Le trompeur trompé
L'hyène et le lièvre vont à la chasse. Le lièvre cache son piège dans un buisson. L'hyène, elle,
tend son filet dans un arbre.
La nuit, l'hyène va voir toute seule les pièges. Elle trouve une biche prise au piège du lièvre et
dans son filet une tourterelle. Elle met la tourterelle dans le buisson et accroche la biche à
l'arbre. Au premier chant du coq, l'hyène va réveiller le lièvre.
« Il fait jour. Allons voir nos pièges », dit-elle.
Les deux chasseurs arrivent en brousse. Une biche est accrochée au filet de l'hyène. Une
tourterelle est prise dans le piège du lièvre. Celui-ci s'étonne :
"Une biche dans un arbre ? Je n'ai jamais vu cela."
L'hyène se fâche :
"Eh bien, tu le vois aujourd'hui."
Le lièvre comprend que l'hyène le trompe, mais il se tait.
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Les deux compagnons reprennent le chemin du village. En route, le lièvre dit à l'hyène :
"Attends-moi, je reviens tout de suite."
Il se retire derrière de hautes herbes. Peu après, l'hyène l'entend parler :
"Oui ? Qui cherchez-vous ? Non, je n'ai vu personne."
Alors l'hyène demande :
- A qui parles-tu ?
- Aux serviteurs du roi. Des voleurs ont pris la plus belle chèvre du roi cette nuit. Des gens
l'ont vue accrochée à un arbre. Le roi dit de faire venir le propriétaire du piège pour le punir. »
Effrayée, l'hyène abandonne son gibier et se sauve. Le lièvre emporte la biche et la
tourterelle.
Ainsi, en voulant trop gagner, l'hyène perd tout.
1/ Comment se sent le lièvre à ton avis ?
2/ L’histoire n’est pas terminée. Que pourrait inventer le lièvre pour se venger de l’hyène ?
Ecris un texte de quelques lignes.
3/ Connecte toi et complète le texte à trous.
4/ Trouve la morale de cette histoire puis inscris la au dos de la feuille et fais une illustration
en rapport avec le texte.
L’homme et les animaux
Autrefois l’homme habitait dans le même village que les grandes bêtes, l’éléphant, le lion, le
léopard, le singe et il n’y était pas le maître. Ces quatre bêtes allaient à la chasse dans la
brousse quotidiennement et en rapportaient à manger pour tous, mais l’homme, chaque fois qu’il
allait à la chasse, ne rapportait rien ou pas grand chose. Un jour, les animaux se réunirent et
dirent à l’homme :
" Tu n’attrapes jamais rien, tandis que nous tuons des bêtes. Si tu continues à ne rien rapporter,
tu ne mangeras plus avec nous.
- Bon ", dit l’homme. Le lendemain il partit à la chasse avec son arc et ses flèches qu’il avait
jusque-là cachées soigneusement de peur que s’ils ne voyaient ces armes les animaux ne le
tuassent. Il attrapa et rapporta une biche. Quand les animaux virent cela, ils s’étonnèrent et lui
demandèrent :
« Comment as-tu tué la biche ?
- J’ai ma manière, dit l’homme, mais je ne vous le dirai pas. "
Les animaux s’adressèrent alors au singe :
" Suis-le dans la brousse. Quand il partira demain, regarde comment il fait pour tuer les biches.
Ensuite tu nous le diras. "
Ainsi fut fait. L’homme tira une flèche de son carquois et l’ajusta à son arc. Le singe monta dans
un arbre pour mieux observer. Quand l’homme banda l’arc et lança la flèche, la biche fut tuée.
Le singe descendit aussitôt de son arbre et regagna en courant le village :
" Cet homme est vraiment redoutable, dit-il aux animaux. Quand il tend son bras vers quelqu’un
ce quelqu’un tombe mort ! "
L’homme rapporta la biche sur son dos mais quand il leva le bras pour la saisir et la jeter à terre,
tous les animaux crurent qu’il voulait tendre le bras vers eux pour les tuer et s’enfuirent. A
partir de ce jour-là les grands animaux ne quittèrent plus la brousse et l’homme commande
désormais le village.
1/ Connecte toi et complète le texte à trous.
2/ Ce texte utilise les 4 types de phrases. Trouve une légende et indique une phrase pour
chaque type de phrase.
3/ Indique les 2 temps employés dans le premier paragraphe.
4/ Indique le(s) temps de(s) verbe(s) dans la phrase surlignée.
5/ Trouve la morale de cette histoire puis inscris la au dos de la feuille et fais une illustration
en rapport avec le texte.
La queue des animaux
Jadis, les animaux n’avaient pas de queue. Le cheval ne pouvait pas chasser les mouches,
l’écureuil sans queue avait du mal à sauter de branche en branche, le renard était bien moins
beau et ne parlons pas du lion ! Le sage roi des animaux, le lion, prit la décision de remédier à
cette situation. Il réfléchit pendant longtemps à la façon dont il allait s’y prendre et à la fin, il
fit appeler le renard pour lui demander conseil.
" Tous les animaux ne peuvent pas avoir la même queue, estima le renard.
- Je sais cela, moi aussi, répondit le lion. Mais comment départager les animaux sans se montrer
injuste ?
Le renard réfléchit un instant, puis déclara :
- C’est simple. Ceux qui arriveront les premiers recevront les plus belles queues.
Le lion acquiesça :
- C’est une excellente idée. Cours vite dans la forêt et préviens tous les animaux qu’ils doivent
se présenter à midi, au bord du ruisseau, pour la distribution des queues. "
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….….
Le renard transmit le message et courut vite vers le ruisseau pour arriver le premier. Il fut
suivi de près par le cheval, l’écureuil, le chat et le chien qui arrivent toujours les premiers quand
on distribue quelque chose. Vinrent ensuite les autres animaux : l’éléphant, le cochon et le lièvre
se présentèrent les derniers. Lorsque tous les animaux furent réunis dans la clairière, le lion se
mit à distribuer les queues. Il se servit d’abord lui-même : ce fut une superbe queue, longue et
dorée, terminée par un plumeau. Ensuite, le lion attribua de très belles queues bien touffues au
renard et à l’écureuil. Le cheval opta pour une magnifique queue en crin. Le chien et le chat
reçurent encore des queues fort présentables, mais les animaux qui arrivèrent les derniers, se
trouvèrent bien démunis. L’éléphant eut une maigre cordelette avec quelques soies au bout. Il en
fut si navré qu’il en porte aujourd’hui encore la trompe basse. La queue du cochon était fine
comme un ver de terre. Il la fit boucler pour la rendre plus jolie. Le pauvre lièvre resta sans
queue. Le chien et le chat commencèrent à se disputer pour savoir lequel d’entre eux avait la
plus belle queue. À la fin, le chien attrapa le chat et lui arracha d’un coup de dents l’extrémité
de la queue. Le chat s’enfuit dans l’arbre et depuis ce jour, il préfère se sauver devant le chien.
Le lièvre ramassa le bout de la queue du chat et le colla sur son derrière. Ceci explique pourquoi
la queue des lièvres est si petite.
1/ Le griot n’est bien sûr pas terminé. A ton avis, que va-t’il se passer ensuite ? Imagine les
animaux qui arrivent pour choisir leur queue. Tu faire insérer des dialogues dans ton récit.
2/ Connecte toi et complète le texte à trous.
3/ Trouve la morale de cette histoire puis inscris la au dos de la feuille et fais une illustration
en rapport avec le texte.
L'arbre aux fourmis
Aux temps des origines, le jour éclatant ne cédait jamais place à la nuit. Jamais on ne voyait
monter la lune dans le ciel sombre. Où peut-être décrivait-elle sa course en secret, masquée
par la lumière éblouissante ?
Seul, bien vivant, dressé dans l'immensité, sans souci du temps, se déployait l'arbre du monde.
Il se nourrissait des vents changeants de l'atmosphère : le vent de soleil faisait miroiter ses
feuilles, celui de pluie y laissait tambouriner ses gouttes et le désaltérait. Une colonie de
fourmis avait élu domicile sur l'arbre. C'étaient les seuls animaux vivant en ces temps anciens.
Elles se suivaient en procession sur le tronc, continuaient jusqu'au bout des branches et se
régalaient des feuilles. Le vent de soleil, le vent de pluie, l'arbre du monde et les fourmis, tous
étaient issus du Verbe du Créateur.
Un jour, le vent de tempête décida de lutter avec l'arbre, pour voir qui serait le plus fort. Il
déchaîna ses bourrasques et les enroula avec fureur autour de lui. Le tronc se mit à tanguer, à
craquer. L'arbre frémissait de toutes ses branches, s'arc-boutait sur ses racines. Il semblait
entraîné dans une danse endiablée. Mais le vent se lassa brusquement de ce jeu et, le calme
revenu, les fourmis se remirent à dévorer mécaniquement les feuilles, comme si rien ne s'était
passé. Elles en dévorèrent tant et tant qu'à la fin il n'en resta plus une.
Qu'allaient-elles manger à présent, sinon leurs propres excréments ? Elles se mirent à les
mastiquer avec ardeur, à les digérer de nouveau si bien qu'ils formèrent une montagne aussi
haute que l'arbre. C'était la terre. Le vent de tempête souffla le froid sur la montagne et les
excréments se transformèrent en pierres. Il creusa des vallées et sculpta des crêtes. La glace
et la gelée blanche firent leur apparition. Pour s'amuser, le vent se mit alors à souffler le
chaud : les glaces fondirent, les eaux déferlèrent de la montagne, noyant toutes les fourmis
sur leur passage. Puis grâce au vent d'humidité, les racines de l'arbre se déployèrent dans le
sol et des pousses tendres jaillirent de l'humus.
Le Verbe créateur fit naître les animaux à sang froid et à sang chaud, puis les hommes et les
femmes. Il donna à chaque oiseau son cri, au renard, son glapissement, et à l'Homme, la parole.
1/ Connecte toi et complète le texte à trous.
2/ Relève une phrase de chaque forme.
3/ Colorie en bleu 5 verbes conjugués à l’imparfait.
4/ Colorie en rouge 5 verbes conjugués au passé simple.
5/ A quoi ce récit te fait-il penser ?
6/ Qui est le Verbe Créateur à ton avis ?
7/ Illustre ce griot au dos de ta feuille.
Moussa, le dormeur
Moussa était le plus grand dormeur du village. Toute la journée, il dormait, toute la nuit il
dormait. Il dormait dans sa case, au bord de la piste il dormait, dans son champ de manioc il
dormait. Lisez cette histoire et vous verrez comme Moussa dormait bien ! Un jour Moussa
réussit à marcher jusqu'à sa plantation. Là, il va vers le premier palmier et se couche à
l'ombre.
- Ouh ! Ouh ! Comme je suis fatigué ! dit-il.
Il n'a pas fini de dire ces mots, ça y est, il dort ! Mais voilà que passe par ici un grand, très
grand python.
- Hum, un homme endormi, je vais en faire mon repas du mois, pense le long serpent.
Tout doucement, pour ne pas le réveiller, l'animal se glisse vers Moussa et commence à
l'avaler. Moussa est un peu gros, mais ça ne fait rien, celui-ci décide d'aller boire et se
reposer au bord du fleuve. Arrivé là, il ne peut plus bouger et s'endort. Mais voilà que passe
par là un gros, très gros crocodile.
- Hum ! Un python endormi, je vais en faire mon repas de la semaine, pense le crocodile.
Et en deux coups de dents, il avale le gros serpent. Le crocodile est comme le python: quand il
a bien mangé, il dort. Allongé, sur le sable au soleil, notre crocodile s'endort. A ce moment,
arrive sur le fleuve une pirogue. Dans la pirogue, Karim et Issa, des amis de Moussa,
cherchent du poisson pour nourrir le village. Ils aperçoivent le crocodile au ventre rond sur le
sable.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
- Tu as vu ce crocodile ! Nous avons de la chance, ce soir tout le village mangera à sa faim.
Les lances des deux pêcheurs volent. L'animal est mort, touché à la tête. D'un grand coup de
couteau, Karim ouvre le ventre de la bête. Il en sort le grand python.
- Et bien tant mieux ! Maintenant nous avons deux animaux. Nous inviterons le village voisin
dit Karim en riant.
Issa à son tour sort son couteau et ouvre le ventre de la deuxième bête. Alors là, que
trouvent-ils ? Moussa, leur ami Moussa le dormeur, qui tout doucement, se lève et ouvre les
yeux. Moussa n'est pas content :
- Ah non, les amis ! Vous m'avez encore réveillé... mais je suis tout mouillé ! Il a plu ? Ca ne
fait rien, j'ai quand même bien dormi !...
1/ Le griot n’est bien sûr pas terminé. A ton avis, que va-t’il se passer ensuite ?
2/ Connecte toi et complète le texte à trous.
3/ Trouve la morale de cette histoire puis inscris la au dos de la feuille et fais une illustration
en rapport avec le texte.