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Méthodes de battage et essais de pieux

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Ecole Polytechniquede Montréal

moutons à chute libre. Le chevalet peut être fixe, soit susceptible d'être incliné. En général, l'inclinaison
maximum ne dépasse pas 25° à 30°.

Le mouton est une masse (masse frappante) qui frappe le pieu et ses accessoires (masse
frappée) afin de provoquer l'enfoncement du pieu.

Lestreuils sont des machines robustes conçues spécialement pour le battage.

On les actionne par des moteurs à vapeur, électriques, à explosion.

Plusieurs procédés ont étémis en ouvre pour enfoncer les pieux; le plus ancien d'entre eux est
le battage au marteau.

Dans ce qui suit, nous décrirons brièvement les méthodes utilisés au cours des années.

i) Moutons à chute libre : ce sont les plus anciens; ils sont constitués d'une masse très lourde
(masse frappante) dont la chute est provoquée soit en relâchant un câble soit par un système de
dédie. Ces marteaux qui étaient couramment utilisés de 1850 à 1950 sont devenus plutôt rares
en Amérique du Nord. Ils ont étéremplacés par des marteaux plus performants (moutons à
vapeur encore utilisés à présent, moutons à air comprimé et moutons hydrauliques). Ces trois
types peuvent être soit à simple effet soit à double effet.

ii) Moutons à simple effet : Ils étaient


Vapeur Cylindre fixe
les moutons les plus employés. Ils
Piston mobile
étaient constituées par un cylindre
Piston fixe Vapeur
massif; on distingue ceux à cylindre
mobile et à piston fixe et ceux à Cylindre lourd
mobile
cylindre fixe et piston mobile. La
Masse
Figure 3. 8 ci-contre montre les deux
Bois dur
systèmesde moutons à simple effet.
Casque

Le mouton à vapeur donne une Bois plus ou


moins tendre
fréquence de battage de 60 coups par
minute. La hauteur de chute varie de
Pieu
Pieu
0. 50 à 1. 20 [m]. On emploie
-f
généralement des moutons de 3000 à
Figure 3. 8 Moutons à simple effet
10000[kg].

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 189


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iiï) Moutons à double effet : Ces moutons agissent tant par leur masse que par la pression de l'air
comprimé ou de la vapeur. Leur fréquence varie de 100 à 300 coups par minute et leur masse
de 350 à 500 [kg]; ils sont moins encombrants et plus maniables que les moutons à simple effet.
La Figure 3. 9 ci-dessous montre le système de mouton à double effet.
iv) Moutons diesel : Ces moutons sont constkués par un cylindre, une masse frappante et un
système d'injection. Le système sert à avancer le pieu et à lever la masse frappante. Ces
marteaux sont efficaces dans les sols denses. Le principe de battage des moutons diesel est
illustre à Figure 3. 10 ci-dessous.

Crue Gme

SI K SI
sortie
entrée
et
Masse
sortie
Masse

injection
entrée l'
L.-J S2 Enclume S2 Enclume
BpRSSS-l Bois dur
-, "y':y'.''.'. :
Bois dur
Casque Casque

Bois \ Bois
Pieu Pieu

Figure3. 9 Mouton à double effet Figure 3. 10 Mouton^ diesel

V) Moutons vibrateurs : Le principe de ces moutons est illustré à la Figure 3. 11 ci-dessous. Ces
moutons sont très efficaces dans les sols pulvémlents. Ils peuvent aussi servir à arracher les
pieux.

Orne

Masse

<u
s
0
t^

Oscillateur

Pieu

Figure 3. 11 Mouton vibrateur

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 190


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2.l .2 Essai de chargementde pieux enplace

a) Généralités

Cet essai a pour but de déterminer directement sur un pieu d'essai la courbe charge-
enfoncement du pieu (Figures 3. 12 et 3. 13) et d'en déduire la charge nominale ou admissible QN
correspondant à des déplacements verticaux admissibles. On n'a recours à un essai de cette importance
que lorsque les méthodes décrites en 2. 1. 1. et 2. 1. 3. ne sont pas sures et que l'on peut extrapoler les
résultats à un nombre suffisant de pieux sur le même site.
0

w
Q /' Q, Q
A

'N

T' T

B,
G G
e

A : massif de réaction. E : vérin


B : comparateur F : plateau
Q = chargeentête Q - chargenominale
C : base de mesure (base fixe) G : appuis = charge de fluage ç _ ""(."""".._> "_ ^.
>f = entoncement en tête
Q = chargelimite

Figure3. 12 Dispositifdechargementet demesure Figure3. 13 Courbecharge-enfoncemententête, lors d'un


pour essai de pieu (schémade principe) essai de chargement statique de pieu

L essai est effectué soit sur l'un des pieux du futur ouvrage, soit sur un pieu analogue à ceux de
l ouvrage, endehors del'emprise decelui-ci. Ledélaià observerentre la mise enplacedupieu et l'essai
(délai de repos) est donné ci-dessous :

Tableau 3. 1 Délai après mise en place des pieux


Type de sol |
Type de pieu
Sables denses Sables lâches satures Argiles
Pieuxexécutésen place l mois l mois l mois
Pieux battus 8 jours 20 j ours l mois

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 191


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b) Programme de chargement et exploitation des résultats

Le programme de chargement (paliers) est établi à partir d'une évaluation de la charge


admissible ou nominale QN. On trace les courbes suivantes (Figure 3. 14) :
Q,, /^150[kN] ^ , _,^
Q [kN] Q=750[kN] ~^N/S- --- t [min]
0 150 300 450 600 750 900 1050 1200 1350 1500 10 20 30 40 50 60 70 8090
l J_l 1111

2 -l

6 -l

^
[mm]
10 -l
8Q^1200[kN]

12 4 -9Q^=1200[kN]
14 -f

16 -l
y 2(^ = 1500 [kN]
18

P = pente des droites de stabilisation


Q = charges en tête
s = enfoncement en tête
t = temps (échelle logarithmique)
Conclusions de l'essai:
Q. > 1500 [kN] et soit 900 < Q,,< 1050 [kN].

0 150 300 450 600 750 900 1050 1200 1350 1500 L essai ayant été fait dans des conditions
normales, le sol étanthomogène, on peut
Q [kN] prendre un coefficient de sécurité de l . 4 sur Q^ ,
'-f
soit Q^o 750 [kN].

Figure 3. 14 Exemples de courbes caractéristiques tracées lors d'un


essai de chargement statique de pieu

La courbe charge en tête - enfoncement en tête (cumulé obtenu à la fin de chaque palier)
(Figure 3. 14a).
Les courbes enfoncements en tête - logarithme du temps, pour chaque palier : on obtient
sensiblement des droites appelées «droites de stabilisation» (Figure 3. 14b).
La courbe pente des droites - de stabilisation - charge en tête (Figure 3. 14e).

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 192


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L analyse de ces courbes fournit :

. La charge de fluage Q/.


. Lachargelimite Q; ; elle n'est obtenue que si l'on peut déterminerl'asymptote de la courbe (a),
ce qui n'est pas toujours le cas. La charge nominale réelle du pieu est la plus petite des deux
valeurs :

Q/' ".. ^ _Qp


QN = -i- ou QN = -^
'l r2

Les coefficients de sécuritéFi et F; varient respectivement de 1.2 à 1. 6 et de 2 à 2. 5, suivant la


fiabilitéde résultats, l'homogénéitédu sol et la nature des chargesappliquées.

2. 1. 3 Déterminationstatique de la chargeportante
a) Formules classiques de mécanique des sols

Considérons un pieu massif de largeur ou diamètre B dont la base ou la pointe est située à la
profondeur D dansun sol homogène.Cepieu, dont le poids estWp, est chargéverticalement en têtepar
une chargeQ (voir Figure 3. 15).

1Q

D

B
\^
T == frottement latéral
ou positif (dirigé
vers le haut)

Sol

\ \ azo
q, = résistance
en pointe

Figure 3. 15 Résistanced'un pieu isolé

Les charges Q et Wp sont équilibréesd'une part par la résultante Qy- des forces de frottement
qui s exercent sur la surface latérale du pieu au contact du terrain et d'autre part par la résistance que
rencontre le pieu sur sa pointe. Si q? est la résistance moyenne ultime brute sous la pointe, la charge à la
pointe Qp est donnéepar :

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 193


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Qp = qp . Ap = (qp + o^o) . Ap = q'p .Ap + o^ . Ap


où q? = capacité portante nette en pointe,

Ap = section droite du pieu.

Ainsi,

Qp = Qp + w,oi

où Q^, = charge ou résistance en pointe nette,

W, oi = poids du sol déplacé par le pieu = o;g . Ap

Onpeut aussi écrirela relation suivantepour Qc :

Qf = Tmoy " Af (charge en frottement latéral ou positif)

où Af = surface latéraledu pieu,

Tmoy = résistance au cisaillement moyenne à l'interface sol-pieu.

En combinant ces deux termes (Qp , Qf), l'on obtient l'expression de la capacité portante du
pieu Q-j-

QT = Q + Wp = Qp + Qf= (Q'p + W^, ) + Qf


Si Wp » Wsoi,alors l'équationprécédentedevient :

Q = Q'p + Qf

Remarques surAp et Af :

L aire Ap est égaleà Faire de la section droite en pointe, si le pieu est massifet à section pleine.
Par contre, si le pieu est évidétel un pieu en H, un tube, ou un palpieu (Figure 3. 16); alors

Qp = qp . Pp . Ap

oùpp estun facteur qui tient compte du type depieu (Tableau 3.2).

L aire Af est égale au périmètre du pieu multiplié par la longueur du pieu, si le pieu est massif.
Par contre, si le pieu est évidé,tel un pieu en H, un tube, un palpieu, alors

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 194


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Qf = Tmoy . PS . Af = T^oy . Ps- D . P

où P est le périmètre du pieu et D est sa longueur. Le paramètre pf tient compte du type de pieu
(Tableau 3. 2).

0- 0

Ap= + p=

Figure3. 16 SectionAp et périmètreP à considérerpour les pieux


tubulaires et les profilésmétalliquesouverts à la base
(Frank,1995).

Tableau3.2 Coefficientsréducteurspp et P[pourlesprofilésmétalliquesouverts à la base


Type du pieu Argiles Sables

pp Ps pp pf

Tubulaire ouvert 0. 50 1. 00 0. 50 1. 00
PieuH 0. 50 1. 00 0. 75 1. 00

Palplanches 0. 50 1. 00 0. 30 0. 50

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 195


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b) Sols cohérents

i) Capacité portante en pointe (d) - 0 )

Pour une fondation profonde carrée ou circulaire de largeur ou diamètre B, et de longueur


(profondeur) D, la capacité portante en pointe peut s'écrire de la façon suivante :

qp = Su . N; + <T;o = Su . N; + y D
et

qp. =9 Su + yD= 9 Su + 0,0


car N^ = 9 pour B/L = l et D/B > 4 (Chapitre 2) et a^y (ou Oyo) est la contrainte totale
verticale à la base du pieu.

En ne considérant que la capacité portante nette q? , l'on obtient :


q'p =(9 S, +vD)-yD=9 S,
et

Qp = ip ' ^p = charge nette

Toutefois, si la pointe du pieu se trouve à une profondeur inférieure à 4B dans le sol de support,
alors N^ < 9 et il faut utiliser le diagramme de la Figure 2. 8 (Chapitre 2).

") Frottement latéral

En ce qui concerne le frottement latéral, le battage du pieu affaiblit le sol qui l'entoure et la
résistance en paroi est plus faible que la cohésion Su. La résistance au cisaillement entre le pieu et le sol
est appelée aussi adhésion et peur être calculée de trois façons :

Méthode en contraintes totales (méthode a)


Méthode en contraintes effectives (méthode R)
Méthode mixte (méthode ï.)

Méthode a :

Cette approche est la plus ancienne. Elle s'applique aux argiles molles à raides qui ne sont pas
sensibles.

Le graphique ci-dessous montre la relation moyenne entre la cohésion (non drainée) du sol et
l adhésionsol-pieu (Figure 3. 17). Larésistanceau cisaillement devient donc égale à
T = Cg = adhésion

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 196


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et
Qp = T . Af=Ca . Af=(aSJ. Af

a =

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170


Sy, cohésionnon-drainée (kPa)
Figure 3. 17 Relation entre l'adhesion et la cohésion

Exemple 3.2

Déterminer Q adm (F = 3) pour le pieu carré de 0. 3 [m] . 0. 3 [m] (en béton) illustré ci-dessous, en
nette

considérant que Wo » Wgoi.


0. 3m

0. 3m
f-~l

l adm.
nette

Couche l 3m Arëile:
Xat= 16 [kN/m'] Su= 30 [kPa]
Argile:
Couche 2 2m
Xat= 16 [kwm3 ] su =
40 [kpa]

Argile:
Couche 3
f" X»t= 17 [kN/m'l Su=50[kPa]

Solution : On fait l'addition des termes de frottement et de la résistance en pointe.

Qnette = q'p . Ap + S T . Af

C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 197


.%
r ' y '1^
ff^>>^>-
0
yM \j Ecole Polytechnique de Montréal
~fi
.

g_^^. _. __________________. _____. _^__,,., _., __

Terme de pointe : Comme N^ = 9 car D/B > 4 dans la couche 3,

Qp = q? - Ap = 9 Su . Ap = 9 . 50 [kPa] . (0. 3[m])2 Q'p = 40. 5 [kN]

Termes de frottement : Qf = ST- Af

Couche l : Su = 30 [RPa] -> Cg = 0. 90 -30=27 [kPa] ==> Qn = T . A{ = 27 [kPa] . 4. B . Di


03
... Qfi=27[kPa]-4CL<2[m]). 3[m] Qn = 97. 2 [kN]

Couche 2 : Su = 40 [kPa] -^ Cg = 0. 80 . 40 = 32 [kPa] => QQ = T . Af = 32 [kPa] . 4 . B . D;


0^ l/
... QR=32[kPa]. 402tm]). 2[m] QK = 76. 8 [kN]

Couche 3 : Su = 50 [kPa] -> e, = 0. 70 . 50 = 35 [kPa] =^ Q^ = T . Af = 35 [kPa] . 4 . B . 03


^_
'. Qf3 = 35 [kPa] . 4(kî [m]) . 3 [m]
.
QR = 126 [kN] ^

C-/MJ1U-L ^3-s

... Qf = > Qfi =97. 2+76. 8+126=300 [kN]


i=l

Q = Qp + Qf = 40. 5 + 300 =340. 5 [kN]


Q 340.5
adm - ~^ - = 113. 5 [kN] Qadm = 113. 5 [kN]
nette nette

Méthode B :
Q
Des essais en vraie grandeur effectués CTO.^
sur pieux foncés dans les argiles molles
|DW
sensibles, comme celles de l'Est du Canada et l .

du Québec, ont montré que la résistance Wp


^ '^
latérale T ne correspond pas à l'adhésionCg. Arml? . D
Ceci est causé par le remaniement très sévère y B
/ y\
du sol à la suite de la mise en place du pieu par 0; CT
zo
ho
battage.

Pour ces argiles, le iïottement latéral T


doit être calculé en utilisant les contraintes
Q,
effectiv.es (Figure 3. 18). Figure 3. 18 Frottement latéral - méthode P

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 198


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La contrainte de frottement latéralest donnéepar :

t = "ho tg5

ou O^Q = contrainte horizontale à une profondeur quelconque z,

8 = angle de frottement à l'interface sol-pieu.

Comme cr}, o = ko^g, avec k = coefficient de pression horizontale, l'expression précédente


devient :

T = k a'^ tg 5 = (4, k tg 5 = |3 o;,

D'autre part, comme k » 0. 5 à 0. 7, tg 5 = l/;, tg (p' a tg <p', et <p' = 27° à 33° pour beaucoup
d argiles, le coefficient p varie approximativement entre 0. 2 (pieux métalliques) à 0. 45 (pieux de bois
coniques).

Exemple 3.3

Déterminer la charge maximale du pieu de béton circulaire illustré ci-dessous. Dans cet exemple, on
tiendra compte du poids propre du pieu (Ici, T = 0. 3 o;o ).
B=0. 45 m
|Q
v^ < .T
2m

Argile:
Y =16[kN/m']
Y'= 8[kNAn1] CT;
/? = 0.3
Pieu circulaire
en béton 13m
Y..." 24 [kN/m']
'béton
T-0.3 CT;,

S,, °60[kPa] 1Z

Solution :

Résistance en pointe :

Qp = qp . Ap = (Su . N; + o^) . Ap = (9 . Su + (T^) . Ap

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 199


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avec

CTVO = 2 [m] . 16 + 13 [m] . 18 = 266 [kPa]


Su = 60 [kPa], N; = 9 car D/B > 4
TiB2 TiO. 452
Ap=^ = 0. 159 [m2]

.
-. Qp = (9 . 60 + 266) . 0. 159 = Qp^e + W,<,i = 85. 9 + 42.3 Qo = 128. 2 [kN]
Résistance en frottement :

Qo = l T P dz = P T dz , si P est constant
'0 . '0

où P = périmètre du pieu.
Ici;
T = 0. 3 . y z = 0. 3 . 16 z = 4. 8 z , 0 <z< 2 [m]
T = 9. 6+0.3 . 8 . (z - 2) = 9. 6 + 2.4 z - 4. 8 = 4.8 + 2.4 z, z > 2 [m]
'2. r1 5- . . . . 1
_ -
r4.8 2.4 15
... Qf=TTB|| 4.8zdz+| (4. 8+2.4z)dz| =TIB + (4. 8z+-z:
0

15l
1 ... Qf=TiB|2. 4z: +(4. 8z+1. 2z2) = TTB [9. 6 + 4. 8 . (15 - 2) + 1. 2 . (22. 5 - 4)]

1 .-. Qf = TI . 0. 45 . [9. 6 + 62. 4 + 265. 2] = TT . 0. 45 . 337.2 Qf = 476. 7 [kN]


l Remarque :

Au lieu de procéderpar intégration,il est plus prudent d'effectuerle calcul de Qf comme suit :
z=2 z= 15
Qf = irB |Aire du triangle + Aire du trapèze
lz=0 z= 2
9. 6- 2 , 9. 6+40.8
Qf = TI . 0.45 . 13 Qf = 476. 7 [kN]
2 ' \ 2

Ainsi, Qp + Qf = 128. 2 + 476. 7 = 604. 9 [kN]


Donc, la charge maximum reprise par le pieu est :
Q=Qp+ Qf-Wp= 604. 9-Wp
Comme

TlB; TlO. 452


Wp=^ Ybéton .D = 24 . 15 = 57. 3 [kN]
Alors

Q = 604. 9 - 57.3 Q = 547. 6 [kN]


Si on affecte Qr et Qnette d'un coefficient de sécuritéF=3, la chargeadmissibleest :

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 200


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85. 9+476.7
Qadm = --- + W, o, - Wp = 172. 5 [kN] Qadm = 172. 5 [kN]

Méthode ï.

Dans cette méthode applicable surtout aux pieux métalliques battus dans les argiles plastiques,
peu ou pas sensibles, le frottement moyen Tmoy est calculé comme suit (Figure 3. 19) :

^. moy = ^- ^zo moy ^~ ^.s>umoy,

où o^g moy = contrainte effective verticale moyenne le long du pieu,

Sumoy = résistance au cisaillement non drainé moyenne le long du pieu, et

À = paramètre de frottement latéral

À
0 0. 1 0. 2 0. 3 0.4 0.5

Figure 3. 19 Paramètreï.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 201


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Exemple 3.4

Déterminer Qr pour le pieu circulaire d'acier de 30 [cm] de diamètre et de 20 [m] de longueur illustré
ci-dessous (Méthode À ).
Solution :
-1 "^

Argile légèrement
Profondeur moyenne Zmoy =10 [m] surconsolidée:

Y -

8[kN/m1]
"zomoy = Y' . Zmoy =8 . 10 = 80 [kPa]
S,, =10+2z[kPa]

'u moy =10+2 . z^oy =10+2 . 10 = 30 [kPa]


D =20 m
Pieu circulaire
D'aprèsla Figure 3. 19, À = 0. 18 en acier
B = 0.10 [m]

^moy = ^- ^zo moy ~*~ ^ t:ïu moy.

... Tmoy = 0. 18 . (80 + 2 . 30) = 0. 18 . 140

-.t^y = 25. 2 [kPa]


.

.
-. Qf = TT . B . T moy D = TT . 0. 3 -25. 2 -20 Qf = 475. 0 [kN]

e) Sols pulvérulents (e = 0)

i) Terme de pointe :

Tout come pour les fondations superficielles, la capacité portante en pointe d'un pieu fiché de
D mètres dansun sol d'angle de frottement (p peut s'écrirecomme suit :

qp= Ozo (Nq- l) + j Y B N^1 - 0.4-j + a^


Pour un pieu, B est souvent égale à L et l'on obtient :

qp = "zo (Nq - l) + 0. 3 Y B Ny + 0,0


D autre part, étant donné que B<«D, l'expression ci-dessus se simplifie considérablement et
peut s'écrire :

qp ^ CTm (Nq - l) + (TZO = qp + "zo


cargénéralement 0. 3 y B Ny « o'^ (Nq - l) et q'p estla capacitéportante nette enpointe.
Par conséquent,

Qp = qp . Ap = CTzo (Nq -l) . Ap + (T^ . Ap

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 202


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ou, encore,

Qp = Q'p + w^,
où Qp = chargenette enpointe- q? . Ap
Wsoi = poids du sol.
Remarques :

Calcul_de_q^ en considérant la profondeur critique


L expérience montre que la charge limite (à la rupture) dans un sol homogène augmente avec la
profondeur D (tel qu'indiqué dans l'expression ci-dessus), jusqu'à une profondeur critique "Dç " au-delà
de laquelle elle reste constante; la profondeur critique peut être calculéepar la formule suivante (Figure
3. 20) :

D, = B. tg f4 5°+ ^}-eu tg^>

De plus, le coefficient Nq de capacité portante pour un pieu n'est pas le même que celui calculé pour
une fondation superficielle. La valeur de Nq peut être calculée par l'expression suivante :
N, » e7tg<^
Au lieu d utiliser les valeurs de Nq déterminéespar cette expression, qui sont valables pour les
pieux battus, l'on peut aussi utiliser les valeurs indiquées au Tableau 3. 3 ci-dessous.

Tableau 3. 3 Valeurs du coefficient N,

Type de sol Pieux coulés en place Pieux battus

Limon (silt) 10-30 20-40


Sable lâche 20-30 30-80

Sable moyen 30-60 50-120


Sable dense 50-100 100-120
Gravier 80-150 150-300

En l'absence d'essais de chargement, un coefficient de sécurité de 3 au moins doit être appliqué à tout
calcul théorique.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 203


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-q;

De = Profondeur
cnnque

Profondeur

Figure 3. 20 Définitionde la profondeur critique dans un sol homogène

Meyerhof(1976) recommande aussi que q? ne dépassepas la valeur limite q?;^ définiecomme suit :
qp, ^[kN/m2]=50(Nq-l)tg0

Çalcul_de_q^ sans considérer la profondeur critique


Plusieurs géotechniciens en Amérique de
Nord ne tiennent pas compte de la profondeur 10 20 60 80100 200

critique De pour le calcul de q?. L'une des


méthodes utilisées pour le calcul de q? est due à
i(H
Coyle et Castello (1981). La charge nette Qp est
donnéepar : §
(D

Qp = q'p . Ap = (J,o (N, - l) . Ap 12<H


<u

s
ou °zo = pression verticale effective au
l 30-
niveau de la pointe du pieu, Vt
ça
l
(U
Nq = facteur de capacité portante, S5
§40^
fonction de (j) et de la longueur -g
l
d'encastrement relative D/B du
504
pieu (Figure 3. 21).

Ce Nq est plus petit que le Nq calculé par


l'expression Nq = e / të^, utilisée pour le calcul
de q?, en tenant compte de la profondeur critique.
70-
Figure 3. 21 Çoefficien^No pour Coyle et Castello ( 1981 )

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 204


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ii) Terme de frottement

Le calcul de T se fait toujours en contraintes effectives.

Le frottement latéral sur la surface latérale d'un pieu peut être exprimé par l'expression
suivante (voir Figure 3. 22) :
Pieu
T

./
\ SoLÏ,^
f^~ -\
- distribution de la contrainte
B
/ normale au pieu
1<
distribution du
^_ CTh=Y Z K= y'Z K (avec l'eau)
frottement latéral

coefficient de
T - CTh tg 5
pression latérale
^
Figure 3. 22 Frottement latéral

T = y' . z . K . tg 5 = o^ . K . tg 5 soit T = p . o;ZO

où K = coefficient de pression latérale,


z = profondeur,

5 = angle de frottement à l'interface sol-pieu, et


(3= K. tgS
Par conséquent,

Qf = S;-r . Af
Les valeurs habituelles des coefficients K et 5 sont tabulées ci-dessous.

Tableau 3. 4 Coefficients K et S
Valeurs de K
Type de matériau
(p < 30°, N,;orr < 10 <f, > 36°, N.on. > 30
Acier
20° 0.5 1.0
Béton
^
4
1.0 2.0
Bois
^ 1.5 4.0

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 205


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Le coefficient R = K . tg 5 varie généralementde 0.2 à 1. 5 comme le montre le Tableau 3.5

Tableau 3. 5 Valeurs du coefficient (3

Type de sol Pieux coulés en place Pieux battus

Limon (silt) 0. 2- 0.3 0. 3- 0.5


Sable lâche 0. 2 - 0.4 0. 3-0.8
Sable moyen 0. 3-0.5 0.6-1.0
Sable dense 0. 4 - 0.6 0. 8-1.2
t
Gravier 0. 4-0.7 0. 8-1.5

Remarques :

Calcul de T en tenant compte de la profondeur critiaue

Comme dans le cas de q?, le frottement latéral augmente avec la profondeur, jusqu'à une
profondeur critique De, au de-là de laquelle il reste constant (si le sol est homogène). Cette profondeur
critique peut être prise égale à celle calculée pour q'p.

Calcul de T sans tenir compte déjà profondeur critique

La méthode de Coyle et Castello (1981) est l'une des méthodes utilisées pour déterminer le
coefficient K pour les pieux battus dans les sables (Figure 3. 23). Pour l'angle 5, l'on peut utiliser les
valeurs indiquées au tableau 3. 4.

iii) Force portante

En additionnant le terme de pointe et la force due au frottement, l'on obtient l'expression de la


capacité portante d un pieu fiché dans un sol granulaire :

Q+Wp= q? . Ap+ £ T . Af

Q + Wp=[(T;o (Nq-l)+0, J. Ap +ST-AF


Q + Wp= qp . Ap +W,o, + S T . A,
Si l on désirecalculer la capacitéportante nette, nous avons la formule suivante :

Qnette = q'p . Ap + ST. Af = 0^ . (Nq - l) . Ap + S T . Af


Remarque : Pour un pieu fiché dans un sable, q? as q'p et Qnette o Q

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Coefficient K
0. 150.2 1. 0 2
0

Figure 3. 23 Coefficient K pour Coyle et Castello (198F

Exemple 3.5

Un pieu circulaire en béton de 0. 30 [m] de diamètre a étébattu jusqu'à une profondeur de 20 [m] dans
un dépôt de sable uniforme. Déterminer la charge maximale que le pieu pourra reprendre, en tenant
compte du poids propre du pieu et de la profondeur critique. Les poids volumiques du sable et du béton
sont de 18 [kN/m3] et 24 [kN/m3], respectivement. Deplus, 0' = 30° et S = 27°.
Solution :

Voir le diagrammeà la page suivante.

Poids du pieu :
TlB2 TT0. 32
Wp=^ Ybéton . D = - -24-20 =-33. 9 [kN]

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 207


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Calcul de la profondeur critique :

De = B. tg f4 5° + ^. e1T tS<t> = 0. 3 . tg (60°) . e


ÎI t§ 30° De = 3. 19 [m]

50 100 150
CTg, T [kPa]
D(. = 3. 19 [m] < D=20[m]
l
23. 77 \ 57. 42
5 -\

Profondeur
z
1(H
(m)
Ici: (^=30°
.
-T K=e7t8^56.9
15-1

20-1

Calcul de Qp :

De = 3. 19 [m], (T^o = DcY = 3. 19 . 18 = 57. 42 [kPa]

q'p = CTZO(Nq - l) = 57. 42 . (55. 9) = 3209. 78 [kPa]

q'plim = 50 (Nq - l) tg <^>= 50 . 55. 9 . tg 30° = 1613. 69 [kPa]


Comme q?i^ < q'p q'p = 1613. 69 [kPa]

TlB2 ...... TlO. 32


Q'p= q'p . Ap= q'p - -^-= 1613. 69 . -^ Qo = 114. 1 [kN]

Poids du soi :

iiB2 _ iiO.S2
Wsoi= -^-Ysol . D =---18 . 20 = 25. 4 [kN]
Calcul de T:

K (Tableau 3. 23) » 1. 0 et 5 = ï 0 = 22. 5°

.
-. p = K . tg 5 = 1. 0 tg 22. 5° = 0.414

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Alors pour;

Z= 0, T= 0

z = De = 3. 19 [m], o'^ = 3. 19 . 18 = 57. 42 [kPa], T = (3 . <o = 0.414 . 57. 42 = 23. 77 [kPa]


z = D = 20 [m], T = 23.77 [kPa]
[23. 77
.

-. Qf= TIB [-- 3. 19+ 23. 77(20 - 3. 19) [


.
-. Qf = TT . 0. 3 . [37. 91 + 399. 57] = 0. 3 . TT . 437. 48 =^ Qf = 412. 3 [kN]

... Q + Wp = Q'p + Qf + W, n, ^ Q = Q'p +Qf+ W,oi- Wp


Q = 114. 1 + 412.3 + 25.4 - 33.9 Q = 517. 9 [kN]

Exemple 3.6

Pour le pieu indiqué ci-dessous, calculer la capacité portante (F=3) nette (sans tenir compte de la
profondeur critique, mais avec Nq = e S<?).
0.4m adm (nette)
Pieu circulaire
\_ ' en béton CTZO .T tkpal
Sable:
f = 18 [kN/m-J
^v-5 m
Y = 11.2[kN/m1
rcoupj,
"corr" -u Lo. î"'-
\ \ ,. -ol-5. 18=90[kPa]
J T -X-
72
\v ,

D=12m
Ktg S-0. 80

T = KtgS al
(0. 4m)2 v. -A Oj-5. 18+7 11.2-168.4 [kPa]
^p°-r
Lp= 0. 125 m2

134.7
z l

Solution :

Pour Ncorr=20, 41 = 33° (par interpolation Chapitre I).

-. N, =e7të(t' =94. 2 et (Nq- l) = 93.2

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 209


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... Qp = CTzo . (Nq -l) . Ap = 168. 4 . 93. 2 . 0. 126 = 1972 [kN]


et Qf = ST . Af = S T,noyen . Af
tQ+7î\ , _...., , 72+134.2^
... Qf = {-y-) . (" . 0.4) .5 [m] + [-Y-) . (TT . 0.4) .7 [m]
.
-. Qf = 226 + 909 = 113S [kN]

... Qadm = Q'p+Qf =1972+1135=3107 [kN]

... Qadm(nette) = ^-=-7-= 1035.7 [kN] Qadm(nette) =1035.7 [kN]

Exemple 3.7

Reprendre ['exemple précédent, entenant compte de la profondeur critique et Nq = e §<P.


Solution :

Avec <f> = 33° et B =0.4 [m],


<^
D, = B .tg [45°+ ^) .e7Ttê(t>= 0.4 .tg(61.5°) .ev tS 33' De = 5. 67 [m]

Le diagramme précédent devient :

- 0^ , T [kPa]

a'
5m
.

zo
<

90
5 -|
5. 67-1
7ù""T zî 0. 67m
77.9 97. 37
D=12m

6. 33m

12-]
z t

q'p = "zo(Nq - l) = 97. 37 . (93. 2) = 9074. 88 [kPa]

qpiim = 50 (Nq - l) tg 0 = 50 . 93. 2 . tg 33° = 3026. 24 [kPa] < 9074. 88 [kPa]

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TI B2 _ _,_ TI 0.42
Qp = 3026. 24 . - = 3026. 24 . 4 Qp = 380.4 [kN]
[72 . . (72+77.9)
Qf= TlO. 4 [y 5 + ' ' . 0. 67+ 77. 9 - 6. 33
Qf = TT0. 4 [180 + 50. 2 . 493. 1] QF= 769. 5 [kN]
Qnette = Qp + Qf = 380. 4 + 769.5 Qnette = 1149. 8 [kN]

Qnette 1149.8
Avec F = 3 ,.-. Q adm = -- = Qadm = 383. 3 [kN]
nette nette

Exemple 3.8

Déterminer la charge nette que le pieu de la figure ci-dessous peut porter, avec un F = 3. Utiliser la
méthode de Coyle et Castello.

0. 45m (nette)
Pieu circulaire
y en béton CT^. -t [kPa]
--r
D.=2m

\15. 23 '\ 36

VCT»
Sable:

Y = 18 [kN/m'l
D=18m
Y! = 9 [kN/m'l
(J)'- 36°
\ . -T
y

^ (OASmyjt
, 4~
\/ rtp=0. l5904m2
\
83. 75 198

Solution :

Résistance en pointe :

D 20
Comme -^ = -^ = 44. 4 et <t> = 36' N, =46 (Figure 3. 21)
B 0. 45

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ff;o =2 [m] . 18 + 18[m] . 9 =36+162 = 198 [kPa] à z = 20 [m]

q'p = "zo(N, - l) = 198 . (45) = 8910 [kPa]


TtB2 .. _ TiO. 452
Qp = q'p- Ap =8910 ..-= 8910 . __ ^, Q'o = 1417. 1 [kN]
Résistance en frottement :

D
K = 0. 83 pour (|) = 36° et => -^ = 44. 4 (Extrapolation de courbes de la Figure 3. 22)
B

3 3
avec 5=^ (j) =-: 36 = 27° => .-. KtgS= 0. 423
4 ' 4

[15. 23- 2 (15. 23+83.75)


Qf=Ti0.45 | "7 -+v-- ^ -. -. ^g|

Qf = TT 0.45 [15';23 + 890. 82] = TI 0. 45 [906. 05] => Qt = 1423. 22 [kN]

Qnette = Q'p + Qf = 1417. 1 +1423. 22 =» Qnette = 2840.32 [kN]

Qnette 2840.32
Avec F = 3 ,.-. Q adm = -, :- = Qadm = 946. 8 [kN]
nette nette

Remarque :

Si on avait utilisé la profondeur critique dans cet exemple, l'on aurait :

D,= B.tg(45°+ ^)-eîT tg<^=0. 45-tg(63°) .e"të36° De = 8. 66 [m]

Nq=e7tg^=e7tg36°= 161. 7 et (Nq- l) = 160.7


°zo(z=D<. ) =2 [m] . 18 + 6. 66 [m] . 9 = 36 + 59. 94 = 95. 94 [kPa]

qp = "zo(Nq - l) = 95. 94 . (160. 7) = 15417. 6 [kPa]

q'plim = 50 (Nq - l) tg0 = 50 . 160. 7 . tg36° = 5873. 8 [kPa]


TI 0. 452
... Qp=q'piim . Ap= 5873. 8. Q'o = 928. 5 [kN]

Résistance en frottement :

15.23- 2 (15. 23+40.29)


Qf = Tt 0. 45 + 6. 66+40. 29-11. 34

Qf=Ti0. 45 [15. 23+184. 88+456. 89]= TI 0. 45 [657. 0] Qf = 928. 8 [kN]

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Qnette = Qp + Qf = 928. 5 + 928.8 Qnette = 1857. 3 [kN]

Qnette _ 1857.3
Avec F = 3 ,.-. Q adm = -- = Qadm = 619. 1 [kN]
nette nette

2m \
CT'^T[kPa]
36
Ni5.23 ~\
a'
zo
6. 66 m

\
\ 40. 29 95. 94
20m

11. 34m
En considérant la
profondeur critique

2. 1.4 Détermination de la capacité portante d'un pieu à l'aide des résultats d'essais de pénétration
statique

Des règles de calcul des pieux à partir des résultats au pénétromètre statique sont énoncées ci-
dessous. Ces règles sont basées sur une documentation du Ministère de l'Équipement, du Logement et
des Transports de France (voir aussi Frank, 1995). Ces règles s'appliquent à des pieux dont la pointe est
en dessous de la profondeur critique. Pour l'application de cette approche, il faut se référer aux Tableaux
r
3. 6 et 3. 7.

Calcul de la charge limite en pointe Qp

Qp = Ap . (kc q^e + Oyo)


avec Ap = section de pointe,
q;:e = résistancede pointe équivalenteaupénétromètrestatique (voir Chapitre 2),
k^ = facteur de portance (Tableau 3. 6)

r CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 213


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Calcul de la chargelimite de frottement latéral Qf


r"
Qf=P l T(z)dz
'0

avec P = périmètre,
T = frottement latéral unitaire limite à la cote z.

La valeur de ï(z) est déterminée par l'expression suivante :


qc(z)
r(z) = min T,
p-
,

avec qc(z) = résistance de pointe lissée à la profondeur z,

|3 etï^ax = valeurs données au Tableau 3. 7 en fonction de la résistance du sol au niveau


considéré et du type de pieu.

Tableau 3. 6 Valeurs du facteur de portance k;; (Frank, 1995)


Eléments mis en ouvre sans Eléments mis en ouvre
Nature des terrains
refoulement du sol avec refoulement du sol
A
Argiles. B 0. 40 0. 55
Limons
e

A
Sables.
B 0. 15 0. 50
Graves
e
A 0. 20 0. 30
Craies
B 0. 30 0. 45

Tableau 3. 7 Choix du coefficient (3* et Tmax CFranlc> 1995)

Type de pieu Argiles. Silts l Sables. Graves


A B C A l B C

Foré p" 75(1) l 200 200 200


Tmax [kPa] 15 40 80(1) 40 1 80(1) 120
Foré tube p- 100 100(2) 100(2) l 250 l 250 300
(tube récupéré) tmax[kPa] 15 40 60 (2) 40 [ 80 (2) 40 120
Métal battu p- 120 150 300 l 300 300
fermé
tmax [kPa] 15 40 . 80 120
Battu y 75 l 150 150 150
préfabriqué
béton tmax [kPa] 15 80 80 120

(l) Réalésage et rainurage en fin de forage. (2) Forage à sec, tube non louvoyé.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 214


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Les classes de sols qui apparaissent aux tableaux précédents sont définies au Tableau 3. 8 ci-
dessous.

Tableau 3. 8 Définition des catégories de sols (Frank, 1995)

Classe de sol l Pénétromètre statique q^ [MPa]


Argile, silts | A Argile et silts mous < 3.0
B Argiles et silts fermes 3. 0 à 6.0
C Argiles et silts raides > 6.0
A Lâches < 5.0
Sables,graviers | B Moyens 8. 0 à 15.0
lC Compacts > 20.0

Exemple 3.9

Un pieu circulaire tube en acier, de 0.46 [m] de diamètre et fermé à la pointe, doit être battu dans le
dépôt illustre ci-dessous. La profondeur sera de 9. 1 [m]. Le pieu doit être rempli de béton de poids
volumique Ybéton= 23. 6 [kN/m ]. Estimez la charge maximale. La charge de service appliquée sur le
pieu sera de 44. 5 [kN]. Un essai au cône statique a étéeffectué sur le site et le résultat apparaît aussi ci-
dessous.

Tube circulaire d'acier,


diamètre = 0. 46 [m]
<
0246 8 10 [MPa]
0 L.L-L.l..J-..LJ-.-.L_t_LJ. -±-l... L..L-.l.-.-L_i.
.

-l
Argile:
4. 5m -2
Y = 17 [kN/m']
-3
9. 1m
-4
-5
-6
-7
-8
-9 -l
Sable fm:
-10-
'L= ï9 ckN/m3]
-11
-12-

[m]
Profondeur

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 215


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Solution :

Calcul de la résistancelimite en pointe Qo :

02 4 6 810 [MPa]
l "
[KSF] (courbe lissée)

D q,. q^ i. 3q.,,,
Couche l
porteuse t
-B--] !h
4. 5m -1- l-"" l
i l
l l
-i ! l
.. s ). ^-
h-4. 6m l
-l l i
3a l ' E-
l i
<' l
9. 1m T l
> Zone influencée
,

par la pointe -'I--1

Définition de la résistance de pointe (ou de^cone)


[m] équivalentepour les fondationssuperficielleset profondes
Profondeur

D'après la figure ci-dessus et en appliquant les critères pour estimer la résistance en pointe, on procède
comme suit :

a = B/2 si B > l [m]


a = 0. 5 [m] si B < l [m]
b = min { a, h } = min { 0. 5 [m], 4. 6 [m]} = 0. 5 [m]
D+3a

qce = qcc (z) dz


3a+bJo_b
avec

q;:c =résistance de pointe q<; écrétée à 1. 3 q^m


D+3a

Qcc = qcc (z) dz


3a+bJo_b
Ici, 3a+ b = 3 . 0. 5 + 0. 5 = 2. 0 [m]
^ fia. 6[m] ^ flo. 6[m\
qcm = ^ l qc (z) dz s 8. 35 [MPa] et qce = ? | qc (z) dz ^ 8. 35 [MPa]
'8. 6[m]
Fmi '. Ja.(, [m]

Alors 1. 3 qcm = 10. 36 [MPa]

D'aprèsle Tableau 3. 8, le sable est de classeB, et kc = 0. 50 (Tableau 3.6). Donc,

Qp = Ap . (kc q^e + CTyo)

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avec On = 4. 5 [m] . 17 + 4. 6 [m] . 19 = 163. 9 [kPa]

" . 0.462 _ _ __ __ _. TT . 0.462


Qp = -^-- . (0. 5 . 8320 + 163. 9) = --;- . (4338. 9) Qp = 721. 1 [kN]

Calcul de la résistance en frottement Qf :

Argile : 0 à 4. 5 [m], 0. 5 [MPa] < qc < 4. 0 [MPa]

Classes A et B, t^x = 15 à 40 [kPa] , (3* » 100

Sable : 4. 5 à 9. 1 [m], 4. 5 [MPa] < q^ < 9. 5 [MPa]


f ] ClassesB,T^ax" 100[kPa], p*= 300
.
9. 1 [m] r9 'ltmla,. fz']
f i---Qf=P| T(z) dz= TT . 0. 46. | -i^idz=TT . 0. 46. 211. 6 =305. 8 [kN]
'0 -l»

... Qp + Qf = 721. 1 + 305. 8 = 1026. 9 [kN]


... Q= Qp + Qf-Wp avec Wp = Wfaeton + W^er
7i . 0. 462
Si Wp » 23.6 9. 1 = 35. 7 [kN]

alors, Q = 1026. 9 [kN] - 35. 7 [kN] Q = 991. 2 [kN]

2. 1. 5 Détermination de la capacité portante d'un pieu à l'aide des résultats d'essais de pénétration
standard (sables)

L'application de cet essai au calcul des pieux. a fait l'objet de nombreuses recherches,
principalement en Amérique du Nord et c'est à Meyerhof (1976) que l'on doit la méthode la plus
connue.

a) Terme de pointe

Partant de la relation entre 0 et N (Chapitre I), Meyerhof a établi l'expression suivante du


terme de pointe :
r
Qp= m. N. Ap
où Qp = charge à la pointe nette [kN],
m = coefficient empirique égal à 400 pour les pieux battus et 120 pour les pieux forés,
r
N = indice de pénétration standard corrigé, [coups/0. 3 m],

Ap = aire de la section droite dupieu à lapointe, [m ]

C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 217


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b) Frottement latéral

Toujours à partir de la relation entre (f> et N (chapitre I), Meyerhof à établi la formule ci-après :

Qf = n . N- Af

où Qf = charge reprise par le frottement latéral [kN],

n = coefficient empirique égal à 2 pour les pieux battus et à l pour les pieux forés,

N = indice de pénétration standard corrigé, moyen le long du fût du pieu, [coups/0. 3 m],
Af = surface latérale du pieu, [m ]

e) Capacité portante admissible

La capacité portante à la rupture est la somme de a) et b) ci-dessus :

Q = Qp + Qf
Pour déterminer la capacité portante admissible à l'aide de cette méthode, il est conseillé de
prendre un coefficient de sécurité de 4, c'est-à-dire :

Qadm= ^ = ^[m. N-Ap+n. N. Af]


Exemple 3. 10

! Par la méthode de Meyerhof, déterminer la


0. 3 [m] , Q,,fa, (F-4)
l capacité portante admissible du pieu carré en béton
l illustré ci-contre. (F=4). Le pieu a étémis en place L Pieu carré
en béton armé

l par battage.
Sable dense:
l Solution : N .. - 38 fcoups/O.;
'en pointe

l Comme m = 400 et n = 2, alors N»oyo, =27[COUPS/o-3m]


ie long
du fût
D =15 [m]
Qadm = ^-[400 -38 . 0. 09 +2-27-18]

Qadm=^[1368+972] ,..-Af=(4. 0.3[m])'15 [m] - 18 [m']

Qadm=^2340=585 [kN] Ap=(0.4[m])2=0.09[m!]

Qadm = 585 [kN]

Remarque importante : Tous les résultats ci-dessus sont valables pour le sable et le sable seulement.

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2. 1. 6 Détermination de la capacité portante d'un pieu à l'aide de la théorie de la propagation des


ondes

En assimilant le pieu à une série de poids et ressorts (voir Figure 3. 24), il est possible à l'aide
de la théoriede la propagation des ondes élastiquesde calculer la capacitéportante despieux.

Masse |Wi

Ressort

Elément
Bois |W2

Casque Résistance
latérale
lw3 \ R3

<w4 \ R4
Pieu
|W5
\Rs
|W6
\ R6

\W1 \ R7

r8 \ R.

tQ = Résistance
en pointe
Figure 3.24 Modèle dynamique

Cette méthode demande l'utilisation de programmes d'ordinateur et donne des résultats


meilleurs que ceux obtenus par l'emploi de formules de battage.

2. 2 Frottement négatifsur un pieu isolé

Dans le cas où le pieu est mis en place dans un terrain sous-consolidé, c'est-à-dire, qui tasse
encore sous son propre poids, sans aucune surcharge, des frottements négatifs se produiront sur le pieu
et augmenteront la charge sur le pieu.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 219


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Si le sol est normalement consolidé, mais surchargé par un remblai, des frottements négatifs
peuvent également se manifester dès lors que les tassements du sol provoqués par cette surcharge sont
supérieurs à ceux des pieux.

Si p désignela surcharge du massif, les contraintes verticales et horizontales à la profondeur


z au-dessousde la tête du pieu seront (voir aussi Figure 3.25 ci-dessous).

B B
u u ul LLU.U_LUP.T
Sol Ici T(-) ; y,. s, hi
compressible
h Sol
Ï.ô
.

Ici T(-) Ici T(-)( '


compressible h2
Y,,^
d l.

Ici T(+)f Sol résistant Ici T(+)< l Sol résistant


(sable, gravier, roc) t (sable, gravier, roc)

a) Couche compressible unique b) Couche compressible comprise entre deux


couches résistantes

Figure 3. 25 Frottement négatifsur un pieu isolé

ffi=p+Y"i et ffh= k-(P + Y' . z)

La contrainte tangentielle (la résistance au cisaillement sol-pieu) limite sur le fût sera

T = k . tgS . (p+y . z)

ou S = angle de frottement apparent du sol sur le fût du pieu.

Dans le cas d'une couche compressible d'épaisseur h (Figure 3. 25a), le frottement négatif Fn
total se calcule immédiatement :

'h . ". ". / ^Y'h^


Fn= j i:dz=TiB. ktgS. h. ^p+-

où TT B = représente le périmètre du pieu et k tg 5 = p.

Cette formule se généralise facilement au cas de plusieurs couches de caractéristiques


différentes.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 220


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Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu'une couche même très résistante, mais surchargée, pourra
exercerun frottement négatifsi elle repose sur une couche compressible.

Ce cas est illustré sur la Figure 3. 25(b), et on trouve facilement par généralisation de la formule
précédente :

Fn=TTB ki.tg5i.hi .[p+ Y^- + k; .tgS; .h^ .(p+Yi .hi+ Y^-"2.


Il est actuellement d'usaged'adoptercomme valeurs de ktg 6 :

Sols pulvérulents 0. 30

Argiles et vases 0. 20 à 0. 25

Pieux battus dans des argiles très molles 0. 10

Pieux métalliques ou chemisés enduits de bitume : 0. 05

Exemple 3. 11

Déterminer la force due au frottement négatif causé par la consolidation de l'argile sur le pieu ci-
dessous :

Pieu circulaire: B- 0. 3 m P =
100 [kN/m2]

l. LLU_U~ iAi.i.U.LU.-.-. ---


T
[kN/m2]

2m
Sable:
J_ _i_ _LLL (P+Yz)-136 [kN/"21
Y =
18
[kN/m3]
L, =20[kN/m3] K, tg5, -0.30 _^_^^, 3, ^,
Argile: +fz}= 156. 4[kN/m2]
YsaF 16 [kN/rn'] 4m
K2 tg 82 = 0. 20

l -LLL (P+yz)-136+4y;
Gravier (p+yz)= 181. 2 [kN/m2]

r-'
Solution : A l'aide de la formule précédenteon trouve :

Fn=TtB[ki .tgSi-2[m] .(p+ 1^) + ki .tg5i .2 [m]- ^p+18 .2 + -j-) +


6. 2-4
r
kz . tg5z . 4 [m] . ( p + 18 . 2 + 10. 2 . 2 +

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Fn= TT B [0. 3 . 2 . (118) +0. 3 . 2 . (146. 2) + 0. 2 -4 . (168. 8)]

Fn=iiB [70. 8+87. 7+135. 0] = TT B [293. 5] = 276. 7 [kN] Fn = 2 76 .7 [kN]

Remarque: Cette charge dot être ajoutée à toute autre charge provenant de la structure supportée par
le pieu.

Remarques sur Fn :

La charge F,, due au frottement négatif est nulle au moment de la mise en place du pieu. Cette
charge augmente dans le temps à mesure que la couche d'argile tasse. Fn atteindra les valeurs
indiquées ci-haut uniquement à la fin de la consolidation.
Le frottement négatifpeut être aussi causépar le pompage de l'eau dans les couches de sable et
de graviers sous-jacentes à la couche d'argile.
Si la partie supérieure du pieu se trouve dans un remblai granulaire et que ce remblai cause la
consolidation de la couche d'argile sous-jacente, alors la charge Fn sera composée de Fn(-) dans
le remblai et de Fn(-) dans l'argile (voir l'Exemple 3. 12 ci-dessous).

Exemple 3. 12

Déterminerla chargedue au frottement négatifmaximum sur le pieu illustré ci-dessous.


200
-L
Remblai

Y = 18. 0 [kN/m']
C?J(.etT (-) [kPa]
k tg S = 0.5

CT
zf
Argile molle
y' = 6. 0 [kN/m3]
ktgg = 0.2

,, - Pieu circulaire
/ de 0. 3 [m]
de diamètre

Rocher

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Solution :

-I-
Fn(-) = Fn(-) Remblai+ Fn(-) Argile = II0.3 ^- 5 + (-^-) 20| = TI0. 3 [112. 5 + 600]
.
-. Fn(-) = TC0. 3 [712. 5] =» .-. |Fn(-) = 671. 5 [kN]
Encore une fois, cette charge sera opérationnelle à la fin de la consolidation de l'argile.

Les charges dues aux frottements négatifs peuvent être minimisées en induisant les pieux de
bitume, car R est très faible (R » 0. 05). On peut aussi soit chemiser les pieux (solution
dispendieuse), soit employer des matériaux légers pour le remblai.

3 Capacité portante des groupes de pieux

On a traitéjusqu'à présent de la force portante d'un pieu isolé. Mais dans la pratique, les pieux
sont presque toujours battus ou fores par groupe. Il convient d'étudierl'influence de ce voisinage sur la
force portante et sur le tassement de l'ensemble.

Il peut arriver que la charge limite du groupe Qc soit différente de la somme des charges
limites Qg d'un pieu isolé. On définit le coefficient d'efficacité d'un groupe de n pieux par le rapport :

Charge limite du groupe Q<


Ce =
sommes des charges limites des pieux n . Q;

Une idée intuitive de l'effet de groupe est donnée par des pieux battus dans un sable lâche. Le
battage et la pénétration des pieux resserrent la structure et compactent le sol entre les pieux, ce qui
confère au groupe une force portante améliorée (Ce > l). En milieu serré, au contraire, du fait de la
dilatance, la pénétration des pieux produit un relâchement de la structure avec augmentation de l'indice
de vides, ce qui se traduit parune diminution de la capacité portante du groupe (Ce < l).

3. 1 Capacité portante d'un groupe de pieux basée sur Cg

Parmi les différentes méthodes qui ont étéavancées pour le calcul de la capacité portante d'un
groupe de pieux, on indiquera la méthode basée sur le coefficient d'efficacité. Pour le calcul du
coefficient d'efficacité,plusieurs formules empiriques, telles celle de «LosAngeles» :

B
Ce =l--.
s TT m n
[m (n - l) + n (m - l) + V2 (m - l) (n - l)]
où m = nombre de rangées dans un groupe de pieux,

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n = nombre de pieux dans chaquerangée,


B = diamètre d'un pieu,
s = espacement des pieux d une même rangée.

ou, encore, celle de «Converse - Labarre» :

m (n - l) + n (m - l)
'e=l-0'-90 m n
où 9 = tg- (B/s) , en degrés;

ont été utilisées dans le passé.

Une autre méthode qui dorme des résultats comparables est celle de la «règle de Feld». On
admet que chaque pieu a pour charge portante, la charge partante d'un pieu isolé diminuée d'autant de
fois (1/16) de sa valeur qu il a de pieux voisins.

Exemple 3. 13 Utilisation de la notion du coefficient d'efficacité

Déterminer le coefficient d efficacité du groupe ci-dessous par la formule de Converse - Labarre.

e = tg-l(B/s) = tg-l(0. 4/1. 0) , Im Pieux flottants


circulaires
B - 0. 4 m
e = 21. 8°

4 . 3+2- 5
Fondation :
C-1-2L8°-^-T-^ 3 . 5 =15 pieux
m= 5 , n= 3
Ce = l - 0. 36 = 0. 64 (64%)
s = l m (espacement)

Exemple 3. 14 Utilisation de la notion du coefficient d'efficacité

Déterminer le coefficient d'efficacité du groupe ci-dessous par la règle de Feld.

Solutionj

Sur le schéma, les pieux tels que (a) auront une charge portante égale à
(a) (b)
(13/16), soit 81%, de celle d'un pieu isolé; celle des pieux tels que (b) sera
égale à (11/16), soit 69%; quant au pieu (e), sa charge portante n est que la Q
moitié (8/16 ou 50%) de celle du pieu isolé.

4 pieux (a) à 81% + 4 pieux (b) à 69% + l pieu (e) à 50 % Groupe de pieux : 3 . 3
.

-. Ce =
9 pieux en total Pieux flottants

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4 . 0. 81 + 4 . 0. 69 + 1 . 0. 50 3. 24 + 2. 76 + l . 0. 50 6.5
... ce=- ""' ' 9"'" --=--"-^* "."-. =^-=0.72
.
-. Au total, chacun des pieux du groupe ne peut supporter en moyenne que 72% de ce qu'il aurait
supporté s'il avait été tout seul. l

Remarques sur l utilisation des ces coefficients :

i) L'emploi de ces formules empiriques est devenu de plus en plus rare à mesure que l'on a
commencéà comprendre le comportement despieux.
ii) Ces formules predisent toujours un coefficient d'efficacité inférieur à l, alors que dans les
sables lâches,il peut être supérieurà l.
iii) Ces formules ne sont valables que pour les pieux flottants.
iv) Ces formules sont à déconseiller.

3. 2 Capacité portante des groupes de pieux dans les sols pulvérulents (sables et graviers)

Il est conseilléde suivre les règles suivantespour la conception de fondations surpieux :

Qg = n . Qa avec Cg = 1. 0 pour la plupart des cas


Ne pas installer les pieux à un espacement centre-centre s moindre que 2. 5 B
Pieux forés : Ce = 2/3

Exemple 3. 15

l Déterminer la capacité portante admissible nette d'un groupe de 9 pieux dans un dépôt de sable, en
utilisant Nq = e7tg(t' et sans tenir compte de laprofondeur critique, Ici Ce = 1.0 .

00. 3m
Q».,.(F=3)
T et CT;g [kN/m3]
0 0
1. 0m
000 Sable:
1. 0m
Y =19 [kN/m3]
000 12m ^=33°
ktg5 = 0.75
1. 0 m 1. 0 m
9 pieux circulaires
en béton avec B-0. 3[m] 228

Solution: Pour y = 19 [kN/m3] , (p = 33° et Ktg6=0. 75

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H^=e7të(t> =134. 5 et (Nq - l) = 133.5


Qadm = Ozo-(Nq-l)- Ap + S T . Af = CT,,, . (N, - l). Ap + S Ktg5 . <J'^ . Af
nette

^0. 32. Tr\ 171


Qadm = 228 . 133.5 + - (0. 3 . TI) . 12 [m] = 2151 + 967 = 3118 [kN]

3118
Qadm/pieu = -3- = 1039 [kN]
Qadm/groupe = 9 . 1039 [kN] = 9351 [kN] Qadm/groupe = 9351 [kN]

3. 3 Capacité portante des groupes de pieux battus dans les sols cohérents fargiles et silts argileux)

Pour déterminer la capacitéportante des groupes de pieux battus dans ces sols, il est conseillé
de suivre les règles suivantes :

Pour un espacement centre-centre s = 3. 0 B, le coefficient d'efficacité est égal à 0. 70 (70%)

et Qc = 0. 7 . n . Qc.

Pour un espacement centre-centre s = 8. 0 B, le coefficient d'efficacité est égal à 1. 0 (100%)

et QG = n . QG.

Pour un espacement 3B < s < 8B, on trouve le coefficient d'efficacitépar inteqîolation, soit

Ce =0. 7+0. 06[(s/B)-3].

Pour un espacement s < 3. 0 B, le calcul de la force


portante du groupe doit être effectué selon la méthode

préconisée par Terzaghi et Peck (1967) qui consiste tout p


simplement à assimiler le groupe de pieux à une
fondation monolithique ayant pour dimensions celles du
prisme circonscrit au groupe (voir Figure 3. 26 ci-contre).
'L<UU||LIUL; B

Figure 3. 26 Capacité portante


du bloc monolithique

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Lacapacitéportante limite nette du groupe est alors (d'aprèsSkempton (1957), Chapitre 2) :

Qc = B. L. q'p +2 . (L+B). D. Su

où q'p = 5. 14 . Su .(l + 0.2 D/g) . (l + 0.2 B/^) (Chapitre 2)


Cette façon de procéder doit être toujours vérifiée dans le cas de pieux flottants et dans celui de
pieux prenant appui sur une couche résistante reposant elle-même sur une couche compressible.

Exemple 3. 16

Déterminer la charge portante nette admissible d'un groupe de 9 pieux dans le dépôtd'argile montré ci-
dessous.

0 0. 3 m-
ll QaJF=3) ^
Semelle de liaison
(longrine)
0 0 Jl
1. 2m
000 Argile:
1. 2m Y =16 [kN/m'l
'sat
000 10m ^>-0°
Ca=35 [kPa] (a= 0. 7)
1.2m 1. 2m

9 pieux circulaires LJ
en béton avec B=0. 3 [m] -4J--
0. 3m

Solution : Pourl'argile avec Ysat = 16 [kN/m3] , cp = 0°, Su = 50 [kPa] et Cg = 35 [kPa]


s 1.2
|lciB-=ïïi=4>3="
4-3 l
Ce = 0. 70 + (1. 0 - 0. 7) . ^-^ = 0. 70 + 0. 3 . - 0. 70 + 0. 06 = 0. 76

Cg = 0. 76 (valeur interpolée)
Pour un pieu : Q = q? . Ap + Cg . Af

Q=9Su-Ap+ Ca-Af= 9-50- ^ j+ 35(0. 3 . il). 10[m]


[
Q= 31.8+329.9 = 361. 7 [kN]
.

-. Pour 9 pieux =» Qgroupe = Ce . n . Q = 0. 76 . 9 . 361. 7 = 2474 [kN]


Q groupe 2474
et si F = 3 adm = = 825 [kN] Q adm = 825 [kN]
groupe groupe

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Exemple 3. 17

Déterminerla chargeportante nette admissible du groupe de 9 pieux illustré ci-dessous.

0 0.4 m-,. .. Semelle


l Q,.n,(F-3)^
Semelle de liaison
(longrine)
0 0
0. 8m
000 Argile:
0. 8m =Ï6 [kN/ms]
'sat
000 10m (f>=0°
SU=30 [kPa]

0. 8m 0. 8m

9 pieux circulaires
en béton avec B=0.4 [m]
0.4m

Solution : Pour l'argile avec Ysai = 16 [kN/m3] , ^) = 0° et Su = 30 [kPa]


s 0.8
Ici îT = ~^~, = 2 < 3 => .-. Méthode de Terzaghi et Peck

Bloc monolithique : B = (1. 6 + 0. 4) = 2 [m] = L


-. Qgroupe = B . L . q? + 2 . (B + L) . Sy . D
.

nette

D B D
Mais: q'p = 5. 14 (1+0. 2 ^B )(1+0. 2 7-), valide pour -B < 2.0
D 10
Ici -= - = 5 > 3 .-. > 2. 0 => q? = 9 . Sy ( graphique de Skemton) N; = 9

... Qgroupe = 9Su . B . L - + 2 . (B + L) -Su . D


... Qgroupe = 9 . 30 . 2 . 2 + 2 . (2 +2) . 30-10 = 1080 + 2400 = 3480 [kN]
Q groupe 3480
et si F = 3 adm - =1160 [kN] Q adm = 1160 [kN]
groupe groupe

Remarque : Au lieu de suivre les règles énoncéesen page 223, certains géotechnicienspréfèrentagir
ainsi pour s < 8B.

Calcul de n . Qpieu
Calcul de Qgroupe par la méthode de Terzaghi et Peck.
Utilisation de la plus petite valeur ainsi calculée.

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3.4 Capacité portante des groupes de pieux dans les sols stratifiés

Dans le cas de groupes de pieux reposant sur un sol stratifié, il est nécessaire de vérifier aussi la
capacité portante des couches profondes (Figure 3. 27).

Q Q
A A
® Y,, ^, ®
Y,. Su, Argile Sable
c=0
^,=0°

"f^ 2FL ®
Sable
Y2 4 2f7 ®
Sable
c=o 7 c=o 7
Yi, Su, ® Y,, ^, ®
(*, -0 Argile c=0 Sable

Figure 3. 27 Capacité portante des pieux dans les sols stratifiés

3.5 Frottement négatifsur un groupe de pieux

Dans le cas des groupes de pieux, la valeur de o; (section 3. 2. 2) est réduite par l'effet
d'accrochage du sol sur les pieux. Il s'ensuit une réduction du fi-ottement négatif, qui dépend de
l espacement et de la rugosité des pieux. Des méthodes ont été proposées pour tenir compte, au moins
partiellement, de ce phénomène.

4 Tassements des groupes de pieux

Les tassements d'un pieu isolé sous sa charge nominale sont généralement faibles (inférieurs à
l ou 2 cm), et l'on ne s'en préoccupe pas. Par contre, les dimensions d'un groupe de pieux sont telles
qu il peut transmettre les charges qu'il supporte à des profondeurs assez importantes au-dessous de la
pointe des pieux, ce qui peut entraîner des tassements non négligeablesdes couches sous-jacentes.

Terzaghi et Peck (1967) ont proposé les méthodes suivantes pour prévoir le tassement d'un
groupe de pieux flottants dans l'argile : on considère une semelle fictive située au 2/3 de la longueur des
pieux et qui supporte les charges permanentes Q appliquées sur la semelle de liaison (Figure 3. 28a). On
calcule le tassement de cette semelle en prenant une répartitiondes contraintes en profondeur à l pour 2.

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Rocher ou sol dense Rocher ou sol dense


a) Couche d'argile unique b) Couche de sable sur une couche d'argile

Figure 3. 28 Calcul dutassement d'ungroupe de pieux

Dans ce cas, le tassement est égal à celui de la couche d'épaisseur H. Par ailleurs, dans le cas de
pieux battus dans un dépôt de sable reposant sur une couche compressible, l'on procède de la même
façon, saufque H représentel'épaisseurde la couche d'argile (Figure 3.28b).

La même procédure est suivie aussi lorsque les pieux travaillent en pointe, mais le sable repose
aussi sur une couche d'argile assezcompressible (Figure 3. 29).

Sable ou
gravier
compact

Rocher ou sol dense

Figure 3. 29 Pieux chargés en pointe dans un massif de sable

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 230


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De plus, s il y a frottement négatif, il faut que les charges causées par ce frottement soient
incluses dans les chargestotales que le groupe de pieux doit supporter.

Dans le cas des sables, les tassements sont en généralfaibles et rapides, et ne posent guère de
problèmes. Toutefois, dans le cas des pieux ûottants dans un sable lâche, on pourra, par sécurité,
appliquer la méthode de la semelle fictive décrite précédemment.

5 Efforts horizontaux et pieux inclinés

Les efforts horizontauxgénéralementadmispour les pieux verticaux sont résumésau tableau


ci-dessous.

Tableau 3. 9 Efforts horizontaux admis

Effort horizontaux
Type de pieu Tête
admissibles [kN]
riiois'(B=oy[m]) 6.7

Remarques :

i) L'encastrement est réalisé si le pieu est "noyé" de 50 [cm] minimum dans le béton de la semelle
de liaison.

ii ) Dans le cas des argiles molles, les efforts horizontaux admis sont de l'ordre de 5 [kN].
iii ) Les pieux en béton fondés dans de l'argile molle et soumis à des efforts horizontaux supérieurs
à 5 [kN] devront être armés en flexion.
iv ) Les déplacements horizontaux admis dans le cas des édifices courants sont de l'ordre de 6 à 7
[mm] et de 12 [mm] dans les autres cas.
v) Dans le cas où les efforts horizontaux sont supérieurs à ceux indiqués au tableau précédent, il
est peut-êtreplus économiqued'utiliser des pieux inclinés.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 231


L
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Pour qu un pieu, supportant en tête un effort vertical Qy et un effort horizontal Qu, ne subisse
que des efforts de compression axiaux (résultante QRpassant par l'axe du pieu), il faut l'incliner (Figure
3. 30) d un angle u tel que :

a = arctg (Qu/ Qv)

Figure 3. 30 Pieux incliné chargé axialement

C est en généralcet angle d'inclinaisonqui est fixé,et un pieu ainsi inclinépeut donc reprendre
un effort horizontal Qu , fonction de l'effort vertical Qy appliqué :

QH = Qv -tg"

L'effort axial étant limité par la charge nominale ou admissible du pieu :

Qi
QR= = QN , soit Qv = QN . cos a
cosa

QN est généralementcalculécomme pour un pieu vertical.

Les valeurs possibles de a sont fixées en fonction du matériel de forage (pieux exécutés en
place) ou de battage (pieux battus). Les règles suivantes peuvent être adoptées :

i) Pieux exécutés en place

Si B ^ 1.20 [m] inclinaisondéconseillée;


Si 0. 80 [m] <: B <1.20 [m] inclinaisona de 12°, au maximum;

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Si B ^ 0. 80 [m] inclinaison limitée à 12° si le terrain est aquifère et pouvant atteindre 18° si le
terrain est non aquifère.

ii) Pieux battus

Inclinaison a limitée en généralà 20° pour des raisons de rendement au battage.

Lorsque les efforts horizontaux sont très importants par rapport aux efforts verticaux, on est
amené à disposer les pieux de façon à ce que certaines files travaillent à l'arrachement (Figure 3. 31). Le
pieu résiste alors uniquement par frottement latéral, qui est pris généralement égal à 40% ou 50% du
frottement latéral utilisé pour les calculs en compression.

Qv

QH

Figure 3. 31 Disposition avec une file de pieux travaillant


à l'arrachement (file 3)

Si, au cours de la vie de l'ouvrage, le système de charge se modifie, le pieu doit résister en
fléchissant et mobiliser la butée latérale du terrain. Dans ce cas, on a recours à des théories faisant appel
à la réactionlatéraledu sol. Des logiciels sont utiliséspour faire la conception de cespieux.

6 Flambement des pieux

Le phénomène se développe lorsque la fibre neutre prend une forme de sinusoïde dont
l'amplitude va croissante; or le sol autour du pieu oppose au développement de cette amplitude une
réaction croissante de butée.

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Exemple 3. 18

Selon la théorie d'Euler :


Q
Qmax =258 [N]

Selon les résultats d'essai surplace

Qmax = 29. 4 [kN] Argile Molle


Su=15[kPa]
(avec un tassement = 7. 63 [mm]) 11.0m

Tige circulaire
de 20 [mm]
diamètre

7 Conclusions

Le comportement du pieu isolé, s'il est assezbien connu sous les chargesverticales, l'est moins
bien sous les charges horizontales, en particulier lorsque l'on veut prendre en compte la réaction latérale
du sol.

Le comportement des pieux en groupe (répartitiondes charges sur les pieux, modificationde la
force portante ou de la résistance aux efforts latéraux par effet de groupe) est un phénomène encore mal
connu. Quelques méthodes ont étéproposées; elles ne résolvent que partiellement les problèmes.

8 Références

Coyle, H.M., et Castello, R.R. (1981). New Design Corrélations for Piles in Sand. ASCE J. Geotech.
Eng. Div., 107 (GT7):965-986.

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Meyerhof, G.G. (1976). Bearing Capacity and Seulement of Pile Founations. ASCE J. Eng. Div.,
102(GT3): 195-228.

Terzaghi, K. et Peck, R.B. (1967). Soil Mechanics in Engineering Practice. 2ième Ed., John Wiley &
Sons, Inc. New York.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 234


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CHAPITRE IV

PARTIE A : POUSSEES ET BUTEES

l Généralités

l. l Définitions

On considère un ouvrage de soutènement, par exemple un mur en béton retenant un massif de


sol (Figure 4. l), et l'on examine les types de sollicitations qui s'exercent sur ce mur.

Mur de
soutènement
Côté Fa : Force de poussée
W : Poids du mur
R : Résultante sous
la base avec
composantes N et T
Fp : Force de butée

Figure 4. l Sollicitations exerceées sur un mur de soutènement

En dehors des forces de pesanteur, représentées par le poids W du mur, s'exercent sur toutes
les faces du mur, en contact avec le sol, trois forces dont la connaissance est duressort de la mécanique
des sols :

i) Sur la face amont du mur, généralementverticale, le sol exerce des efforts ayanttendance soit
à renverser le mur, soit à le déplacer horizontalement. La résultante générale de ces efforts est
une force dont la composante principale est horizontale. On l'appelle force de poussée (ou
encore poussée) et on la note " Fg", l'indice "a" précisant qu'il s'agit d'une force active;

ii ) Sur la face aval du mur, dont la partie enterrée est souvent faible, le sol exerce des efforts qui
ont tendance à retenir le mur. Leur résultante générale est une force dont la composante
principale est horizontale et opposée à la composante horizontale de " Fg". On appelle cette

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 235


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Par contre, le calcul de la contrainte totale horizontale a^ s'exerçant au même point sur le
plan vertical nécessiterait la connaissance de la loi de comportement du sol. Aussi la détermine-t-on
expérimentalementen remarquant que dans un sol en place, sous un chargement uniforme, il n'y a pas
de déplacementhorizontal (s^ = 0). On utilise généralementun appareil triaxial. Les résultats de ces
essaisdonnent le rapport Oho/°vo> appelécoefficient de pressionlatérale de terres aurepos et noté K,, :
CTho
KO =
0,

Remarques :

Le coefficient Kg est généralement inférieur à l.


Il ne s applique qu aux contraintes effectives. Donc, dans un sol en place, saturé, K(, devient :

0
ho
KO = 0
./
vo

avec oj, g = (Tho - U , Oyy = (Tyg - U, et CT^g CSt la contrainte effective horizontale, Oyo la
contrainte effective verticale, u la pression interstitielle.
La valeur de Ko varie suivant les types de sols. Elle est donnée de façon approximative au
Tableau 4. 2.

Tableau 4. 2 : Coefficient Kg pour quelques types de sols

Type de sol Valeurs de Ko


Sable lâche 0.45 à 0. 50
Sable compact 0. 40 à 0. 45
Argile normalement consolidée l 0. 50
Argile surconsolidée > 0. 50

Dans le cas des sables et des argiles normalement consolidées, il existe une formule
empirique, due à Jaky, donnant la valeur de Kg en fonction de l'angle de frottement interne

0':
Ko = l - sin<p
Dans le cas des sols surconsolidés, la valeur de Kg peut même dépasser l. La formule
suivante permet d'estimer Kg dans ce cas :

Ko = (l-sin4>')VOCR

où OCR = CTO/CTVOet Oy = pressionde préconsolidation.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 238


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2 Equilibres limites de Rankine

2. l Sol pulvémlent fc = 0, A ^= 01

2. 1. 1 Surface horizontale

On vient de voir que, dans le cas où il n'y a pas de déplacement latéral, les contraintes
verticales Oyo et horizontales 01,0 (Figure 4.4a) dans un dépôt de sol naturel sont égales
respectivement a :

ovo = yz

"ho = Ko . y z

Cet état de contraintes est représenté par le cercle de Mohr de diamètre AB sur la Figure
4. 4d(OA= (Tv,, = yz ; OB = Oi,o=Ko-yz).

Examinons de quelle façon il peut y avoir mpture dans la masse de sol. L'analyse qui suit est
due à un scientifique écossaisnomméRankine qui l'a introduite en 1857.

Si l on permet au sol une expansion latérale (s.^ < 0), la contrainte verticale reste principale,
égale à y z , et la contrainte horizontale diminue. Sur la Figure 4d, le point B se déplacejusqu'au point
C pour lequel le cercle de Mohr est tangent aux droites intrinsèques. Il y a alors rupture du sol et cette
rupture a lieu en tout point du massif. On dit aussi que l'équilibre est limite. Les plans de rupture en
chaque point enveloppent un réseau de surfaces de glissement planes, dont l'inclinaison est déterminée
à partir des points de contact l et G du cercle de Mohr à la rupture avec la courbe intrinsèque et qui
font entre elles l'angle (90° + 0) égal à l'angle 1CG dans le diagramme de Mohr. Cette rupture
correspond à l'état de poussée (Figure 4. 4b). On note o^a la contrainte horizontale correspondante.
Dans l'état de poussée, on tire facilement du diagramme de Mohr de la Figure 4. 4d :

K.. = ahï=l~smct'_^(^ ^
:ra=^=ÎT^m0=tgT50 -t
Le rapport CT[,a/ °vo est appelécoefficientdepousséeet notéK^g.

Il est également possible de provoquer la rupture du sol par compression latérale (E), > 0).
Dans ce cas, le point B (0^0 = Ko .y z) sur la Figure 4.4d se rapproche d'abord du point A
r
correspondant à un état de contrainte isotrope ((T), = Oyo = yz). Puis la contraction latérale
f
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 239
L
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augmentant, le point B atteint le point D; il y a alors rupture ou équilibrelimite, le cercle de Mohr étant
tangent aux droites intrinsèques; on note Ohp la contrainte horizontale correspondante. La rupture a
lieu en même temps en tout point du massif et les plans de glissements font entre eux un angle
de (90° - 0) égal à l'angle JDH dans le diagramme de Mohr. Cette mpture correspond à l'état de
butée (Figure 4.4c). Dans l'état de butée, le rapport (Thp/ ovo appelé coefficient de butée et notéK;.p ,
a pour expression :

°hp_ l+sm4)_, _2^ro ,^


r2 ( 4C;°-l--'-
"rP - ~n~
CTyg ~ 1l -cinA
- Sin 0 -

a) Au repos b) Etat de Poussée e) Etat de Butée


Ëh-0 8^ < 0 (expansion) 8^ > 0 (contraction)

90°- (|)'^-^45°+ i|)'/2 90°+.


45°- ^'/î
T Plmde
r Plan de
Sol pulvéruralt
,
ov mpture
°v rupture

j«7»rTz /!^ji . Ï - . 1^90°+(|)'


;\/ \, bi' ^ Plaide % :-.. 90°-^'
<-yzKo !. : A A A '' ''.. " rupture
Plan de
.

-^ rupture

d) Diagrammes de Mohr

cîo=YZ 45°-(|)'/2
plan de ^

Figure 4. 4 Etats des contraintes de poussée et butée pour un sol pulvérulent

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 240


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Remarques :

i) Les deux coefficients Kpg et K,. p sont inverses l'un de l'autre :


l
Kra=iZ
Tp

ii ) Les contraintes 0[,a et °hp sont des contraintes principales.


iii ) Dans le cas de la poussée, la distribution de la contrainte 0|, a 1e long d'une verticale tracée
dans le massifest triangulaire, car (Figure 4. 5a).

"ha = "vo . Kra = Y Z . K^

iv ) Dans le cas de la butée, la distribution de la contrainte Oiip 1e long d'une verticale tracée dans
le massifest aussi triangulaire, car (Figure 4. 5b).

°hp = °vo . Krp = Y z . Krp

V) Les lignes de glissement sont des lignes droites.


vi) Les équilibres de poussée et de butée sont aussi appelés équilibres limites inférieur et
supérieur, respectivement.

contrainte

Sol : y , (j)
. -<7h,=Kr, YZ

a) Etat de poussée

contrainte

Sol : y , (j) , - o-hp= K^y z

b) Etat de butée
Figure 4. 5 Etats de poussée et butée pour un sol pulvérulent

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 241


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2. 1. 2 Surface inclinée

La surface d'un massif de sol pulvérulent fait l'angle ft avec l'horizontale (Figure 4. 6a). La
résolution partielle des équations d'équilibre de la mécanique des milieux continus montre que, sur le
plan parallèle à la surface et situé à la profondeur z, la contrainte "f au point M est verticale (<Ty) et
égale à (y z cas/?). On cherche à déterminer la contrainte "p" qui s'exerce sur un plan vertical à la
profondeur z dans l'état de poussée ou l'état de butée. Dans le plan des cercles de Mohr (Figure 4. 6(1),
la contrainte verticale f est représentée par le vecteur OA (OA = y z cos/?).

a) Talus incliné b) Etat de Poussée e) Etat de Butée

/?lf ri la:
45°. i))'/2 '45°- <)>'/2
facette
inclinée Plande
facette
àp Plande mpture
verticale
rupture
d) Diagrammes de Mohr

^/T .
OB, =P;
Ip

Verticale

i) OBi=CT, ii) OBi^a iii) OA= 0-^ =y z cos/î


Figure 4. 6 Coefficients de poussée et butée pour un massifde sol pulvérulent à surface inclinée

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 242


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En appliquant la méthode du pôle pour la détermination des contraintes, les états de


contraintes de poussée et de butée en un point M à la profondeur z sont représentés par deux cercles
passant par le point A et tangents à la courbe intrinsèque d'équation T = +o tg (fi. Les deux pôles Pi et
Pl sur ces cercles sont les points d'intersection, autres que A, sur la droite OA. 11 en résulte que les
contraintes pi et pz qui s'exercent sur un plan vertical en M sont représentées par les points B[ et 82

sur la droite symétrique de OA par rapport à l'axe des o (P]BI et PiBz verticales).

Cela montre que :

a) La contrainte p est toujours parallèle à la surface du sol, quelque soit l'état des contraintes; les
contraintes f et p sont conjuguées;
b) Les coefficients de poussée et de butée, définis par rapport aux contraintes conjuguées, ont
pour expression :

l OBi OA
KraO») =
KrpOT OA OB;

soit

l cos/5 - ,/cos2/? - cos20


KraW =
Krp(/?) COSR + ^COS2/? - COS2^)

Les coefficients Kra(/?) et K,.p(/?) sont appelés coefficients de poussée et de butée de


Rankine.

e) Dans le cas de la poussée, on a :

crvo = YZ . cas p

cosp - ^cos2P - cos20


"ra = Pl = Y Z . COS/?
cosR + ^/cos2/?-cos2^>

Dans le cas de la butée, les deux expressions ci-dessus deviennent :

°vo = YZ . COS/?

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 243


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cos/? + ^ cas2/? - cos20


°rp = P2 = Y Z . COS ?
cos/? - ^c.os2ff - cos2<p

Remargues :

i) Si/? = 0
l - sin0
Poussée CTha = °ra = Y z
l + sin0
l +sin0
Butée oh''=(Tr''= v2
'T^ii^
ii) Si/?=0: K,, (/î)= Krp(/?)=l
iiï) Dans le cas de la poussée, les plans de rupture enveloppent un réseau de surfaces de
glissement planes, dont l'inclinaison est déterminée à partir des points de contact E et F du
cercle de Mohr à la rupture avec la courbe intrinsèque et qui font entre elles l'angle (90° + (f))
égal à l'angle EP]F dans le diagramme de Mohr. De plus, les plans de glissement font des
angles 61 et 82 avec la verticale P[BI (Figure 4. 6d). Les valeurs de ces angles 9i et 63 sont
données par les expressions suivantes :

9i=^(900 -^)+-(e-/?)

92=^(90°-0)-j(£-/î)
avec sine = sinp/sm<p (voir la Figure 4. 7) et (61 + 62) = 90°-^)

La contrainte a^ n'est pas une contrainte principale. La distribution de a^g le long d'une
verticale tracéedans le massifesttriangulaire car :

"ra= YZ -COS/?- !<"(/?)

De plus, la direction de la contrainte a^ est parallèle à la pente du massif. Les contraintes


principales a^ et 03 sont aussi indiquéesà la Figure 4. 7.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 244


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T- (bissectrice)
Vertical Direction de

C = centre du cercle

A
de poussée
P = pôle
OA=YZCOS/?
OB, = %

- <7

planprincipal Direction
de 0;

planprincipal r"Pture
sur lequel agit

Figure4. 7 Définitionsdesplansprincipauxsur lesquel agissent o, et o; dansle casde lapoussée

De plus, le plan sur lequel agit Oi est incliné à 90° + (f - /î)/2, par rapport à la verticale
(sens horaire).

iv ) Dans le cas de la butée, les plans de glissement font entre eux un angle de (90° - 0) égal à
l'angle HPzGdans le diagramme de Mohr (Figure 4. 6d). Dans ce cas, les angles 61 et G; par
rapport à la verticale P2B2 sont donnés par les expressions suivantes (voir la Figure 4. 8):

Oi =j (90°+^>)--(£+/?)

e2 =^(90°+0)+-(£+/?)
avec sine =
sin/?/sin0 et (81 +82) = 90° + (fi

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 245


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La contrainte Orp n'est pas une contrainte principale et elle est parallèle à la pente du massif.
Ladistribution de drp le long d'une verticale dansle massifest triangulaire car :

(Trp = YZ . cas /?. KroùS)

»T Vertical
(bissectrice)
Direction de
^ C = centre du cercle
°i ^' de butée
A

P = pôle
OA=YZCOS/?
Plans de
°rp
rupture
T-

(7

Direction
plan principal
sur lequel agît C^
de 03

/ v, Plans de
/ ^^
mpture

Figure 4. 8 Définitions des plan^pnncipaux sur lesquel agissent ^ et ^ dans le cas delabuteé

Les contraintes principales CTI et 03 sont aussi indiquées sur cette figure. De plus, la
contrainte (TI agit sur un plan incliné à (s + /?)/2 , par rapport à la verticale (sens antihoraire).

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 246


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v) Dans le cas de la poussée, on peut déterminer la contrainte Og qui agit sur un plan incliné à
par rapport à la verticale, à l'aide de l'expression suivante (voir aussi les Figures 4. 9 et 4. 10).

Sable en
-l- poussée:
Y, <1>
Normale au plan
incliné à 9
"~:>"fî
Distribution
de 0,

Vertical
Plan incliné à 6

Figure 4. 9 Diagramme des containtes (Equilibre de pousseede Rankine)

C = centre du cercle
de poussée
P-pôle
OA='/zcos/?
OB, =CT,
OD = CT(J

cr

Normale au plan
incliné à 6
JtQ'it9'

Figure 4. 10 Cercle de Mohr pour le calcul de la contrainte c7e dans les cas de la poussée

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 247


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OB = ku . Y r
avec r = OM = z cos P/cos (6 -
sin p cos(9 -
ka = _, _7'_, _/_^ ^^__. [l - sin 0 cos(26 + E - p)]
sin0 sin(E + p)cosot
et

sin0 sin(29 + £ -
tgu=
l -sin0 cos(29+£-
ainsi

sin (3 cos p
CTe = Y z -:- [l-sin<^cos(29+£-p)]
sin<p sin(£ + P)cosu

Les composantes normale et tangentielles de 09 sont :

On = CTrg = Og COSOt

T = T^g = - Og Sin Ot

Exemple 4.1

Le massif de sable illustré ci-dessous est dans un état de poussée. Déterminer la contrainte Og et ses
composantes o,, et T sur un plan inclinéà 9 = 20° (sens antihoraire)par rapport à la verticale.

Talus incliné

Y'=18[kN/m3]
((> =30°

a = 29. 48'

e-p=io'
P =10°
M Horizontale

Stratigraphie et contrainte CÇ

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 248


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Solution :

sinp sinlO'
sm£ = £=20. 32° et 29+£-(3= 2 . 20°+20. 32° - 10° = 50. 32'
sin0 sin30°
sin0 sin(29 + E - sin30° sin 50. 32°
tgu = = 0. 56528 ==> u = 29. 48'
l - sin 0 cos(29 + £ - p) l - sin 30° cos 50. 32'
Comme

sin (3 cas P
OB=YZ _^ ":"'/" , o^, ^. [l-sin0cos(29+E-p)]
sin(p sin(e + p)cosa
sinl0° cosl0°
Oe = 18 . 10[m] .- [l-sin30°cos50. 32°] ==> ]ae = 95. 36 [kPa]
sin30° sin 30. 32° cos 29. 48°

(?n = Og cosa = 95. 36cos29. 48 On = 83. 02 [kPa]

et T =-ffesin a =-95. 36sin29. 480 => IT =-46.93 [kPa]

Horizontale
P =10°

9=20°

z=10m

CT, =83.02[kPa]

M.\^ T--46.93 [kPa]


Vertical

Exemple 4.2

Déterminer les contraintes principales Oi et 03 dans l'exemple précédent. Déterminer aussi leurs
directions.

l Solution :

l D'après la Figure 4. 7, CTI agit sur un plan incliné à (f - /?)/2 ou 5. 16° (sens horaire) par rapport à
l'horizontale. Par conséquent, 6=90- 5. 16 = 84. 84° (sens antihoraire) par rapport à la verticale.

Donc, 29+E-P = 2 . 84.84° + 20. 32° - 10° = 180°

CIV3420-FONDATIONS V. Silvestri 249


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et

sin0 sin(29 + £ -
te a = = 0 => a = 0°
l -sin0 cos(26+£-
D aprèsla Figure 4. 10, ceci indique que (Te est la contrainte principale majeure Oi; savaleur est
sin (3 cos p
CTI = 09 = Y z ---- [l-sin0cos(29+£-p)]
sintE + ti)cosa

soit,

sinl0° coslO'
CTI = 18 . 10[m] .- ; [l - sin 30° cas 180°] =» |CTI = 182. 92 [kPa]
sin30° sin 30. 32° cos 0'
et la contrainte principale mineure
'l-sin0\ __ "_/1-sin30'
"3= "l (-'T l =182.92 03 = 60. 97 [kPa]
1 \1 + sin0 l + sin30°

(T..
5. 16 5. 16°
Horizontale

Exemple 4.3

Le massif de sable illustre ci-dessous se trouve en poussée. Déterminer la contrainte Ora sur un plan
vertical à une profondeur de 10 [m]. Déterminer aussi les directions des plans de rupture.

Talus încliné P =20°

Sable:
Y =18[kN/m3]
(|) =30°

z=10m

P =20°

Vertical

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 250


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Solution :

Calcul de k ra

cos p -

Vcos2|3 -
cos2 ^) cas 20° -

Vcos220° -
cos230'
kra = 0. 441
cosp + ^cos2p-cos20 cos20°+Vcos220°-cos230°
Ora=YZCosp k^ = 18 . 10[m] . cas 20° . 0. 441 =» (?" = 74. 59 [kPa]

Calculs des directions des plans de rupture :

9i=j(90°-<^)+j(£-/?)
82=^ (90°-0)--| (£-/?)
Ici: £ = sin-l(sinj5/sin0) = sin-l(sin20°/sin30°) ==;. £ = 43. 16'

...9l = ^ (90°-<f>)+ ^ (£-;?) = j (90°- 30°) + ^ (43. 16°- 20°)


6i =30+11. 58 9i = 41. 58"

9z = ^ (90°- 0) - ^ (f-/?) = - (90°- 30°) - ^ (43. 16°- 20°)


92=30-11. 58 => 6, = 18.42°

QI + O; = 41. 58° + 18. 42° = 60° ^ OK car 9i +62 = 90° - 0 = 60'

Talus incliné

Plan de Plan de
rupture rupture

Vertical

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 251


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2. 2 Sol cohérent (e , di = 01

2. 2. 1 Surface horizontale

Dans le cas d'un sol cohérent, la courbe intrinsèque est représentée par la droite de Coulomb.
L équation de cette droite est donnée par l'expression suivante (Figure 4. 1l):
T = +(0 tg4> + e)

Sur cette figure, l état de pression des terres au repos est représenté par le cercle de diamètre
égal à AB. La distance OA = Oyg = y z et la distanceOB =CT[,O= Ko' Uyo = YZ . Les équilibres
limites de poussée et de butée peuvent être atteints de la façon déjà décrite en 2. 1. La distance OC
représente la contrainte de poussée, tandis que la distance OD représente la contrainte de butée. A
partir de l équation de la droite de Coulomb, on peut déterminer les contraintes Ohaet °hp-
a) Dans le cas de la poussée, le diagramme de la Figure 4. 11 permet de déterminer la relation
suivante :

l - sin^» Il - sin0 l - s'm<p Il - sin0


yz - 2c
ffha= ÎTiu^ . CTVO- 2C l + sin0 l + s'm<p l + sin 0

ou encore,

l - sin0
°ha = YZ. Kra-2c K ra .

Kra=lTsm0 pour p=o:

Plan de
rupture

Plan de /
rupture \^.

Cercle de
poussée

Remarques:
Cercle de
i) OA=CT, =yz butée

ii) OC=0-i, a i») OD=q7hp . /."' '---^^


Figure 4. 11 Etats de contraintes de poussée et de butée pour un sol cohérentà surface horizontale

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 252


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L La distribution des contraintes horizontales de poussée est indiquée à la Figure 4. 12 (ci-


dessous). On constate quejusqu'àla profondeur h( définiepar :

2c 2c
ht=-T===~- tg |450 +^-
Y y Ko Y

Sol : y , e et (|)

Figure 4. 12 Etat de de poussée pour un sol cohérent à surface horizontale |

le massif exerce des contraintes de traction ou de tension. À la surface du sol, cette contrainte
de traction est égale à -2 e . ^/ Kg . De plus, on remarquera sur le diagramme des contraintes
de la Figure 4. 12 que la résultante des efforts sur une hauteur 2 hç à partir de la surface libre
est nulle. Il est donc vraisemblable qu'une excavation ou une tranchée puisse tenir sans
soutènement sur une hauteur voisine de 2 hi. Cette hauteur appeléehauteur critique et notée
H;, vaut :

4c 4c
HC= := -.
tg|450 +^-
Y^ Y ~0\" '2

Cette formule donne des valeurs considérables, ainsi pour Su = 30 [kPa], 0 = 0° et y =


20 [^] et , ona Hc= 6 [m].
Cette hauteur libre n'est possible qu'à très court terme. Très rapidement l'argile dans les
zones voisines des parois de la tranchée se déforme. D'où des fissures à la partie supérieure
(Figure 4. 13); le retrait en période sèche, accentue celles-ci, les pluies créant ensuite des
forces de percolation détruisent l'équilibre à court terme.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 253


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\ /

fissures

tranchée '. paroi verticale

Figure 4. 13 Instabilité des massifs argileux à parement libre

b) Butée(Figure 4. 13):

l + sin 0 ll+sin0
(yhp=T-T^ Oyn
'VO + 2C
l - sin0 l - sin0

l+smcf)
°hp = KI-P- Oy+ 2c -^ Kpp , Krp= _ ' pour p = 0,

Ladistribution des contraintes debutée ffhpestindiquéeà la Figure4. 14. Onconstate d'après


l'équationci-dessus que le massifde sol exercetoujours des contraintes de compression.

D autre part, dans le cas soit de la poussée soit de la butée, pour un massif de sol à surface
horizontale (/? = 0°), les contraintes CT|,a et °hp sont descontraintes principales.

2c^Kip' contrainte

\ 0',,
'hp-n-(7Krp+2c^&T'
"vo
Sol : y, e et (|>

-^ compression

\7r
^ t yzKrp +2c^Krp'
Figure 4. 14 Etat de debutée dans un sol cohérent à surface horizontale

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 254


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2. 2. 2 Surface inclinée

On considère un massifcohérent indéfini, limité par un plan faisant un angle /? avec le plan
horizontal. On suppose qu'aucune surcharge n'existe sur le plan limitant le massif et ce dernier n'est
donc pas sollicité que par son propre poids, dûaux terres, dont le poids volumique est y . Soit un point
M (Figure 4. 15), à la profondeur z, à l'intérieur du massif. On suppose que le massif étant indéfini et
en équilibre, qu'en chaque point de la verticale comprise entre le point M et la surface libre, la
direction conjuguéede cette verticale est orientéeparallèlementauplan limitant le massif.
Dans ces conditions, la contrainte au point M sur la facette parallèle à la surface libre vaut :

f= -YT. COSp

Sol : y , e et (j)

C . C0tg(^

Cercle de
poussée
Remarques: r;
i) f = OA= y z cos j3

Figure 4. 15 Etats de poussée et de butée un sol cohérent à surface inclmée

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 255


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En procédant de la façon décrite en 2. 1. 2., on peut tracer le diagramme de Mohr de la Figure


4. 15. Toutefois, à cause de la cohésion e, le point 0 n'étant pas confondu avec le 0', le cercle de Mohr
et, par conséquent, l orientation des facettes de glissement et des facettes principales dépend de la
profondeur à laquelle se trouve le point considéré.

Dans ces conditions, il est nécessaire de discuter les diverses solutions que donne le cercle de
Mohr lorsque la profondeur du point M varie et lorsque l'inclinaison /? , du plan limitant le massif, est
plus ou moins grande.

Cette discussion étant fort complexe et en dehors du cadre du présent cours, il devient
nécessairede noter uniquement que, comme dans le cas précédentoù/? = 0°, l'on trouve ici aussi une
profondeur ht dans laquelle le sol se trouve en traction. Cette profondeur vaut :
2c
h^7-t^450 +i)
On pourra donc, théoriquement, creuser des tranchées en parois verticales jusqu'à au moins
cette profondeur. L'apparition de fissures de traction aura comme effet de réduire la hauteur
d'excavation.

3 Calcul des forces de poussée et de butée : méthode de Rankine

3. 1 Principe

La méthode de Rankine consiste à calculer les forces de poussée et de butée agissant contre
un mur ou un écran à partir des relations développées à la section précédente. Cette méthode implique
qu en cas de rupture du massif se trouvant derrière l'écran, les plans de glissement puissent se
développer tel que montré précédemment. Cette méthode repose donc sur l'hypothèse fondamentale
suivante :

La présence de discontinuités. provoquées par la présence de murs ou d'écrans dans le massif


de sol, ne modifie pas la répartition des contraintes dans le sol, soit au contact entre le sol et l'écran.

soit à l intérieur du massif (Figure 4. 16).

Ainsi, sur un plan parallèle à la surface du massif de sol, la contrainte reste verticale et égale à
Y z cos/?. Deplus, à la rupture, les contraintes depousséeet de butée, a^y et Opp, restent parallèles à
la surface du sol. L'inconvénient d'une pareille hypothèse est d'imposer, en tout point du mur, la
direction de la contrainte qui s'exerce sur le mur, et donc de ne pas tenir compte de la valeur réelle du
frottement entre le sol et le mur (c'est-à-dire, la rugosité de l'écran). Ainsi, dans le cas d'un sol à

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 256


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L surface horizontale et d un mur à paroi verticale, la théoriede Rankine suppose que le frottement entre
le mur et le sol est nul, puisque la contrainte est horizontale.

.. L.............. . >:.. ..l.......

or. O-YZ 0;.o


a.,
M
M

a) Terrain horizontal

f = Y Z cos P

l
M

b) Terrain incliné

Figure 4. 16 Hypothèses de la méthode de^Rankine

Cette méthodeconduit à une répartitiontriangulaire des contraintes de pousséeet de butée sur


l'écranet permet d'obtenir le point d'application de la force correspondante.

On examine ci-aprèstrois exemples d'application.

3. 2 Calcul de la force de poussée pour un massif pulvérulent à surface horizontale

a) Sol sec(absence de napue)

Soit un mur à parement vertical supportant un massifà surface horizontale(/? = 0), constitué
d un sol pulvérulent (Figure 4. 17).

/?=0°

^0-ha^=0°)
Soi : Y,5 et (|)

H/3

Figure 4. 17 Force de poussée par un sol sec

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 257


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Si le sol est en état de poussée, la contrainte qui s'exerce sur le mur est horizontale,
principale, et a pour expression :

'l-sin0^
ora=oha=YZ-Kra=YZ-lîT^J
La répartition est linéaire, et la force de poussée horizontale Frg est appliquée au tiers (H/3)
de la hauteur à partir de la base. Elle a pour expression : .
.
H ^ çH ^
Fra= "hadz= | yz . Krgdz= ^yz2-K, ou F^=^yH2. K^
'0 .'0

Exemple 4.4

Considéronsunmurvertical dehauteurH-10[m] supportantunsablesecayantj3= 0°, y = 20[-1]


et (f) = 30. Déterminer la force de poussée de Rankine, son point d'application sur le mur et sa
direction.

Solution :

- sin
Kha=YZ-(îTii^=o-333o=oo)
+ sin0,

Fra = ^Y H2 . Kra =^20 . 102 . 0. 333 = 333 [kN] par mètre linéaire du mur

Point d'application : y = ^-= 3. 33 [m] (F^ est horizontale et appliquée à 3. 33 [m] de la base).
b) Présence de la nappe
Soit un mur à parement vertical supportant un massifà surface horizontale, constitué d'un sol
pulvérulent dont la partie inférieure est saturée (Figure 4. 18). Si le sol est en état d'équilibre limite de
poussée de Rankine, la contrainte totale qui s'exerce sur le mur est horizontale, principale, et a par
expression dans la partie saturée :

°ha = U + Krg . O^o


l
a
--^,
"T

H
.w
Soi : y,y^et (|)
sat

f T
^h,=H. Y K,,
H
Mur r ^
%^u
+

_-L...
zl
(7ha=|HJ+(H-H,)Y'|K,, 0-^YJH-HJ
eau

L -
Figure 4. 18 Force de poussée exercée par un massifpulverulent saturé

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 258


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Exemple 4.5
L
Considérer le cas illustré à la Figure 4. 18, et les données suivantes pour un dépôt de sable :

H =10 [m], Hw=3[m], Y=18 |^|,


-m-j
Ysat=20 |^|,
Lrn-'j
Yeau=10
"""'
\^\
Lm-
et <f>= 30°.
Solution :

Pour (p= 30° =^ Kra= 0.333 et y' = y^ - Yeau= 20-10= 10 ^

3m
CP 18

@ = 479. 66 [kN/m]
7m *''. . xtot

z=2. 96m

41. 33 18 111. 33
Calcul des contraintes :

Point a : CTha = 0

Pointb : Oha= Kra .y z = 0.333 .18 . 3 = 18.0 ^] , Oheau= 0


Po'"tC : °ha = "ha + °h eau = .Kra . [Y . HW+ (y-Y') . (H - Hw)] + Yeau .(H - Hyv)
poussée du sol poussée de l'eau

= 0. 333 . [18 . 3 + (20 - 10). (10 - 3)] + 10 . (10 - 3)

= 0. 333 . [18-3 + 10 . 7] +70 = 41. 33 + 70 = 111. 33 ['^1


.
m2.

Calcul de la force totale appliquéesur le mur : (addition des aires l, 2 et 3) Fra = S Fra i
18-3 _ _ . _. .7
Ftot= Fra+ Feau= -y- + 18.7 + (111. 33- 18) .,,
Fiât = 27 + 126 + 326. 66 = 479. 66 [kN/m] =^ Fiât = 479. 66 [kN/m]

Calcul du point d'application : E M;. = 0


7
479. 66 . z = 27-8+126 -3. 5 + 326. 33 . ^ = 216. 0 + 441. 0 + 762. 21 = 1419. 21

1419. 21
479. 66 . z = 1419. 21 =?. z = z = 2. 96 [m]
479. 66

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 259


L
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Exemple 4.6

Déterminer la force de poussée de Rankine sur le mur vertical ci-dessous; trouver le point
d application de cette force.

- CTha

10m Gravier: y = 22 [kN/m-]


= 257. 5 [kN/m]
(j)=38° ra
7m
z= 3. 45 m
Mur vertical
f .
50.7

Solution :

_ 1-sin^i
Couche de sable : 0i = 30° .
ra sable - lvra l - , , ";" j. - u"
1+sin^i

Couche de eravier : 0; = 38' K


ra gravier = Kraz=lr^=
l+sini;);
0. 238
Calcul des contraintes :

Point a (dans le sable z = 0[m]): Oha = 0

Pointb (danslesablez = 3[m]): Oha= Krai .Ysable .z = 0.333 -20 . 3 = 20. 0 [^]
Pointb (danslegravierz = 3[m]): Oha= Kra2 .Ysable .z = 0.238 -20 .3 = 14.3 [^]
Pointe (dansle gravierz = 10[m]): c^ = K,.a 2 . (Ygravier . 3 + Ysable . 7)
Oha= 0.238 .(22 .3 + 20 .7) = 50.71 ^
Calcul des forces de poussée : (addition des aires) F,.g = S F^g ;
20. 3 ,. . , . __;, 7
ra - i rai ' * ra^ - + (14. 3 + 50. 71) . ^ = 30 + 227.5 Fra = 257. 5 [kN/m]

Calcul du point d'application : X M^y^e = 0

71. . 7
257. 5 . z = 30 . (7 + l) + 14. 3 . 7 . ^ + ^ . (50. 71 - 14. 3) . 7 . ^ = 240. 0 + 350. 4 + 297.3

887.7
257. 5 . z = 887.7 z = z = 3. 45 [m]
257.5

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 260


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Remarque :
L
Pour le calcul du point d'application z de la
r
résultante due à une répartition trapézoïdale de
contraintes, il est plus simple d'utiliser la {-[ F. I^bl.H
procédure illustrée à la Figure 4. 19:
, _H (2a+b)
Cette procédure est aussi valable pour le cas ~~3~"(a+V)
où les contraintes ne sont pas peqiendiculaires
au mur. Figure 4. 19 Répartition trapezoïdale

3. 3 Calcul de la force de poussée pour un massif pulvémlent à surface inclinée


Soit un écran vertical appliqué sur un massif pulvérulent dont la surface libre est inclinée à/?
sur l'horizontale (Figure 4. 20). Si l'on met le sol en rupture, la force de poussée exercée est donnée
par :
.H
Fra= CTra dz

Lacontrainte ffra exercée sur le sol est inclinée à l'angle /Ssur l'horizontale et a pour valeur :
°ra = Y Z COS/5 . Kra
et d'où :

Fra=^Y H2 Kra-COS/?
Cette force est inclinée à l'angle fSet appliquée au tiers de la hauteur (H/3) à partir de la base.

Soi : y et <f)

F. =^Y'H"K,,. cos/?
T3i

0»-Y-HK,. cos/?

1 Figure4.20 Force de pousséesurun massifpulvérulentà surfaceinclinée

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 261


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Exemple 4.7

Déterminer la force de poussée sur le mur vertical ci-dessous; trouver le point d'application de cette
] force.

Sable: y=20[kN/m']
(Z)=30°

F,,= 265. 3 [kN/m]

z=2. 67 m

Solution :

Calcul du coefficient de poussée

cosR - ^cos2? - cos2(p


Kra =
cosfi + ^/cos2fS - cos2<p

0. 940 - V0. 883 - 0. 750 0. 940-0. 365 0. 575


K^ = --' ^ = -. -- = --- = 0. 441
0.940 +V0. 883- 0. 750 0.940+0. 365 1. 305
Calcul des contraintes :

à z = 8[m] : CTra = Y z COS(S . K^a


Calcul de la Force de poussée

l - l
Fra = ^Y H2 Kra . COS/? = ^ 20 . 82 . 0.441 . 0. 940 => Fra = 265. 3 [kN/m]

Calcul du point d application : S M^ase = 0


H 8
z = ~3= 3 ^ .'. z = 2. 67 [m]

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Exemple 4.8

Déterminer la force de poussée dans le cas du mur vertical illustré ci-dessous. Déterminer la répartition
des contraintes de poussée sur le mur ainsi que le point d'application de la résultante.

/î=20<

Sable:
Y = 20 [kN/m'l
(Zi=30° .,/ ,3=20°
5m

H=10m
F^= 301.3 [kN/m]
Mur Gravier:

Y = 23 [kN/m'l
Z-3. 73 m
^400

Solution :

Couche de sable : 0 = 30°,,? = 20° => Kr,, = 0.441 et cas ? = 0.940


Calcul de la contrainte à z = 5 Fmi :

(Tra = yzcos/î . Kra = 20 . 5 . 0. 940 . 0. 441 = 41. 45 [KN/m]


Calcul de la force

l . l
Fra = ^Y H2 Kra . COS/? = ^ 20 . 52 . 0.441 . 0.940 Frasable = 103. 6 [kN/m]

Couche de aravier : 0 = 40°,,? = 20° =^ Kra = 0. 267 et cos/? = 0.940


Calcul de la contrainte à z = 5Fm1 :

(?" = YZCOS/5 . Kra = 20 . 5 . 0. 940 . 0. 267 = 25. 10 [kPa]

Calcul de la contrainte à z = l0[m1 :


(Tra= yzcos/?- Kra = (20 . 5+23 . 5) . 0.940. 0. 267 = 53.96 [KN/m]
Calcul de la force dans le eravier

Fra=^ (25. 10+53.96) .5 ra gravier = 197. 6S [kN/m]

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 263


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Calcul de la force totale

Fratotale = Frasable + Fragravier = 103.6+197.65 => .'. Fratotale = 103. 6 [kN/m]


Calcul du point d'application : S Mbgse = 0

301. 3- z= 103. 6 . (5+^|+| 25. 1- 5 . ^1+^(53. 96-25. 10)- 5 . ;

301. 3 . z = 690. 7 + 313. 8 + 120. 3 = 1124. 80


1124. 80
z = 3. 73 [m] | de la base
301.3

3.4 Effet d'une surcharge verticale p, très étendue, sur la force de poussée Fpg d'un soi
pulvémlent (c-0) à surface inclinée

Le dépôtde sol de la Figure 4.21 est soumis à une surchargeverticale p. Comme

ttieP.
Iti
^'
^
,

= i . YHcos^K ra
trasoT 2

F,,
rasurch
=PHK,,

H
....... ^S'(-SF
3
^^L ï^- p '-l.
a) Sol en poussée b) Distribution des contraintes

, ^

p.. = F.. + F..


'"tôt -rasurch -rasol

F^ = pHKra+^YHcos/? K,,
.
tôt

Z=H |3joKra+ YHcosy9 K,a


.

l"".... <;"BÏ-<i> 2pK,a+ YHcos^ K ra


":'^-^cost
-p^- e) Résultante

Figure 4. 21 Effet d'une surcharge verticale p sur la force de poussée F..


L_
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(Tz = P + Y z os /?
alors,

(Tra =
CTZ . Kra =
P- Kra+yZ COS^ . K,
Par conséquent,
rH ^ __ __ i
ra CTradz = p H Kra+^Y H2 COS/? K,
'0

ra - . ra.^ch T ' "soi


H
Fra .^_,. = P H Krg @ Z = -
surch ^ " "ra ^~ 1LJ - 2 et F^, = ^Y H2 cos/ÎKra @ ï=-
Point d'application de la résultante au-dessus de la base du mur :

2 Mbase = 0

z(p H K^+^YH2cos/?K^a)=P H K^-^+^y H2cos^K^a .-j


H r 3 p Kra + Y H cas /3 K^l
3 L 2 p Krg+ Y H cas ;S Kj

Remarque : Comme les forces sont colinéaires, il n'est pas nécessaire de passer par les composantes
normales et tangentielles des forces pour calculer les moments.

Exemple 4.9

Le talus situéen arrièredu mur de soutènementest en pousséede Rankine. Déterminerla résultante de


forces de poussée, ainsi que son point d'application sur le mur.

Solution :

Calcul du coefficient de poussée \^


T.O

cosp - .ycas2/? - cos2<p


Kra=
COSjS+ ^/COS2/? - COS20
Sable:
cosl5° - Vcos215°-cos235°
Kra= H=8m y = 17 [kN/m3]
cosl5° + Vcos215° - cos235° Mur
(^=35°
Krg = 0. 307
.
'. ara = °z ' Yz COS /? Kra

= (p+ vzcos/?)-Kra = (20 + 17 zcos 15°) . 0.307

= (20 + 14. 49 z)-0.307

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L
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.
-. Ora = 6. 14 + 5. 04 Z

Alors z = 0, Ora = 6. 14 [kPa] ; z = 8 [m], dra = 46. 46 [kPa]


, 6. 14 + 46. 46^
Fra = 8 [m] Fra = 210. 4 [kN/m]

H r 3 p Kra + Y H cos/? Kral 8 r 3 . 6. 14 + 46. 46


z = - z = 2. 98 [m]
3 l 2 p Kra + y H cosjB KrgJ 3 L 2 . 6. 14 + 46. 46

b6^

F^=210. 4[kN/m]
H=8m

/?=15°
A6;A6

3. 5 Calcul de la force de poussée pour un massif cohérent à surface horizontale (13=0°)

Soit un mur à parement vertical supportant un massif cohérent à surface horizontale (Figure
4. 22) et d'angle de frottement interne 0 et de cohésion e. Si le sol est en état de rupture de poussée, la
contrainte qui s'exerce sur le mur est horizontale, principale, et a pour expression :

-2 e ^K o-,lia
^

Tension ht
Sol : y , e et <f) (-)

H
Hc=2ht
-t <7"-YzK,,,-2c^fK,:;
ra

L
compression
+2 e (+)
ht- y^K;

Figure 4. 22 Force de poussée exercée par un massif cohérent

l - sin 0
"ra = Y Z . Kra - 2c -V Kra , Kra = = 0°)
l + sin0

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H ,-H rH
dùo: Fra =| "ra dz = | y Z . Krg dz - | 2c . ^/ K^ dz
'o . 'o -la

soit
Fra= ^ Y H2 . Kra- 2c .^ [<" H
Le point d'application z au-dessus de la base est déterminé en faisant la
^ Mbase = 0; C6 qui donne :

z =
[^Y H2 .K^a ^
. - 2 e H .. K,

J Y H2 . Kra - 2 e H .y K,
Exemple 4. 10

Déterminerla force depousséesur le mur illustréà la figure ci-dessous. Trouver le point d'application
de la résultante.

-12. 7 [kPa] <7,.

,,^
Tension
h, -l. 57 [m]

Sol: (-)
/ compression
Y = 20 [kN/m3] ^
H=10 [m]
C = 10 [kPa] F - 278 [kN/m]
(^=25°
^--^
^
.
z= 2. 57 [m]
68. 3 [kPa]

Solution :

l - sin0
Kra = = 0. 405 = 0°)
l + sin 0
Calcul des contraintes :

z - 0[m] : CTra = -2 C ^/ Kra = -2 -10 . V0.405 = -12.7 [kPa]


2c 2 -10
-. ht =
.
= 1. 57 [m]
Y^/Kr., 20 -V0.405

Z = 10[m] : Ora = yz . Kra - 2 e ^ K^ =20 . 10 . 0. 405 -2-10 '0. 405 =81. 0-12.7

CTra = 68. 3 [kPa]


Calcul de la force de poussée
l .., " _ ^____ l
Fra= J Y H2 . K,-a- 2c .^ K^H = ^ 20 . 102 .0.405 - 12.7 .10

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F.. = 405 - 127 Fra =278 [kN/m] de mur

La force de poussée Fra aurait pu être calculée en faisant la somme des surfaces de la
distribution, soit :
l _ ._ l
Fra = - ^ 12. 7 . 1. 57 + ^ 12. 7 . (10 - 1. 57) = -9. 97 + 287. 9 = 278 [kN/m] . -. OK

Calcul du point d'application : ï M^ase = 0


2 . . _\ _"__ (10-1. 57)
278 . z = -9. 97 . 110 - 1. 57 + ^. 1. 57 | + 287.9

278-7. = -94. 8 + 809. 0 = 714.2


714.2
z = z = 2. 57 [m] | au - dessus de la base
278
Remarques :

Vu l'impossibilité pour la plupart des sols de reprendre des contraintes de traction, la partie en
tension de la répartition des contraintes est souvent négligée. Dans ce cas, on aurait Fpg =
288 [kN/m].
A long terme, la cohésion du sol en arrière du mur a tendance à disparaître, ce qui entraine la

disparition des zones en tension et, dans ce cas, F;.g = - y H K,.a , soit Frg = - -20 . 10 .
0. 405 = 405 [kN/m].

Exemple 4. 11

Déterminer la force de poussée sur le mur illustré ci-dessous. Déterminer la répartition des contraintes
sur le mur et le point d'application de la résultante.
-12. 3 [kPa] 0"ha, -12.3 [kPa] 0;ha

. ht=1.81[m]
3. 0 [m] 3. 0 [m]
1. 19 [m] ^ 8. 0 [kPa]
l- \x 8.0 [kPa]
Sol:
H=10 [m] y=18[kN/m3]
[z\ Résultante =
y'= 10 [kN/m'] ^:A + 386. 8 [kN/m]
10 [kN/m3]
Y.. =
L.sol\
e'= 10 [kPa] t
z=2.37 [m]
. '- ")~!0

34. 3 [kPa] 70 [kPa] 104. 3 [kPa]

Solution :
l - sin
Kra = '. . ~. ~. \\ \ = 0. 376
'ra l + sin 0

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Calcul des contraintes :

z = 0 [m] : <j^ = -2 e' ^/ K,.a = -2 -10 . V0. 376 = -12. 3 [kPa]


2 e' 2 -10
.
-. ht = = 1. 81 [m]
Y^/K^ 20 -V0. 376

z = 3 [m] : Ora = yz-K^-Zc'^/ Kra = 20 -3 . 0. 376 -2. 10- V0.376 = 20. 3 - 12.7

Ora = 8-0 [kPa]

z - 10 [m] : Ora = O'T. - «a - 2 c'^ K^ = (3 -18 + 7 . 10) . 0. 376 -2 . 10 . V0^376

Ora = 46. 6 - 12. 3 = 34. 3 [kPa]

u = Yeau . (z - 3) = 10-7 = 70 [kPa]


Calcul de la force de poussée

Contribution du sol :

!. ""-"-. !. "". l
Frasol= -212'3' 1-81+2 1-19-8+2(8+34. 3) . 7=-11. 1+4. 8+148. 1= 141. 8 [kN/m]
Contribution de l'eau :

F eau =

-j7 0-7=245. 0[kN/m]


Calcul de la force totale

Frésultante = Frasol + Feau = 141. 8 + 245.0 Frésultante = 386. 8 [kN/m]


Calcul du point d'application : S:M^ase = 0

386.8 .z = -11.1 .(j + 1.19+ J .1,8l)+4.8 .(-1+ J .1.19)+ 8.0 .(-7.0 . ^


+^ -(34. 3-8.0). 7 . ^+j . 70 . 7 -
386. 8 . z = -104. 4 + 37. 4 + 196. 0 + 214. 8 + 57. 17 = 915.5
915.5
z =
386.8
z = 2. 37 [m] | au - dessus de la base

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Exemple 4. 12

Le silt argileux à surface horizontale ci-dessous se trouve dans un état de poussée de Rankine.
Déterminer la répartition des contraintes c^ sur le mur vertical. Déterminer aussi la force de
poussée Fra, ainsi que son point d application sur le mur.

, Terrain horizontal
l

3 ^Silt argileux :
7, = 19 [kN/m3]
® c= 5 [kPa], (|)= 25'
H=8m
Mur
Silt argileux : y^= 20 [kN/m3]
5m @ c=10[kPa], (|)^20°

Solution :

l-sin0i l-sin25'
Siltargileux [JJ : Kra, = = 0. 409 iKra, = 0. 637
1+sin^i l+sin25'

dra = Yl Z . Kra, - 2 Ci fK,.;,, = 19 z . 0.409 -2 . 5 . 0.637

CTra = 7. 77 Z - 6. 37 ; z = 0, 0ra = -6. 37 [kPa] ; z = 3 [m] , 0ra = 16. 94 [kPa]


6. 37
Point d : CT^a = 0 7. 77 z - 6. 37 = 0 z = = 0. 82
7. 77

-6. 37.
l
z

3m
= 15. 85 [kN/m]
ra,

[ z, = 0. 4 m
b- 16. 94
-6. 37 . 0. 82 16. 94 . 2. 18
... F^ = 2
+ -----
'2
= -2. 61 + 18. 46 Fra, = 15. 85 [kN/m]

Pourtrouver le point d application deF^g , sur bc :


/2 . _. . . _'! .... 2. 18
S Mb = 0 : 15. 85 . Zi = -2. 61 . f ^ . 0. 82 + 2. 18 ) + 18.46 . - = -7. 11 + 13. 41 = 6. 30

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 270


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6. 30
Zl = = 0. 40 [m] au - dessus du point b
15. 85

l-sin<ï>, l-sin20°
Siltargileux [2] : K^, = , . ~~.\ ~', " = .: . -:--., "" = 0. 49 'K^ = 0. 70
-ra2 l+sin^z l+sin20°-"'

"ra = [3Yl+Y2(z-3)]-K^ -2C2 |K^

13. 93
z=3. 0m

5m = 192. 15 [kN/m]
ra,

î. ^ l.97 m

z= 8. 0 m
a 13. 93 62. 93

( z = 3 [m]) =^ Ora = 19 . 3 . 0.49 - 2 . 10 . 0. 7 = 27. 93 - 14. 00 = 13. 93 [kPa]


( z = 8 [m]) => Ora = [19 . 3 + 20 . 5] . 0. 49 - 14. 0 = 76. 93 - 14. 00 = 62. 93 [kPa]
^62. 93 - 13. 93
.

-. Fra, = 13. 93 - 5 + 5 = 69. 65+122. 15 Fra, = 192. 15 [kN/m]

Pour trouver le point d'application de F,-g.,


raz , sur ab :

5 ., . 5
E Ma = 0 : 192. 15 . z; = 69.65 . ^ + 122. 15 .^ = 174.13 + 203.58 = 377. 71

377. 71
Z2 = im ir = 1-97 [m] au - dessus du point a
192. 15

Force de poussée totale F raut .

Fratot = Fra, + F,3, = 15. 85 + 192. 15 F,^ = 208 [kN/m]


Pour trouver le point d'application deF^g , sur ac :
S M., = 0 : 208 . itot = 15.85 . (5 + 0.40) + 192. 15 . 1. 97 = 85.59 + 378. 54 = 464. 13

464. 13
ztot =
208
= 2. 23 [m] au - dessus du point a

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 271


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-6. 37

0. 82m
_L
d
Z 3m
2. 18m
= 15. 85 [kN/m]
ra,
.

16. 94\ z, = 0. 4 m
13. 93

H-8m ©
Mur
5m = 208 [kN/m] (Horizontale)
ra>nt \

= 192. 15 [kN/m]
ra,

a a 13. 93 62. 93

Exemple 4. 13

L'argile ci-dessous est dans un état de poussée de Rankine.


Terrain horizontal

l . . _^_A.

Argile:
Y=18[kN/m3]
Su= 50 [kPa]
())=0°
. Vertical

a) Déterminerla force de pousséesur ab, ainsi que son point d'application.


b) Si le mur a une hauteurde 11. 16 [m], quelle est la force de poussée?
l e) Si le mur a une hauteur de 5.0 [m], est-il nécessaire de mettre en place un mur de soutènement
pour retenir le sol?
!

l Solution :

a) Argile : cf>= 0° , K^= K^= ,l +sm(f)


-Ï= 1.0 , ^Kha= 1.0 etc=S^= 50[kPa]

... "ha = Y z - 2 Su = 18 z - 100 [kPa]

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 272


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pour z = 0 , (Jha = -100 [kPa]


2 Su 100
°ha = 0 . pour z = = 5. 56 [m]
Y 18
pour z = 10 [m], a^a = 18 . 10[m] - 100 [kPa] = 80 [kPa]
-100-5. 56 80 -4. 44
Fra= + _^~ = -278. 0 + 177.6 Fra = -100.4 [kN/m]
b -100
1. 85m

F = 278 [kN/m]
5.56m

H=10m Vertical

4. 44 m ©\ F=177.6[kN/m)

1.48m

Pour trouver le point d application de Fp,, sur ac :

Soit z le point d application de Fra sur le mur. z est mesuréà partir du point a :
S Ma = 0 : z . (-100. 4) = 177. 6 . 1. 48 - 278 . (4. 44 + 5. 56 - 1.85)
= 262. 85 + 2279. 6 = -2016. 75

-2016. 75
z = = 20. 09 [m] au - dessus du point a
-100.4
Remarque :

Cet exemple montre que dans les sols argileux relativement résistants, les forces de poussée,
calculées en utilisant e = Su et ip = 0°, peuvent devenir négatives. Ceci indique que la partie
supérieure du dépôt est en traction.
Cependant, comme les sols argileux sont incapables de reprendre des efforts de traction pour
longtemps, des fissures de tension apparaissent très vîtes. La profondeur maximale h( des fissures de
l tension est égale à 2 Sy/y , soit hç = 5. 56 [m] dans le cas présent. Ces fissures peuvent se remplir
d eau en cas de pluie et entraîner la mpture du mur de soutènement.
b) D'apres le calcul de f^ en a), si le mur avait une hauteur de 2 h[ , soit 11. 16 [m], la force de
1 pousséetotale Fpg serait nulle théoriquement.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 273


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Cependant, une fois que les fissures apparaissent, ce calcul n'est plus valable.
e) II est évident d'apres a) et b) ci-dessus, que la force de poussée est négative pour tout mur de
hauteur inférieure à 2 h( = 11. 16 [m] . Il n'est pas nécessaire de retenir le sol avec un mur de
soutènement pour une hauteur de 5 [m]. Mais, encore une fois, l'apparition des fissures rendra invalide
ce résultat.

Exemple 4. 14

Le dépôtde sol illustré ci-dessous est dans un état de poussée de Rankine. Déterminer la force totale
qui agit contre le mur vertical, ainsi que son point d'application.
-- Terrain horizontal

Sable: y = 18 [kN/m3]
(|) = 33°
-T-

p Silt argileux : y'= 9 [kN/m3]


c'= 5[kPa]
(j)'=35°

Solution :

l-sin0 l-sin33°
Sable : 0 = 33°, Kra = Kha = -- =: , "";:"= 0. 295
l+sin0 l+sin33
a. Al^
... Ora = YZ Kha = 18 . Z . '0,95'= 5. 31 z
pour Z = 0 , CTra = °
pour z = 4 [m], 0^ = 5. 31 . z
= 5. 31 . 4 [m]
= 21. 24 [kPa 4m ©\ Fra= 42.48 [kN/m]
21. 24-4
... Fra = Fra = 42.48 [kN/m] Z,= 1. 33 m

z = ^ = 1. 33 [m] au - dessus du point b b 21.24

l - sm(t) l - sin35°
Siltargileux : <^=35°, K,, = K,, a = ; , :;::=: , :;:":"= 0. 271, ^3=0. 521
l+sm(f> l+sin35°

t?ra = Y Z Kha - 2 C' ^/Kha = [4 . 18 + 9(z - 4)] . 0271 -2 . 5 . 0. 521


"ra = [72 + 9(Z - 4)] . 0271 - 5. 21

CIV3420-FONDATIONS V. Silvestri 274


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pour z = 4 [m], a^ = 72 . 0271 - 5. 21 = 19. 51 - 5. 21 = 14. 30 [kPa]


pour z = 10 [m], a^ = [72+9 . 6] . 0271 - 5. 21 = 34. 15 - 5. 21 = 28. 94 [kPa]
pour z = 10 [m], u = Yeau . (z - 4) = 10-6 = 60 [kPa]
14. 30
b t

6m F'= 129. 72 [kN/m]


l F. _:-180[kN/m]
\+
2. 66m n
a
L
28. 94
'L 60
, 14. 30 + 28.94^
Fra = (______) . e [m] F^ = 129. 72 [kN/m]
60 -6 [m]
eau - Feau = 180 [kN/m]
4/2 -14. 30+28. 94
z = - = 2. 66 [m] au - dessus du point a
3V 14. 30+28. 94
Force totale sur le mur:

Ftot = Fra + Feau = 42.48 + 129.72 + 180 Fut = 352. 2 [kN/m]


Point d'application de la résultante :

XMa = 0 : z . 352. 2 = 42. 48 . 7. 33 + 129. 72 . 2. 66 +180-2 = 311. 38 + 345. 06 + 360


1016. 43
z =
352.2
= 2. 89 [m] au - dessus du point a
Terrain horizontal

-\
\21. 24
l 14. 30'
H=10m

F. -352. 2[kN/m]
m

2. 89m

88. 94

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 275


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4. Calcul des forces de poussée et de butée : méthode de Coulomb

Mise au point par Coulomb en 1773, cette méthode permet de déterminer les forces de
poussée et de butée s'exerçant derrière un écran ou mur quelconque sans considération de l'état de
contraintes s exerçant dans le sol derrière le mur.

Elle repose sur deux hypothèses :

a) Le sol se rompt suivant une surfaceplane passantpar le pied de l'écran;


b) La force agissant sur l'écran a une direction connue. En d'autres termes, cela signifie que
l angle de frottement entre l'écran (ou le mur) et le sol est connu.

Ces deux hypothèses faites, la force agissant sur le mur est calculée par de simples
considérationsd'équilibrestatique.

Le calcul sera d'abord conduit dans le cas des sols pulvérulents, puis étendu au cas des sols
cohérents.

4.1 Principe

Soit un mur soutenant un massif de sol pulvérulent en état de poussée, d'angle de


frottement (f). On suppose que la surface de rupture est le plan AC faisant l'angle p avec l'horizontale
(Figure4.23).

e.

Horizontale

9=a-ô R w

V=90°-^-^

a) Prisme de rupture a) Polygone des forces


... -.J

Figure 4.23 Principe du calcul de la pousséepar la méthodede Coulomb

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 276


r

L Ecole Polytechnique de Montréal

[ En chaque point M du plan de rupture s'exeree une contrainte ? faisant l'angle <p avec la normale au

r
plan. Donc, la réaction R du sol sur ce plan de mpture fait avec la normale à ce plan l'angle 0. Le
L
principe consiste à écrire l'équilibre statique du coin de sol ABC entraîné dans la rupture sous ['action
des forces qui lui sont appliquéeset qui sont :

Son poids W;

La force Fça ou la force de poussée de Coulomb;

La réaction R exercée par le sol sur le plan de rupture.

On détermine ainsi la valeur de la force f^s en fonction de l'angle p que fait le plan de
rupture avec l horizontale.

La force de poussée F^a correspondra au maximum de la force F(p) . On écrira :

dF(p)
=0
dp
La formule généraleest la suivante dans le cas de la poussée :

Fca= T,Y H2K,,


avec

sin (a + <p~)
Kca=
|sin(0+5)- sin(0-^)
sin2u- sin(a - 5) 1+
sin(a- S) . sin(a+/?)

Remarque : Cette théorie ne permet pas de déterminer le point d'application de la force F;.a . On
suppose la répartition des contraintes triangulaire et le point d'application de la force résultante est
ainsi au tiers (H/3) de la hauteurà partir de la base.

Comme la résultante vaut :

Fca = ^ Y H2 K ça

et cette force s'applique sur le parement AB qui a une longueur


H
L=
sina

Alors la contrainte CTça l"1 agit à la base du mur est déterminée par

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 277


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H l " l
<Tca'ima-2=Fca=ÏYH2Kca
... tTca = Y H Kcasin a

La figure 4. 24 présente la répartition des contraintes de poussée dans le cas de l'approche de


Coulomnb. Il faut rappeler que cette répartition est basée sur l'hypothèse que la force F;:a est répartie
suivant une distribution triangulaire.

Fe,4YHZKCa
H Mur
<7ca=YHKca'-ina

H
3
îîorin»16"

Figure 4. 24 Hypothèse sur4a distribution des contraintes


de poussée dans le cas de Coulomb

RemarQue :

L'angle de frottement 6 est considérépositif lorsque le coin de sol ABC de la Figure 4. 23 descend par
rapport au mur. Si le mur tasseplus que le sol, l'angle 5 est négatif.
Dans le cas de la butée, la force F;:p a pour expression (voir aussi Figure 4. 25) :

Fcp= j Y H2Kep
avec

sin (a - <p)
Kcp=
1-
sin(0 + 5) . sin(0 + fS)
sin2a- sin(ct + S)
sin(a + S) . sin(a + j6)
\

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 278


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Dans le cas de la butée, la force F^p correspond au minimum de la résistance du sol. La


répartitionest assuméeaussi triangulaire et le point d'application de la résultante se situe au tiers de la
hauteur à partir de la base.

6=a+ô

»)/=90°-ti+(i)
A

a) Prisme de rupture a) Polygone des Forces

Figure 4. 25 Principe du calcul de la butée par la méthode de Coulomb

Remarques :

L'angle de frottement 5 est considérépositif(voir Figure 4.25) lorsque le coin de sol ABC se déplace
vers le hautpar rapport au mur. Dans le cas contraire, l'angle 5 est considéréêtrenégatif.

H Mur auinui

H
F^ l Y H K^
-cp- 2
3
_G_\'CTcrYHK<;pS ina

Figure 4. 26 Réapartition assumée des contraintes de butée


dans le cas de Coulomb, pour ô>0

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 279


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Exemple 4. 15

Déterminerla force de pousséepar la méthodede Coulomb pour le mur montré ci-dessous.

Kca= 0. 470
= l V H2 K.
.

ça- 2 l ti ^ca

p..
ça
= \ 20 . 82 . 0.470
= 300.8 [kN/m]

H=8m normale à AB .
300.8 [kN/m]
-"-^
z =2.67 m

<7c,=Y HK^sina
0'»= 20-8-0.470-0. 996
CT,.=74. 9 [kPa]

4. 2 Effet d une surcharge uniforme (Figure 4. 27 ci-dessous)

AB sin (a+P)

90°f <-

parallèle à BC
A
y a\ ^'r'p'=90°-(i
A

Figure 4. 27 Coin de Coulomb l

Dans le cas de la Figure 4. 27, le coin ABC est toujours soumis à trois forces R, Fea et W;
mais au lieu du poids W des terres , il faut maintenantprendre en considérationle poids des terres (W)
et de la surcharge (q . BC), soit W = W + q . BC .

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 280


r

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r Ainsi on a :

W = W+q. BC
soit

-, l
W = ^ Y . [AB sin(u + ^)] . BC + q . BC
-, l 2q
W = ^YABsin(a+/?)- |1+ BC
AB y sin(a + /?)
que l'on peut écrire

W = ^YI -ABsin(a+/?) . BC
avec

2q
Yi =Y+
AB . sin(a + /?)
Autrement dit, tout se passe comme si le coin n'était pas surchargé mais avait un poids
volumique fictif Yi. On trouvera, par conséquent, la même position de la ligne de glissement réelle et
la mêmeexpressionpour la poussée.On auraune pousséetotale

Fca= j YiH2Kca
soit

l .. -, . - -- -- sina
Fca = ^ Y H2 Kca + q H . K ça . . ;""."", = F^_, + F,
ça ^ l" "ça . l" "ça gjn^ _|_^) - ' casol ' . rasurch.
ou encore

l ..... L 2 H'
Fca= 2YH2Kca|l+:1T
La hauteur H est appelée hauteur fictive ou équivalente.

g sma
Y sin(a + jS)

Pour déterminer la répartition des contraintes sur le mur et le point d'application de la


résultante, il suffit de se rappeler que la distribution des contraintes sur l'écran résulte de l'addition
d'une distribution triangulaire et d'une distribution uniforme (voir Figure 4. 28).

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 281


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sma
tcaunAq" N:asin(a+P)

Fea"sol, = | Y H2 K,, (Sol)

Y sin a H K^ (Sol)
sin^a
N YH' KraSin a = q K^ -
'' - ' "s'ZÎ^'lT '* "ca sin (a+|3)
A large,

Figure 4. 28 Répartition des contraintes le long du mur

Exemple 4. 16

Déterminer la force de poussée sur le mur illustré à la figure ci-dessous.

(Surcharge) .. /. ':,v?a\
q-100 [kPa]
'^

Résultante
.

959 [kN/m:
y = 20 [kN/m3] ^
<fi = 30e
H=10 [m] /?=20°
S=20°

94.0

a-85°]
7 "Al^< .48.5

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 282


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Solution :

sin (a + <f)~)
K^= = 0. 472

1+
sin(0 + 5) . sin(^> - /?)
sin2a- sin(a - 5)
sin(a - S) . sin(a + /?)
\

Calcul des contraintes :

Sol : z = 0 CTca = 0
z = H = 10[m] °ca = Y H Kca sin a = 94 [kPa]
sln' u
Surcharge : 0 < z < 10[m] "" = q . K = 48. 5 [kPa]
sin(a + /î)
Calcul de la force de poussée :

ça - ' cagoi ' . cagurch.

sina l __ . _, _ . __ __ _ . __ 0. 996
Fca= ^YH2K,., +qH . K,, = ^ 20 . 102 . 0.472 + 100 . 10 . 0.472 .
sin(a+/?) 2 " *" -... -. --- -- -... - pg^
Pu = 472 + 487 Fca = 959 [kN/m]
Calcul du point d'application : S M^ase = 0
10 . _ 10 4008
959 . z = 472 . - + 487 . - = 1573 + 2435 = 4008 z = z = 4. 18 [m] | de la base
959

Comme les forces F^a^, et F;.a ^ sont colinéaires, il n'est pas nécessaire de calculer la somme des
moments en tenant compte séparément des composantes tangentielles et normales des forces.

4. 3 Méthode graphique de Culmann (1866)

Lorsque les conditions géométriques dans certains cas ne permettent pas de déterminer
analytiquement la force de poussée ou de butée, on utilise une méthode graphique qui est basée sur la
théorie de Coulomb et qui est due à Culmann.
4. 3. 1 Sols pulvérulents

Cette méthode consiste à calculer la force de poussée exercée sur le mur pour différentes
valeurs de l'inclinaison du plan de rupture. En reportant ces valeurs sur un graphique ou un tableau, on
détermine, à partir de la courbe ou des valeurs obtenues, le maximum qui correspond à la valeur de la
force de poussée F^a.
La Figure 4. 29a donne les éléments de la démonstration : l'écran AB, la surface libre BT, la
ligne de glissement hypothétique AC faisant l'angle ^ avec la verticale, une ligne auxiliaire AD qui
fait avec l'horizontale l'angle <p, une ligne AS appelée ligne de position définie par l'angle 9 = a- S
qu elle fait avec AD, 9 étant l'angle que fait Fca avec la verticale.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 283


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Par un point choisi Ci, traçons la parallèle à AB, elle coupe AD en di; par di, traçons la
parallèle à AS, elle coupe AC[ en ei. Le triangle Adiei est semblable au triangle des forces (Figure
4. 29b); ou encore on passe du triangle des forces (Figure 4.29b) au triangle Adiei par une rotation
(180° + 0) tel qu'indiqué à la (Figure 4. 29e).

On a:

eidi ... l l . BCi


et comme W = -^ -y . L . BCi
w Fca=2'v-L- Âdt'eldl
Or quand C varie, le rapport BCi/Adi reste constant, donc Fça est directement
proportionnelle à eidi ; le maximum de F;.a sera aussi celui de e^d^.

Quand C, décrit la surface libre du massif, le point e, décritla courbe Ae; appelée courbe de
Culmann. La valeur maximale ejd; atteinte, correspond au point e, pour lequel la tangente à la courbe
de Culmann permet donc de trouver une valeur maximale pour e, di, donc de trouver la valeur de la
poussée Fca.

D'autre part, le rapport BCj/Ad, étant constant etWj=^ -y . L . BC,, donc Ad; est
directement proportionnel àW,. On pourra adopter pour la Figure 4.29a, une échelle de longueurs
définissant l'échelle des forces sur AD avec WABC, = AD[.

Pour chaque position de C; on auraAd, = W;. Etant donné que Fca, = d; e, , on pourra
mesurer selon l'échelle des forces imposée, pour trouver Fca

D'une autre manière, on peut conserver les directions d'action de W , Fca et R tel que montré
à la Figure 4.29d. Ceci équivaut à une rotation de (90° + 0) de la Figure 4. 29a. Soit D verticale et
ligne d'action desW;, on peut alors choisir sur AD une échelle de forces arbitraire, W; correspondant
au coin définipar ^, et W, = Ad, (Figure 29d).

Laligne d'action de R fait l'angle (^; + <fi) avec l'horizontale (Figure 4.29e); la ligne d'action
de Fca fait l'angle 9 = (u - S) avec la verticale. Traçons (Figure 4.29d) ces deux droites
respectivement par A et d;, elles se coupent en e, ; d, e; représente Fça,-

Il est intéressant de tracer la droite AX inclinée à (j) par rapport à l'horizontale; à partir de cette
droite on devra simplement prendre pour chaque coin ABC, considéré, la droite faisant AX avec
l'angle ^p La courbe de Culmann étant trouvée, la valeur maximale de d, e, donc de F;;a correspond
au point e; pour lequel la tangente à la courbe est parallèleà la droiteAD.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 284


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D
droite faisant
avec l'horizontale
l'angle 4>
direction parallèle à AB
-1-;
d2

direction parallèle à AS

droite faisant
avec l'horizontale
l'angle ^+^1
la direction de Ri fait
direction parallèle
l'angle (((>+^i) avec à Fca.
thorizontale D

(d)
Figure 4. 29 Construction de Culmann

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 285


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Des applications typiques de la méthode graphique de Culmann sont présentées aux Figures
4. 30 à 4. 33.

C3 Ci C4
(b)
A

w.
v_.. Surfacede rupture
réelle trouvée

w;i

Wi
R

w,i Direction de R
s'appliquantsur
le plan de rupture

Figure 4. 30 Construction de Çylmann pour un talus irrégulier

(a) (b)

q [kPa:

Vert. / / /'/'.'
'
/x" / /' / '"/'
l / / / -, l Surface de rupture
' i ! i .' /
l ( / // / réelletrouvée Wî^.
: / / !' /
Direction de R
sur le plan de
\. \ rupture

Wi englobe le poids W du coin de soi


considéréet la surchargeexistant sur
la portion de surface libre appartenant
~A au coin.

Figure 4. 31 Construction de Culmann pour un talus surchargé uniformement

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 286


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(a)
[kN/m linéaire] ^-^/'{-

/7C3 . /-

Surface de rupture
réelle trouvée

Mur \ï;fc. 5"~;


W-! "f:
w;+q l

V-'
Wîi
[d]

W<1

D|

Figure 4. 32 Construction de Culmann pour une chargeponctuelle linéaire

(b)
IQ2
(T,

Surface de rupture
réelle trouvée

Figure 4.33 Construction de Culmann pour une charge répartie en bande

C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 287


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Il convient de noter que la méthode de Culmann ne donne que l'intensité de la poussée, il


reste à préciser son point d application, ou ce qui revient au même, à déterminer la distribution des
contraintes sur l'écran. On divise le parement AB (Figure 4. 34) en un certain nombre de segments
égaux (3 au minimum), ABi, BiB^, B^B et l'on admet que la répartition des contraintes est linéaire sur
chacun de ces segments. Pour déterminer cette répartition, on calcule par la méthode de Culmann la
poussée qui s exerce sur les parements BB^ etBBi, soit Pi et Pz. On coimaît déjà la poussée P qui
s exerce sur le mur AB. La répartition des contraintes a donc pour résultante Pi sur BB;, PZ - PI sur
B^BI et P - P; sur B^B . Si l on cherche à préciser le point d'application de P , il suffit de déterminer

les moments par rapport à A (SM^ = 0) :

-. P. z= 2 -Pi. j. H+2. (P2-2Pi)--+[P-2(P:, -Pi)]-


4 " " 2 " .. 4 " P .H 2P; . H 2Pi H

P. z= ^. H^. P,. H-j. P^^-^+^,


'î 2\ 2 _ 1 P
.
-. P. z= H|P, ("^|+^. Pj+;;.H
Soit

z =
H^-PZ+I. PI+^. P]
ou encore

H
z = [2 . Pi + 4 . F; + P ]

(a) Mur (b) Diagramme (e) Points d application


des différentes forces

Figure 4. 34 Répartition des contraintes

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 288


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Exemple 4. 17

l Déterminer la force de poussée selon la méthode de Culmann pour le mur illustré à la figure ci-
r dessous.

Solution :
Imlmlmlm Im 1ml m Imlm Im
- T- - - --'-lT - 1
Calcul de Fg (Loi des Sinus)
Fc.Tôt
. Wsoi+W^.
sin(90°-i|)-^) sin(90°-a+i(i+6+^)
Vert.

WTot=WSoI+Wsurch. //(>' Polygone des


Forces
/"l
U2\ Horiz.
1^'\ <ll+ll
sin(90°-<j, -ti) f'A
LCTot=- w Mur //.'-

'sin(90°-a+i)i+5+^) Tôt 8m /'"'


//.- w.
/''
Tôt
/'.'
Solution numérique
Sable
Point et pi w Fc
Tôt. Y = 18 [KN/m'l î>
[°] [kN/m] [kN/m] (*=35°
a-80' t900-(a-S)
Co ^» -2. 76° 76. 62 70. 27 S- 25°
_j_ Horiz.
Cl pl 3. 87° 153. 24 124. 20 A

C2 |^2 9. 92° 229. 86 165. 32 Solution graphique Horiz.


C3 |^3 15. 90° 311.69 197. 07
C3 |^3 15. 90e 461. 69 291. 92
C4 (14 21. 55° 543. 51 299. 72
e: |^5 26. 79° 655. 34 314. 03
C6 (J.6 31. 60° 767. 17 311.09
C7 p 35. 94° 849.0 288. 40
C-7 ^ 35. 94° 999.0 339. 35
C8 [Is 39. 86° 1080. 82 300.23
C9 M» 43. 37° 1162.65 255. 25

F^ =339.35 [kN/m]
L'c p^l-igiiss-35. 94°
[kN/m]
400^ ;339. 35 [kN/m]
300-1

200-1

100.
p
0 -».

0 51015 20 25 30 35, . 40 45
|^7=|-leliss
t "Tôt
[kN/m]

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 289


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Exemple 4. 18

Déterminer la force totale qui agit sur le mur illustré ci-dessous. Le sol retenu se trouve en poussée.

p=100[kN/m]

^C, \ C2» Ci l C-4

L15.-.. -... -.-


.

u;L:::î:^/., / / / T ^18[kN/m']
b-:!^-:^/.../
U2,_ ... ;" y ^' -v '^'
Y' = 9 [kN/m'l
, PU"-;' 7 / 7 f>-35°
"}1/// ., "=25°
D\-l i/^/- _^Nappe -

Solution :

Les calculs pour la poussée sont effectués avec y dans la partie non saturée et y dans la partie
submergée.

Les calculs sont résumés au tableau ci-dessous.

Tableau. Résultats des calculs (Culmann)

fi w W;+P
Point ï
0 [kN/m] [kN/m] [kN/m]
Co 0 41. 30 36. 00

Ci 10. 57 94. 25 66. 88

19. 46 146. 56 85. 20


w/
[kN/m]

C2 19. 46 146. 56 246. 56 143. 33


4----------^^^^^ Direction
C3 27. 47 198. 87 298. 87 139. 31
.
de F,
^ 25°+(900 -a)=35°
34. 48 251. 19 351. 19 127. 16 Horiz.

40. 48 303. 50
Donc Fc'a" 143. 33 [kN/m]
403. 50 108. 02

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 290


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Ftnt
tôt =
- ?"
1 ça +
' F
A eau

r p=100[kN/m
2 m-^t-1 m l m-^t-1 m^r l m -

AD =_-^. =1. 52 [m]


sin a

F^= 143. 33 [kN/m]


3. 5m 0

(90°-a)=10°

F..., =11. 4[kN/m]


1. 5m
U =1. 5 [m] 10 =15 [kPa]
[oil

15 [kPa] . AD 15 [kPa] . 1. 52
eau ~~ = 11.4 [kN/m]

Ftoth = FeauCOS10° + F'cacos 35° = 128. 64 [kN/m]

l Ftot, = Feau Sin 10° + F'ea sin 35° = 84. 19 [kN/m]

... Fiot = j(Ftoti, y + (Ftoty)' = 153. 74 [kN/m] @ 33. 20° parrapport à l'horizontale

4. 3. 2 Sols cohérents

Dans le cas des sols cohérents, le problème est plus complexe. Sur le plan de rupture, les
contraintes tangentielle T et normale a sont en effet liées par la relation de Coulomb :

T = C + CTtg 0

avec e = cohésion du sol.

Il en résulte, dans l'équilibre du prisme de rupture, une force supplémentaire C parallèle au


plan de rupture, due à la cohésion. De plus, le long de l'écran, il existe une force d'adhérenceCL. Ces

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 291


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deux forces doivent être.ajoutées àW , F^a et R, ce qui rend le problème assez complexe. Cette
méthode est illustrée à la Figure 4. 35 ci-dessous.

fissures

direction
de R
Ça =AB l . adhésion
Ci =ACi-cohésion

Figure 4. 35 Sol cohérent

5 Calcul des forces de poussée et de butée : méthode de Boussinesq


Les théories de Rankine et de Coulomb sont très simples, mais leurs applications pratiques
sont parfois limitées.
Ainsi, les lignes de glissement que l'on observe sur place ne sont habituellement pas
rectilignes. De plus, les massifs sont souvent limités par des parois, murs ou écrans et l'on constate que
la rugosité de ces écrans joue un rôle important, l'équilibre de Rankine (ou de Coulomb) ne permet pas
d'en tenir compte. Même si on constate que les lignes de glissement diffèrent peu de lignes droites,
pour les écrans rugueux inclinés et surtout lorsque l'écran est proche de la verticale, il n'en va plus de
même pour la butée, où les lignes de glissement sont courbes, comme le montre la Figure 4. 36.

H Mur H Mur

, \ ligne de ligne de
rupture rupture

(a) Poussée (b) Butée


Figure 4. 36 Schémas de rupture véritables

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 292


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La théorie de Boussinesq tient compte de la rugosité de l'écran et respecte la courbure des


lignes de glissement observées expérimentalement au voisinage de l'écran. En pratique, on utilise des
abaques ou des tables (Caquot et Kérisel, (1948)) pour trouver les coefficients de poussée et de butée.

Le tableau 4. 3 donne quelques valeurs des coefficients de poussée et de butée tirées des tables
de Caquot et Kérisel.

Tableau 4. 3 Coefficients de poussée et de butée sur un écran vertical


Angle de .
ba .

bp
Frottement y
_^_ 5=^ 6=0' 5= (j) 5=^
25 0. 879 0. 922 8. 16 7. 31
20 0. 546 0. 586 7. 71 6. 90
10 0. 422 0. 464 5. 81 5. 20
25' 0 0. 364 0.406 4. 29 3. 84
-10 0. 326 0. 368 2. 96 2. 65
-20 0. 298 0. 340 1. 69 1. 51
-25 0. 289 0. 333 0. 91 0. 81
30 0. 822 0. 850 16. 95 14.46
20 0.414 0. 446 12. 65 10. 83
10 0. 344 0. 374 9. 05 7. 74
30e 0 0. 300 0. 333 6. 42 5. 49
-10 0. 272 0. 305 4.25 3. 65
-20 0. 250 0. 282 2. 55 2. 15
-30 0. 232 0. 267 0. 87 0. 74
35 0. 756 0. 767 34. 90 28. 16
30 0. 450 0. 470 31. 00 25. 01
20 0. 322 0. 348 22. 50 18. 15
10 0. 276 0. 301 15. 30 12. 34
35< 0 0. 247 0. 271 10. 20 8. 23
-10 0. 226 0. 250 6. 70 5. 30
-20 0.210 0. 232 3. 53 2. 86
-30 0. 192 0. 216 1. 65 1. 30
-35 0. 187 0. 213 0. 82 0. 66

Remarques :

Les forces de poussée (F|, a) et de butée (F^p) sont données par les expression suivantes :

Fba= \ Y L2kb, et Fbp= | y L2k,,p


où L=longueur de l'écran.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 293


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La répartition des contraintes est triangulaire; ceci implique que les forces F|, a et Fbp sont
appliquées àL/3.
Ladirection des forces est à 5 par rapport à la normale.
Dans les manuels français, l'angle 5 est considérépositif comme suit :

îl

Fba°UFbp

Normale au
parement AB

AB=L

Figure 4. 37 Conyentionde signe pour ô (Manuels français)

Exemple 4. 19

On veut déterminer la force maximum F que l'on peut appliquer à l'écran illustre ci-dessous (Méthode
de Boussinesq).
, Terrain horizontal
B
-f-^ ^ ^ ^ .
lit- ^

Ecran
Sable :
^' vertical
3m Y = 18 [kN/m3]
(j) = 30°
Horizontale
Im 8 = 20°
A

Solution :

D'après le tableau 4. 3, k^ = 0. 300 et kbp = 5.49 pour <ji = 30°, 6 = 20° =j4.. Le diagramme ci-
dessousdonne la distribution descontraintes et les forces F[,a et F|,p.

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 294


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0 = 3 18-0. 300
G^ 16. 2 [kPa],

0-^=3 18-5. 49 R.=^H2K


ba
ba
5=20°r , CT,,p-296. 46[kPa] = ^18 32 0. 300
ba
, 5=20° F^24.3[kN/m] AF^YtPKbp
F^i-18 3. 5.49
p -. 444. 69 [kN/m]
a) Distribution des contraintes b) Forces

Pour trouver la force F : 2 F], = 0

... F + FfaaCOS5 = Fbpcos5 =^ F = (Fbp - Fba)cosS = (444. 69 - 24. 3) cos20°


F = 395. 04 [kN/m]

Remarques :

Si on avait utilisé la théorie de Rankine, les coefficients de poussée et de butée seraient les
suivants : krg = 0. 333 et k,. p = 3. 00. Alors;
Fra= ^YH2Kracosp = j 18 . 32 . 0.333 .l = 27. 0 [kN/m]
Frp =
IY H2 K,. p
cas P =
^ 18 . 32 . 3. l = 243. 0 [kN/m]
et

F = Frp - Fra = 243. 0 - 27.0 F = 216. 0 [kN/m]


Et si on avait utilisé la théorie de Coulomb, les coefficients de poussée et de butée seraient les
\

suivants : k^a = 0. 297 et kcp = 6. 105. Par conséquent;


Fca= ^YH2K^a= j 18 . 32 . 0.297= 24.06 [kN/m] et
Fcp =
JY H2 K, ;p
=
j 18 . 32 . 6. 105 = 494. 51 [kN/m]
Ce qui aurait donné

F = (Fcp - Fca)cosô = (494. 51 - 24. 06) cos20° =^ F = 442. 08 [kN/m]

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 295


L
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6 Comparaison des différentes méthodes

6. 1 Comparaison

a) Rankine : basée sur toute une zone en rupture, elle présente l'inconvénient d imposer à priori
la valeur du frottement entre le sol et le mur (5 = (3).
b) Coulomb : la zone de rupture est réduite à un plan et il n'y a aucune prise en compte de l état
des contraintes dans le sol. L'hypothèse du plan de mpture rectiligne est relativement bien
vérifiée pour les sols pulvérulents en état de poussée, mais ne l'est plus ni pour les sols
cohérents, ni pour les états de butée.

e) Boussinesq : c'est la plus satisfaisantedestrois méthodes,compte tenu des hypothèsesfaites.

6. 2 Choix d'une méthode

Dans les calculs des forces de poussée et de butée, le choix d'une méthode dépend de la
géométrie de l'ouvrage.

a) Mur vertical et surface libre horizontale : la méthode de Rankine, malgré ses simplifications,
est dans ce cas fréquemment utilisée. Il convient cependant de vérifier si l'hypothèse de
frottement nul n'est pas trop éloignéede la réalité,auquel cas la méthodede Boussinesq ou la
méthode de Coulomb peut être employée.
b) Mur plan inclinéet surface libre inclinée : la méthode de Boussinesqpermet un calcul correct
des forces de poussée et de butée. On utilise aussi la méthode de Coulomb dans le cas des
problèmes de poussée.
e) Mur quelconque et surface libre quelconque : on applique la méthode de Coulomb avec
résolution graphique (Culmann), car elle est alors seule utilisable.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 296


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CHAPITRE IV
PARTIE B : MURS DE SOUTÉNEMENT
r

7 Différents types d'ouvrages de soutènement

Le rôle des ouvrages de soutènement est de retenir un massifde terre. II en existe une grande
variété; chacun des types, ou presque, nécessitant une méthode spécifique d'étude et de contrôle du
dimensionnement assurant la stabilité. Tous ces ouvrages ont en commun la force de poussée exercée
par le massifde terre retenu. Par contre, c'est principalement la manièredont cet effort de pousséeest
repris qui sépare les différents types d'ouvrages. Trois modes peuvent être distingués :
Lapousséeestreprise par le poids de l'ouvrage de soutènement;
Lapousse est reprise par encastrement de l'ouvrage de soutènement;
Lapousséeest reprise par des ancrages.

Tableau 4. 4 Classification des ouvrages de soutènement d'après le mode de reprise de la poussée


Mode de reprise
Ouvrages de soutènement
de la poussée

Poids de
l'ouvrage

Mur poids en béton ou maçonnerie Mur en terre année Ouvrage cellulaire

/
. Encastrement

Mur cantilever en béton armé Paroi moulée Rideau de palplanches

/
Ancrages

Mur en béton ancré Paroi moulée ancrée Rideau ancré

Le Tableau 4.4 montre les divers types d'ouvrages de soutènement classés d'après la
distinctionprécédente.

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 297


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7.l Cas où la pousséeestreprise par le poids de l'ouvraee

i) Le type d'ouvrage le plus classique et le plus ancien est le mur poids en béton ou en
maçonnerie. Ce sont des ouvrages rigides qui supportent trèsmal les tassements différentiels.

ii ) Les murs en terre armée sont des ouvrages souples qui supportent assez bien les tassements
différentiels du sol.

iii ) Les ouvrages cellulaires utilisésprincipalement dans les travaux maritimes forment également
des ouvrages souples.

7. 2 Cas où la poussée est reprise par encastrement de l'ouvrage

i) Le mur cantilever en bétonamie qui, dotéd'un base élargieencastréeà la partie supérieure du


sol, fonctionne sous l'effet du poids de remblai; un mur cantilever peut d'ailleurs être
considéré comme un ouvrage poids si l'on y inclut le poids du remblai compris entre le mur et
la verticale (l) passant par l'extrémité arrière de la semelle (Figure 4. 38); les murs cantilever
sont également des ouvrages rigides. On peut aussi analyser un mur cantilever en le
considérant comme un mur poids ayant son parement le long de la droite (2);

ç
T
B
ff
v(2) (l)

f = Force de
poussée

M
A

Figure 4. 38 Mur cantilever en béton amie

ii) Les murs en parois moulées qui fonctionnent également par encastrement, en totalité ou en
partie.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 298


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r iii ) Les rideaux de palplanches, encastrés dans le sol de fondation : ce sont des ouvrages de
soutènement flexibles, où l'interaction structure-remblai a une influence prépondérante sur le
r comportement de l'ouvrage.

7. 3 Cas où la poussée est reprise en totalité ou en partie par des ancrages

Dans les ouvrages de soutènement en déblai, l'effort de poussée est fréquemment repris en
partie par des ancrages (murs et parois moulées ancrés). Il en est de même pour les rideaux de
palplanches, lorsque le sol de fondation est trop résistant et ne permet pas de foncer les palplanches sur
une profondeur suffisante.

8 Dimensionnement des murs poids en maçonnerie

Le dimensionnement d'un mur poids consiste à déterminer sa géométrie et sa structure pour


L qu il soit stable sous l'action des forces qui lui sont appliquées, à savoir (Figure 4. 39):

Fg = force de poussée
Fp= forcedebutée
R = réaction du sol
W= poids du mur

Figure 4. 39 Forces s'exerçant sur un mur poids

Le poids W

La force de poussée Fg

La force de butée Fp
La réaction du sol R

C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 299


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Comme pour tout ouvrage de soutènement, le dimensionnement d'un mur poids comporte les
étapes suivantes :

Calculs des efforts de pousséeet de butée,


Sécurité au renversement,

Sécuritévis-à-vis d'un glissement sur la base du mur,


Sécurité vis-à-vis d'une rupture du sol de fondation,
Sécurité vis-à-vis d un grand glissement englobant le mur,
Sécuritévis-à-vis de la stabilité interne du mur.

l Calcul des efforts de poussée et de butée

En premier lieu, il convient de vérifier que les déplacements du mur sont suffisants pour
mobiliser la poussée ou la butée. En fait, le déplacement du pied du mur n'est généralement pas
suffisant pour mobiliser l'état de butée à l'aval; c'est pourquoi, cette force (Fp) est rarement prise en
compte. Lorsqu il n'y a pas possibilité de déplacement du mur, comme cela est le cas pour un pont
cadre, la force de pousséedoit être calculéeavec le coefficient K,, et non pas avec Kg.

La force de poussée doit, par ailleurs, être calculée en fonction des conditions hydrauliques
probables les plus défavorablesderrièrele mur. Il faut avoir présentà l'esprit qu'un remblai horizontal
totalement saturé d eau pousse environ 2. 5 fois plus que le même remblai sec. Il convient donc d'éviter
toute saturation du remblai et de prévoirun dispositifde drainage.

Habituellement, pour la plupart des murs poids, les efforts de poussée sont calculés d'après
les théoriesde Coulomb (F;:a = ^ Y H Kca) ou de Boussinesq ( F^a = 1 Y L2 K^a ).

Sécurité au renversement

La sécuritéau renversement traduit son équilibre statique par rapport au moment des forces
exercées. Le coefficient de sécurité peut être déterminé en considérant l'équilibre lorsque le mur se
renverse autour de son arêteextérieureA (Figure 4.40).

Au-dessus de la base, le mur est sollicité par deux types de forces:

a) Des forces qui tendent à stabiliser le mur; principalement le poids W;


b) Des forces qui tendent à renverser le mur, principalement la force de poussée;

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 300


r
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!:
r
Coefficient de sécurité

renv =
W-d, 1.5
K-d,

Figure 4. 40 Sécurité au renversement

On définit le coefficient de sécurité au renversement :

2- Mstabilisateurs w . di
Renv. - S 1.5
ÏM, moteurs
.
Fa --d:
*a U2

On utilise parfois la règle du tiers central, qui consiste à s'assurer que la réaction R (Figure
4. 41) sur la base passe dans le tiers central de la semelle de fondation. Cette règle équivaut à ce que,
L
dans une distribution linéaire des contraintes verticales sous la semelle, aucune zone de cette semelle
ne soit en traction.

e - excentncité
de la résultante
6= angle de
la résultante

B/3 B/3 B/3


B/2 B/2

n T T ÏTI T-T-T l 6e
_ RcosÔ
_ RcosO 6e B B
1+
B B

Figure 4. 41 Règle du tiers centrale

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 301


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8.3 Sécuritévis-à-vis d'un glissement sur la base du mur

Le déplacement du mur par glissement sur le plan de sa fondation est la deuxième éventualité
à envisager (Figure 4. 42).

Coefficient de sécurité

SFh
Fgliss. =: 1.5
SFh

Figure 4. 42 Sécuritéau glissement

Il faut comparer :

La composante T de la résultante R sur le plan de la fondation;


La résistance que le terrain est capable d'opposer au glissement, à savoir Cg . B + N . tg 5
avec :

. B = largeur du mur à la base

. N = la composante normale de R
* Cg = adhésionou adhérence
* 8 = angle de frottement entre le sol et la base du mur.

Le coefficient de sécurité au glissement est alors égal à :

2 Frésistantes Ça .B + N . tg 5
'Glissem. - -E- - -^ - =: .L"
EFmotrices

Remarques :

Si la composante horizontale de la butée (côté aval) est incluse au numérateur, alors le


coefficient de sécurité doit être supérieur ou égal à 2.
Etant donné que la butée est mobilisée pour un déplacement important du mur, alors on ne tient
compte que de 50% à 75% de la butée maximale.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 302


r

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r 8. 4 Sécuritévis-à-visd'une rupture du sol de fondation

r
La sécurité vis-à-vis d'une rupture du sol de fondation est obtenue par l'adoption d'un
coefficient de sécurité égal à 3 sur la capacité portante du sol de fondation relative à une charge
r excentrée et inclinée (Figure 4.43). On utilise les règles du Chapitre 2, en se rappelant que la base du
mur est considérée être une semelle filante.

Figure 4. 43 Surface de rupture du sol de fondation

8. 5 Sécurité au grand glissement

Il y a rupture par grand glissement lorsque la partie du massif de sol qui glisse englobe le mur,
la surface de rupture passant alors à l'amère du mur (Figure 4. 44).

Le coefficient de sécurité correspondant est défini comme le rapport du moment des forces
motrices (forces de pesanteur) au moment des forces résistantes mobilisables le long de la surface de
rupture. La valeur du coefficient de sécurité doit être supérieure ou égale à 1. 5. Cette question sera
examinée en détail au Chapitre V.

/
/.

Surface de
''' rupture

Figure 4. 44 Rupture par grand glissement

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 303


L
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8.6 Stabilité interne du mur

Il reste à s'assurer que les contraintes dans la maçonnerie ou le béton restent inférieures aux
contraintes admissibles. C'est un problème de résistancedes matériaux. Si le mur est en maçonnerieou
en béton non armé, on ne doit pas faire
travailler ces matériaux en traction; il faut H (Min. 30 cm)
12

donc, dans ce cas, que la résultante des


forces tombe dans le tiers central de

chaque section horizontale du mur.

8. 7 Dimensions usuelles d un mur

)oids

On donne à la Figure 4. 45 les


proportions usuelles d un mur de
< L < ^

soutènement gravitaire. Ces indications


H à 2H
qui peuvent servir pour dégrossir un '2 a T
avant-projet ne s'appliquent qu à un sol Figure 4.45 Dimensions usuelles dun mur poids

sec.

Exemple 4. 20

Vérifierla stabilité au renversement et au glissement horizontal du mur poids illustré. Vérifieraussi la


capacité portante du sol de fondation ci-dessous.
.
^--"v
^fr2 Q°t
-,

Im

Sable
Y =
19 [kN/m3]

(^=35°
S =25°

.
= 110. 47[kN/m]
ça

p^= 100. 12 [kN/m]

z=^=2[m]

S_= 23°
B= 2. 5 m

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 304


r
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Solution :

Approche de Coulomb pour la poussée


r
Glissement et renversement

sin (a+ 0)
Kca= = 0. 323
[ sin(0 + S) . sin((^> - /?)
sin2a- sin(a - 5) 1+
sin(a - S) . sin(ot + /?)
r \

... Fca= ^ Y H2Kca= j 19 . 62 . 0.323 F<:a = 110. 47 [kN/m] | @z = 2. 0 [m]


Composantes horizontale et verticale de F,

Fcah = FcaCOS5 = 110. 47 . cos 25' F,a, = 100. 12 [kN/m]

Fcay= FcaSin6=110. 47-sin25° Fcav= 46. 69 [kN/m]


Poids du mur et centre de gravité :

Wi = l . 4. 5 -24 = 108 [kN/m] @ Xi = 2. 0 [m]


1. 5 . 4. 5 . 24
w, = = 81 [kN/m] @ x; = 1. 0 [m]

W3 = 1. 5 . 2. 5 . 24 = 90 [kN/m] 0x3= 1. 25 [m]


4. 5m Wmur = SW, = 108 +81 + 90 = 279 [kN/m]
ÏW, . x, 108 . 2. 0 + 81 . 1.0 + 90 . 1.25
xmur =
£W, 279
409.5
= 1. 468 [m]
279
1. 5m

B= 2. 5 m

Sécuritéau glissement latéral (sans tenir compte de la butée sur le côtéaval) :

résistantes (Wmur + FeaJ . tg 5 (279 + 46. 69) . tg 23<


'gliss. > 1.5
ÏF motrices ça h
100. 12

138. 25
F«i,^ = --- = 1. 38 < 1.5 NON O. K.
'gliss' ~ ÎO(ÏÏ2
Remarques :

Comme Fgi,ss. < 1-5, il faut modifier les dimensions dumur. La solution la plus facile est
d'élargir la base. Par exemple, avec B = 3 [m], W^ur = 324 [kN/m], et Fgiiss. = 1. 57.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 305


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Une autre solution consiste à ajouter une clé sous la base :

Mur

Clé

Dans les cas extrêmes, on peut ancrer le mur.


Sécurité au renversement ('calcul avec B = 3 fmi sans butée sur côté aval) :
lm
Wi = l . 4. 5 -24 = 108 [kN/m] @ Xi = 2. 5 [m]
2 . 4. 5 . 24
w, = = 108 [kN/m] @ X; = 1. 33 [m]

4. 5m E..^= 46.69[kN/m] Wa = 1. 5 . 3 -24 = 108 [kN/m] 0x3= 1. 5 [m]


W^ur = SW, = 3 . 108 = 324 [kN/m]
F^= 100. 12 [kN/m]
4l SW,. x, 108. (2. 5+1.33+1. 5)
sw, 324

1. 5m z = H -2 [m] 575. 64
Lmur - = 1. 78 [m]
324

B= 3. 0 m

r\

S M, SW, . x, 108-(2. 5+1. 33+1. 5) 575. 64


renv. - ^i = 9. 57 > 1. 5,. -. O. K.
£M A
Fcah .z - Fcav . B 100. 12 . 2 - 46. 69 . 3 60. 17

Sécurité à la capacité portante (Approche de Hansen):

Remarque : II est possible, pendant toute la durée de vie de l'ouvrage, que l'on vienne excaver
devant le mur pour enfouir des câbles ou des conduites. Pour cette raison, l'on ne doit
pas tenir compte de l'encastrement du mur D = 1. 5 [m] sur le côté aval.
l
qultlme = ^ Y B' Ny Sy dy Jy by gy
nette

Id : by = gy = l ; 0 = 35° -> Ny (Haiisen, Chapitre 2) = 33. 93

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r

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r
B .... .. /B
Sy = l - 0. 4-,- = l , car le base du mur est considérée être une semelle filante ( - = 0 ) ;
L

dy=l
3.5
0. 7 H
avec
'Y V" V+B'CgCOtg^
.

r
H = Fca^ = 100. 12 [kN/m], V = F,^ + W^ur = 46. 69 + 324 = 370. 69 [kN/m]
Cg = 0 (soi granulaire) , B* = B-2eg , avec CB = excentricité
3.5
0. 7 H 0. 7 . 100. 12\3'5
'1- = 0. 480 (Voir B* ci - dessous)
'Y ^ V + B* C, COtg^) 370. 69

Position de la résultante des forces R sur la base :

S MA-ï MA 575. 64-60. 17 515. 47


XR= XR = 1. 39 [m]
v 370. 69 370. 69

370. 69 [kN/m]
R Base

Al 100. 12 [kN/m]

=iî-_
'B--2~-AR
XR=1. 39 [m]
3=0. 11 [m]

B/2-1. 5 [m] B/2=1. 5[m]


E _ 3
... ÊB= ^ - XR= 2 - 139 = 0'11M ^ .'. B* = B - 2 CB= 3-2 . 0. 11= 2.78[m]
1 Comme eg < B/6 = 0. 5 [m], la résultante se trouve dans le tiers central de la base.

l RésultanteR = V370.692 + 100. 122 = 383. 97 [kN/m]


, 100. 12^
le=tg-l^j=l5-ll°
l ",.. ... l
1 qultime
nette
= ^ Y B' Ny Sydy iy by gy = ^ 19 . 2. 78 . 33.93 . 0.480 qultime = 430. 12 [kPa]
nette

V 370. 69
qapp =~^= = 133. 34 [kPa]
nette 0 t..

qultime.
nette
F cap. = =3. 23
port. q app 133. 34
nette

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9. Murs de soutènement cantilever en béton armé

9. l Principe

La conception des murs de soutènement cantilever en béton armé diffère sensiblement de


celle des murs poids. Les terres sont retenues par un voile vertical dont l'équilibre est assuré par une
semelle qui se prolonge sous le remblai (Figure 4. 46). Cette semelle supporte le poids des terres dont
le rôle stabilisateur est évident. La partie la plus délicate de l ouvrage se situe à l'encastrement du voile
dans la semelle, il se développe là des moments fléchissants notables.


plan de -r-^P
rupture
/ plan de
verticale l ^..., / rupture

9) /
/ (Rankine)
/ Fa~=iYÂBKracos/?
L^-/-T/?
AB

I_J/A-

Figure 4.46 Mur de soutènement en béton armé

La méthode habituelle dans le cas des murs de type cantilever consiste à calculer la force de
pousséesur le paiement fictif(AB) en utilisant les hypothèsesde Rankine. Ce faisant, l on assume que
les plans de glissement inclinés à 91 et 82 par rapport à la verticale AB, puissent se former sans
interférence de la part du mur.

Les critères de stabilité (renversement, glissement, etc... ) sont les mêmes que pour les murs
poids non armés, sauf que l'on permet l'existence de forces de traction dans le voile. Ces forces sont
reprises par des armatures d'acier.

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9. 2 Dimensions usuelles

La Figure 4. 47 résume les dimensions les plus courantes des ouvrages de ce genre.

a) Sans Contreforts b) Avec Contreforts

(Min. 30 cm)_ -y Contrefort

. Verticale

^^-

D - profondeur du gel, affouillement,


changements saisonniers, etc..

Figure 4. 47 Dimensions usuelles d'un mur cantilever

Exemple 4. 21

Vérifier la stabilité (glissement et renversement) du mur cantilever illustré ci-dessous. A noter que
(f) = 36° sur le côtéaval.

'P=20

Sable
Y = 18 [kN/m-]
(*=36°

Note: Dans cet exemple,


nous allons tenir
compte de
l'encastrememt
D de 1. 5 [m].

0. 5m

5=24'
B-4m

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Solution :

Approche de Rankine

cosp - ^/cos2p - cos2(t> cos20° - Vcos220° - cos236°


kra = 0. 326
cos (3 + ^cos2^-cos24> cas 20° + Vcos220° - cos236°
l _ l
Fra = z, Y H2 kra COS ? = ^ 18 . 6. 732 . 0. 326 . cas 20° Fra = 124. 88 [kN/m]
6. 73
@ z = - = 2. 24 [m] (inclinée à / 20°)

Frah = FraCOS/? = 124. 88 COS20° Fra,, = 117. 35 [kN/m]

Fra. = FrgSin/? = 124. 88 sin20° F^ = 42. 71 [kN/m]


Sécurité au glissement horizontal :

Etant donné que la butée (côté aval) sera incluse dans les calculs, nous allons utiliser rapproche de
Rankine pour la calculer.
l _.,. _.. ---... .. - l +sin
Frn = ^ Y D2 km cos/3, ici{S = 0° (côtéaval) et km = '. ' ~".'"r, = 3. 852
- sin

On va prendre seulement 50 % de F,-p à cause des déplacements nécessaires à mobiliser la butée


maximale.

...Frp,an,=0.5 l j. 18.1.52 .3.852 F^ . = 39. 0 [kNl (horizontale)


rpadm - -". " [-m-]
1.5
@ z = -^ = 0. 5 [m]
0. 3m

w,
F,,,
:ra
= 42. 71 [kN/m]
4. 5m 6. 73 m

l X,
w,
F,.,, = 117. 35 [kN/m]
lilh
Xi
|W,
Z =2. 24 m
F,-n=39.0[kN/m] Im | 'x, w.,

0. 5m
A B
-l. 5 m-l -2 m-
-0. 5m
B=4m

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(6. 23+5. 50)


Wi=2-----. 18 = 211. 14[kN/m] @ Xi » 3. 0 [m]
W; ^ 1. 5 . 1. 0 . 18 = 108 [kN/m] @ x; » 0. 75 [m]
(0. 3+0. 5)
W3= 5.5 . ' ~ ~^~ ' . 24 = 52.8 [kN/m] 0x3= 1.8 [m]
W; = 0. 5 . 4. 0 . 24 = 108 [kN/m] @ ^ = 2. 0 [m]
Wmur = 2W, = 338. 94 [kN/m]

2 Frésistantes_ (wmur+ Fray) .tg5 + F,-p^ (338. 94+ 42.71 ) .tg24°+ 39.0
gliss. -
'motrices '. cah 117. 35
381.65-tg 24°+39.0 208.92
liss, - = 1. 78 < 2.0 NON O. K.
117.35 117. 35
Remaroues :

Comme Fgi, ss < 2 (en tenant compte de la butée), il faut soit modifier les dimensions du mur,
soit prévoir une clé, comme pour l'exemple précédent.
Lagéométrieillustrée ci-dessous répondaucritère deFgi.sg. > 2. Eneffet, Fgiisg = 2. 17.
0. 5m

6. 41m
4. 5m
F|,)= 49. 02[ ]
Fra= 143. 32[^

"F,.^ 134.68[w]
rkNi |2.4m X, W^
lrPadn'-r'-u
[m] [kN/m]
l 3. 75 267. 98
2 0. 85 30.6
1. 7m 0. 8m 2. 5m
3 2. 17 85.8
5m 4 2. 50 96.0

Sécurité au renversement :

r^t

ï MA _ Ewi . xi + Frp . ZF,p


renv. ~ <o -

S MA Frah . ZFrp - Fray . B

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L
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267. 98 . 3. 75 + 30. 6 . 0. 85 + 85. 8 . 2. 17 + 96 . 2. 5 + 39. 0 . 0. 6 1480. 52


renv.
134. 68-2. 40-49. 02-S 78. 13
Frenv. = 18-95 » 2 . -. O. K.

PARTIE C : RIDEAUX DE PALPLANCHES ET EXCAVATIONS BLINDÉES

10. Rideaux de palplanches

10. 1 Généralités

Les rideaux de palplanches sont constitués de palplanches, métalliques en général, emboîtées


les unes dans les autres et battues dans le sol de fondation, pour former un écran vertical, le plus
souvent rectiligne, servant de soutènement à un massif de sol. Les rideaux de palplanches peuvent
constituer des ouvrages provisoires (batardeaux) ou définitifs. Leur caractéristique essentielle est que
le soutènement ainsi formé est souple, ce qui nécessite une méthode spécifique de dimensionnement.

Outre les sécurités classiques vis-à-vis d une rupture de l'ouvrage par renversement ou grand
glissement, la méthode consiste à vérifier que les déformations du rideau restent en tout point
admissibles, c'est-à-dire que la contrainte maximale dans une palplanche ne dépasse pas le taux de
contrainte admissible pour l acier, soit (Figure 4. 48) :

^max = ^ CTadm

avec M^ax = moment maximum , Z = module de résistance de l'acier,

CTadm = contrainte admissible de l acier.

z = module de résistance = 2I/h


l = moment d'inertie
h ^ hauteur (épaisseur)

Figure 4.48 Caractéristiquesd'unepalplanche

On distingue deux types de rideaux :

Les rideaux ancrés,

Les rideaux sans ancrage.

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r

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Dans ce dernier cas, la stabilité est assuréeuniquement par les réactionsdu sol sur la partie
enterrée que l'on appelle la fiche, c'est le cas de la plupart des batardeaux (Figure 4. 49).
r

Ex: quai
r

Eau

fiche

Figure 4. 49 Batardeau l

Les rideaux ancrés au contraire doivent une part de leur stabilité à une ou plusieurs lignes de
tirants qui sont reliés à des plaques d'ancrage enterrées dans le sol à quelque distance de la paroi. Ces
tirants sont attachés au rideau dans sa moitié supérieure. Les murs de quai en palplanches sont
généralement des rideaux ancrés (Figure 4. 50).

quai
palplanche
ancrages

Eau
Remblai

fiche
Sol naturel

Figure 4. 50 Mur de quai ancré

Lesrideaux ancrésrésistent donc à la poussée desterres à la fois grâceauxefforts d'ancrage


et grâceà la butéesurla fiche. Laflexibilitédurideauet l'importance de la fichejouent ungrandrôle
dans la détermination de la butée.

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 313


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10.2 Méthodes de calcul

Deux méthodes classiques sont couramment utilisées :

Lapremière, où le rideauest ancréet simplement buté en pied;


La seconde, dans laquelle le rideau n'est pas ancré en tête, mais résiste uniquement par un bon
encastrement dans le sol de fondation.

10.2. 1 Rideau ancré, simplement buté en pied

Un rideau ancré, simplement buté en pied correspond à une faible valeur de la fiche, ce qui
permet une rotation du rideau autour de son point d'ancrage et un déplacement du pied mobilisant la
butéemaximale. Le diagrammedes efforts exercéessur le rideau, dans le cas d'un sable, est représenté
sur la Figure 4. 51.

Figure 4. 51 Rideau ancré,j>implement buté en pied

Les inconnues à déterminer sont la fiche D et l'effort de l'ancrage T . L'équilibre statique


fournit les relations suivantes :

a) S MA = 0 :

F.,. [|(D+H)-a]=Fp. [|D+H-a]


mais Fa=1Y (D+ H)2 K, et Fp = î y D2 K
P ~2

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r
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-. 2(Kp - Ka)D3 + [3(H - a)Kp- 3(2H - a)KjD2 - 6H(H - a)K., D - H2(2H - 3a)Ka = 0 (l)

b) S FH = 0

... T= F, - Fp (2)

La valeur de D étant connue (Eq. (l)), l'équation (2) fournit la valeur de T.

Pour tenir compte d un coefficient de sécurité par rapport à l'équilibre ainsi calculé, on admet
r
généralement que l'on ne mobilise que la moitié de la butée, ce qui, dans l'équation déterminant la
ficheD, conduità remplacer Kp parKp/2.

Exemple 4. 22

Déterminerla longueur despalplanches enassumantuncoefficient de sécuritéde l surKp (voir figure


ci-dessous).

- T
Sable:
Y =18 [kN/m3]
(i> =30°
Ka = 0. 33 (Rankine)
Fa Kp-3. 00

(H+D;

Solution : De l'équation(l) précédente :

2(3-^D3+[3-4. 3-3 . 10.^]D2-36 . 4. ÏD-36 . 6. 1=0


1 16 D3 + 78 D2 - 144 D - 216 = 0 =^ 8D3 + 39 D2 - 72 D - 108 = 0 ^ D = 2. 15 [m]

l .-. Longueur = H + D w 8. 2 [m]

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10. 2. 2 Rideau non ancré en tête et encastré en pied

La théorie classique considère que le rideau pivote autour d'un axe situé légèrement au-dessus
de son extrémité inférieure. Le déplacement du rideau provoque au-dessus de l'axe de rotation la
formation de deux zones plastiques correspondant à l'équilibre de Rankine, poussée à gauche et butée
à droite (Figure 4. 52a).

Poussée

B
Butée
0

Butée Poussée
A

a) Déplacement du rideau b) Pression des terres sur le rideau


Figure 4. 52 Rideau sans ancrage

Au-dessous de l'axe de rotation 0 au contraire, le terrain situé à gauche de la palplanche est


refoulé, il oppose une contre-butée, tandis que le terrain à droite est décomprimé. Au moment de la
rupture, la distribution des contraintes normales doit donc ressembler à celle qui est indiquée à la
Figure 4. 52b.

Pour les besoins du calcul, on remplace la distribution des contraintes de la Figure 4. 52b par
la distribution plus simple de la Figure 4. 53a. Les efforts de contre-butée sont équivalents à une force
horizontale Fg appliquée au niveau du centre de rotation 0 (Figure 4. 53b). C'est un problème
isostatique à deux inconnues : la profondeur fg et la force Fc . En écrivant que ÏMo = 0, on peut
trouver fg ; de plus, comme ^FH = 0, on peut aussi trouver Pc et, par conséquent, la profondeur z.
On a donc ainsi déterminé la fiche D = fo + z et la longueur des palplanches. On s'abstient assez
souvent de calculer z en utilisant la formule approchée D = 1. 2 fg ; ce résultat est du côté de la
sécurité.

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r

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L Fa
ID
fo Fp
0 0
Fc

a) Distribution simplifiée b) Forces

Fa = force de poussée ; pp = force de butée


FC - force de contre-butée = z [ (H+fo) Kp - D Ka ]
Figure 4. 53 Hypothèses admises pour le calcul d'un rideau non ancré

En trouvant le moment maximal et en connaissant la contrainte admissible de l'acier, l'on


peut trouver la section requise de la palplanche. La méthode que l'on vient d'exposer est un calcul à la
rupture en ce qui concerne le sol; il est donc indispensable d'introduire un coefficient de sécurité. La
manière la plus répandue consiste à diviser les coefficients de butée par coefficient de sécurité (2 en
général) et à utiliser ces nouveaux coefficients dans les calculs de la fiche et du moment sans modifier
les coefficients de poussée.

11 Notions d'excavations blindées

11. 1 Généralités et principe

On se contentera, dans cette section, de donner quelques indications sommaires sur le calcul
du blindage des fouilles (la paroi formant blindage peut être un rideau de palplanches, mais elle peut
être aussi constituée de planches ou de madriers). La stabilité du blindage est assurée par des étais
horizontaux placés à différents niveaux ou des ancrages (Figure 4. 54).

Du fait des étais et des ancrages, ce calcul du blindage apparaît, à première vue, comme le
calcul d'une poutre continue reposant sur plusieurs appuis. Il est malheureusement impossible de
prévoir le comportement mécanique du rideau. Les étais ou ancrages sont mis en place les uns après
les autres à mesure que l'excavation progresse, aussi la partie supérieure du blindage a-t-elle déjà subi
des déformations lorsque la partie inférieure est mise en charge, il faudrait en tenir compte dans le
calcul du rideau. De plus, la déformationélastique des l'étais ou des ancrages est loin d'être la même
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 317
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pour tous. Le rideau se comporte alors comme une poutre sur appuis dénivelés, mais la dénivellation
est inconnue. Il n'est donc pas possible de calculer le blindage en l'assimilant à une poutre continue; il
y a trop d inconnues d ordre expérimental dont le rôle est déterminant en raison de la grande
hyperstaticité du problème.

BxL l Poutre horizontale


(moise)
Etais

Tirant?

fond de
fouille palplanches

a) sans tirants a) avec tirants

Figure 4. 54 Exacavatîon blindée

Pour des raisons analogues, la répartition théorique le long de la paroi n'est pas facile à
déterminer.

Il est certain, toutefois, que cette répartition ne ressemble en rien à la distribution linéaire
classique, car la déformation de la paroi n'est pas compatible avec l'apparition d'un équilibre
correspondant au schéma de Rankine ou de Boussinesq. Les mesures faites in situ, lors de la réalisation
de grandes fouilles, ont montré que cette répartition avait une allure grossièrement parabolique, due
vraisemblablement à des effets de voûte, l'ordre de mise en place des blindages et des étaisjouant un
rôle important ainsi d'ailleurs que la températureet le temps.

Dans ces conditions, on conseillera de s'en tenir à une méthode empirique qui découle
principalement des mesures faites par Spilker lors de la construction du métro de Berlin pendant les
années 30 et de celles auxquelles a procédé Peck en 1940-1942, à l'occasion de la réalisation du métro
de Chicago.

Cette méthode comporte deux étapes. On choisit d'abord un diagramme de répartition des
contraintes analogueà ceux qui sont dessinéssur la Figure 4. 55 a, b et e. On admet ensuite que la paroi
est articulée au droit de chacundes étaisou ancrages(saufen ce qui concerne le plus élevé)ainsi qu'au

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r

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[ fond de fouille. On est amené ainsi à calculer une succession de poutres droites sur appuis simples
(Figure 4. 55d); c'est un problème isostatique qui est doncparticulièrement facile à résoudre.

le coefficient m peut
varier entre 0. 4 à l .0

0. 65 Ks,y H f H - 4mCu 0. 2yH à0.4yH

r-~\ r ^ -~\
0. 25H 0. 25 H
l

-s'~
H H 0. 75H H
0. 75H

0. 25H
t

a) Sable b) Argiles molles à e) Argiles très raides


raides fissurées
Etais

H
;> Equivalent isostatique

d) principe de calcul

Figure 4. 55 Calcul empirique d'un blindage

11. 2 Instabilités

a) Effets hvdrodvnamiaues dans les matériaux eranulaires. renard

Dans les sections précédentes, on a passé sous le silence le rôle joué par l'eau. On admet
généralement que l'eau (murs de quai) est en équilibre hydrostatique de part et d'autre du rideau,
même si les niveaux sont différents. Dans ce cas, pour obtenir la distribution des contraintes totales
agissant sur les palplanches, il faut simplement ajouter les contraintes effectives à la pression
interstitielle.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 319


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Mais en réalité, lorsque le niveau de l'eau n'est pas le même des deux côtés du rideau, des
effets hydrodynamiques s'ajoutent aux effets hydrostatiques, car il y a un écoulement d'eau le long de
la palplanche et sous la palplanche du niveau amont vers le niveau aval (Figure 4. 56).

\ ^ \\
\ \ '< \ Eau

'\ \ '^ '


\ \ '^,1 \"! / /
i f //' D

^\\ :s .Y^

Figure 4. 56 Ecoulement d'eau

Dans le cas de la Figure 4. 56, cet écoulement augmente les contraintes effectives à gauche du
rideau donc accroît la poussée, et diminue les contraintes effectives à droite, donc réduit la butée. Cet
effet est habituellement négligé si h est faible. Néanmoins si h est important, le gradient hydraulique
risque d'atteindre une valeur voisine de la valeur critique, on peut craindre alors la formation d'un
"renard". Pour éviter ce problème, en pratique on utilise une longueur de fiche de l ordre de 0. 7 à 1.0
h. Il existe des abaques pour calculer les longueurs de la fiche.

b) Soulèvement de fond par manque de capacité portante (Argiles)

Cette condition est illustrée à la Figure 4. 57. Si l'excavation est assez profonde, il peut y avoir
rupture. On définit le coefficient de sécurité par :

F=
Su N;
S 1. 25 (pour N,;, revoir Chapitre 2)
YD+P

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 320


r
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p surcharge BxL p surcharge

D soi: Y , Su

Figure4.57 Manquede capacitéportante

e) Soulèvement de fond par surpression d'eau


Lorsque l'excavation est faite dans un sol imperméable (argile) et que sous cette argile existe
une couche perméable (sable ou gravier), il peut y avoir soulèvement de fond (Figure 4. 58). Pour
r éviter ce problème, on exige en pratique un coefficient de sécurité d'au moins 1.25. Ce coefficient est
L
définipar l'expression suivante :

F = Ysat ', hs S 1.25


Yeau * ^eau

/ Niveau de l'eau dans le piezomètre

Eau Eau

1 eau

Argîle Argile
rsat
Sable ou Sable ou
gravier gravier

Figure 4. 58 Soulèvement de fond de fouille

L CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 321


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12 Références

Caquot, A. et Kérisel, J. (1948). Tables de poussée et butée. Gauthier - Villars, Paris.

Coulomb, A. C. (1773). Sur une application des règles de Maximis & Minimis à quelques Problèmes
de statique, relatifs à l'Architecfau-e. Académie Royale des Sciences, 7 :343-387.

Culmann, K. (1866). Die Graphische Statik. Zûrich.

Rankine, W. J.M. (1857). On the Stability ofLoose Earth. Phil. Trans. Royal Society London, 147.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 322


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CHAPITRJE V
NOTIONS DE STABILITE DES TALUS

l Glissements de terrain

1. 1 Stabilité des talus

Toute masse d'un sol près d'une surface libre en pente, tend à se mettre en mouvement sous
l'influence de son poids. Si cette tendance est équilibrée par des contraintes de cisaillement, il y a
stabilitéde la pente, sinon, il y a glissement.

Les glissements de terrain font partie au même titre que le gel et l'érosion, du processus de
modification des reliefs, et ils aident à comprendre l'extension latérale des vallées creusées par les
cours d'eau.

Mais ces glissements peuvent tout aussi bien survenir suite à des travaux exécutés par la main
de l homme troublant un équilibrepréétabli.

L importance de ces phénomènes est considérable du point de vue de l'art de l'Ingénieur


puisqu'ils intéressent à la fois les pentes naturelles, les barrages en terre, les tranchées exécutées à
propos d'ouvrages d'art, les coupes de routes et des autoroutes, les murs de quai, les remblais sur sols
mous, etc... et la protection des agglomérations contre les glissements des terrains dominants.

Les glissements se produisent soudainement ou durent plusieurs mois, voire parfois plusieurs
années; la mpture affecte une forme vaguement circulaire ou bien au contraire ne présente aucune
caractéristique géométrique particulière; les causes de glissements paraissent évidentes ou l'on ne peut
déceler de raison apparente; la rupture se produit sous l'action mécanique d'un écoulement d'eau ou
parce que le terrain a étéprogressivement lessivé par une eau pauvre en calions.

l .2 Morphologie et classification des glissements

La morphologie des glissements est variable. Nous allons passer en revue un certain nombre
d'entre eux. Dès 1846, Alexandre Collin dans son ouvrage «Recherches expérimentales sur les
glissements spontanés des terrains argileux» différenciait deux types de glissements :

les mouvements de fond (glissements profonds);

les mouvements superficiels.

De nombreux auteurs de toutes nationalités ont depuis présenté d'autres classifications en


faisant intervenir des critères tels que :

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 323


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la nature de la roche ou du sol;

la cinématique du mouvement;

la vitesse du mouvement;

la morphologie et le type de la surface de rupture;

la cause de la rupture;

l'âgede la rupture, etc.

Cela illustre la difficulté à trouver une classification universelle; celle qui est présentée ci-
dessous s adapte bien aux mouvements observés au Québec :

les écroutements,

les glissements,

le fluage,

les coulées,

1. 2. 1 Ecroulements

Les écroulements sont des chutes soudaines de masses rocheuses importantes. L'écroulement
type est représentépar l effondrement d'un pan de falaise vertical. Ces mouvements sont de plusieurs
types et sont illustres à la Figure 5. 1.

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 324


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Fissures
..fe. c3-
iag" Calcaire .^.^ iiiïSS?.
y wcw^, s'
S.- ^-^_-. : . ;Iîi^l5^7
Pression

:ÏN^
^. ï'^
.. -"
<^i^§î>..
Marnes
Argilâ
'-igf^lî?
~~^ï'
^assgi l
Ecroulement rocheux associé Schématype d'écroulement par fluage
à un glissement sur bancs (ou glissement) d'une couche tendre

L.'i.I....ïÏL,.. ^, -i^t_T'. l,. i..T,. ^T;^


'Ï&'-'TÎ?-'-
.T~ ~LT^T"" "'"'XtTZi^ L1. " Li'
..a^KÏÇ:;
;; S" 'IS:sikS\
il-SSii)
TLFtTiT1 TiTLTI"i"
:I.lx±;;E;. ';-:lfî'' '..';-C1
\^ï-::' ~Li, 5S

Grés tendre ~

Schéma type d'écroulement de surplomb


par érosion de couches sous-jacentes.

Figure 5. 1 Ecroulements rocheux

1. 2. 2 Glissements

Ces mouvements se produisent généralementdans des matériauxbeaucoup plus meubles que


ceux affectés par les écroulements.

Nous distingueronsdeux grandesclasses :

les glissementsplans,

les glissements rotationnels simples et complexes.

Rappelons que différentstypes peuvent se combiner pour donner des mouvements composés
multiples.

L CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 325


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a. Glissements plans

Les glissements plans se produisent suivant un schématype alors que les causes peuvent être
diverses :

glissement d'une couche mince de caractéristiquesmédiocressurun substratum (Figure 5.2)

glissement par extension d'une couche peu résistante (Figure 5. 3)

Limons

Eau

Route

Figure 5. 2 Glissement sur couche médiocre

Substratum

Figure 5. 3 Glissement par extension

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 326


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D'autres types de glissement plans (simples et multiples) sont illustrés à la Figure 5.4

a) Glissement plan
avec blocs

b) Glissement plan
simple

b) Glissements plans
multiples

Figure 5. 4 Types de glissements plans

b. Glissements rotationnels

Dans ce type de mouvement, il se produit un basculement de la masse glissée sur une surface
courbe plus ou moins circulaire. Ces mouvements peuvent être simples ou complexes. Les
mouvements simples ont une surface de mpture proche ou assimilable à un cercle et leur étude fait
appel aux méthodes d'analyses classiques de la mécanique des sols.

Les "glissements simples" peuvent être superficiels ou profonds.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 327


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Glissements superficiels. Les figures du cercle de rupture sont nombreuses et nous n'avons
représentéque le plus classique, c'est-à-dire,le glissement de pied (Figure 5. 5).

Cercle de
rupture

Figure 5. 5 Glissement de pied

- Glissements profonds. Ils intéressent surtout les remblais sur sols mous où le cercle de mpture
est tangent au substratum lorsque ce dernier n'est pas trop profond (Figure 5. 6)

Surface avant le glissement

Surface après le glissement


/ Remblai
/

Cercle de
Argile molle
rupture

Substratum: sable, gravier, roc, argile raide

Figure 5. 6 Glissement profond

Les glissements complexes" ont souvent une surface de rupture non circulaire. Les ruptures
non circulaires peuvent avoir différentes causes :

- l anisotropie de structure,

- l anisotropie mécanique,

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 328


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les caractéristiques mécaniques variant en profondeur, et


la suppression de la butéedepiedentraînant une rupture régressiveou en effondrement.
Ces types de glissements sont illustrés à la Figure 5. 7.

Couverture

^
e) Glissements successifs

Silts
.? "fî-. 'l
".^. ^'
tlâ3^
"-- ^1

a) Glissement en escalier

Rivière

'"////. ''^///. ''-''/^/'//. /' Substratum ;/,/

b) Glissements multiples d) Glissement par suppression de butée et


effondrement (glissement composite)

Figure 5. 7 Glissement rotationnels complexes

1. 2. 3 Fluage

Les mouvements décritsprécédemmentavaient en commun deux caractères :

- une cause mécanique qui avait provoqué le glissement, et

- une surface de rupture nettement définieet identifiable.

Lesmouvements defluage secaractérisentparoppositionà cesdeuxfacteurs(Figure 5. 8)


Le mouvement se produit lentement sans modification des efforts appliqués. Ces mouvements
affectentprincipalement des pentes naturelles diverses.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 329


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T/l , :L

Bombement

*-
Argile
.

^A.

T^
Fluage '^ <A

^.3È
'T

Figure 5. 8 Schéma généraldu mécanisme de fluage

1. 2. 4 Coulées

Les coulées constituent des mouvements de terrain qui s'assimilent largement autant à des
problèmes de transport de matériaux par l eau, qu à des problèmes de glissement. Les coulées peuvent
intéresser des matériaux très sensibles (argiles sensibles de Scandinavie et de l'Est du Canada qui se
liquéfient dès qu'elles sont déformées brutalement par des chocs, des vibrations ou des tremblements
de terre) et donner des coulées de boue (Figures 5. 9, 5. 10 et 5. 11)

langue boueuse

Argile

Figure 5. 9 Schéma type de coulée de boue

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 330


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Figure 5. 10 Glissement de St - Jude (11 Mai, 2010)

Figure 5. 11 Glissement de Nicolet (12 Novembre, 1955)

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 331


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l .3 Description d un glissement de terrain

Les divers éléments d'un glissement de terrain sont illustrés à la Figure 5. 12 ci-dessous. Ces
éléments sont:

l'escarpementprincipal ; l extrémitéinférieureou pouce ;


la couronne ; les surfaces de glissement ;
la tête ; le corps ;
l'escarpement secondaire ; les fissures ;
l élément ; la largeur et la longueur ;
le flanc ; la profondeur.
le pied ;

Fissures de traction
/] . Sommet

d profondeur de la rupture |

Figure 5. 12 Elémentsdescriptifs d'm glissement

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 332


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1.4 Facteurs déterminants d'un glissement de terrain

Nous venons d'apercevoir un certain nombre de ces causes. Ci-après, nous explicitons les
principaux facteurs déterminants. Leur présence simultanée n'est, bien entendu, pas nécessaire pour
provoquer l'accident, l'un d'entre eux pouvant suffire.

a. Modification du moment moteur par charge en tête ou décharge en pied (Figure 5. 13).

Charge

a) Charge en tête

b) Décharge en pied
\
v

i----j^~~~ Excavation, dragage, etc.

Figure 5. 13 Modification du moment moteur

b. Modification du régime hydraulique. Cette modification peut survenir à la suite de pluies


abondantesqui augmentent les pressions interstitielles.

e. Altération des caractéristiques de résistance du sol par des réactions chimiques (dessalage des
argiles).

d. Altération des caractéristiques de résistance du sol à long terme (résistances résiduelles).


1. 5 Mesures propres à arrêter un glissement

Les causes énuméréesci-dessus indiquent les mesures principales à envisager pour arrêterun
glissement imminent : modification de l'équilibre par charge au pied et décharge en tête (Figure 5. 14),
diminution de la pression interstitielle par drainage (Figure 5. 15), pieux (Figure 5. 16) et éperons
(Figure 5. 17)

L CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 333


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Enlèvement de sol

".u'^}:

a) Déchargeen tête \

-Addition de charge
b) Charge en pied
v"y^..
Figure 5. 14 Charge en pied et déchargeen tête

Figure 5. 15 Drainagesubhorizontal

Figure 5. 16 Pieyx

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 334


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\^

Figure 5. 17 Epéron ou masque drainant

On peut constituer des cloutages au moyen d'ancrages ou de puitsjointifs passant à travers la


surface de glissement ou encore construire des murs de soutènement, cloisonnant les terres en bas des
talus et drainant les eaux à l'intérieur.

Enfin, il est bon de recouvrir de végétation les pentes et d'organiser le drainage superficiel des
eauxderuissèlement, de façonà éviterl'altération des caractéristiquesmécaniquesdu terrain.

Mais, bien souvent, l'ingénieur reste impuissant devant ces phénomènes, lorsqu'ils se
produisent dansla nature outout aumoins, les remèdesdeviennent trop coûteux.

Il lui appartient alors de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir ces
phénomènes, d'où la nécessité pour lui de savoir calculer les coefficients de sécurité au glissement des
talus.

l .6 Stabilité à court terme et à long terme

l . 6. l Stabilité des remblais sur des sols mous

Les cas courants de stabilité concernent la construction de remblais de 4 à 10 [m] de hauteur


reposant sur 5 à 20 [m] et plus de sédiments récents dont la résistance au cisaillement non drainé Su
varie de 10 à 50 [kPa].

La figure 5. 18 présente un remblai typique sur argile. On considère un point quelconque a sur
une surface derupture potentielle. LaFigure 5. 19 illustre le comportement de l'argile. Le graphique (a)
montre le chargement de l'argile. La charge augmente rapidement pendant la période de construction,
puis elle se stabilise et demeure constante. Le graphique (b) montre l'effort de cisaillement appliqué

L C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 335


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Remblai

Surface de
rupture probable

Figure 5. 18 Remblai sur argile

Charge
Construction de la fondation

(a)
Fin de la construction
Temps

(b)
Contrainte Contrainte appliquée ^ app.
Au (Excèsde pression d'eau)
-Argile molle

Argileraide (e) Temps


Résistance
Court terme
Su

Long terme
S"init.
(d) Temps
.......... Point critique
l - Facteur
l Sécurité
Résistance Su
Fs Fs=
app.

11 12 Temps
Figure 5. 19 Conditions de stabilité d'un remblai sur argile

Tapp au point "a" de la Figure 5. 18. Sont aussi indiquées en (b) les suppressions interstitielles générées
par le chargement. L'on suppose dans ce graphique qu'il n y a pas de dissipation de pression d eau
pendant la période de construction. La pression d'eau u en tout temps t < ti est égale à Ug + Au, où
Ug est la pression d'eau initiale et Au est l'accroissement dû au chargement. Une fois la construction
terminée, la pression d'eau diminue car il y a consolidation de l argile. La diminution de la pression
d'eau se fait plus rapidement dans une argile raide que dans une argile molle. Le graphique (e) montre

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 336


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révolution de la résistance au cisaillement non drainé Su. Initialement et aussi pendant la période de
construction. Su = Suo, où Suo est la résistance initiale. A mesure que la consolidation progresse la
résistance augmente, car d'après la loi de Coulomb [T^ax = e' + (u-u) tg0'], cette dissipation
s accompagne d'un accroissement de la résistance au cisaillement maximale. Le graphique (d) montre
révolution du coefficient de sécurité F = Sy/ Tgpp au point "a" de la Figure 5. 18. Il est évident que la
stabilité la plus défavorable coïncide avec la fin de construction. C'est ce qu'on appelle "le court
terme . Les ruptures observées confirment que les désordres se manifestent effectivement en cours de
travaux. Le calcul de stabilité est fait à court terme, donc en contraintes totales, à partir de
caractéristiques Su et 0u = 0.

l . 6. 2 Stabilité des coupes ou déblais

Dans le domaine routier, ce sont les coupes en sols argileux qui présentent les désordres les
plus fréquents. L'origine des glissements réside presque toujours dans la présence d'une nappe suintant
dans des talus dont la hauteur et les pentes, parfois élevées, posent des problèmes délicats de stabilité,
tant à court qu'à long terme.
La Figure 5.20 montre une coupe effectuée dans un dépôt d'argile. Encore une fois, l'on
considère un point quelconque "a" situe sur une surface de rupture probable. La Figure 5. 21 montre le
comportement de l'argile. Le graphique '(a) indique le déchargement de l'argile pendant et après
l'excavation. Le graphique (b) montre en même temps l'effort de cisaillement appliqué ïgpp dû à
l'excavation et la siupressiond'eauAu générée.Comme il s'agitd'undéchargement, la pression d'eau
u diminue pendant la phase d'excavation. Par la suite, la pression d'eau augmente de nouveau (donc,
Au diminue) en raison d'un rééquilibrage. Le graphique (e) présente ['évolution de la résistance au
cisaillement Sy. Pendant l'excavation qui se fait rapidement, il n'y a pas de changement de volume et
la résistance Su est égale à la résistance ùiitialeSuo. Pendant le rééquilibrage des pressions d'eau, la
résistance diminue car u augmente (ou Au diminue). Le graphique (d) indique que le coefficient de
sécurité F=Su/Tgpp diminue continuellement. La stabilité la plus défavorable coïncide avec le
temps t;, e est-à-dire, au moment oùles pressions d'eau atteignent un nouvel équilibre. C'est ce qu'on
appelle "le long terme".

Les sols fins dans lesquels sont ouvertes les coupes ont généralement supporté d'autres
couches de terrain, déplacéesensuite par l'érosion : ils sont donc surconsolidés.Du fait de la structure
serrée des grains qui en résulte, les contraintes de cisaillement tendent à provoquer une augmentation
de volume qui s'accompagne d'une diminution de la pression interstitielle et d'une augmentation
corrélativede larésistanceaucisaillement. Lastabilitéà courtterme estgénéralementplus favorable
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 337
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Surface de '
rupture probable

Figure 5. 20 Excavation dans l'argile

Charge
Excavation

(a)

l Temps

(b)
Contrainte
/
Contrainte appliquée ^ app.

(e) [ Temps

Résistance
s,,

(d) l Temps
Facteur Résistance S,, i
Sécurité Fs=-
T
Fs app.

t] 12 Temps
Figure 5. 21 Conditions de_stabilité d'une excavation dans l'argile

que celle à long terme, les exemples de talus de déblai stables en cours de construction, mais se
rompent au bout de quelques mois ou quelques années le confirment.
Les ruptures à long terme sont plutôt superficielles tandis que les ruptures à court terme sont
plus profondes.
Les études de stabilité comportent nécessairement une analyse à court terme et un analyse à
long terme. L'étude à court terme se traite en contraintes totales, à partir des caractéristiques Su
et 0u = 0- L'étude à long tenue se traite en contraintes effectives à partir des caractéristiques c'et 0 .

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 338


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Lesvaleurs de e sont de l'ordre de 5 à 20 kPatandis que les valeurs courantes de l'argile 0' s'étalent
de 20° à 30°, la valeur étantd'autant plus faible que l'indice de plasticité du sol Ip est plus élevé.
1. 6. 3 Stabilité des pentes naturelles

Les problèmes intéressant les pentes naturelles concernent principalement les matériaux
argileux lesquels, sous l'action des divers agents d'érosion, se présentent en pentes plus ou moins
stables. Dans certaines régions de l'est du Canada, ces argiles se trouvent dans un état d'instabilité
manifeste à la suite de mouvements anciens; du fait de ces mouvements, il n'est plus possible de
mobiliser que la résistance au cisaillement résiduelle.

Il a été montré que lorsqu'un glissement s'est produit, il n'y a pas cicatrisation de la surface
de rupture : la résistance au cisaillement demeure ce qu'elle est devenue, c'est-à-dire généralement
proche de la résistance résiduelle. Des glissements anciens peuvent ainsi être réactivés, lors de travaux,
le long de leur surface de rupture initiale. Des travaux modestes peuvent alors provoquer des désordres
de grande envergure, même à court terme. Les ruptures sont souvent peu profondes, 3 à 8 m, mais
intéressent des zones de grande extension : plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres de
largeur ou de longueur.

Dans le cas de pentes naturelles n'ayant jamais glissé, le calcul de stabilité doit être fait à
court terme (contraintes totales et paramètres Su et <p^ = 0) et à long terme (contraintes effectives et
paramètres c'et 0 ).

Dans le cas des pentes naturelles instables, le calcul doit être fait en contraintes effectives, en
tenant compte des caractéristiques de résistanceau cisaillement résiduelles ( CR et (p'i,) et de la surface
de glissement ancienne.

1. 6. 4 Stabilité des digues et des barraees

Pour terminer cette section sur la stabilité des pentes on donnera quelques indications sur le
calcul de ces ouvrages.

Comme on l'a vu dans les articles précédents,les pressions interstitielles jouent un grand rôle
dans l'appréciation de la sécurité (stabilité). De telles pressions peuvent se développer pendant la
construction de la digue, à l'occasion des opérations du compactage.

Lorsque la retenue sera pleine et qu'un écoulement permanent se sera établi au travers de la
digue, on trouvera une autre distribution des pressions interstitielles et il en sera de même en cas d'une
variation rapide (vidange rapide) du niveau de la retenue.

C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 339


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Les pressions interstitielles au sein du barrage peuvent donc présenter des distributions
radicalement différentes suivant les circonstances. On ne sait a priori quelle distribution conduit à la
situation la plus critique. Ainsi, on doit toujours au stade du projet, vérifier la stabilité de l'ouvrage
dans les trois cas suivants :

1° : pendant la construction et peu aprèsla fin de la construction,

2° : lorsque la retenue est pleine et le régime permanent établi (Figure 5. 22), et

3° : à l'occasion d'une vidangerapide (Figure 5.23)

Pour les périodes 1° et 2°, on étudiera la sécurité des talus amont et aval. La période 3°, celle
de la vidange rapide, pose le problème de la stabilité de la partie amont du barrage avec des lignes
d écoulement produisant des forces de percolation en moyenne parallèles au talus amont. Celles-ci
pourront provoquer un glissement du talus amont si celui-ci est trop raide, aussi si c'et0 sont
insuffisants et surtout s'il reste des pressions interstitielles résultant de la construction. On retiendra
que le moment le plus critique de la vie du barrage est celui d'une vidangerapide survenant aprèsune
mise en eau suivant une constmction rapide.

Talus aval

Filtre

^.
L. ilï^. '.... ' . '. .

imperméable
Figure 5. 22 Ecoulementt permanent

Talus aval

Talus amont
Filtre

^.. .

imperméable
Figure 5. 23 Vidange rapide

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 340


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On peut analyser un peu plus en détail ce qui se passe pendant et après la construction d'un
barrage en terre, en se servant des Figures 5. 24 et 5. 25.

Figure 5. 24 Barrage en terre

app.

Temps

Pression
d'eau

Temps

Résistance

Temps
Facteur
Sécurité
Fs

ll Ï2 ïî Temps
Figure 5. 25 Conditions de stabilité d'un barrage en terre

On considèreun point quelconque "a" situé sur une surface de rupture probable (cette surface
est située du côtéamont sur la figure). La ligne en pointillé représente l'équipotentielle qui passe par le
point "a".

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 341


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La Figure 5. 25 illustre le comportement du barrage. Considéronstrois cas :

Cas l : Le remblai est constitué d'argile et est relativement imperméable. La fin de la construction est
caractérisée par des pressions d'eau substantielles dans le sol. La pression d'eau totale u^est composée
de la pression initiale Ug due au compactage du sol humide, et d'une deuxième partie Au causée par le
poids du sol qui se trouve au-dessus du point "a", c'est-à-dire,
ui = Uo + Au = Uo + B'Ao;

où B est une propriétédu sol et Ao; est l'accroissement de contrainte verticale.

Cas 2 : Après la fin de la construction, les pressions commencent à se dissiper en raison de la


consolidation. Ainsi, la résistance et le coefficient de sécurité augmentent. Le remplissage du réservoir
fait augmenter de nouveau les pressions d'eau, avec une diminution des efforts de cisaillement
appliqués ïgpp. Par conséquent, il ya une nette augmentation du coefficient de sécurité, car le
remplissage du réservoir cause un déchargement du sol. Cependant, quelque temps après le
remplissage, le sol a tendance à gonfler et subit une certaine perte de résistance. Le coefficient de
sécuritédiminue quelque peu. Après un temps assez long (disons au temps t^), la pression d'eau est
égale à
"2 = Yeau . ( h + hgau - h') (voir Figure 5. 24)

Cas 3 : Une vidange rapide augmente de beaucoup les efforts de cisaillements appliqués. La pression
d eau diminue deyeau'heau- Comme le sol est imperméable, le remblai reste saturé. Ainsi au
temps (3, la pression d eau

"3 = Yeau . ( h - h')


La stabilité aux temps ti, t;, tg est analysée en contraintes effectives avec les
paramètres e et <p . Les trois moments critiques coïncident avec les temps ti, t;, (3. Le moment le plus
critique après t = ti est immédiatement après la vidange rapide. Si le barrage survit à cette condition,
le coefficient de sécurité augmente de nouveau avec le temps, à mesure que l'eau draine du talus
amont.

2 Calcul de la stabilité des talus

2. 1 Définitions du coefficient de sécurité

La définition du coefficient de sécurité des talus à l'égard de la rupture est une des questions
les plus controversées de la mécanique des sols. La Figure 5. 26 représente un talus de hauteur H

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 342


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faisant un angle R avec l'horizontale. Pour étudier sa stabilité, on trace une surface de glissement
possible (ici l'arc de cercle AMC) et on cherche les conditions de l'équilibre de la masse ABCMA.

Un certain nombre de forces sollicitent cette masse (sur la Figure 5. 26 on s'est contenté de
faire figurer le poids W et dans les calculs qui suivent, on n'a pas pris en compte que le poids W, il
s agit là uniquement d'une simplification qui n'altère en rien la généralitédes résultats).

Ces forces sont à l origine du moment moteur, c'est-à-dire le moment qui tend à faire pivoter
la masse ABCMA le long de l'arc de cercle AMC dans les sens de A vers C.
Pour équilibrer ce moment moteur, des contraintes de cisaillement se développent sur la surface de
glissement possible et on a :

-10

'(J

Figure 5.26 Principe de calcul de la stabilitéd'un talus

^ R- T ds R ^ T ds ZMderésistance
W .l W .l SM moteurs

On recommence l'opération pour divers surfaces de glissement et on cherche pour quelle


ligne on obtient la valeur la plus faible du coefficient de sécurité. C'est cette valeur qui caractérise la
marge de sécuritépar rapport à la rupture que présente le talus donné.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 343


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Exemple 5.1

La figure ci-dessous indique la section d'une coupe dans laquelle un glissement est survenu suivant
l'arc de cercle AMC. Le rayon est égal à 24.4 m. Déterminerla résistance au cisaillement non drainé
de l'argile (Su) en assumant que 0u = 0 et qu'il existe une fissure de traction de 2.4 m de profondeur
à la crête du talus.

/ 8T

^
^'

/=
2-4mLy'
7i
<^o.
<
5. 18m 7. 92m
7= 17. 3 [kN/m3] H=7. 3 m
w
D
AC. G. 1t.
TT
Surface de glissement
réelle M

Solution :

W = poids de la section AMCDEF = Aire . y . l unité de largeur perpendiculaire à la figure

W = 155.6 [m2] .17.3 ^ . l[m] = 2691.8 [kN]


81°
Longueur de l'arc AMC = . n . 24. 4 [m] = 34. 4 [m]

SM de résistance
. -. F = _:;""" = l parce qu il y a eu glissement
SM moteurs

Su . longueur de l'arc AMC . R


. -. F=
w.;

w.; 2691. 8 . 5. 18
Su = 16. 6 [kPa]
u R . longueur de l'arcAMC - 34.49 . 24.4

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 344


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Exemple 5.2

Déterminer le coefficient de sécurité du talus illustré ci-dessous pour la surface de glissement donnée.

\
fissure de --^
traction 0&l>" 96. 5°
^
<\^-
,^
<>-
^

î^ 3. 96m
4.05m /

/
j /-" ^U=0°
^K Y =192 [kN/m.] \V \
H=9. 14m
\ Cu= 38 [kPa]
\
^C. G. \
\

Solution :

W = poids de la section = Aire . y . l unité de largeur

W = 200.7 [m2] .19.2 ^] . l [m]= 3852. 5 [kN]


96. 5°
Longueur de l arc AMC = 7t . 18. 04 [m] = 30. 38 [m] = L
180°

SM de résistance Su . LAMC- K 38 . 30. 38 . 18.04


.
'. F = -^7';-: - = -^-rr-^- = -~^^r^ - __. = 1. 37
SM moteurs w . ; 3852. 5 . 3. 96

Réponse : |F= 1. 37

Une deuxième manière d'évaluer la marge de sécurité consiste à remplacer les


caractéristiques réelles e et tj) du matériau par des caractéristiques admissibles Cgdm et <^adm pour
lesquelles le talus sera sur le point de se rompre.

On définit ainsi deux coefficient de sécurité, l'un par rapport à la cohésion, l'autre par rapport
au frottement interne :

e
e -
et FA =
cadm v tg 0adm

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 345


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Puisque le massif est en équilibre pour les valeurs admissibles Cgdm et 0adm on Peut écrire
(voir Figure 5. 26) :

R | tadm ds = W- ; , mais Tgdm = Cadm + 0 tg 0adm

c , 0 tg0adm'
... R | (Cadm + CT tg 0adm) ds = W. ; Suit |R
R l l - + -__r^ | ds = W- ;

Très souvent, on estime incommode d'utiliser simultanément deux coefficients de sécurité et

on définit un coefficient unique :

C tgff)
FC = F0 = ^- =
cadm tg <Padm

L équation d équilibre du massifdevient :

l
R l T:(e + o tg 0) ds = W . ; soit R;;(c+ otg^ds
W-;

2.2 Méthodeglobale de calcul de la stabilité(Stabilitéd'un massifhomogèneen l'absence d'eau)

On étudie le cas particulier d'un massif homogène de poids volumique y, de caractéristiques


de cisaillement e et (p, qui présente un talus incliné d'un angle p sur l'horizontale et de hauteur
verticale H. Il n'y a ni nappe phréatique, ni écoulement d'eau. Le massifn'est soumis à aucune autre
force que son poids propre (Figure 5. 27)

'li
^*

\
H D
Sol : y , e et <j)
>
p

substratum (sable, gravier ou rocher)


Figure 5. 27 Talus homogène sans eau

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 346


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La Figure 5. 28 montre les différentes formes de rupture qui peuvent se produire :

Les cercles de pied de talus qui recoupent le talus à son pied en e (Figure 5. 28a et b).
Les cercles de flanc de talus; le point bas du cercle a parfois sa position fixéepar une couche
résistante située peu en dessous du niveau du pied; dans ces conditions, le cercle recoupe le
talus dans la pente, au-dessus du pied (Figure 5. 28e).

""=§
0
"7\
A, /'B A \

6ïo \
\

H H D

x\
.

-^1 p-1

a) Cercle de pied (talus raide) b) Cercle de pied (talus doux)

_0 n, =h
A_^-_^^. ^:B
---,0
A. - -- ;-^:
>.
x \
\ \ D H
H D

vC \D
^c

e) Cercle deflanc d) Cercle derupture profonde


r
Figure 5. 28 Talus homogène_sajis_eau

Les cercles de rupture profonde qui englobent une large masse de terrain; on peut montrer que
dans ce cas, le centre 0 du cercle doit être à la verticale du milieu du talus BC, ce qui
explique le nom de cercle à mi-pente qu'on leur donne parfois (Figure 5. 28(1).

La grandeur et la position de ces cercles sont définies par une série de paramètres, dont la
signification apparaît sur les figures. Ce sont,

autre P et H,

o.o , Po , D -no . H et L= ni. . H

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 347


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Taylor (1937) a mené des investigations très complètes sur les caractéristiques mécaniques
requises pour assurer la stabilité dans les différents cas de la Figure 5. 28; ses résultats sont indiqués
aux Figures 5. 29, 5. 30 et 5. 31. Dans les calculs, la quantité sans dimension

yH
N-^
a éténomméeparTaylor coefficient de stabilité. Il est a noter que les abaquesdonnent le coefficientde
sécurité F,; sous la forme

l'c-7ïï"'s

et il est sous-entendu que F^ = l. Si l'on veut le même coefficient de sécurité(F = Fc = F^), il faut
procéderde la façonindiquéeà l'Exemple 5. 6.

Remarques :

i) Sol avec cb 4- 0 (Fieure 5. 29)


Si <f> > 3 , les cercles de rupture sont des cercles de pied.
Si <p < 3 , la position du cercle de rupture est influencéepar la présencedu substratum rigide.

ii) Sol avec <é = 0 (Tigure 5. 30)

La Figure 5. 30 montre les trois zones qui correspondent aux trois types de mptures possibles
(si p < 53°)

Cercles de flanc de talus

Cercles de pied de talus passant sous le niveaudu pied


Cercles de rupture profonde

De plus, lorsque P > 53°, le cercle de rupture est un cercle de pied ne passant pas sous le
niveau du pied. Si UDï 4, la rupture se fait suivant un .cercle profond.

iii) LaFigure 5. 31 permet de tracer les cercles de rupture.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 348


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(f>= 25°20°15°10° 5°

N_=-'-±i
"s e
6

90° 60° n 30° 0(

Figure 5. 29 Coefficients de stabilité

12
r>D=l

10-1 -2-1
Cercles de
flanc
8-1

-- 5. 52

2 Cercles de pied
Cercles profonds
0 1 1IIT ~\ T

90° 60° p 30° 0°


Figure 5. 30 Coefficients de stabilité pour

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90°

^ ao

10°

0 0°

10° 20° 30° 40° 50° 60° 70° 80° 90°


p

^ \po

Figure 5. 31 Détermination du cercle de rupture passant par le pied du talus

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 350


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Exemple 5.3

Une excavation doit êtreeffectuée dansun sol ayant les caractéristiques suivantes : y = 19.2 [kN/m ],
c=11. 5 [kPa] et (f) = 10°. La conception exige une pente R = 60°. Quelle hauteur maximale peut-on
atteindre, tout en maintenantun coefficient de sécuritéde l .5 par rapport à la cohésion?

Solution :

De la Figure 5.29, pour 0 = 10° et p =60°, Ns - 7. 15


e . N5 11. 5 . 7. 15
...Fc= YHNs ^ H = F<; . Y 19. 2 . 1.5
= 2. 86 [m], pour F^, = l.

11. 5 . 7. 15
Si F, = l ^ H^ = ".""~ = 4.28[m]

Exemple 5.4

Une excavation doit être effectuée dans un dépôtd'argile molle jusqu'à une profondeur de 9. 1 [m]. Le
sol possède les caractéristiques suivantes : y = 19. 2 [kN/m ], e =Sy = 29 [kPa] et (f> = 0°. Le
substratum se trouve à une profondeur 13. 7 m sous la surface. Pour quelle pente P, l'on aurait la
mpture ?

Solution :

De la Figure 5. 30 : nD=D/H=13.7/9-1.5
S'il y a rupture : ïlmax = 9. 1 [m]
y. H, 19. 2 . 9.1
N. NS= =6.0
Y. H, 29

De la Figure 5. 30, pour no=1.5 et N5 = 6. 0 => P » 30'

Exemple 5.5

Déterminer le type de rupture et le coefficient de sécurité du talus ci-dessous

~r"i

H-7,. 6m]
.

V?=35- D =13. 7 m
f- </>=0°
Argile Y-18.4[kN/m3]
r
c=S, = 29[kPa]

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Solution :

IID=D/H= 13. 7/7. 6 =1.8

D'après la Figure 5. 30, pour no=1. 8 et (3 = 35° => Cercle de rupture profonde . -. N5 = 5.8

e .. 29
F,. = --- . N. = 5.8 .
-. Pc = 1.2
c y- H "s 18.4 . 7.6

Exemple 5.6

Un dépôt d'argile a les caractéristiques suivantes : y = 19.2 [KN/m ], ip = 15° et c=24 [kPa]. Une
excavation doit être effectuée dans ce sol, avec une pente de P = 50°, jusqu'à une profondeur de 10 m.
Déterminer le coefficient de sécurité, en assumant F = F;; = F^.
Solution :

Si le frottement est mobilisé entièrement (F^, = l), ip = 15°. Dans ce cas, pour 0 = 15° et j3 = 50°,
la Figure 5.29 donne : N5 a 11.0
e 24
-FC=,-H-NS=ÏÏf^O-ll=1'38 ^ F 0

Par itération :

Si FA = 1.3
tg(f> tg 15°
tg^> adm F^, 1.3 = 0. 206 =» (^dm = 11.6°

D'aprèsla Figure 5. 29, 0adm = 11-6° et/î = 50°, Ns = 9.2


24
. -. F. = N.= 9. 2 = 1. 15 ^ F,
Y. H .. s- 19. 2 . 10

tg^> tg 15
SiF^, =l. l tg0 adm ~ 1.1
= 0. 243 => (f, ^ = 13. 7°

D'après la Figure 5. 29, 0adm = 13. 7° et/? = 50°, N; = 10.2


24
... FC = N.= 10. 2 = 1. 28 -t- F 0
Y- H 19. 2 . 10

Le graphique complété avec ces données qui apparaît à la page suivante indique que :

-.. Fc a F Fa 1.2

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1. 4 -l

1. 3 4

et 1. 2 -l

F,
l. i 4

1. 0 -l

0.9 l l [ T T

11 12 13 14 15 16

</>

Exemple 5.7

Une excavation verticale doit être effectuée dans un dépôt argileux pour lequel : y = 16. 0 [kN/m ],
({> = 0 et e - Su = 36 [kPa]. Trouver la hauteurmaximum ( F,. = 1.0) de la coupe.

Solution :

D'après la Figure 5. 30, pour (p = 0° et? = 90°, Ng = 3. 85

e e .. 36
... FC = .. N, =1.0 =^H^=^. N, =-,^-. 3. 85 =8.66 [m]
Y' "max ~ "~" Y ~ ^b.<

Hmav 8. 66
Si Fc= 1. 5, H=^?=^=5. 78
1. 5 1.5

Remarque :

On notera que la valeur N5 = 3. 85 donne ïï^ax = ":-:-^ qui diffère peu de zï, soit la hauteur d'un

écran sur lequel la force de poussée d'un massif cohérent en équilibre de Rankine est nulle (Chapitre
IV).

C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 353


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2. 3 Stabilitédes talus par la méthodedestranches

2. 3. 1 Principe

Etant donné que dans la nature ou dans les ouvrages (digues et barrages) construits par
l homme, il est peu fréquent de rencontrer des terrains homogènes, il est nécessaire de disposer d'une
méthode plus générale que celle décrite en 2. 2., permettant la prise en compte des massifs hétérogènes
et de la présence d'eau.

C'est la méthode des tranches ou méthode suédoise, due à Petterson en 1916, développée par
Fellenius en 1926 et perfectionnée par Bishop en 1955. Dans cette méthode, on cherche la solution en
divisant le massifen un certain nombre de volumes élémentaires ou de tranches (Figure 5. 32).

Cercle de
rupture

tranche "n"

(surcharge) | ^ N
a) Cercle de glissement

w f zn+i b) Forces sur la tranche de rang "n"


X,
x n+1

cas a

Figure 5. 32 Méthodes des tranches de Bishop (1955)

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 354


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On considère un massif de forme quelconque, soumis à des forces extérieures données


(surcharges, écoulements d eau, sous-pressions, etc. ) et susceptible de se rompre le long d'une surface

L de glissement potentielle de forme circulaire que l'on se fixe à priori (Figure 5. 32a). On divise alors la
masse de terre sujette au glissement en une série de tranches verticales relativement minces (Figure
5. 32a). La Figure 5.32b représenteles différentesforces qui agissentsur la tranche de rang "n" :

Le poids du sol W et de l'eau qu'il contient;

Sur la face supérieure, la surcharge Q si elle existe;

Sur la face inférieure, les résultantes des forces totales T et N;

Sur la face latérale gauche, la force (Zn, Xn);

Sur la face latérale droite, la force (Zn+], Xn+i)

Au point M, la contrainte totale a pour composantes :

N T
a=7 et T=7
La contrainte effective a donc pour composantes :

N-U N'
a' = = - = o - pression d eau = a - u et T=-

oùU est la force due à la pression d'eau sous la base de la tranche.

Onadopteracomme définitionducoefficientde sécurité(F = F(. = F^), soit

l l
T = p: tmax =F(c'+(T'tg(^')
C est-à-dire, en termes de forces,
r

T=j(c'l + N' tg0')


Pour la tranche de rang "n", l'équilibre des forces se traduit par le polygone de la Figure 5. 33.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 355


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tg 9 =tg (W

zn+l- zn

xn+l- xn

Figure 5. 33 Principe de la méthode de Bishop

En considérant l'équilibre de la tranche n ainsi que des autres, Bishop (1955) a obtenu
l équation suivante pour le coefficient de sécurité, basé sur l'équilibre des moments :

S [{e'-b+ (W-u. b +x"- x^i)tg0'} . seca^ ^


1+tga ..
S W sina

Il faut écrire en outre que les composantes verticale et horizontale de la résultante des forces
extérieures sont nulles. Cela conduit naturellement à

~xn - xn+l-> = 0

^(Zn-Zn+l) = 0

2. 3. 2 Méthode de Bishop simplifiée

En pratique, le tenue (x,, - Xn+i) est négUgé> ce qui donne la solution de Bishop simplifiée
suivante :

sec a
2;|{c'-b+(W-u. b)tg^'}
F=
l+tg». ty
2 W sina

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 356


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Cette simplification conduit à des erreurs de l'ordre de l à 3 % sur la valeur de F.


Dans la suite des calculs, on posera :
l sec a
m,
1+tga
tag^)'

1.4-1

1. 2^

Figure 5. 34 m versus a

Et l équationde Bishop (simplifiée) devient :

F=
S[{c'. b+(W-u. b)tg0'}^]
S; W sina

Les valeurs de m;, sont indiquéesà la Figure 5. 34.

r
Si l'on suppose non seulement que Xn - Xn+i = 0, mais aussi Zn - Zn+j = 0, l'expression du
coefficient de sécurité se simplifie radicalement; l'équation des moments donne

r
SKc' . b + (W cosa - u . ;)tg <^'}]
F=
S W sina

Cette équation est connue aussi sous le nom d'équation de Fellenius. Cette équation sous-
estime le coefficient de sécurité.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 357


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ExemBle_5,8

Pour le talus ci-dessous et le cercle de glissement indiqué, calculer le coefficient de sécurité par la
méthode de Bishop simplifiée.

0
r-

-^5'.Js
Il
Sol:
= 19. 6 [kN/m3]
'sat
C' =
4. 3 [kN/m2]

6. 1m

^xS<^"*^S;.':ys':y;;^M;:>;%î^-:''';'';''':';'>'-<:'S:<<:î":<~:?y;;%:<:';;:'^¥
- '^^^'". 'ï^^. - ';'.. ''~>\'>'^-^'/;\i-. vïf;, ;;. <'i-1';^ T-l _ _1- _--.. --. --... --' -1-1 - . ^'-^V-';/' >^ \>"
le '"" ' " "
Drain

Solution :

Etant donné que le coefficient de sécurité est implicite dans l'équation de Bishop simplifiée, il faut
procéderpar itérations. Ici, on va assumer deux valeurs de F (Fi-1.25 et F2=1.35). La solution se fait
sous forme de tableau.

f 4 5 6 7
b c'-b u-b W-ub Col! m
a
Col 7 ^ Col 8
Tranche Col';-tg0 +
(m) (kN) (kN) (kN) Col',
Fi=1. 25 F, =1. 35 F, =1. 25 Fi=1. 35
l 1. 37 5.9 0 13.2 8. 3 14.2 0. 97 0. 97 14.6 14.6
2 0. 98 4.2 0 24.6 15. 4 19.6 1.02 1. 02 19.2 19.2
2A 0. 55 2.4 0.8 18.3 11. 4 13.8 1. 06 1. 05 13.0 13.1
1. 52 6.6 15.2 52.3 32.7 39.3 1. 09 1. 08 36.1 36.4
1. 52 6.6 21.1 60.7 37.9 44.5 1. 12 1. 10 39.7 40.5
1. 52 6.6 18.2 66.6 41.6 48.2 1. 10 1. 08 43.8 44.6
6 1. 34 5.8 7.1 60.3 37.7 43.5 1. 05 1. 02 41.4 42.7
6A 0. 18 0.8 0 7.2 4.5 5.3 0. 98 0. 95 5.4 5.6
7 0. 98 4.2 0 22.3 13.9 18.1 0.93 0. 92 19.5 19.7
s= 232.7 236.4

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232.7
Pour Fi = 1. 25 F= = 1. 28
181. 9 <- SWsinu
232.7
Pour F, = 1. 35
-Î8L9-'L":

1.40^

145°

/
assumé ^ obtenu
1. 30-1
.

K:'^ -. F=l. 29
.

1. 20 T-l"'[--1-T

1.20 1. 30 1.40 1. 50
obtenu

La Figure 5. 36 illustre la méthode des tranches que l'on pourrait appliquer pour analyser la
stabilité d'un barrage en terre. Alors que la Figure 5. 36a s'applique au réseau d'écoulement permanent,
la Figure 5. 36b s'adresse au cas d'une vidange rapide.

>-

..;-

(a) Ecoulement permanent

'? 7\
l/
>
/y
-l^t.
}<' \u

><
lr==
(b) Vidange rapide
Figure 5.36 Méthodedestranches appliquéeà la stabilitéd'un barrage en terre

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 359


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2. 3. 3 Autres approches numériques

Morgenstem et Priée (1965) ont développé une méthode générale d'analyse dans laquelle
toutes les conditions aux frontières et les équations d'équilibre (forces et moments) étaient satisfaites et
dans laquelle la surface de rupture peut avoir n'importe quelle forme, circulaire, non-circulaire ou
composite. La surface du terrain est représentée par une fonction y = z(x) et la surface de rupture
potentielle par y = y(x), comme montre à la Figure 5.37. Les forces indiquéessontnotéescomme suit :
E = force effective normale sur un côtéde la tranche,
X = force de cisaillement sur un côté,
Feau = f°rce due à la pression d'eau sur un côté,
dN = force effective normale à la base de la tranche,
dS = force de cisaillement sur la base,
dPb = force due à la pression d'eau sur la base,
dW = poidstotal de la tranche.

La ligne d'action des forces effectives normales (E') est représentée par une fonction
y = Vt(x) et celle des forces internes dues à l'eau (P^) pary = h(x). L'analyse donne deux équations
différentiellesqui sont simplifiéesenutilisant la relation suivante :

E = E' + P»
La position de la force E sur un côté de la tranche est obtenue de :

E . yt =
E'-y't + P^, .h
Le problème est rendu "statiquement déterminé" en faisant ['hypothèse de ['existence d'une
relation entre E et X de la forme :

X = À f(x) E
où f(x) est une fonction qui représente le mode de variation du rapport X/E le long de la surface et À
est un facteur d'échelle.

Des logiciels de calcul qui utilisent rapproche de Morgenstem et Priée sont très courants.
D autres approches existent et il n'est pas rare que les logiciels les plus utilisés permettent d'obtenir
toute une série de coefficients de sécurité. C'est à l'ingénieur à qui revient la tache de choisir la valeur
la plus appropriée.

CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 360


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(a) Surface du sol


y = z(x)

Surface de rupture
y = y(x)

yl Ligne d'action des forces


internes dues à l'eau
y=h(x)
Frontière de _^^
la tranche

Ligne d action
y = y[ (x)

(y-dy)-
(y-dy)- (h-dh)
(yrdy;)

dN'

Figure 5. 37 Méthode de Morgenstem et Priée

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 361


L
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3 Influence des écoulements d'eau sur la stabilité des talus infinis granulaires (c-0)

3. l Ecoulement incliné par rapport à la surface


Pour définirla direction de l'écoulement, on se donne l'angle 9 que fait la direction générale
de l écoulementavec la surface du talus (Figure 5. 38).
r

Figure 5. 38 Talus infini en milieu granulaire

On considère un point M à une profondeur h et la facette en M parallèle à la surface du talus.


La contrainte verticale en M a pour intensité

"v = Ysat h cas P

avecYsat = Y + Yeau . Les composantes normale et tangentielle de Oy sont respectivement :

°v = Ysat h COS P = (Y' + Yeau ) h cos2(3


et

T = Ysat h cas p sin (3 = (y' + Yeau ) h cos (3 sin p

La charge hydraulique en M est égale à l'altitude du point K (Figure 5. 38) où l'équipotentielle


MK coupe la surface libre et, par conséquent,la pression interstitielle u en M vaut

cos
U = Yeau L M = Yeau h -;; cos(P - 9)
cos6

soit

u = Yeau (h)( COS2 p + cas R sin P tg 6 )

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 362


L Ecole Polytechnique de Montréal

La contrainte effective qui agit en M a donc pour composantes :

o' = (T- u = y' h cos (3 - Yeau h os P sin P tg 9

t= (Y'+Ysat)h cosp sinp

On cherche maintenant pour quelle valeur de P le talus devient instable. A la rupture, on doit
donc avoir :

T=0' tg0'
soit

(Y' + Ysat) h cos p sin (3 = tg 0'(y' h cos2 f, - Yeau h cos (3 sin (3 tg 9)


d'où l'on obtient :

y'
tëP=:7 tg0'
Y'+Yeau(l+ tg^>'tg9)
S'il n y a pas d'eau :

tg (3 = tg 0 ou encore ^ = <p

3. 2 Talus infini avec écoulement parallèle à la uente (9 = 0)

Dans le cas où 9-0, on obtient :

tsP=7T^-tg0'=v:7tg0'
'eau

Pourbeaucoup de sablesy » Ysat/2, et, donc,

... tgP=|tg0'
Exemple : Pour <p = 36° => tg (3 = ï tg 36° = 0. 363 =>.-. ?= 20°

soit approximativement, R » 0/2 .

3. 3 Talus infini avec écoulementhorizontal (9 = (3)

Dans le cas où 9=p, l'on a :

(Y' + Yeau) tg P + Yeautg 0' tg 2(3 = y' tg 0'


Si l on admet que, pour beaucoupde sables,y as Yeau " Ysat/2 , ona :

tg0'tg2p+2tg|3= tg0'

r
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri 363
L
EcolePolytechnique de Montréal

soit

^. -^-"^
d'où

0' = 2p et p = ^>72 .

Références

Bishop, A. W. (1955). The Use ofthe Slip Circle in the Stability Analysis of Slopes. Géotechnique,
5(1):7-17.

Fellenius, W. (1926). Earth Stability Calculations with Friction and Cohésion for Circular - Cylindrical
Slip Surface. Kungl. Vâg-ochVattenbyggarkârens 75 - ârsskrift, pp. 79 -127.

Morgenstem, N.R., et Priée, V.E. (1965). The Analysis of the Stability of Général Slip Surfaces.
Géotechnique, 15(1):79-93.

Petterson, K.E. (1916). The quay slide in Gothenburg on 5th March 1916. Teknisk Tidskrift, V.o.V.,
46(52):471-478.

Taylor, D. W. (1937). Stability ofEarth Slopes. J. Boston Society Civ. Engrs, pp. 337-386.

CIV3420- FONDATIONS V. Silvestri 364

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