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Solf 1997

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1997 OMC

Problème 1 – Deepee Khosla, Lisgar Collegiate Institute, Ottawa, ON

Dénotons par p1 , . . . , p12 , en ordre croissant, les nombres premiers de 7 à 47. Alors

5! = 23 · 31 · 51 · p01 · p02 . . . p012

et

50! = 2a1 · 3a2 · 5a3 · pb11 · pb22 . . . pb1212 .

Remarquons que 24 , 32 , 52 , p1 , . . . , p12 divisent tous 50!, et donc toutes ses puissances premières
diffèrent de celles de 5!

Puisque maintenant x, y|50!, ils doivent être de la forme

x = 2n1 · 3n2 · . . . pn1215


y = 2m1 · 3m2 · . . . pm
12 .
15

Donc max(ni , mi ) est la ième puissance première dans 50!


et de même min(ni , mi ) est la ième puissance première dans 5!

Ainsi, par la remarque ci-haute, les puissances premières dans p12 et moins diffèrent dans 5! et
50!, on trouve 215 choix pour x, seulement la moitié desquelles seront moins que y. (Puisque pour
chaque choix de x, y est déterminé et ou bien x < y ou alors y < x.) Le nombre de pairs est donc
215 /2 = 214 .
Problème 2 – Byung Kuy Chun, Harry Ainlay Composite High School, Edmonton, AB

Remarquons que le premier point de chaque intervalle unitaire détermine uniquement l’intervalle
donné.

Lemme. Dans tout intervalle [x, x + 1), on doit trouver au moins un de ces premiers points (0 ≤
x ≤ 49).

Démonstration. Supposons le contraire. Le dernier de ces premiers points avant xdoit être de la
forme x − ε pour un ε > 0 quelconque. L’intervalle unitaire correspondant se termine à x − ε + 1 <
x + 1. Pourtant, le prochain intervalle unitaire donné ne peut commencer avant au moins x + 1.

Ceci implique que les points (x−ε+1, x+1) ne se trouvent pas dans l’ensemble A, une contradiction.

∴ Il y a donc un premier point dans [x, x + 1). 2

Remarquons maintenant que pour deux premiers points dans les intervalles [x, x+1) et [x+2, x+3)
respectivement, les intervalles unitaires correspondants sont disjoints puisque les intervalles sont
compris dans [x, x + 2) et [x + 2, x + 4) respectivement.

∴ On peut donc choisir un intervalle unitaire qui débute dans chacun de

[0, 1)[2, 3) . . . [2k, 2k + 1) . . . [48, 49).

Comme il y a bien entendu 25 de ces intervalles, on trouve 25 points qui correspondent à 25


intervalles unitaires disjoints.

2
Problème 2 – Colin Percival, Burnaby Central Secondary School, Burnaby, BC
[
Nous montrons le résultat plus général suivant, c’est-à-dire que si [0, 2n] = Ai , |Ai | = 1, Ai sont
T i
des intervalles alors ∃a1 . . . an , de sorte que Aai Aaj = ∅.
2
Soit 0 < ε ≤ et soit de plus bi = (i − 1)(2 + ε), i = 1 . . . n. Alors
n−1
µ ¶ µ ¶
2 2n
min{bi } = 0, max{bi } = (n − 1)(2 + ε) ≤ (n − 1) 2 + = (n − 1) = 2n.
n−1 n−1

Donc tous les bi se retrouvent dans [0, 2n].


[
Soit maintenant ai tel que bi ∈ Aai . Puisque Ai = [0, 2n], ceci est donc possible.

Alors puisque (bi − bj ) = (i − j)(2 + ε) ≥ 2 + ε >


\
2, et que les Ai sont des intervalles de longueur
1, min Aai − max Aaj > 2 − 1 − 1 = 0, alors Aai Aaj = ∅.

En substituant n = 25, nous obtenons le résultat désiré. Q.E.D.

3
Problème 3 – Mihaela Enachescu, Dawson College, Montréal, PQ
1 3 1997 1 1 3 3
Soit P = · · ... · . Alors > puisque 2 < 3, > puisque 4 < 5, . . .,
2 4 1998 2 3 4 5
1997 1997
... > puisque 1998 < 1999 .
1998 1999
Donc
1 3 1997 1
P > · · ... · = . (1)
3 5 1999 1999
1 2 3 4
De plus, < puisque 1 · 3 < 2 · 2, < puisque 3 · 5 < 4 · 4, . . .
2 3 4 5

1997 1998
< puisque 1997 · 1999 = 19982 − 1 < 19982 .
1998 1999
µ ¶
2 4 1998 2 4 6 1998 1
Donc P < · · . . . · = · · · ... · .
3 5 1999 1 3 5 1997 1999
| {z }
1
P

1 1 1 1
Ainsi P 2 < < = 2 et P < . (2)
1999 1936 44 44
1 1
Finalement, (1) et (2) donnent <P < (q.e.d.)
1999 44

4
Problème 4 – Joel Kamnitzer, Earl Haig Secondary School, North York, ON
O’

A B

D C

Considérons une translation qui transforme D en A. Elle transformera aussi 0 → 00 de sorte que
OO0 = DA, et C se transformera en B puisque CB = DA.

La translation préserve les angles, et donc ∠AO0 B = ∠DOC = 180◦ − ∠AOB.

∴ AOBO 0 forme un quadrilatère cyclique.

∴ ∠ODC = ∠O 0 AB = ∠O 0 OB

mais, comme O0 O est parallèle à BC,

∠O 0 OB = ∠OBC
∴ ∠ODC = ∠OBC.

5
Problème 4 – Adrian Chan, Upper Canada College, Toronto, ON
A B

θ
180−α α
Ο
180−θ

D C

Soient ∠AOB = θ et ∠BOC = α. Alors ∠COD = 180◦ − θ et ∠AOD = 180◦ − α.

Puisque AB = CD (parallélogramme) et sin θ = sin(180◦ −θ), la loi des sinus sur 4OCD et 4OAB
donne
sin ∠CDO sin(180◦ − θ) sin θ sin ∠ABO
= = =
OC CD AB OA
donc
OA sin ∠ABO
= . (1)
OC sin ∠CDO

De même, la loi des sinus sur 4OBC et 4OAD donne


sin ∠CBO sin α sin(180◦ − α) sin ∠ADO
= = =
OC BC AD OA
donc
OA sin ∠ADO
= . (2)
OC sin ∠CBO

Les équations (1) et (2) montrent que sin ∠ABO · sin ∠CBO = sin ∠ADO · sin ∠CDO, et ainsi

1 1
[cos(∠ABO + ∠CBO)−cos(∠ABO − ∠CBO)] = [cos(∠ADO + ∠CDO)−cos(∠ADO − ∠CDO)].
2 2

Comme ∠ADC = ∠ABC(parallélogramme) et ∠ADO + ∠CDO = ∠ADC et ∠ABO + ∠CBO =


∠ABC, il s’en suit que cos(∠ABO − ∠CBO) = cos(∠ADO − ∠CDO).

On trouve deux cas à considérer.

Cas (i): ∠ABO − ∠CBO = ∠ADO − ∠CDO.

Comme ∠ABO + ∠CBO = ∠ADO + ∠CDO, on obtient en soustrayant 2 ∠CBO = 2 ∠CDO


donc ∠CBO = ∠CDO, et le fait est accompli.

Cas (ii): ∠ABO − ∠CBO = ∠CDO − ∠ADO.

Comme nous savons que ∠ABO+ ∠CBO = ∠CDO+ ∠ADO, on obtient en additionnant 2 ∠ABO =
2 ∠CDO, et donc ∠ABO = ∠CDO and ∠CBO = ∠ADO.

En remplaçant tout ceci dans (1), il s’en suit que OA = OC.

De plus, ∠ADO + ∠ABO = ∠CBO + ∠ABO = ∠ABC.

Maintenant, ∠ABC = 180◦ − ∠BAD puisque ABCD forme un parallélogramme.

Donc ∠BAD + ∠ADO + ∠ABO = 180◦ , et donc ∠DOB = 180◦ et D, O, B sont colinéaires.

6
Nous obtenons ainsi le diagramme
A B

θ
O
180−θ
D C

Alors ∠COD + ∠BOC = 180◦ , so ∠BOC = θ = ∠AOB.

4AOB est semblable au 4COB (SAS, OB est commun, ∠AOB = ∠COB et AO = CO), ainsi
∠ABO = ∠CBO. Puisque de plus ∠ABO = ∠CDO, on en déduit que ∠CBO = ∠CDO.

Comme l’hypothèse est vérifiée dans tous les cas, ∠CBO = ∠CDO. Q.E.D.

7
Problème 5 – Sabin Cautis, Earl Haig Secondary School, North York, ON

Nous remarquons d’abord que

k 3 + 9k 2 + 26k + 24 = (k + 2)(k + 3)(k + 4).


à !
n
n (−1)k
X k
Soit maintenant S(n) = .
k=0
k 2 + 9k 2 + 26k + 24

Alors

n
X (−1)k n!
S(n) =
k=0
k!(n − k)!(k + 2)(k + 3)(k + 4)
n
à ! µ ¶
X (−1)k (n + 4)! k+1
= × .
k=0
(k + 4)!(n − k)! (n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)

Soit de plus

n
à à ! !
X n+4
k
T (n) = (n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)S(n) = (−1) (k + 1) .
k+4
k=0

Ainsi, pour n ≥ 1,

n
à !
X n
i
(−1) =0 (∗)
i=0
i

puisque
à ! à ! à ! à !
n n n n
(1 − 1)n = − + + . . . + (−1)n = 0.
0 1 2 n

De plus,

n
à ! n
X n X i · n! 0 · n!
(−1)i i = (−1)i + (−1)0 ·
i=0
i i=1
i! · (n − i)! 0! · n!
n
X n!
= (−1)i
i=1
(i − 1)!(n − i)!
n
à !
X n−1
i
= (−1) n
i=1
i−1
n
à !
X n−1
= n (−1)i
i=1
i−1
n
à !
X n−1
i−1
= −n (−1) .
i=1
i−1

8
En substituant j = i − 1, (*) montre que

n
à ! n−1
à !
X n X n−1
i j
(−1) i = −n (−1) = 0. (∗∗)
i=0
i j=0
j

Donc

n
à !
X n+4
k
T (n) = (−1) (k + 1)
k+4
k=0
n
à !
X n+4
k+4
= (−1) (k + 1)
k+4
k=0
n
à ! à à !!
X n+4 n+4
k+4
= (−1) (k + 1) − −3 + 2(n + 4) − .
k+4 2
k=−4
Substituant j = k + 4,
n+4
à ! µ ¶
X n+4 (n + 4)(n + 3)
j
= (−1) (j − 3) − 2n + 8 − 3 −
j=0
j 2
n+4
à ! n+4
à !
X n+4 X n+4 1
j j
= (−1) j−3 (−1) − (4n + 10 − n2 − 7n − 12)
j=0
j j=0
j 2

De (*) et (**), on déduit que les deux premiers termes sont nuls, et

n2 + 3n + 2
T (n) = .
2

Alors
T (n)
S(n) =
(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)
n2 + 3n + 2
=
2(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)
(n + 1)(n + 2)
=
2(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4)
1
= .
2(n + 3)(n + 4)

à !
n
n (−1)k
X k 1
∴ =
k=0
k3 + 9k 2 + 26k + 24 2(n + 3)(n + 4)

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