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Définition de l'alcore et applications

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Feuille d'exercices n27 : corrigé

ECE3 Lycée Carnot

22 juin 2010

Exercice 1 (*)
L'application u est bien linéaire : si P et Q sont deux polynômes, et (λ, µ) un couple de réels,
u(λP + µQ) = X(λP + µQ)0 − (λP + µQ) = λXP 0 + µXQ0 − λP − µQ = λu(P ) + µu(Q). Son
noyau est constitué des polynômes vériant XP 0 − P . Comme on est dans R2 [X], on peut écrire
P (X) = aX 2 + bX + c, donc la condition devient X(2aX + b) − (aX 2 + bX + c) = 0, soit aX 2 + c = 0.
Cela n'est possible que si a = c = 0, donc Ker(u) = {aX | a ∈ R} = V ect(X).
Quant à l'image de u, calculons les images par u des éléments de la base canonique : u(1) = −1 ;
u(X) = 0 et u(X 2 ) = 2X 2 − X 2 = X 2 . On en déduit que Im(u) = V ect(1, X 2 ).

Exercice 2 (**)
 
1 1 0
Pour la première application, on a comme matrice . Le noyau est l'ensemble des
−2 1 1

x + y =0
solutions du système homogène correspondant . La première équation
−2x + y + z = 0
donne y = −x, puis en remplaçant dans la deuxième −3x + z = 0, donc z = 3x. On a donc
Ker(u) = {(x, −x, 3x) | x ∈ R} = V ect((1, −1, 3)). Pour obtenir l'image, calculons les images par u
des vecteurs de la base canonique de R3 : u(1, 0, 0) = (1, −2) ; u(0, 1, 0) = (1, 1) et u(0, 0, 1) = (0, 1).
On a donc Im(u) = V ect((1, −2); (1, 1); (0, 1)). Mais cette famille n'est pas libre et par ailleurs
engendre R2 tout entier (en eet, on a par exemple (x, y) = x(1, 1) + (y − x)(0, 1)). On a donc en
fait Im(u) = R2 .
 
1 1 0
La matrice de la deuxième application est  1 0 1 . Le noyau est l'ensemble des solutions
0 1 1
d'un système qui peut s'écrire sous la forme y = −x ; z = −x et z = −y , donc x = −x = 0, puis
y = z = 0. Le noyau de u est donc réduit au vecteur nul (autrement dit, u est injective). L'image est
engendrée par les trois vecteurs (1, 1, 0), (1, 0, 1) et (0, 1, 1) et on vérie facilement que cette famille
est libre (le système à résoudre est le même que pour le calcul du noyau). Il s'agit donc d'une base de
R3 (puisqu'elle comporte trois élémants), donc Im(u) = R3 (en fait, u est une application bijective,
ce qu'on peut également prouver en constatant que sa matrice est inversible).

Rappelons que la base canonique de R3 [X] est constituée des polynomes 1, X , X 2 et X 3 . On


a u(1) = (1, 1, 1, 1) ; u(X) = (1, 2, 3, 4) ; u(X 2
) = (1, 4, 9, 16) etenn u(X 3 ) = (1, 8, 27, 64), donc
1 1 1 1
 1 2 4 8 
la matrice de u dans les bases canoniques est  1 3 9 27 . Le noyau de u est constitué des

1 4 16 64
polynomes de degré 3 qui s'annulent pour x = 1, x = 2, x = 3 et x = 4. Mais un tel polynome, s'il
n'est pas nul, se factorise par (X − 1)(X − 2)(X − 3)(X − 4), et doit donc être de degré au moins 4.

1
On a donc Ker(u) = {0}. Quand à l'image, elle est engendrée par les quatre vecteurs calculés plus
haut. Montrons que la famille est libre : si une combinaison linéaire de ces quatre vecteurs s'annule,
cela signie que le polynome correspondant s'annule en 1, 2, 3 et 4, ce dont on a déjà dit que c'était
impossible sauf pour le polynome nul. L'image est donc de dimension 4, donc Im(u) = R4 .

Exercice 3 (*)
 
1 1
La matrice de f dans les bases canoniques est M = . Vérions qu'elle est inversible.
1 −1
Pour cela, on va plutôt résoudre le système formé des deux équations x + y = a et x − y = b. En
a+b a−b
faisant la somme des deux, on obtient x = , et en faisant la diérence y = . Le système est
2 2
1 1
  
x+y x−y
donc bien de Cramer, et la matrice inverse est M −1 = 2
1
2 et f −1 (a, b) = , .
2 − 12 2 2

Exercice 4 (**)
     
a b −a −b −a a − b
• Soit M = . On a alors AM = et M B = . On a
c d a−c b−d −c c − d
 
0 −a
donc AM − M B = . Cette matrice est nulle seulement si a = 0 et b = c, donc
a b−c
      
0 b 0 1 0 0
Ker(u) = | b, d ∈ R2 = V ect ; .
b d 1 0 0 1
     
a b −a −b −a + b −b
• Soit M = . On a alors AM = et M A = . On a
c d a−c b−d −c + d −d
 
−b 0
donc AM − M A = . Cette matrice est nulle seulement si b = 0 et a = d, donc
a−d b
      
a 0 1 0 0 0
Ker(u) = | a, c ∈ R2 = V ect ; .
c a 0 1 1 0
     
a b c 0 0 0 0 b 2c
• Soit M =  d e f . On a alors AM =  d e f  et M A =  0 e 2f . On a
g h i 2g 2h 2i 0 h 2i
 
0 −b −2c
donc AM − M A =  d 0 −f . Cette matrice est nulle seulement si b = c = d = f =
2g h 0
  
 a 0 0 
g = h = 0, donc Ker(u) =  0 e 0  | a, e, i ∈ R3
0 0 i
 
     
1 0 0 0 0 0 0 0 0
= V ect  0 0 0 ; 0 1 0 ; 0 0 0 . Autrement dit, Ker(u) est l'ensemble
   
0 0 0 0 0 0 0 0 1
des matrices diagonales de M3 (R).
     
a b c a b c a b 2c
• Soit M =  d e f . On a alors AM =  d e f  et M A =  d e 2f . On
g h i 2g 2h 2i g h 2i
 
0 0 −c
a donc AM − M A =  0 0 −f . Cette matrice est nulle seulement si c = f = g =
g h 0

2
  
 a b 0 
h = 0, donc Ker(u) =  d e 0  | a, b, d, e, i ∈ R5 , qu'on peut bien sûr écrire comme
0 0 i
 
d'habitude comme espace vectoriel engendré ici par 5 matrices.

Exercice 5 (*)

x + 2y = 0
Le noyau de p est constitué des solutions du système homogène . Les deux
2x + 4y = 0
équations sont proportionnelles et équivalentes à x = −2y , donc Ker(p) = {(−2y, y) | y ∈ R} = 
1 2
V ect((−2, 1)). L'image de p est engendrée par les images de (1, 0) et de (0, 1), qui valent ,
   5 5
2 4 1 2
et , . Ces deux vecteurs étant proportionnels, on a simplement Im(p) = V ect , (ou
5 5 5 5
même Im(p) = V ect((1, 2)) si on veut faire plus simple). Pour calculer p2 , rien de plus simple :
1 1 1
p(p(x, y)) = (x + 2y + 2(2x + 4y), 2(x + 2y) + 4(2x + 4y)) = (5x + 10y, 10x + 20y) = (x +
25 25 5
2y, 2x + 4y), on a bien p2 = p (ce qui fait de p ce qu'on appelle en termes techniques un projecteur).

Exercice 6 (**)
1. Par dénition, la matriceest constituée des
 coordonnées données dans l'énoncé disposées en
1 −3 −7
colonnes, elle vaut donc −1 2 4 .

2 −1 1

 x − 3y − 7z = −1
2. Il faut résoudre le système −x + 2y + 4z = 1
2x − y + z = 8


 x − 3y − 7z = −1
⇔ −y − 3z = 0
−5y − 15z = −10

Les deux dernières équations étant incompatibles, (−1, 1, 8) nn'a

pas d'antécédent par u.
 x − 3y − 7z = −2
De même, pour le deuxième vecteur, il faut résoudre le système −x + 2y + 4z = 1
2x − y + z = 3


 x − 3y − 7z = −2
⇔ −y − 3z = −1
−5y − 15z = −5

Cette fois-ci, les deux dernières équations sont équivalentes et donnent y = 1 − 3z . En rempla-
çant dans la première équation, on obtient x − 3 + 9z − 7z = −2, soit x = 1 − 2z . Finalement,
les antécédents de (−2, 1, 3) sont les vecteurs de la forme (1 − 2z, 1 − 3z, z), pour une certaine
valeur réelle de z .
3. u n'est pas injective ni surjective puisque certains éléments ont une innité d'antécédents, et
d'autres n'en ont pas.

Exercice 7 (*)

 Les matrices
 appartenant
 au
noyau de u sont celles vériant a = c, a = b et d = 0, donc Ker(u) =
a a 1 1
= V ect . Quant à l'image on l'obtient comme d'habitude en regardant les
a 0 1 0

3
       
1 1 0 −1 −1 0 0 0
images des vecteurs de la base canonique : Im(u) = V ect , , , .
0 0 0 0 0 0 1 1
On peut constater que les trois premières images ne forment pas une famille libre (leur somme est nul)
et pousser un peu les calculs pour obtenir que les matrices appartenant à l'image sont exactement
celles vériant c = d.

Exercice 8 (***)

 16x + 4y − 4z = 0
1. Il s'agit de résoudre le système AX = 0, c'est-à-dire −18x − 4y + 5z = 0 . La
30x + 8y − 7z = 0

somme L1 − L2 donne z − 2x = 0, la combinaison 2L1 − L3 donne 2x − z = 0. Ces deux
équations étant équivalentes, le système n'est pas de Cramer, ses solutions doivent vérier
z = 2x puis, en divisant la première ligne par 4, 4x + y − z = 0, donc y = z − 4x = −2x.
Finalement Ker(u) = {(x, −2x, 2x) | x ∈ R} = V ect((1, −2, 2)).
2. Encore des systèmes à résoudre : 
 16x + 4y − 4z = x
u(x, y, z) = (x, y, z) ⇔ M X = X ⇔ −18x − 4y + 5z = y
30x + 8y − 7z = z


 15x + 4y − 4z = 0
⇔ −18x − 5y + 5z = 0
30x + 8y − 8z = 0

Cette fois-ci, les lignes L1 et L3 sont manifestement proportionnelles. De plus, 5L1 + 4L2 donne
x = 0. Les deux premières équations se réduisent alors à y = z , ce qui signie que tous les
vecteur de la forme (0, y, y), avec y 6= 0, sont vecteurs propres de u associés à la valeur propre
1.
Même

technique pour u(x, y, z) = 4(x, y, z), on se ramène au système homogène suivant :
 12x + 4y − 4z = 0
−18x − 8y + 5z = 0
30x + 8y − 11z = 0

La somme L2 + L3 donne 12x − 6z = 0, soit z = 2x, et la combinaison L3 − 2L1 donne
6x − 3z = 0, ce qui est une équation équivalente. Encore une fois, le système n'est pas de
Cramer, et en remplaçant dans la première équation on obtient 12x + 4y − 8x = 0, soit y = −x.
Finalement, les vecteurs propres sont de la forme (x, −x, 2x), avec x 6= 0.
3. On a trouvé trois vecteurs propres associés à trois valeurs propres distinctes (en comptant le
noyau calculé à la question précédente, qui correspond à la valeur propre 0). La famille formée
de ces trois vecteurs sera une base de R3 dans laquelle la matrice de u sera diagonale. Plus
précisément, enposant parexemple B = ((1, −2, 2); (0, 1, 1); (1, −1, 2)), la matrice de u dans
0 0 0
la base B sera  0 1 0 .
0 0 4
 
1 0 1
4. La matrice de passage est P =  −2 1 −1 . Il ne reste plus qu'à l'inverser. Pour changer
2 1 2

 x + z = a
du pivot de Gauss, résolvons le système −2x + y − z = b . On a donc x = a − z ,
2x + y + 2z = c

et en faisant la somme des deux dernières équations 2y + z = b + c, soit 2y = b + c − z . En
b c z
remplaçant dans la dernière équation, 2a − 2z + + − + 2z = c, soit z = 4a + b − c ; puis
2 2 2

4
 
−3 −1 1
x = −3a − b + c et y = b + z − 2x = −2a + c. C'est-à-dire que P −1 =  −2 0 1 
4 1 −1

Exercice 9 (***)
Ce n'est pas si dicile si on comprend bien ce qu'il faut faire. Soit λ ∈ R, λ sera valeur propre pour
l'application f si on peut trouver une suite bornée (un ) non nulle telle que f (un ) = λun , c'est-à-dire
si, ∀n ∈ N, un+1 − un = λun , ou encore un+1 = (1 + λ)un . De telles suites existent bien évidemment,
ce sont toutes les suites géométriques de raison 1 + λ. Mais pour que celles-ci (à l'exception de la
suite nulle) soient bornées, il faut absolument avoir |1+λ| 6 1, c'est-à-dire −1 6 1+λ 6 1, ou encore
−2 6 λ 6 0. Les valeurs propres de f sont donc tous les nombres réels compris dans l'intervalle [0; 2]
(une situation très diérente de ce que vous étudierez l'an prochain, où les valeurs propres seront
systématiquement en nombre ni.

Exercice 10 (EDHEC 2001) (***)


 
a 0 −a
1. (a) Au vu de la dénition de fa , on a Aa =  1 0 1 . On calcule sans problème
a 0 −a
 
0 0 0
A2a =  0 0 0 .
0 0 0
(b) Si Aa X = λX , on aura A2a X = λAa X = λ2 X . Or A2a X = 0 d'après le calcul précédent,
donc λ2 = 0 et λ = 0.
(c) Non, avec une colonne composée de 0, elle ne peut pas être inversible.
2. (a) La famille étant constitué de 3 vecteurs, il sut de prouver qu'elle est libre. Supposons
que λu1 + µe2 + νe3 = 0, alors λae1 + (λ + µ)e2 + (ν − λa)e3 = 0. La famille (e1 , e2 , e3 )
étant supposée être une base, on a alors λa = λ + µ = ν − λa = 0, dont découle facilement
λ = µ = ν = 0 (a étant supposé non nul). La famille est donc libre, et constitue une base
de E .
(b) En eet, par linéarité, f (u1 ) = af (e1 ) + f (e2 ) − af (e3 ) = 0, f (e2 ) = 0 et f (e3 ) = u1 , ce
qui correspond bien à la matrice donnée.
3. (a) La matrice de g ◦ g dans la base B0 est M × M = M 2 , celle de f est K , si les deux
applications sont égales, on doit donc avoir M 2 = K . On en déduit que M K = M M 2 =
M 3 = M 2 M = KM .
 
b c d
(b) Commençons par chercher les matrices commutant avec K : si M =  e f g ,
h i j
   
h i j 0 0 b
alors KM =  0 0 0  et M K =  0 0 e , l'égalité des deux matrices impose
0 0 0 0 0 h
 
b c d
donc e = h = i = 0 et b = j , soit M =  0 f g . On peut alors calculer M 2 =
0 0 b
 2 
b bc + cf 2bd + cg
 0 f2 f g + gb . Cette matrice doit être égale à K , ce qui impose b2 = f 2 = 0,
0 0 b2
donc b = f = 0 (ce qui annule deux autres coecients de la matrice). Il ne reste plus que

5
 
0 c d
la condition cg = 1, donc M =  0 0 g , avec cg = 1, ce qui correspond à la forme
0 0 0
de l'énoncé.
4. C'est évident, si la matrice de g ressemble à ceci, son carré est égal à K , donc g ◦ g = fa .

Exercice 11 (ESC 2001) (***)


1. (a) La famille étant constituée de trois vecteurs dans un espace de dimension 3, il sut de vé-
rier qu'elle est libre. Supposons donc que 
a(1, 2, 1)+b(1, −1, 0)+c(1, 1, 1) = (0, 0, 0). Cela
 a + b + c =0
revient à chercher les solutions du système 2a − b + c = 0 . La diérence des
a + c = 0

deux équations extrêmes donne immédiatement b = 0, et on a ensuite a + c = 2a + c = 0,
dont on déduit que a = c = 0, donc la famille est libre, et constitue une base de R3 .
   
1 1
(b) Calculons donc : f (v1 ) = A ×  2  =  2 , donc f (v1 ) = v1 . De même, on obtient
1 1
f (v2 ) = (0, 0, 0) et f (v3 ) = (−4, −4, −4) = −4v3
. La matrice de
 f dans la base B (qui est
1 0 0
constituée de vecteurs propres pour f est donc  0 0 0 .
0 0 −4
(c) La matrice P étant la matrice de passage de la base canonique à la base B, P −1 AP
représente la matrice de f dans la base B, c'est-à-dire la matrice calculée à la question
précédente, qui coïncide bien avec D.
(d) Plutôt que de calculer P −1 et nir par un produit matriciel, considérons g l'endom-
rorphisme dont B est la matrice dans la base canonique. On a g(1, 2, 1) = (0, 0, 0) ;
g(1, −1, 0) = (4, −4, 0) = 4(1, −1, 0) et g(1, 1, 1) = (−4, −4, −4) = −4(1, 1, 1). Les vec-
teurs de la base B sont donc également vecteurs propres pour g , et la matrice de g dans
cette base (qui est égale à P −1 BP , est donc diagonale (de coecients diagonaux 0, 4 et
−4).
2. (a) Constatons qu'en multipliant  à gauche
  par P, Yn = P −1 Xn ⇔ P Yn  = Xn .Il sut
−1 1 −3
maintenant de vérier que P  0  =  0  = X0 , et de même que P  −1  = X1 ,
2 1 −4
ce qui est vrai.
(b) En eet, Yn+2 = P −1 Xn+2 = P −1 AXn+1 +P −1 BXn = DP −1 Xn+1 +∆P −1 Xn = DYn+1 +
∆Yn .
(c) Le système s'obtient simplement en reprenant les expressions obtenues pour D et ∆.
On déduit de la première relation que la suite (un ) est constante à partir du rang 1,
donc ∀n > 1, un = −3 ; la suite des termes pairs de (vn ), mais également celle des
termes impairs, est géométrique de raison 4. Comme v0 = 0, on aura toujours v2n = 0 ;
par contre, v2n+1 = 4n v1 = −4n . Enn, la suite (wn ) est récurrente linéaire d'ordre 2,
d'équation caractéristique x2 + 4x + 4 = 0, soit (x + 2)2 = 0, donc wn = (α + βn) × (−2)n .
La condition w0 = 1 impose α = 2, et la condition w1 = 1 donne −2(α + β) = 4, donc
α + β = −2, d'où β = −4, soit wn = (2 − 4n)(−2)n .
(d) Il ne reste plus qu'à calculer Xn = P Yn . Si n est pair (non nul), on obtientXn =
n−1
−4 + (2 − 4n)(−2)n −3 − 4 2 + (2 − 4n)(−2)n
 
 −6 + (2 − 4n)(−2)n , si n est impair, Xn = 
 −6 + 4 2 + (2 − 4n)(−2)n .
n−1 
−3 + (2 − 4n)(−2)n 3 + (2 − 4n)(−2)n

6
Exercice 12 (EM Lyon 2010) (***)

Partie I
       
0 0 0 0 2 0 0 4
1. On calcule AF = puis AF A = ; AG = puis AGA =
2 0 0 4 3 2 4 12
   
0 2 4 6
et AH = puis AHA =
0 3 6 9
 
a b
2. Une matrice M = appartient à S2 si b = c, donc
c d
     
1 0 0 1 0 0
S2 = V ect , , = V ect(F, G, H). Les trois matrices formant
0 0 1 0 0 1
manifestement une famille libre (une combinaison linéaire des trois aura du mal à s'annuler),
c'est une base de S2 , qui est donc de dimension 3.
3. (a) La linéarité est facile à prouver : A(λS + µT )A = λASA + µAT A. D'après la question
précédente, si S ∈ S2 , S = αF + βG + γH , donc par linéarité u(S) = αAF A + βAGA +
γAHA. Chacune des trois matrices AF A, AGA et AHA étant symétrique (on les a
calculées plus haut), u(S) l'est aussi. L'application u est bien linéaire de S2 dans lui-
même.
(b) Ah ben, on a déjà tout fait !
(c) Comme u(F ) = AF A = 4H ; u(G) = AGA = 4G+12H et u(H) = AHA = 4A+6G+9H ,
la matrice recherchée est exactement la matrice M introduite un peu plus loin dans
l'énoncé.

Partie II

1. Pour prouver que −4 est valeur propre, il s'agit


 de résoudre, pour un vecteur-colonne à trois
 4z = −4x
lignes X , le système M X = −4X , c'est-à-dire 4y + 6z = −4y . Via les deux
4x + 12y + 9z = −4z

3
premières équations, x = −z et y = − z , et la dernière équation est alors automatiquement
4
vériée. Le réel
 −4 est donc
 bien valeur propre de v , avec pour vecteurs propres les vecteurs
3
de la forme −z, − z, z , avec z 6= 0.
4

 4z = x
De même, le système 4y + 6z = y donne x = 4z et y = −2z , et la dernière
4x + 12y + 9z = z

équation est alors toujours vérie, donc 1 est valeur propre, avec des vecteurs propres de la
forme (4z, −2z, z),pour z 6= 0.
 4z = 16x
Enn, le système 4y + 6z = 16y donne z = 4x et z = 2y , donc y = 2x, et
4x + 12y + 9z = 16z

encore une fois la dernière équation est alors toujours vériée, donc 16 est valeur propre, avec
des vecteurs propres de la forme (x, 2x, 4x), x 6= 0.
La matrice de v devient donc par exemple diagonale dans la base suivante : ((4, 3, −4); (4, −2, 1); (1, 2, 4)).
 
4 4 1
2. La matrice de passage s'écrit P =  3 −2 2 . La matrice P −1 M P est la matrice re-
−4 1 4
présentant v dans sa base de vecteurs propres, c'est donc une matrice diagonale de coecients
diagonaux −4, 1 et 16. Autrement dit, P −1 M P = D.
3. En eet, c'est vrai...

7
4. Commençons par tout développer dans l'égalité précédente : D3 − 13D2 − 52D + 64I = 0.
En multipliant l'égalité précédente à gauche par P et à droite par P −1 , on a P D3 P −1 =
13P D2 P −1 − 52P DP −1 + 64I . Or, M = P DP −1 , M 2 = P DP −1 P DP −1 = P D2 P −1 et
M 3 = M 2 × M = P D2 P −1 P DP −1 = P D2 P −1 , d'où l'égalité demandée.
5. C'est évident puisque u3 est représenté dans la base (F, G, H) par M 3 , u2 par M 2 et e par I
(ça c'est vrai dans n'importe quelle base).

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