La sémantique occupe des signes, Saussure :
- signifiant : succession de sons qui change dans les différentes langues : chien, cane, dog
- signifié : abstrait, c’est un concept
Souvent, le sens (signification) peut être compris grâce au contexte dans lequel un mot est utilisé.
Quand on parle de signification on ne doit pas oublier la distinction:
- dénotation : signification en sens propre
- connotation : signification qui s’ajoute à la dénotation
Pour la sémantique on parle de sèmes (traits sémantiques) qui sont l’unité minimale de
signification.
Grille sémique
AVEC UN DOSSIER AVEC DES BRAS
CHAISE + -
Phraséologie
Le sens est figuratif. ‘’Expressions idiomatiques’’ ou ‘’énoncés métaphoriques’’.
1) Il (element comparatif) est têtu comme un âne (comparant). SIMILITUDE
2) Il a la ruse du renard
Relation d’équivalence : l’homme s’approprie une caractéristique associée au renard. Pourquoi on
dit le renard et non le tigre ou le lion.
Un monument de bêtise, analyser dans leur ensemble. ‘’Déclaration métaphorique’’.
Métaphore filée, reproduite tout au long du discours.
Une faim de loup ; métaphore morte, lexicalisé.
Un Faubert, la métonymie est basée sur une relation logique de proximité entre les deux.
1) Ils n’ont même pas un toit.
La synecdoque est une partie de l’ensemble.
1) Le roi des animaux (leone)
Périphrase. Il s’agit d’une explication.
Comment nous définissons la métaphore ?
Traditionnellement, la métaphore a toujours été considérée comme ‘figure rhétorique’, quelque
chose qui est utilisé comme embellissement du langage.
Tout cela a duré jusqu’à la publication d’un texte intitulé Metaphors we live by écrit par Lakoff et
Johnson. Ce texte a ouvert la porte à la recherche de la linguistique cognitive, qui tente de
comprendre comment la pensée est élaborée et comment celle-ci se réalise à travers la langue.
Selon les deux américains, la métaphore est inhérente au langage. Le langage est une faculté
commune à tous. Le langage est réalisé à travers les différentes langues.
Un exemple peut être La discussion c’est la guerre, métaphore conceptuelle (établit une égalité
entre un concept abstrait et un concept concret).
Différence entre métaphores vives (creatives) et métaphores conventionnelles.
Modèle général de métaphore : le domaine cible est le domaine source.
La métaphore pour être comprise, elle doit être partagée par le locuteur et l’interlocuteur.
Les schémas d’image
L’amour est un concept si vaste et complexe que nous pourrions créer tant de métaphores.
Les deux domaines doivent être différents et leur juxtaposition doit être partielle. Le concept doit
être structuré, c’est-à-dire que la guerre (La discussion, c’est la guerre) prévoit les adversaires, le
territoire de guerre, etc, donc quand on met en comparaison la guerre avec la discussion, on doit
superposer la structure de la guerre à la discussion, il y a des éléments de mise en valeur et des
éléments qui sont masqués.
Les principaux types de métaphores identifiés par la théorie de Lakoff et Johnson sont 3:
1. MÉTAPHORES CONCEPTUELLES /STRUCTURELLES liées à l’expérience concrète.
Exemple : la métaphore de la guerre est une métaphore multidimensionnelle qui présente des
éléments tels que les participants et l’objectif pour définir la situation.
En changeant la situation change aussi la structure. Voyage, voyageurs.
2. MÉTAPHORES D’ORIENTATION sont reliées aux directions avec lesquelles nous nous
déplaçons à l’intérieur de tout type de contexte.
-> LA SANTÉ ET LA VIE SONT EN HAUTS, LA MALADIE ET LA MORT EN BAS
Ces typologies de métaphores ont une VALEUR UNIVERSELLE : relation du corps avec l’espace.
À chaque paire (haut/bas ; dehors/dedans ; dessus/dessous) est associée une valeur de
positivité et de négativité.
3. MÉTAPHORES ONTOLOGIQUES nous font comprendre des concepts abstraits à travers des
substances et des entités. PERSONNIFICATION-> conceptualiser quelque chose en termes d’entité
physique. Religion.
1 Entité ou substance
L’ESPRIT EST UN OBJET FRAGILE
-Je suis à ramasser à la petite cuillère.
2 Contenants > LES ZONES TERRITORIALES :
-Il est en vue, il est en hors de vue.
> ACTIONS, ÉTATS:
-Il est en plein désespoir. -> il me donne l’idée d’ȇtre à l’intérieur du désespoir
FRANÇAIS EN AFRIQUE est une entité extérieure qui s’installe en Afrique
FRANÇAIS D’AFRIQUE est le français qui a été modelé sur les modèles culturels africains.
Le concept de famille est significatif en linguistique.
Image methaphorique : UNE MÈRE NON BIOLOGIQUE, pas une mère au sens propre parce que la
mère est quelque chose de biologique qui protège toujours.
Thème: le comparé, domain cible
Phore: le comparant, le domaine source.
La métaphore prototypique est celle qui établit une équivalence, une identité entre le THÈME et le
PHORE, elles utilisent le verbe être.
Dislocations. Le sujet, est placé au début de la phrase.
• L'enfer, c’est les autres.
MODÈLES DE MÉTAPHORES CONSTRUITES AVEC LE VERBE ÊTRE
Cadre N1 déf. Être N2 déf. → L’étoile du matin est Vénus // Vénus est l’étoile du matin →
rapport d’IDENTIFICATION, qui permet la PERMUTATION.
Cadre N1 déf. Être un N2 → L’avare est un aveugle.
Cadre un N1 être un N2 → Un homme est un mammifère
- Un homme est un mammifère bipède→ le deuxième élément de la métaphore est rendu plus
spécifique par une expansion (une relative ou un adj).
DÉFINITIONS ESSENTIELLES, Définitions du dictionnaire plus scientifiques.
La définition métaphorique est plus proche des définitions accidentelles parce qu’elle est
subjective et toujours liée à un contexte.
La métaphore permet de recatégoriser un élément parce qu’elle nous permet de le réinterpréter,
de l’associer à quelque chose de nouveau et différent.
EXERCICE 3 :
1. Un flot de voitures se répand dans la ville flot= comparant, voitures= comparé
Métaphore in presentia
Comparé et comparant sont presents, ils sont deux susbstantifs
Métaphore in absentia
Le comparé est absent
Ex. l’or du soir (souvent un adjective ou un verbe)
Il y a trois types de métaphores en absentia :
ASSOCIATION VERBE-ADVERBE (rare)
43. L'autorité publique doit religieusement exécuter vos décrets
ASSOCIATION SUBSTANTIF-ADJECTIF (à pivot adjectival)
« sa voix chaude », sémantique, deux domaines expérientiels différents.
Hypallage.
J’avais extrait la signification loyale d’Irène. (Char, Seuls demeurent)
L’adjectif « loyale » se réfère à « signification » du point de vue syntactique. Cependant, du point
de vue sémantique, « loyale » se réfère à Irène.
[L’hypallage est une figure de style et de rhétorique qui consiste en la construction de mots où
deux termes sont liés syntaxiquement alors qu’on s’attendrait à voir l’un des deux rattaché à un
troisième.]
ASSOCIATION VERBE-SUBSTANTIF (Métaphores à pivot verbal)
Exemple (51) : Je fais bouillir et je mange mon cœur. (Baudelaire, Un Fantôme)
Ici, le rapport atypique s’établit entre le sujet et le verbe car je peux bouillir et je peux manger un
cœur, ce qui crée la métaphore est le « je » e « mon ».
La formation du type faire + SN
Un verbe comme « musiquer » est construit sur la base du fait qu’il existe une série d’expressions
comme faire du chant, faire du tricot, etc. qui ont un verbe spécifique correspondant, donc rien ne
nous empêche de penser à « faire de la musique » et donc « musiquer ».
Métaphore appositive
23. l'homme-chien
24. Arrive l'avenir, le gendarme de Dieu (Hugo, Châtiments)
S’ajoute généralement à un substantif, une caractérisation pas nécessaire.
Métaphore en « de », le thème et le phore sont liés par une préposition.
33. Chien du berger (pastore)-> RÉFÉRENCE ACTUELLE
34. Chien de berger -> RÉFÉRENCE VIRTUELLE
«Soit le chien du berger ; le chien appartienne au berger. Un chien de berger, un chien qui, par sa
race, sa nature, semble destiné à servir un berger » (Guillaume)
Courir à la fortune. La différence de préposition est lexicalisée : on peut trouver « courir à »
(abstrait) et « courir vers » (concret).
Le cas particulier de l'infinitif
35. Partir est une souffrance
36. Partir, une souffrance
On revient aux métaphores conceptuelles qui ont aussi une version visuelle.
Les métaphores ne font proprement partie de la phraséologie, mais il existe des expressions
métaphoriques qui rentrent dans ce groupe. On peut construire une métaphore en choisissant
librement les mots pour la construire. Tandis que la phraséologie est un groupe de mots formant
une unité et ne pouvant pas être modifié à volonté, des expressions figées, qui ont un différent
degré de figement. Elles peuvent avoir une extension variable. Le sens n’est JAMAIS le sens
propre.
Tomber dans les pommes
Il a cassé sa pipe
Lune de miel, canapé-lit
Les mots composés et les autres expressions figés sont des expressions polilexicales, donc
formées en bloc.
« Dormir comme un loir ». Ici, « dormir » garde sa signification. Même si elle est une expression
figée, c’est en tout cas une expression métaphorique.
« Il a cassé sa pipe » pas utilisé dans son sens propre.
Du point de vue de la syntaxe, « poser un lapin à quelqu’un » a la même structure que « poser une
question à quelqu’un » qui est, par contre, une phrase libre, c’est-à-dire une structure SUJET +
VERBE + OBJET DIRECT + OBJET INDIRECT.
Définition de phraséologie :
La phraséologie est le phénomène par lequel certains éléments de la phrase sont construits en
transgressant les règles de sélection de leurs constituants lexicaux ou morphologiques.
Dans ce type d’expressions, ce n’est donc pas la syntaxe qui pose des problèmes, mais c’est le
contenu.
On parle d’unités phraséologiques.
La phraséologie, débute dans les années ’50 du XXème siècle avec Charles Bally et son œuvre la
plus connue, le Traité de stylistique française.
L’expression metaphorique est une manière d’exprimer quelque chose et implique une rhétorique
et une stylistique subjectifs.
Les groupe des types de phrases qui rentrent dans le domaine de la phraséologie sont les
collocations (semi figées), les expressions idiomatiques (figées) et les parémies (proverbes).
Collocation « Tomber amoureux » —> les collocations sont extrapolées à partir de la fréquence
avec laquelle un mot est utilisé avec un autre. Dans ce cas « tomber » est aussi associé à « tomber
malade ». Les expressions idiomatiques, au contraire, restent inchangés.
La structure syntactique d’une phrase idiomatique est la même d’une phrase libre.
Paul a cassé sa pipe, Paul a cassé la fenetre
On a des cases comme « les carottes sont cuites-> contexte
Le phénomène du figement, quand les structures restent immobiles.
1 « il y a anguille sous roche » n’est pas clair ; NON-COMPOSITIONNALITÉ DU SENS.
2 La NON SUBSTITUABILITÉ PRAGMATIQUE signifie que je ne peux pas substituer les éléments
dans l’expression : c’est interdit aussi dire «il y a deux anguilles sous roche ».
3 La NON-MODIFIABILITÉ est une question de type syntactique. Par exemple si je dis « il y a une
anguille sous roche ».
Voilà les critères qui nous permettent de reconnaître les expressions.
Absence d’article
Le verbe est vide semantiquement
Arcaismes
‘Propriétés transformationnelles’, transformations de type syntactique que l’on peut faire à partir
d’une phrase de base, ‘active’. De cette dernière, on peut passer à la phrase passive, on peut faire
la ‘pronominalisation’, la ‘relativisation’ et d’autres changements sur le substantif (du singulier au
pluriel) et sur le verbe (morphologique et morphosyntactique).
Luke a pris le livre
- Luke l’a pris (pronominalisation)
- C’est le livre que Luke a pris (relativisation)
En faisant ce type d’opération, on peut comprendre que certaines phrases idiomatiques sont plus
fixes que d’autres (degré de fixation).
Expressions idiomatiques : histoire et tradition.
Qu’est-ce qu’il signifie ‘expression idiomatique’ ? Idio = quelque chose qui appartient à la culture
populaire. Proverbes. Celui qui connaît le français contemporain, pourrait ne pas comprendre le
français du Moyen Âge, parce que l’évolution de la langue française pendant les siècles a été très
forte. Ces structures ont devenu sujet d’intéresse pour les linguistes de la lexiculturologie.
Caractéristiques des collocations
Elles sont imprevisibles
Elles sont recurrentes e formees par deux ou plusieurs mots
Les unités sont « préfabriquées ». Par exemple, quand on découvre un nouveau mot, on devrait
aussi apprendre des autres mots qui sont généralement utilisés ensemble au mot principal.
La compositionnalité du sens distingue les collocations des structures idiomatiques (les structures
idiomatiques n’ont pas de compositionnalité).
Collocations :
Binaires, composées par deux mots : base (mot choisit librement) + collocatif (choisit en
fonctionne)
Complexes, plusieurs mots
Passer un examen. La base est « examen », « passer » est le collocatif.
Combinations possibles : nom prep nom, nom adj., verb objet, nom nom.
Un aspect important des collocations c’est la traduction. Quand il y a deux langues
typologiquement proches, certaines fois la structure et la signification sont identiques : collocation
transparente (ici c’est possible ajouter des autres éléments, ENORME abuso di potere).
Difference entre collocations, expressions idiomatiques et mots composés
Les mots composés sont plus proches aux expressions idiomatiques, car quand on dit « feu
rouge » on ne trouve pas une base et un collocatif.
Dans les études les plus récentes, on évite d’utiliser le mot « proverbe », mais on utilise parémie.
Il y a un problème du point de vue traductologique : certains sont translinguistiques (présents
dans plusieurs langues du point de vue conceptuel, mais leur formulation peut être très différente
d’une langue à l’autre).
Il y a aussi un problème du point de vue diachronique et un problème du point de vue
synchronique : lorsqu’on analyse des proverbes utilisés en italien, en français, en espagnol, etc.
dans notre époque actuelle, on faut une étude synchronique.
Les formules sont des énoncés rigides, souvent archaïques, qui sont utilisés dans certaines
cérémonies officielles ou dans des textes juridiques. Termes qui se réfèrent aux énoncés
sentencieux : « maxime », aphorismes… DIFFERENCES :
Concept d’autorité, les maximes sont associées à un certain auteur, autorité spécifique.
Caractère normatif : le proverbe énonce une norme en vigueur dans la société. « Tel père tel fils ».
Apophtègma, diction memorable de la methodologie classique. « Paris vaut bien une messe », un
dicton d’Henri de Navarre (il vaut la peine de faire des sacrifices pour un but élevé, christianisme).
Sevilla nous parle d’archilexème, qui est un lexème qui englobe les proverbes.
Les parémies comprennent plusieurs groupes :
-publicitaire (slogan) : Beaucoup de slogans sont formulés syntactiquement en suivant le modèle
propre aux proverbes.
-les parémies de tradition populaire : les proverbes, les dictons, les phrases proverbiales, les
maximes, les sentences, etc.
-les parémies de tradition scientifique : aphorismes, sentences philosophiques, etc.
1971 : les études sur les proverbes commencent.
Définitions de parémie.
Sevilla nous dit que le proverbe est une parémie qui se caractérise par une thématique générique,
avec un sens idiomatique, et se traduit en quelque chose de moral, universel, car il y a des aspects
importants et omniprésents dans la vie de l’homme, comme l’amitié, la vie, la mort. La structure
est généralement binaire (« Si X>Y »: principe d’implication). Plus le proverbe est générique, plus il
y a la capacité de survivre à travers les siècles (verbes conjugués au présent d’indicatif).
PRÉSENT → double signification :
DÉICTIQUE-RÉFÉRENTIELLE qui renvoie au moment présent
ATEMPORELLE : une phrase toujours vraie.
LES PROVERBE PEUVENT ÊTRE :
Proverbes dialogues : ils sont formés comme un dialogue. Exemple : Il ne faut jamais dire... ;
Proverbes locaux ou historiques : Ils se réfèrent à des régions spécifiques ou à des événements
historiques. Exemple : Qui voit Ouessant, voit son sang.
DIFFERENCE ENTRE PROVERBE ET DICTON (méterologique)
Les dictons (ayant ce lien avec des situations spécifiques) ont eu plus de difficultés à survivre.
DÉFINITION DICTON → Le dicton est une parémie populaire applicable aux situations très
concrètes. Les dictons diffèrent des proverbes moraux par leur caractère régional et leur
thématique spécifique, sur la météorologie, les activités du travail, la superstition ou la croyance.
Leurs structure suit (dans la plupart des cas) un lien logique : « SE A ALLORA B »
‘’Mémoriser en compétence’’ →
DOMADA : Si je voulais établir une équivalence entre les proverbes et l’élément d’un système
linguistique tout entier, avec quel élément peux-je établir cette équivalence ?
ANGELO RÉPOND : La phonétique parce que j’apprends et je mémorise.
Ces structures sont des structures rigides, fixes, au moment où je les apprends, je les apprends
comme des structures entières et, donc, équivalent, à des mots. Cette phrase-ci je la produis du
point de vue phonétique (la verbalizzo) mais, dans la phase d’apprentissage je l’apprends en bloc.
Cela signifie ’’mémoriser en compétence’’.
Une caractéristique que l’on retrouve dans ces phrases proverbiales (et qui est aussi l’un des traits
d’un syntaxe archaïque) est la SUPPRESSION D’ÉLÉMENTS GRAMMATICAUX
-Mauvaise herbe ne meurt pas (les prépositions et les determinants).
Le proverbe ne peut avoir un sujet quelconque, il doit avoir une valeur générique.
1) une proposition relative sans antécédent (les phrases qui commencent par le ‘’qui’)’.
2) un nom accompagné d’un article défini à la valeur générique
ex. « L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE »
« Le moine » est vu comme catégorie générale d’être humain
3) le pronom indéterminé « on »
4) je, tu, vous perdent toute valeur déictique (contexte)
5)le pronom indéfini tel-> ‘’TEL QUI RIT VENDREDI DIMANCHE PLEURERA ‘’ (chi)
POUR LES COMPLÉMENTS-> la morphologie du complément s’accorde avec celle du sujet :
- L’absence d’article -> ‘’PAUVRETÉ N’EST PAS VICE’’
POUR LES ÉLÉMENTS MORPHOLOGIQUES DÉICTIQUES : ils sont généralement exclus et, lorsqu’ils
sont présents, ils ont perdu leur valeur déictique
ex. ‘’AUJOURD’HUI’’, je ne me réfère vraiment à ‘’aujourd’hui’’.
NOM PROPRE : Le locuteur doit comprendre de quoi je parle.
TRAIT DISTINCTIFS DES PROVERBES : l’ORGANISATION BINAIRE, cette structure est soulignée par
les stratégies mnémotechniques :
Le rythme et la rime = le rythme est donné par le nombre des syllabes d’un énoncé.
Une syntaxe défectueuse ou archaïque
Quelques figures rhétoriques récurrentes, par exemple :
-répétition, (Tel père, tel fils) ;
-assonance (v) ou allitération (c).
Types de phrases génériques:
Nécessairement vraies : « Les triangles sont des figures géométriques » analyses qui
démontrent la véridicité de l’énoncé.
Une vérité générale elles ne se basent pas sur des études spécifiques.
Une image « locale » pour un certain locuteur : « Les dentistes sont antipathiques »
généralisation de la réalité qui parte d’une expérience individuelle. Les idées stéréotypées
fonctionnent dans la même manière.
Les proverbes fonctionnent comme stéréotypes culturels.
Les proverbes et ses règles
Forme affirmative : Qui a bu boira règles énoncées à la forme affirmative
Forme négative (Négation simple ou double négation, sémantiquement proche d’une valeur
affirmative : Pas de rose sans épines. Je suis en train de dire la même chose de “tutte le rose
hanno le spine”, la vérité est la même.
L’EQUIVALENCE PAREMIOLOGIQUE, la traduisibilité des proverbes.
Passages à suivre: on part d’un proverbe, puis on considère les textes et, enfin, les variantes
diachroniques et synchroniques de ce proverbe.
Exemples de classes d’équivalence, de groups de proverbes qui sont équivalents en ce qui
concerne le concept. Souvent l’opposition est presque insignifiante (pl vs sing). On peut avoir des
proverbes avec des oppositions lexicales, mais le concept reste le même : qui prend s’engage, qui
prend se vend
Les variantes proverbiales
Le même proverbe peut apparaître avec de différentes structures, toujours en respectant le
modèle de référence.
Les proverbes avec qui, il faut et on, sont les 3 structures proverbiales les plus fréquentes.
Classe en QUI (Chi)
Qui femme a guerre a (ordre SOV, l’inversion du verbe. Structure archaïque).
Variante restructurée selon l’ordre du français contemporain : Qui a terre a guerre
Il peut y avoir une alternance entre les structures avec QUI et QUAND ON.
Dans d’autres cas, il peut y avoir une alternance entre QUI et IL FAUT (verbe devoir)
La classe IL FAUT (bisogna)
Il faut vivre avec son temps.
Ce n’est pas un proverbe, mais cela pourrait être un proverbe car cette phrase a une nature
d’obligation morale.
Le locuteur peut modifier ce proverbe et ajouter des éléments :
Il faut d’abord balayer devant sa porte
La classe ON
On V1 mais V2 = Si può V1 ma V2, par exemple Si può rimediare al malfatto, ma non al mal detto.
On donne un œuf pour recevoir un bœuf.
Ce type de proverbe a été créé successivement sur la base d’une assonance. En effet, il reprend le
proverbe traditionnel “Qui vole un œuf vole un bœuf”, qui commence à voler quelque chose de
petit, ensuite volera quelque chose de plus grand. Par contre, l’autre proverbe, qui lui ressemble
apparemment, a une signification différente : cela signifie rendre un petit service en vue d’en
obtenir un plus grand.
Le sens figuré
Tous les types d’énoncé que nous avons analysés pendant le cours se basent sur le sens figuré.
Cependant, avant de chercher à comprendre ce qu’est le sens figuré, il faut définir le sens propre
et donc remonter à la signification originelle. Cela, c’est l’approche de type diachronique.
En sinchronie, par contre, le sens propre d’un mot pourrait être l’usage plus fréquent que l’on en
fait. On ne se réfère pas seulement à la sinchronie actuelle. L’usage est lié aux textes qu’on a à
disposition et aux registres : standard ou plus familier.
Sens propre, sens figuré et par extension/analogie
Il n’existe pas seulement un sens propre et un sens figuré. Dans certains cas, on prend un mot et
on en fait un usage plus étendu, par analogie avec le sens propre du mot.
On dit, par exemple : Le pied d’un arbre, un type particulier de métaphore qui ont complètement
perdu leur caractère de métaphore. En ce cas on parle de catachrèse, une métaphore morte.
Régner.
Dans le Dictionnaire régner est “gouverner […], avoir du pouvoir, de l’autorité.”
“La justice doit régner ”. La justice ne peut pas régner. Ce sont les personnes qui règnent.
La phrase “Le peuple règne” fonctionne bien du point de vue de la structure car le sujet est un
élément animé. Cependant, même ici, si nous recherchons le sens propre de régner, nous
découvrons que le véritable sens propre de régner fait référence au roi.