Cours Dalgebre Avec Exercices Solutionnes - 240503 - 210604
Cours Dalgebre Avec Exercices Solutionnes - 240503 - 210604
Rabat-Salé-Kénitra
Annexe Kénitra
Structures de groupes
2
1.2.3 Exemples des sous-anneaux ............................................................................... 29
1.3 Anneau intègre ........................................................................................................... 30
1.3.1 Notion d’anneau intègre ..................................................................................... 30
1.3.2 Exemples et contre-exemples ............................................................................. 30
1.3.3 Enoncé des exercices .......................................................................................... 30
1.3.4 Solution des exercices ........................................................................................ 31
1.4 Groupe des unités d’un anneau .................................................................................. 32
1.4.1 Introduction ........................................................................................................ 32
1.4.2 Proposition et définition ..................................................................................... 33
1.4.3 Exemples : .......................................................................................................... 33
1.5 Les corps-les sous corps ............................................................................................ 34
1.5.1 Notion de corps .................................................................................................. 34
1.5.2 Exemples et contre-exemples ............................................................................. 35
1.5.3 Exercices ............................................................................................................ 36
1.6 Les idéaux .................................................................................................................. 37
1.6.1 Notion d’idéal ..................................................................................................... 37
1.6.2 Exemples ............................................................................................................ 37
1.6.3 Enoncé des exercices .......................................................................................... 37
1.6.4 Solution des exercices ........................................................................................ 38
3
Structures de groupes
Une telle loi de composition interne permet donc d'associer à tout couple (x; y)
d'éléments de 𝐺 un autre élément de 𝐺, noté généralement par : 𝑥 ∗ 𝑦 au lieu
de ∗ (𝑥, 𝑦).
4
5- Soit 𝐸 un ensemble non vide, la composition des applications de 𝐸 vers 𝐸
est une loi de composition interne dans l’ensemble 𝒜(𝐸, 𝐸).
Définition 1
Soit 𝐺 un ensemble non vide, on dit que 𝐺 est un groupe s’il est muni d’une
loi de composition inte1rne ∗, vérifiant les propriétés suivantes :
1) La loi ∗ est associative dans 𝐺, c'est-à-dire : 𝑥 ∗ (𝑦 ∗ 𝑧) = (𝑥 ∗ 𝑦) ∗ 𝑧
pour tous 𝑥, 𝑦, 𝑧 ∈ 𝐺.
Notations
Si ∗=× vérifiant les trois propriétés de la définition 2, alors le couple
(𝐺,×) est dit un groupe multiplicatif et on peut noter 𝑥 × 𝑦 par 𝑥. 𝑦 ou
tout simplement, l’élément neutre 𝑒 par 1 et le symétrique 𝑥 ′ de 𝑥 par
𝑥 −1 appelé l’inverse de 𝑥.
Si ∗= + vérifiant les trois propriétés de la définition 2, alors le couple
(𝐺, +) est dit un groupe aditif et on peut noter l’élément neutre 𝑒 par 0 et
le symétrique 𝑥 ′ de 𝑥 par −𝑥 appelé l’opposé de 𝑥.
5
Plus souvent, on réserve la notation additive au cas des groupes abéliens.
Exemples
1) Les ensembles (ℤ, +), (ℚ, +), (ℝ, +) 𝑒𝑡 (ℂ, +) sont des groupes
commutatifs.
2) Les ensembles (ℚ∗ ,×), (ℝ∗ ,×) et(ℂ∗ ,×) sont des groupes commutatifs
3) Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ les ensembles (ℤ𝑛 , +), (ℚ𝑛 , +),(ℝ𝑛 , +) et (ℂ𝑛 , +) sont des
groupes commutatifs, où l’addition est définie comme suit :
pour tous (𝑥1 , 𝑥2 , … . , 𝑥𝑛 ), (𝑦1 , 𝑦2 , … . , 𝑦𝑛 ) ∈ ℤ𝑛 ( ℚ𝑛 , ℝ𝑛 , ℂ𝑛 ) on a :
(𝑥1 , 𝑥2 , … . , 𝑥𝑛 ) + (𝑦1 , 𝑦2 , … . , 𝑦𝑛 ) = (𝑥1 + 𝑦1 , 𝑥2 + 𝑦2 , … . , 𝑥𝑛 + 𝑦𝑛 ).
4) L'ensemble des matrices à coefficients réels ou complexes est un groupe
additif ,où l’addition est définie comme suit : pour toutes matrices 𝐴 et
𝐵de type (𝑛, 𝑚); on peut écrire :
𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑛 ,1≤𝑗≤𝑚 , 𝐵 = (𝑏𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑛 ,1≤𝑗≤𝑚
On a donc:
𝐴 + 𝐵 = (𝑎𝑖𝑗 + 𝑏𝑖𝑗 )1≤𝑖≤𝑛 ,1≤𝑗≤𝑚 .
6
1.1.3 Enoncé des exercices
Exercice 1
Montrer que tout groupe d’ordre 2 est commutatif.
Exercice 2
Montrer que le produit cartésien de deux groupes est un groupe.
Exercice 3
Soient (𝐺, . )groupe et 𝐸 un ensemble non vide,
1) Montrer que l’ensemble 𝒜(𝐸, 𝐺)des applications de 𝐸 dans 𝐺 est un groupe.
2) Montrer que si 𝐺 est commutatif, alors 𝒜(𝐸, 𝐺)est commutatif .
Exercice 4
On considère l’ensemble suivant :𝐵 = {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 }
1) Déterminer deux groupes𝐴 et 𝐶 tel que : 𝐴 ⊂ 𝐵 ⊂ 𝐶.
2) Montrer que (𝐵, +) est un groupe commutatif .
Exercice 5
On définit sur l’ensemble ℝ − {2} la loi ∗ suivante :
∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ − {2} 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑥𝑦 − 2𝑥 − 2𝑦 + 6.
Etudier la structure de (ℝ − {2},∗)
Exercice 1
Soient(𝐺,∗) un groupe d’ordre 2 d’élément neutre 𝑒 et𝑥, 𝑦 ∈ 𝐺.
On a 𝑥 ∗ 𝑥 = 𝑦 ′ ∗ 𝑦 = 𝑒 𝑒𝑡 𝑥 ∗ 𝑦 ∗ 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑒(où 𝑥 ′ , 𝑒𝑡 𝑦 ′ sont les symétriques
de 𝑒𝑡 𝑦 ), par suite 𝑥 ′ = 𝑥, 𝑦 ′ = 𝑦 et 𝑥 ′ ∗ 𝑥 ∗ 𝑦 ∗ 𝑥 ∗ 𝑦 ∗ 𝑦 ′ = 𝑥 ′ ∗ 𝑒 ∗ 𝑦 ′ = 𝑥 ∗
𝑦 d’où 𝑦 ∗ 𝑥 = 𝑥 ∗ 𝑦 pour tout 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐺, par conséquent le groupe (𝐺,∗) est
commutatif.
7
Exercice 2
Soient(𝐺1 ,∗), (𝐺2 , 𝑇)deuxgroupes d’éléments neutres 𝑒1 , 𝑒2 .
Montrons que le produit cartésien𝐺1 × 𝐺2 a une structure de groupe.
Il est claire que (𝑒1 , 𝑒2 ) ∈ 𝐺1 × 𝐺2 , et donc 𝐺1 × 𝐺2 ≠ ∅.
Soient (𝑥1 , 𝑥2 ), (𝑦1 , 𝑦2 ) ∈ 𝐺1 × 𝐺2 on définie sur 𝐺1 × 𝐺2 la loi de compositon
interne suivante : (𝑥1 , 𝑥2 )∎(𝑦1 , 𝑦2 ) = (𝑥1 ∗ 𝑦1 , 𝑥2 𝑇𝑦2 ).
La loi ∎ est associative dans 𝐺1 × 𝐺2 car la loi ∗ est associative dans 𝐺1
et la loi 𝑇 est associative dans 𝐺2 .
(𝑒1 , 𝑒2 )est l’élément neutre de 𝐺1 × 𝐺2 .
Pour tout (𝑥1 , 𝑥2 ) ∈ 𝐺1 × 𝐺2 , il existe et unique (𝑥1 ′, 𝑥2 ′) ∈ 𝐺1 × 𝐺2 tel
que : (𝑥1 , 𝑥2 )∎(𝑥1 ′, 𝑥2 ′) = (𝑥1 ′, 𝑥2 ′)∎(𝑥1 , 𝑥2 ) = (𝑒1 , 𝑒2 )
Donc tout élément de 𝐺1 × 𝐺2 est symétrisable.
Conclusion : le couple (𝐺1 × 𝐺2 , ∎) est un groupe. Si de plus les groupes 𝐺1 et
𝐺2 sont commutatifs, alors 𝐺1 × 𝐺2 est un groupe commutatif.
Exercice 3
1)
Comme l’ensemble 𝐸 est non vide et (𝐺, . ) un groupe de neutre 𝑒,
alors 𝒜(𝐸, 𝐺) est un ensemble non vide, il suffit de prendre
l’application nulle 𝜃: 𝐸 ⟶ 𝐺 , 𝜃(𝑥) = 𝑒 pour tout 𝑥 ∈ 𝐺.
Soient 𝑓, 𝑔 deux éléments de 𝒜(𝐸, 𝐺), on définit une loi de
composition interne sur 𝒜(𝐸, 𝐺) comme suit :
(𝑓. 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) pour tout 𝑥 ∈ 𝐸.
Montrons que l’ensemble (𝓐(𝑬, 𝑮), +) est un groupe :
Soient 𝑓, 𝑔, ℎ trois éléments de 𝒜(𝐸, 𝐺), On a ∀𝑥 ∈ 𝐸 :
[(𝑓. 𝑔). ℎ](𝑥) = (𝑓. 𝑔)(𝑥). ℎ(𝑥) = (𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥)). ℎ(𝑥) =
𝑓(𝑥). (𝑔(𝑥). ℎ(𝑥)) = 𝑓(𝑥). (𝑔. ℎ)(𝑥) = [𝑓. (𝑔. ℎ)](𝑥).
Donc la loi . est associative dans 𝒜(𝐸, 𝐺).
Soit 𝜃: 𝐸 ⟶ 𝐺 l’application nulle ( 𝜃(𝑥) = 0𝐴 pour tout 𝑥 ∈ 𝐸 ) :
8
On a pour tout 𝑓 ∈ 𝒜(𝐸, 𝐺), 𝑓 + 𝜃 = 𝜃 + 𝑓 donc 𝜃 est l’élément neutre
de (𝒜(𝐸, 𝐺), . ).
Soit 𝑓 ∈ 𝒜(𝐸, 𝐺), on définit l’application 𝑓1 : 𝐸 ⟶ 𝐺 comme suit :
𝑓1 (𝑥) = (𝑓(𝑥))′ pour tout 𝑥 ∈ 𝐸 où (𝑓(𝑥))′ est le symétrique de 𝑓(𝑥)
dans (𝐺, . ), nous notons que l’élément 𝑓1 est dépond de 𝑓.
On a donc 𝑓. 𝑓1 = 𝑓1 . 𝑓 = 𝜃 et par suite tout élément de (𝒜(𝐸, 𝐺), . )
admet un symétrique.
D’où le couple (𝒜(𝐸, 𝐺), . ) est un groupe
2) Soient𝑓, 𝑔 deux éléments de𝒜(𝐸, 𝐺)et 𝑥 un élément dans𝐸 on a :
(𝑓. 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) = 𝑔(𝑥). 𝑓(𝑥) = (𝑔. 𝑓)(𝑥).( car le groupe (𝐺, . )
est commutatif. Donc 𝑓. 𝑔 = 𝑔. 𝑓 pour tous 𝑓, 𝑔 dans 𝒜(𝐸, 𝐺).
Par suite l’ensemble (𝒜(𝐸, 𝐴), +) est un groupe commutatifs.
Exercice 4
1) Il est clair que :
ℤ = {𝑎 + 𝑖 × 0; (𝑎, 0) ∈ ℤ2 } ⊂ {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 }) = 𝐵
Et 𝐵 = {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 } ⊂ {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 } = ℂ
Et comme (ℤ, +) et (ℂ, +) Sont deux groupes, donc on peut prendre ces
deux groupes𝐴 = ℤ et 𝐶 = ℂ
2) Montrons que l’ensemble 𝐵 est un groupe commutatif .
Comme ℤ ⊂ 𝐵 ⊂ ℂ, donc il est tout à fait naturel de considérer la structure
usuelles des groupes commutatifs(ℤ , +) 𝑒𝑡 (ℂ, +) . Plus précisément ; soit
(𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑) ∈ ℤ4 (𝑎 + 𝑖𝑏) + (𝑐 + 𝑖𝑑) = (𝑎 + 𝑐) + 𝑖(𝑏 + 𝑑)
L’ensemble (𝐵, +) est un groupe commutatif de neutre 0 et le symétrique
de 𝑎 + 𝑖𝑏 est −𝑎 − 𝑖𝑏 pour tout (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 .
Exercice 5
Il est que l’ensemble ℝ − {2} est non vide.
Montrons que ∗ est une loi de composition interne dans
l’ensemble ℝ − {2} .
Soit 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ − {2}, alors on a :
9
(𝑥 ∗ 𝑦) − 2 = 𝑥𝑦 − 2𝑥 − 2𝑦 + 6 − 2
= 𝑥𝑦 − 2𝑥 − 2𝑦 + 4
= (𝑥 − 2)(𝑦 − 2) ≠ 0
D'où𝑥 ∗ 𝑦 ∈ ℝ − {2}.
Il est clair que la loi∗ est commutative et associative dans ℝ − {2}
Cherchons l’élément neutre 𝑒 de (ℝ − {2},∗), pour ceci on résoudre
l’équation suivante :
𝑥 = 𝑥∗𝑒
= 𝑥𝑒 − 2𝑥 − 2𝑒 + 6
Donc :
𝑒(𝑥 − 2) = 3𝑥 − 6 = 3(𝑥 − 2)
(𝑥 − 𝑒)(𝑥 − 2) = 0
Comme ≠ 2, alors on a𝑒 = 3.
Par suite 3 est l’élément neutre de(ℝ − {2},∗).
Soit 𝑥 ∈ ℝ − {2} et supposons que 𝑥 admet un symétrique𝑦. Alors on a
3 = 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑥𝑦 − 2𝑥 − 2𝑦 + 6 donc 𝑦(𝑥 − 2) = 2𝑥 − 3 et par suite
2𝑥−3
𝑦 = )
𝑥−2
On déduit que le couple (ℝ − {2},∗) est un groupe commutatif.
𝐻 = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ ℝ3 : 𝑥 + 𝑦 − 𝑧 = 0}
Théorème
Soit (𝐺,∗) un groupe. 𝐻 est un sous-groupe de 𝐺, si l’une des assertions
suivantes sont vérifiées :
1) 𝐻 ≠ ∅ et ∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐻, 𝑥 ∗ 𝑦 ∈ 𝐻 𝑒𝑡 ∀𝑥 ∈ 𝐻, 𝑥 ′ ∈ 𝐻;
2) 𝐻 ≠ ∅ et ∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐻, 𝑥 ∗ 𝑦 ′ ∈ 𝐻.
Preuve( exercice )
Remarques
Soit 𝐺 un groupe .
1) Si 𝐻 est un sous-groupe de 𝐺 , alors 𝑒 ∈ 𝐻.
2) Les ensembles {𝑒} et 𝐺 sont des sous-groupes de 𝐺.
Exemples
1) Les ensembles (ℤ, +), (𝔻, +), (ℚ, +) 𝑒𝑡 (ℝ, +) sont des sous-groupes
du groupe additif (ℂ, +) .
2) L’ensemble {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 } est un sous-groupe de (ℂ, +) .
3) Les ensembles (ℚ∗ ,×) 𝑒𝑡(ℝ∗ ,×) sont des sous-groupes du groupe
multiplicatif (ℂ∗ ,×).
4) L’intervalle ]0, +∞[ est un sous-groupe de (ℝ∗ ,×) .
5) Les ensembles {𝑧 ∈ ℂ ∶ 𝑧 𝑛 = 1} ( fini ) et {𝑧 ∈ ℂ ∶ |𝑧| = 1} ( infini )
sont des sous-groupe du groupes (ℂ∗ ,×).
6) Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ , les ensembles (ℤ𝑛 , +), (𝔻𝑛 , +)(ℚ𝑛 , +) et(ℝ𝑛 , +) sont
des sous-groupes de (ℂ𝑛 , +) .
11
7) Soit 𝑛 ≥ 2, l'ensemble des matrices diagonales d'ordre 𝑛 à coefficients
réels dont tous les éléments diagonaux sont non nuls est un sous-groupe
commutatif du groupe non commutatif des matrices inversible d’ordre
𝑛; (𝐺𝐿𝑛 (ℝ),×).
Proposition
Les sous-groupes de (ℤ, +) sont de la forme : {𝑛ℤ; 𝑛 ∈ ℕ}.
Preuve( Exercice )
Exercice 1
Soient (G,∗) un groupe et H, K des sous-groupes de G.
1) Montrer que 𝐻 ∩ 𝐾 est un sous-groupe de 𝐺.
2) L’ensemble 𝐻 ∪ 𝐾 est t-il un sous-groupe de 𝐺 ?
Exercice 2
Soient (𝐺, . )un groupeet ∈ 𝐺.
1) Montrer que l’ensemble 𝐶𝑎 = {𝑥 ∈ 𝐺 ; 𝑥 ∗ 𝑎 = 𝑎 ∗ 𝑥} est un sous-groupe de
𝐺.
2) Montrer que l’ensemble 𝑍(𝐺) = {𝑥 ∈ 𝐺 ; 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑦 ∗ 𝑥 ∀𝑦 ∈ 𝐺} est un sous-
groupe de 𝐺.
12
et 𝑥 ∗ 𝑦′ ∈ 𝐾 d’où 𝑥 ∗ 𝑦′ ∈ 𝐻 ∩ 𝐾.
On conclut que 𝐻 ∩ 𝐾 est un sous groupe de (𝐺,∗) .
2) Montrons par un contre exemple que l’ensemble 𝐻 ∪ 𝐾 n’est pas un sous-
groupe de (𝐺,∗) .
On prend : 𝐺 = ℝ2 ,∗= + , 𝐻 = ℝ × {0} et 𝐾 = {0} × ℝ .
Il est clair que (1,0) ∈ 𝐻 et (0,1) ∈ 𝐾, mais (1,0) + (0,1) = (1,1) ∉ 𝐻 ∪ 𝐾.
Par suite 𝐻 ∪ 𝐾 n’est pas un sous-groupe de (ℝ, +) .
On conclut qu’en général la réunion de deux sous groupes d’un groupe n’est
pas un sous groupe de ce groupe.
Exemples
13
2) Soit 𝑛 ∈ ℕ, l’ensemble 𝑛ℤ est un sous-groupe monogène du groupe
monogène (ℤ, +) et on a 𝑛ℤ = 〈𝑛〉.
Exercice
On considère l’ensemble suivant ; 𝐴 = {9,15}
1) Montrer que le sous-groupe de (ℤ, +) engendré par 𝐴 est 3ℤ.
2) Généraliser ce résultat.
Solution
1) Il est clair que l’ensemble 3ℤ est un sous groupe du groupe additif (ℤ, +)
qui contient les éléments 9 et 15 .
Soit 𝐻 un sous groupe de (ℤ, +) qui contient les éléments 9 et 15.
Montrons que 3ℤ ⊂ 𝐻.
Comme le 𝑝𝑔𝑐𝑑(9,15) = 3, alors il existe 𝑎, 𝑏 ∈ ℤ tels que 9𝑎 + 15𝑏 = 3 .
Et donc
3𝑘 = (9𝑎 + 15𝑏)𝑘 = 9𝑎𝑘 + 15𝑏𝑘 ∈ 𝐻 ceci pour tout 𝑘 ∈ ℤ ,
Par suite
3ℤ ⊂ 𝐻 , d’où 〈𝐴〉 = 3ℤ .
1) Généralisation de la question 1) Soit 𝐴 = {𝑛, 𝑚} avec le 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑛, 𝑚) = 𝑑,
alors on a : 〈𝐴〉 = 3ℤ .
Définition
Soient (𝐺,∗) et (𝐺′, ∎) deux groupes et une application 𝑓: (𝐺,∗) → (𝐺′, ∎) .
On dit que 𝑓 est un homomorphisme ( morphisme ) de groupes si:
𝑓(𝑥 ∗ 𝑦) = 𝑓(𝑥)∎𝑓(𝑦)pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐺.
14
Si de plus f est bijectif, on dit que f est un isomorphisme de groupes et 𝐺
et 𝐺′sont isomorphes et on note 𝐺 ≃ 𝐺′ , et l’application réciproque
𝑓 −1 : (𝐺′, ∎) → (𝐺,∗) est aussi un isomorphisme de groupes .
Si 𝐺′ = 𝐺 on dit que f est un endomorphisme de G, un endomorphisme
bijectif s’appelle un automorphisme.
Exemples
La fonction népérien𝑙𝑛 est un isomorphisme de groupes et La fonction
exponentielle 𝐸𝑥𝑝 son isomorphisme réciproque.
Soit 𝐺 un groupe multiplicatif et 𝑎 ∈ 𝐺 les applications suivantes: 𝑥 ↦
𝑎−1 𝑥𝑎 , 𝑛 ↦ 𝑎𝑛 sont des homomorphismes de groupes.
L’application 𝑑𝑒𝑡 est un homomorphisme de groupes
Soit G un groupe. L'ensemble des automorphismes du groupe 𝐺 est un
groupe pour la loi ∘, dont l’élément neutre est 𝑖𝑑𝐺 . On le note 𝐴𝑢𝑡(𝐺).
Proposition
Soient 𝐺 et 𝐺′ deux groupes multiplicatifs et 𝑓: 𝐺 → 𝐺′ un homomorphisme de
groupes, alors on a les assertions suivantes :
1) 𝑓(𝑒) = 𝑒′, où𝑒 l’élément neutre de 𝐺 et 𝑒′ l’élément neutre de 𝐺′.
2) 𝑓(𝑥 −1 ) = [𝑓(𝑥)]−1 pour tout 𝑥 ∈ 𝐺 ;
3) 𝑓(𝑥 𝑛 ) = [𝑓(𝑥)]𝑛 , pour tout 𝑥 ∈ 𝐺 et pour tout 𝑛 ∈ ℤ ;
Preuve( exercice )
15
1) L’ensemble 𝑓 −1 ({𝑒′}) = {𝑥 ∈ 𝐺: 𝑓(𝑥) = 𝑒′} est un sous-groupe de 𝐺 ,
appelé le noyau de 𝑓, et noté 𝐾𝑒𝑟(𝑓).
2) L’ensemble 𝑓(𝐺) = {𝑓(𝑥): 𝑥 ∈ 𝐺} est un sous-groupe de 𝐺′, appelé
l’image de 𝑓, et noté 𝐼𝑚(𝑓).
3) 𝑓 est injectif si et seulement si 𝐾𝑒𝑟(𝑓) = {𝑒}.
4) 𝑓 est surjectif si et seulement si 𝐼𝑚(𝑓) = 𝐺′.
Exercice 1
Soit une application 𝑓: (ℤ, +) → (ℚ∗ ,×)définie par : 𝑓(𝑘) = 2𝑘 .
1) Montrer que 𝑓 est un homomorphisme de groupes.
2) Montrer que 𝑓 est un injectif,𝑓 est il surjectif ?
Exercice 2
1) Montrer que tout groupe multiplicatif monogène infini 𝐺 est isomorphe au
groupe additif ℤ.
16
2) Montrer que tout groupe multiplicatif cyclique 𝐺 d’ordre 𝑛 est
isomorphe au groupe quotient ℤ⁄𝑛ℤ.
Exercice 3
Soit 𝐺 un groupemultiplicatif .
Montrer que tout homomorphisme 𝑓 de groupe 𝐺 se factorise à travers un
groupe quotient 𝐺⁄𝐻 où 𝐻 un sous-groupe distingué ( c.à.d. 𝑥𝐻 = 𝐻𝑥 pour
tout 𝑥 ∈ 𝐺 ) de 𝐺 à déterminer.
Exercice 2
17
𝑘𝑒𝑟(𝑓) = {𝑛 ∈ ℤ: 𝑓(𝑛) = 1} = {𝑛 ∈ ℤ: 𝑎𝑛 = 1} = {𝑛 ∈ ℤ: 𝑛 = 0} =
{0}.
Donc l’homomorphisme 𝑓 est injectif.
L’homomorphisme 𝑓 est surjectif.
En effet ; Soit 𝑥 ∈ 𝐺 donc il existe 𝑛 ∈ ℕ tel que 𝑥 = 𝑎𝑛 , d’où la subjectivité
de 𝑓 .
On conclut que le groupe 𝐺 est isomorphe à le groupe ℤ.
2) Comme (𝐺,×) un groupe cyclique alors il existe 𝑛 ∈ ℕ tel que 𝑎𝑛 = 1.
On considère l’application 𝑓: (ℤ⁄𝑛ℤ , +) ⟶ (𝐺,×) ; 𝑘̅ ⟼ 𝑎𝑘
̅ deux élément
Montrons que 𝑓 est bien définie. En effet ; Soient 𝑘̅ et 𝑘′
de ℤ⁄𝑛ℤ tels que 𝑘̅=𝑘′
̅ donc 𝑘 et 𝑘′ ont le même reste de la division
18
Montrons que 𝑓se factorise à travers un groupe quotient 𝐺⁄𝐻 où 𝐻 un sous-
groupe distingué.
19
Structures d'Anneaux et de Corps
20
7) Les ensembles (ℤ, +, . ), (ℚ, +, . ), (ℝ, +, . ) 𝑒𝑡 (ℂ, +, . ) sont des anneaux
commutatifs unitaires.
8) Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ − {1}; (ℝ𝑛 , +, . ) est un anneau commutatif unitaire, où
l’addition et la multiplication sont définies comme suit :
pour tous (𝑥1 , 𝑥2 , … . , 𝑥𝑛 ), (𝑦1 , 𝑦2 , … . , 𝑦𝑛 ) ∈ ℝ𝑛 on a : (𝑥1 , 𝑥2 , … . , 𝑥𝑛 ) +
(𝑦1 , 𝑦2 , … . , 𝑦𝑛 ) = (𝑥1 + 𝑦1 , 𝑥2 + 𝑦2 , … . , 𝑥𝑛 + 𝑦𝑛 )et
(𝑥1 , 𝑥2 , … . , 𝑥𝑛 ). (𝑦1 , 𝑦2 , … . , 𝑦𝑛 ) = (𝑥1 𝑦1 , 𝑥2 𝑦2 , … . , 𝑥𝑛 𝑦𝑛 ).
9) L'ensemble des matrices carrées d'ordre n à coefficients réels est un
anneau non commutatif unitaire, où l’addition et la multiplication sont
définies comme suit : pour tous matrices 𝐴 et 𝐵 d’ordre 𝑛; on peut
écrire𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 )1≤𝑖,𝑗≤𝑛 , 𝐵 = (𝑏𝑖𝑗 )1≤𝑖,𝑗≤𝑛 on a donc: 𝐴 + 𝐵 =
21
2) Lorsqu’on travaille dans un anneau, de nombreux calculs se passent
comme dans l’anneau (ℤ, +, . ).
Exercice 1
Soient (𝐴, +, . ) Un anneau et 𝐸 un ensemble non vide,
1) Montrer que l’ensemble 𝒜(𝐸, 𝐴) des applications de 𝐸 dans 𝐴 est un anneau.
2) Montrer que 𝒜(𝐸, 𝐴) est commutatif si et seulement si 𝐴 est commutatif.
3) Montrer que 𝒜(𝐸, 𝐴) est unitaire si et seulement si 𝐴 est unitaire.
Exercice 2
Soit (𝐴, +, . ) Un anneau commutatif unitaire (de neutre pour l’addition 0 et de
neutre pour la multiplication égale à 1). Montrer que 𝐴[𝑋] l’ensemble des
polynômes à une indéterminée à coefficients dans 𝐴 est un anneau commutatif
unitaire.
Exercice 3
Soient (𝐺, +) un groupe abelien et 𝐸𝑛𝑑(𝐺) l’ensemble des endomorphismes
de 𝐺.
1) Montrer que le triplet (𝐸𝑛𝑑(𝐺), +,∘) est un anneau unitaire.
2) L’anneau (𝐸𝑛𝑑(𝐺), +,∘) est-il commutatif ?
Exercice 4
On considère l’ensemble suivant : 𝐵 = {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 }
2) Déterminer deux anneaux 𝐴 et 𝐶 tel que : 𝐴 ⊂ 𝐵 ⊂ 𝐶.
3) Montrer que 𝐵 est un anneau commutatif unitaire.
Exercice 5
Soit 𝑛 ∈ ℕ.
22
Montrer que l’ensemble ℤ⁄𝑛ℤ muni de deux lois de composition
internes suivantes :
𝑥̅ + 𝑦̅ = ̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅ pour tous 𝑥̅ , 𝑦̅ ∈ ℤ⁄𝑛ℤ est un anneau commutatif
𝑥 + 𝑦et𝑥̅ . 𝑦̅ = 𝑥𝑦
unitaire.
Exercice 6
Soient 𝐴 et 𝐵 deux anneaux unitaires.
1) Montrer que l’ensemble 𝐴 × 𝐵 = {(𝑥, 𝑦); 𝑥 ∈ 𝐴, 𝑦 ∈ 𝐵} est un anneau
unitaire.
2) Montrer que l’anneau 𝐴 × 𝐵 est commutatif si et seulement si les deux
anneaux 𝐴 et 𝐵 sont commutatifs.
23
Soit 𝑓 ∈ 𝒜(𝐸, 𝐴), on définit l’application 𝑓1 : 𝐸 ⟶ 𝐴 comme suit :
𝑓1 (𝑥) = −𝑓(𝑥) pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, nous notons que l’élément 𝑓1 est
dépond de 𝑓.
On a donc 𝑓 + 𝑓1 = 𝑓1 + 𝑓 = 𝜃 et par suite tout élément de
(𝒜(𝐸, 𝐴), +) admet un opposé.
De plus pour tous 𝑓, 𝑔 dans 𝒜(𝐸, 𝐴),pour tout 𝑥 dans 𝐸on
a :(𝑓 + 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥) = 𝑔(𝑥) + 𝑓(𝑥) = (𝑔 + 𝑓)(𝑥).
Donc 𝑓 + 𝑔 = 𝑔 + 𝑓.
D’où l’ensemble (𝒜(𝐸, 𝐴), +) est un groupe abélien.
Pour la deuxième loi ×:
Soient 𝑓, 𝑔, ℎ trois éléments de 𝒜(𝐸, 𝐴):
On a ∀𝑥 ∈ 𝐸,[(𝑓 × 𝑔) × ℎ](𝑥) = (𝑓 × 𝑔)(𝑥) ⋅ ℎ(𝑥) = 𝑓(𝑥) ⋅ 𝑔(𝑥) ⋅ ℎ(𝑥) =
𝑓(𝑥) ⋅ (𝑔(𝑥) ⋅ ℎ(𝑥)) = 𝑓(𝑥) ⋅ (𝑔 × ℎ)(𝑥) = [𝑓 × (𝑔 × ℎ)](𝑥)
Donc (𝑓 × 𝑔) × ℎ = 𝑓 × (𝑔 × ℎ) et par suite la loi × est associative.
De même on montre que la multiplication est distributive à gauche et à
droite à l’addition, c'est-à-dire pour tous𝑓, 𝑔, ℎ dans 𝒜(𝐸, 𝐴),on a :
𝑓 × (𝑔 + ℎ) = (𝑓 × 𝑔) + (𝑓 × ℎ)
𝑒𝑡 (𝑓 + 𝑔) × ℎ = (𝑓 × ℎ) + (𝑔 × ℎ)
24
pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑓(𝑥) = 𝑎 et 𝑔(𝑥) = 𝑏. Donc 𝑎. 𝑏 = 𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) =
(𝑓 × 𝑔)(𝑥) = (𝑔 × 𝑓)(𝑥) = 𝑔(𝑥). 𝑓(𝑥) = 𝑏. 𝑎 et par suite l’anneau 𝐴 est
commutatif.
Exercice 2
Soit (𝐴, +, . ) Un anneau commutatif unitaire (de neutre pour l’addition 0 et de
neutre pour la multiplication égale à 1). Montrons que 𝐴[𝑋] est un anneau
commutatif unitaire.
L’ensemble𝐴[𝑋]s’écrit comme suit :
𝑛
Soient 𝑃 = ∑𝑛𝑖=0 𝑎𝑖 𝑋 𝑖 et 𝑄 = ∑𝑚 𝑖
𝑖=0 𝑏𝑖 𝑋 deux éléments de 𝐴[𝑋], on définit
25
Donc il est facile de vérifier que le triplet (𝐴[𝑋], +,×) est un anneau
commutatif unitaire d’unité le polynôme constant1𝐴 et de zéro le polynôme
constant 0𝐴 .
Exercice 3
On considère l’ensemble suivant :𝐵 = {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 }
Remarque
L’anneau 𝐵 sera noté par ℤ[𝑖] et s’appelle l’anneau des entiers de Gauss dont
ces éléments sont des nombres complexes dont les parties réelles et les parties
imaginaires sont des entiers relatifs.
1) Il est clair que :
ℤ = {𝑎 + 𝑖 × 0; (𝑎, 0) ∈ ℤ2 } ⊂ {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 } ⊂ 𝐵
Et 𝐵 = {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 } ⊂ {𝑎 + 𝑖𝑏; (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 } = ℂ
Et comme (ℤ, +, . ) et (ℂ, +, . ) Sont deux anneaux, donc on peut prendre ces
deux anneaux 𝐴 = ℤ et 𝐶 = ℂ
c) Montrons que l’ensemble 𝐵 est un anneau commutatif unitaire.
Comme ℤ ⊂ 𝐵 ⊂ ℂ, donc il est tout à fait naturel de considérer les structures
habituelles des anneaux commutatifs unitaires ℤ 𝑒𝑡 ℂ . Plus précisément ;
soit (𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑) ∈ ℤ4 (𝑎 + 𝑖𝑏) + (𝑐 + 𝑖𝑑) = (𝑎 + 𝑐) + 𝑖(𝑏 + 𝑑) et
(𝑎 + 𝑖𝑏). (𝑐 + 𝑖𝑑) = (𝑎𝑐 − 𝑏𝑑) + 𝑖(𝑎𝑑 + 𝑏𝑐)
Il suffit de vérifier les axiomes suivants :
L’ensemble (𝐵, +) est un groupe abélien de neutre 0.
La multiplication est associative et distributive sur l'addition à gauche
et à droite dans l’ensemble .
L’élément neutre de l’ensemble (𝐵, . ) est 1.
En fin conclure que l’ensemble (𝐵, +, . ) est un anneau commutatif
unitaire.
Exercice 4
26
Soit 𝑛 ∈ ℕ.
Montrons que l’ensemble ℤ⁄𝑛ℤ muni de deux lois de composition
internes suivantes :
𝑥̅ + 𝑦̅ = ̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅ pour tous 𝑥̅ , 𝑦̅ ∈ ℤ⁄𝑛ℤ est un anneau
𝑥 + 𝑦 et 𝑥̅ . 𝑦̅ = 𝑥𝑦
commutatif unitaire.
Pour 𝒏 = 𝟎:
On a : ℤ⁄𝑛ℤ = ℤ⁄0ℤ = ℤ⁄{0} = ℤ est un anneau commutatif unitaire.
Pour 𝒏 > 0 :
Montrons tout d’abord que l’ensemble (ℤ⁄𝑛ℤ , +) est groupe
abélien :
Soient 𝑥̅ , 𝑦̅, 𝑧̅ ∈ ℤ⁄𝑛ℤ = {0̅, 1̅, … . . , ̅̅̅̅̅̅̅
𝑛 − 1} on a :(𝑥̅ + 𝑦̅) + 𝑧̅ =
̅̅̅̅̅̅̅
𝑥 + 𝑦 + 𝑧̅ = 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ 𝑥 + (𝑦 + 𝑧)=𝑥̅ + ̅̅̅̅̅̅̅
𝑦 + 𝑧 = 𝑥̅ +
(𝑦̅ + 𝑧̅), donc l’addition est associative dans ℤ⁄𝑛ℤ .
27
Conclusion :
Le triplet (ℤ⁄𝑛ℤ , +, . ) est un anneau commutatif unitaire.
Exercices
Al-Wadih en Mathématiques : Algèbre et Géométrie section Sciences
mathématiques : Exercices 26-28 page 227.
29
4) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ − {1}, 𝑛ℤ est un sous anneau commutatif non unitaire de
(ℤ, +, . ).
5) Soit 𝐼 un intervalle de ℝ ; l’ensemble des fonctions dérivables de 𝐼 vers ℝ,
𝒟(𝐼, ℝ) est un sous anneau commutatif unitaire de l’anneau des fonctions
continues 𝐶(𝐼, ℝ) qui un sous anneau commutatif unitaire de l’anneau
commutatif unitaire des fonctions (ℱ(𝐼, ℝ), +, . ).
Exercice 1
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ − {1}.
Montrer que ℤ⁄𝑛ℤ est un anneau intègre si et seulement si𝑛est un nombre
premier.
Exercice 2
Soit 𝐴 un anneau commutatif unitaire.
Montrer que 𝐴 est intègre si et seulement si l’anneau 𝐴[𝑋] est intègre.
30
Exercice 3
Exercice 7 page 225 du livre Al-Wadih en Mathématiques : Algèbre et
Géométrie section Sciences mathématiques.
conséquent 𝑎2 − 7𝑏 2 ≠ 0 .
Conclusion
On a donc (𝑎 ≠ 0 ou 𝑏 ≠ 0) ⟹ (𝑎2 − 7𝑏 2 ≠ 0) et par suite par le
raisonnement du contraposé on a(𝑎2 − 7𝑏 2 = 0) ⟹ (𝑎 = 0 et 𝑏 = 0).
D’où l’équivalence demandé.
Remarque
Au cours de la démonstration de l’implication : ⟹) on a utilisé les
raisonnements par disjonction des cas et par absurde.
ii) Montrons que (𝐸, +, . ) est un anneau intègre.
𝑎 𝑏 𝑎′ 𝑏′ ∈ 𝐸; 𝐴. 𝐴′ = 0 alors
Soient 𝐴 = ( ) , 𝐴′ = ( )
7𝑏 𝑎 7𝑏′ 𝑎′
𝑑𝑒𝑡(𝐴. 𝐴′) = 0, donc 𝑑𝑒𝑡(𝐴)𝑑𝑒𝑡(𝐴′) = 0 par suite 𝑑𝑒𝑡(𝐴) = 0 ou
𝑑𝑒𝑡(𝐴′) = 0 par conséquent (𝑎2 − 7𝑏 2 = 0)ou (𝑎′2 − 7𝑏′2 = 0), donc
d’après la question 2) i) on a (𝑎 = 0 et 𝑏 = 0) ou (𝑎′ = 0 et 𝑏′ = 0)
d’où 𝐴 = 0 ou 𝐴′ = 0 .
Conclusion : L’anneau (𝐸, +, . ) est intègre.
32
Le couple (𝐴, . ) vérifié la première, la deuxième et la quatrième
assertions du groupe (⋅ est associative, ⋅admet un élément neutre et
⋅est commutatif), mais la troisième assertion n’est pas forcément
vérifiée (tout élément de 𝐴 admet un inverse).
Le but du paragraphe suivant est d’introduire les anneaux qui
admettent la troisième assertion ci-dessus.
Définition
Soit (𝐴, +, . ) un anneau commutatif unitaire non trivial. On dit qu’un élément
𝑥 ∈ 𝐴 est une unité de 𝐴, s’il est inversible dans 𝐴.
1.4.3 Exemples :
1) 𝑈(ℤ) = {1, −1}
2) 𝑈(ℤ[𝑖 ]) = {1, −1, 𝑖, −𝑖}
3) Soit 𝑛 ∈ ℕ − {0, 1 }
33
On a 𝑈(ℤ⁄𝑛ℤ) = {𝑚
̅; 𝑚 ∈ {0, … . , 𝑛 − 1} 𝑒𝑡 𝑚 ∧ 𝑛 = 1},
en effet ;
̅ ∈ 𝑈(ℤ⁄𝑛ℤ) ⟺ 𝑚
𝑚 ̅ est inversible dans ℤ⁄𝑛ℤ
⟺ Il existe 𝑝 ∈ ℤ𝑚 ̅. 𝑝̅ = 1̅
⟺ Il existe 𝑝 ∈ ℤ𝑚. 𝑝 − 1̅ = 0̅
̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
⟺ Il existe 𝑝 ∈ ℤ𝑚. 𝑝 − 1 = 0̅
⟺ Il existe (𝑝, 𝑠) ∈ ℤ2 ; 𝑚𝑝 − 1 = 𝑛𝑠
⟺ Il existe (𝑝, 𝑠) ∈ ℤ2 ; 𝑝𝑚 − 𝑠𝑛 = 1
⟺ Il existe (𝑝, 𝑞 ) ∈ ℤ2 ; 𝑝𝑚 + 𝑞𝑛 = 1
⟺ 𝑚 ∧ 𝑛 = 1(Théorème de Bézout dans ℤ).
4) 𝑈(ℚ) = ℚ∗ , 𝑈(ℝ) = ℝ∗ et (ℂ) = ℂ∗ .
Remarque :
On remarque dans l’exemple 4) ci-dessus que les groupes
d’unités des anneaux ℚ, ℝ 𝑒𝑡 ℂ sont respectivement ℚ∗ ,
ℝ∗ 𝑒𝑡 ℂ∗ c. à. d ces anneaux privé de zéro, ces anneaux
s’appellent corps, on les introduit d’une manière générale dans le
paragraphe suivant :
34
Soit 𝐾 un corps. Un sous ensemble non vide 𝐽de𝐾 est dit un sous-corps s’il est
un sous-anneau unitaire de 𝐾 tel que l'inverse de tout élément non-nul de 𝐽
appartient aussi à 𝐽.
Remarque :
35
D’après l’exemple 6) on remarque que la notion de corps coïncide avec la
notion d’anneau intègre. Que peut-on dire d’une manière générale ? la
réponse dans le théorème suivant :
Théorème
Tout corps est un anneau intègre, mais la réciproque est fausse en
générale.
Preuve :( Exercice )
1.5.3 Exercices
Exercice 1
Soient 𝐴 et 𝐵 deux anneaux commutatifs unitaires. On considère l’anneau
commutatif unitaire 𝐴 × 𝐵 = {(𝑥, 𝑦); 𝑥 ∈ 𝐴, 𝑦 ∈ 𝐵}(voir l’exercice 6), les lois
sont définies par (𝑥, 𝑦) + (𝑧, 𝑡) = (𝑥 + 𝑧, 𝑦 + 𝑡) et (𝑥, 𝑦). (𝑧, 𝑡) = (𝑥. 𝑧, 𝑦. 𝑡)
1) i) Montrer que si 𝐴 × 𝐵est un corps, alors 𝐴 et 𝐵 sont des corps.
Exercice 2
On considère l’ensemble suivant :
𝑎 −𝑏
𝐾 = {( ) ; (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 }
𝑏 𝑎+𝑏
Montrer que (𝐾, +, . ) est un corps.
Exercice 3
(Exercice 13 page 225 Al-Wadih en Mathématiques : Algèbre et
Géométrie section Sciences mathématiques ).
36
1.6 Les idéaux
1.6.1 Notion d’idéal
Soient (𝐴, +, . ) un anneau commutatif unitaireet 𝐼 unsous- ensemble non vide
de 𝐴. On dit que 𝐼 est un idéal de 𝐴 si les deux conditions suivantes sont
vérifiées :
1) Le couple (𝐼, +) est un sous-groupe du groupe (𝐴, +) ;
2) Pour tout 𝑎 ∈ 𝐴 et pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, on a 𝑎. 𝑥 = 𝑥. 𝑎 ∈ 𝐼.
Proposition
Soit (𝐴, +, . ) un anneau commutatif unitaire.
Si 𝐼 un idéal de 𝐴, alors 𝐼 est un sous-anneau de 𝐴. La réciproque est fausse en
général. ( Exercice)
1.6.2 Exemples
1) Si (A, +, . ) un anneau commutatif unitaire, alors {0} et 𝐴 sont deux idéaux
de 𝐴.
2) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, l'ensemble 𝑛ℤ est un idéal de l'anneau ℤ.
3) Les ensembles :{(𝑥, 0): 𝑥 ∈ ℝ}, {(0, 𝑥): 𝑥 ∈ ℝ} sont des idéauxde l’anneau
commutatif unitaire(ℝ2 , +, . )
4) Soit 𝐼 un intervalle de ℝ qui contient 0, on sait que l’ensemble
(ℱ(𝐼, ℝ), +, . ) des fonctions de 𝐼 dans ℝ est un anneau commutatif
unitaire, le sous-ensemble 𝐼 = {𝑓 ∈ ℱ(𝐼, ℝ): 𝑓(0) = 0} est un idéal de
ℱ(𝐼, ℝ).
37
2) I contient un élément inversible de A si et seulement si I = A.
Exercice 2
Soit (𝐴, +, . )un anneau commutatif unitaire.
1) Montrer que l'intersection d'une famille quelconque d'idéaux de 𝐴 est un
idéal de 𝐴.
2) La réunion de deux idéaux de 𝐴 est-il un idéal de 𝐴.
Exercice 1
1)
⟸) car I = A qui est un anneau unitaire.
⟹) Il suffit de montrer que 𝐴 ⊂ 𝐼. Soit 𝑥 ∈ 𝐴, comme 1 ∈ I, alors 𝑥 = 𝑥. 1 ∈ 𝐼
2)
⟸) car I = A et U(A) ⊂ 𝐴.
⟹) Il suffit de montrer que 𝐴 ⊂ 𝐼. Soit 𝑥 ∈ 𝐴, puisqu’il existe 𝑎 ∈ 𝐼 ∩ 𝑈(𝐴) et
𝑥 = 𝑥. 𝑎−1 . 𝑎 ∈ 𝐼, car 𝑥. 𝑎−1 ∈ 𝐴 et 𝑎 ∈ 𝐼 qui est un idéal 𝐴
Exercice 2
1) Soit (𝐼𝑗 )𝑗∈𝐽 une famille d'idéaux de 𝐴. Montrons que l’ensemble 𝐼 =
38
2) Il suffit de prendre par exemple dans l’anneau commutatif unitaire
(ℝ2 , +, . ), les idéaux suivants : 𝐼1 ={(𝑥1 , 0): 𝑥1 ∈ ℝ}
et 𝐼2 = {(0, 𝑥2 ): 𝑥2 ∈ ℝ} ; l’ensemble 𝐼1 ∪ 𝐼2 n'est pas un sous-groupe de
(ℝ2 , +).
39
réciproque par 𝑓 de tout sous-anneau unitaire de 𝐵 est un sous-anneau
unitaire de 𝐴.
3) Si de plus les anneaux 𝐴 et 𝐵 sont commutatifs, alors l’image directe par
𝑓 d’un idéal de 𝐴 est un idéal de 𝐼𝑚(𝑓) qui n’est pas forcément un idéal
de 𝐵, et l’image réciproque d’un idéal de 𝐵 est un idéal de 𝐴; en
particulier le noyau de 𝑓 est un idéal de 𝐴.
4) Si 𝑓: 𝐴 ⟶ 𝐵 et 𝑔: 𝐵 ⟶ 𝐶 sont des homomorphismes d'anneaux unitaires,
alors 𝑔 ∘ 𝑓: 𝐴 ⟶ 𝐶 est un homomorphisme d'anneaux unitaires.
5) Si 𝑓: 𝐴 ⟶ 𝐵 est un homomorphisme d'anneaux unitaires bijectif, alors sa
bijection réciproque 𝑓 −1 : 𝐵 ⟶ 𝐴 est un homomorphisme d'anneaux
unitaires; on dit dans ce cas que 𝑓 est un isomorphisme, et que les deux
anneaux 𝐴 et 𝐵 sont isomorphes.
40