de ce travail est l’étude d’effet d’addition de l’ail sur la qualité physico-
chimique et microbiologique du fromage frais de lait de vache. Pour ce faire, 4 doses du l’ail
sous forme de poudre (0.3%, 0.6%, 0.9%, 1.2%) a été ajoutées au fromage frais après son
égouttage. Les analyses physico-chimiques montrent que l’addition de l’ail n’a pas d’effet sur
la qualité physico-chimique du fromage frais. Par contre, les analyses microbiologiques
révèlent l’effet ralentissant de l’ail sur la croissance microbienne prolongeant sans doute la
date limite de consommation du fromage frais. L’utilisation des substances d’origine naturelle
comme bio-conservateurs est de plus en plus appréciée par le consommateur comme
alternatives des produits chimiques hautement dangereux sur la santé publique.
The fresh cheese is made in several regions of Algeria including the region of Guelma. The
objective of this work is the study of the effect of garlic addition on physicochemical and
microbiological quality of fresh cheese from cow's milk. To do this, 4 doses of garlic in the
powder form (0.3%, 0.6%, 0.9%, 1.2%) was added to the fresh cheese after water draining.
The physicochemical analyzes show that the addition of garlic has no effect on the
physicochemical quality of the fresh cheese. On the other hand, microbiological analyzes
reveal the slowing effect of garlic on microbial growth, probably prolonging the deadline for
the fresh cheese consumption. The use of natural substances as bio-preservatives is
appreciated by the consumer as alternative of chemical preservatives.
ٔصىع الجبه الطاصج فٓ العذٔذ مه مىاطك الجضائش بما فٓ رله مىطمة لالمةٍٔ .ذف ٌذزا العمذ الذّ دساسذة
جأثٕش إضذافة الثذُ علذّ الجذُد الفٕضُٔوٕمٕائٕذة َالمٕىشَبُٕلُجٕذة للجذبه الطذاصج مذه حلٕذ البمذش .للمٕذا
بزله ،جمث إضافة 4جشعات مه الثُ فٓ شى مسحُق ( )٪ 2.1 ، ٪ 3.0 ، ٪ 3.0 ، ٪ 3.0إلّ الجبه
لذً أْ جذأثٕش علذّ الطاصج بعذ جمطٕشي مه الماء .جبٕه الححلٕالت الفٕضٔائٕة َالىٕمٕائٕة أن إضافة الثذُ لذٕ
الجُد الفٕضٔائٕة للجبه الطاصج َ مه واحٕة أخشِ ،جىشف الححالٕ المٕىشَبُٕلُجٕة عه جأثٕش الثُ علذّ
جباطؤ ومُ المٕىشَبات بما ٔطٕ جاسٔخ اسحٍالن الجبه الطاصجٔ .ذضداد الطلذ مذه لبذ المسذحٍلىٕه علذّ
اسحخذا المُاد الطبٕعٕة ومُاد حافظة لحىُن بذائ للمُاد الىٕمٕائٕة شذٔذ الخطُس علّ الصحة العامة.
Le lait est un produit de forte valeur nutritionnelle. C’est l’un des rares aliments à
contenir une teneur équilibrée en nutriments de base (glucides, lipides et protides).C’est aussi
l’un des rares à convenir à toutes les tranches d’âge (nourrisson, enfant, adolescent, adulte,
personne âgée) qui le consomment tel quel à l’état liquide (lait frais) ou sous forme de
produits dérivés. Avec une valeur énergétique de l’ordre de 700 k cal/l, le lait de plusieurs
espèces animales constitue une source importante et relativement bon marché d’apport
quotidien en acide aminés et acide gras essentiels ainsi qu’en calcium alimentaire. Le lait est
aussi riche en d’autre sels minéraux (notamment phosphore et magnésium) et en vitamines du
groupe B (B1, B2, B5, B12) et en vitamine A.
Dans ce contexte général l’objectif de notre travail est l’étude de l’effet d’addition de
l’ail au fromage frais sur ses caractéristiques physico-chimiques et microbiologiques. Pour ce
faire et afin de cerner le contexte de cette étude, notre mémoire est organisé en trois parties :
la première est une synthèse bibliographique donnant un aperçu sur le lait, le fromage et l’ail,
la deuxième partie est la synthèse de matériel et méthodes et la dernière partie est dédié à la
présentation des résultats obtenus dans cette étude.
1
Synthèse bibliographique
I.1. Le lait
I.1.1. Définition
Le lait était défini en 1908 au cours du congrès international de la répression des fraudes à
Genève comme étant « Le produit intégral de la traite totale et ininterrompue d’une femelle
laitière bien portante, bien nourrie et nom surmenée. Le lait doit être recueilli proprement et
ne doit pas contenir du colostrum » (Pougheon et Goursaud, 2001).
Selon Aboutayeb (2009), le lait est un liquide blanc, opaque, de saveur légèrement sucrée,
constituant un aliment complet et équilibré, sécrété par les glandes mammaires de la femme et
par celles des mammifères femelles pour la nutrition des jeunes.
Le lait cru est un lait qui n’a subi aucun traitement de conservation sauf la réfrigération à la
ferme. La date limite de vente correspond au lendemain du jour de la traite. Le lait cru doit
être porté à l’ébullition avant consommation (car il contient des germes pathogènes). Il doit
être conservé au réfrigérateur et consommé dans les 24 heures (Fredot, 2006).
Jeantet et al. (2008) rapportent que le lait doit être en outre collecté dans de bonnes
conditions hygiéniques et présenter toutes les garanties sanitaires. Il peut être commercialisé
en l’état mais le plus souvent après avoir subi des traitements de standardisation lipidique et
d’épuration microbienne pour limiter les risques hygiéniques et assurer une plus longue
conservation .
Le constituant principal du lait est l’eau avec, au moyenne, 902 g/L tandis que la matière
sèche ne représente que 130 g/L (Majdi, 2008).
2
Synthèse bibliographique
L’homme a commencé à boire du lait dès qu’il a pu y avoir accès. C’est-à-dire quand il est
devenu éleveur et qu’il a su domestiquer des animaux. Cela date de la préhistoire et plus
précisément du Néolithique, période de domestication. Vers 8700 avant J.C., les premiers
indices d’élevage apparaissent au Proche-Orient et avec eux la consommation de lait. Les
données scientifiques de cette consommation et exploitation laitière par les hommes du
néolithique sont multiples : traces archéologiques, traces chimiques de résidus laitiers dans
des contenants, étude des squelettes des animaux et courbes d’abattage, gravures rupestres
représentant des scènes de traite. Des traces archéologiques et écrites (plaquettes) témoignent
de l’existence d’une laiterie en 2500 avant J.C. en Mésopotamie. Pendant longtemps le lait et
les produits laitiers ont été consommés frais par les éleveurs ou dans leur région de production
pour des raisons évidentes de transport et de conservation.
Si l’on saute les siècles et les régions, on retrouve le lait mentionné comme indispensable
dans l’alimentation des moines de Cîteaux au début du 12ème siècle. Il est aussi utilisé alors
comme médicament, pour les enfants, les malades et les vieillards. On parle même de
galactothérapie. Puis vers le 17ème, 18ème siècle sa consommation déborde le cadre des
campagnes ; les vaches sont dans les villes et la consommation augmente. Le premier dépôt
en gros à Paris date de 1832. Les livres de recettes du 18ème siècle mentionnent de
nombreuses préparations incluant lait, beurre ou crème. Du milieu du 18ème siècle à nos
jours, la consommation de produits laitiers a été croissante, celle de lait a doublé entre 1900 et
1950.
Pour 6 enfants sur 10, le lait et les produits laitiers font partie des aliments à privilégier pour
avoir une bonne alimentation et ils sont 9 sur 10 à affirmer les aimer. Les produits laitiers sont
cités par 63% des enfants après les légumes (74%) et les fruits (65%) et avant la viande (58%)
3
Synthèse bibliographique
et l’eau (52%). Lorsqu’on interroge les mères, le lait, les yaourts et les fromages apparaissent
comme le trio laitier incontournable dans l’alimentation des enfants.
I.1.4. Qualité nutritionnelle du lait de vache par rapport aux autres espèces laitières
La vache assure de loin la plus grande part de la production mondiale de lait (90%), même
en pays tropicaux (70%). Ce lait est de tous le plus connu et les données qui le caractérisent
sont sans doute les plus exactes. Il est logiquement aussi le produit laitier le plus consommé et
étudié en nutrition humaine.
Les laits sécrétés par les différentes espèces de mammifères présentent des caractéristiques
communes et contiennent les mêmes catégories de composants: eau, protéines, lactose,
matières grasses (lipides) et minérales.
I.2. Le fromage
Le nom fromage dérive du mot latin « formaticus» qui signifie former ou mouler. La
première occurrence de l’utilisation du fromage comme aliment est inconnue, les ethnologues
tiennent preuve que l’homme connu depuis longtemps le phénomène de coagulation du lait
depuis la découverte sur les rives du lac Neuchâtel (en suisse) des moules à caillé datant de
5000 ans av J-C (Gelais et al. 2002, Katz et Weaver, 2003). Il est probable que les fromages
aient été la première fois produits accidentellement en transportant du lait dans des sacs faits
d’estomacs de mammifères. Il s’agissait en effet, d’une pratique courante dans les temps
anciens, en Europe de l’Est et en Asie de l’Ouest, pour transporter le lait. Certains facteurs ont
été certainement nécessaires à la transformation du lait en fromage comme la chaleur,
l’acidité et les sucs de l’estomac. Ainsi, des extraits d’estomac de plusieurs types d’animaux
(moutons, chèvres, vaches), mais également des extraits de plantes ont été utilisés pour la
préparation de fromages (Abi Azar, 2007).
Les fromages sont des formes de conservation et de stockage ancestrales de la matière utile
de lait dont les qualités nutritionnelles et organoleptiques sont très appréciées (Jeantet et al.
2007).
4
Synthèse bibliographique
La définition « fromage » est réservée au produit fermenté ou non, affiné ou non, obtenu à
partir des matières d’origines exclusivement laitières suivantes : lait entier, lait partiellement
ou totalement écrémé, matière grasse (MG), babeurre, utilisées seules ou en mélange et
coagulées en tout ou en partie avant égouttage ou après élimination partielle de la partie
aqueuse. La teneur minimale en matière sèche (MS) du produit ainsi défini doit être de 23 g
pour 100 g de fromage (Goudedranche et al. 1999 ; Jeantet et al. 2007).
I.2.3.Valeur nutritionnelle
Du fait de sa conservation et des facilités d’exportation qu’elle permet, elle peut être un
aliment de première importance pour les populations de pays non laitiers.
En outre, la présence de la matière grasse sous forme bien émulsionnée et des protéines
finement dispersées lui confère une efficacité nutritionnelle (notamment digestibilité) au
moins égale à celle des composés de départ.
5
Synthèse bibliographique
fromages subissent en plus une étape d’affinage, ce sont les fromages affinés (Camembert,
Roquefort, Gouda, Tulum,…).
- Coagulation du lait
L’acidification du lait peut être obtenue par les produits de fermentation de bactéries
acidifiantes ou par des composés chimiques d’action acidifiante directe ou indirecte. La
diminution concomitante du pH a pour effet de faire régresser l’ionisation des fonctions
acides des caséines induisant le déplacement progressif du calcium et du phosphate
inorganique de la micelle vers la phase aqueuse. Ceci induit la désorganisation des micelles et
une réorganisation des sous unités micellaires (Brule et al. 1997). L’acidification
microbienne du lait est un processus progressif, lent et uniforme. Il est caractérisé par des
difficultés liées à la maîtrise du développement microbien (cinétique de multiplication, état
physiologique, facteurs de croissance, produits de métabolismes et autres). Le coagulum
édifié est un ensemble de flocons caséinique emboîtés les uns sur les autres (Attia et al.
2000). Le taux et l’importance de l’acidification influencent la texture du gel en contrôlant
son taux de déminéralisation (Mc Sweeny et al. 2004). Le gel acide obtenu est friable, lisse et
homogène.
6
Synthèse bibliographique
- Egouttage
Le processus d’égouttage est lié à des facteurs directs correspondant à des traitements de
types mécanique et thermique, des facteurs indirects (acidification et coagulation
enzymatique) et des facteurs liés à la matière première (richesse en caséine laitière, en
protéines solubles et en matière grasse) (Ramet 1986 et 1997).
- Salage
En fromagerie, le salage est une phase indispensable de la fabrication des produits affinés.
La teneur en sel des fromages varie selon le type de fromage, en moyenne elle est de 0,5-2
g/100 g dans la plupart des fromages, dans certains cas (les fromages bleus et quelques
fromages de chèvres), elle peut s’élever à 3-4 g/100g. Par contre, certains fromages orientaux
conservés en saumure ont des teneurs assez élevées (8-15 g/100 g). Les modalités de salage
sont par saumurages (Emmental, et Camembert), salage à sec et salage en masse (Alais et
Linden, 1997). Le salage en masse est utilisé dans les fabrications traditionnelles de quelques
fromages typiques du bassin méditerrané. Il permet la préservation du lait, prolonge les phases
de coagulation et d’égouttage du fromage (Ramet, 1986). Le sel permet d’atteindre
l’humidité appropriée du fromage (Ponce de Leon Gongalez et al. 2000). Il exerce, selon sa
concentration, une action microbienne sélective et un effet inhibiteur sur l'activité des
enzymes. A titre d'exemple, la croissance des bactéries lactiques des levains est inhibée à une
teneur en sel supérieure à 2,5 g/100 g, est pratiquement nulle au-dessus de 5 g/100 g.
P.roqueforti subit une inhibition de la germination des spores pour des taux de 3-6 g/100 g.
L'effet du sel sur le développement de la flore microbienne des fromages ne peut toutefois
être apprécié pleinement qu'en tenant compte de la tolérance des microorganismes au sel dans
le milieu fromage et de la teneur en sel de la pâte fromagère (CHOISY et al. 1997 b).
L’affinage est l’étape la plus complexe de la fabrication des fromages maturés qui dépend de
chaque caractéristique physico-chimique ou microbiologique du fromage (Bennett et
Johnston, 2004). C’est un processus biochimique complexe et long qui correspond à une
phase de digestion enzymatique des constituants du caillé par les différents agents (Jeantet et
7
Synthèse bibliographique
al. 2008). Le fromage devient donc le siège de différentes dégradations qui s’effectuent
simultanément ou successivement aboutissant à la libération de substances sapides et
odorantes en même temps que la modification de la texture (Choisy et al. 1997 a). Le
fromage est ainsi comparé à un bioréacteur complexe dont le praticien devra maitriser
l’évolution pour la porter vers les caractéristiques optimales recherchées (RAMET, 1997). La
durée d’affinage varie selon le fromage, elle dure quelques semaines à deux ans ou plus à des
températures spécifiques pour les différents types de fromages (Fox et al. 1994).
Les agents responsables de l’affinage des fromages sont les enzymes. Selon Fox et al. (1993)
quatre ou éventuellement cinq agents sont impliqués dans la maturation des fromages :
2) les enzymes indigènes du lait, très importants dans les fromages au lait cru.
3) les ferments lactiques et leurs enzymes, qui sont libérés après que les cellules sont mortes
et lysées.
4) les enzymes des ferments secondaires (par exemple des bactéries propénoïque,
Brevibacterium linens, les levures et les moisissures, comme Penicillium roqueforti et
P.candidum) sont très importantes dans certaines variétés de fromage;
5) les autres bactéries outre que ceux des ferments (NSLAB), c'est à dire les microorganismes
qui ont survie suite à la pasteurisation du lait de fromagerie ou contaminant le lait ou le caillé
après. Ces microorganismes après mort et lyse agissent avec leurs enzymes libérés dans le
fromage.
Membre de la famille des Liliacées, l’ail (Allium sativum) jouit d’une excellente réputation
dans le monde entier pour ses vertus médicinales et culinaires. Les premiers hommes de
médecine tels qu’Hippocrate, Pline et Aristote encouragèrent un certain nombre d'utilisations
thérapeutiques de cette plante. Aujourd'hui, il est couramment utilisé dans de nombreuses
cultures comme assaisonnement ou épice. L'ail est également le deuxième supplément le plus
utilisé. Avec ses composés soufrés, sa teneur en oligo-éléments et ses enzymes, l’ail a
démontré ses capacités antivirale, antibactérienne, antifongique et anti-oxydante. Parmi les
8
Synthèse bibliographique
maladies pouvant être aidées ou prévenues par les effets médicinaux de l'ail, on peut citer la
maladie d'Alzheimer, le cancer, les maladies cardiovasculaires (notamment l'athérosclérose,
les accidents vasculaires cérébraux, l'hypertension, la thrombose et l'hyperlipidémie), les
affections dermatologiques, le stress et les infections.
Les premières traces de l’utilisation de l’ail remontent à plus de 5000 ans, et sont localisées
au bord de la mer Caspienne, dans les plaines des pays qui la bordent à l’Est (Kazakhstan,
Ouzbékistan actuels). Ce sont ensuite les marchands, les marins, les explorateurs ou encore
les nomades qui ont permis à l’ail d’être répandu dans le reste du monde. (Krčmár,
2008)(Senninger, 2009)
Les croyances des différents peuples sur ses vertus sont nombreuses. Au Moyen Age, des
colliers d’ail tressé étaient portés par les enfants afin d’éloigner les sorcières. L’ail était réputé
pour protéger contre les mauvais sorts et contre les épidémies de peste. (Krčmár,
2008)(Senninger, 2009)
En Egypte, au temps des pharaons, les ouvriers travaillant à la construction des pyramides
recevaient une ration quotidienne d’ail. Cela permettait d’augmenter leur endurance et
maintenir leur santé. Hérodote, historien grec du Vème siècle avant Jésus-Christ, rapporte que
les Egyptiens avaient gravé sur la pyramide du roi Kheops la quantité d’ail reçue chaque jour.
Selon lui, la première grève ouvrière enregistrée daterait de cette époque, suite à la
suppression d’une ration d’ail (Krčmár, 2008) (Schou, 2000) (Clébert, 1987). Toujours en
Egypte Ancienne, des gousses d’ail ont été retrouvées dans certains tombeaux (Senninger,
2009) (Schou, 2000). Il existe également un papyrus médical égyptien datant de plusieurs
milliers d’années, où l’ail est prescrit dans le traitement de 22 maladies (Schou, 2000)
(Minker, 2012).
En Grèce antique, l’ail était appelé « la rose puante ». L’accès des temples était interdit par
les prêtres grecs à quiconque avait une haleine d’ail. Les athlètes grecs consommaient une
gousse d’ail pour accroître leur force et se donner du courage avant les épreuves des Jeux
Olympiques. Dans l’Odyssée, l’ail donné par Hermès permis à Ulysse d’éviter d’être
transformé en pourceaux par Circée. (Krčmár, 2008)(Schou, 2000)(Clébert, 1987)
9
Synthèse bibliographique
Hippocrate, médecin grec et père de la médecine (460-377 avant J.-C), disait que l’ail est «
chaud, laxatif et diurétique ». Il utilisait également l’ail pour pratiquer des tests de fertilité
sur les femmes.
10
Matériel et méthodes
Dans cette étude, l’ail (Allium sativum) a été utilisé pour évaluer son effet sur la qualité
physico-chimique et microbiologique du fromage frais du lait de vache. L’ail a été ajouté sous
forme de poudre à différentes doses 0.9 g, 1.8 g, 2.7 g et 3.6 g à la pâte du fromage lors du
malaxage du caillé, c’est l’équivalent de 0.3%, 0.6%, 0.9% et 1.2 % respectivement. Le lait
utilisé pour la fabrication du fromage frais a été collecté d’un éleveur local de la région de
Guelma.
Les analyses physico-chimiques ont été réalisées selon les normes algériennes publiées dans
le journal official de la république Algérienne (JORA ,1998).
11
Matériel et méthodes
La mesure a été réalisée à l’aide d’un pH-mètre après le réglage de la température. Une
électrode de mesure a été introduite dans un bécher contenant une prise d’essai de quelques
millilitres de lait. La valeur du pH a été directement lue sur le pH-mètre.
L’acidité a été titrée à l’aide de la soude caustique (N/9) contenue dans une burette et versée
goutte à goutte en agitant constamment jusqu’au virage de la couleur de l’indicateur coloré
(phénophtaléine à 1 %) vers une couleur rose pâle.
II.2.3. Dosage de la matière grasse, de lactose, d’extrait sec total et des protéines
Le dosage des différents paramètres physico-chimiques a été réalisé à l’aide d’un lactoscan
(MCC50) au niveau du laboratoire pédagogique. Le lactoscan est utilisé pour mesurer la
teneur en matière grasse, les protéines, le lactose et les minéraux. Cet appareil permet de
mesurer aussi le point de congélation, l’eau ajoutée, l’extrait sec, l’eau ajoutée, la
conductivité, la densité et la température du lait.
La fabrication du fromage frais a été à partir du lait de vache locale. Une quantité de 6.5 litres
du lait a été utilisée pour assurer la préparation d’une quantité de 1.5 kg du fromage frais,
selon le diagramme de fabrication (Figure 2).
II.4.1. Mesure du pH
Une quantité de 10g de fromage frais broyée dans 90 ml de l’eau distillée puis homogénéisée
a été utilisée pour mesurer le pH à l’aide d’un pH-mètre préalablement étalonné par des
solutions tampons.
L’acidité titrable des échantillons est déterminée par le titrage de la solution du fromage,
préparée à partir de 10 g de fromage et 90 ml de l’eau distillée stérile à 40°C, par une
solution d’hydroxyde de sodium (NAOH) 0.1N en présence d’un indicateur coloré, le
phénophtaléine à 1 %. L’acidité est exprimée en degré Dornic °D (1°D = 0, 1 g d'acide
12
Matériel et méthodes
Pasteurisation 72 °C/ 20 S
Refroidissement 20 °C
Fermentation 20 °C/ 3h
Coagulation 12 heures
Egouttage
Ail 0% (Temoin) Ail 0.3% Ail 0.6% Ail 0.9% Ail 1.2%
13
Matériel et méthodes
La matière sèche est le résidu sec obtenu après dessiccation à l'étuve à 103°C à ± 2°C de la
prise d’essai de 3 g du fromage jusqu’à l’obtention d’un poids constant. Elle est exprimée en
pourcentage de la masse fraiche selon la formule suivante :
dont :
m0 : poids de la capsule
Le taux de cendres se mesure après l’incinération d’une prise d’essai de 5 g dans un four à
moufle à 550 °C pendant 4 heures. Le résultat est exprimé en pourcentage de la prise d’essai
après le calcul du taux de la matière organique :
TC= 100-MO %
Dont :
MO % = [(M1-M2)/P] x 100
MO : matière organique
Le bouillon Tryptone-sel (TSE) est un diluant destiné à la préparation des solutions mères de
laits en poudre et concentrés, de produits laitiers et d'autres produits alimentaires en vue de
leur analyse microbiologique. Il est également utilisé pour effectuer les dilutions décimales.
14
Matériel et méthodes
- Mettre en solution 9,5 g de milieu déshydraté (BK014) dans un litre d’eau distillée ou
déminéralisée.
Le bouillon lactose bilié au vert brillant (VBL) est utilisé pour rechercher et dénombrer les
coliformes dans le lait et les produits alimentaires. On l’utilise aussi pour dénombrer E. coli
au moyen du test de Mackenzie, dans les mêmes produits et au cours de l’analyse
bactériologique des eaux.
Préparation
Pour chaque échantillon (fromage plus TSE) on a besoin de 9 tubes de VBL, chaque 3 tubes
ont la même dilution, alors (10־1, 10־² ,10־³) on rajoute 1 ml gouttes pour chaque tube.
L’incubation
Introduire dans les tubes 1 ml du produit de chacune des différentes dilutions. Incuber à 30°C
de préférence (ou à 37°C) pendant 24 heures puis 48 heures.
Lecture
L’apparition de gaz dans les cloches (volume au moins égal au 1/10 du volume total de la
cloche). En 48 heures, ceci se traduit par la fermentation du lactose par les coliformes. Cette
15
Matériel et méthodes
recherche peut être confirmée par l’isolement et l’identification des germes producteurs de
gaz. A cet effet, on pratique une subculture du contenu des tubes gazogènes sur un milieu
solide approprié, tel que la gélose lactosée à l’éosine et au bleu de méthylène (E.M.B.) ou la
gélose lactosée au bromocrésol-pourpre (B.C.P.).
La gélose nutritive est un milieu qui convient à la culture des germes ne présentant pas
d’exigences particulières (flore mésophile totale).
Préparation
Une bouteille de gélose nutritive solide déjà préparé a été mise dans un bain marie pendant
quelques heures jusqu'à devenir liquide. On a besoin d’une bouteille de gélose nutritive pour
10 boites de pétries. On attend quelques minutes pour devenir encore gélose solide et on
utilise trois dilutions à partir de la solution mère 10־ˡ (10־², 10־³, 10־5) en ajoutant 1 ml de
chaque dilution dans chaque boite (5 boites pour chaque dilution).
L’incubation
Lecture
De façon générale quand la boite de pétri ou bien le milieu qui Ou le milieu à l'intérieur
contient une quantité énorme de bactéries en divise la boite a quatre et prend une partie et
dénombrer après avoir multiplié le nombre en quatre, et exprimer le résultat en unités formant
des colonies (UFC) par 100 g d’échantillon.
Le milieu de Chapman mannite est un milieu sélectif pour la culture des staphylocoques mais,
exceptionnellement, d’autre germes peuvent y végéter ; la mise en évidence des
staphylocoques devra toujours être confirmée par un examen microscopique.
Préparation
Une bouteille de chapman solide déjà préparé a été mise dans un bain marie pendant
quelques heures jusqu'à devenir liquide. On a besoin d’une bouteille de chapman pour 10
boites de pétries. On attend quelques minutes pour devenir encore gélose solide et on utilise
16
Matériel et méthodes
deux dilutions (10־ˡ, 10־²) en ajoutant 1 ml de chaque dilution dans chaque boite (5 boites
pour chaque dilution).
L’incubation
Lecture
. De façon générale quand la boite de pétri ou bien le milieu qui Ou le milieu à l'intérieur
contient une quantité énorme de bactéries en divise la boite a quatre et prend une partie et
dénombrer après avoir multiplié le nombre en quatre, et exprimer le résultat en unités formant
des colonies (UFC) par 100 g d’échantillon.
Le milieu de base pour gélose au sang est un milieu qui permet l’enrichissement des germes
exigeants, sans interférer avec leurs réactions d’hémolyse, il favorise également la formation
des pigments. Ce milieu est en général utilisé sous forme de gélose au sang. A la gélose
stérile fondue, puis refroidie à 45°C, on ajoute 5 à 10% de sang stérile. Après agitation
ménagée, en évitant d’inclure des bulles d’air dans la gélose, le mélange est coulé en boite de
pétri, après ensemencement.
Préparation
Le milieu et en général utilisé sous forme de gélose au sang. A la gélose fondue stérile puis
refroidie à 45°C. On ajoute 5 à 10 % de sang stérile. Après agitation ménagé, en évitant
d’inclure des bulles d’air dans la gélose. Le mélange à coulé en boites de pétri après
ensemencement.
L’incubation
Lecture
17
Matériel et méthodes
La gélose Hektoen est un milieu utilisé pour l’enrichissement des Entérobactéries, il permet
la différenciation des Entérobactéries pathogènes. Ce milieu, neutralise l’effet inhibiteur des
sels biliaires vis-à-vis de certains germes délicats, permet une bonne culture des Shigella. Le
pouvoir inhibiteur du milieu principalement sur E. coli.
Préparation
Une bouteille d’ HeKtoen solide déjà préparé a été mise dans un bain marie pendant
quelques heures jusqu'à devenir liquide. On a besoin d’une bouteille d’ HeKtoen pour 10
boites de pétries. On attend quelques minutes pour devenir encore gélose solide et on
utilise deux dilutions (10־ˡ, 10² )־en ajoutant 1 ml de chaque dilution de E.coliet
salmonelle l application par l’étalement avec pipette pasteur, dans chaque boite (5 boites
pour chaque dilution).donc 10 boites pour salmonelle, et 5 boites pour E. coli.
L’incubation
Lecture
. De façon générale quand la boite de pétri ou bien le milieu qui Ou le milieu à l'intérieur
contient une quantité énorme de bactéries en divise la boite a quatre et prend une partie et
dénombrer après avoir multiplié le nombre en quatre, et exprimer le résultat en unités
formant des colonies (UFC) par 100 ml d’échantillon.
18
Matériel et méthodes
Une bouteille de sabouraud solide déjà préparé a été mise dans un bain marie pendant
quelques heures jusqu'à devenir liquide. On a besoin d’une bouteille de sabouraud pour 10
boites de pétries. On attend quelques minutes pour devenir encore gélose solide et on
utilise deux dilutions (10־ˡ, 10 ־,10³ )־en ajoutant 4 gouttes de la solution mère (TSE plus
fromage)
L’incubation
Lecture
Pour la levure et la moisissure, ils sont faciles à rechercher et dénombrer mais comme
toujours il faut qu’utilise la coloration de gram et le microscope pour confirmer.
19
Résultats et discussion
Les résultats des analyses physicochimiques sont présentés dans le tableau suivant :
L’analyse des résultats présentés dans le tableau ci-dessus montre que le lait de vache utilisé
présente des caractéristiques physicochimiques ordinaires.
III.2. Effet d’addition de l’ail sur les caractéristiques physicochimiques des fromages
20
Résultats et discussion
Donc, l’addition de l’ail à petites doses ne pose aucun problème sur le plan physico-chimique
du fromage, c’est une opération admissible et valable pour la qualité physico-chimique du
fromage frais.
III.3. Effet d’addition de l’ail sur les caractéristiques physicochimiques des fromages au
cours du temps
4,4 4,35
4,36 4,35
4,3 4,34
4,22 4,2
4,28 4,31
4,22 4,19
4,21 4,47
4,15 4,13
III.3.2. Effet d’addition de l’ail sur l’acidité titrable des fromages au cours du temps
L’analyse de la figure 4 montre que l’acidité titrable des fromages frais au l’ail
augmente sensiblement avec le temps surtout entre le 4 ème et le 8ème jour. Cette augmentation
continue après le 8ème jour mais à faible degré. le lait est une solution tompon avec une faible
concentration d’ions d’hydrogène (H) libre donc les petits changements détèctés dans les
valeurs de pH sont accompagnés par des augmentations considérables de l’acidité titrable.
21
Résultats et discussion
85
70
92
78
94
83
42 42 95
85
38 38
36 36
88 99
38 38
39 39
Figure 4: Acidité titrable des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du temps.
III.3.3. Effet d’addition de l’ail sur le taux de cendres des fromages au cours du temps
Selon la figure ci-dessous, le taux de cendres diminue notamment après le 4 ème jour. Cette
diminution est remarquée dans touts les échantillons ce qui montre que l’addition de l’ail au
fromage frais à petites doses 0.3 %, 0.6 %, 0.9 % et 1.2 % n’a pas d’effet sur le taux de
cendres au cours du temps.
1,79
1,39
1,55
1,49
1,15 1,5
1,23
1,5
1,27 0,91
1,49 0,96
1,31 0,9
0,52
0,2 0,13
0,1
0,09
0,07
jour 0 jour 4 jour 8 jour 13
Figure 5: Taux de cendres des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du
temps
22
Résultats et discussion
III.3.4. Effet d’addition de l’ail sur l’extrait sec des fromages au cours du temps
La figure ci-dessous montre que l’extrait sec des fromages varie en fonction du temps
mais cette variation est moins significative que celle de taux de cendres. Cette variation est
remarquée dans touts les échantillons ce qui montre que l’addition de l’ail au fromage frais à
petites doses 0.3 %, 0.6 %, 0.9 % et 1.2 % n’a pas d’effet sur l’extrait sec du fromage frais au
cours du temps.
32,68
33,31 29,29
25,99
32,24
Figure 6: Extrait sec des fromages frais à différentes doses de l’ail en fonction du temps
23
Résultats et discussion
III.4. Effet d’addition de l’ail sur la qualité microbiologique des fromages au cours du
temps
La flore mésophile totales est présente dans tous les échantillons et pendant les 13 jours de
l’étude. L’échantillon témoin possède la charge microbienne la plus élevé par rapport aux
échantillons des fromages à différentes doses de l’ail et surtout au dernier jour 25×105UFC/g
(jour 13) contrairement à l’échantillon à 1.2% de l’ail qui possède la charge la plus faible et
surtout en premier jour 11×10³UFC/g (jour 0). Cependant, les autres germes microbiens tels
24
Résultats et discussion
qu’E. Coli, salmonelle, listeria, staphylocoques et coliformes fécaux sont absents dans les
différents échantillons de fromage frais utilisés dans cette étude.
La présence des coliformes totaux dans le fromage frais montre le manque d’hygiène
au niveau de l’environnement des animaux, pendant la traite et au cours du stockage et de la
conservation du lait (Magnusson et al. 2007). La présence des coliformes fécaux indique une
forte contamination fécale d'origine animale ou humaine (Benkerroum et al. 2004)
heureusement ils sont absents. Par ailleurs, les levures et les moisissures apparaissent
uniquement durant le 13ème jour dans tous les échantillons et notamment le témoin.
L’effet d’addition de l’ail au fromage frais à différentes doses 0.3%, 0.6%, 0.9% et
1.2% est évident principalement sur les coliformes totaux et la flore mésophile totale en
ralentissant leur croissance. L’effet d’addition de l’ail sur les autres germes n’apparait pas car
ils sont absents dans tous les échantillons.
25
Conclusion
Conclusion
L’objectif de ce travail est d’étudier l’effet d’incorporation de l’ail au fromage frais sur
la qualité physicochimique et microbiologique du fromage. L’ail à été incorporé à différentes
concentrations 0.3%,0.6%,0.9%,1.2% aux fromages frais, leur effet a été évalué par le suivi
des paramètres physicochimiques et microbiologiques pendant 2 semaines à 6 °C.
Cette étude a montré que l’addition de l’ail à 0,3%, 0,6 %, 0,9%, 1,2% au fromage
frais de vache n’a pas d’effet significatif sur les caractéristiques physico-chimiques du
fromage frais. Ce résultat encourage les fabricants du fromage à utiliser de l’ail à petites doses
pour aromatiser ce produit.
Sur le plan microbiologique, l’addition de l’ail même à petites doses peut ralentir la
croissance des microorganismes surtout la flore mésophile totale, les coliformes totaux, les
levures et les moisissures, ce qui augmente sans doute la date limite de consommation (DLC)
du fromage frais qui présente déjà un taux d’humidité élevé, ce qui favorise la prolifération
microbienne. Ce résultat revient à l’effet antimicrobien de l’ail qui peut être utilisé comme un
conservateur pour quelques produits alimentaires qui tolèrent le goût marqué de l’ail.
26
Références Bibliographiques
1. Alais C. , Linden G., 1997. Abrégé de biochimie alimentaire. 4ème Ed. Masson, 248
p.
2. Attia H., Kheronatou N., Ayadi J., 2000. Acidification chimique directe du lait.
Corrélations entre la mobilité du matériel micellaire et micro et macrostructure des
laits acidifient. Sci. Des aliments, 20 : 289-307.
3. Bennett R.J., Johnston K.A., 2004. General Aspects of Cheese Technology. Pp 23-
50. In Cheese Chemistry, Physics and Microbiology. Volume 2 Major Cheese Groups.
Third edition, Ed. P.F. FOX, P.L.H. MCSWEENEY, T M. COGAN and T.P.
GUINEE. AMSTERDAM. 434p.
4. Brule G. Lenoir J, Remeuf F .1997 . La micelle de caséine et la coagulation du lait
en fromage. 3ème Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
5. Choisy C, Desmazeaud M, Gueguen M, Lenoir J, Schmidt J-L, Tourneur C.
1997. La biochimie de l’affinage. In « le fromage ». Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
6. Choisy C., Desmaeaud M., Gueguen M., Lenoir J., Schmidt J., et Tourneur C.,
1997 (b). Les phénomènes microbiens, Dans Le fromage (Coord. ECK A. et GILLIS
J.C.), 3ème Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
7. Dalgleishd .G., 1982. The enzymatique coagulation of milk. In developments in dairy
chemistry - 1- Proteins (Coord. FOX P.F.) A.S. Publishers, 410 p.
8. Dieng M, 2001. Contribution à l’étude de la qualité microbiologique des laits caillés
industriels commercialisés sur le marché Dakarois. Thèse docteur vétérinaire,
Université de Dakar Sénégal.
9. Elaachi M, Kelouche H., 2018. Etude comparative des caractéristiques
physicochimiques et microbiologiques des différents laits (chamelle, chèvre, brebis,
vache), Mémoire de master, Université Abdelhamid Ibn Badis-Mostaganem, 48p.
10. FAO, 2007.le lait nutrition et santé, Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris.
11. Fox P.F MC Sweeney P.L.H., 2004. Cheese chemistry, physics and microbiology.
Fox (ed), London vol 1: 389-438.
12. Fox P.F., Snigh T.R., Sweney M.C., 1994. Proteolysis in cheese during ripening. In:
Biochemistry of milk products. (ed. FOX P.F.) p. 1-31, The Royal Society of
chemistry.
13. Fredot E., 2006. Connaissance des aliments-Bases alimentaires et nutritionnelles de la
diététique. Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris, 25p.
27
14. Gastaldi-Bouabid E., 1994. Etude de l’évolution des micelles de caséine au cours de
l’acidification : mise en évidence d’un état de transition entre pH 5.5 et pH 5.0, Thèse
Doctorat Académie de Montpellier. Université de Montpellier II.
15. Jeantet R., Croguennec T., Mahaut M., Schuck P., Brule G., 2008. Les produits
laitiers. 2 ème Edition. Tec & Doc. Lavoisier, paris.
16. Jeantet R., Croguennec T., Schucke P., Brulé G., 2007. Science des aliments ;
volume 2.Technologie des produits alimentaires, chapitre 1 du lait aux produits
Laitier. Ed. Tec & Doc. 183 p.
17. Luquet F.M. (1990). Lait et produits laitiers : vache, brebis chèvre. Tome II, Ed. Tec
&Doc., Lavoisier. Paris.
18. Meyer A., 1973. Processed Cheese Manufacture, Food Trade Press Ltd., London,
201p.
19. Mulonda K., 2016. Analyses physico-chimiques et microbiologiques du lait caillé
produit dans le groupement de miti et commercialisé dans la ville de Bukavu,
Université Evangélique en Afrique.30p.
20. Ponce de Leon-Gonzalez L., Wendorff W. L., Ingham B. H., Jaeggi. J., Houck K.
B., 2000. Influence of Salting Procedure on the Composition of Muenster-Type
Cheese . J. Dairy Sci. 83 (6):1396–1401.
21. Ramet J.P., 1985. La fromagerie et les variétés de fromages du bassin
méditerranéens. Ed. Etude FAO. Production et santé animale, 187 P.
22. Ramet J.P., 1987. La préparation du caillée: La présure et les enzymes coagulantes.
Dans Le fromage (Coord. ECK A.), Ed. Tec & Doc. Lavoisier, Paris, 539 p.
23. Ramet J.P., 1997. L’égouttage du coagulum. Dans Le fromage (Coord. ECK A. et
GILLIS J.C.). Ed. Tec & Doc, Lavoisier, p 43.
24. Taleb A, 2017. Contrôle et qualité d’un lait déshydraté, Mémoire de master,
Université Aboubekr Belkaid de Tlemcen, 59p.
28