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Formation sur les Machines Synchrones

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SEMINAIRE DE FORMATION EN ELECTROTECHNIQUE

FONDEF/LTID/SEN/O24 avril – mai 2012

MACHINE SYNCHRONE
Généralité

1. Modes de fonctionnement, champ tournant, réversibilité


a. Fonctionnement en moteur :
Les courants alternatifs de fréquence f dans l’induit (stator) créent dans l’entrefer de la machine, un
champ magnétique tournant à la vitesse ns.

Le rotor, siège d’un champ magnétique constant, suit le champ tournant à la même vitesse ns.

b. Fonctionnement en générateur (alternateur) :

L’inducteur sur le rotor entraîné par une turbine tournant à la vitesse ns, crée dans l’entrefer de la machine
un champ tournant à la vitesse ns. Ce champ tournant induit aux bornes de l’induit (stator) une f.é.m. e(t)
de fréquence f. La machine synchrone est réversible.

c. Synchronisme : Le rotor et le champ tournant ont la même vitesse nS. On dit qu’ils sont
synchrones.
La fréquence f de la f.é.m. ou du courant de l’induit (stator) et la vitesse de synchronisme ns sont liées par
la relation :

nS : vitesse de rotation du champ tournant en trs/s;


f
ns =
p  : Fréquence des courants alternatifs en Hz ;
p : nombre de paires de pôles.

d. Schémas : Dispositions du bobinage d’une machine synchrone.

Fig1 a Fig1
b

Bipolaire (p = 1) à pôles lisses Tétra polaire ou quadripolaire (p = 2)


à pôles saillants
Les conducteurs des bobines sont Les pôles munis de leurs bobines
logés dans les encoches usinés dans inductrices sont rapportés sur le rotor et
le rotor (fig1 a) forme une roue dénommée roue polaire
(Fig1 b)

1
SEMINAIRE DE FORMATION EN ELECTROTECHNIQUE
FONDEF/LTID/SEN/O24 avril – mai 2012

ALTERNATEUR
L’alternateur ou génératrice synchrone est la seule machine capable de fournir des tensions alternatives de
grande puissance. Il transforme l’énergie mécanique reçue en énergie électrique.

1. Symbole ~ ~
Induit
1 2 3 1 2 3

G G
G
G
S

_ _

_ _ Inducteur

G syn. Triphasé G syn. Monophasé

Fig2

1. Constitution
L’alternateur est constitué d’une partie fixe appelé stator qui sera en général l’induit et d’une partie
tournante appelé rotor qui sera en général l’inducteur (la disposition inverse peut être aussi choisi)

a. Stator (induit)

C’est une couronne de tôles empilées, serrée dans une carcasse, et portant dans des encoches destinées à
loger les conducteurs qui sont constitués en une (1) bobine (si monophasé) et en trois bobines (3) qui
seront couplées en étoile ou en triangle.

Balayés par le champ rotorique, les enroulements statoriques sont le siège de forces électromotrices
induites délivrant un système de tension triphasé.

b. Rotor (inducteur)

Il porte un enroulement parcouru par du courant continu par l’intermédiaire de balais frottant sur 2
bagues isolés et tournant avec le rotor. C’est cet enroulement qui crée le champ magnétique destiné à
balayer les enroulements statoriques.

2
SEMINAIRE DE FORMATION EN ELECTROTECHNIQUE
FONDEF/LTID/SEN/O24 avril – mai 2012

2. Fonctionnement

L’électro-aimant qu’est le rotor est alimenté en courant continu et entrainé en rotation par un moteur (ou
une turbine) produit un champ magnétique tournant. Chaque spire d’un enroulement du stator, soumise à
l’action de ce champ tournant, est le siège d’une force électromotrice induite de fréquence:

f : fréquence en hertz (Hz) f= P.n


n : vitesse du rotor en tour par seconde (tr/s) Ex : pour avoir 50Hz à 1500tr /mn, il
f 50  60
P: nombre de paires de pôles du rotor faut : P = = = 2 , soit 4
n 1500
Pôles

3. Expression de la force électromotrice

La roue polaire alimentée en continu et tournant à la vitesse n crée un flux dans l’entrefer ф= фmcos  t

N 0 d
Un enroulement de phase comportant N0 spires apparaît à ses bornes une f.e.m e = − e(t)=
dt

N 0m sin t e(t)= N 0 m cos(t − )
2


On voit que la f.é.m. est déphasée de par rapport au flux d’ou le diagramme de Fresnel suivant :
2
ф E N   N  2f
Eeff= m = 0 m = 0 m = 4,44 N 0 f m
2 2 2

Si l’enroulement dispose de N conducteur il y a


N N
donc spires d’où N0=
/2 2 2

Fig.3 E

N
Eeff = 4,44 f m =2 ,22N fm
2

Cette expression représente la force électromotrice théorique.

En fait il faut tenir compte du coefficient de Kapp pour obtenir la valeur efficace réelle. Les f.é.m. qui
prennent naissance dans les conducteurs ne sont pas en phases.

D’où Eeff =2 ,22KN fm avec K=2,22 [Link] (K coefficient de Kapp)

Puisque f = n.p remplaçons f dans l’expression de Eeff : Eeff=2,22KnNP  m

3
SEMINAIRE DE FORMATION EN ELECTROTECHNIQUE
FONDEF/LTID/SEN/O24 avril – mai 2012

➢ Facteur de distribution KD

Les conducteurs statoriques n’étant pas coupés au même instant par le flux, on apporte des modifications
en multipliant la force électromotrice théorique par un coefficient KD<1.

➢ Facteur de forme kF

Le flux rotorique n’étant pas parfaitement sinusoïdal, on apporte des modifications en multipliant la force
électromotrice théorique par un facteur de forme KF légèrement >1.

Le produit 2,22 .[Link] est très voisin de 2,22 ; ([Link]) étant très proche de 1. Si aucune indication n’est
donnée, on pourra choisir K= 2,22

4. Caractéristique interne ou caractéristique à vide Ev =f(i)

Entrainé par un moteur et excité par le courant continu i, l’alternateur a, dans l’essai à vide les 3 phases
ouvertes.

a. Schéma de montage

i
+ V
GS
A 3~

n=cte
_
M

Fig.4a
La caractéristique Ev = f(i) représente les variations de la force électromotrice aux bornes d’un
enroulement du stator en fonction du courant d’excitation i. Cette courbe se trace à vitesse constante et
puisque ES = KnNPΦmax , l’allure de cette courbe n’est fonction que du flux ; ce qui traduit la courbe
d’aimantation du matériel (figure 4b)

4
SEMINAIRE DE FORMATION EN ELECTROTECHNIQUE
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Tant que le courant d’excitation dans l’inducteur i ne


dépasse pas une certaine limite, la valeur efficace E de la
f.é.m. est proportionnelle à ce courant (zone linéaire).
C’est le courant i qui détermine le flux magnétique dans
l’entrefer de la machine. (Le flux n’est plus
proportionnel à i (zones de saturation))

Er i

iFig.4b
Remarque Pour une excitation nulle (i=o), la force électromotrice au stator n’est pas nulle. La faible
tension existante est dite force électromotrice qui garde une faible aimantation si on coupe l’excitation, on
l’appelle aimantation résiduelle ou (f.é.m. rémanente).

5. Etude en court-circuit

Les phases du stator sont reliées par un court-circuit. La principale caractéristique Icc= f(i) est tracé à
vitesse constante et est donné à la (figure 5b)

a. Schéma de montage Icc


Ic
i
+
GS
A 3~

n=cte
_

M Fig.5b i
Fig.5a Cette caractéristique est pratiquement une droite,
passant par l’origine.

b. Réactance synchrone XS

La réactance synchrone XS correspond à la réactance d’un enroulement du stator si les 3 enroulements


débitent des courants identiques c’est le produit Lw. Cette réactance XS est donc différente de celle qui
serait mesurée par la méthode de Joubert en appliquant une tension sinusoïdale à un seul enroulement et
en écrivant X=U/I. La résistance R d’un enroulement du stator est faible devant la réactance synchrone
XS. On pourra donc négliger R devant XS

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c. Calcul de la réactance synchrone

La réactance synchrone XS est déterminée à partir des essais en court-circuit et à vide. En court-circuit,
E
puisque la résistance R peut être négligée devant XS, on a : ECC = XS .ICC ; soit XS = cc .Cette force
Icc
électromotrice simple ECC obtenue en court-circuit est la même qui serait obtenir à vide (soit Ev) pour la
Ev
même excitation soit XS =
I Cc

Exemple Fig.6a et 6.b

Icc(A)

100V 20A

i(A) i(A)
2A
2A

Fig.6a Fig.6b
100
Alors Xs= = 5 , soit Xs=5
20

6. Etude en charge

Les phases du stator sont reliées à un récepteur triphasé. La principale caractéristique U= f(I) noté
caractéristique externe ou en charge se trace à vitesse et courant d’excitation constante elle est donnée à la
(figure 7b)

a. Schéma de montage U(V)

i=cte
+
Récepteur
GS
3~ 3~
_

n=cte
I(A)
M
Fig.
7a Fig. 7b

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b. Modèle équivalent à une phase de l’induit

Xs=Lw Ev : f.é.m. à vide (V)


R I
V : tension aux bornes d’un enroulement de
la machine (V)
UX UR R : résistance de l’enroulement ()
Ev
V Xs : réactance synchrone ()

c. Diagramme de Behn Eschenburg

La loi des mailles appliquée à une phase quand l’alternateur débite sur un récepteur couplé en étoile
donne la force électromotrice à vide d’un enroulement : Ev=RI+JXsI+V

U
Avec V= tension simple en charge
V 3
RI est la chute ohmique due à la résistance R
EV
φ d’un enroulement statorique (souvent négligée)
JXSI XsI est la chute de tension due à la réactance

I synchrone .
RSI
 est lié au facteur de puissance du recepteur.

Ce diagramme est comparable au diagramme de kapp mais avec une chute de tension XsI beaucoup plus
grande que dans un transformateur.

d. Détermination du rendement 
✓ Expression
L’alternateur absorbe une puissance mécanique PM pour entrainer son inducteur (rotor) et une puissance
électrique Pjex pour l’excitation (alimentation du rotor). Il fournit à un récepteur triphasé équilibré une
puissance électrique

Pu = 3UI cos 
pu pu 3UI cos 
Soit donc : = = =
Pa Pu +  pertes 3UI cos  +  pertes

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✓ Inventaire des pertes


Leur somme donne les
➢ Pertes mécaniques pm : fonction de la vitesse de rotation n.
pertes constantes
➢ Pertes fer PF : fonction du champ magnétique
➢ Pertes joule dans l’inducteur (rotor) Pjex =uex.i
➢ Pertes joule dans l’induit (stator) : Pjs = 3.R.I2 (stator étoile) et Pjs= R.I2 (en triangle).

Pa=PM+PJex
3UI cos 
=
3UI cos  + Pm + PF + PJex + PJs
Pc=Pm+Pjex PJex

PJs

Pu=

e. Expression des pertes joules statorique PJs par rapport à r


Appelons I le courant en ligne, r la résistance entre 2 phases du stator et R la résistance d’un enroulement
du stator :

➢ Stator en étoile :

R I
r 3
PJs=3RI2 et R = , soit PJs = rI 2
2 2

I
➢ Stator en triangle PJs=3RJ2. Mais puisque J = , on a : PJs=RI2
I 3
J 1 1 1 3
R D’autre part, = + soit R = r on
R r R 2R 2
3
retrouve alors PJs = r I2
R 2
3
PJs = rI 2
2

Conclusion Que le stator soit couplé en étoile ou en triangle, les pertes par effet joule statorique ont
pour expression

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EXERCICES D’APPLICATION

Exercice 1:

On considère un alternateur monophasé (circuit magnétique non saturé), ayant les caractéristiques
suivantes :
✓ Tension d’induit U = 380 V ;
✓ Fréquence f = 60 Hz ;
✓ Vitesse de rotation n = 900 trs/min ;
✓ Résistance d’induit r = 0,02 Ω.
Lorsque le courant d’excitation vaut 9A, la tension à vide est égale à 420 V. De plus, pour un courant
d’excitation de 5 A, l’alternateur débite un courant de court-circuit de 307 A.
1) Déterminer le nombre de pôles de l’alternateur.
2) Déterminer la réactance synchrone.
3) Le facteur de puissance de l’installation étant de 0,9 trouver la f.é.m. pour U = 380V et I = 120 A en
utilisant le diagramme de Behn Eschenburg.
4) En déduire le courant d’excitation correspondant (on considère que la courbe E(i) est linéaire entre 380
et 450 V).
Le rotor consomme un courant i = 5 A sous une tension de 17 V, et les pertes constantes sont égales à 700
W.
5) Calculer pour les conditions des questions 3) et 4), la puissance utile ainsi que le rendement.
Exercice 2 ;

Un alternateur triphasé étoile a une tension (entre phases) U = 660 V et débite un courant de 50 A sous un
cosφ = 0,8 (inductif) à la fréquence f = 50 Hz.
1) Calculer les puissances, active, réactive et apparente.
2) Sachant que l’induit comporte 372 conducteurs et que le flux sous un pole est de 0,027 Wb, calculer le
coefficient de Kapp en admettant que E est égal à la tension sur une phase à la sortie de l’alternateur.
Exercice 3 :

Un alternateur monophasé fournit un courant de 50 A sous une tension de 240 V et avec un facteur de
puissance de 0,8 (charge inductive). Le rotor consomme 8 A sous une tension de 35 V. les pertes constantes
sont égales à 450 W et la résistance de l’enroulement du stator est R = 0,2 Ω.
1) Calculer la puissance utile de l’alternateur et son rendement.
2) Pour le même courant d’excitation, on a relevé : Ev= 280 V et Icc = 40 A. Calculer l’impédance et la
réactance interne de l’alternateur et déterminer la f.e.m (Ev) par le graphique de Behn Eschenburg.

Exercice 4 :
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Un alternateur triphasé dont les enroulements de l'induit sont couplés en étoile produit, à vide, une tension
entre deux bornes U de valeur efficace 2,6 kV et de fréquence f=50 Hz. L'enroulement statorique
comporte 2 encoches par pôle et par phase et 12 conducteurs par encoches. Le flux utile sous un pôle est
Φ= 45 mWb. La fréquence de rotation de la roue polaire est n = 500 tr/min

1. Quel est le nombre de pôles de l'alternateur ?


2. Calculer le nombre N de conducteurs actifs par phase.
3. Déterminer le coefficient de Kapp K de la machine.

A la puissance nominale, l’alternateur fournit l'intensité I= 600 A à une charge qui absorbe la puissance
P= 2,1 MW avec un facteur de puissance cos φ= 0,9. Le rendement de l'alternateur est alors η = 0,85.
- Calculer la tension U entre deux bornes de l'induit en charge.
- Calculer l'ensemble des pertes de l'alternateur.

Exercice 5 :

Les caractéristiques d'un alternateur sont les suivantes :


- couplage des enroulements du stator en étoile; fréquence f=50 Hz ;

- expression de la caractéristique à vide Ev = 180 ie( Ev en volt et intensité en ampère)

- résistance d'une phase de l'induit r = 0,12 Ω ; réactance synchrone X= 1,2 Ω;

1. Déterminer l'impédance synchrone de la machine.


2. L'alternateur alimente une charge triphasée, inductive, équilibrée, de facteur de puissance
cos φ=0,8. La tension efficace entre deux bornes de l'induit est U= 2,5 kV ; l'intensité efficace du
courant en ligne est I= 400 A.
- Quelle est l'intensité ie du courant d'excitation sachant que la roue polaire tourne à 1500 tr/min ?
- Calculer les pertes par effet joule dans l'induit.
- Un essai à vide a donné Pv = 90 kW (y compris l'excitation); quel est le rendement de
l'alternateur ?

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Exercice 6;

Un alternateur triphasé de 5 KVA, tétrapolaire, couplage étoile, présente une tension nominale de 220V
entre fils de phase à la fréquence de 50Hz.

A vide, pour n=ns, on a relevé le tableau suivant :

J (A) 0 1 2 2,3 4 3,8 6,8


Es (V) 0 35 70 80 120 147 155
Po (W) 150 165 210 225 320 400 430
Es = Force électromotrice aux bornes d’une bobine.

Po représente la puissance fournie sur l’arbre.

En court circuit, pour n=ns, il faut un courant d’excitation J=2,3A pour obtenir Icc = In.

La puissance Pcc fournie sur l’arbre vaut alors 560W. (Dans les deux essais, l’inducteur est alimenté par
une source auxiliaire grâce à deux contacts glissant).

1. Calculer :
a. La vitesse de synchrone.
b. Le courant nominal.
c. Calculer la valeur de la réactance synchrone par phase x (réactance interne des enroulements
négligée).
2. Pour que l’alternateur débite un courant nominal dans une charge résistive, le courant d’exitation
doit prendre la valeur j= 6,2A.
Quelle tension U pouvait-on prévoir par la méthode de Behn-Eschenburg, à partir des essais à vide
et en court circuit ?
3. Le courant inducteur restant est égale à 6,2A, déterminé graphiquement, pour I = In, la tension U
si le déphasage ρ prend les valeurs +30° et -30°.
En déduire les tensions maximale, minimale et les déphasages correspondant.
4. On maintient la tension U = Un, constante par action sur le courant d’excitation. Déterminer le
courant débité par l’alternateur à j = 6,2A et ρ = +30°.

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LES MACHINES COURANT CONTINU


I. Généralités :

Une machine à courant continu est convertisseur électromécanique destiné à transformer l’énergie
mécanique en énergie électrique ou inversement.

Les machines à courant continu dans lesquelles se produit la conversion de l’énergie mécanique en
énergie électrique sont appelé générateur, tandis que celles destinées à convertir l’énergie électrique en
énergie mécanique sont appelé moteur électrique.

Fonctionnement en moteur Fonctionnement en génératrice

1. Constitution :

Dans une machine à courant continu on peut noter les éléments suivants :
✓ La carcasse
✓ Le noyau des pôles
✓ Les bobines de champs
✓ Le noyau de l’induit
✓ Les bobines de l’induit
✓ Le collecteur

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✓ Les ballais
✓ Les roulements
✓ Un ventilateur
La carcasse, le noyau des pôles, le noyau des pôles, le noyau de l’induit et l’entre fer constituent le circuit
magnétique. Les bobines, les segments du collecteur, les balais constituent le circuit électrique. L’entre fer
est un vide uniforme cylindrique séparant le noyau des pôles et celui de l’induit.
L’inducteur est constitué d’une bobine ou d’un aimant permanent. Son rôle est de produire un flux
magnétique fixe.
L’induit est constitué d’un enroulement qui produit une force électromotrice lorsqu’il subit les effets du
champ magnétique fournit l’inducteur. L’induit comporte un collecteur qui, associé aux balais, permet de
relier son circuit électrique à un circuit extérieur

Circuit magnétique d’un Circuit magnétique d’un


moteur bipolaire moteur tétrapolaire

2. Force électromotrice :

Nous savons qu’une bobine en mouvement dans un champ magnétique voit apparaître à ses bornes une
force électromotrice (f.e.m.) donnée par la loi de Faraday. Sur ce principe, la machine à courant continu est
𝑝
le siège d’une f.e.m. E qui a pour expression 𝐸 = 𝑎 𝑛𝑁∅

p : nombre de paire de pôle; ∅ : Flux maximum à travers les spires en Wb


N : nombre de conducteurs actifs; a : nombre de paires de voies d’enroulement (une
n : vitesse de rotation en tr/s; voie d’enroulement = 2 spires) ;
𝑝
P, N et n étant constants, on peut écrire E sous la forme suivante : 𝐸 = 𝐾𝑛∅ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐾 = 𝑎 𝑁
Ω 𝑝
ou bien puisque 𝑛 = 2𝜋 → 𝐸 = 𝐾′Ω∅ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐾′ = 2𝜋𝑎 𝑁

NB: Pour les moteurs à courant continu on parlera de force contre électromotrice (f.c.é.m.) puisque le
sens de ce dernier est contraire à celui du courant, alors que pour les génératrices à courant continu on
parle de force électromotrice (f.é.m.) puisqu’elle va dans le même sens que le courant.
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3. Puissance électromagnétique – Couple électromagnétique


Si l’induit présente une f.é.m. E et s’il est parcouru par le courant I, il reçoit une puissance
électromagnétique Pem = E.I
Cette puissance qu’on désigne par « puissance électrique utile » dans le cas du moteur et « puissance
électrique totale » dans le cas de la génératrice, développe un couple électromagnétique au niveau de
𝑃𝑒𝑚 𝐸×𝐼 𝐾′ Ω∅×𝐼
l’induit : 𝐶𝑒𝑚 = = = = 𝐾 ′ ∅𝐼
Ω Ω Ω

II. Moteur à Courant continu :


1. Principe du moteur à Courant Continu :
Un moteur électrique est machine qui transforme l’énergie électrique en énergie mécanique.
Le mode d’action est fondé sur le principe suivant :
Lorsqu’un conducteur se situe dans un champ magnétique, il développe une force mécanique dont la
direction est déterminée par la règle de la main gauche de [Link] le plan de la construction il n’y
aucune différence entre un moteur et un générateur électrique à courant continu d’où le principe de la
réversibilité d’une machine électrique. Les moteurs à courant continu peuvent être classée selon la position
de la bobine d’excitation (shunt, série, séparé, compound).
Lorsque les aimants de champ sont excités et que les conducteurs de l’induit soient alimentés ces derniers
développent une force tendant à faire tourner l’induit dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Les
forces produisent un couple qui entraine l’induit en rotation une force F magnétomotrice. Le role du
collecteur est aussi identique c'est-à-dire qu’en inversant le courant dans chaque conducteur un couple
continu unidirectionnel apparait.

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2. Symbole :

ou

3. Arbre des puissances

Puissance Puissance Puissance


absorbée électrique utile (Pu)
(Pa) utile (Peu)

Pertes
Pertes joule Pertes fer mécanique
Pertes joule induit (Pji) (Pfer) (Pm)
inducteur
( Pjex)
4. Moteur à excitation indépendante
a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 − 𝑅𝐼 − 𝐸′ = 0 → 𝑈 = 𝐸′ + 𝑅𝐼 et 𝐸′ = 𝑈 − 𝑅𝐼
I : courant absorbé par l’induit ; R : résistance de l’induit ;
𝑅𝐼 : Chute de tension de l’induit ; E’ : f.c.e.m ;
𝑈𝑒 𝑈𝑒
𝑈𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 → 𝑟= → 𝐼𝑒 =
𝐼𝑒 𝑟

r : résistance de l’inducteur ; 𝐼𝑒 : courant d’excitation


𝑈𝑒 : Tension d’alimentation du circuit d’excitation
𝑈
Au démarrage 𝐼𝑑 = 𝑅 R étant très faible Id est élevé. On insère un rhéostat de démarrage pour limiter Id.
𝑈
𝐼𝑑 =
𝑅+𝑅𝑑

b) Bilan des puissances


➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = (𝑈𝑒 × 𝐼𝑒) + (𝑈 × 𝐼)
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑈𝑒 × 𝐼𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique utile Peu: 𝑃𝑒𝑢 = 𝐸′ × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 × 60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 ×
60

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𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎

c) Caractéristiques
➢ Dans l’essai à vide
n = f (iex)
𝑬 𝑼−𝑹.𝑰
E = N.n.Φ d’où n= =
𝑵.𝜱 𝑵.𝜱
A vide Iv ≈ 0 donc [Link] ≈ 0
𝑼
n=
𝑵.𝜱

Attention : ne jamais ouvrir le circuit d’excitation quand l’induit est sous tension.
➢ Dans l’essai en charge
n = f(I)
𝑼−𝑹𝑰
n=
𝑵.𝜱
𝑼 𝑹.𝑰
n= −
𝑵.𝜱 𝑵𝜱

EXERCICES D’APPLICATION

Exercice 1 :
Un moteur à courant continu à excitation indépendante a pour caractéristiques :
- Inducteur : résistance r = 150 Ω ; tension d’alimentation Ue = 120V
- Induit : résistance R= 0,5Ω ; tension d’alimentation U = 220V
Lors d’un essai à vide on a relevé les valeurs suivantes : puissance absorbée par l’induit Pv = 320W ;
intensité du courant traversant l’induit Iv = 1,2A.
Lors d’un essai en charge avec une fréquence de rotation de 1450tr/mn, l’induit absorbe une intensité de
18A
Ces deux essais sont réalisés sous les tensions nominales respectives de l’induit et de l’inducteur.
Calculer :
1. Pour l’essai à vide
1.1 La force électromotrice à vide et la fréquence de rotation à vide
1.2 La puissance électromagnétique à vide et les pertes collectives
2. Pour l’essai en charge :
2.1 La force électromotrice en charge
2.2 La puissance électromagnétique
2.3 Les pertes par effet joule statorique et rotorique
2.4 La puissance utile

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2.5 Le moment du couple utile


2.6 Le rendement du moteur
Exercice 2 :

Un moteur à courant continu à excitation indépendante a pour caractéristiques :


- Tension d’induit : U = 230V
- Résistance d’induit : R = 0,5Ω
- Intensité du courant d’excitation : Ie = 2A
- Résistance de l’inducteur : r = 115 Ω
En charge, le moteur est traversé par un courant d’induit d’intensité I=38A. Sa fréquence de rotation est
de 1500tr/mn et il fournit une puissance mécanique utile de 7,5KW. Calculer
1. La force électromotrice
2. La puissance absorbée par le moteur
3. Le rendement du moteur
4. Les pertes totales dans le moteur
5. Les pertes par effet joule dans l’induit
6. Les pertes par effet joule dans l’inducteur
7. Les pertes collectives.

Exercice 3 :

Un moteur à courant continu à excitation indépendante et constante a les caractéristiques suivantes :


- Tension d’induit : U= 240V.
- Résistance de l’induit : R=0,5.
Le circuit inducteur absorbe une puissance de 250W et les pertes collectives s’élèvent à 625W.
1) Au fonctionnement nominal, l’induit du moteur consomme un courant de 42A avec une vitesse de
rotation n=1200 tr/mn. Calculer :
1.1) la force électromotrice du moteur
1.2) la puissance absorbée par le moteur
1.3) la puissance électromagnétique du moteur
1.4) la puissance utile du moteur et son couple utile
1.5) le rendement électrique et le rendement industriel du moteur
2) le moteur absorbe maintenant un courant d’induit égale à 30A. les pertes collectives sont toujours
égales à 625W. calculer :
2.1) La nouvelle vitesse de rotation n’du moteur
2.2) La nouvelle valeur de la puissance utile et de son couple utile
2.3) Le nouveau rendement

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Exercice 4 :
Un moteur à courant continu à excitation séparée, bien compensée, a les caractéristiques suivantes en
fonctionnement nominal :
440V ; 3200tr/mn ; 100A ; R=0,05Ω Excitation : 1100W ; 190V ; 5,8A
Le moteur fonctionne sous tension constante U=440V
1. Calculer la f.c.é.m. du moteur pour le fonctionnement nominal
2. Les pertes constantes étant estimées à 3200W, calculer la puissance utile nominale ainsi que le
moment du couple utile et le rendement correspondants
3. Quelle est la valeur du rhéostat de démarrage Rd permettant de limiter le courant d’induit à 2,5In

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5. Moteur à excitation shunt


a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 − 𝑅𝐼 − 𝐸′ = 0 → 𝑈 = 𝐸′ + 𝑅𝐼 et 𝐸′ = 𝑈 − 𝑅𝐼
𝐼 : Courant absorbé par l’induit ; R : résistance de l’induit ;
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; E’ : f.c.e.m ;
𝑈 𝑈𝑒
𝑈 = 𝑟 × 𝐼𝑒 → 𝑟 = 𝐼𝑒 → 𝐼𝑒 = 𝑟

r : résistance de l’inducteur ; 𝐼𝑒 : courant d’excitation


𝑈 : Tension d’alimentation du moteur
𝐼𝑎 : Courant absorbé par le moteur 𝐼𝑎 = 𝐼 + 𝐼𝑒
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑈 × 𝐼𝑎
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑈 × 𝐼𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique utile: 𝑃𝑒𝑢 = 𝐸′ × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 × 60
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎

EXERCICE D’APPLICATION

Un moteur shunt est alimenté par une tension de 120V. La résistance de l’induit est 0,5Ω, celle de l’inducteur
est 80Ω. Ce moteur absorbe un courant de 37,5A quand l’induit tourne à une vitesse de 1800tr/mn. Calculer :
a) L’intensité du courant d’excitation i
b) L’intensité du courant d’induit I
c) La force électromotrice du moteur E
d) La puissance électrique utile et le couple électromagnétique
e) Les pertes par effet joule dans l’inducteur et dans l’induit
f) Le rendement électrique
La résistance du rhéostat de démarrage qui nous permet d’avoir un courant de démarrage de 60A

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6. Moteur à excitation série


a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 − 𝑅𝐼 − r𝐼 − 𝐸′ = 0 → 𝑈 = 𝐸′ + 𝑅𝐼 + r𝐼 = 𝐸′ + 𝐼(𝑅 + 𝑟)

𝐸′ = 𝑈 − 𝑅𝐼 − 𝑟𝐼 = 𝑈 − 𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐼 : Courant absorbé par le moteur ;
𝑈 : Tension d’alimentation du moteur
R : résistance de l’induit ; r : résistance de l’inducteur
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; E’ : f.c.e.m ;
𝑟𝐼: Chute de tension de l’inducteur
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑈 × 𝐼
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑟 × 𝐼 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique utile: 𝑃𝑒𝑢 = 𝐸′ × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
2𝜋𝑛
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑃𝑎 − 𝑃𝑗𝑖 − 𝑃𝑗𝑒𝑥 − 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑢 − 𝑃𝑐 = 𝐶𝑢 × Ω = 𝐶𝑢 × 60
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎

EXERCICE D’APPLICATION
Exercice 1 :
1- Donner le schéma électrique équivalent d’un moteur à courant continu à excitation série.
2- On donne :
_ tension d’alimentation du moteur : U = 200 V
_ résistance de l’inducteur : r = 0,5 Ω
_ résistance de l’induit : R = 0,2 Ω
_ courant consommé : I = 20 A
_ vitesse de rotation : n = 1500 tr×min-1
Calculer :
2-1- La f.e.m. du moteur.

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2-2- La puissance absorbée, la puissance dissipée par effet Joule et la puissance utile si les
pertes collectives sont de 100 W.
En déduire le moment du couple utile et le rendement.
2-3- Au démarrage, le courant doit être limité à Id = 40 A.
Calculer la valeur de la résistance du rhéostat à placer en série avec le moteur.

Exercice 2 :
Une machine à courant continu du type série, bien compensée, a pour caractéristiques :

• résistance de l’induit : R = 0,9 Ω


• résistance de l’induit : R’ = 0,9 Ω

En faisant fonctionner cette machine en génératrice à excitation indépendante, à vide, on a mesuré sa


force électromotrice E et l’intensité du courant d’excitation I à la fréquence de rotation de 1500tr/mn :

I(A) 10 12,5 15 17,5 20


E(V) 177 187 195 201 205

ӏ. La machine fonctionne en moteur à excitation série. La tension d’alimentation U est variable mais le
moment du couple T, du couple électromagnétique reste constante.

1- Calculer la force électromotrice ; la puissance électromagnétique ; le moment du couple


électromagnétique, la tension d’alimentation sachant que le moteur absorbe 15A lorsqu’il tourne à
1500tr/min.

2- Calculer la nouvelle fréquence de rotation du moteur lorsque la tension d’alimentation est réglée à
150V.

3- Pour quelle tension U la fréquence de rotation n du moteur s’annule –t-elle? Tracer la courbe n=f(U).

ǁ. Le moteur, alimenté sous U=220V entraine maintenant une machine qui s’oppose à sa rotation un
couple résistant Tr proportionnel au carré de la fréquence de rotation. Lorsque n=1500tr/min, Tr=15Nm.

On donne la caractéristique T=f(n) du moteur lorsque U= 200V

n (tr/min) 1200 1250 1300 1350 1400 1450 1500


T(Nm) 26 22,8 20 17,8 16 14,2 12,5

On admet que le couple utile du moteur est égal au couple électromagnétique.


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1-Quelle est la fréquence de rotation du moteur en régime établi ?

2- Calculer alors la puissance électromagnétique et le courant absorbé par l’induit.

A titre indicatif, on donne l’intensité nominale du courant du moteur I , =17A

Exercice 3 :

Soit un moteur bipolaire à courant continu à excitation en série. On suppose dans tout le problème que le
flux maximal embrassé par une spire de l’induit,ϕ =ki.

Pour la suite du problème, on prendra R = 0,2Ω et r = 0,2Ω

2.1 Pour déterminer le couple des pertes lors du fonctionnement nominal (U = 220V ;I =15A ; n
= 1500tr/min), on applique à l’induit du moteur monté en excitation indépendante, une tension U0
correspondant à la fém du moteur série en charge nominale, le courant d’excitation étant réglé pour que la
fréquence de rotation soit égale à sa valeur nominale.

2.1.1 Quelle valeur doit prendre U0 ?

2.1.2 L’intensité du courant qui traverse l’induit vaut alors I0 = 2A. Déduire la valeur du moment du
couple des pertes Cp.

Pour la suite du problème, on prendra Cp = 3N.m.

2 .2 Le moteur est alimenté sous une tension constante U = 220V.

2.2.1Calculer la valeur de la résistance du rhéostat de démarrage qui limite la valeur de l’intensité du


courant de démarrage à Id = 30A.

2.2.2 Lors du fonctionnement pour I = 12A, calculer :

- la fém du moteur ;

-la fréquence de rotation (en tr/min).

2.3 Le moteur est à présent sous une tension continue réglage. On admettra, que les chutes ohmiques de
tension dans l’induit et dans l’inducteur sont négligeables devant la tension appliquée.

2.3.1 Démontrer que le moment du couple utile peut sous la forme Cu = aI² - b.

2.3.2 Calculer a et b en précisant leurs natures.

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7. Démarrage des moteurs à courant continu


𝑈−𝐸′ 𝑝
D’après la loi des mailles : 𝑈 = 𝐸 ′ + 𝑅𝐼 → 𝐼 = avec 𝐸′ = 𝑛𝑁∅
𝑅 𝑎
𝑈
Au démarrage du moteur n = 0 → E’ = 0 → 𝐼𝑑 = 𝑅

Cette expression nous montre qu’au démarrage le courant est très élevé. Pour le limiter on insère un rhéostat de
𝑈 𝑈
démarrage Rh en série avec la résistance de l’induit : 𝐼𝑑 = 𝑅+𝑅ℎ → 𝑅ℎ = 𝐼𝑑 − 𝑅

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III. Génératrice à Courant Continu :

Le générateur transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. La conversion d’énergie


entraine la production d’une force électromotrice dynamique. Lorsqu’un champ magnétique
coupe la trajectoire d’un conducteur en mouvement, il se produit une force électromotrice
induite selon la loi de l’induction électromagnétique de Faraday. Lorsque le circuit du
conducteur est fermé sur un récepteur nous aurons la circulation d’un courant.

1. Symbole :

ou

2. Arbre de puissances :

Puissance Puissance Puissance


absorbée électrique utile (Pu)
(Pa) totale
(Pet)

Pertes joule
Pertes joule inducteur
Pertes
Pertes fer induit (Pji) ( Pjex)
mécanique
(Pfer)
(Pm)

3. Génératrice à excitation indépendante


a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 + 𝑅𝐼 − 𝐸 = 0 → 𝑈 = 𝐸 − 𝑅𝐼 et 𝐸=
𝑈 + 𝑅𝐼
I : courant fournit par le moteur ; R : résistance
de l’induit ;
𝑅𝐼 : Chute de tension de l’induit ; E : f.e.m ;
𝑈𝑒 𝑈𝑒
𝑈𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 → 𝑟= → 𝐼𝑒 =
𝐼𝑒 𝑟

r : résistance de l’inducteur ; 𝐼𝑒 : courant d’excitation


𝑈𝑒 : Tension d’alimentation du circuit d’excitation

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b) Bilan des puissances


➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = (𝑈𝑒 × 𝐼𝑒) + 𝑃𝑚 = 𝑃𝑢 + 𝑃𝑗𝑒𝑥 + 𝑃𝑗𝑖 + 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑡 + 𝑃𝑐
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑈𝑒 × 𝐼𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique totale: 𝑃𝑒𝑡 = 𝐸 × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎

EXERCICES D’APPLICATION

Exercice 1 :
Une génératrice à excitation indépendante fournit un courant de 40A et une tension de 220V.
La résistance de l’induit est R=0,5Ω. Calculer :
1. La puissance utile Pu fournie par la génératrice
2. La force électromotrice en charge
3. La puissance électromagnétique de la génératrice
4. Le rendement électrique de la génératrice
L’inducteur de résistance r=150Ω est alimenté sous une tension Ue=120V. Les pertes
collectives sont estimées à 320W. Calculer :
5. Les pertes par effet joule dans l’induit
6. Les pertes par effet joule dans l’inducteur
7. La puissance absorbée par la machine
8. Le rendement de la génératrice
Exercice 2 :
Une génératrice à excitation indépendante subit les essais suivants :
- A vide : pour une vitesse de rotation no=1600tr/mn on a Eo=240V
- En charge : l’induit de résistance R=0,5Ω fournit un courant I=24A sous une tension
U=220V.
Déterminer :
1. La force électromotrice en charge E
2. La vitesse de rotation n en charge
3. La puissance utile
4. La puissance électromagnétique et le couple électromagnétique et le rendement électrique
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Exercice 3 :
1. Un moteur à excitation indépendante actionne un monte-charge. Il soulève une masse
de deux tonnes à la vitesse d’un mètre par seconde. Le moteur est alimenté sous 1500 V, sa
résistance d’induit est de 1,6  . Le rendement de l’ensemble du système est de 70 %.
1.1. Calculer la puissance absorbée par le moteur et le courant appelé lors de la montée.
1.2. Dans la phase de descente on veut limiter la vitesse à 1 m/s. Calculer le courant débité
par la machine et la résistance X dans laquelle elle doit débiter.
1.3. Quelle serait la vitesse de descente si on limitait le courant débité à 20 A ? Quelle
valeur de X faudrait-il utiliser ?
On considérera que le moteur est parfaitement compensé et que le courant d’excitation est
constant. On prendra g = 9,8 ms−2 .

Exercice 4 :

Sur la plaque signalétique d’un moteur à excitation indépendante on lit : U=230V ; I=32A ;
P=6,5KW ; n=600tr/mn.
Les pertes par effet joule dans le circuit inducteur asynchrone triphasé tétrapolaire 220/380V à
cage est alimenté par un réseau 220V 50Hz.
1- Quel est des deux tensions indiquées sur la plaque signalétique celle que peut supporter un
enroulement du stator puis donner le couplage du moteur
Un essai à vide à la vitesse de synchronisme a donné : Pav = 500W et cosφv = 0,157.
Un essai en charge a donné:
- intensité du courant absorbé : I = 12,2 A
- glissement : g = 6 %
- puissance absorbée : Pa = 3340 W.
La résistance d'un enroulement statorique est r=1Ω
2- Pour le fonctionnement à vide, calculer :
2-1- la fréquence de synchronisme et l'intensité du courant en ligne Iv
2-3- la valeur des pertes Joule dans le stator PJsv
2-4- la valeur des pertes dans le fer du stator Pfs, supposées égales aux pertes mécaniques Pm
3- Pour le fonctionnement en charge, calculer :
3-1- la fréquence de rotation (en tr/min)
3-2- la puissance transmise au rotor Ptr et le moment du couple électromagnétique Tem
3-3- la puissance utile Pu et le rendement η

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Exercice 5 :
Un moteur à courant continu à excitation indépendante et constante a les caractéristiques
suivantes :
- tension d’alimentation de l’induit : U = 160 V
- résistance de l’induit : R = 0,2 
1- La f.é.m. E du moteur vaut 150 V quand sa vitesse de rotation est n = 1500 tr/min.
En déduire la relation entre E et n.
2- Déterminer l’expression de I (courant d’induit en A) en fonction de E.
3- Déterminer l’expression de Tem (couple électromagnétique en Nm) en fonction de I.
4- En déduire que : Tem = 764 – 0,477n
5- On néglige les pertes collectives du moteur. Justifié qu’alors :
Tu (couple utile) = Tem
6- Calculer la vitesse de rotation du moteur à vide.
7- Le moteur entraîne maintenant une charge dont le couple résistant varie
proportionnellement avec la vitesse de rotation (20 Nm à 1000 tr/min).
Calculer la vitesse de rotation du moteur en charge :
- par une méthode graphique
- par un calcul algébrique
En déduire le courant d’induit et la puissance utile du moteur.

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4. Génératrice à excitation shunt


a) Schéma équivalent
D’après la loi des mailles :
𝑈 + 𝑅𝐼 − 𝐸 = 0 → 𝑈 = 𝐸 − 𝑅𝐼 et 𝐸=
𝑈 + 𝑅𝐼
𝐼 : Courant fournit par l’induit ; R : résistance de
l’induit ;
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; E : f.e.m ;
𝑈 𝑈𝑒
𝑈 = 𝑟 × 𝐼𝑒 → 𝑟= → 𝐼𝑒 =
𝐼𝑒 𝑟

r : résistance de l’inducteur ; 𝐼𝑒 : courant


d’excitation
𝑈 : Tension fournit par le moteur
𝐼𝑐ℎ : Courant que le moteur fournit à la charge 𝐼 = 𝐼𝑐ℎ + 𝐼𝑒
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑃𝑚 = 𝑃𝑢 + 𝑃𝑗𝑖 + 𝑃𝑗𝑒𝑥 + 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑡 + 𝑃𝑐
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑈 × 𝐼𝑒 = 𝑟 × 𝐼𝑒 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique totale: 𝑃𝑒𝑡 = 𝐸 × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜂 = 𝑃𝑎

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5. Génératrice à excitation série


a) Schéma équivalent

𝑈 + 𝑅𝐼 + r𝐼 − 𝐸 = 0 → 𝑈 = 𝐸 − 𝑅𝐼 − r𝐼 = 𝐸 −
𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐸 = 𝑈 + 𝑅𝐼 + 𝑟𝐼 = 𝑈 + 𝐼(𝑅 + 𝑟)
𝐼 : Courant absorbé par le moteur ; E : f.e.m ;
𝑈 : Tension d’alimentation du moteur
𝑅𝐼: Chute de tension de l’induit ; 𝑟𝐼: Chute de tension
de l’inducteur
b) Bilan des puissances
➢ Puissance absorbée: 𝑃𝑎 = 𝑃𝑚 = 𝑃𝑢 + 𝑃𝑗𝑒𝑥 + 𝑃𝑗𝑖 + 𝑃𝑐 = 𝑃𝑒𝑡 + 𝑃𝑐
➢ Pertes par effet joule du circuit inducteur: 𝑃𝑗𝑒𝑥 = 𝑟 × 𝐼 2
➢ Pertes par effet joule de l’induit: 𝑃𝑗𝑖 = 𝑅 × 𝐼 2
2𝜋𝑛
➢ Puissance électrique totale: 𝑃𝑒𝑡 = 𝐸 × 𝐼 = 𝐶𝑒𝑚 × Ω = 𝐶𝑒𝑚 ×
60

➢ Pertes collectives: 𝑃𝑐 = 𝑃𝑓 + 𝑃𝑚
➢ Puissance utile: 𝑃𝑢 = 𝑈 × 𝐼
𝑃𝑢
➢ Rendement: 𝜼 = 𝑃𝑎

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