École royale de l’air de Marrakech Année 2020/2021
Problème 1 : Une sous-algèbre particulière de L(E)
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n ≥ 2 sur K = R ou C. L(E) désigne l’algèbre des endomorphismes
de E; si h, g ∈ L(E), l’endomorphisme composé h ◦ g sera noté simplement hg, l’identité se notera I.
Si f est un endomorphisme de quelconque de E, on note f 0 = I et pour tout k ∈ N∗ , f k désigne l’endomorphisme
Xp p
X
composé de k endomorphismes égaux à f ; si P = ak X k ∈ K[X], P (f ) désigne l’endomorphisme ak f k . On
k=0 k=0
note aussi K[f ] = {P (f ); P ∈ K[X]} et C(f ) = {g ∈ L(E); f g = gf }
Partie 1: Préliminaires
Soit (e1 , e2 , ..., en ) une base de E. fi,j désigne l’élément de L(E) défini par:
(
fi,j (ej ) = ei
∀i, j, k ∈ [[1, n]],
fi,j (ek ) = 0 si k 6= j
¬ Vérifier les relations fi,j fk,l = δj,k fi,l où δj,k désigne le symbole de Kronecker.
Montrer que (fi,j )1≤i,j≤n est une base de L(E)
Partie 2: Commutant d’un endomorphisme
Soit f un endomorphisme quelconque de E.
¬ (a) Montrer que C(f ) est une sous-algèbre de L(E).
(b) Montrer que K[f ] est une sous-algèbre de L(E) contenue dans C(f ).
(c) Si f est une homothétie, déterminer C(f ) et K[f ].
Dans la suite on montre que si C(f ) = K[f ] alors f est une homothétie.
Dans cette question, on suppose que pour tout vecteur x ∈ E la famille (x, f (x)) est liée.
(a) Démontrer que : ∀x ∈ E, ∃λx ∈ K, f (x) = λx .x
(b) Soit (x, y) ∈ (E \ {0})2 , démontrer que si la famille (x, y) est liée alors λx = λy .
(c) Soit (x, y) ∈ (E \ {0})2 , démontrer que si la famille (x, y) est libre alors λx = λy .
On pourra calculer f (x + y).
(d) En déduire alors que f est une homothétie.
® On suppose maintenant que f n’est pas une homothétie.
(a) Démontrer qu’il existe x ∈ E tel que la famille (x, f (x)) est libre.
(b) Justifier l’existence d’une famille (e3 , ..., en ) d’éléments de E telle que la famille (x, f (x), e3 , ..., en ) soit une base
de E.
(c) On désigne par h la symétrie de E par rapport à vect(x) parallèlement à vect(f (x), e3 , ..., en ).
Comparer h(f (x)) et f (h(x)) puis en déduire que h ∈ / C(f ).
¯ On suppose maintenant que C(f ) = L(E). Montrer, en utilisant les questions précédentes, que f est une
homothétie.
Partie 3: Endomorphismes cycliques
Soit f un endomorphisme de E. On dit que f est cyclique s’il existe x0 ∈ E tel que la famille (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 ))
est une base de E
¬ Exemples d’endomorphisme cyclique :
Soit f ∈ L(E) un endomorphisme de E.
(a) Dans cette question, on suppose que dim(E) = 2. Montrer que
f est cyclique ⇔ f n’est pas une homothétie
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(b) Dans cette question, on suppose que dim(E) = n et f nilpotent d’indice n.
(i) Justifier qu’il existe x0 ∈ E tel que f n−1 (x0 ) 6= 0.
(ii) Montrer que la famille (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E et conclure que f est cyclique.
Dans la suite de cette partie, on considère f ∈ L(E) un endomorphisme cyclique et x0 ∈ E tel que la famille
B = (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E.
Matrice d’endomorphisme cyclique :
0 0 ... 0 λ0
n−1
1 0 ... 0 λ1
λk f k (x0 ) et que M atB (f ) = 0 1 ... 0 λ2
X
(a) Montrer qu’il existe λ0 , λ1 , ..., λn−1 ∈ K tels que f n (x0 ) =
.. .. .. .. ..
k=0 . . . . .
0 0 ... 1 λn−1
(b) Montrer que det(f ) = (−1)n+1 λ0 .
(c) Justifier que rg(f ) ≥ n − 1 et rg(f ) = n − 1 ⇔ λ0 = 0.
® Commutant d’un endomorphisme cyclique :
On considère g ∈ C(f ).
n−1
X
(a) Montrer qu’il existe α0 , α1 , ..., αn−1 ∈ K tels que g(x0 ) = αk f k (x0 ).
k=0
n−1
X
(b) Montrer que g = αk f k .
k=0
(c) En déduire que C(f ) = K[f ] et que (Id, f, f 2 , ..., f n−1 ) est une base de C(f ).
Partie 4: Étude d’une sous-algèbre particulière de L(E)
On considère A un hyperplan de L(E) stable par composition des applications.
On se propose de montrer que A est une sous-algèbre de L(E).
¬ Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que A soit une sous-algèbre de L(E).
On veut montrer que I ∈ A. Pour cela, raisonnant par l’absurde, on suppose que I ∈ /A
Montrer que A et vect(I) sont supplémentaires dans L(E).
® Soit p la projection sur vect(I) parallèlement à A. Montrer que p est un morphisme d’algèbres.
¯ Montrer que si f ∈ L(E) et f 2 ∈ A, alors f ∈ A.
° Soit i, j ∈ [[1, n]].
(a) Montrer que si i 6= j, alors fi,j ∈ A.
(b) En déduire que fi,i ∈ A.
± Conclure.
*****Fin****
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Partie 1: Questions préliminaires
¬ Soient f, g ∈ L(E), montrons que f = g ⇔ ∀r ∈ J1, nK, f (er ) = g(er ).
⇒) est triviale.
n
X
⇐) Soit x ∈ E, comme (e1 , e2 , ..., en ) une base de E, il existe α1 , α2 , · · · , αn ∈ K tels que x = αr er .
r=1
n
X n
X Xn
Par linéarité de f, g on a f (x) = αr f (er ) = αr g(er ) = g( αr er ) = g(x)
r=1 r=1 r=1
par suite f = g.
Commentaire: Deux endomorphismes de E sont égaux si et seulement si s’il coı̈ncident sur les éléments d’une base
de E.
n
X
Déduire les relations fi,j fk,l = δj,k fi,l et fi,i = Id.
i=1
Soit r ∈ J1, nK, (fi,j fk,l )(er ) = fi,j (fk,l (er )) = fi,j (δr,l ek ) = δr,l fi,j (ek ) = δr,l δk,j ei et (δj,k fi,l )(er ) = δj,k fi,l (er ) =
δj,k δr,l ei , d’après la question précédent on aura fi,j fk,l = δj,k fi,l .
Xn X n n
X
( fi,i )(er ) = fi,i (er ) = δr,i ei = er = Id(er )
i=1 i=1 i=1
n
X
par suite fi,i = Id.
i=1
® Montrons que (fi,j )1≤i,j≤n est une base de L(E).
comme (fi,j )1≤i,j≤n est une famille de L(E) de cardinal n2 = dim(L(E)), il suffit de montrer qu’elle est libre, pour
n X
X n
cela, soient (αi,j )1≤i,j≤n une famille de scalaire tel que αi,j fi,j = 0.
i=1 j=1
n X
X n n X
X n
αi,j fi,j = 0 ⇒ ∀r ∈ J1, nK, αi,j fi,j (er ) = 0.
i=1 j=1 i=1 j=1
n X
X n
⇒ ∀r ∈ J1, nK, αi,j δr,j ei = 0.
i=1 j=1
Xn
⇒ ∀r ∈ J1, nK, αi,r δr,r ei = 0. car δr,j = 0 si j 6= r.
i=1
Xn
⇒ ∀r ∈ J1, nK, αi,r ei = 0.
i=1
⇒ ∀r ∈ J1, nK, ∀i ∈ J1, nK, αi,r = 0. car (e1 , e2 , ..., en ) une base de E.
Partie 2: Commutant d’un endomorphisme
Soit f un endomorphisme quelconque de E.
¬ (a) Montrons que C(f ) est une sous-algèbre de L(E).
Soient g, h ∈ C(f ) et α ∈ K.
• (αg + h)f = αgf + hf = αf g + f h = f (αg + h), donc αg + h ∈ C(f ).
• (gh)f = g(hf ) = g(f h) = (gf )h = (f g)h = f (hg), donc gh ∈ C(f )
• Id ∈ C(f ).
par suite C(f ) est une sous-algèbre de L(E).
(b) Montrons que K[f ] est une sous-algèbre de L(E) contenue dans C(f ).
Soient P, Q ∈ K[X] et α ∈ K.
• αP (f ) + Q(f ) = (αP + Q)(f ) ∈ K[f ].
• P (f ) ◦ Q(f ) = (P × Q)(f ) ∈ K[f ].
• Pour P = 1, on a Id = P (f ) ∈ K[f ].
Par suite K[f ] est une sous-algèbre de L(E).
Montrons que K[f ] ⊂ C(f ).
On sait que pour tout P, Q ∈ K[X], on a P (f ) ◦ Q(f ) = (P × Q)(f ), donc P (f ) ◦ Q(f ) = Q(f ) ◦ P (f ).
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En particulier pour Q = X, on aura P (f ) ◦ f = f ◦ Q(f ), donc P (f ) ∈ C(f ), par suite K[f ] ⊂ C(f ).
(c) Si f est une homothétie, déterminons C(f ) et K[f ].
• Si f est une homothétie, alors tout endomorphisme de E commute avec f , alors C(f ) = L(E).
• Si f = λId, une homothétie de rapport λ, alors pour tout k ∈ N, f k = λk Id, par suite pour tout P ∈ K[X],
P (f ) = P (λ)Id ∈ vect(Id), d’où K[f ] ⊂ vect(Id).
Réciproquement, pour tout α ∈ K, αId = P (f ) ∈ K[f ] pour P = α, ainsi vect(Id) ⊂ K[f ].
On conclut que K[f ] = vect(Id).
Autre méthode: On sait que pour tout f ∈ L(E), K[f ] est un K espace vectoriel de dimension d = deg(πf ) et
(Id, f, f 2 , ..., f d−1 ) est une base de K[f ].
Si f = λId, une homothétie de rapport λ, alors πf = X − λ, par suite K[f ] est de dimension deg(πf ) = 1 et (Id)
est une base de K[f ], ainsi K[f ] = vect(Id).
Dans cette question, on suppose que pour tout vecteur x ∈ E la famille (x, f (x)) est liée.
(a) Montrons que pour tout x ∈ E \ {0}, il existe un unique λx ∈ K tel que f (x) = λx .x
Existence:
Soit x ∈ E \ {0}, comme la famille (x, f (x)) est liée, il existe αx , βx ∈ K non tous nuls, tel que αx .x + βx .f (x) = 0,
par l’absurde si βx = 0, alors αx .x = 0, puisque x 6= 0, alors αx = 0 contradiction avec αx , βx non tous nuls.
par suite αx 6= 0, la relation αx .x + βx .f (x) = 0 devient f (x) = − αβxx = λx x avec λx = − αβxx .
Unicité:
0 0
Soient λx , λx ∈ K tels que f (x) = λx x et f (x) = λx x
0 0 0 0
donc λx x = λx x, d’où (λx − λx )x = 0, comme x 6= 0, alors λx − λx = 0, ainsi λx = λx .
(b) Soit (x, y) ∈ (E \ {0})2 , tel que la famille (x, y) est liée, montrons λx = λy .
comme la famille (x, y) et liée et x 6= 0, on peut écrire y = αx avec α ∈ K.
donc f (y) = αf (x), d’où λy y = αλx x = λx y, par suite (λy − λx )y = 0, puisque y 6= 0, alors λx = λy
(c) Soit (x, y) ∈ (E \ {0})2 , tel que la famille (x, y) est libre, montrons que λx = λy .
On a f (x + y) = f (x) + f (y), donc λx+y (x + y) = λx x + λy y, d’où (λx+y − λx )x + (λx+y − λy )y = 0, or la famille
(x, y) est libre, alors λx+y − λx = 0 et λx+y − λy = 0, par suite λx = λx+y = λy .
(d) Déduisons que f est une homothétie.
D’après (b) et (c), on a pour tout x, y ∈ E \ {0}, λx = λy , d’où l’application x 7→ λx est constante, ainsi il existe
λ ∈ K une constante tel que pour tout x ∈ E \ {0}, λx = λ.
par suite pour tout x ∈ E \ {0}, f (x) = λx x = λx et donc ∀x ∈ E, f (x) = λx.
on conclut que f est une homothétie de rapport λ et on a :
f est une homothétie ⇔ ∀x ∈ E, la famille (x, f (x)) est liée
® On suppose que f n’est pas une homothétie.
(a) Montrons qu’il existe x ∈ E tel que la famille (x, f (x)) est libre.
Par l’absurde si pour tout x ∈ E, la famille (x, f (x)) est liée.
alors d’après la question précédente, on aura f est une homothétie ce qui est absurde.
ainsi il existe x ∈ E tel que la famille (x, f (x)) est libre.
(b) Justifions l’existence d’une famille (e3 , ..., en ) d’éléments de E telle que la famille (x, f (x), e3 , ..., en ) soit
une base de E.
Comme la famille (x, f (x)) est libre et dim(E) = n, d’après le théorème de la base incomplète, il existe e3 , · · · , en ∈ E
tel que la famille (x, f (x), e3 , ..., en ) soit une base de E.
(c) On a h la symétrie de E par rapport à vect(x) parallèlement à vect(f (x), e3 , ..., en ).
par définition de h, on a si c = a + b avec (a, b) ∈ vect(x) × vect(f (x), e3 , ..., en ), alors h(c) = a − b.
alors h(x) = x et h(f (x)) = −f (x), par suite h(f (x)) = −f (x) 6= f (x) = f (h(x)), (f (x) 6= 0 car la famille (x, f (x))
est libre).
¯ On suppose que C(f ) = L(E). Montrons que f est une homothétie.
Par l’absurde, si f n’est pas une homothétie, alors h ∈
/ C(f ), donc C(f ) 6= L(E).
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On conclut alors que
f est une homothétie ⇔ C(f ) = L(E)
Partie 3: Endomorphismes cycliques
Soit f un endomorphisme de E. On dit que f est cyclique s’il existe x0 ∈ E tel que la famille (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 ))
est une base de E
¬ Exemples d’endomorphisme cyclique :
Soit f ∈ L(E) un endomorphisme de E.
(a) On suppose que dim(E) = 2, alors
f n’est pas une homothétie ⇔ ∃x ∈ E, tel que la famille, (x, f (x) est libre
⇔ ∃x ∈ E, tel que la famille, (x, f (x) est une base de E, car dim(E) = 2.
⇔ f est cyclique.
(b) On suppose que dim(E) = n et f nilpotent d’indice n.
(i) On a f nilpotent d’indice n, donc f n−1 6= 0, d’où ∃x0 ∈ E tel que f n−1 (x0 ) 6= 0.
(ii) Montrons que la famille (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E.
Cette famille est de cardinal n = dim(E), il suffit de montrer qu’elle est libre.
n−1
X
Soient α0 , α1 , ..., αn−1 ∈ K tels que αi f i (x0 ) = 0 (∗)
i=0
Montrons par récurrence forte et finie sur 0 ≤ k ≤ n − 1, que αk = 0.
• On compose (∗) par f n−1 , on obtient α0 f n−1 (x0 ) = 0, puisque f n−1 (x0 ) 6= 0, alors α0 = 0.
• Soit 0 < k ≤ n − 1, supposons que α0 = α1 = · · · = αk−1 = 0 et montrons que αk = 0, comme α0 = α1 = · · · =
n−1
X
αk−1 = 0, alors (∗) devient αi f i (x0 ) = 0 (∗∗)
i=k
On compose (∗∗) par f n−1−k , on trouve αk f n−1 (x0 ) = 0, puisque f n−1 (x0 ) 6= 0, alors αk = 0.
Ainsi α0 = α1 = · · · = αn−1 .
Comme (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E, alors f est cyclique.
Dans la suite de cette partie, on considère f ∈ L(E) un endomorphisme cyclique et x0 ∈ E tel que la famille
B = (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E.
Matrice d’endomorphisme cyclique :
(a) On a B = (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) est une base de E et f n (x0 ) ∈ E, alors il existe λ0 , λ1 , ..., λn−1 ∈ K
n−1
X
n
tels que f (x0 ) = λk f k (x0 ),
k=0
En appliquant la définition de la matrice d’un endomorphisme dans une base, on obtient :
0 0 ... 0 λ0
1 0 . . . 0 λ1
M atB (f ) = 0 1 . . . 0 λ2
.. .. . . . ..
. . . .. .
0 0 ... 1 λn−1
(b) Montrons que det(f ) = (−1)n+1 λ0 .
0 0 ... 0 λ0
1 0 ... 0 λ1
On a det(f ) = det(M atB (f )) = 0 1 ... 0 λ2 en développant ce dernier par rapport à la première ligne,
.. .. .. .. ..
. . . . .
0 0 ... 1 λn−1
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1 0 ... 0
0 1 ... 0
on obtient det(f ) = (−1)n+1 λ0 . . . = (−1)n+1 λ0
.. .. . . ...
0 0 ... 1
(c) Comme les colonnes C1 , C2 , ..., Cn−1 sont libres, alors rg(f ) ≥ n − 1
rg(f ) = n − 1 ⇔ rg(f ) 6= n car rg(f ) ≥ n − 1
⇔ det(f ) = 0
⇔ λ0 = 0
® Commutant d’un endomorphisme cyclique : On considère g ∈ C(f ).
(a) On a B = (x0 , f (x0 ), · · · , f n−1 (x0 )) est une base de E et g(x0 ) ∈ E, alors il existe α0 , α1 , · · · , αn−1 ∈ K
n−1
X
tels que g(x0 ) = λk f k (x0 ).
k=0
n−1
X
(b) Montrons que g = αk f k .
k=0
n−1
X
D’après la question préliminaire ¬, il suffit de montre que g, αk f k coı̈ncident sur les éléments de la base
k=0
B = (x0 , f (x0 ), ..., f n−1 (x0 )) = (f i (x0 )0≤i≤n−1 .! !
n−1
X n−1
X
puisque f i et f k commutent, alors αk f k (f i (x0 )) = f i k
αk f (x0 ) = f i (g(x0 )) = g(f i (x0 )), car f, g
k=0 k=0
commutent.
(c) Montrons que C(f ) = K[f ].
• On vu que K[f ] ⊂ C(f ),
n−1
X
• Soit g ∈ C(f ), d’après la question précédente, il existe α0 , α1 , · · · , αn−1 ∈ K tels que g = αk f k
k=0
n−1
X
donc g = P (f ) ∈ K[f ] avec P = αk X k , d’où C(f ) ⊂ K[f ].
k=0
n−1
X
Montrons que (Id, f, f 2 , ..., f n−1 ) est une base de C(f ). Pour tout g ∈ C(f ), on a g = αk f k ∈ K[f ] où
k=0
α0 , α1 , · · · , αn−1 ∈ K, donc (Id, f, f 2 , ..., f n−1 ) est une famille génératrice de C(f ), il reste à montrer qu’elle est
libre,
n−1
X n−1
X
Soient β0 , β2 , · · · , βn−1 ∈ K tels que βk f k = 0, alors βk f k (x0 ) = 0, puisque B = (x0 , f (x0 ), · · · , f n−1 (x0 ))
k=0 k=0
est une base de E, alors β0 = β1 = · · · = βn−1 = 0.
Partie 4: Étude d’une sous-algèbre particulière de L(E)
On considère H un hyperplan de L(E) stable par composition des applications.
On se propose de montrer que H est une sous-algèbre de L(E).
¬ La condition nécessaire et suffisante pour que H soit une sous-algèbre de L(E) est Id ∈ H.
On veut montrer que Id ∈ H. Pour cela, raisonnant par l’absurde, on suppose que Id ∈
/H
Montrons que H et vect(Id) sont supplémentaires dans L(E).
Comme H est un hyperplan de L(E), et Id ∈ / H, alors L(E) = H ⊕ vect(Id).
® Soit p la projection sur vect(Id) parallèlement à H. Montrons que p est un morphisme d’algèbres.
Comme p est linéaire, il reste à montrer que p(Id) = Id et p(f1 ◦ f2 ) = p(f1 ) ◦ p(f2 ) pour tout f1 , f2 ∈ L(E).
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Par définition de p, si f = h + λId avec h ∈ H et λ ∈ K, alors p(f ) = λId.
• D’après la définition de p, on a p(Id) = Id.
• Soient f1 , f2 ∈ L(E), donc f1 = h1 + λ1 Id et f2 = h2 + λ2 Id avec h1 , h2 ∈ H et λ1 , λ2 ∈ K.
On a f1 ◦ f2 = (h1 ◦ h2 + λ2 h1 + λ1 h2 ) + λ1 λ2 Id, puisque h1 , h2 ∈ H et H est un hyperplan stable par composition,
alors h1 ◦ h2 + λ2 h1 + λ1 h2 ∈ H, par suite p(f1 ◦ f2 ) = λ1 λ2 Id = p(f1 ) ◦ p(f2 ).
¯ Montrons que si f ∈ L(E) et f 2 ∈ H, alors f ∈ H.
Comme f ∈ L(E) = H ⊕ vect(Id), alors il existe un unique (h, λ) ∈ H × K tel que f = h + λId
On a f 2 = (h2 + 2λh) + λ2 Id, puisque h ∈ H et H est un hyperplan stable par composition, alors h2 + 2λh ∈ H. Or
f 2 = (h2 + 2λh) + λ2 Id = f 2 + 0 et f 2 , (h2 + 2λh) ∈ H et la somme est directe, alors h2 + 2λh = f 2 et λ2 Id = 0,
par suite λ = 0, ainsi f = h + λId = h ∈ H.
° Soit i, j ∈ J1, nK.
(a) Montrer que si i 6= j, alors fi,j ∈ H.
2
D’après la question préliminaire fi,j = δj,i fi,j = 0 ∈ H, car i 6= j, d’après la question précédente, on aura
fi,j ∈ H.
(b) Montrons que fi,i ∈ H.
On a fi,i = fi,j fj,i , pour i 6= j, d’après la question précédente, on a fi,j , fj,i ∈ H, puisque H est stable par compo-
sition, alors fi,i ∈ H
Xn
± D’après la question préliminaire , on a Id = fi,i . Or fi,i ∈ H et H est un hyperplan, alors Id ∈ H, ce qui
i=1
contredit Id ∈
/ H, donc notre supposition est fausse, par suite Id ∈ H.
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