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BIOLOGIE

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BIOLOGIE

D. LACROIX

1
1. Le système nerveux

1.1. Généralités et les cellules du SN

L’homme a deux système de régula0on : le système endocrinien (hormonal), et le système nerveux. Le


système nerveux est exprimé sous un message électrique (l’influx nerveux), l’influx peut circuler le long des
neurones à une vitesse de 360km/h, malgré son système complexe, sa précision est extrême.

FONCTIONS DU SYSTÈME NERVEUX

Récep6on d’informa6ons l’intégra6on L’émission des commandes


sensorielle motrices

Le système nerveux possède 3 foncBons qui se chevauchent :


- la récepBon d’informaBons sensorielles : liée aux sens
- l’intégraBon : le mécanisme d’interprétaBon dans le système nerveux central (SNC) composé de
l’encéphale et de la moelle épinière.
- l’émission des commandes motrices : se rendent du SNC aux cellules effectrices ( cellules qui donnent
véritablement la réacBon de l’organisme aux sBmuli).

Les nerfs qui transmeJent les messages moteurs et sensi0fs entre le SNC et le reste de l’organisme sont
appelés le système nerveux périphérique (SNP).

Du récepteur à l’effecteur l’informaBon passe d’un neurone à l’autre grâce à un ensemble de phénomène
électrique et chimiques.

Schéma(sa(on d’un neurone :

À noter qu’un neurone est une cellule et qu’il conBent donc plusieurs organites, tel qu’un noyau , du
cytoplasme, ..

2
Schéma(sa(on de la voie nerveuse entre un récepteur et un effecteur :

- Les neurones sensiBfs : transmeJent au SNC l’informaBon relaBve au milieux internes et externe qui
provient des récepteurs sensoriels

- Les neurones moteurs : acheminent les influx issus du SNC jusqu’au cellules effectrices.

- Les interneurones : se situent dans le SNC et intègrent habituellement les messages sensiBfs et moteurs et
ils possèdent des liens synapBques avec d’autre neurones.

Les cellules de souBent du système nerveux central sont appelés cellules gliales ( cellule « de colle » ). Il en
existe de plusieurs catégories dans l’encéphale et la moëlle épinière.

Les astrocytes entourent les capillaires et les neurones dans le SNC et contribuent à la barrière
hématoencéphalique (hémato= sang, encéphale= cerveau) .

Les oligodendrocytes enveloppe aussi les axones de nombreux neurones à la fois.

La gaine de myéline : certains neurones sont recouverts d'une membrane grasse qui permet d'isoler et de
protéger les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière

La gaine de myéline a 2 avantages :


- AVANTAGE 1 : empêche le courant de s’échapper car la graisse est un isolant électrique.
- AVANTAGE 2 : augmente la vitesse de transmission de l’influx nerveux.

La sclérose en plaque : maladie neurodégénéraBve due à la détérioraBon progressive de la gaine de myéline


qui affaiblit le cheminement de l’influx, d’où une perte peu à peu de la coordinaBon des mouvements entre
autres symptômes.

Myoclonies : contrac0on brutale des muscles.


L’influx nerveux : phénomène par lequel on explique la propaga2on des effets de l'excita2on dans les nerfs.

Dure-mère : une des trois méninges qui protège l’encéphale.

3
1.2. La transmission de l’influx le long d’un neurone

Le potenBel de membrane : la différence de potenBel électrique mesurée à travers la membrane.

Le potenBel de repos du neurone : ne transmet aucun influx, avoisine les -70mV.

Les cellules qui sont sous l’effet d’un sBmulus sont appelées cellules excitables.
Les canaux ioniques sont des canaux qui règlent l’ouverture et le passage de certains ions.

SI le sBmulus :
- ouvre des canaux potassique (potassium) : la composiBon ionique de part et d’autre de la
membrane est modifiée et on parlera de hyperpolarisa0on.
- Ouvre des canaux sodiques (sodium) : la composiBon ionique de part et d’autre de la membrane est
modifiée et on parlera de dépolarisa0on.

Le seuil d’excita0on est une valeur d’environ -50 à -55mV, qui une fois aJeinte l’influx rentre dans une phase
de dépolarisa0on pour ensuite aJeindre le seuil d’excitaBon maximal, puis dans une phase de
repolarisa0on, dans une phase d’hyperpolarisa0on pour enfin réarriver à son potenBel de repos, et ainsi
reproduire ce cycle jusqu’à ce que me sBmulus s’arrête.

Le poten=el d’ac=on d’un neurone schéma=sa=on :

4
La conducBon saltatoire : est un mécanisme chez les vertébrés qui permets d’accélérer la transmission du
poten0el d’ac0on. La couche isolante (formée par les membranes déposées par les cellules gliales) qui
enveloppe les axones appelée gaine de myéline comporte de pe0tes intervalles le long de l’axone appelés
nœuds de Ranvier. L’influx ne passe pas tout droit mais il saute de nœud de Ranvier en nœuds de Ranvier.

La loi du tout ou rien : le potenBel d'acBon, toujours de même amplitude quelle que soit l'intensité du
sBmulus, ne peut être déclenché que si le seuil de sBmulaBon du neurone est aJeint

1.3. La synapse

La synapse est une jonc0on qui régit la communica0on entre les neurones. Il existe deux types de synapse ;
la synapse chimique et la synapse électrique.

Cellule présynapBque : cellule d’où vient le message.


Cellule postsynapBque : cellule qui reçoit le message

Principe de la synapse chimique :

1. Lorsqu’un potenBel d’acBon dépolarise un corpuscule nerveux terminal (=terminaison axonale), il


déclenche une entrée de calcium.

2. Provoque la fusion des vésicules synapBques avec la membrane présynapBque.

3. En fusionnant, les vésicules synapBques libèrent des molécules de neurotransmeJeur dans la fente
synapBque. Ils se lient à des récepteurs protéiques situés sur la membrane postsynap0que.

4. Ces récepteurs commandent des canaux ioniques, ceJe liaison ouvre les canaux ioniques. Le
courant ionique modifie le poten0el électrique. Le potenBel de membrane aTeint alors le seuil de
déclenchement du potenBel d’acBon.

5. Les molécules de neurotransmeTeurs sont dégradés par les enzymes, ce qui va refermer les canaux
ioniques et va meJre fin à la réacBon synapBque.

Schéma :

5
1.3.1. Les neurotransmeBeurs

Un neurotransme=eur : est une substance chimique jouant le rôle de messager intercellulaire qui est
libérée dans la fente synap2que.

On en connaît une vingtaine de molécules différentes. Elles ont des rôles différents.

Certaines d’entre elles peuvent provoquer un effet excitateur et inhibiteur, tel que l’acétylcholine.

Il en existe d’autre, tel que l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine,..

La dopamine et la sérotonine sont répandues dans l’encéphale et ont effet sur le sommeil, l’humeur,
l’a=en2on et l’appren2ssage.

Les maladies :

SCHIZOPHRÉNIE : dopamine
PARKINSON : dopamine
DÉPRESSION : sérotonine

1.4. Le système nerveux chez les vertébrés

en BREF :

À noter que : SN parasympathique : tendance à gagner de l’énergie


SN sympathique : tendance à perdre de l’énergie

6
1.5. La moëlle épinière

La moelle épinière se trouve à l’abri de la colonne vertébrale dans un canal appelé le canal
rachidien. Elle est composée de deux parIes latérales séparées par un sillon.

La substance grise (en forme de papillon) est centrale.


La substance blanche (fibres nerveuses) riches en myélines, est périphérique (><encéphale).

La moëlle épinière :

Coupe transversale de la moëlle épinière :

Au centre de la moëlle se trouve le canal de l’épendyme ou canal épendymaire.

7
La moëlle et ses annexes :

Les méninges :
- La dure-mère : centre l’os du crâne, épaisse et dur, protège le SN
- L’arachnoïde : intermédiaire, mince et élas2que, re2ent le liquide céphalorachidien (LCR)
- La pie-mère : contre l’encéphale, mince et riche en vaisseaux sanguins, joue un rôle nourricier.

Coupe au niveau d’une vertèbre cervicale

Le canal de l’épendyme con2ent le liquide céphalo-rachidien (LCR), celui-ci ne con2ent aucun


microbes.

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Méningocoque : bactérie dans le système nerveux --> méningite

Ganglions : nerfs regroupés en dehors de la moëlle épinière.

Le réflexe rotulien : fait intervenir uniquement 2 neurones. Lorsqu’un mécanorécepteur détecte un


é:rement du ligament rotulien, un neurone sensi:f achemine l’informa:on
( long de la cuisse --> la moëlle épinière).

Dès lors, une synapse se forme avec un neurone moteur. Si le s:mulus est assez fort, alors un poten2el
d’ac2on est généré dans le neurone moteur.
--> contrac2on du quadriceps => mouvement brusque vers l’avant.

La ponc2on lombaire : est un prélèvement de LCR entre les 4ème et 5ème vertèbres lombaire, elle est effectuée
afin de diagnos2quer les méningites/ leucémie.

L’anesthésie péridurale : est une injec2on (d’un produit anesthésiant) entre la dure-mère et l’os (espace
épidural) au niveau des vertèbres lombaires, elle permet d’insensibiliser la par2e inférieure du corps en vue
d’un accouchement.

Coupe longitudinale de la moëlle épinière :

9
1.6. L’encéphale

L’encéphale est l’un des plus gros organe de notre corps.


Formé : le rhombencéphale, mésencéphale, prosencéphale.

Le rhombencéphale cons2tue le tronc cérébral, le bulbe rachidien.


Le pont intervient dans certaines ac2vité telles que : la respira2on, la déglu22on, le vomissement,..
Le cervelet : coordonne les mouvements et assure l’équilibre du corps.

Le mésencéphale reçoit, intègre et transmet l’informa2on sensorielle. Elle possède des bosses appelées
tubercules quadrijumeaux supérieurs et inférieurs ou lobe op:que.

Le prosencéphale possède deux grandes divisons : diencéphale, télencéphale.

-Le thalamus : répar2t les influx nerveux.


L’hypothalamus : produc2on d’hormones, régula2on température corporelle, de la faim, soif, réponse
sexuelle.
Les hémisphères cérébraux (droit et gauche) sont reliés par une épaisse bande de fibres (=corps calleux).
Les corps de neurones se trouvent dans le cortex cérébral (ma:ère grise) . Le cortex représente 80% de la
masse de l’encéphale. La par:e interne de l’encéphale con:ent les axones des neurones qui sont
recouverts de myélines d’où la couleur blanche (ma:ère blanche)

Hémisphère droit contrôle par2e gauche


Hémisphère gauche contrôle par2e droite

Coupe latérale de l’encéphale :

10
Coupe frontale du cerveau

Coupe sagi:ale médiane de l’encéphale humain :

Organisa@on générale de l’encéphale humain :

11
LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

12
2. Le système immunitaire

2.1. Les principaux microorganismes

groupe nom du maladie mode principal de traitement/ moyen de


microorganisme provoquée transmission préven6on
Mycobacterium tuberculose voies aériennes an9bio9ques
tuberculosis
bactérie (Bacille de Koch)
Colstridium tetani tétanos via une plaie vaccin tous les 10 ans
salmonella salmonellose inges9on de viande crue/pas repos/an9bio9ques
assez cuite
poliovirus sauvage* poliomyélite/polio inges9on aliments/ eaux vaccina9on OBLIGATOIRE
souillées (mat. fécales)
virus d’immunodéficience VIH / sida voies sexuelles/sanguines médicaments
humaine grossesse/allaitement
virus Epstein-Barr (VEB) mononucléose/ via la salive/sang repos
maladie des baisers
virus VZV varicelle salive/ contact avec les temps (maladie bégnine)
vésicules
myxovirus influenza (A,B,C) grippe aériennes par gouteleVes vaccin
parasite plasmodium falciparum paludisme/ par le mous9que femelle médicaments an9paludiques +
malaria (piqûre) produit contre les mous9ques
toxoplasma gondii toxoplasmose viandes / occosytes éviter les viandes « non-
(mat. fécales) sûres »/ infectées
champignon candida albican mycoses voies sexuelles (hygiène) An9fongiques (contre les
champignons)
*maladie éradiquée, d’où le vaccin obligatoire

2.2. Les principaux groupes de microorganismes

1. Virus
2. Bactérie
3. Parasites (protozoaires, vers)
4. Champignons microscopiques (moisissures, levures)

=> Sont tous des microbes dit, « pathogènes »

2.3. La flore commensale/ intes0nale, les probio0ques et an0bio0ques

La flore commensale (ou intesKnale) est un ensemble de bactéries non-pathogènes qui sont bénéfiques
pour le corps humain.

Manger des yaourts probioKques permet de régénérer ceNe flore. Les anKbioKques agissent uniquement
contre les bactéries.

2.4. Les différents modes de transmission

1. Voies respiratoires/aériennes (gouNeleNes, éternuements)


2. Voie cutanée (serrer la main, toucher la poignée)
3. Voie digesKve (par ingesKon)
4. Voies sanguines ( seringues usagées, ..)
5. Voies sexuelles (via le sperme/sécréKons vaginales)

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2.5. Les types de cellules

Cellules procaryotes : matériel généKque baigne dans le cytoplasme.


Cellules eucaryotes : matériel généKque dans le noyau.

--> Les cellules bactériennes : existent sous 2 formes : - coques


- bacilles

Les bactéries sont des organismes unicellulaires,


appelées procaryotes. Elles présentent très peu
d’organites, seuls les ribosomes permeNent de
synthéKser des protéines.

Certaines bactéries sont + mobiles. Ceci est dû à la


possession ou plusieurs flagelles. Certaines bactéries
possèdent également un plasmide, qui est une molécule
d’ADN différente de l’ADN chromosomique.

Dans certaines circonstances des bactéries pathogènes


prennent la place des bactéries naturellement présentes
dans l’intesKn, et créent un déséquilibre de la flore
intesKnale.

Quand on parle de division bactérienne, on parlera alors


de scissiparité.

2.6. Les virus

Les virus ne sont pas considérés comme des vivants (il ne peut pas se développer seul).

Il en existe 2 types :
1) VIRUS NU
2) VIRUS ENVELOPPÉ

Les étapes de l’invasion d’une cellule par un virus :

1) Fixa6on du virus sur la cellule hôte*.


2) Injec6on du matériel géné6que viral dans la cellule.
3) Intégra6on du matériel géné6que viral à l’ADN de la cellule hôte qui exécute les ordres du virus.
4) Fabrica6on du nouveau virus dans le cytoplasme.
5) Libéra6on de nouveaux virus qui infecteront de nouvelles cellules hôtes.

*La cellule hôte est la cellule envahie par un virus.


14
2.7. La phagothérapie

Lors d‘un séjour à l’hôpital, il n’est pas rare d’aNraper une infecKon bactérienne malgré les précauKons prises
par le personnel soignant.

Les infecKons nosocomiales, devenant de plus en plus difficile à traiter malgré les anKbioKques donnés, les
bactéries font résistance. Il existe un traitement qui pourrait être remis au goût du jour, appelé
PHAGOTHÉRAPIE.

Ce traitement basé sur l’uKlisaKon de virus présents dans la nature ou dans le corps humain, ces virus sont
appelés « bactériophages » (ou phages) car ils dévorent les bactéries sans provoquer d’effet secondaire.

Ils détruisent la bactérie en injectant leur patrimoine généKque dans la bactérie.

2.8. Les microorganismes

Ils ne sont pas dangereux pour la santé.


microorganisme points posiKfs points négaKfs

virus bactériophage ou phages détruisent les bactéries détruisent les mauvaises bactéries,
mais également les bonnes bactéries
lactobacilles/ bifidobactéries empêchent l’entrée aux
bactéries pathogènes.

2.9. Épidémie et Pandémie

Épidémie : est la propagaKon rapide d’une maladie contagieuse/virus dans une région/zone délimitée.

Pandémie : est une épidémie présente sur une large zone géographique internaKonale.

2.10. Les cellules du sang

§ HémaBes (globules rouges)


§ Leucocytes (globules blancs)
§ PlaqueJes

2.11. Les foncBons des cellules

nom de la cellule famille foncBons


HémaBes (G.R) transport du O2 et du CO2 dans le sang (grâce à la protéine,
l’hémoglobine )
lymphocytes B anBcorps défense ciblée contre
T contre les cellules anormales les envahisseurs
Leucocytes (G.B) granulocytes quiJe les vaisseaux sanguins pour gagner des Bssus
--> défense non-ciblée.
monocytes absorpBon et digesBon par la phagocytose
PlaqueJes joue un rôle important dans la coagulaBon sanguine.
(thrombocytes)

Les cellules parKcipant au système immunitaires sont les leucocytes.

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PLASMA : est le liquide su sang, lorsque celui-ci est en excès, il va dans le système lymphaKque.
Liquide intersKKel : provient du suintement du plasma

SANG -> LIQUIDE INTERSTITIEL -> LYMPHE

La lymphe : est un filtrat du plasma sanguin qui conKent des globules blancs (des lymphocytes) mais pas de
globules rouges. Elle conKent une plus grande proporKon de déchets et moins de nutriments.

Rôles : 1) Draine l’excès de liquide intersKKel


2) Transporte les cellules immunitaires qui luNent contre les infecKons.

composiKon du sang composiKon de la lymphe


eau eau
substances nutriKves et vitales (qté importante) substances nutriKves et vitales (grandes qtés)
(proKdes, lipides, glucides, sels minéraux et vitamines (proKdes, lipides et vitamines LIPOsolubles)
HYDROsolubles
hémaKes aucune
lymphocytes, monocytes, granulocytes lymphocytes, macrophages
anKcorps anKcorps

2.12. La diapédèse

Les étapes de la diapédèse :

1) Le leucocyte adhère à la paroi


2) La Membrane cytoplasmique du leucocyte se décolle.
3) InsinuaKon du leucocyte entre deux cellules endothéliales.

2.13. Les organes par=cipant au système immunitaire

1) Les ganglions lymphaKques


2) Les amygdales
3) La rate
4) Le thymus
5) L’intesKn grêle
6) La moëlle osseuse
Ces organes sont appelés « organes lymphoïdes », et sont classés en 2 parKes.

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LES ORGANES LYMPHOÏDES

PRIMAIRES SECONDAIRES
§ Moelle osseuse § Les ganglions lymphaKques
§ Le thymus § Les amygdales
§ La rate
§ L’intesKn grêle
Lieu de proliféraKon et différenciaKon des
lymphocytes. Lieu où se déroule la réacKon immunitaire

B : Moelle osseuse T : Thymus

2.14. Histologie et an;gène

• AnKgène : molécule de nature protéique (protéine)


Soi : présentes naturellement en nous => Le système immunitaire combat les non-soi.
Non-soi : proviennent des bactéries.

• Histologie : étude des Kssus

1 gène = 2 copies d’allèles.

2.15. Complexe majeur d’histocomptabilité (CMH/HLA) et rejet de greffe

Complexe majeur d’histocomptabilité (CMH) = human leukocyte anKgen (HLA)

Les molécules du système HLA sont codées par un ensemble de gène localisés sur le chromosome n°6. On trouve
un grand nombre d’allèle sur celui-ci.

gène du système HLA nombre d’allèles possible exemple de molécules


A 268 A1 --> A268
B 517 B1 --> B517
C 129 C1 --> C129
DR 333 DR1 --> DR333
DQ 53 DQ1 --> DQ53
DP 109 DP1 --> DP109

Tous les humains ont un HLA (CMH) différent, 50% des molécules du système HLA est tenu de la mère et les
50% autres, du père.

Si plusieurs enfants, alors il existe donc des similitudes entre les système HLA de ceux-ci. C’est possible d’avoir
un même système HLA, mais la probabilité est tellement faible qu’il soit idenKque, qu’on parle de probabilité
nulle.

À noter que les vrais jumeaux ont le même système HLA.

Pour qu’une greffe d’un organe soit accepté, il faut que le système HLA du donneur et du receveur aient au
maximum de similitudes. Ainsi, la greffe ne sera acceptée que si les deux systèmes partagent le même système
HLA.

17
3. La réponse innée

3.1. Les barrières naturelles

Les barrières naturelles sont des mécanismes que notre corps a naturellement et qui vont empêcher l’entrée
des microorganismes dans notre corps.

3.1.1. La peau

La peau est une barrière naturelle, avec un poids compris entre 3,5kg et 4 kg il est le plus grand organe du corps
humain.

La peau est divisée en 3 couches :


1) Épiderme
2) Derme
3) Hypoderme

La peau doit accomplir une mission afin d’empêcher les microorganismes de pénétrer dans l’organisme. Ce rôle
revient (en grande parKe) à la couche superficielle de la peau : l’épiderme.

épiderme derme
Les cellules de l’épiderme Les glandes sudoripares : responsables de la producKon de sueur -->
produisent de la kéraKne régulaKon de la température corporelle.
--> imperméabilité + empêche
l’assèchement de la peau. Les glandes sébacées : elles sont annexées à un poil, et produisent le
sébum.

sueur + kéra=ne + sébum = film gras à la surface de la peau favorable au


développement de bactéries non-pathogènes. Ces bactéries forment la
flore microbienne.

3.1.2. Les muqueuses

Les muqueuses sont aussi des barrières naturelles qui tapissent l’intérieur des organes creux (bouche, oreille,
intesKns, estomac, vagin, voies respiratoires..). Leur dénominaKon vient du fait qu’elles sécrètent mucus, qui
est un liquide visqueux qui agit comme une glue en emprisonnant de nombreux microorganismes, allergènes,
poussières. Le mucus conKent aussi du lysozyme, qui est enzyme qui détruit la paroi des bactéries et provoque
leur mort.

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3.2. La réac=on inflammatoire

La réacKon inflammatoire est la première ligne de défense contre une intrusion de pathogènes, il s’agit d’une
réac=on innée qui est non-spécifique.

Lors d'une lésion de l'épiderme, des bactéries pénètrent dans le derme de la peau.

Ces bactéries présentent à leur surface des an9gènes du non-soi : reconnues par les
macrophages (cellules dérivées des monocytes sanguins) patrouillant dans les 9ssus
comme des cellules étrangères.
1
Suite à la présence de ces intrus et des lésions 9ssulaires, les macrophages et les
cellules lésées libèrent des médiateurs chimiques (signaux chimiques signalant la
présence d'un corps étranger ou d'une lésion).

2 3 4

En réponse aux médiateurs chimiques, les Des leucocytes (dont les monocytes) Arrivés au lieu de la lésion, les
parois des capillaires voisins à la lésion se répondent eux aussi aux médiateurs macrophages ingèrent les bactéries
dilatent (vasodilata9on). chimiques et gagnent le lieu de et les débris cellulaires par le
contamina9on bactérienne en traversant la processus de phagocytose.
Une augmenta9on locale de la perméabilité des paroi des capillaires par diapédèse.
capillaires qui entraine un passage de plasma et Progressivement, les cellules de
de facteurs de coagula9on des capillaires vers le Une fois dans les 9ssus, les monocytes se l'épiderme se mul9plient et la croute
lieu de contamina9on est provoquée. différencient en macrophages. régresse.

Les facteurs de coagula9on permeVent la


forma9on d'un caillot (croute) pour
colmater la brèche de l'épiderme.

Les caractérisKques de la réacKon inflammatoire :

1) Rougeurs
2) Gonflements
3) Douleurs
4) Chaleur

Rougeur s’explique par la vasodilataKon


Gonflement sorKe du plasma (G.B), appelée œdème
Douleurs est liée à l’œdème et à des médiateurs chimiques qui sont fabriquées par les macrophages
macrophages --> font la phagocytose
Chaleur la vasodilataKon peut expliquer la chaleur

Les substances pyrogènes = responsable de l’augmentaKon de la température corporelle.

19
3.3. La phagocytose

Déf : Processus de défense cellulaire, fonction destructrice des phagocytes.

Schéma :

N° nom explicaKon

1 Adhésion la membrane du phagocyte (G.B) rentre en contact avec la membrane de la bactérie

2 IngesKon La membrane cytoplasmique du phagocyte

3 Fusion Lysosome + Phagosome = phagolysosome

4 DigesKon Les enzymes digèrent la bactérie

Les déchets (inoffensifs) sont rejetés en dehors de la cellule.


5 ExcréKon
--> Certaines bactéries ne vont pas être digérées par les enzymes

3.4. Le pus

Le pus est composée de bactéries, leucocytes et de plasma.

Lorsque la réac=on inflammatoire n’est pas suffisante, on se dirige vers une infecKon, avec une présence de pus.

4. Pré[Link] des maladies [Link]

4.1. La réponse adapta0ve

RÉACTION INFLAMMATOIRE RÉACTION ADAPTATIVE


><
Macrophage (ou monocytes) Lymphocytes

20
4.2. Les lymphocytes B et T

L’anKcorps est composé d’une région variable va fixer les anKgènes. (anKcorps = molécules chimiques)

Complexe immun = complexe Ac - Ag

4.3. Lymphocytes B « mémoire »

1ère injec=on d’an=gène - qté d’anKcorps moins importante.


- lente
2ème injec=on d’an=gène - qté d’anKcorps + importante
- plus rapide
--> réponse humorale.

4.4. La réac:on immunitaire spécifique

1) RéacKon immunitaire humorale


2) RéacKon immunitaire cellulaire

4.5. La réac:on non-spécifique ( -> Réac:on inflammatoire)

AnKcorps --> AnKgène

Macrophage, une fois qu’il a phagocyté le microbe il va devenir une cellule présentatrice d’anKgène.
Présente les an9gènes à sa surface.

4.6. La vaccina;on

Déf : La vaccina2on est une prépara:on an:génique (microbe a=énué ou tué) perme=ant
l’immunisa2on contre un agent infec:eux spécifique.

Cela permet de prévenir une infec:on ultérieure par le même agent pathogène en s2mulant la réponse
immunitaire.

21
4.7. La sérothérapie

Déf : La sérothérapie s’agit d’une méthode de traitement, contenant des an:corps acquis chez
l’animal. Parfois, elle est administrée de temps en temps à des personnes suspectées. Ce sérum est
contre un agent pathogène précis.

À noter que cela n’est pas durable contrairement à un vaccin.

4.8. Les an:bio:ques et pharmaceu:ques

4.8.1. Les 4 modes d’ac2on des an2bio2ques

4.8.2. La résistance des anIbioIques

La résistance des bactéries face aux an2bio2ques est née à cause de deux facteurs l’ayant favorisé.

1) L’abus d’an2bio2ques
2) La mauvaise u2lisa2on des an2bio2ques par l’homme
--> - Arrêt du traitement plus tôt que prévu car « cela va mieux »
Suivre le traitement jusqu’au bout.
--> Bactérie toujours présente et résiste

4.8.3. Les pharmaceuIques

An2-inflammatoire lu=e contre les symptômes de la réac2on inflammatoire


--> (rougeur, douleur, chaleur, gonflement)
Antalgique An2-douleur
An2pyré2que Contre la fièvre

4.9. Les infecIons nosocomiales

Il s’agit d’une infec2on acquise à l’hôpital. C’est une infec2on qui dépend de plusieurs facteurs.

1) Présence de germes
2) Le mode de transmission
3) L’état du malade (+ --> - récep2f)

22
LA PROCRÉATION HUMAINE

23
5. La procréa2on humaine

5.1. La [Link] sexuée et asexuée

La reproducKon sexuée est assurée par la fécondaKon (=fusion des gamètes mâle (spermatozoïde) et femelle
(ovocyte II)) donnant naissance à un œuf ou zygote. L'ovule est un ovocyte II fécondé

La reproducKon asexuée désigne la capacité des organismes vivants de se mulKplier, c'est-à-dire sans faire
intervenir la fusion de deux gamètes de sexes opposés.
=>le matériel généKque reste idenKque

Mitose : Tous les individus généKquement idenKques et provenant d'une même lignée consKtuent un clone.
La mulKplicaKon asexuée permet la colonisaKon rapide d'un milieu.

5.2. La méiose

Déf : La méiose est un ensemble de deux divisions successives se produisant lors de la reproducKon sexuée
permeNant la formaKon des gamètes, elle se déroule durant la spermatogenèse. Elle a pour but de donner
des cellules haploïdes à parKr de cellules diploïdes au cours de deux divisions. => diviser la quanKté de
matériel généKque par 2.

• Cellules diploïdes : cellules où les chromosomes sont par paire (2n chromosomes)

• Cellules haploïdes : cellules où les chromosomes sont seuls (n chromosome)

À parKr d'une cellule à 2n chromosomes (cellule diploïde) donne naissance à quatre cellules à n
chromosomes (cellules haploïdes).

• La première division méio=que : réducKon de moiKé du nombre de chromosomes


= la division réducKonnelle

• La deuxième division méio=que : idenKque à une simple mitose


= la division équaKonnelle.

Pour l’humain : Après les méioses (abouKssant à la formaKon d'un ovocyte II à 23 chromosomes et d'un
spermatozoïde à 23 chromosomes), => fusionner pour former une nouvelle cellule-œuf appelé zygote, à 46
chromosomes, à l'origine du futur bébé.

5.3. Les gamètes et leur forma0on

La gamétogenèse
=> élaboraKon des gamètes

Spermatogenèse Ovogenèse

CréaKon des spermatozoïdes dans le tube CréaKon des ovocyte II dans les ovaires
séminifère (tesKcules)

24
Schéma2sa2on de la méiose :

PROPHASE I (2n chromosomes)


- Dispersion de l’enveloppe nucléaire
- Condensa2on de la chroma2ne
- Appari2on des chromosomes

PROPHASE I
- Appariement des chromosomes (Les deux
chromosomes se rejoignent et forment un bivalent)

METAPHASE I
- Les chromosomes homologues de chaque paire
se placent de part et d’autre du plan équatorial

ANAPHASE I
- Chaque chromosome s’éloigne de son homologue
et migre vers le pôle.
-allongement de la cellule à cause : microtubules
-dispari2on progressive du fuseau

TELOPHASE I
- La cellule se divise en deux
- Les enveloppe nucléaires réapparaissent dans chaque
cellule, on a n chromosomes à deux chroma2des

PROPHASE II
- Dispari2on des enveloppes
- Recondensa2on de la chroma2ne1

METAPHASE II
- Les chromosomes viennent se placer au centre de
la plaque équatoriale par le centromère2

ANAPHASE II
- Sépara2on des chroma2des de chaque chromosome
elles s’éloignent l’une de l’autre et migrent vers les pôles
opposés.

TELOPHASE II
- Chaque cellule se divise en 2, chacune ayant n chromosome
à une chroma2de

1
Chroma9ne : structure au sein de laquelle l'ADN se trouve empaqueté et compacté
2
Centromère : région de contact des deux chroma9des d'un chromosome

25
Voici de réelles photo de la Méiose I et II complète :

26
5.3.1. Le crossing-over / chiasme / enjambement

Lors de la prophase I, les chromosomes homologues (=équivalents) de chaque paire sont tellement
rapprochés l’un de l’autre qu’il peuvent s’échanger des morceaux de chromosomes.

Cela donne des « chroma=des recombinées », ce mécanisme est appelé crossing-over (ou chiasme ou
enjambement), il permet de brasser les gènes et de comprendre qu’à parKr d’une cellule diploïde, la méiose
donne quatre cellules haploïdes (différentes entre elles), et ce en opposiKon à la mitose (donne 2 cellules
diploïdes IDENTIQUES à la cellule mère).

Schéma :

PROPHASE I

recombinés

5.3.2. Le gamète mâle

Chez les Mammifères, obtenir les spermatozoïdes est plus facile qu’obtenir les ovocyte II parce qu'ils sont
infiniment plus abondant et parce qu'ils sont émis à l'extérieur, dans le sperme.

En opposiKon avec les ovocyte II , qui sont produits parcimonie, et ce, à des moments précis de la vie sexuelle
de la femelle (ne quiNent pas l'appareil génital).

27
Schéma d’un spermatozoïde :

On disKngue trois parKes dans le spermatozoïde :

1. la tête => contenant le noyau


2. la pièce intermédiaire => mitochondries
3. le flagelle => qui assure la mobilité

Les mitochondries jouent, dans toutes les


cellules, le rôle de « centrales énergéKques » =>
mobilité

L’organite permeNant au spermatozoïde de


pénétrer dans l'ovocyte II : l'acrosome (coiffe le
noyau situé dans la tête).

L’appareil génital masculin


A la sor:e du tes:cule, les spermatozoïdes
sont encore immobiles.

=> mobilité en traversant l'épididyme et


s'accumulent dans l'ampoule du canal
déférent entre deux éjacula2ons.

Le sperme rejeté au cours de l'éjacula2on, est


formé par les spermatozoïdes => s'ajoutent le
liquide séminal (produit par les sécré2ons des
vésicules séminales et de la prostate) qui assure
le transport et la nutri2on des spermatozoïdes.

On es2me, plus de 1000 milliards de spermatozoïdes peuvent être produits au cours de la vie d'un
homme. La produc2on débute avant la puberté jusqu’à un âge très avancé.

Coupe transversale d’un tes2cule humain

On constate, plusieurs couches de cellules dans


la paroi des tubes séminifères
= stades successifs de la spermatogenèse qui
s'effectue de la périphérie vers la lumière du
tube.

28
Les différents stades de la forma0on des spermatozoïdes

Les étapes de la forma0on des spermatozoïdes

On y disKngue les étapes suivantes :


- mulKplicaKon de cellules-souches des gamètes (ainsi se trouvent produites en permanence de
nombreuses spermatogonies)

- léger accroissement de la taille (les spermatogonies deviennent des spermatocytes I

- méiose (consKtuée par deux divisions cellulaires parKculières)

- différenciaKon permeNant de passer d'une cellule d'apparence banale, la spermaKde, à la cellule très
spécialisée qu'est le spermatozoïde.

Les différents stades de la spermatogenèse, ne sont généralement pas tous visibles sur une coupe de tube
séminifère car ils se succèdent sous forme d'une « onde» dans le sens longitudinal du tube.
On trouve, dans la paroi des tubes séminifères, les cellules de Sertoli (rôle nourricier pour les
spermatozoïdes).

29
5.3.3. Le gamète femelle

Le gamète femelle : grosse cellule immobile, 10 000 fois + grande que le volume du spermatozoïde
(formé d'un noyau dans un cytoplasme, limité par une membrane).
=>la quanKté de cytoplasme est parKculièrement importante.

Le gamète femelle se développe à l'intérieur de l'ovaire, lors de l’ovula=on, il n’est pas mature, on l’appelle
« ovule »

Dans des coupes d'ovaires on constate la présence de follicules (qui conKennent chacun un ovocyte) et de
corps jaunes.

Ovocyte : cellule sexuelle pouvant évoluer pour donner un gamète femelle.

Les follicules primordiaux : sont nombreux, de peKte taille (ovocyte central entouré de cellules aplaKes ; les
cellules folliculaires.

Les follicules en croissance (primaire, secondaire et ter2aire ou cavitaire) représentent divers stades de
l'évolu2on d'un follicule primordial.
follicule primaire follicule secondaire

=> marqué par :

• un accroissement de la taille de l'ovocyte


• une mul2plica2on des cellules folliculaires qui vont se disposer en plusieurs couches
• l'individualisa2on d'une zone amorphe, non cellulaire, autour de l'ovocyte, la zone pellucide
• la différencia2on, à l'extérieur des cellules folliculaires, de deux thèques
=> (thèque interne : aspect glandulaire, la thèque externe : fibreuse)
• l'appari2on de pe2tes cavités à l'intérieur de la granulosa (ensemble des cellules folliculaires).

30
Le follicule à maturité (ou follicule de De Graaf) --> 1,5 cm de diamètre chez la femme

La « fusion » des cavités du follicule cavitaire => importance (remplies de liquide folliculaire) qui tend
progressivement à isoler l'ovocyte de la paroi à laquelle il ne reste plus ra=aché que par un fin cordon
de cellules folliculaires.

ð Le corps jaune, plus volumineux (que le follicule mûr), est formé de cellules toutes semblables, les
cellules lutéiniques, chargées d'un pigment jaune, la lutéine.

Atrésie folliculaire : la perte naturelle de follicule

5.4. L'ovogenèse

Ovogenèse = mêmes étapes que dans la spermatogenèse


SAUF : Dans le tesKcule, les différentes étapes se déroulent de manière conKnue à parKr de la puberté,
ALORS QUE : Dans l'ovaire la formaKon des gamètes débute beaucoup plus tôt.

Les étapes se succèdent de manière discon2nue, et leur succession est différente :

¨ La mul:plica:on qui donne, par de nombreuses mitoses, des ovogonies

31
¨ L'accroissement est plus important (que dans la spermatogenèse). C'est là que s'effectue la
différencia:on du gamète femelle.

¨ Les deux divisions de la méiose donnent naissance chacune à deux cellules de taille
différente. L'une de taille voisine de la cellule-mère donnera le gamète femelle; l'autre de très
pe:te taille, le globule polaire, dégénérera.

=> La première division méio2que débute entre le 3ème et le 7ème mois de la vie fœtale mais elle reste
ensuite bloquée et ne s'achèvera que plusieurs années plus tard dans un follicule mûr.
=> Expulsion du premier globule polaire peu de temps avant la ponte ovulaire.

=> La deuxième division méio2que débutera alors mais, elle restera bloquée jusqu'à la pénétra2on
éventuelle d'un spermatozoïde qui provoquera la fin de la méiose et l'expulsion du deuxième globule
polaire.

5.5. Les cycles sexuels

Lorsqu’on parle de cycle sexuel, uniquement la femme est concernée. Le cycle sexuel chez a femme est
marqué par les menstrua2ons. Par conséquent, le premier jour des règles, correspond au jour 1 du
cycle.

Période de fécondité : de la puberté (des premières règles) à la ménopause.

Les règles traduisent une modifica2ons au niveau de l’utérus (n’est pas le seul organe à subir une
évolu2on cyclique).

32
- dure en moyenne 14 jours
La phase
folliculaire - un follicule (le développement était bloqué depuis la vie fœtale) ; achève
son évolu:on.
- correspond au jour 14 du cycle (très court)
L'ovula2on
cycle
- rupture du follicule mûr (faisait saillie à la surface de l'ovaire) + libéra:on
ovarien
dans le pavillon de la trompe, de l'ovocyte Il et du liquide folliculaire.
- phase constante de 14 jours

- forma:on, l'évolu:on et la régression du corps jaune


La phase
lutéinique Dans le follicule ayant expulsé l'ovocyte II (au moment de l'ovula2on), les
cellules folliculaires de la granulosa ; se mul:plient et se chargent d'un
pigment jaune orangé chez la femme.

=> Vers la fin du cycle et au début du cycle suivant, le corps jaune régresse


rapidement en laissant place au corps blanc.
- L'endomètre (qui a été détruit presque totalement au cours de la
menstrua2on) ; se recons:tue et s'épaissit progressivement de quelques
la phase millimètres.
folliculaire
- Des invagina2ons3 en doigt de gant de l'épithélium forment des glandes
en tube.

- La muqueuse con2nue de s'accroître et a=eint 5 mm d'épaisseur.


cycle de
l'utérus - Les glandes en tube sécrètent du glycogène et deviennent très tortueuses
la phase et ramifiées => découpant ainsi la muqueuse pour donner la «dentelle
lutéinique utérine».

- Les artérioles se spiralisent entre les glandes en tube car leur croissance
est plus rapide que celle de la muqueuse.

- Les artères spiralées se dilatent et leurs parois se rompent


=> entraîne une hémorragie accompagnée d'une desquama2on des
A la fin du 2ssus.
cycle
L'ensemble cons:tuant l'écoulement menstruel, ou règles, dure en
moyenne cinq jours.

L'utérus : est formé de deux par2es: un muscle externe très épais appelé le myomètre; et une
muqueuse interne ou endomètre cons2tuée par un 2ssu conjonc2f riche en vaisseaux sanguins et
recouvert par un épithélium.

3
InvaginaKons : repliement, fait de se retourner vers l’intérieur

33
IllustraBons des modificaBons cycliques de l’utérus de l’endomètre de l’utérus

Les modificaBons cyclique de l’endomètre utérin chez la femme

Ex : coupes d’ovaires d’une lapine

34
5.6. Le déterminisme des cycles sexuels

L’ovaire commande le cycle utérin par l’intermédiaire d’hormones ovariennes.

1) L’œstradiol : sécrétée par la thèque interne des follicules, elle prépare l’œstrus (=l’ovula2on).
2) La progestérone : sécrétée par le corps jaune, elle prépare à la gesta2on
=> éventuelle grossesse

Les fonc(ons assurées au niveau du cycle utérin par ces deux hormones :

Œstradiol Progestérone
• Leur taux sanguin augmente énormément • Non-secrétée
par rapport à l’enfance

A la puberté => ils sont responsable du développement ;


- utérus et trompes
- vagin
- caractères sexuels secondaires
→ pilosité
→ les seins
Au niveau de l’endomètre
De la • Épaississement de la muqueuse • FormaKon de la dentelle utérine
puberté à la • ProliféraKon des glandes en tubes • SKmulaKon de la sécréKon de
ménopause • Accroissement de l’irrigaKon sanguine glycogène
=> par les glandes en tube
Au niveau du myomètre
De la • Accroissement de la motricité • DiminuKon de la motricité
puberté à la
ménopause
Sur le plan général
De la • diminuKon de la température corporelle • augmentaKon de la
puberté à la température corporelle
ménopause

Prépara2on à la féconda2on prépara2on à la gesta2on

5.7. Le contrôle hypophysaire du cycle ovarien

L'hypophyse est indispensable au fonc2onnement de l'appareil génital femelle (son abla2on supprime
le cycle ovarien et en conséquence le cycle utérin).

L'hypophyse agit sur l'ovaire par l'intermédiaire de deux hormones appelées s2mulines:
1. l'hormone lutéinisante (LH)
2. folliculo-s2muline (FSH).

Le taux sanguin des gonados:mulines4 évolue selon un cycle synchrone du cycle ovarien.

4
Gonados=mulines : LH et FsH.

35
Les taux sanguins de LH et de FSH ; modérés et stables.
Pendant
la phase Les deux hormones => s=mulent la croissance du follicule et la sécré=on d'œstrogènes.
folliculaire
Au moment Se produit un « pic de décharge » de LH et de FSH
de
l'ovulaKon !!! C'est le pic de décharge de LH qui provoque l'ovula=on.

Pendant Les taux sanguins de LH et de FSH sont comparables à ceux de la phase folliculaire.
la phase
lutéinique Cependant, l'effet sur l'ovaire est différent car les sKmulines agissent maintenant sur le
corps jaune et non plus sur le follicule en croissance. Elles s=mulent la sécré=on de
progestérone.

- explique le mainKen d'un taux de base de gonadosKmuline pendant la phase folliculaire.


Un - L'œstradiol inhibe ; la sécré=on de LH et de FSH
rétrocontrôle
négaKf - explique le mainKen du taux de base des sKmulines pendant la phase lutéinique.
- Il est exercé à la fois par l'œstradiol et la progestérone.

- explique le pic de décharge de LH pendant l'ovulaKon


Un => La phase folliculaire est marquée par une sécréKon croissante d'œstradiol
rétrocontrôle
posiKf Taux d' œstradiol => dépasse la valeur liminaire, l'effet sur l'hypophyse s'inverse:
l'œstradiol sKmule la synthèse des gonadosKmulines (et surtout celle de LH).
=> déstabilise à la fois le taux d' œstradiol et celui des sKmulines.

L'hypophyse ne produit plus de gonadosKmulines si elle n'est plus reliée au cerveau par la Kge hypophysaire.

l'hypothalamus : parKe du cerveau indispensable à la sécréKon de gonadosKmulines, il agit sur l'hypophyse


par l'intermédiaire d'une substance, une « releasing hormon » ou RH, qui sKmule à la fois la producKon de
LH et de FSH.

les rétrocontrôles (ou feed-back) ; se font également au niveau de l'hypothalamus concernant la libéraKon
de la RH.

36
5.8. Chez l’homme

Les cellules inters==elles du tes=cule produisent une hormone sexuelle, (la testostérone) déversée
directement dans le sang.

A la puberté : testostérone ; responsable du développement des organes génitaux et de l'appariKon des


caractères sexuels mâles
par la suite ; elle assure le mainKen de ces derniers.

L'hypophyse de l'homme sécrète, deux gonadosKmulines, LH et FSH, mais leur produc=on ne subit pas de
varia=on cyclique régulière comme chez la femme.

- La FSH agit au niveau du tube séminifère et s=mule la spermatogenèse.


- La LH agit au niveau des cellules inters==elles et s=mule la sécré=on de testostérone.

La producKon de gonadosKmulines est réglée par rétroacKon (feed-back) de la testostérone sur


l'hypothalamus.

Il n'existe donc pas chez l'homme de cycle des sécréTons hormonales réglant les foncTons sexuelles.

On donne plutôt une « fourcheke » entre 300 et 1200 ng /100ml

Par ex :
Si – de 300 => feedback posi6f
Si + 1200 => feedback néga6f

37
6. la féconda9on et les premiers instants de la vie

Ovocyte II

Trajet spermatozoïdes : Vagin → Col de l’utérus → utérus → trompes* → ovocyte II

*se répar6ssent dans les deux trompes à la recherche d’un ovocyte II

Le zygote : est la cellule issue de la féconda2on, elle con2ent 2 noyau et elle est qualifié de cellule diploïde
car elle con2ent 2n chromosomes, il subit plusieurs mitoses au cours de son développement (mul2plica2on
de cellules).

Nom en fonc2on du stade de la cellule :


Zygote (ou cellule-œuf) → Embryon (0 à 10 semaines) → fœtus (10 à 40 semaines)

La nida2on : lorsque l’embryon s’implante dans la muqueuse utérine au bout du 6-7ème jour.

Le fœtus évolue au cours du temps, le squele=e s’organise, ses ongles se forment, et ses organes
grandissent fortement.

L’appareil circulatoire fonc:onne à 4 mois.

Chez les individus, l’appari2on et le développement des organes se font toujours dans le même ordre, ce
sont les organes vitaux qui apparaîtront en premier.

38
7. Les condi,ons de vie du fœtus et les échanges avec la mère

La principale protec:on que l’embryon puis le fœtus bénéficie est le placenta, qui con:ent le liquide
amnio:que.

Le fœtus consomme 7 ml O2/kg et il grandit considérablement dans l’utérus il respire et se nourrit par
le cordon ombilical.

Les échanges entre les sangs maternel et fœtal ont lieux via les vaisseaux sanguins, au niveau du placenta

La circula:on sanguine dans les deux sens, dans le cordon ombilical est très important pour apporter de
l’oxygène et des nutriments au bébé ainsi que pour expulser le CO2.

39
8. La naissance

Pour aider la mère lors de l’accouchement, on lui donne de l’air enrichi en oxygène, pour qu’elle ait de
la force et pour pas qu’elle épuise.

Ce phénomène se traduit par l’équa2on suivante :


6 O2 + C6H12O6 à 6 CO2 + 6 H2O + E.

Après la naissance, on sa:sfait les besoins en oxygène et en nutriment du bébé par l’allaitement.

Par ailleurs, une femme qui allaite a doit bénéficier d’un supplément d’aliments pour apporter tos les
nutriments nécessaires à la croissance du bébé et pour qu’elle n’ait pas de carences.

9. Les condi,ons d’une grossesse

Condi2ons nécessaire à la féconda2on Condi2ons nécessaires pour une gesta2on


(après la féconda2on)
a) Un ovocyte II soit expulsé
Il faut que l’ovocyte II qui est fécondé fasse la
b) La glaire cervicale (secrétée par le col de nida2on (qu’il s’implante dans la muqueuse
l’utérus) aie une configura:on qui permet utérine au bout du 6-7ème jour)
de laisser passer les spermatozoïdes
(pe:ts trous) => ceci se fait grâce à la muqueuse utérine qui
reçoit le blastocyte*
c) Un spermatozoïde normal rencontre
l’ovocyte II => S’ils sont prêts en même temps, alors :
nida2on.

**Blastocyste: embryon de 5 à 6 jours.

10. Choisir le moment d’une naissance

Les moyens de contracep:on

Il existe de nombreux moyens de contracep2on mais voici les plus populaires :


Moyen Fonc2onnement
le préserva2f masculin - se place sur le pénis en érec2on
- il faut re2rer le pénis du vagin immédiatement après éjacula2on
le diaphragme féminin - coupelle en caoutchouc qui se place au fond du vagin, avant un rapport
- se re2re quelques heures plus tard
Le stérilet - peut être posé uniquement chez une femme ayant eu un enfant
- mis en place par le médecin
- une durée de 2 à 3 ans
- empêche la nida2on
Pilule contracep2ve - doivent être prises régulièrement pendant 21j puis 7j d’arrêt
- permet de ne plus ovuler
la pilule du lendemain - en vente libre (pharma ou gratuite au planning familial)
- doit être prise sur une période de 12h, (- de 72h après un rapport sexuel
à risque d’une grossesse non-désirée
- empêche la nida2on et progression de la cellule-œuf puis de l’embryon
- peut provoquer des nausées

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empêche la progression empêche la libéra2on empêche la nida2on
des spermatozoïdes d’un ovocyte II d’un embryon
préserva2f masculin X

diaphragme X

stérilet X

pilule contracep2ve X

pilule du lendemain X

Le préserva2f masculin est le seul moyen qui protège de la transmission du SIDA et autres MST5, car il
empêche l’éjacula2on dans le vagin de la femme.

L’intérêt d’associer l’u:lisa:on du préserva:f à la prise régulière d’une pilule contracep:ve est donc
bénéfique. Le préserva2f masculin va empêcher les spermatozoïdes d’entrer en contact avec un poten2el
ovocyte II et le féconder, mais aussi éviter les MST.

Les pilules contracep2ves classiques : con2ennent un mélange d’œstrogène et de progestagène, ce sont


deux hormones prises pendant les 21 premiers jours du cycle, et qui est suivi d’un arrêt de 7 jours.
=> Il n’y aura jamais de pic de celles-ci, et donc pas d’ovula2on.

La pilule RU 486 (=pilule du lendemain), est cri2quée car c’est une IVG* (=interrup2on volontaire de
grossesse).

*Est autorisé depuis 1990 en BE

11. L’assistance médicale à la procréa,on

L’insémina2on ar2ficielle

L’insémina2on ar2ficielle peut être faite lorsque le sperme du conjoint con2ent trop peu de
spermatozoïdes normaux.

Pour réaliser une insémina2on avec le don de sperme d’un autre donneur, il faut que le donneur
remplisse plusieurs condi2ons :

a) Le donneur doit avoir au minimum 45 ans


b) Il doit avoir au moins un enfant
c) Il faut l’accord de sa compagne

5
MST : maladies sexuellement transmissibles

41
La féconda2on in vitro et le transfert d’embryon

S’il y a un obstacle lors de la rencontre des gamètes, il est possible de faire appel à la féconda2on in vitro
et le transfert d’embryon.

La féconda2on in vitro et le transfert d’embryon : déroulement

1) prélèvement d’un ou plusieurs ovocyte II (lors de l’ovula2on) et de spermatozoïdes normaux

2) Réunir les gamètes

3) Implanta2on de l’embryon (dans la muqueuse utérine pour perme=re la nida2on)

La féconda2on F.I.V.E.T.T.E

On peut recourir à l’injec:on d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovule dans le cas d’une
stérilité masculine.

Les spermatozoïdes des donneurs sont conservés à -196°C, dans le but de pouvoir perme=re au donneur
d’avoir des enfants s’il suit (ou doit suivre) un traitement pouvant le rendre stérile.

12. Les maladies sexuellement transmissible (MST)

Agents responsable des - Les microbes (virus, bactéries, champignons, protozoaires,..)


MST
Conséquences Risque de stérilité et/ou cancers, …

Comment peut-on être Lors d’un rapport non-protégé


contaminé ? => car les microbes franchissent les muqueuses

A}tudes responsables à Pour éviter la transmission des MST, il faut se protéger avec un
adopter préserva2f masculin ou l’absten2on, et ou faire des dépistages réguliers

La période entre le Ce=e période est importante, il faut 2 à 3 mois, la protec2on est donc
dépistage et le rapport importante (=car on est contagieux)

Les méthodes de dépistage • Prises de sang


• Fro}s vaginal ou prélèvement urétral chez l’homme

13. Le SIDA

Le SIDA ou Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise est due à un virus par2culier, le VIH (=virus d’immuno-
déficience humaine).

Le mode de transmission est le rapport sexuel, mais c’est une MST, qui peut aussi se transmekre par
voies sanguines (ex : seringues infectées).

=> privilégier le préserva:f masculin pour éviter la transmission de celui-ci.

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