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Chapitre 3 Systèmes Hyperstatiques (Méthode Des Forces)

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Chapitre 3 Systèmes Hyperstatiques (Méthode Des Forces)

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RÉSISTANCE DES

MATÉRIAUX 3

CHAPITRE 3 : SYSEMES HYPERSTATIQUES


(METHODE DES FORCES)

Au profit des étudiants 4èmes année


Cycle Ingénieur Polytechnique
Spécialité Bâtiment Durable-G.C

Dr. Mohamed MERAZI


École nationale polytechnique d'Oran Maurice Audin
Département de Génie Civil
Email : [email protected]

Décembre 2023
1.0
SYSTEMES HYPERSTATIQUES
I-DEFINITIONS
En pratique, les structures sont classées en deux catégories : structures
isostatiques et structures hyperstatiques.

I.1) Structures isostatiques et structures hyperstatiques :


a) Structures isostatiques :
Une structure est isostatique, si les réactions d’appuis et tous les efforts
intérieurs peuvent être déterminés en utilisant seulement les équations de la statique :

=0 , =0
Dans le cas des systèmes isostatiques, les composantes des réactions se
calculent au moyen des équations d’équilibre de la statique seules :
Fx = 0 (équilibre horizontal)
Fy = 0 (équilibre vertical)
M/point = 0 (équilibre des moments de rotation)
b) Structures hyperstatiques :

Ce type de structure possède des liaisons surabondantes dont les forces ne


peuvent être déterminées en utilisant simplement les équations de la statique. Pour la
résolution du problème on a besoin d’autres équations supplémentaires.
Les liaisons surabondantes sont des liaisons supplémentaires qu’il faudrait
supprimer du système hyperstatique pour le rendre isostatique. Il existe deux types de
liaisons surabondantes :
- Les liaisons surabondantes extérieures : elles se trouvent au niveau des appuis
et représentées par les réactions. Dans ce cas l’hyperstaticité est appelée
hyperstaticité externe.
- Les liaisons surabondantes intérieures : elles sont celles qui proviennent des
contours fermés dans le cas des cadres (en ouvrant le contour, les efforts
internes deviennent des inconnues supplémentaires). Les liaisons
surabondantes intérieures peuvent se trouver aussi au niveau des systèmes en
treillis qui possèdent des barres en plus.
Dans ce cas l’hyperstaticité est appelée hyperstaticité intérieure.
En pratique, les structures sont intérieurement et extérieurement hyperstatiques
(hyperstaticité mixte).

1
Hyperstaticité
interne Hyperstaticité Hyperstaticité mixte
( externe
(int+ext)

Hyperstaticité interne Hyperstaticité externe Hyperstaticité


mixte
II-CALCUL DU DEGRE D’HYPERSTATICITE :
La différence entre le nombre d’inconnus et le nombre d’équations de la
statique constitue le degré d’hyperstaticité. Il est égal au même temps au nombre de
liaisons surabondantes. Il existe plusieurs méthodes pour le calcul du degré
d’hyperstaticité (D).

II – 1 Méthode des contours fermés. (C.F)- cas des cadres-


Cette méthode est applicable pour les cadres. On appelle un (C.F) un polygone
limité par des barres encastrées l’une dans l’autre. Dans un (CF) une barre peut
manquer à condition d’être remplacée par le sol dans lequel sont encastrées les barres
adjacentes. Le sol est considéré comme une barre de rigidité infinie (EI = ).

1 CF 1 CF 1 CF

Le degré d’hyperstaticité d’un CF est égal à (3). S’il existe une articulation le
(D) est réduit d’une unité. S’il existe un appui simple le (D) est réduit de deux unités.
Le degré d’hyperstaticité est calculé à partir de la formule suivante :

D = 3c-1a-2s
D: degré d’hyperstaticité.

c : contour fermé, a : articulation, s : appui simple.

2
Exemple 1: En utilisant la méthode des contours fermés calculer le degré
d’hyperstaticité du système indiqué dans la figure suivante :

C=5, a=2, S=2

D = 3C – a - 2S

D = 3(5) – (2) – 2 (2) = 9

II-2 Cas des poutres en treillis:


Le degré d’hyperstaticité dans le cas des poutres en treillis est calculé d’après
la formule suivante :

D =b - 2n + l
b : nombre de barres.
n : nombre des nœuds.
l : nombre des liaisons dans les appuis.
Exemple 2: Pour la poutre en treillis représentée sur la figure suivante, calculer
le degré d’hyperstaticité.

b = 27, n = 14, l=4

D = 27 – 2 (14) + 4 = 3

Le système est trois fois hyperstatique : deux (2) fois intérieurement et une (1)
fois extérieurement hyperstatique.

3
III-METHODES DE CALCUL DES STRUCTURES
HYPERSTATIQUES :
Pour résoudre un système hyperstatique (détermination des forces de liaisons,
ainsi que les efforts dans les sections des barres de la structure), il faut chercher
d’autres équations supplémentaires en plus des trois (3) équations de la statique. On
peut prendre, en qualité d’inconnues, tout aussi bien des forces que des déformations.
Dans le premier cas, nous aurons la méthode des forces, dans le second, la méthode de
déplacements.

A) METHODE DES FORCES

A-1) INTRODUCTION :

Dans cette méthode, on prend comme inconnues les forces au niveau des
liaisons surabondantes. On supprime les liaisons surabondantes et on les remplace par
des forces inconnues. La structure hyperstatique est transformée en structure
isostatique. Pour cette dernière on peut calculer les déplacements causés par les forces
dans les liaisons supprimées.

A-2-ETAPES DE CALCUL

Résoudre un système hyperstatique par la méthode des forces s’effectue dans


l’ordre suivant :

1- Détermination au degré d’hyperstaticité.

2- Définition du système de base : c’est la structure isostatique qui provient de la


structure hyperstatique après avoir supprimer les liaisons supplémentaires. Pour la
même structure hyperstatique, on peut avoir plusieurs systèmes de base.

P1 P2

Système Système Système


réel de base - de base -
1 2
H2
H2
M2
M1
V2
M2

4
3- Application au système de base les forces extérieures données ainsi que les efforts
surabondants inconnus qui remplacent les liaisons surabondantes éliminées. Le
système obtenu s’appelle le système équivalent (système de base + charges
extérieures).

4- Les déplacements des points d’application des réactions inconnues sont nuls, ils
peuvent être calculés par la méthode de Maxwell Mohr ou Véréchaguine.

5- Une fois les valeurs inconnues calculées, on détermine les réactions. Le système
devient isostatique et on reprend l’étude pour tracer le diagramme de (N, T, M).

A-3) EQUATIONS DE LA METHODE DES FORCES


Adoptons le système suivant comme une base d’étude (système réel). On a une
console sollicitée par une force extérieure (P), appliquée au niveau de l’extrémité libre.

- Ce système est une (01) fois hyperstatique : D = 1

- On établie le système de base : on supprime l’appui simple et on le remplace


par une réaction verticale (X1).

- On définit le système équivalent.

- Le déplacement vertical au niveau du point (1) est nul. L’appui ne peut pas se
déplacer. Ce déplacement est noté ( 1).

5
P
1 2
l/2 l/2

X1 = ?

P
(M)

(m)
(+) l
=1
P

1P

11

=1

1P : déplacement provoqué par la force (P) au niveau du point (1).

1X1 : déplacement provoqué par la force (X1) au niveau du point (1)

11 : déplacement provoqué par la force ( X 1 = 1 ) au niveau et dans le sens du point


(1).

Le déplacement total du point (1) est égal à :

1= 1X1 + 1p

1X1 = 11 X1

1 = 11 X1 + 1p =0

6
C’est la forme canonique de l’équation des déplacements pour un système
hyperstatique d’ordre (1). De cette formule, on a :

X1 = - 1p / 11

Pour un système doté de deux liaisons surabondantes ( D = 2 ), les équations


canoniques auront la forme suivante :
δ 11 X 1 + δ 12 X 2 + ∆ 1 p = 0
δ 21 X 1 + δ 22 X 2 + ∆ 2 p = 0

Pour un système hyperstatique à (n) inconnus on a :

δ11X1 + δ12 X 2 + δ13 X 3 + ............ + δ1n X n + ∆1 p = 0


δ 21X1 + δ 22 X 2 + δ 23 X 3 + ............ + δ 2n X n + ∆2 p = 0
δ i1 X 1 + δ i 2 X 2 + δ i 3 X 3 + δ ii X i + ........+ δ in X n + ∆ip = 0
δ n1 X1 + δ n2 X 2 + δ n3 X 3 + ............. + δ nn X n + ∆np = 0
D’une manière générale on aura le système suivant:

δi1 X1 + δi 2 X 2 + ..........+ δii X i + ..........+ δin X n + ∆ip = 0.........(1)

Les déplacements δij et ∆ip sont déterminés par la méthode de Mohr ou celle
de Véréchaguine.

δij : représente le déplacement selon la direction (Xi) quand le système de base


est soumis à l’action d’une force unitaire agissant suivant la direction (j), il sera
calculé d’après la relation :

1
δij = δ ji = mi m j dx
EI
∆ip : représente le déplacement selon la direction de l’inconnu (Xi) quand le
système de base sera soumis à l’action des charges nulles extérieures (système
équivalent).

7
1
∆ip = M pmi dx
EI
Après résolution des équations de la méthode des forces, on détermine les
forces inconnues :

X1, X2, X3,…, Xn


Ces inconnus sont mis en évidence au début du calcul.

Pour tracer le diagramme final des moments fléchissant on applique le principe


de superposition :

M x = M p + m1 X1 + m2 X 2 + ... + mn X n

- δij : Sont appelées coefficients secondaires des déplacements du à la multiplication


des diagrammes mxi, mxj
Ces coefficients peuvent être supérieurs, inférieure ou égale à zéro.
- δii : sont appelés coefficient principaux, ils représentent la multiplication du
diagramme (mxi) par lui-même, ils sont toujours positifs et différents de zéro.

A-4) APPLICATION DE LA METHODE DES FORCES POUR LES CADRES

Quand on a à calculer les cadres hyperstatiques, on ne retient dans la formue


générale de Mohr, que les intégrales tenant en compte les moments fléchissant
uniquement. On applique sur le système, isostatique de base les charges unitaires 1 ,
2 , 3 , … …… n = 1 , ainsi que les charges extérieures, puis on construit les
diagrammes respectifs des moments. Désignons respectivement par (MP), (m1, m2,
…mn) les diagrammes des moments fléchissant dus aux charges extérieures réelles (P)
et à la charge unitaire 1 = 1 ( état 1), 2 = 1 (état 2),…… n = 1 (état n).

D’après l’intégrale de Maxwell, on a :

1- Les déplacements spécifiques dont les indices coïncidents (coefficients principaux


des équations canoniques) se déterminent à partir des formules suivantes :

1 1 1
δ 11 = m1m1dx ; δ 22 = m2 m2 dx ; ……….. ; δ nn = mn mn dx
EI EI EI

2- Les déplacements spécifiques dont les indices sont différents (coefficients


secondaires) s’obtiennent à partir formules suivantes :

1 1 1
δ12 = m1m2 dx ; δ 13 = m1m3dx ; ……….. ; δ ik = mi mk dx
EI EI EI

8
En vertu du théorème de la réciprocité des déplacements, on a :

δ ik = δ ki

3- Le calcul des ∆ip se fait à partir des intégrales suivants:

1 1 1
∆1 p = m1M Pdx ∆2 p = m2 M Pdx ∆np = mn M Pdx
EI ; EI ; EI
Remarque :

Pour les diagrammes des moments fléchissant rectilignes, il est plus commode
d’effectuer le calcul des coefficients par le procède de Véréchaguine.

Exemple :

Résoudre le système hyperstatique indiqué sur la figure suivante :

q Ql²/2
(-
(2I)

l
(MP) (-)
(I) (I)

l (-)
(+)
(-) (-)
Système de
(=) (m1) (+) (m2)
base
(+)

2=1

2= 1
1=1
1=1

9
- Degré d’hyperstaticité : D = 2
- Le système de base est représenté sur la figure précédente.
- On établie les équations canoniques de la méthode des forces :
δ11 X 1 + δ12 X 2 + ∆1 p = 0
δ 21 X 1 + δ 22 X 2 + ∆ 2 p = 0

- On trace le diagramme des moments des forces extérieures (MP) ainsi que les
diagrammes des moments unitaires (m1) et (m2).
- On calcule les coefficients secondaires ( 12 = 21) et les coefficients principaux
( 11 , 22) en utilisant la méthode de Véréchaguine tout en respectant les inerties des
barres.
- ( 11 = ); ( 22 = );( 12 = 21 =- )

- ( 1P = ); ( 2P = )
- Après le calcul des coefficients ( ij )et ( iP), on replace ces valeurs dans le système
d’équation de la méthode des forces:
( ) X1 – ( ) X2 - =0

(- ) X1 + ( ) X2 + =0
La résolution de ce système d’équation, nous permet de calculer les forces inconnues
(X1) et (X2) .
- Le système hyperstatique devient isostatique et on peut tracer facilement les
diagrammes de (M), (N) et (T).

A-5) APPLICATION DE LA METHODE DES FORCES POUR LES POUTRES


CONTINUES A APPUIS MULTIPLES (METHODE DES TROIS MOMENTS)

On appelle poutres continues les poutres reposant sur plus de deux appuis. Le
nombre de liaisons surabondantes dans une poutre continue est égal au nombre
d’appuis intermédiaires. Le degré d’hyperstaticité(D) dans ce cas est égal au nombre
d’appuis intermédiaires. Si l’appui extrême est réalisé sous forme d’encastrement, le
degré d’hyperstaticité s’accroit d’une unité.

La méthode des trois moments est une méthode bien adaptée pour la résolution
des poutres continues, établie à partir de la méthode des forces. Elle consiste à
découper une poutre continue en travées indépendantes, et faire introduire des
moments sur appuis (Mi) comme des inconnus hyperstatiques.

La rotation de chaque appui intermédiaire de la poutre continue est nulle, c’est


la condition de compatibilité des déformations.

10
q2 P2
q1 P1
P3

0 1 2 (i – 1) (i) (i+1) (n-1) (n)

L1 , (EI)1 L2 , (EI)2 Li , (EI)i Li+1 , (EI)i+1 Ln , (EI)n

- On commence par la numérotation des appuis de zéro (0) à (n) ;


- Une travée (i) est délimitée par les deux appuis (i-1) et (i),
On aura donc :
- (n+1) appuis (0, 1,……..n)
- (n) travées : (1, 2,……n)
- La portée de la travée (i) est (Li)
- La Rigidité de la travée (i) est (EI)i
Remarque :

Les inconnus déterminés par cette méthode sont les réactions et les moments
au niveau des appuis.

On considère deux travées consécutives (i) et (i+1) d’une poutre


hyperstatique, d’inerties respectives (EI)i et (EI)i+1, de longueurs respectives (Li) et
(Li+1) et soumises respectivement à des charges (q2 ) et (P2 ) (voir figure précédente).

- Mi-1 : désigne le moment sur l’appui (i-1)

- Mi : désigne le moment sur l’appui (i)

- Mi+1 : désigne le moment sur l’appui (i+1)

Remarque :

Le système équivalent est représenté par une suite de poutres simples appuyées
et sollicitées par les charges extérieures et par les moments fléchissant inconnus
appliqués à leurs extrémités. Les bouts de deux poutres adjacentes, tenant à un même
appui (i) peuvent tourner d’un certain angle !" "# $%& &#"' Etant donné que

chaque couple de telles sections dans la poutre continue hyperstatique de départ


constitue, en réalité, et en vertu de la condition de continuité, leur angle de rotation
réciproque doit être nul. De là, on obtient pour chaque appui intermédiaire :

( !" ) $%& &#" (*

Selon leur nature, on a deux types de rotations :

- Rotation due aux moments fléchissant (+ig + +id )

- Rotation due aux charges extérieures (,ig + ,id)


11
Avec : !" ( ,ig + +ig et $%& &#" ( ,id + +id

( !" ) $%& &#" ( -+ig + +id ) + (,ig + ,id) = 0

A-5-1) Calcul des rotations dues aux moments fléchissant -+ig + +id ) :
Les rotations dues aux moments fléchissant peuvent être calculées par les
méthodes étudiées en chapitre précédent. Parmi ces méthodes, on peut citer la méthode
de Maxwell-Mohr, la méthode de Castigliano ou celle de Véréchaguine. Dans ce
calcul, on va se servir de cette dernière.

Mi-1 Mi Mi Mi+1

(i-1) (i) (i) (i+1)


Li Li+1

A)- LA POUTRE [(i-1) . (i)] B)- LA POUTRE [(i) . (i+1)]

A) LA POUTRE [(i-1) .(i)]

Mi-1 Mi

(i-1) (i)

Li

(=)

En appliquant le principe de la superposition

Mi-1 Mi
(+)
(i-1) (i) (i-1) (i)
Li Li

LA POUTRE [(i-1) . (i)]1 LA POUTRE [(i-1) . (i)]2

12
Mi-1 Mi

(i-1) (i) (i-1) (i)


Ri-1 Li Ri R’ i-1 Li R’i

LA POUTRE [(i-1) .(i)]1 LA POUTRE [(i-1) . (i)]2

La travée se trouve dans un état La travée se trouve dans un état

d’équilibre : /01- 23 ( * d’équilibre : /01- 4 523 ( *


6789 ’ ’ 67
La réaction : Ri-1= -
:7
; La réaction : R i = R i-1=
:7
;

M(x) = -Ri-1.X + Mi-1 M(x) = R’ i-1.X


6789 67
M(x) = (- 2' )0 ;5 M(x) =( ) .X
:7 :7

M(0) = Mi-1 , M(Li) = 0 M(0) = 0 , M(Li) = Mi

On trace le diagramme des moments On trace le diagramme des moments

fléchissant [M(X)] fléchissant [M(X)]

(x) (x)
(+)
Mi-1 ((+) Mi

M(x) M(x)

13
B) LA POUTRE [(i) – (i+1)]

Mi Mi+1

(i) (i+1)

Li+1

En appliquant le principe de la superposition

(=)
Mi Mi+1
(+)
(i) (i+1) (i) (i+1)
Li+1 Li+1

LA POUTRE [(i) – (i+)]1 LA POUTRE [(i) – (i+1)]2

Mi Mi+1

(i) (i+1) (i) (i+1)


Ri Li+1 Ri+1 R’i Li+1 R’i+1

LA POUTRE [(i) – (i+)]1 LA POUTRE [(i) – (i+)]2

La travée se trouve dans un état La travée se trouve dans un état

d’équilibre : /01- ) 523 ( * d’équilibre : /01- 23 ( *


<= ’ ’ <=>
La réaction : Ri= -
:7>9
; La réaction : R i = R i+1=
:7>9
;

M(x) = -Ri. .X + Mi M(x) = R’i.X


67 67>9
M(x) = (- 2' ) 0 M(x) = ( ) .X
:7>9 :7>9

M(0) = Mi , M(Li+1) = 0 M(0) = 0 , M(Li+1) = Mi+1

On trace le diagramme des moments On trace le diagramme des moments

Fléchissant [M(X)] fléchissant de la poutre [M(X)]

(x) (x)
(+)
Mi ( (+) Mi+1

M(x) M(x)
14
? @&@"A# B C&A D" # E E"% E $FG&%@ # &A A E %" -+ig + +id ) au niveau
du nœud (i) , on applique au niveau de ce nœud un moment unitaire (@ =1) et on
applique par la suite la méthode Véréchaguine. On multiplie les deux diagrammes
M(x) de la travée [(i-1) .(i)] ,ensuite ceux de la travée [(i) . (i+1)] par les diagrammes
unitaires (m) des deux travées ensemble [(i-1) (i)] (+) [(i) (i+1)]

(+)
@=1 @=1

(i-1) (i) (i) (i+1)


Hi-1 Li IIII
Hi JKi Li+1 JKi+1

A)- LA POUTRE [(i-1) .(i)] B)- LA POUTRE [(i) . (i+1)]

La travée se trouve dans un état La travée se trouve dans un état

d’équilibre : /01- 4 523 ( * d’équilibre : /01- ) 523 ( *

La réaction : Hi-1= ; (@ = 1) La réaction : HKi = ; (@ = 1)


:7 :7>9

m(x) = Hi-1.X m (x) = -HKi.X +1

m(x) = ( 2' m(x) = -( ) .X +1


:7 :7>9

m(0) = (0) , m(Li) = 1 m(0) = 1 , m(Li+1) = 0


On trace le diagramme des moments On trace le diagramme des moments

fléchissant de la charge unitaire fléchissant de la charge unitaire [m(x)].

[m(x)].

(x) (x)
(+) 1 1 (+)
m(x)
m(x)

15
Le calcul de -+ig = +5 ig + +L ig ) et de -+id = +5 id + +L id ) se fait par la
méthode Véréchaguine.

Avec : (EI)i = (EI)i+1 = (EI) = cte

+5ig = M= Mi--1 (+) (+ (x) (+) m=1


Li Li

<=8 ' 'M= <=8 'M=


+5ig = =
NOP NOP

+Lig = (+) M= Mi (x) (+) m=1


Li Li

<= ' 'M= <= 'M=


+Lig = =
QOP QOP
<=8 'M= <= 'M=
-+ig = +5 ig + +L ig ) = )
NOP QOP

+5 id = Mi ()) ()2 m=1 ())

Li+1 Li+1

+L id
()) Mi+1 ()) m=1 ())

Li+1 Li+1

<= ' 'M=> <= 'M=>


+5 id = =
QOP QOP
<=> ' 'M=> <=> 'M=>
+Lid = =
NOP NOP
<= 'M=> <=> 'M=>
-+id = +5 id + +L id ) = )
QOP NOP

16
6789 ':7 67 ':7 67 ':7>9 67>9 ':7>9
+ig + +id = ) + )

La condition d’équ
quilibre du nœud (i) est :

( !" ) $%& &#" ( -+ig++id ) + (,ig+,id) = 0


6789 ':7 67 ':7 67 ':7>9 67>9 ':7>9
( ) + ) + (,ig+,id) = 0

Mi-1 Li + 2(L
(Li + Li+1) Mi + Li+1Mi+1 + 6 EI(,ig+,id) = 0
Cette équationn s’appelle l’équation générale de la méthode
de des trois moments
ou la méthode de Cla lapeyron. La résolution de cette équation permet
pe le calcul des
moments au niveau des
es appuis intermédiaires des poutres continues.
es.

A-5-2) Calcul des res (,ig+,id):


es rotations dues aux charges extérieures

Sur le tableau suivant,


sui on trouve les valeurs des rotations (,ig+,id) au niveau
rentes charges extérieures. On peut mettre : EI(,
des appuis pour différe EI ig+,id) = Ai

Mi-1 Li + 2(Li + Li+1) Mi + Li+1Mi+1 + 6 Ai = 0

17
A-5-3) Expressions du Moment fléchissant, Effort tranchant et
Réactions d’appuis :
Pour une travée (i) située entre les appuis (i-1) et (i), on peut écrire les relations
suivantes :

Moment fléchissant :
R R
Mi(x) = mi(x) + Mi-1(1- ) + Mi
M= M=

Où,

mi(x) : expression du moment fléchissant dû aux chargements extérieurs de la


travée (i-1) supposée indépendante.

Mi : moment sur appui (i)

Effort tranchant :

<=8 <=8
Ti (x) = ti(x) +
M=

Où,

ti(x) : expression de l’effort tranchant dû aux chargements extérieurs de la travée


(i) supposée indépendante.

Mi : moment sur appui (i)

Réactions d’appuis :

<=8 <= <=> <=


Ri = rig + rid + +
M= M=>

Où,

rid: la réaction à droite de l’appui (i) de la travée isostatique (i)

rig: la réaction à gauche de l’appui (i) de la travée isostatique (i+1)

A-5-4) Les étapes de la méthode des trois moments


L’utilisation de la méthode des trois moments nous conduit à suivre les étapes
suivantes :

1. Déterminer le degré d’hyperstaticité de la poutre (n) ;

2. Découper la poutre à (n) travées indépendantes (i) chacune de portée (Li) et de


rigidité ELi;

18
NB : si l’un des appuis de rive est un encastrement, on le remplace par une travée
fictive de rigidité flexionnelle infinie ST =

3. Pour chaque poutre isostatique de travée (i), déterminer :


g
- les réactions des appuis : %$i-1 UV W i

- les expressions efforts internes : l’effort tranchant #(X) et moment fléchissant


YZ(X) ;

-les rotations des appuis : [$ Z−1 et [ Z

4. Ecrire les (n) équations de 3 moments pour chaque deux travée consécutive (i)
et (i+1):

Mi-1 Li + 2(Li + Li+1) Mi + Li+1Mi+1 + 6 Ai = 0

5. Résoudre ces équations pour déterminer les moments (Mi ) sur appuis.

6. calculer les réactions, et les efforts internes par les formules suivantes :

- Les réactions des appuis :


<=8 <= <=> <=
Ri = rig + rid + + ………(1)
M= M=>

- L’effort tranchant :

<= 8 <=8
Ti (x) = ti(x) + …………….(2)
M=

- Le moment fléchissant :
\ \
Mi(x) = mi(x) + Mi-1(1- ) + Mi ………(3)
M= M=

Exercice : Soit une structure représentée sur la figure suivante, simplement appuyée
en (A) et encastrée en (B), l’inertie (EI) est constante et soumise à une charge
uniformément repartie (q).
1- Calculer le degré d’hyperstaticité de la structure.
2- Etablir l’équation des trois moments et calculer les moments au niveau des appuis.
3- Déterminer les expressions de T(x), M(x) et les réactions d’appuis.
q

(A) (B)
L

19
Solution :

1- D = 4-3 = 1
2- L’équation générale des trois moments a la forme suivante :
Mi-1 Li + 2(Li + Li+1) Mi + Li+1Mi+1 + 6 Ai = 0
On supprime l’encastrement et on le remplace par une travée fictive.

q
(0) (1) (1) (2)
L1=L L2=0

i = 1 : M0 L1 + 2(L1 + L2) M1 + L2M2 + 6 A1 = 0

M0 = M2 = 0 (appuis d’extrémités) , L1= L, L2 = 0


4LM1+ 6 A1 = 0……(1)
: :
A1 = 2.( )=
] ]
`
B_
4LM1 + ^ 5L = 0 ; donc :
:a
M1=- , M0 = M2 = 0
b
3- Poutre (0)-(1) :
a) Réactions d’appuis : On fait appel à l’équation N° (1)

<=8 <= <=> <=


Ri = rig + rid + + ……(1)
M= M=>
: 69 6c : : Qef
i = 0 : R0 = ) ( 4 d R0 =
] : ] b g

: 6c 69 : : hef
i = 1 : R1 = ) ( ) d R1 =
] : ] b g

b) Expression de l’effort tranchant T(x): On fait appel à l’équation N° (2)

<= 8 <=8
Ti (x) = ti(x) + ………(2)
M=
: 69 6c
(i =1) T1(x) = 4 qx +
] :
: 69 6c
T1(x) = 4 qx +
] :
:
T1(x) = 4 qx -
] b
iM
T1(x) = Q 4 qx
g

20
c) Expression du moment fléchissant(x): On fait appel à l’équation N° (3)

\ \
Mi(x) = mi(x) + Mi-1(1- ) + Mi …….(3)
M= M=

: ja k k
(i = 1) : M1(x) = x- + M0 (1- ) + M1
] ] : :
: ja :a k
M1(x) = x- - ( )
] ] b :

iM iR
M1(x) = Q x-
g

21
Annexe
Poutres continues – Théorème des trois moments

- Formulaire sous forme d’un tableau des rotations usuelles.

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