0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
52 vues6 pages

DS02

Transféré par

djakissbamba2
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
52 vues6 pages

DS02

Transféré par

djakissbamba2
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Devoir surveillé n°02

• La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction et la précision des rai-


sonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
• On prendra le temps de vérifier les résultats dans la mesure du possible.
• Les calculatrices sont interdites.

�Problème 1 – D’après Capes externe 2008�


Introduction
Etant donné un entier naturel 𝑛, on considère π(𝑛) le nombre de nombres premiers compris entre 0 et 𝑛. Ce
sujet s’intéresse au comportement de la suite (π(𝑛))𝑛∈ℕ . Il est composé de deux grandes parties I et II.
La partie I vise à établir l’encadrement suivant :
𝑛 ln 2 𝑛𝑒
≤ π(𝑛) ≤
ln 𝑛 ln 𝑛
valable pour tout 𝑛 suffisamment grand. Elle est composée de deux sous-parties, I.A et I.B, consacrées respec-
tivement à la minoration et à la majoration annoncées.
𝑛
Ce genre d’encadrement suggère l’existence d’un lien asymptotique fort entre les suites (π(𝑛))𝑛 et ( ) .
ln 𝑛 𝑛
La partie II s’intéresse à cette question puisque son objectif principal est de montrer le résultat suivant :
𝑛
Théorème (Tchebychev). S’il existe un réel 𝑐 > 0 tel que π(𝑛) ∼ 𝑐 , alors nécessairement 𝑐 = 1.
ln 𝑛
Elle est composée de quatre sous-parties II.A, II.B, II.C et II.D. C’est dans la partie II.C qu’on établit le
théorème annoncé. La preuve qu’on en propose repose sur l’étude du comportement asymptotique de la suite
1
( ∑ ) . Cette étude est réalisée au début de la partie II.C. Les parties II.A et II.B sont consacrées à
𝑝 premier ≤𝑛
𝑝
𝑛
l’établissement de formules importantes pour la suite. Dans la partie II.A, on établit une formule due à Legendre
qui donne l’expression de la valuation 𝑝-adique de 𝑛!. Dans la partie II.B, on démontre un théorème de Mertens
ln 𝑝
qui précise le comportement asymptotique de la suite ( ∑ ) . La partie II.D est une application de
𝑝 premier ≤𝑛
𝑝
𝑛
la formule asymptotique trouvée dans la partie II.C. On y étudie la densité de l’ensemble des entiers possédant
de grands facteurs premiers.
Les parties de ce problème ne sont pas indépendantes entre elles.

Notations et rappels
• On note 𝒫 l’ensemble des nombres premiers.

• Si E est un ensemble, on note #E le cardinal de cet ensemble, c’est-à-dire le nombre d’éléments de E.

• Si 𝑥 est un nombre réel, on note ⌊𝑥⌋ sa partie entière, c’est-à-dire le plus grand entier inférieur ou égal à
𝑥 ; autrement dit, ⌊𝑥⌋ est l’unique élément de ℤ vérifiant :

⌊𝑥⌋ ≤ 𝑥 < ⌊𝑥⌋ + 1

http://lgarcin.github.io 1
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

𝑎
• On rappelle que, si 𝑎 et 𝑏 sont deux nombres entiers tels que 0 ≤ 𝑏 ≤ 𝑎, le coefficient binomial ( ) est
𝑏
𝑎!
égal à .
(𝑎 − 𝑏)!𝑏!
• Si (𝑢𝑛 )𝑛 et (𝑣𝑛 )𝑛 désignent deux suites numériques, on notera 𝑢𝑛 ∼ 𝑣𝑛 , pour dire que ces suites sont
équivalentes. On notera 𝑢𝑛 = 𝑜(𝑣𝑛 ) pour dire que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 est négligeable devant la suite (𝑣𝑛 )𝑛 et
enfin on notera 𝑢𝑛 = 𝒪(𝑣𝑛 ) pour dire que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 est dominée par la suite (𝑣𝑛 )𝑛 , c’est-à-dire qu’il
existe un réel 𝑐 et un entier 𝑛0 tels que, pour tout 𝑛 ≥ 𝑛0 on ait |𝑢𝑛 | ≤ 𝑐|𝑣𝑛 |.

• Pour tout entier naturel 𝑛, on note π(𝑛) le nombre de nombres premiers compris dans l’intervalle ⟦0, 𝑛⟧ ;
ainsi, on a π(0) = π(1) = 0, π(3) = 2, π(4) = 2 etc.
Pour tout entier 𝑛 ≥ 1, on note δ(𝑛) = π(𝑛) − π(𝑛 − 1), de sorte que si l’on pose δ(0) = 0, on voit que δ
est la fonction caractéristique de 𝒫 dans ℕ (c’est-à-dire δ(𝑛) = 1 si 𝑛 est premier et δ(𝑛) = 0 sinon).

• Dans tout le texte la lettre 𝑝 désignera toujours et exclusivement un nombre premier, ceci y compris
lorsque la lettre 𝑝 sera utilisée comme symbole d’indice d’une somme ou d’un produit. Par exemple, la
1
notation ∑ désigne la somme des inverses des nombres premiers inférieurs ou égaux au nombre réel
𝑝≤𝑥
𝑝
𝑥.

• Etant donnés un entier 𝑛 ≥ 1 et un nombre premier 𝑝, on appelle valuation 𝑝-adique de 𝑛 l’entier noté
𝑣𝑝 (𝑛) et égal à l’exposant de 𝑝 dans la décomposition en facteurs premiers de 𝑛. Par exemple, si l’on prend
𝑛 = 350 = 2 ⋅ 52 ⋅ 7 on a 𝑣2 (350) = 1, 𝑣3 (350) = 0, 𝑣5 (350) = 2, 𝑣7 (350) = 1 et 𝑣𝑝 (350) = 0 pour tout
nombre premier 𝑝 ≥ 11.
On admettra les propriétés (élémentaires) suivantes :

– 𝑣𝑝 (𝑛) est l’unique entier 𝑘 tel que 𝑝𝑘 divise 𝑛 et 𝑝𝑘+1 ne divise pas 𝑛.
– Pour tout 𝑛 ≥ 1 fixé, la suite (𝑣𝑝 (𝑛))𝑝∈𝒫 est nulle à partir d’un certain rang, de sorte que l’on peut
écrire 𝑛 = ∏ 𝑝𝑣𝑝(𝑛) , ce produit pouvant être considéré comme un produit fini. Cette écriture est la
𝑝∈𝒫
décomposition de 𝑛 en facteurs premiers.
– Pour tous 𝑛, 𝑚 entiers naturels non nuls et tout 𝑝 ∈ 𝒫, on a

𝑣𝑝 (𝑚𝑛) = 𝑣𝑝 (𝑛) + 𝑣𝑝 (𝑚)

– Pour tous 𝑛, 𝑚 entiers naturels non nuls et tout 𝑝 ∈ 𝒫, on a

𝑣𝑝 (pgcd(𝑚, 𝑛)) = min{𝑣𝑝 (𝑚), 𝑣𝑝 (𝑛)} et 𝑣𝑝 (ppcm(𝑚, 𝑛)) = max{𝑣𝑝 (𝑚), 𝑣𝑝 (𝑛)}

Aucune preuve de ces quatre résultats n’est demandée.

I Une estimation à la Tchebychev


I.A Une minoration de la fonction π
On considère, pour tout entier 𝑛 ≥ 1, l’entier Δ𝑛 = ppcm(1, 2, … , 𝑛). Dans cette partie, nous allons établir
une minoration de Δ𝑛 puis en déduire une minoration de π(𝑛).
On considère 𝑎, 𝑏 ∈ ℕ vérifiant 1 ≤ 𝑏 ≤ 𝑎 et l’on pose :
1
I(𝑏, 𝑎) = ∫ 𝑥𝑏−1 (1 − 𝑥)𝑎−𝑏 d𝑥
0

1 1.a Expliciter I(1, 𝑎) en fonction de 𝑎.


𝑏
1.b Montrer que si 𝑏 < 𝑎 alors I(𝑏 + 1, 𝑎) = I(𝑏, 𝑎).
𝑎−𝑏

http://lgarcin.github.io 2
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

1
1.c En déduire que I(𝑏, 𝑎) = .
𝑏(𝑎𝑏)
𝑎−𝑏
𝑎−𝑏 1
2 2.a Montrer que I(𝑏, 𝑎) = ∑ (−1)𝑘 ( ) .
𝑘=0
𝑘 𝑘+𝑏
𝑎
2.b En déduire que l’entier 𝑏( ) divise l’entier Δ𝑎 .
𝑏

3 Soit 𝑛 ≥ 1 un entier.

2𝑛 2𝑛
3.a Montrer que les entiers 𝑛( ) et (2𝑛 + 1)( ) divisent l’entier Δ2𝑛+1 .
𝑛 𝑛
2𝑛
3.b En déduire que l’entier 𝑛(2𝑛 + 1)( ) divise Δ2𝑛+1 .
𝑛
2𝑛 2𝑛
3.c Montrer que pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 2𝑛⟧, on a l’inégalité : ( ) ≤ ( ).
𝑘 𝑛
2𝑛
3.d En déduire que (2𝑛 + 1)( ) ≥ 4𝑛 .
𝑛
3.e En déduire que Δ2𝑛+1 ≥ 4𝑛 𝑛.
3.f Montrer que si 𝑛 ≥ 9, alors Δ𝑛 ≥ 2𝑛 .

4 Soit 𝑛 ≥ 1 un entier.

4.a Soit 𝑝 ∈ 𝒫 ; montrer que 𝑝𝑣𝑝(Δ𝑛) ≤ 𝑛.


4.b Montrer que Δ𝑛 = ∏ 𝑝𝑣𝑝(Δ𝑛) .
𝑝≤𝑛

4.c En déduire que Δ𝑛 ≤ 𝑛π(𝑛) .

5 Montrer que pour tout 𝑛 ≥ 9, on a


𝑛 ln 2
π(𝑛) ≥
ln 𝑛

I.B Une majoration de la fonction π


6 On cherche dans cette question à majorer simplement le produit ∏ 𝑝 en fonction de l’entier 𝑛 ≥ 1.
𝑝≤𝑛

𝑏 𝑏
6.a Soient 𝑎 et 𝑏 deux entiers tels que 0 < ≤ 𝑎 < 𝑏. Montrer que le produit ∏ 𝑝 divise l’entier ( )
2 𝑎<𝑝≤𝑏
𝑎
(le produit considéré est supposé être égal à 1 dans le cas où il n’y aurait pas de nombre premier dans
l’intervalle ]𝑎, 𝑏]).
2𝑚 + 1
6.b Montrer que pour tout entier 𝑚 ≥ 1, on a ( ) ≤ 4𝑚 .
𝑚
6.c Montrer que pour tout entier 𝑚 ≥ 1, on a ∏ 𝑝 ≤ 4𝑚 .
𝑚+1<𝑝≤2𝑚+1
6.d Prouver finalement que pour tout entier 𝑛 ≥ 1 on a

∏ 𝑝 ≤ 4𝑛
𝑝≤𝑛

On pourra raisonner par récurrence.

𝑚 𝑚
7 7.a Montrer que pour tout entier 𝑚 ≥ 1, on a 𝑚! ≥ ( ) .
𝑒

http://lgarcin.github.io 3
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

7.b Déduire de ce qui précède que, pour tout 𝑛 ≥ 2, on a π(𝑛)! ≤ 4𝑛 et que par suite, on a

π(𝑛) ln π(𝑛) − π(𝑛) ≤ 𝑛 ln 4

8 On souhaite montrer, à partir du résultat précédent, que pour tout 𝑛 ≥ 2 on a


𝑛𝑒
π(𝑛) ≤
ln 𝑛
𝑛0 𝑒
Pour cela, on raisonne par l’absurde, en supposant qu’il existe un entier 𝑛0 ≥ 2 tel que π(𝑛0 ) > .
ln 𝑛0

8.a Montrer que la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 ln 𝑥 − 𝑥 est strictement croissante sur [1, +∞[. En déduire que

𝑒 − ln 4 ln ln 𝑛0
<
𝑒 ln 𝑛0

ln 𝑥
8.b Montrer que la fonction 𝑥 ↦ est majorée par 𝑒−1 sur ℝ∗+ . Conclure.
𝑥
On donne ln 4 ≈ 1, 386 et 𝑒 ≈ 2, 718.

II Autour d’un théorème de Mertens


II.A Une formule de Legendre sur la valuation p-adique de 𝑛!
On considère un entier 𝑛 ≥ 2 et un nombre premier 𝑝. Pour tout entier 𝑘 ≥ 0, on considère les sous-
ensembles finis U𝑘 et Ω𝑘 de ℕ définis par

U𝑘 = {𝑎 ∈ ⟦1, 𝑛⟧ ∣ 𝑝𝑘 divise 𝑎}
Ω𝑘 = {𝑎 ∈ ⟦1, 𝑛⟧ ∣ 𝑣𝑝 (𝑎) = 𝑘}

9 Calculer, pour tout 𝑘 ≥ 0, #U𝑘 puis #Ω𝑘 en fonction de 𝑛, 𝑝 et 𝑘.

10 Montrer que 𝑣𝑝 (𝑛!) = ∑ 𝑘#Ω𝑘 et en déduire la formule de Legendre :


𝑘≥0

𝑛
𝑣𝑝 (𝑛!) = ∑ ⌊ ⌋
𝑘≥1
𝑝𝑘

II.B Un théorème de Mertens


Dans toute cette partie II.B, on considère un entier 𝑛 ≥ 2.

11 Prouver que pour tout 𝑝 ∈ 𝒫 on a


𝑛 𝑛 𝑛
− 1 < 𝑣𝑝 (𝑛!) ≤ +
𝑝 𝑝 𝑝(𝑝 − 1)

12 En déduire que
ln 𝑝 ln 𝑝 ln 𝑝
𝑛∑ − ∑ ln 𝑝 < ln 𝑛! ≤ 𝑛 ∑ +𝑛 ∑
𝑝≤𝑛
𝑝 𝑝≤𝑛 𝑝≤𝑛
𝑝 𝑝≤𝑛
𝑝(𝑝 − 1)

13 Dans cette question on établit plusieurs majorations techniques utiles aux deux questions suivantes.
+∞
𝑟 𝑟
13.a Montrer la convergence de la série ∑ 𝑟
et prouver que ∑ 𝑟 = 2.
2 𝑟=1
2

http://lgarcin.github.io 4
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

13.b Montrer que pour tout entier 𝑟 ≥ 1,


ln 𝑚 𝑟 ln 2
∑ ≤ 𝑟
2𝑟−1 <𝑚≤2𝑟
𝑚(𝑚 − 1) 2

ln 𝑚
13.c En déduire que la série ∑ est convergente et que l’on a :
𝑚(𝑚 − 1)
+∞
ln 𝑚
∑ ≤ ln 4
𝑚=2
𝑚(𝑚 − 1)

13.d Montrer qu’il existe un réel θ𝑛 ∈ [0, 1] tel que :

ln 𝑛! = 𝑛 ln 𝑛 − 𝑛 + 1 + θ𝑛 ln 𝑛

14 Prouver, en utilisant les résultats des questions 12 et 13, que :


ln 𝑝
ln 𝑛 − (1 + ln 4) < ∑
𝑝≤𝑛
𝑝

15 De même, en utilisant les questions 12, 13 et 6.d, montrer que :


ln 𝑝
∑ < ln 𝑛 + ln 4.
𝑝≤𝑛
𝑝

En déduire que
ln 𝑝
∑ = ln 𝑛 + O(1)
𝑝≤𝑛
𝑝
(théorème de Mertens).

1
II.C Le comportement asymptotique de ( ∑ )
𝑝≤𝑛
𝑝
𝑛

16 Dans cette question on établit des résultats préliminaires utiles pour la suite.
1
16.a Montrer que la série ∑ converge.
𝑛 ln2 𝑛
16.b Montrer qu’il existe un réel ℓ tel que
𝑛−1
1
∑ = ln ln 𝑛 + ℓ + 𝑜(1)
𝑘=2
𝑘 ln 𝑘

ln 𝑝
17 On note (ψ(𝑛))𝑛≥2 la suite définie par ψ(𝑛) = ∑ . On considère un entier 𝑛 ≥ 3.
𝑝≤𝑛
𝑝

17.a Montrer que


𝑛−1
1 1 1 ψ(𝑛)
∑ = ∑ ψ(𝑘) ( − )+
𝑝≤𝑛
𝑝 𝑘=2 ln 𝑘 ln(𝑘 + 1) ln 𝑛

17.b Prouver, en utilisant le théorème de Mertens, que :


1 1 1 1
ψ(𝑘) ( − )= + 𝒪( )
ln 𝑘 ln(𝑘 + 1) 𝑘 ln 𝑘 𝑘 ln2 𝑘

18 Déduire de ce qui précède qu’il existe une constante λ ∈ ℝ telle que


1
∑ = ln ln 𝑛 + λ + 𝑜(1)
𝑝≤𝑛
𝑝

http://lgarcin.github.io 5
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

19 Montrer que pour tout 𝑛 ≥ 2, on a


𝑛−1
1 π(𝑘) π(𝑛)
∑ =∑ +
𝑝≤𝑛
𝑝 𝑘=1
𝑘(𝑘 + 1) 𝑛
𝑛
En déduire que s’il existe un réel 𝑐 > 0 tel que π(𝑛) ∼ 𝑐 , alors 𝑐 = 1 (théorème de Tchebychev).
ln 𝑛

II.D Une application à l’étude des entiers possédant de grands facteurs premiers
Etant donné un entier 𝑛 ≥ 2, on note P+ (𝑛) le plus grand facteur premier apparaissant dans la décomposition
en facteurs premiers de 𝑛. Par exemple, P+ (50) = P+ (2⋅52 ) = 5. On s’intéresse dans cette question à l’ensemble
A constitué des entiers 𝑛 ≥ 2 vérifiant P+ (𝑛) > √𝑛 (c’est ce qu’on entend par entiers possédant de grands
facteurs premiers dans le titre de cette partie). L’objectif de cette partie est de montrer que l’ensemble A possède
une densité valant ln 2. En d’autres termes, si pour un réel 𝑥 ≥ 2 on pose A(𝑥) = A ∩ [0, 𝑥] et 𝑎(𝑥) = #A(𝑥)
𝑎(𝑛)
le cardinal de A(𝑥), nous allons montrer que la suite ( ) possède une limite (on dira alors que A possède
𝑛 𝑛
une densité) et que cette limite vaut ln 2 (qui sera donc appelée la densité de A) . Ce résultat signifiera que,
«moralement», il y a une proportion de ln 2 ≈ 0, 69 entiers dans ℕ qui possèdent de grands facteurs premiers.

1
20 En utilisant la question 18, montrer que la suite ( ∑ ) possède une limite et donner cette limite.
𝑝
√𝑛<𝑝≤𝑛 𝑛

21 Soit 𝑥 ≥ 2 un réel.
21.a Soient 𝑝 ∈ 𝒫, 𝑚 ∈ ℕ∗ et 𝑛 = 𝑚𝑝. Montrer que
(𝑝 = P+ (𝑛) et 𝑛 ∈ A(𝑥)) ⟺ 𝑚 < 𝑝 ≤ 𝑥/𝑚
21.b Soient 𝑝, 𝑝′ ∈ 𝒫 et 𝑚, 𝑚′ ∈ ℕ∗ tels que 𝑚 < 𝑝 ≤ 𝑥/𝑚 et 𝑚′ < 𝑝′ ≤ 𝑥/𝑚′ . Montrer que
𝑚𝑝 = 𝑚′ 𝑝′ ⟺ (𝑝 = 𝑝′ et 𝑚 = 𝑚′ )
21.c En déduire que les entiers de la forme 𝑚𝑝 avec 𝑝 ∈ 𝒫, 𝑚 ∈ ℕ∗ , et vérifiant 𝑚 < 𝑝 ≤ 𝑥/𝑚 décrivent
de manière biunivoque l’ensemble A(𝑥).
21.d Prouver finalement que
𝑥
𝑎(𝑥) = ∑ min {𝑝 − 1, ⌊ ⌋}
𝑝≤𝑥
𝑝

22 Soit 𝑥 ≥ 1 un réel.
22.a Montrer que pour tout nombre premier 𝑝, on a l’équivalence
𝑝 − 1 ≤ ⌊𝑥/𝑝⌋ ⟺ 𝑝 ≤ φ(𝑥)
1 + √1 + 4𝑥
où φ(𝑥) = .
2
22.b Montrer que √𝑥 < φ(𝑥) < √𝑥 + 1.
22.c En déduire que
𝑎(𝑥) = ∑ (𝑝 − 1) + ∑ ⌊𝑥/𝑝⌋
𝑝≤√𝑥 √𝑥<𝑝≤𝑥
22.d En utilisant les encadrements obtenus dans la partie I, démontrer que
∑ (𝑝 − 1) = 𝑜(𝑥)
𝑝≤√𝑥

22.e En utilisant la question 20, montrer que


𝑥
∑ ⌊ ⌋ = 𝑥 ln 2 + 𝑜(𝑥)
𝑝
√𝑥<𝑝≤𝑥

22.f Conclure.

http://lgarcin.github.io 6

Vous aimerez peut-être aussi