45e Olympiade mathématique du Canada
Mercredi le 27 mars 2013
Problèmes et Solutions
1. Trouvez tous les polynômes à coefficients réels P (x) tels que
(x + 1)P (x − 1) − (x − 1)P (x)
est un polynôme constant.
Solution 1 : La réponse est : P (x) est un polynôme constant et P (x) ≡ kx2 +
kx + c pour toutes constantes k non nulle et c quelconque.
Notons Λ l’expression (x + 1)P (x − 1) − (x − 1)P (x), i.e. l’expression dans la
question.
En remplaçant x = −1 dans Λ, on trouve 2P (−1). De la même façon pour x = 1,
on trouve 2P (0). Puisque (x + 1)P (x − 1) − (x − 1)P (x) est un polynôme constant,
2P (−1) = 2P (0). Ainsi, P (−1) = P (0).
Soit c = P (−1) = P (0) et Q(x) = P (x) − c. Alors Q(−1) = Q(0) = 0. Ainsi,
0, −1 sont les racines de Q(x). Donc Q(x) = x(x + 1)R(x) pour un certain polynôme
R. On a ainsi P (x) − c = x(x + 1)R(x) ou P (x) = x(x + 1)R(x) + c.
En remplaçant l’expression dans Λ, on trouve
(x + 1)((x − 1)xR(x − 1) + c) − (x − 1)(x(x + 1)R(x) + c)
Ceci est un polynôme constant qui peut être simplifié à
x(x − 1)(x + 1)(R(x − 1) − R(x)) + 2c.
Il est donc nécessaire que x(x − 1)(x + 1)(R(x − 1) − R(x)) soit constant. Ainsi,
R(x−1)−R(x) = 0 comme polynôme. Donc R(x) = R(x−1) pour tout x ∈ R. Alors
R(x) est un polynôme qui prend la même valeur pour une infinité de valeurs de x. Soit
k une telle valeur. Alors R(x) − k a une infinité de racines, ce qui n’est possible que
si R(x) − k = 0 comme polynôme. Ainsi, R(x) doit être constant (et égal à k). On a
donc que Q(x) = kx(x+1) pour une constante k et P (x) = kx(x+1)+c = kx2 +kx+c.
Pour terminer, on vérifie que tous les P (x) = kx(x + 1) + c fonctionnent. On
remplace encore une fois dans Λ et on obtient
(x + 1)(kx(x − 1) + c) − (x − 1)(kx(x + 1) + c)
= kx(x + 1)(x − 1) + c(x + 1) − kx(x + 1)(x − 1) − c(x − 1) = 2c.
Ainsi, P (x) = kx(x + 1) + c = kx2 + kx + c est une solution à l’équation pour
toute constante k. De plus, on remarque que la solution fonctionne pour k = 0. Par
conséquent, les polynômes constants sont aussi solution de l’équation. ¤
Solution 2 : Comme pour la Solution 1, tout polynôme constant P satisfait la
propriété voulue. Nous supposerons donc P non constant.
Soit n le degré de P . Puisque P n’est pas constant, n ≥ 1. Soit
n
X
P (x) = a i xi ,
i=0
avec an 6= 0. Alors
n
X n
X
i
(x + 1) ai (x − 1) − (x − 1) ai xi = C,
i=0 i=0
pour une certaine constante C. Nous allons comparer les coefficients de xn du côté
gauche de l’équation avec ceux du côté droit. Puisque C est une constante et que
n ≥ 1, le coefficient de xn du côté droit est nul. On s’intéresse maintenant au coeffi-
cient de xn du côté gauche de l’expression.
On peut simplifier le côté gauche à
n
X n
X n
X n
X
x ai (x − 1)i + ai (x − 1)i − x a i xi + ai xi .
i=0 i=0 i=0 i=0
On cherche le coefficient de xn pour chacun de ces quatre termes.
Par le théorème du binôme, le coefficient pour xn dans le¡ premier
¢ terme est le
n
même que celui de x (an−1 (x − 1)n−1 + an (x − 1)n ) = an−1 − n−1 an = an−1 − nan .
Pour le second terme, on trouve qu’il est égal à celui de an (x − 1)n , qui est an .
Le coefficient de xn dans le troisième terme est an−1 et celui du quatrième terme
est an .
En additionnant ces quatres valeurs, on obtient an−1 − nan + an − an−1 + an =
(2 − n)an .
Cette expression est égale à zéro 0. Puisque an 6= 0, n = 2. Ainsi, P est un po-
lynôme de degré deux.
Soit P (x) = ax2 + bx + c, où a, b, c sont des nombres réels avec a 6= 0. Alors
(x + 1)(a(x − 1)2 + b(x − 1) + c) − (x − 1)(ax2 + bx + c) = C.
Après avoir simplifié le côté gauche, on trouve
(b − a)x + 2c = 2C.
Ainsi, b − a = 0 et 2c = 2C. Donc P (x) = ax2 + ax + c. Comme dans la solution 1,
la forme trouvée fonctionne pour tout a ∈ R\{0}. ¤
2. La séquence a1 , a2 , . . . , an consiste des nombres 1, 2, . . . , n écrits dans un certain
ordre. Pour quels entiers positifs n est-il possible que 0, a1 , a1 +a2 , . . . , a1 +a2 +. . .+an
aient tous des restes différents lorsque divisés par n + 1 ?
Solution : Ceci est possible si et seulement si n est impair.
Si n est pair, alors a1 + a2 + . . . + an = 1 + 2 + . . . + n = n2 · (n + 1), qui est
congruent à 0 mod n + 1. Ainsi, il est impossible de réaliser ce qui est demandé.
Prenons maintenant n impair. Nous allons montrer qu’il est possible de construire
a1 , a2 , . . . , an qui satisfait le critère demandé. Écrivons n = 2k +1 pour un certain en-
tier positif k et considérons la séquence suivante : 1, 2k, 3, 2k−2, 5, 2k−3, . . . , 2, 2k+1,
i.e. pour chaque 1 ≤ i ≤ 2k + 1, ai = i si i est impair et ai = 2k + 2 − i si i est pair.
Nous montrons pour commencer que 1, 2, . . . , 2k + 1 apparaissent chacun une fois
dans la séquence. Il y a clairement 2k + 1 termes dans la séquence. Pour tout nombre
impair m dans {1, 2, . . . , 2k + 1}, am = m. Pour tout nombre pair m dans le même
ensemble, a2k+2−m = 2k + 2 − (2k + 2 − m) = m. Ainsi, chaque chaque nombre
apparait une seule fois dans la séquence a1 , . . . , a2k+1 . Donc a1 , . . . , a2k+1 consiste bel
et bien des nombres 1, 2, . . . , 2k + 1 dans un certain ordre.
On trouve maintenant a1 + a2 + . . . + am (mod 2k + 2). Nous considérons les cas
où m est impair et où m est pair séparément. Soit bm = a1 + a2 . . . + am .
Si m est impair, on remarque que a1 ≡ 1 (mod 2k + 2), a2 + a3 = a4 + a5 = . . . =
a2k + a2k+1 = 2k + 3 ≡ 1 (mod 2k + 2). Ainsi, {b1 , b3 , . . . , b2k+1 } = {1, 2, 3, . . . , k + 1}
(mod 2k + 2).
Si m est pair, on remarque que a1 +a2 = a3 +a4 = . . . = a2k−1 +a2k = 2k +1 ≡ −1
(mod 2k + 2). Ainsi, {b2 , b4 , . . . , b2k } = {−1, −2, . . . , −k} (mod 2k + 2) ≡ {2k +
1, 2k, . . . , k + 2} (mod 2k + 2).
Les termes de la séquence b1 , b2 , . . . , b2k+1 ont donc bel et bien des restes différents
lorsque divisés par 2k + 2. Ceci complète le problème. ¤
3. Let G be the centroid of a right-angled triangle ABC with ∠BCA = 90◦ . Let P
be the point on ray AG such that ∠CP A = ∠CAB, and let Q be the point on ray
BG such that ∠CQB = ∠ABC. Prove that the circumcircles of triangles AQG and
BP G meet at a point on side AB.
Solution 1. Puisque ∠C = 90◦ , le point C repose sur le demi-cercle de diamètre
AB ce qui implique que si M est le point milieu du segment AB, alors M A = M C =
M B. Le triangle AM C est ainsi isocèle et on a ∠ACM = ∠A. Par définition, G
repose sur le segment M et il s’ensuit que ∠ACG = ∠ACM = ∠A = ∠CP A. Ceci
implique que les triangles AP C et ACG sont semblables et donc que AC 2 = AG·AP .
Si on note D le pied de la perpendiculaire à AB passant par C, les triangles ACD et
ABC sont semblables et ceci implique que AC 2 = AD ·AB. Ainsi, AG·AP = AC 2 =
AD·AB et, par la puissance d’un point par rapport à un cercle, le quadrilatère DGP B
est inscriptible dans un cercle. Ceci implique que D repose sur le cercle circonscrit du
triangle BP G. Par un argument symétrique, D repose aussi sur le cercle circonscrit
au triangle AGQ. Ces deux cercles se rencontrent donc au point D sur le segment
AB.
Solution 2. On définit D et M comme dans la Solution 1. Soit R le point du
côté AB tel que AC = CR et que le triangle ACR est isocèle. Comme ∠CRA =
∠A = ∠CP A, il s’ensuit que CP RA est inscriptible dans un cercle et donc que
∠GP R = ∠AP R = ∠ACR = 180◦ − 2∠A. Comme dans la solution Solution 1,
M C = M B et donc ∠GM R = ∠CM B = 2∠A = 180◦ − ∠GP R. Ainsi, GP RM
est inscriptible dans un cercle et par la puissance d’un point, AM · AR = AG · AP .
Comme ACR est isocèle, D est le point milieu de AR. Puisque M est le point milieu
du côté AB, il s’ensuit que AM · AR = AD · AB = AG · AP . Ainsi DGP B est
inscriptible dans un cercle et on a le même résultat que pour la Solution 1.
4. Soit n un entier positif. Pour tout entier positif j et nombre réel positif r, on
définit
µ ¶ µ» ¼ ¶
j j
fj (r) = min (jr, n) + min , n , and gj (r) = min (djre, n) + min ,n ,
r r
où dxe signifie le plus petit entier supérieur ou égal à x. Montrez que
n
X n
X
2
fj (r) ≤ n + n ≤ gj (r).
j=1 j=1
Solution 1 : Nous commençons par démontrer l’inégalité de gauche. On trace
tout d’abord un tableau n × n, avec ses coins positionnés en (0, 0), (n, 0), (0, n) et
(n, n) dans le plan cartésien.
On considère la droite ` de pente r qui passe par (0, 0). Pour chaque j ∈ {1, . . . , n},
on considère le point (j, min(jr, n)). On remarque que chaque point de cette forme
est soit sur ` où sur le côté supérieur du carré. Dans la j ème colonne à partir de la
gauche, on dessine le rectangle de hauteur min(jr, n). On remarque que la somme des
n rectangles est égale à l’aire du tableau sous la droite ` plus n triangles (peut-être
d’aire nulle) chacun de largeur au plus 1 et dont la somme des hauteurs P est au plus
n. Ainsi la somme des aires de ces n triangles est au plus n/2. Donc nj=1 min(jr, n)
est au plus l’aire du carré sous la droite ` plus n/2.
On cosidère la droite avec pente 1/r. Par symétrie autour de la droite y = x,
l’aire du carré sous la droite de pente 1/r est égale à l’aire du
P carré au-dessus de la
droite `. En utilisant le même raisonnement que plus tôt, nj=1 min(j/r, n) est au
plus l’aire du carré au-dessus de la droite ` plus n/2.
P P
Ainsi, nj=1 fj (r) = nj=1 (min(jr, n) + min( rj , n)) est au plus l’aire du tableau
plus n, qui est n2 + n. Ceci démontre l’inégalité de gauche.
Pour montrer l’inégalité de droite, on utilise le lemme suivant :
Lemme : Soit ` la droite de pente s passant par (0, 0). Alors P le nombre de carré
dans le tableau qui possèdent un point intérieur sous la droite ` est nj=1 min (djse, n).
Démonstration du lemme : Pour chaque j ∈ {1, . . . , n}, on compte le nombre de
carrés dans la j ème colonne (à partir de la gauche) qui contiennent un point intérieur
sous la droite `. La ligne x = j croise la droite ` en (j, js). Ainsi, comme chaque co-
lonne contient n carrés au total, le nombre de carrés qu’on cherche est min(djse, n).
En prenant la somme sur tous les j ∈ {1, 2, . . . , n} on démontre le lemme. Fin de la
preuve du lemme
Par le lemme, le côté droit de l’inégalité est égal au nombre de carrés qui possèdent
un point intérieur sous la droite de pente r plus le nombre de carrés possédant un
point intérieur sous la droite de pente 1/r. Par symétrie autour de y = x, le deuxième
nombre de la somme est égal au nombre de carrés possédant un point intérieur au-
dessus de la droite de pente r. Ainsi, la partie de droite de l’inégalité est égale au
nombre de carrés dans le tableau plus ceux dont ` traverse l’intérieur. Le premier est
égal à n2 . Ainsi, pour démontrer l’inégalité, il suffit de montrer que la droite passe
par l’intérieur d’au moins n carrés. Puisque ` a une pente positive, chaque ` passe
à travers n rangées et/ou n colonnes. Dans chaque cas, ` passe par l’intérieur d’au
moins n carrés. Ainsi, l’inégalité de droite tient. ¤
Solution
Pn 2 : On débute par montrer l’inégalité de gauche. On définit la fonction
f (r) = j=1 fj (r). Remarquons que f (r) = f (1/r) pour tout r > 0. Ainsi, on peut
supposer que r ≥ 1.
Soit m = bn/rc, où bxc signifie le plus grand entier plus petit ou égal à x. Alors
min(jr, n) = jr pour tout j ∈ {1, . . . , m} et min(jr, n) = n pour tout j ∈ {m +
1, . . . , n}. Remarquons que puisque r ≥ 1, min(j/r, n) ≤ n pour tout j ∈ {1, . . . , n}.
Ainsi,
Xn
1
f (r) = fj (r) = (1 + 2 + . . . m)r + (n − m)n + (1 + 2 + . . . + n) ·
j=1
r
m(m + 1) n(n + 1) 1
= ·r+ · + n(n − m) (1)
2 2 r
Par (??), remarquons que f (r) ≤ n2 + n si et seulement si
m(m + 1)r n(n + 1)
+ ≤ n(m + 1)
2 2r
si et seulement si
m(m + 1)r2 + n(n + 1) ≤ 2rn(m + 1) (2)
Puisque m = bn/rc, il existe un nombre réel b qui satisfait 0 ≤ b < r tel que
n = mr + b. En remplaçant l’égalité précédente dans l’équation (??) on trouve
m(m + 1)r2 + (mr + b)(mr + b + 1) ≤ 2r(mr + b)(m + 1),
si et seulement si
2m2 r2 + mr2 + (2mb + m)r + b2 + b ≤ 2m2 r2 + 2mr2 + 2mbr + 2br,
qui se simplifie à mr + b2 + b ≤ mr2 + 2br ⇔ b(b + 1 − 2r) ≤ mr(r − 1) ⇔
b((b − r) + (1 − r)) ≤ mr(r − 1). Ceci est vrai puisque
b((b − r) + (1 − r)) ≤ 0 ≤ mr(r − 1),
qui tient puisque r ≥ 1 et b < r. Ainsi, l’inégalité de gauche est démontrée.
PnOn démontre maintenant l’inégalité de droite. On définit la fonction g(r) =
j=1 = gj (r). Remarquons que g(r) = g(1/r) pour tout r > 0. Ainsi, on peut
supposer que r ≥ 1. On considère deux cas ; r ≥ n et 1 ≤ r < n.
Si r ≥ n, alors min(djre, n) = n et min(dj/re, n) = 1 pour tout j ∈ {1, . . . , n}.
Ainsi, gj (r) = n + 1 pout tout j ∈ {1, . . . , n}. Donc g(r) = n(n + 1) = n2 + n qui
implique que l’inégalité tient.
On considère maintenant le cas où 1 ≤ r < n. Soit m = bn/rc. Donc jr ≤ n pour
tout j ∈ {1, . . . , m}, i.e. min(djr, e, n) = djre et jr ≥ n pour tout j ∈ {m+1, . . . , n},
i.e. min(djre, n) = n. Ainsi,
n
X m
X
min(djre, n) = djre + (n − m)n. (3)
j=1 j=1
Pn
On s’intéresse maintenant à la deuxième somme j=1 min{dj/re, n}.
Comme r ≥ 1, min(dj/re, n) ≤ min(dn/re, n) ≤ n. Ainsi, min(dj/re, n) = dj/re.
Puisque m = bn/rc, dn/re ≤ m + 1. Comme r > 1, m < n, on a m + 1 ≤ n. Donc
min{dj/re, n} = dj/re ≤ dn/re ≤ m + 1 pour tout j ∈ {1, . . . , n}.
Pour tout entier positif k ∈ {1, . . . , m + 1}, on trouve le nombre d’entiers positifs
j ∈ {1, . . . , n} tels que dj/re = k. On note ce nombre par sk .
Remarquons que dj/re = k si et seulement si k − 1 < j/r ≤ k si et seulement
si (k − 1)r < j ≤ min(kr, n), puisque j ≤ n. Nous traiterons les cas k ∈ {1, . . . , m}
et k = m + 1 séparément. Si k ∈ {1, . . . , m}, alors min(kr, n) = kr, puisque r ≤ m
et m = bn/rc. L’ensemble des entiers positifs j satisfaisant (k − 1)r < j ≤ kr est
{b(k − 1)rc + 1, b(k − 1)rc + 2, . . . , bkrc}. Par conséquent,
sk = brkc − (br(k − 1)c + 1) + 1 = brkc − br(k − 1)c
pour tout k ∈ {1, . . . , m}. Si k = m + 1, alors (k − 1)r < j ≤ min(kr, n) = n.
L’ensemble des entiers positifs j satisfaisant (k − 1)r < j ≤ kr est {b(k − 1)rc +
1, . . . , n}. Alors sm+1 = n − br(k − 1)c = n − bmrc. Remarquons que ce nombre est
positif par la définition de m. Ainsi, par la définition de sk , nous avons
n
X µ» ¼ ¶ m+1
X
j
min ,n = ksk
j=1
r k=1
m
X m
X
= (k (bkrc − b(k − 1)rc)) + (m + 1)(n − brmc) = (m + 1)n − bkrc.
k=1 k=1
(4)
En prenant la somme de (??) et (??) on trouve que
m
X
2
g(r) = n + n + (djre − bjrc) ≥ n2 + n,
j=1
ce qui démontre l’inégalité de droite. ¤
5. Soit O le centre du cercle circonscrit d’un triangle aigu ABC. Un cercle Γ passant
par le sommet A croise les segments AB et AC aux points P et Q de façon à ce que
∠BOP = ∠ABC et ∠COQ = ∠ACB. Montrez que la réflexion de BC par la droite
P Q est tangente à Γ.
Solution. Soit R et B les points d’intersection du cercle circonscrit à OBP avec le
côté BC et soit ∠A, ∠B et ∠C les angles aux sommets A, B et C respectivement.
On remarque ensuite que ∠BOP = ∠B et ∠COQ = ∠C, et il s’ensuit que
∠P OQ = 360◦ −∠BOP −∠COQ−∠BOC = 360◦ −(180−∠A)−2∠A = 180◦ −∠A.
Ceci implique que AP OQ est un quadrilatère inscriptible dans un cercle. Puisque
BP OR est aussi inscriptible,
∠QOR = 360◦ − ∠P OQ − ∠P OR = 360◦ − (180◦ − ∠A) − (180◦ − ∠B) = 180◦ − ∠C.
Ceci implique que CQOR est un quadrilatère inscriptible dans un cercle. Puisque
AP OQ et BP OR le sont aussi,
∠QP R = ∠QP O + ∠OP R = ∠OAQ + ∠OBR = (90◦ − ∠B) + (90◦ − ∠A) = ∠C.
Comme CQOR est inscriptible, ∠QRC = ∠COQ = ∠C = ∠QP R ce qui im-
plique que le cercle circonscrit au triangle P QR est tangent à BC. De plus, puisque
∠P RB = ∠BOP = ∠B,
∠P RQ = 180◦ − ∠P RB − ∠QRC = 180◦ − ∠B − ∠C = ∠A = ∠P AQ.
Ceci implique que le cercle circonscrit à P QR est la réflexion de Γ par la droite P Q.
Par symétrie par la droite P Q, ceci implique que la réflexion de BC par la droite
P Q est tangente à Γ.