0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues7 pages

Solf 1999

Transféré par

Smail RCA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
24 vues7 pages

Solf 1999

Transféré par

Smail RCA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1999

SOLUTIONS

Les solutions des problèmes de l’OCM 1999 que nous présentons sont traduites directement des
solutions des concurrents. Nous ne les avons éditées qu’au minimum - certaines étapes inutiles ont
été supprimées et le style a été légèrement adapté pour éclaircir la présentation.

Solution du Problème 1 – Adrian Chan, Upper Canada College, Toronto, ON

En réarrangeant l’équation on obtient 4x2 + 51 = 40[x]. Il est connu que x ≥ [x] > x − 1, et donc

4x2 + 51 = 40[x] > 40(x − 1)


4x2 − 40x + 91 > 0
(2x − 13)(2x − 7) > 0

Ainsi x > 13/2 or x < 7/2. De plus,

4x2 + 51 = 40[x] ≤ 40x


4x2 − 40x + 51 ≤ 0
(2x − 17)(2x − 3) ≤ 0

Alors 3/2 ≤ x ≤ 17/2. En combinant ces inégalités, on obtient


3/2 ≤ x < 7/2 ou bien 13/2 < x ≤ 17/2 .
CAS 1: 3/2 ≤ x < 7/2.
Pour ce cas, les valeurs possibles de [x] sont 1, 2 et 3.
Si [x] = 1, alors 4x2 + 51 = 40 · 1 et donc 4x2 = −11, qui ne possède aucune solution réelle.

29
Si par contre [x] = 2, alors 4x2 + 51 = 40 · 2 et donc 4x2 = 29 et x = 2 . Remarquons que
√ √ √
16 29 36
2 < 2 < 2 et donc 2 < x < 3 et [x] = 2.
√ √
69

64
Si finalement [x] = 3, alors 4x2 + 51 = 40 · 3 et x = 69/2. Mais 2 > 2 = 4. Cette solution
est donc rejetée.
CAS 2: 13/2 < x ≤ 17/2.
Dans ce cas, les valeurs possibles de [x] sont 6, 7 et 8.
√ √ √ √
189 144 189 196
Si d’abord [x] = 6, alors 4x2 + 51 = 40 · 6 et donc x = 2 . Remarquons que 2 < 2 < 2
et donc 6 < x < 7 et [x] = 6.
√ √ √ √
229 196 229 256
Si maintenant [x] = 7, alors 4x2 +51 = 40·7 et donc x = 2 . Remarquons que 2 < 2 < 2
et donc 7 < x < 8 et [x] = 7.
√ √ √ √
Si finalement [x] = 8, alors 4x2 +51 = 40·8 et donc x = 2692 . Remarquons que
256
2 < 269
2 < 324
2
et donc 8 < x < 9 et [x] = 8.
√ √ √ √
29 189 229 269
Les solutions sont x = , , , .
2 2 2 2
(Note de l’éditeur: Adrian aura maintenant vérifier ces quatre solutions.)

1
Solution 1 au Problème 2 – Keon Choi, A.Y. Jackson S.S., North York, ON

Soit D et E les intersections de BC et l’extension de E


AC respectivement avec le cercle.
Puisque CO||AB (comme la hauteur et le rayon ont
tous deux la valeur 1) 6 BCO = 60◦ et donc 6 ECO =
180◦ − 6 ACB − 6 BC0 = 60◦ . C O
Puisqu’un cercle est toujours symétrique par rapport
à son diamètre et la droite CE est la réflexion de la
droite CB par rapport à CO, le segment de droite
CE est la réflexion du segment de droite CB. D

Donc CE = CD. A B
Le triangle 4CED est donc isocèle.
Et donc 6 CED = 6 CDE et 6 CED + 6 CDE = 6 ACB = 60◦ .
6 CED = 30◦ qu’importe la position du centre 0. Puisque 6 CED est aussi l’angle sous-tendu de
l’arc à l’intérieur du triangle, si CED est constant, la longueur de l’arc sera aussi constante.
Note de l’éditeur: Cette démonstration a été présentée telle quelle.

2
Solution 2 au Problème 2 – Jimmy Chui, Earl Haig S.S., North York, ON

³ ´
Plaçons le point C à l’origine, le point A à √1 , 1 y
³ ´ 3
et le point B à − √13 , 1
. Alors 4ABC est B A
équilatéral avec une hauteur de longueur 1. A’
B’
Soit O le centre du cercle. Puisque le rayon du
cercle est 1, et puisqu’il touche la droiteAB, le
centre O se trouvera sur la droite parallèle à AB
passant par C (puisque C est à une distance 1 de x
C O(a,0)
AB), et dons le centre O se trouve sur l’axe x.

Posons le point O à (a, 0). Alors − √13 ≤ a ≤ √1


3
suivant la restriction que le cercle tourne le long
de AB.
Maintenant, soient 0 0
√ A et B les intersections du cercle avec √ CA et CB respectivement. L’équations
de CA est y = 3 x, 0 ≤ x ≤ √13 , celle de CB est y = − 3 x, − √13 ≤ x ≤ 0, set celle du cercle
(x − a)2 + y 2 = 1.

0
√ 2 2 a ± 4 − 3a2
O peut résoudre selon A en substituant y = 3 x dans (x−a) +y = 1 pour donner x = .
4
On peut maintenant s’apercevoir visuellement que les solutions représentent les intersections de
l’extension de AC avec le cercle, mais on ne s’intéresse que sur la plus grande valeur de x – il s’agit
de la solution se trouvant sur AC, et non pas sur l’extension de AC. Ainsi donc,
√ Ã √ !
a+ 4 − 3a2 √ a+ 4 − 3a2
x= , y= 3 .
4 4

De même façon, on peut résoudre selon B 0 , mais cette fois avec la plus petite valeur de x pour
donner
√ Ã √ !
a− 4 − 3a2 √ a+ 4 − 3a2
x= , y=− 3 .
4 4

Trouvons maintenant la longueur de A0 B 0 :


à √ √ !2 Ãà √ ! à √ !!2
0 0 2 a+ 4 − 3a2 a − 4 − 3a2 √ a+ 4 − 3a2 √ a− 4 − 3a2
|A B | = − + 3 − − 3
4 4 4 4
4 − 3a2 a2
= +3
4 4
= 1

qui se trouve indépendant de a.


Considérons les points 0, A0 et B 0 . 40A0 B 0 est équilatéral (puisque A0 B 0 = 0A0 = 0B 0 = 1).
π
Donc 6 A0 0B 0 = 3 et l’arc A0 B 0 = π3 , une valeur constant.

3
Solution au Problème 3 – Masoud Kamgarpour, Carson S.S., North Vancouver, BC

Remarquons que n = 1 constitue une solution. Pour n > 1, écrivons n dans la forme n =
P1α1 P2α2 ...Pm
αm où les P ’s, 1 ≤ i ≤ m, sont des nombres premiers distincts et α > 0. Puisque
i i
d(n) est entier, n est donc un carré parfait, donc αi = 2βi pour des nombres entiers βi > 0.
En utilisant la formule pour le nombre de diviseurs de n,
d(n) = (2β1 + 1)(2β2 + 1) . . . (2βm + 1)
ce qui est un nombre impair. Puisque maintenant d(n) est impair, (d(n))2 est impair également, et
donc de même pour n, at alors Pi ≥ 3, 1 ≤ i ≤ m. On aura
P1α1 · P2α2 . . . Pm
αm
= [(α1 + 1)(α2 + 1) . . . (αm + 1)]2
ou en utilisant αi = 2βi
P1β1 P2β2 . . . Pm
βm
= (2β1 + 1)(2β2 + 1) . . . (2βm + 1).

Nous démontrons maintenant ce lemme:


Lemme: P t ≥ 2t + 1 pour tout entier positif t et P ≥ 3, avec égalité si et seulement si P=3 et t=1.
Démonstration: Nous procédons par récurrence selon t. L’énoncé est facilement vérifié pour t = 1
puisque P ≥ 3. Supposons maintenant que P k ≥ 2k + 1, k ≥ 1; on aura
P k+1 = P k · P ≥ P k (1 + 2) > P k + 2 ≥ (2k + 1) + 2 = 2(k + 1) + 1
Donc P t ≥ 2t + 1 avec égalité si et seulement si P = 3 et t = 1.
Soit Pk > 3 un diviseur premier de n; alors (suivant le lemme) Pkβk > 2βk + 1 et on obtient
P1β1 . . . Pm
βm > (2β + 1) . . . (2β + 1), une contradiction.
1 m

Donc, le seul diviseur premier de n est P = 3 et on aura 3α = 2α + 1. Par le lemme α = 1.


Les seules solutions entières positives sont donc 1 et 9.

Solution 1 au Problème 4 – David Nicholson, Fenelon Falls S.S., Fenelon Falls, ON

On peut supposer sans perte de généralité que a1 < a2 < a3 . . . < a8 .


Supposons de plus qu’il n’existe pas de tel entier k. Regardons de plus près aux sept différences
di = ai+1 − ai . Parmi ces di on trouvera deux 1 au plus, deux 2, et deux 3, qui donnera 12 au total.
Maintenant 16 = 17 − 1 ≥ a8 − a1 = d1 + d2 + . . . + d7 et les sept différences doivent donc être
1,1,2,2,3,3,4.
Occupons-nous donc de réarranger ces différences 1,1,2,2,3,3,4. Remarquons que la somme des
différences consécutives est elle-même une autre différence. (Par exemple d1 + d2 = a3 − a1 , d1 +
d2 + d3 = a4 − a1 )
On ne peut placer les deux 1 côte à côte car elles nous donneraient une autre différence de 2. Les
1s ne peuvent se trouver à côté un 2 car on aurait trois 3. Ils ne peuvent tous les deux se trouver à
côté d’un 3 car on aurait alors trois 4! On aura donc ou 1, 4, −, −, −, 3, 1 ou bien 1, 4, 1, 3, −, −, −
(ou leurs réflexions).
Dans chaque cas on retrouve un 3,1 donnant une différence de 4 et on ne peut donc pas placer les 2
côte à côte. De plus, on ne peut avoir 2,3,2 puisqu’alors (avec le 1,4) on aurait trois 5. On a donc
une contradiction dans tous les cas. Il y a donc toujours trois différences égales.
Un ensemble de sept nombres satisfaisant les conditions données est {1, 2, 4, 7, 11, 16, 17}. (Note de
l’éditeur: Il existe plusieurs de ces ensembles)

4
Solution 2 au Problème 4 – Le comité de l’OMC

Considérons toutes les différences consécutives (utilisons la notation di ci-haute) de même que
toutes les différences bi = ai+2 − ai , i = 1 . . . 6. Alors la somme de ces treize différences est
2 · (a8 − a1 ) + (a7 − a2 ) ≤ 2(17 − 1) + (16 − 2) = 46. Si aucune différence ne se répète plus d’une fois,
la plus petite valeur possible des sommes des treize différences est 2 · (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6) + 7 = 49,
ce qui entraı̂ne une contradiction.

Solution 1 au Problème 5 – Le comité de l’OMC

Soit f (x, y, z) = x2 y + y 2 z + z 2 x. Nous devons déterminer où f prendra ses valeurs maximales.
Puisque f est une fonction cyclique, on peut donc supposer sans perte de généralité que x ≥ y, z.
Puisque de plus

f (x, y, z) − f (x, z, y) = x2 y + y 2 z + z 2 x − x2 z − z 2 y − y 2 x
= (y − z)(x − y)(x − z),

on peut aussi supposer que y ≥ z. Ainsi,

f (x + z, y, 0) − f (x, y, z) = (x + z)2 y − x2 y − y 2 z − z 2 x
= z 2 y + yz(x − y) + xz(y − z) ≥ 0,

et on peut supposer que z = 0. La conclusion découle alors de l’inégalité de la moyenne arithmétique-


géométrique:
µ ¶
2x2 y 1 x + x + 2y 3 4
f (x, y, 0) = ≤ =
2 2 3 27

On aura égalité lorsque x = 2y, et donc lorsque (x, y, z) = ( 23 , 13 , 0). (De même qu’à (0, 23 , 13 ) et
( 13 , 0, 23 ).

Solution 2 au Problème 5 – Le comité de l’OMC

Utilisant la fonction f comme ci-haut, et x ≥ y, z


µ ¶
z z xz z2y z3
f x + , y + , 0 − f (x, y, z) = yz(x − y) + (x − z) + +
2 2 2 4 8
et on pourra supposer que z = 0. La conclusion découle maintenant comme dans la première
solution.

5
RAPPORT DES CORRECTEURS

Chaque problème a une valeur maximum de 7 points. Chaque solution de chaque examen a été
corrigée par deux correcteurs différents. Si les deux marques différaient par plus d’un point, alors
la solution fut reconsidérée jusqu’à ce que les différences soient résolues. Si les deux marques ne
diffèrent que d’un seul point, alors la moyenne est utilisée pour calculer le résultat total.
Les divers résultats accordés à chaque problème, en pourcentage, sont indiqués comme suit. (En
utilisant les résultats des deux correcteurs, après la résolution des différences.)

POINTS #1 #2 #3 #4 #5

0 7.6 45.6 18.4 38.6 51.3


1 13.9 15.8 43.0 0.0 32.3
2 12.0 12.7 15.2 41.8 13.9
3 5.7 2.5 5.1 7.6 2.5
4 4.4 1.3 8.9 4.4 0.0
5 8.9 2.5 3.2 5.7 1.3
6 8.9 0.0 1.3 1.9 0.0
7 39.9 20.9 6.3 1.3 0.0

PROBLÈME 1
Le but de ce premier problème était de donner aux candidats une chance à un bon départ, mais
n’était pas facile du tout. Seulement la moitié des étudiants ont eu un bon résultat de 5, 6 ou 7.
L’approche générale était de trouver une borne pour x pour ensuite trouver sa valeur exacte en
substituant les diverses possibilités de [x]. Dépendant de la borne trouvée, tout cela se traduisait
dans la vérification de 6 à 10 cas différents.

PROBLÈME 2
Plusieurs compétiteurs se sont vite aperçus qu’il fallait montrer que l’angle sous tenu par l’arc à
son centre est constant, soit π/3. En tout, 16 étudiants ont réussi une démonstration complète. La
plupart ont tenté une solution analytique - en réalité, le problème est presque banal si l’on choisit des
coordonnées d’une façon astucieuse, et plus tard remarque que deux telles x-coordonnées forment
des racines d’une même équation quadratique. Quelques étudiants ont utilisé la trigonométrie, en
particulier la loi des sinus sur des triangles bien choisis. Deux étudiants ont trouvé la même solution
synthétique, de façon bien élégante.

PROBLÈME 3
La plupart des compétiteurs ont rapidement trouvé par un calcul direct que n = 1 et n = 9 sont
en effet des solutions. La difficulté demeurait à montrer qu’il s’agissait des seules solutions, ce qui
revient à montrer que pk ≥ 2k + 1 pour tout nombre premier p > 2 et tout k > 0 avec égalité si et
seulement si k = 1 et p = 3. On pouvait le démontrer par récurrence ou alors en utilisant le calcul
différentiel.

6
PROBLÈME 4
Plusieurs étudiants ont trouvé un ensemble spécifique de sept nombres entiers tels que l’équation
on’avait pas trois solutions différentes, ce qui valait deux points. (Un des étudiants a trouvé un tel
ensemble ayant un maximum de 14; une valeur maximale de 13 n’est pas possible.)
Seulement huit des compétiteurs ont reçu un bon résultat sur ce problème (5, 6 ou 7), et un seul
d’eux a reçu un 7 parfait. Tous ceux qui ont réussi ont considéré la différence d’entiers successifs,
montrant qu’ils doivent être 1, 1, 2, 2, 3, 3, et 4, pour ensuite montrer que tout arrangement de ces
différences donne au moins trois répétitions de la même valeur. La plupart ont réalisé que les 1 ne
pouvaient pas se trouver ensemble, et ne pouvaient non plus se trouver voisins d’un 2. Ils ont alors
considéré tous ces arrangements possibles, ce qui emmène près d’une douzaine de cas (dépendant
de la manière dont ils furent choisis). David Nicholson a été le plus effectif à s’occuper de tous les
cas. (Voir la solution 1 du problème 4). La plupart des étudiants ont oublié un ou deux cas (facile
à résoudre), et ont perdu 1 ou 2 points.
Un bon nombre des concurrents ont essayé de résoudre le problème en examinant the caractère pair-
impair de l’ensemble des huit nombres entiers, comptant combien des différences sont ou paires
ou impaires, et utilisant le principe des trous de pigeons. Bien que cette approche apparaisse
prometteuse, aucun n’a été capable de résoudre le cas où 3 des entiers étaient de même parité, et
les 5 autres de l’autre parité.

PROBLÈME 5
Personne n’a reçu une marque parfaite pour ce problème. Pourtant, un des étudiants a reçu une
marque de 5 points pour une solution ayant des erreurs mineures. Cette solution utilisait le calcul
différentiel. Le comité savait que le problème pouvait être résoudre avec le calcul différentiel, mais
(en erreur) croyait invraisemblable qu’un étudiant du secondaire
³ s’attaquerait
´ ³ à une
´ telle
³ solution.
´
2 1
Plusieurs étudiants ont reçu 1 point pour “deviner” que 3 , 3 , 0 , 0, 3 , 3 et 13 , 0 , 23
2 1

sont exactement où l’égalité aura lieu. Des étudiants ont reçu un point supplémentaire pour avoir
vérifié l’inégalité sur la frontière de la région.

Vous aimerez peut-être aussi