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Semio Diges 2018

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SEMIOLOGIE DE L’APPAREIL DIGESTIF

1. APHTES
C'est une petite ulcération de la cavité buccale pouvant siéger sur les lèvres, la langue, les
joues, les gencives, parfois sur les muqueuses génitales. Cette ulcération à fond jaunâtre est
entourée d'un liseré rouge d'environ 4 à 8 mm de diamètre, parfois plus petites, parfois
géantes (plusieurs centimètres).
SYMPTOMES :
Souvent très douloureuses, pouvant même gêner l'alimentation, entraîne fréquemment une
sialorrhée (excès de salive) .
CAUSE :
Traumatismes minimes, certains aliments (noix, gruyère), certains stress, les règles chez les
femmes.
TRAITEMENT :
En général, les aphtes guérissent spontanément en quelques jours et ne nécessitent donc pas
de traitement. Toutefois, si la douleur est trop importante, notamment lors des repas, il est
possible de prendre un médicament antalgique de type paracétamol.
En outre, certains traitements locaux antiseptiques et anti-inflammatoires peuvent également
soulager la douleur et éviter les surinfections.

2. SIALORRHEE
C'est une sécrétion de salive exagérée qui peut parfois dépasser 1 à 2 litres par jour.
LA CAUSE peut être neurologique ou psychiatrique. La grossesse peut parfois en être
également la cause ainsi que certaines intoxications (dues au mercure en particulier) et
certaines lésions de la muqueuse buccale

3. HYPERSIALORRHEE
Appelée aussi hypersalivation ou ptyalisme (du grec ptualismos « crachat »), est un terme de
médecine caractérisant la sécrétion surabondante de la salive et du fluide muqueux buccal.

3. PTYALISME
L'hyper sialorrhée peut s'élever à 4 à 5 litres par jour (sans compter la salive déglutie)
Cela peut s'observer dans :
- certaines névroses,
- les myasthénies,
- la paralysie bulbaire ou pseudo-bulbaire,
- la maladie de Parkinson,
- l'arriération mentale,
- au cours de la grossesse,
- lors de paralysies faciales ou labio-glosso-laryngées,
- dans les stomatites (aphtose en particulier),
- lors d'intoxications diverses (mercure, arsenic( Pb), antimoine, iodures, bromures,
phosphore, pilocarpine),
- et parfois tout simplement en raison d'une prothèse dentaire mal adaptée

4. PYROSIS
DEFINITION : Sensations de brûlures rétro sternales (derrière le sternum), à point de départ
épigastrique (au niveau de l'estomac), qui sont ascendantes, pouvant s'accompagner de
régurgitations acides.
CAUSES :
- l'obésité
- la consommation alcoolo-tabagique
- un régime riche en lipides (qui ralentit la vidange gastrique)
- un régime riche en sucres (boissons sucrées, thé, confitures)
- la prise de certains médicaments.

SYMPTOMES :
Cette sensation de brûlure acide survient avant la fin de la digestion et est exagérée très
souvent par la flexion du tronc en avant.

TRAITEMENT:
1- Médicaments anti-acides, par exemple le Maalox

2- Médicaments stimulant la motricité, type métoclopramide, dompéridone.

3- Certains médicaments plus spécifiques ne pourront être prescrits que par le médecin, type
ranitidine, famotidine, cimétidine, sucralfate.

4- enfin dans certains cas les inhibiteurs de la pompe à protons seront indispensables (mopral,
lanzor, inipomp) .

Si le traitement n'est pas suffisamment efficace, le médecin envisagera des explorations plus
précises: endoscopie (gastroscopie), mesure de l'acidité gastrique (PH métrie) pour
rechercher, par exemple, une oesophagite .

5. REGURGITATION
C'est le retour des aliments de l'estomac ou de l’œsophage dans la bouche, sans efforts de
vomissements.
CAUSES :
Une cause très fréquente est une tétine ayant un orifice trop grand. Le nourrisson avale de l'air
de façon trop importante. Le rot qui expulse l'air pousse le lait vers la bouche.
TRAITEMENT :
Il faut que le nourrisson tète plus lentement, et donc prendre une tétine ayant un orifice plus
petit.
Si cela ne suffit pas, il peut être utile de donner au nourrisson avant la tétée une cuiller à café
de lait concentré sucré. Ce simple geste suffit parfois à arranger les choses.

6. POLYPHAGIE
La polyphagie est un symptôme caractérisé par le besoin de manger au-delà des besoins
naturels une faim excessive avec une absence de sensation de satiété, traduisant un excès dans
le comportement alimentaire.

- Cette attitude peut se trouver être un symptôme du diabète ou prédiabétique. Dans ce cas
cela est dû au fait que l'individu ne peut absorber suffisamment de glucose, il a donc faim
d’hydrates de carbone. Les symptômes précurseurs du diabète sont l'asthénie (fatigue), la
polydipsie (soif), la polyurie (besoin fréquent d’uriner), et la polyphagie.

- La polyphagie se met en place lors de diarrhées, car l'individu ne peut assimiler


correctement les aliments qu'il ingère.

- A dissocier de la polyphagie, l'hyperphagie qui consiste à grignoter. La cause est une


dépression.

- De même pour la boulimie qui se produit par crise et est moins assujettie à un trouble
physiologique. Elle aussi a une cause plus psychique que physiologique

7. ANOREXIE
L'anorexie, ou manque d'appétit, est un symptôme de nombreuses maladies infectieuses
(microbiennes ou virales), tumorales (cancer, leucémie) ou parasitaires.
Elle peut résulter d'une grande fatigue et de processus mentaux
En général, il est fréquent au cours de la vie de présenter des périodes d'anorexie qui cèdent le
plus souvent à des traitements vitaminiques et reconstituants.
Anorexie restrictive

L'anorexie restrictive est la plus fréquente : phobie de la prise de poids, rejet de toute
nourriture...
L'anorexie de forme restrictive est marquée par un sentiment de toute puissance et une volonté
de maîtrise globale de son environnement physique, affectif, relationnel... Ce besoin de
contrôle sur soi et les autres, s'accompagne chez les malades d'un rejet de toutes formes de
plaisir : alimentaire, sexuel, affectif.

Anorexie boulimique
L'anorexie boulimique présente des comportements boulimiques marqués par des absorptions
compulsionnelles et massives de nourriture, suivies de vomissements, spontanés ou
provoqués. L'anorexie de forme boulimique s'accompagne au contraire d'une profonde perte
d'estime de soi pouvant évoluer vers des formes dépressives. Le dégoût et la honte de soi
peuvent être en outre à l'origine d'actes suicidaires ; ces sentiments auto-dévalorisants
coexistent parfois avec un attachement anormal à l'un des parents.
Symptômes physiques

Les manifestations physiques de l'anorexie sont :

disparition des règles (aménorrhée).


apparition d'un fin duvet sur la peau.
chute des cheveux.
ongles secs et cassants.
hypotension artérielle.

TRAITEMENT :

Le principal obstacle dans le traitement contre l'anorexie mentale est en réalité la volonté du
patient à refuser tout traitement. Il arrive souvent que la personne atteinte d'anorexie mentale
ne se voit pas comme malade et rejette ainsi toute tentative extérieure visant à l'aider. Le point
de départ du traitement ne sera pas le même selon la gravité de l'état de la personne. Une
hospitalisation peut être le premier cap pour les personnes les plus faibles, alors que pour
d'autres le traitement premier sera une psychothérapie, et/ou l'appel à une diététicienne, ou un
médecin trait
C'est la difficulté d'avaler. La prise d'aliments peut se révéler douloureuse, ou simplement être
ressentie comme difficile, comme si un obstacle empêchait la déglutition normale.
Ce symptôme peut débuter pour des aliments solides(dysphagie aux solide), puis semi-solides,
voire des liquides (dysphagie aux liquides).
Elle est le plus souvent un signe de pathologie de l'œsophage.
CAUSES PRINCIPALES :

*Le CANCER DE L'OESOPHAGE ,


- certaines tumeurs bénignes : kystes ou myomes ( tumeur bénigne musculaire),
- les rétrécissements oesophagiens qui s'accompagnent souvent de régurgitations et
d'hypersialorrhées,
- les brûlures le plus souvent dûes à l'ingestion accidentelle de caustiques (eau de javel),
- l'ingestion de corps étrangers qui restent bloqués à différents niveaux de l'oesophage,
- enfin, des compressions externes à l'oesophage (GANGLIONS LYMPHATIQUES ,
PERICARDITE .
Le traitement de la dysphagie dépend de la cause,

Il consiste à traiter la maladie responsable, lorsque c'est possible ou à enrayer ses effets sur
l'œsophage.

Le traitement peut être médicamenteux :

- médicaments qui dilatent les sphincters, lorsqu'ils sont trop toniques ;

- traitements antimycosiques, antibactériens, contre l'herpès, selon la cause infectieuse ;

- chimiothérapie, radiothérapie en cas de cancers.


9. NAUSEES
C'est l'envie de vomir appelée encore "mal au cœur".
Un vomissement est toujours précédé de nausées, mais l'inverse n'est pas vrai : on peut avoir
des nausées sans vomir.
Les nausées ne sont pas forcément dues à des problèmes digestifs. C'est tout le paradoxe de ce
symptôme fréquent et désagréable. Toute nausée prolongée doit faire consulter un médecin.
Mais la plupart du temps, ces nausées sont suivies de vomissements.
Avoir mal au cœur est une expression qui a un double sens : soit une envie de vomir, soit des
douleurs au niveau du cœur

CONDUITE A TENIR
Il lui faut d'abord calmer ces nausées en administrant un anti-vomitif. L'injection
intramusculaire ou intraveineuse permet souvent de soulager le symptôme, mais ce n'est pas
pour autant qu'il en guérît la cause.

Ensuite, en fonction de l'âge et de son examen (auscultation et prise de la tension,


électrocardiogramme au besoin), il va rechercher des nausées qui pourraient masquer un
problème plus grave : un problème cardiaque ou abdominal sérieux. La plupart du temps,
d'autres signes sont en avant et mettent les nausées au second plan.

10. HOQUET

C'est une contraction involontaire du diaphragme. Cette contraction détermine une brusque
secousse de l’abdomen et du thorax et qui s’accompagne d’un bruit rauque caractéristique dû
à la constriction de la glotte avec vibration des cordes vocales

TRAITEMENT :
Plus le hoquet est récent, plus le traitement est facile.
Au contraire, plus il est ancien, plus il est difficile à traiter et plus il a tendance à récidiver
même après guérison survenue après le traitement de la cause

11. VOMISSEMENT
Le vomissement un phénomène réflexe d'expulsion du contenu de l'estomac. La cause peut
être due à l'estomac lui-même (sténose du pylore par exemple) ou bien à son contenu agressif
ou indigeste (intoxication alimentaire par exemple).

Le centre qui donne l'ordre du vomissement est situé dans le cerveau. C'est pourquoi des
affections proches du cerveau peuvent donner des vomissements (par exemple une méningite
ou une migraine).

Et enfin, tout ce mécanisme met en jeu des structures nerveuses inconscientes (les systèmes
sympathiques et parasympathiques), et des muscles contrôlés consciemment comme le
diaphragme ou les muscles abdominaux. C'est pourquoi les vomissements s'accompagnent
souvent d'autres signes : pâleur, sueurs froides, malaise, ralentissement du pouls.
12. RECTORRAGIE
On parle de rectorragie lors de l’émission par l’anus de sang rouge vif. Il s’agit de sang « non
digéré », traduisant une hémorragie de l’appareil digestif bas. En cas d’hémorragie digestive «
haute », par exemple au niveau de l’estomac, le sang dans les selles est noir (on parle dans ce
cas de méléna ou de selles noires). Traitement et prévention :

TRAITEMENT
Le traitement d’une rectorragie dépend bien évidemment de la cause. La première étape est
donc de localiser la lésion. Pour ce faire, le médecin effectuera divers examens, soit
proctologiques (examen de l’anus et du rectum) soit d’imagerie (endoscopie du côlon ou
coloscopie, par exemple). Une prise de sang permettra aussi d’évaluer le retentissement des
saignements sur la composition sanguine.
En cas de pertes sanguines importantes, une prise en charge en réanimation permettra
d’effectuer, si nécessaire, des transfusions sanguines.
Dans certains cas, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour traiter la lésion en cause
et stopper le saignement (ou empêcher les récidives).

13. CONSTIPATION
La constipation est une difficulté à déféquer. Les selles sont alors généralement dures et de
petit volume. Plusieurs définitions médicales coexistent, la plus courante est : « moins de trois
selles par semaine et/ou difficultés à exonérer ».
CAUSES :

On distingue la constipation due à un trouble de la progression des selles, représentant le cas


le plus fréquent et en rapport direct avec ce ralentissement du transit, d'un autre type de
constipation dite constipation terminale ou dyschésie plutôt en rapport avec une difficulté
d'évacuation des selles.

TRAITEMENT :
Le traitement de première intention est l'instauration d'un régime riche en fibre, une
hydratation suffisante.

Dans les cas de selles abondantes retrouvées à la partie terminale de l'appareil digestif dans
l'ampoule rectale, un lavement pourra être effectué afin d'éliminer les selles et rétablir le
transit.
L'utilisation de glycérine (suppositoire) peut également faciliter l'élimination de selles.
Un traitement laxatif par voie orale sera mis en place dans les cas de constipation chronique à
prendre pendant plusieurs semaines pour rétablir un transit correct.

14. HEMATEMESE
L'hématémèse est le rejet de sang d'origine digestive par la bouche, le plus souvent au cours
d'un vomissement.

Causes et facteurs de risque

Les causes de l'hémorragie digestive sont nombreuses :


Hémorragie par rupture de varices œsophagiennes : l'interrogatoire du patient ou de son
entourage permet de retrouver la notion d'un alcoolisme ancien et les examens biologiques
retrouvent une altération de la fonction du foie.

Les varices œsophagiennes sont une pathologie observée chez le sujet cirrhotique ;

Ulcère gastro-duodénal : l'interrogatoire retrouve des antécédents de douleurs à l'estomac


calmées par les repas ;

Médicaments gastro-toxiques (certains médicaments sont toxiques pour l'estomac : aspirine et


autres anti-inflammatoires) ;
TRAITEMENT:

Il s'agit d'une urgence médicale.

L'évolution d'une hématémèse étant imprévisible, il est impératif d'hospitaliser le patient en


milieu spécialisé même si l'hémorragie est de faible abondance et l'état du patient satisfaisant.
Le traitement repose d'une part sur le traitement de la cause de l'hématémèse et d'autre part
sur la transfusion sanguine (si elle est nécessaire).
Le traitement de la cause dépend de la persistance ou de l'arrêt de l'hémorragie, de son
abondance, de son risque de récidive, de l'âge et des affections associées du patient. Une
diarrhée est une émission de selles anormales que ce soit en termes de fréquence, de volume,
de consistance ou de poids (supérieur à 300 g par jour). Ce symptôme peut évoluer de façon
aiguë ou chronique.

5. DIARRHEE :
Une diarrhée est une émission de selles anormales que ce soit en termes de fréquence, de
volume, de consistance ou de poids (supérieur à 300 g par jour). Ce symptôme peut évoluer
de façon aiguë ou chronique.
CAUSES :
Les diarrhées ont des causes très variées que le médecin doit diagnostiquer pour prescrire le
traitement adapté.
- Pour les diarrhées aiguës, même si la plupart des causes sont liées à une infection dans le
cadre d'une intoxication alimentaire, il est essentiel de ne pas passer à côté d'une cause plus
grave.Si un doute persiste, si la diarrhée ne s'arrête pas à la suite d'un traitement
symptomatique, s'il existe des signes généraux en particulier à type de fièvre et de douleurs
abdominales, le médecin demandera alors de réaliser une analyse des selles (coproculture) à la
recherche des germes éventuellement responsables.
- Pour les diarrhées chroniques, il est nécessaire de mener une exploration complète jusqu'à
l'obtention d'un diagnostic précis. Les mécanismes responsables de la diarrhée et les causes
sont multiples.
TRAITEMENT :

-Traitement de l'affection causale


-Ralentisseur du transit
-Régime sans résidu
-Combattre la déshydratation en prenant des électrolytes sous forme de solution.
-En dernier recours, dans les cas liés à une infection récidivante, induite par un microbe
antibiorésistant, la Bactériothérapie fécale peut être une solution. Elle se montre très efficace,
mais on manque encore de recul pour être certain de ne pas prendre d'autres risques

16. BALLONNEMENT

Les ballonnements ou flatulences désignent la production de gaz dans la partie gastro-


intestinale et l’accumulation de celui-ci au niveau de l’estomac ou de l’intestin. Ce gaz à
l’origine des ballonnements peut s’expulser ou s’échapper involontairement à travers deux
orifices : la bouche et l’anus.
CAUSES :
– La digestion des aliments nécessite l’action des bactéries se trouvant dans l’intestin et
notamment dans le colon. Celles-ci transforment ces aliments en plusieurs éléments parmi
lesquels se trouvent les gaz. Les aliments riches en azote comme les haricots ou les choux et
tous les féculents sont connus comme à l’origine des gaz.
– Certaines personnes souffrent aussi d’un déficit en lactase (intolérance au lactose) ne leur
permettant pas de digérer le lactose. Ce phénomène entraîne plus de fermentation intestinale
menant inévitablement, outre le ballonnement et la flatulence, à certains cas de diarrhée.

– La constipation figure aussi parmi les causes principales de la flatulence et des


ballonnements. Lors d’une constipation, l’accumulation des selles dans le gros intestin
accentue le processus de fermentation à l’origine de la production de gaz.
– La prise de certains médicaments peut être une cause de flatulence.
– Le tabagisme peut mener à de la flatulence.
– L’aérophagie peut également provoquer la flatulence et le ballonnement à cause de la
grande quantité d’air avalé en mangeant ou en buvant.
– On estime que l’anxiété peut aussi être une source de flatulence ou de ballonnements
– Le ballonnement et la flatulence sont des troubles fréquents atteignant les femmes pendant
la période de grossesse.
TRAITEMENT :

Plusieurs types de médicaments disponibles sans ordonnance peuvent être utilisés, même si
les preuves d’une réelle efficacité font parfois défaut.
Lorsque les ballonnements sont associés à des brûlures d’estomac, les médicaments
combinant un médicament antiacide et un pansement digestif sont particulièrement indiqués.

Le charbon absorberait les gaz intestinaux et permettrait ainsi de lutter contre leur production.

Les antispasmodiques à visée digestive luttent contre les douleurs dues aux ballonnements.
Certains sont associés à un pansement digestif.
17. METEORISME :
Le météorisme abdominal est un gonflement de l'abdomen, apparent ou ressenti par la
personne, dû à la présence en excès de gaz dans les intestins, ou à l'incapacité de les évacuer.
Ce terme employé par les médecins est synonyme de "ballonnements".

CAUSES
En dehors de l'occlusion intestinale qui est finalement rare, les causes les plus fréquentes sont

-Indigestion
-Alimentation trop riche en certains aliments et responsable de fermentations
-Abus de boissons gazeuses
-Constipation
-Parfois, une tension psychique qui va perturber la respiration, va faire respirer d'une manière
inadaptée et déglutir beaucoup d'air; on peut appeler cela de manière imagée une "crise
d'aérophagie".
TRAITEMENT :

En cas de fortes crampes, des principes actifs destinés à soulager les crampes (appelés
spasmolytiques) ou des antidouleurs peuvent être prescrits.
Dans le cas où le météorisme est un symptôme concomitant d’une autre maladie, il convient
de traiter en premier lieu la maladie sous-jacente

18. COLIQUE HEPATIQUE


C'est une complication aiguë de la lithiase biliaire : il y a obstruction brutale des voies
biliaires, avec distension aiguë, en amont, de la voie biliaire soit principale (canal cholédoque
et canaux hépatiques) soit accessoire (vésicule biliaire et canal cystique).
CAUSES :

La colique hépatique s'explique par les contractions de la vésicule biliaire qui viennent buter
sur le calcul et/ ou sur un corps étranger. Ce phénomène entraîne la migration du calcul à
travers les voies biliaires.
TRAITEMENT:

Le plus urgent est de calmer rapidement la douleur.

Les antispasmodiques, les antalgiques non opiacés, les anti-inflammatoires non stéroïdiens
sont utilisés.
Dans certains cas, on utilise la morphine ou un de ses dérivés.
Le bilan de la lithiase décide de la conduite à tenir : traitement de la lithiase biliaire.
19. ICTERE
La jaunisse, également connu sous le nom d'ictère, est un terme utilisé pour décrire une teinte
jaunâtre de la peau et du blanc de l'œil (la sclérotique), causée par une hyper-bilirubinémie
(un excès de bilirubine dans le sang).
Les fluides corporels peuvent aussi être de couleur jaune. La couleur de la peau et la
sclérotique varient en fonction du taux de bilirubine.
Un ictère est généralement le signe d'une maladie sous-jacente. Certaines conditions sous-
jacentes peuvent causer un ictère, parmi lesquelles :

-Une inflammation aiguë du foie qui peut nuire à la capacité du foie à sécréter la bilirubine
conjuguée, ce qui entraîne une accumulation de bilirubine.
-L'inflammation de la voie biliaire peut empêcher la sécrétion biliaire et l'élimination de la
bilirubine, ce qui provoque un ictère.
-Une obstruction de la voie biliaire empêche le foie de l'élimination de la bilirubine, qui se
traduit par une hyper-bilirubinémie.
-Une anémie hémolytique qui est une surproduction de bilirubine, augmentant lorsque de
grandes quantités de globules rouges sont en baisse.
-Le syndrome de Gilbert qui est une maladie héréditaire qui affecte la capacité des enzymes
pour traiter l'excrétion de la bile.
-La cholestase qui une affection dans laquelle l'écoulement de la bile du foie est interrompue.
La bile contenant la bilirubine conjuguée reste dans le foie au lieu d'être excrétée.

TRAITEMENT :

Le traitement d'un ictère nécessite généralement un diagnostic de la cause spécifique de


l'ictère, afin de sélectionner le traitement approprié. Le traitement vise donc la cause
spécifique, plutôt que l'ictère lui-même.

20. HEPATOMEGALIE
L'hépatomégalie (repérable à la palpation chez l'homme) est une augmentation du volume du
foie, palpable sous le rebord costal droit. Il peut s'agir d'une augmentation de volume de
l'organe en entier, d'un lobe en particulier ou d'un secteur plus circonscrit.
Le foie est impliqué dans de nombreuses fonctions du corps. Elle est affectée par de
nombreuses maladies qui peuvent causer une hépatomégalie, y compris:

LES CAUSES:

* L’utilisation de l’alcool
* insuffisance cardiaque congestive
* Le glycogène
* L’hépatite A
* L’hépatite B
* L’hépatite C
* Carcinome hépatocellulaire
* Intolérance héréditaire au fructose
* Mononucléose infectieuse
* leucémie
* Maladie de Niemann-Pick
* La cirrhose biliaire primitive
* Syndrome de Reye
* La sarcoïdose
* La cholangite sclérosante
* (Foie gras résultant de troubles métaboliques, tels que les niveaux de diabète, d’obésité et de
haute triglycérides, aussi connu comme la stéato-hépatite non alcoolique ou NASH) stéatose
* métastases

TRAITEMENT:
- l'activité physique régulière;
-un régime alimentaire comportant moins de toxines (par ex. l'alcool);
-la substitution de certains médicaments qui sont moins susceptibles de provoquer la stéatose
hépatique non alcoolique que ceux que vous prenez déjà;
-la maîtrise du taux élevé de cholestérol;
-l'équilibre du diabète.

21. SPLENOMEGALIE
On appelle splénomégalie une augmentation de volume (« -mégalie ») de la rate (« spléno- »).
Ceci est repérable à la palpation ou à l'échographie.
CAUSES :

-Hypertension portale
-Hyperplasie lymphoïde
-Hyperactivité macrophagique
-Métaplasie myéloïde
-Maladie de surcharge
-Tumeurs spléniques
TRAITEMENT:
Le traitement de la splénomégalie dépend des symptômes et des complications (la maladie qui
a déclenché l'hypertrophie doit évidemment être aussi traitée).

• Si le taux d'hémoglobine (une protéine présente dans les globules rouges et chargée de
transporter l'oxygène) est faible, une transfusion sanguine peut être nécessaire.

• En cas d'insuffisance de globules blancs, des antibiotiques seront prescrits pour limiter le
risque infectieux.

• Si la concentration de plaquettes chute, une transfusion de plaquettes est indiquée.


• En cas d'infection bactérienne, des antibiotiques seront administrés.

• L'ablation de la rate (splénectomie) est une option.

22. TENESME :
Ce sont des sensations douloureuses de distension du rectum, donc de la partie terminale du
gros intestin.
CAUSES :

* Ano abcès
* Le cancer colorectal ou de tumeurs
* La maladie de Crohn
* L’infection du côlon (colite infectieuse)
L’inflammation du côlon ou du rectum parce que le rayonnement (proctite de radiation ou
colite)
* Maladie inflammatoire de l’intestin (MII)
* Troubles du mouvement (motilité) de l’intestin
* La colite ulcéreuse

TRAITEMENT :

Si vous souffrez de constipation, essayez d’augmenter votre consommation de liquides et de


fibres.

23. EPREINTES
Ce sont des douleurs très violentes qui surviennent au moment d’aller à la selle. Elles
témoignent d’une souffrance du rectum.

CAUSES :

-Toutes les causes habituelles de diarrhées, surtout lorsqu’elles sont répétées.


-Une fissure anale.
-Une recto-colite ulcéro-hémorragique.
-Une amibiase.
-Une proctite qui est une inflammation de la partie terminale du rectum.
-Un cancer du rectum . Mais ce genre de cancer est rarement douloureux.

TRAITEMENT :
Mis à part les médicaments antispasmodiques qui peuvent diminuer les douleurs, il faut
essayer de limiter tout ce qui peut constituer une agression pour les intestins : les selles trop
dures, les selles trop liquides, les selles agressives par leur contenu.

24. PRURIT ANAL


La sensation désagréable de la peau située autour de l'anus, à l'origine d'une nécessité absolue
de devoir se gratter, peut avoir de nombreuses origines. La zone située autour de l'anus est
chaude, humide.
En effet il n'existe pas à cet endroit une ventilation suffisante. On constate d'autre part une
transpiration excessive qui favorise cette atmosphère délétère. Enfin, un ensemencement
microbien massif est constant autour de l'anus.

CAUSES :

-Hémorroïdes
-Fistule anale
-Abcès
-Condylome acuminé
-Inflammation de la peau entraînant une irritation locale
-Psoriasis. Il n'est pas toujours associé à un psoriasis généralisé (raison pour laquelle il faut y
penser) c'est-à-dire touchant d'autres parties du corps.
-Mycoses
TRAITEMENT :
Ne pas utiliser de crème, de pommade à l'exception d'une autorisation médicale Éviter les
excitants (alcool, café, tabac, vinaigre, moutarde, poivre, piment etc.)
Avoir une alimentation saine contenant suffisamment de légumes et de fruits Avoir des selles
régulières en ayant soin de boire suffisamment de liquide dans la journée
il est nécessaire de garder la région anale propre en se lavant avec un savon neutre le matin et
le soir. Le rinçage à l'eau claire est très important.

25. OEDEME :
Un œdème désigne le gonflement d'un tissu causé par l'accumulation d'un liquide (plasma) en
dehors des vaisseaux sanguins. Le plasma envahit le tissu interstitiel, le tissu qui soutient les
organes.
On reconnaît facilement un œdème lorsqu'après avoir exercé une pression, la marque du doigt
est toujours visible.
CAUSES :
Certains œdèmes sont idiopathiques (de cause inconnue), d'autres sont associés à des maladies
qui altèrent l'irrigation sanguine, la tension artérielle et la perméabilité des capillaires.
TRAITEMENT :
Le traitement à suivre dépend de la zone affectée et de la cause.

26. ANASARQUE
Définition :
L'anasarque est un oedème généralisé causé par une infiltration de sérosité dans les tissus
cellulaires, essentiellement sous-cutanés.
CAUSES :
Elle peut être causée par une insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque mais aussi par
certaines maladies comme le béribéri.
SYMPTOMES :
L'anasarque se traduit par une prise de poids importante, une fatigue intense et des difficultés
respiratoires.
TRAITEMENT :
Elle peut être traitée par voie médicamenteuse grâce à la prise de diurétiques ou par ponction
du liquide séreux. Lorsqu'elle touche le fœtus, elle est appelée anasarque foeto-placentaire.

27. ASCITE :

L'ascite est une accumulation anormale de liquide dans l'abdomen et plus précisément dans la
cavité péritonéale, c'est-à-dire entre les deux feuillets du péritoine, l'enveloppe qui tapisse
l'abdomen. Cet épanchement liquidien est due à une maladie du foie, la cirrhose, dans près de
80% des cas. Elle peut aussi être causée, mais plus rarement, par un cancer du foie ou de
l'estomac, une atteinte hépatique, une pancréatite, une insuffisance cardiaque ou rénale
évoluée
SYMPTOMES :

L'ascite est souvent indolore, mais entraîne une augmentation du volume de l'abdomen, une
prise de poids et une lourdeur abdominale dues à l'accumulation de liquide.
On peut également retrouver un œdème des membres inférieurs et un épanchement pleural (le
liquide passe entre les deux feuillets de la plèvre qui recouvre les poumons)..
TRAITEMENT :

Le traitement de l'ascite correspond au traitement de sa cause. Il repose aussi sur la ponction


du liquide pour l'évacuer : on parle alors de ponction évacuatrice.
Une perfusion intraveineuse peut également être mise en place, si nécessaire, pour compenser
le manque de protéines, d'eau et de minéraux qui va souvent de paire avec l'ascite. Le repos au
lit est également recommandé.
Enfin, si l'ascite est due à une cirrhose, le traitement passera par un régime pauvre en sel et la
prescription de diurétiques. La perte de poids doit être contrôlée et ne doit pas excéder 500 g
par jour.

28. CACHEXIE :

La cachexie est un état de profonde diminution de l'état général d'un individu.


Elle est en rapport avec une dénutrition sévère de l'organisme.

Elle est souvent une des conséquences de l'anorexie majeure, du cancer, d'insuffisances
cardiaque, rénale ou hépatique aux stades évolués, d’une maladie auto-immune ou d'une
maladie infectieuse grave comme la tuberculose ou le SIDA.

La perte de masse musculaire entraîne une immobilité.


Le traitement de la cachexie repose sur une renutrition associée au traitement de la cause
l'ayant entrainé.

TRAITEMENT :

Il n'existe pas de traitement établi pour la cachexie, mais plutôt une série de composés dont un
effet secondaire serait de ralentir la cachexie cancéreuse, souvent en stimulant l'appétit ou
augmentant la masse musculaire : on peut notamment citer les corticoïdes, les stéroïdes
anabolisants

29. DESHYDRATATION

La déshydratation désigne le fait que l'organisme est privé, partiellement ou en totalité, de son
eau. L'organisme, pour fonctionner, nécessite un apport constant de liquide, deux litres par
jour, apportés par les boissons et les aliments.
CAUSES :

Elle peut être causée par une absorption insuffisante, mais aussi de la fièvre, des diarrhées et
des vomissements, l'activité physique ou un traitement médicamenteux notamment suite à une
prise de médicaments diurétiques ou de laxatifs en quantité trop importante.
Elle peut également être la conséquence d'une transpiration excessive, notamment suite à une
activité physique intense ou en cas de canicule.
Les nourrissons, les enfants en bas âge, les personnes âgées et les personnes qui souffrent
d'une maladie chronique comme un diabète sont plus sensibles à la déshydratation.

TRAITEMENT :
Suivant la gravité de la déshydratation et l’âge du patient, le traitement diffère.
En cas de risques de déshydratation chez l’enfant (fièvre, diarrhée...), le professionnel de
santé conseillera, dans la plupart des cas, un soluté de réhydratation oral.

POUR L’ADULTE, il convient, dans un premier temps, d’augmenter les apports hydriques
ou de consommer des aliments riches en eau, tout en conservant une alimentation
naturellement salée. Pour se faire, la réhydratation peut se faire avec des bouillons, soupes ou
jus de légumes. Dans le cas de troubles de la déglutition, il est possible d’utiliser des eaux
gélifiées prêtes à l’emploi ou une poudre épaississante.

30. GINGIVORRAGIE :
Une gingivorragie est un saignement des gencives qui fait souvent son apparition en cas de
gingivite (inflammation des gencives), de pyorrhée (inflammation entrainant un
déchaussement dentaire) voire de pathologie cancéreuse (leucémie).

La gingivorragie se manifeste essentiellement lors d'un contact, notamment lorsqu'on se


brosse les dents ou qu'on mâche des aliments durs. Généralement, cette gingivorragie est
douloureuse. Elle se caractérise par une mauvaise haleine et une importante production de
salive.

CAUSES :
Il s'agit avant tout des causes de gingivite .
La cause la plus fréquente est un dépôt de tartre à la base des dents, à l'origine d'une
inflammation de la gencive et de saignements.
Les tumeurs de la gencive sont peu fréquentes.
En revanche, en cas de traitement anticoagulant, c'est un signe fréquent de surdosage.
SIGNES IMPORTANTS :
•Un saignement inhabituel qui se répète plusieurs jours de suite, soit spontanément, soit lors
du brossage des dents.
•La perception d'une boule dans la bouche ou d'une zone indurée dans la bouche ou sur la
langue.
•Le déchaussement des dents.
•La prise d'anticoagulants .
•Des douleurs importantes des gencives.
•De la fièvre.
•Des ganglions dans le cou ou sous la mâchoire.
Ces signes nécessitent de voir un médecin pour faire un examen

TRAITEMENT :
Bien entendu, le traitement de la cause est indispensable.
En cas d'une simple pyorrhée, c'est un détartrage régulier qui sera nécessaire pour apporter la
guérison.
Un supplément en vitamine C est toujours bénéfique.

31. HERPES
L'herpès est une maladie virale contagieuse responsable d'affection de la peau et des
muqueuses caractérisée par une éruption vésiculeuse de boutons groupés.

L'herpès est une maladie considérée comme bénigne chez les sujets en bonne santé, mais peut
se révéler très sérieuse chez les sujets présentant un déficit immunitaire, les nourrissons ou les
femmes enceintes.

Cette maladie, vécue parfois péniblement, ne peut jamais être totalement guérie et impose
donc au porteur de prendre des précautions, y compris en dehors des crises où il reste
potentiellement contagieux.

TRAITEMENT :
A la phase aiguë initiale, le médecin prescrira des antiacides et des antisécrétoires.
Les conseils d'hygiène et de diététique sont les mêmes que ceux habituels en cas de reflux
gastro-oesophagien

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