Introduction :
Les réseaux informatiques, systèmes de mise en commun de l’information entre plusieurs
machines. Un réseau peut ainsi relier, au moyen d’équipements de communication appropriés, des
ordinateurs, des terminaux et des périphériques divers tels que des imprimantes et des serveurs de
fichiers.
La connexion entre ces différents éléments peut s’effectuer à l’aide de liens permanents
comme des câbles, mais aussi faire appel à des réseaux de télécommunications publics, comme le
réseau téléphonique. De fait, les dimensions de ces réseaux informatiques sont très variées, depuis
les réseaux locaux, reliant quelques éléments dans un même bâtiment, jusqu’aux ensembles
d’ordinateurs disséminés sur une zone géographique importante. Quelle que soit leur étendue, les
réseaux informatiques permettent aux utilisateurs de communiquer entre eux et de transférer des
informations. Ces transmissions de données peuvent concerner l’échange de messages entre
utilisateurs, l’accès à distance à des bases de données ou encore le partage de fichiers.
Réseaux en étoile et en anneau
Sur un réseau en étoile, tous les équipements (imprimantes, stations de travail, ordinateurs
personnels, etc.) sont reliés à un nœud central, appelé serveur ou concentrateur, par lequel
passent tous les messages.
Sur un réseau en anneau « à jeton », les équipements sont reliés en boucle par un même support,
sur lequel circule une trame particulière, le jeton. Si une station désire transmettre des données à
un autre équipement, elle attend de recevoir le jeton, puis, au lieu de le régénérer, envoie alors son
message. Ce dernier parcourt ensuite
l’anneau jusqu’à la station
destinataire qui l’accepte, tout en le
renvoyant vers la station suivante.
Lorsque le message revient enfin à la
station émettrice, celui-ci est
supprimé et le jeton renouvelé.
Réseaux à grandes distances
Pour interconnecter leurs
réseaux locaux sur de grandes
distances, les entreprises font appel
aux services des opérateurs de
télécommunications. Ces opérateurs
peuvent leur proposer des liaisons
spécialisées, fort chères, mais
également et surtout les différents
réseaux publics : le réseau
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téléphonique commuté classique, dont la liaison s’établit à l’aide de modems, le réseau numérique
à intégration de services (RNIS) ou encore des réseaux de transmission de données spécialement
voués à l’interconnexion, comme le réseau Transpac.
Les opérateurs de télécommunications offrent plusieurs services réservés à l’interconnexion
de réseaux à haut débit : relais de trames, SMDS (Switched Multimegabit Data Service, service de
données multimégabits synchrone), ATM (Asynchronous Transfer Mode, transfert en mode
asynchrone) ou encore commutation de paquets (norme X25). Ainsi, le réseau Transpac, ouvert en
1978, constitue le premier réseau mondial de commutation par paquets. Au début des
années 1990, plus de 100 000 abonnés y étaient reliés afin d’assurer leurs échanges de données
informatisées.
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Internet
1. Définition
Internet, réseau télématique international d’origine américaine. Constituant à ce jour le plus
grand réseau du monde, Internet est accessible aux professionnels comme aux particuliers.
Topologie d'Internet
La topologie du réseau télématique Internet, basée sur l'interconnexion d'un ensemble de
réseaux distincts, permet d'interconnecter à travers le monde un nombre impressionnant de
machines informatiques, qui peuvent s'échanger toutes sortes d'informations, selon des protocoles
bien déterminés. Les ordinateurs personnels et les stations de travail sont connectés à un réseau
local (Local Area Network, LAN), soit par le biais d'une connexion commutée via un modem et une
ligne téléphonique standard, soit par une connexion directe par câble au réseau local. Il existe
d'autres modes de transmission de données qui permettent de se connecter à un réseau, comme
les lignes T1 ou les lignes dédiées. Les ponts et les concentrateurs relient divers réseaux les uns
aux autres. Les routeurs transmettent les données via les réseaux et déterminent le meilleur trajet
pour les acheminer.
Accès
Pour accéder au réseau Internet, l’utilisateur doit posséder un ordinateur, une ligne
téléphonique commutée (ou, dans le cas des grandes entreprises, des universités et autres centres
de recherche qui nécessitent une connexion permanente, une ligne spécialisée), un modem ou une
carte réseau, un kit de connexion à Internet consistant en un accès à un réseau local (le provider)
relié à Internet ou un abonnement auprès d’un fournisseur d’accès Internet (AOL, Wanadoo, Club-
Internet, etc.). Par ailleurs, pour « surfer » sur Internet, l’utilisateur doit également disposer d’un
logiciel de navigation (Netscape ou Explorer étant les plus connus) l’aidant à parcourir les sites du
réseau, et éventuellement d’un logiciel de messagerie électronique lui permettant d’envoyer ou de
recevoir du courrier électronique.
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Les informations présentes sur le réseau Internet sont, le plus souvent, publiées dans des
pages au format HTML (HyperText Markup Language). Ce format permet l’introduction dans le texte
de liens à d’autres pages ou d’autres sites, appelés « liens hypertextes ». Ces liens permettent de
« naviguer » dans le réseau Internet. Un autre format tend à se développer sur Internet : le format
XML (eXtended Markup Language). Outre les possibilités offertes par le format HTML, le langage
XML permet de mieux structurer l’information et de séparer clairement la forme et le contenu.
L’importante quantité d’informations en tout genre rend parfois difficiles la navigation et la
recherche rapide. C’est pourquoi certains sites possèdent des moteurs de recherche, outils
permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet
recensés par ce système, et de trouver ainsi les documents susceptibles de renfermer l’information
désirée par l’utilisateur.
Protocoles Internet
Internet sert de support à plusieurs protocoles et services : FTP (File Transfer Protocol) pour
le transfert de fichiers (téléchargement), SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) pour la
communication électronique avec d’autres personnes (e-mail), NNTP (Network News Transfer
Protocol) pour l’envoi et la réception de courriers publics, HTTP (HyperText Transfer Protocol) pour
le protocole de transmission hypertexte, Web pour la publication d’informations, etc.
Pour faire fonctionner ce vaste réseau, Internet met en œuvre des protocoles de
communication. Les deux protocoles de base sont TCP (Transmission Control Protocol) et
IP (Internet Protocol). Ils sont référencés sous le vocable TCP/IP. TCP récupère les informations à
transmettre, IP les transforme en paquets et les délivre à la couche chargée du transport
(composant électronique).
Toutefois, le rapide développement d’Internet à l’échelle mondiale entraîne actuellement
une révision et une évolution de ces protocoles, qui frôlent la saturation.
2. Historique
Tim Berners-Lee
Timothy Berners-Lee est le co-inventeur du Web, qu'il met
au point au début des années 1990 avec son collègue
Robert Cailliau, pour permettre à leurs collègues
physiciens du CERN (Laboratoire européen de physique
des particules), où ils étaient chercheurs, d'échanger
rapidement des données et des images, où qu'ils soient
dans le monde. En 1993, Tim Berners-Lee quitte cette
organisation pour se rendre aux États-Unis, où il enseigne
l'informatique et les sciences de la communication au
Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il a fondé et
dirige le World Wide Web Consortium (W3C), une
association regroupant des entreprises et des particuliers
désirant promouvoir un développement sûr et démocratique du Web.
Internet est issu du réseau Arpanet, qui a été conçu dans les années 1960 par l’ARPA
(Advanced Research Project Agency) pour le département américain de la Défense. À l’origine, il
s’agit d’un réseau coopératif d’ordinateurs permettant le partage de données stockées sur des
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serveurs distants, ainsi que l’échange de messages électroniques (e-mails). Réseau à usage
militaire, Arpanet s’étend alors progressivement aux universités américaines dans les
années 1970, notamment l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et l’université Stanford à
Palo Alto, avant d’être remplacé en 1990 par le réseau Internet, destiné dans un premier temps à la
recherche civile. En 1991, Tim Berners-Lee du CERN à Genève met au point l’interface d’Internet
appelée World Wide Web, qui permet d’ouvrir le réseau au grand public en simplifiant les
procédures de consultation des sites. En janvier 1992, l’Internet Society (ISOC) voit le jour avec
pour objectif de promouvoir et de coordonner les développements sur Internet. L’année 1993 voit
l’apparition du premier navigateur ou butineur (browser), supportant le texte et les images. Cette
même année, la NSF (National Science Foundation) mandate une compagnie pour enregistrer les
noms de domaine.
D’un point de vue technologique, Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web, crée en 1994 le
consortium W3C (World Wide Web Consortium), qui a pour objectif de favoriser l’interopérabilité sur
le Web, c’est-à-dire le développement de normes. Par exemple, le W3C proposera en 1998 la
norme XML (eXtensible Markup Language), qui définit un langage de balisage étendu pour le Web.
Robert Cailliau
Robert Cailliau, ingénieur informaticien belge, est le co-inventeur du World Wide
Web (WWW), avec son collègue britannique Tim Berners-Lee. Mise au point en
1991 dans les locaux du CERN (Laboratoire européen de physique des
particules) à Genève, cette interface permet de naviguer en cliquant sur des
liens hypertextes (langage HTML), système de navigation à la base d'Internet.
Aujourd’hui, Internet permet à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant
sous divers formats : textes, bases de données, images, sons (MP3), vidéos, etc. Il offre de
nombreux services aux professionnels, comme aux particuliers : réserver un hôtel en Asie, installer
un encart publicitaire aux États-Unis, consulter les catalogues de constructeurs automobiles, passer
des commandes, acheter ou vendre aux enchères un bien, visiter des musées, obtenir des
informations officielles, etc.
3. Recherche des informations
Applications
Journaux en ligne
Depuis la fin des années 1990, la plupart des quotidiens comme The New York Times et les périodiques
ont développé leur site Web afin de promouvoir sur Internet leur contenu éditorial. En outre, ces journaux et
magazines en ligne offrent de nombreux services non disponibles en kiosques, dont certains sont gratuits
(dépêches, les cours de la Bourse en direct, etc.) et d'autres payants (comme les archives).
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Aujourd’hui, parmi tous les réseaux, Internet peut être considéré comme le réseau
spécialisé dans l’information : son but n’est plus, comme à l’origine, de transmettre quelques lignes
à partir de messageries, mais d’échanger des documents électroniques, des données informatisées,
des informations économiques, des schémas, des sons, etc. En outre, grâce aux récents progrès
réalisés dans la transmission et la compression des données, Internet donne maintenant accès à
une information de plus en plus immédiate. C’est pourquoi on a assisté ces derniers temps à un
développement exponentiel de ce réseau, les sociétés de services et les producteurs d’informations
coopérant pour trouver de nouveaux marchés par le biais d’Internet.
Marketing sur Internet
Internet s’est rapidement révélé être un remarquable outil de marketing, contribuant largement au
développement du commerce électronique (e-business). De nombreux sites Web à but commercial se sont
développés, aussi bien pour des enseignes de la grande distribution que pour des distributeurs indépendants,
comme celui présenté ici.
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En quelques années, la notoriété d’Internet est ainsi passée de la simple découverte à une
explosion de services intéressant les professionnels comme les particuliers. Dans le domaine
économique, Internet se présente comme un outil de tout premier plan, offrant aux entreprises de
nombreux services interactifs : marketing en direct, publicités, affiches commerciales, tarifs,
documentations techniques, bases de données à forte valeur ajoutée, etc. Le commerce
électronique est ainsi devenu un véritable secteur d’activité où le client a la possibilité, tout en
restant chez lui, de faire ses courses, réserver un billet d’avion ou participer à une discussion sur un
thème particulier avec des intervenants de différents pays.
4. Navigateurs
Navigateur (informatique), en anglais browser, logiciel conçu pour le Web, permettant aux
utilisateurs d’explorer les ressources à l’intérieur d’un réseau intranet, extranet ou Internet.
Le navigateur gère l’affichage des pages Web et le suivi des liens hypertextes ou
hypermédias entre les différentes pages (voir multimédia). Les navigateurs les plus utilisés sont
Internet Explorer de Microsoft et Firefox de la fondation Mozilla.
En plus de la fonction de navigation, les navigateurs offrent de nombreuses possibilités
pour aider l’utilisateur dans son utilisation d’Internet. Ils permettent de sauvegarder sur le disque
dur de l’utilisateur tout ou partie du document consulté et d’afficher le code source HTML
correspondant à la page en cours.
Par ailleurs, un navigateur permet de conserver en mémoire les références (bookmarks)
des documents, pages ou sites consultés par l’utilisateur, afin d’y avoir accès facilement et
rapidement lors d’une prochaine navigation.
Enfin, les navigateurs font office d’interface d’accès au courrier électronique (e-mail) et aux
groupes (ou forums) de discussion (Newsgroups).
World Wide Web [WWW]
1 PRÉSENTATION
World Wide Web [WWW], interface la plus communément utilisée sur le réseau Internet.
Le World Wide Web, que l’on pourrait traduire en français par « toile d’araignée mondiale »,
a permis d’ouvrir le réseau Internet au grand public en facilitant la consultation des sites. Il offre
aux utilisateurs la possibilité de consulter en ligne une vaste étendue d’informations, présentées
sous forme d’archives de magazines, de pages de livres de bibliothèques publiques et
universitaires, de documentation à usage professionnel, etc.
2 ORIGINE
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Le World Wide Web (WWW ou W3), appelé plus couramment le Web, a été
développé en 1991 par des informaticiens, le Britannique Timothy Berners-Lee et le Belge
Robert Cailliau, tous deux chercheurs du Laboratoire européen de physique des
particules (CERN) à Genève. Au départ, cette interface avait pour but de favoriser le partage
d’informations entre des équipes de chercheurs dispersées dans le monde entier. Mais
rapidement, le Web a fait office de plate-forme internationale pour le développement de
logiciels apparentés, tandis que le nombre d’ordinateurs et d’utilisateurs connectés s’est accru
considérablement. Aujourd’hui, le rôle principal du Web est d’être la « fenêtre » d’Internet.
Son développement est géré par le consortium WWW (ou W3C) situé au Massachusetts
Institute of Technology (MIT).
3 MODE D’EMPLOI
Les pages du World Wide Web, ou plus simplement pages Web, sont organisées de telle
sorte que les utilisateurs peuvent facilement se déplacer de page en page à l’aide de l’hypertexte
et de l’hypermédia par un système de « saut » d’une information à l’autre (voir multimédia).
Représentées physiquement par des serveurs (ordinateurs sur lesquels tourne le logiciel
d’administration du réseau), les connexions aux différents sites sont établies de manière
automatique et transparente pour l’utilisateur. Ce dernier se promène (on dit qu’il « navigue » ou
« surfe ») généralement sur les sites du Web à l’aide d’une application appelée navigateur ou
browser. Ce navigateur présente le texte, les images, le son et les autres éléments d’information
sur un écran d’ordinateur, sous la forme d’une page obtenue depuis un serveur Web. Le browser
offre plusieurs services, notamment celui permettant l’accès aux documents par
l’intermédiaire de leur adresse Internet, appelée URL (Uniform Resource Locator).
4 LES LIENS HYPERTEXTES
Les liens hypertextes permettent de relier plusieurs documents Web entre eux et de les
rendre interactifs. L’utilisateur peut alors naviguer à travers les informations en pointant le curseur
de sa souris sur du texte ou sur d’autres icônes mises en évidence à l’écran, qui le relient à
d’autres pages Web du même serveur ou de tout autre serveur Web accessible sur le réseau
Internet. Lorsque l’utilisateur parcourt des pages Web, il décide de la manière dont il navigue d’une
page à l’autre : il n’est pas obligé de consulter toutes les pages de manière linéaire comme il le
ferait avec un livre. Les liens hypertextes du Web existent à travers tout le réseau. Ils constituent
une base de connaissances multimédias distribuée à grande échelle.
Moteurs de recherches
1 PRÉSENTATION
Le moteur de recherche, logiciel de recherche sur le réseau Internet, destiné à localiser
les sites ou pages Web contenant l’information relative aux mots-clés de la requête de
l’utilisateur.
2 RECHERCHE MULTICRITÈRE
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L’utilisateur exprime sa requête en donnant un certain nombre de critères qui peuvent être
combinés par l’utilisation d’opérateurs, tels que les connecteurs logiques « et » et « ou » (en
anglais, and et or). Par exemple, supposons que l’utilisateur entre la requête suivante : ski et
Vercors. Cette requête signifie que l’utilisateur est intéressé par tous les documents qui parlent de
ski et du Vercors. Si l’utilisateur remplace l’opérateur « et » par l’opérateur « ou », il obtiendra tous
les documents qui parlent soit de ski, soit du Vercors.
Il est possible de faire des requêtes encore plus complexes. Par exemple, certains
moteurs acceptent la requête suivante : ski et non Vercors. Cette requête signifie que
l’utilisateur souhaite obtenir des documents qui parlent de ski, mais qui ne concernent pas le
Vercors.
3 FONCTIONNEMENT
Bien souvent, il existe des centaines, voire des millions de documents qui correspondent à
une requête. Le travail des moteurs de recherche est donc non seulement de sélectionner les pages
Web qui satisfont aux critères énoncés dans la requête, mais aussi de classer les documents par
ordre d’intérêt. C’est à la pertinence des résultats obtenus que l’on juge la qualité d’un moteur de
recherche. Parmi les moteurs de recherche les plus connus, on peut citer : Google, Yahoo !, MSN,
Altavista, Lycos.
En réponse à une requête émise par un moteur de recherche, un ou plusieurs documents
HTML sont construits avec un ensemble d’adresses Web où se trouvent les documents
sélectionnés. Il est possible de paramétrer sa recherche pour limiter le nombre de réponses.
Pour répondre aux requêtes des utilisateurs, les moteurs de recherche possèdent des index
sur les informations disponibles sur le Web. Pour cela, des ordinateurs appelés robots (ou
araignées) parcourent en permanence le Web et créent des résumés des pages existantes. Il est
également possible sur la plupart des sites des moteurs de recherche de proposer l’indexation de
sa propre page personnelle, qui pourra ainsi être référencée en réponse à une requête.
5. Téléchargement
Le téléchargement, opération consistant à charger un fichier depuis un réseau informatique
sur son ordinateur personnel. Ce fichier peut être une image, un programme, des données, etc.
Le téléchargement est un mode de diffusion de fichiers qui existe depuis de nombreuses années,
mais il est en plein essor avec le développement d’Internet et des serveurs Web. Les fichiers sont
transférés via le réseau en utilisant le protocole de communication de transfert de fichiers FTP (en
anglais, File Transfer Protocol). Concrètement, un fournisseur dépose un fichier sur un serveur et
informe ses correspondants par e-mail (messagerie électronique), par une annonce sur une page
de son site Web ou par publicité qu’un fichier est disponible. Le correspondant se connecte alors
sur le serveur via son navigateur (en anglais, browser) et à l’aide de menus, il déclenche le
transfert d’une copie du fichier du serveur vers son ordinateur. Il n’y a pas que les navigateurs qui
permettent le transfert par le réseau informatique, des logiciels spécifiques sont également
disponibles. Les fichiers transférés sont souvent compressés pour diminuer le temps de
communication.
Piratage et téléchargement
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Le MP3 (ou MPEG Audio Layer 3) est inventé en Allemagne en 1987 : cet algorithme de
compression audio garantit une qualité sonore numérique pour une taille de fichier (en octets)
réduite. Le MP3 permet de convertir une piste d’un CD audio en un fichier informatique, stockable
et copiable ; il permet ainsi de graver une piste audio sur un CD vierge. Le MP3 peut également
être diffusé sur un réseau d’ordinateurs ; le label américain Sub Pop est l’un des premiers, en
février 1999, à diffuser des morceaux de musique sur l’Internet en format MP3.
Napster
Dès 1999, un étudiant américain invente un logiciel de partage de fichiers musicaux au
format MP3. Napster est né : près de 260 millions de fichiers sont disponibles gratuitement,
échangés par environ 70 millions d’internautes à l’apogée du site. C’est bien cette philosophie de la
gratuité, très en vogue chez les utilisateurs du réseau, que les maisons de disque et certains
artistes entendent combattre. La loi stipule, en effet, qu’il n’est permis de télécharger un extrait
musical sous forme de fichier MP3 que dans la mesure où l’utilisateur en possède l’original, faute de
quoi il est dans l’obligation de détruire le fichier dans un délai de 24 heures. Après plusieurs mois
de procédures, en février 2001, le site est condamné par la justice américaine à bloquer l’accès à
l’ensemble des œuvres protégées par le droit d’auteur en mettant en place des filtres empêchant le
téléchargement gratuit desdites œuvres ; les fonctions d’échange de fichiers sont désactivées, et
Napster devient un site payant.
Peer 2 Peer
Napster a toutefois fait école, et de nombreux sites d’échanges de fichiers (audios, vidéos,
logiciels) voient le jour à partir de 2000. Parallèlement — et paradoxalement —, le téléchargement
est facilité par l’arrivée (notamment à partir de 2002) de l’Internet à haut débit qui permet des
transferts de données très rapides. Fin 2003, environ six milliards de fichiers sont illicitement
téléchargés en France sur les réseaux P2P (peer to peer, « d’utilisateur à utilisateur »), par 6 à
8 millions d’internautes.
6. Messagerie (e-mail)
1 PRÉSENTATION
e-mail, messagerie électronique permettant un échange asynchrone (les deux
correspondants ne sont pas forcément présents simultanément sur le réseau, par opposition au
téléphone) de messages textuels et, de manière plus générale, de fichiers informatiques, entre
plusieurs personnes connectées à un réseau, dont le plus connu est le réseau Internet.
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La messagerie électronique est couramment nommée e-mail (abréviation anglaise de
electronic mail) ou mel (contraction de messagerie électronique). Le courrier électronique
transporté sur le réseau Internet est soumis au protocole de messagerie SMTP (Simple Mail
Transfer Protocol), qui définit les règles d’échanges entre les différents équipements
composant le réseau.
2 FONCTIONNEMENT
Chaque utilisateur dispose d’une boîte aux lettres et d’une adresse électronique. Les boîtes
aux lettres sont stockées sur des serveurs de messagerie. Pour utiliser la messagerie, l’utilisateur
se connecte à son serveur, par exemple via le réseau téléphonique, par le biais d’un logiciel client.
Le logiciel client de messagerie utilise un protocole spécifique — par exemple POP (Post Office
Protocol) ou IMAP (Internet Message Access Protocol) — qui lui permet de récupérer les messages
qui sont arrivés et d’envoyer de nouveaux messages. Les messages reçus peuvent être stockés soit
sur le serveur de messagerie, soit sur l’ordinateur client, soit sur les deux (cela dépend du
paramétrage choisi pour le logiciel client de messagerie). Un message envoyé est à son tour
transmis et stocké sur le serveur du destinataire, et ce jusqu’à ce que celui-ci consulte sa boîte aux
lettres.
En plus du service réception et émission des messages, les logiciels de messagerie (par exemple,
Outlook de Microsoft ou Eudora de Qualcomm) offrent des services de classement, d’impression,
d’envoi de copie et de re-direction de messages. En général, ils intègrent également un outil de
gestion d’adresses électroniques.
3 STRUCTURE D’UN MESSAGE
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Les messages véhiculés sur Internet ont une structure bien déterminée : tout message
commence par un en-tête indiquant l’adresse du destinataire, l’adresse de l’émetteur, la date et
l’objet du message ; viennent ensuite le corps du message et la signature. Il est également
possible d’attacher à un message des documents multimédias (son, image, texte, vidéo, etc.).
4 ADRESSE ÉLECTRONIQUE
Les messages transportés sur le réseau Internet contiennent une adresse électronique.
Cette dernière est de la forme [email protected] (ou domaine). Par exemple, dans
l’adresse : [email protected], la partie locale jean.dupont est le nom de l’utilisateur, encarta
correspond au nom du serveur de messagerie, et l’extension .fr désigne les initiales de la France. Il
existe des extensions pour tous les autres pays, à l’exception des États-Unis, dont l’extension finale
des adresses électroniques ne correspond pas aux initiales des États-Unis, mais désigne le domaine
d’activité auquel le serveur est rattaché ; par exemple, les universités américaines ont pour
extension .edu et les entreprises commerciales utilisent l’extension .com. Cette tendance à utiliser
des extensions non territoriales se généralise et de nombreuses entreprises européennes utilisent
des extensions .com. Le symbole “ arrobas ” @ se lit at, ce qui signifie “ sur ”.
5 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
Les progrès réalisés en télécommunications, notamment grâce à l’utilisation des fibres
optiques, offrent une très grande rapidité de transmission de données, dont profite également la
messagerie électronique. Par ailleurs, les coûts d’une telle communication sont beaucoup plus
réduits que l’équivalent postal. Pour un particulier, ces coûts se réduisent à ceux de l’accès au
réseau et à ceux d’une communication téléphonique au tarif local. La messagerie électronique,
dans le sillage du réseau Internet, voit son développement croître à une allure exponentielle.
Toutefois, à l’instar du réseau Internet, quelques failles subsistent principalement celles relatives à
la confidentialité et à la fiabilité des réseaux (voir sécurité informatique).
6 DIFFUSION (NETCASTING)
On distingue deux grandes façons d’accéder à de l’information. La première consiste à demander
l’information lorsqu’on en a besoin à celui qui la possède : c’est donc le demandeur ou client qui a
l’initiative. La deuxième consiste à attendre que celui qui possède l’information la diffuse à tous
ceux qui écoutent à ce moment là : c’est alors le possesseur ou serveur qui a l’initiative. On appelle
usuellement le premier mode d’accès à l’information le pull et le deuxième mode le push. Le
premier mode est peu avantageux pour le serveur si un grand nombre de personnes veulent la
même information (il va passer son temps à faire la même chose) ; en revanche, il est avantageux
pour le client qui est sûr d’obtenir l’information quand il en a besoin. À l’inverse, le push est
avantageux quand de nombreux clients veulent la même information à peu près en même temps
(par exemples les données météorologiques ou les cours de la Bourse). Le serveur va diffuser
périodiquement cette information et il suffit que les clients connaissent la périodicité ou écoutent
suffisamment longtemps pour qu’ils puissent accéder à l’information. C’est le principe de la radio
ou de la télévision, transposé au domaine informatique.
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Un domaine d’application privilégié est la diffusion sélective d’informations. Une personne déclare
auprès d’un serveur son profil : par exemple sur un site de vente de livres, la personne indique ses
auteurs préférés ou les sujets qui l’intéressent. Ainsi, lorsqu’un ouvrage correspondant au profil
apparaît, la personne est automatiquement avertie par un e-mail de la sortie de l’ouvrage.
Ce mode de diffusion peut être mis en œuvre sur des technologies Web via des mécanismes
comme les CDF (Channel Definition Format), qui permettent à un utilisateur de surveiller les mises
à jour des sites Web.
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