Formation sur les Machines Synchrones
Formation sur les Machines Synchrones
MACHINE SYNCHRONE
Généralité
Le rotor, siège d’un champ magnétique constant, suit le champ tournant à la même vitesse ns.
L’inducteur sur le rotor entraîné par une turbine tournant à la vitesse ns, crée dans l’entrefer de la machine
un champ tournant à la vitesse ns. Ce champ tournant induit aux bornes de l’induit (stator) une f.é.m. e(t)
de fréquence f. La machine synchrone est réversible.
c. Synchronisme : Le rotor et le champ tournant ont la même vitesse nS. On dit qu’ils sont
synchrones.
La fréquence f de la f.é.m. ou du courant de l’induit (stator) et la vitesse de synchronisme ns sont liées par
la relation :
Fig1 a Fig1
b
1
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ALTERNATEUR
L’alternateur ou génératrice synchrone est la seule machine capable de fournir des tensions alternatives de
grande puissance. Il transforme l’énergie mécanique reçue en énergie électrique.
1. Symbole ~ ~
Induit
1 2 3 1 2 3
G G
G
G
S
_ _
_ _ Inducteur
Fig2
1. Constitution
L’alternateur est constitué d’une partie fixe appelé stator qui sera en général l’induit et d’une partie
tournante appelé rotor qui sera en général l’inducteur (la disposition inverse peut être aussi choisi)
a. Stator (induit)
C’est une couronne de tôles empilées, serrée dans une carcasse, et portant dans des encoches destinées à
loger les conducteurs qui sont constitués en une (1) bobine (si monophasé) et en trois bobines (3) qui
seront couplées en étoile ou en triangle.
Balayés par le champ rotorique, les enroulements statoriques sont le siège de forces électromotrices
induites délivrant un système de tension triphasé.
b. Rotor (inducteur)
Il porte un enroulement parcouru par du courant continu par l’intermédiaire de balais frottant sur 2
bagues isolés et tournant avec le rotor. C’est cet enroulement qui crée le champ magnétique destiné à
balayer les enroulements statoriques.
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2. Fonctionnement
L’électro-aimant qu’est le rotor est alimenté en courant continu et entrainé en rotation par un moteur (ou
une turbine) produit un champ magnétique tournant. Chaque spire d’un enroulement du stator, soumise à
l’action de ce champ tournant, est le siège d’une force électromotrice induite de fréquence:
La roue polaire alimentée en continu et tournant à la vitesse n crée un flux dans l’entrefer ф= фmcos t
N 0 d
Un enroulement de phase comportant N0 spires apparaît à ses bornes une f.e.m e = − e(t)=
dt
N 0m sin t e(t)= N 0 m cos(t − )
2
On voit que la f.é.m. est déphasée de par rapport au flux d’ou le diagramme de Fresnel suivant :
2
ф E N N 2f
Eeff= m = 0 m = 0 m = 4,44 N 0 f m
2 2 2
Fig.3 E
N
Eeff = 4,44 f m =2 ,22N fm
2
En fait il faut tenir compte du coefficient de Kapp pour obtenir la valeur efficace réelle. Les f.é.m. qui
prennent naissance dans les conducteurs ne sont pas en phases.
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➢ Facteur de distribution KD
Les conducteurs statoriques n’étant pas coupés au même instant par le flux, on apporte des modifications
en multipliant la force électromotrice théorique par un coefficient KD<1.
➢ Facteur de forme kF
Le flux rotorique n’étant pas parfaitement sinusoïdal, on apporte des modifications en multipliant la force
électromotrice théorique par un facteur de forme KF légèrement >1.
Le produit 2,22 .[Link] est très voisin de 2,22 ; ([Link]) étant très proche de 1. Si aucune indication n’est
donnée, on pourra choisir K= 2,22
Entrainé par un moteur et excité par le courant continu i, l’alternateur a, dans l’essai à vide les 3 phases
ouvertes.
a. Schéma de montage
i
+ V
GS
A 3~
n=cte
_
M
Fig.4a
La caractéristique Ev = f(i) représente les variations de la force électromotrice aux bornes d’un
enroulement du stator en fonction du courant d’excitation i. Cette courbe se trace à vitesse constante et
puisque ES = KnNPΦmax , l’allure de cette courbe n’est fonction que du flux ; ce qui traduit la courbe
d’aimantation du matériel (figure 4b)
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Er i
iFig.4b
Remarque Pour une excitation nulle (i=o), la force électromotrice au stator n’est pas nulle. La faible
tension existante est dite force électromotrice qui garde une faible aimantation si on coupe l’excitation, on
l’appelle aimantation résiduelle ou (f.é.m. rémanente).
5. Etude en court-circuit
Les phases du stator sont reliées par un court-circuit. La principale caractéristique Icc= f(i) est tracé à
vitesse constante et est donné à la (figure 5b)
n=cte
_
M Fig.5b i
Fig.5a Cette caractéristique est pratiquement une droite,
passant par l’origine.
b. Réactance synchrone XS
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La réactance synchrone XS est déterminée à partir des essais en court-circuit et à vide. En court-circuit,
E
puisque la résistance R peut être négligée devant XS, on a : ECC = XS .ICC ; soit XS = cc .Cette force
Icc
électromotrice simple ECC obtenue en court-circuit est la même qui serait obtenir à vide (soit Ev) pour la
Ev
même excitation soit XS =
I Cc
Icc(A)
100V 20A
i(A) i(A)
2A
2A
Fig.6a Fig.6b
100
Alors Xs= = 5 , soit Xs=5
20
6. Etude en charge
Les phases du stator sont reliées à un récepteur triphasé. La principale caractéristique U= f(I) noté
caractéristique externe ou en charge se trace à vitesse et courant d’excitation constante elle est donnée à la
(figure 7b)
i=cte
+
Récepteur
GS
3~ 3~
_
n=cte
I(A)
M
Fig.
7a Fig. 7b
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La loi des mailles appliquée à une phase quand l’alternateur débite sur un récepteur couplé en étoile
donne la force électromotrice à vide d’un enroulement : Ev=RI+JXsI+V
U
Avec V= tension simple en charge
V 3
RI est la chute ohmique due à la résistance R
EV
φ d’un enroulement statorique (souvent négligée)
JXSI XsI est la chute de tension due à la réactance
I synchrone .
RSI
est lié au facteur de puissance du recepteur.
Ce diagramme est comparable au diagramme de kapp mais avec une chute de tension XsI beaucoup plus
grande que dans un transformateur.
d. Détermination du rendement
✓ Expression
L’alternateur absorbe une puissance mécanique PM pour entrainer son inducteur (rotor) et une puissance
électrique Pjex pour l’excitation (alimentation du rotor). Il fournit à un récepteur triphasé équilibré une
puissance électrique
Pu = 3UI cos
pu pu 3UI cos
Soit donc : = = =
Pa Pu + pertes 3UI cos + pertes
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Pa=PM+PJex
3UI cos
=
3UI cos + Pm + PF + PJex + PJs
Pc=Pm+Pjex PJex
PJs
Pu=
➢ Stator en étoile :
R I
r 3
PJs=3RI2 et R = , soit PJs = rI 2
2 2
I
➢ Stator en triangle PJs=3RJ2. Mais puisque J = , on a : PJs=RI2
I 3
J 1 1 1 3
R D’autre part, = + soit R = r on
R r R 2R 2
3
retrouve alors PJs = r I2
R 2
3
PJs = rI 2
2
Conclusion Que le stator soit couplé en étoile ou en triangle, les pertes par effet joule statorique ont
pour expression
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EXERCICES D’APPLICATION
Exercice 1:
On considère un alternateur monophasé (circuit magnétique non saturé), ayant les caractéristiques
suivantes :
✓ Tension d’induit U = 380 V ;
✓ Fréquence f = 60 Hz ;
✓ Vitesse de rotation n = 900 trs/min ;
✓ Résistance d’induit r = 0,02 Ω.
Lorsque le courant d’excitation vaut 9A, la tension à vide est égale à 420 V. De plus, pour un courant
d’excitation de 5 A, l’alternateur débite un courant de court-circuit de 307 A.
1) Déterminer le nombre de pôles de l’alternateur.
2) Déterminer la réactance synchrone.
3) Le facteur de puissance de l’installation étant de 0,9 trouver la f.é.m. pour U = 380V et I = 120 A en
utilisant le diagramme de Behn Eschenburg.
4) En déduire le courant d’excitation correspondant (on considère que la courbe E(i) est linéaire entre 380
et 450 V).
Le rotor consomme un courant i = 5 A sous une tension de 17 V, et les pertes constantes sont égales à 700
W.
5) Calculer pour les conditions des questions 3) et 4), la puissance utile ainsi que le rendement.
Exercice 2 ;
Un alternateur triphasé étoile a une tension (entre phases) U = 660 V et débite un courant de 50 A sous un
cosφ = 0,8 (inductif) à la fréquence f = 50 Hz.
1) Calculer les puissances, active, réactive et apparente.
2) Sachant que l’induit comporte 372 conducteurs et que le flux sous un pole est de 0,027 Wb, calculer le
coefficient de Kapp en admettant que E est égal à la tension sur une phase à la sortie de l’alternateur.
Exercice 3 :
Un alternateur monophasé fournit un courant de 50 A sous une tension de 240 V et avec un facteur de
puissance de 0,8 (charge inductive). Le rotor consomme 8 A sous une tension de 35 V. les pertes constantes
sont égales à 450 W et la résistance de l’enroulement du stator est R = 0,2 Ω.
1) Calculer la puissance utile de l’alternateur et son rendement.
2) Pour le même courant d’excitation, on a relevé : Ev= 280 V et Icc = 40 A. Calculer l’impédance et la
réactance interne de l’alternateur et déterminer la f.e.m (Ev) par le graphique de Behn Eschenburg.
Exercice 4 :
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Un alternateur triphasé dont les enroulements de l'induit sont couplés en étoile produit, à vide, une tension
entre deux bornes U de valeur efficace 2,6 kV et de fréquence f=50 Hz. L'enroulement statorique
comporte 2 encoches par pôle et par phase et 12 conducteurs par encoches. Le flux utile sous un pôle est
Φ= 45 mWb. La fréquence de rotation de la roue polaire est n = 500 tr/min
A la puissance nominale, l’alternateur fournit l'intensité I= 600 A à une charge qui absorbe la puissance
P= 2,1 MW avec un facteur de puissance cos φ= 0,9. Le rendement de l'alternateur est alors η = 0,85.
- Calculer la tension U entre deux bornes de l'induit en charge.
- Calculer l'ensemble des pertes de l'alternateur.
Exercice 5 :
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Exercice 6;
Un alternateur triphasé de 5 KVA, tétrapolaire, couplage étoile, présente une tension nominale de 220V
entre fils de phase à la fréquence de 50Hz.
En court circuit, pour n=ns, il faut un courant d’excitation J=2,3A pour obtenir Icc = In.
La puissance Pcc fournie sur l’arbre vaut alors 560W. (Dans les deux essais, l’inducteur est alimenté par
une source auxiliaire grâce à deux contacts glissant).
1. Calculer :
a. La vitesse de synchrone.
b. Le courant nominal.
c. Calculer la valeur de la réactance synchrone par phase x (réactance interne des enroulements
négligée).
2. Pour que l’alternateur débite un courant nominal dans une charge résistive, le courant d’exitation
doit prendre la valeur j= 6,2A.
Quelle tension U pouvait-on prévoir par la méthode de Behn-Eschenburg, à partir des essais à vide
et en court circuit ?
3. Le courant inducteur restant est égale à 6,2A, déterminé graphiquement, pour I = In, la tension U
si le déphasage ρ prend les valeurs +30° et -30°.
En déduire les tensions maximale, minimale et les déphasages correspondant.
4. On maintient la tension U = Un, constante par action sur le courant d’excitation. Déterminer le
courant débité par l’alternateur à j = 6,2A et ρ = +30°.
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Une machine à courant continu est convertisseur électromécanique destiné à transformer l’énergie
mécanique en énergie électrique ou inversement.
Les machines à courant continu dans lesquelles se produit la conversion de l’énergie mécanique en
énergie électrique sont appelé générateur, tandis que celles destinées à convertir l’énergie électrique en
énergie mécanique sont appelé moteur électrique.
1. Constitution :
Dans une machine à courant continu on peut noter les éléments suivants :
✓ La carcasse
✓ Le noyau des pôles
✓ Les bobines de champs
✓ Le noyau de l’induit
✓ Les bobines de l’induit
✓ Le collecteur
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✓ Les ballais
✓ Les roulements
✓ Un ventilateur
La carcasse, le noyau des pôles, le noyau des pôles, le noyau de l’induit et l’entre fer constituent le circuit
magnétique. Les bobines, les segments du collecteur, les balais constituent le circuit électrique. L’entre fer
est un vide uniforme cylindrique séparant le noyau des pôles et celui de l’induit.
L’inducteur est constitué d’une bobine ou d’un aimant permanent. Son rôle est de produire un flux
magnétique fixe.
L’induit est constitué d’un enroulement qui produit une force électromotrice lorsqu’il subit les effets du
champ magnétique fournit l’inducteur. L’induit comporte un collecteur qui, associé aux balais, permet de
relier son circuit électrique à un circuit extérieur
2. Force électromotrice :
Nous savons qu’une bobine en mouvement dans un champ magnétique voit apparaître à ses bornes une
force électromotrice (f.e.m.) donnée par la loi de Faraday. Sur ce principe, la machine à courant continu est
𝑝
le siège d’une f.e.m. E qui a pour expression 𝐸 = 𝑎 𝑛𝑁∅
NB: Pour les moteurs à courant continu on parlera de force contre électromotrice (f.c.é.m.) puisque le
sens de ce dernier est contraire à celui du courant, alors que pour les génératrices à courant continu on
parle de force électromotrice (f.é.m.) puisqu’elle va dans le même sens que le courant.
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2. Symbole :
ou
Pertes
Pertes joule Pertes fer mécanique
Pertes joule induit (Pji) (Pfer) (Pm)
inducteur
( Pjex)
4. Moteur à excitation indépendante
a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 − 𝑅𝐼 − 𝐸′ = 0 → 𝑈 = 𝐸′ + 𝑅𝐼 et 𝐸′ = 𝑈 − 𝑅𝐼
I : courant absorbé par l’induit ; R : résistance de l’induit ;
𝑅𝐼 : Chute de tension de l’induit ; E’ : f.c.e.m ;
𝑈𝑒 𝑈𝑒
𝑈𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 → 𝑟= → 𝐼𝑒 =
𝐼𝑒 𝑟
➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 ×
60
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𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎
c) Caractéristiques
➢ Dans l’essai à vide
n = f (iex)
𝑬 𝑼−𝑹.𝑰
E = N.n.Φ d’où n= =
𝑵.𝜱 𝑵.𝜱
A vide Iv ≈ 0 donc [Link] ≈ 0
𝑼
n=
𝑵.𝜱
Attention : ne jamais ouvrir le circuit d’excitation quand l’induit est sous tension.
➢ Dans l’essai en charge
n = f(I)
𝑼−𝑹𝑰
n=
𝑵.𝜱
𝑼 𝑹.𝑰
n= −
𝑵.𝜱 𝑵𝜱
EXERCICES D’APPLICATION
Exercice 1 :
Un moteur à courant continu à excitation indépendante a pour caractéristiques :
- Inducteur : résistance r = 150 Ω ; tension d’alimentation Ue = 120V
- Induit : résistance R= 0,5Ω ; tension d’alimentation U = 220V
Lors d’un essai à vide on a relevé les valeurs suivantes : puissance absorbée par l’induit Pv = 320W ;
intensité du courant traversant l’induit Iv = 1,2A.
Lors d’un essai en charge avec une fréquence de rotation de 1450tr/mn, l’induit absorbe une intensité de
18A
Ces deux essais sont réalisés sous les tensions nominales respectives de l’induit et de l’inducteur.
Calculer :
1. Pour l’essai à vide
1.1 La force électromotrice à vide et la fréquence de rotation à vide
1.2 La puissance électromagnétique à vide et les pertes collectives
2. Pour l’essai en charge :
2.1 La force électromotrice en charge
2.2 La puissance électromagnétique
2.3 Les pertes par effet joule statorique et rotorique
2.4 La puissance utile
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Exercice 3 :
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Exercice 4 :
Un moteur à courant continu à excitation séparée, bien compensée, a les caractéristiques suivantes en
fonctionnement nominal :
440V ; 3200tr/mn ; 100A ; R=0,05Ω Excitation : 1100W ; 190V ; 5,8A
Le moteur fonctionne sous tension constante U=440V
1. Calculer la f.c.é.m. du moteur pour le fonctionnement nominal
2. Les pertes constantes étant estimées à 3200W, calculer la puissance utile nominale ainsi que le
moment du couple utile et le rendement correspondants
3. Quelle est la valeur du rhéostat de démarrage Rd permettant de limiter le courant d’induit à 2,5In
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➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 × 60
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎
EXERCICE D’APPLICATION
Un moteur shunt est alimenté par une tension de 120V. La résistance de l’induit est 0,5Ω, celle de l’inducteur
est 80Ω. Ce moteur absorbe un courant de 37,5A quand l’induit tourne à une vitesse de 1800tr/mn. Calculer :
a) L’intensité du courant d’excitation i
b) L’intensité du courant d’induit I
c) La force électromotrice du moteur E
d) La puissance électrique utile et le couple électromagnétique
e) Les pertes par effet joule dans l’inducteur et dans l’induit
f) Le rendement électrique
La résistance du rhéostat de démarrage qui nous permet d’avoir un courant de démarrage de 60A
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𝐸′ = 𝑈 − 𝑅𝐼 − 𝑟𝐼 = 𝑈 − 𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐼 : Courant absorbé par le moteur ;
𝑈 : Tension d’alimentation du moteur
R : résistance de l’induit ; r : résistance de l’inducteur
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; E’ : f.c.e.m ;
𝑟𝐼: Chute de tension de l’inducteur
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑈 × 𝐼
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑟 × 𝐼 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique utile: 𝑃𝑒𝑢 = 𝐸′ × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60
➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 × 60
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎
EXERCICE D’APPLICATION
Exercice 1 :
1- Donner le schéma électrique équivalent d’un moteur à courant continu à excitation série.
2- On donne :
_ tension d’alimentation du moteur : U = 200 V
_ résistance de l’inducteur : r = 0,5 Ω
_ résistance de l’induit : R = 0,2 Ω
_ courant consommé : I = 20 A
_ vitesse de rotation : n = 1500 tr×min-1
Calculer :
2-1- La f.e.m. du moteur.
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2-2- La puissance absorbée, la puissance dissipée par effet Joule et la puissance utile si les
pertes collectives sont de 100 W.
En déduire le moment du couple utile et le rendement.
2-3- Au démarrage, le courant doit être limité à Id = 40 A.
Calculer la valeur de la résistance du rhéostat à placer en série avec le moteur.
Exercice 2 :
Une machine à courant continu du type série, bien compensée, a pour caractéristiques :
ӏ. La machine fonctionne en moteur à excitation série. La tension d’alimentation U est variable mais le
moment du couple T, du couple électromagnétique reste constante.
2- Calculer la nouvelle fréquence de rotation du moteur lorsque la tension d’alimentation est réglée à
150V.
3- Pour quelle tension U la fréquence de rotation n du moteur s’annule –t-elle? Tracer la courbe n=f(U).
ǁ. Le moteur, alimenté sous U=220V entraine maintenant une machine qui s’oppose à sa rotation un
couple résistant Tr proportionnel au carré de la fréquence de rotation. Lorsque n=1500tr/min, Tr=15Nm.
Exercice 3 :
Soit un moteur bipolaire à courant continu à excitation en série. On suppose dans tout le problème que le
flux maximal embrassé par une spire de l’induit,ϕ =ki.
2.1 Pour déterminer le couple des pertes lors du fonctionnement nominal (U = 220V ;I =15A ; n
= 1500tr/min), on applique à l’induit du moteur monté en excitation indépendante, une tension U0
correspondant à la fém du moteur série en charge nominale, le courant d’excitation étant réglé pour que la
fréquence de rotation soit égale à sa valeur nominale.
2.1.2 L’intensité du courant qui traverse l’induit vaut alors I0 = 2A. Déduire la valeur du moment du
couple des pertes Cp.
- la fém du moteur ;
2.3 Le moteur est à présent sous une tension continue réglage. On admettra, que les chutes ohmiques de
tension dans l’induit et dans l’inducteur sont négligeables devant la tension appliquée.
2.3.1 Démontrer que le moment du couple utile peut sous la forme Cu = aI² - b.
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Cette expression nous montre qu’au démarrage le courant est très élevé. Pour le limiter on insère un rhéostat de
𝑈 𝑈
démarrage Rh en série avec la résistance de l’induit : 𝐼𝑑 = 𝑅+𝑅ℎ → 𝑅ℎ = 𝐼𝑑 − 𝑅
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1. Symbole :
ou
2. Arbre de puissances :
Pertes joule
Pertes joule inducteur
Pertes
Pertes fer induit (Pji) ( Pjex)
mécanique
(Pfer)
(Pm)
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➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎
EXERCICES D’APPLICATION
Exercice 1 :
Une génératrice à excitation indépendante fournit un courant de 40A et une tension de 220V.
La résistance de l’induit est R=0,5Ω. Calculer :
1. La puissance utile Pu fournie par la génératrice
2. La force électromotrice en charge
3. La puissance électromagnétique de la génératrice
4. Le rendement électrique de la génératrice
L’inducteur de résistance r=150Ω est alimenté sous une tension Ue=120V. Les pertes
collectives sont estimées à 320W. Calculer :
5. Les pertes par effet joule dans l’induit
6. Les pertes par effet joule dans l’inducteur
7. La puissance absorbée par la machine
8. Le rendement de la génératrice
Exercice 2 :
Une génératrice à excitation indépendante subit les essais suivants :
- A vide : pour une vitesse de rotation no=1600tr/mn on a Eo=240V
- En charge : l’induit de résistance R=0,5Ω fournit un courant I=24A sous une tension
U=220V.
Déterminer :
1. La force électromotrice en charge E
2. La vitesse de rotation n en charge
3. La puissance utile
4. La puissance électromagnétique et le couple électromagnétique et le rendement électrique
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Exercice 3 :
1. Un moteur à excitation indépendante actionne un monte-charge. Il soulève une masse
de deux tonnes à la vitesse d’un mètre par seconde. Le moteur est alimenté sous 1500 V, sa
résistance d’induit est de 1,6 . Le rendement de l’ensemble du système est de 70 %.
1.1. Calculer la puissance absorbée par le moteur et le courant appelé lors de la montée.
1.2. Dans la phase de descente on veut limiter la vitesse à 1 m/s. Calculer le courant débité
par la machine et la résistance X dans laquelle elle doit débiter.
1.3. Quelle serait la vitesse de descente si on limitait le courant débité à 20 A ? Quelle
valeur de X faudrait-il utiliser ?
On considérera que le moteur est parfaitement compensé et que le courant d’excitation est
constant. On prendra g = 9,8 ms−2 .
Exercice 4 :
Sur la plaque signalétique d’un moteur à excitation indépendante on lit : U=230V ; I=32A ;
P=6,5KW ; n=600tr/mn.
Les pertes par effet joule dans le circuit inducteur asynchrone triphasé tétrapolaire 220/380V à
cage est alimenté par un réseau 220V 50Hz.
1- Quel est des deux tensions indiquées sur la plaque signalétique celle que peut supporter un
enroulement du stator puis donner le couplage du moteur
Un essai à vide à la vitesse de synchronisme a donné : Pav = 500W et cosφv = 0,157.
Un essai en charge a donné:
- intensité du courant absorbé : I = 12,2 A
- glissement : g = 6 %
- puissance absorbée : Pa = 3340 W.
La résistance d'un enroulement statorique est r=1Ω
2- Pour le fonctionnement à vide, calculer :
2-1- la fréquence de synchronisme et l'intensité du courant en ligne Iv
2-3- la valeur des pertes Joule dans le stator PJsv
2-4- la valeur des pertes dans le fer du stator Pfs, supposées égales aux pertes mécaniques Pm
3- Pour le fonctionnement en charge, calculer :
3-1- la fréquence de rotation (en tr/min)
3-2- la puissance transmise au rotor Ptr et le moment du couple électromagnétique Tem
3-3- la puissance utile Pu et le rendement η
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Exercice 5 :
Un moteur à courant continu à excitation indépendante et constante a les caractéristiques
suivantes :
- tension d’alimentation de l’induit : U = 160 V
- résistance de l’induit : R = 0,2
1- La f.é.m. E du moteur vaut 150 V quand sa vitesse de rotation est n = 1500 tr/min.
En déduire la relation entre E et n.
2- Déterminer l’expression de I (courant d’induit en A) en fonction de E.
3- Déterminer l’expression de Tem (couple électromagnétique en Nm) en fonction de I.
4- En déduire que : Tem = 764 – 0,477n
5- On néglige les pertes collectives du moteur. Justifié qu’alors :
Tu (couple utile) = Tem
6- Calculer la vitesse de rotation du moteur à vide.
7- Le moteur entraîne maintenant une charge dont le couple résistant varie
proportionnellement avec la vitesse de rotation (20 Nm à 1000 tr/min).
Calculer la vitesse de rotation du moteur en charge :
- par une méthode graphique
- par un calcul algébrique
En déduire le courant d’induit et la puissance utile du moteur.
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➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜂 = 𝑃𝑎
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𝑈 + 𝑅𝐼 + r𝐼 − 𝐸 = 0 → 𝑈 = 𝐸 − 𝑅𝐼 − r𝐼 = 𝐸 −
𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐸 = 𝑈 + 𝑅𝐼 + 𝑟𝐼 = 𝑈 + 𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐼 : Courant absorbé par le moteur ; E : f.e.m ;
𝑈 : Tension d’alimentation du moteur
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; 𝑟𝐼: Chute de tension
de l’inducteur
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑃𝑚 = 𝑃𝑢 + 𝑃𝑗𝑒𝑥 + 𝑃𝑗𝑖 + 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑡 + 𝑃𝑐
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑟 × 𝐼 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique totale: 𝑃𝑒𝑡 = 𝐸 × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60
➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎
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