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Évolution du Droit des Affaires en France

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DROIT DES AFFAIRES

Introduction
Marie Laure Coquelet
Modalités d’examen : écrit (1h30 QCM à pt négatif, choix multiple) ou oral (+
probable)
Code de commerce 2023 satisfaisant, annotations permises mais pas
commentaires.

Bibliographie :
- Première partie du livre : droit du commerce, l’étude du DDA se fait en 2 e
partie

Mise en garde : Intitulé trompeur car à l’université on étudie avant tout mais
pas exclusivement l’évolution des r qui sont applicables à l’exercice de
l’activité dite commerciale, et à l’évolution du statut du commerce.
Synonymie entre droit du commerce et droit des affaires, celle-ci s’explique par
le fait que le dt des affaires s’est dev à partir d’un socle qui se trouve être le dt
commercial.
Le dt commercial constitue le socle de base du dt des affaires mais le dt des
affaires ne se résume pas auj seulement au dt commercial.

Le dt des affaires a un domaine d’application + large, il couvre d’autres


disciplines car il s’intéresse à ttes les act éco et à tous les opérateurs éco.

Pour ce qui est des act éco, le DDA s’intéresse aux act commerciales : act des
commerçants + act civiles, qui ne relèvent pas normalement du code du
commerce.
Le DDA s’intéresse par eg aux act indépendantes ; l’act des artisans qui ne sont
pas des commerçants, aussi celle des agriculteurs (act de production).

 Champ d’application plus large : tte activité professionnelle quel que soit la
manière d’exploitation d’activité.

Le DDA s’applique aux sociétés (civ et commerciale) mais aussi des


regroupement de personnes qui n’ont pas la qualification de société eg.
groupement d’intérêt éco, associations, mais aussi directement par des
personnes physiques eg. avocat à titre individuel, entreprenariat individuel.

Ces sociétés et ces agents éco peuvent être des entrepreneurs


privés (sociétés financées par des capitaux privés) mais ces sociétés peuvent
être aussi des opérateurs publics eg. SPIC et SPAC, participent à des
prestations de services, détenues pour partie par l’État.
 Comment le DDA d’auj s’est construit, d’où vient-il ? (Afin de comprendre les
r qui sont les siennes auj.)
o LE DDA puise ses origines ds le DT com, le DDA emprunte une
grande partie de ses caractéristiques juridiques.

 Quels sont les acteurs, opérateurs qui relèvent du domaine du DDA ? Quels
sont leurs dts et obligations ? Sont-ils de même nature ou y a-t-il des
différences ?
o Eg. Commerçants, artisans, agriculteurs etc.

 Comment exercent-ils leur act ?


o Pour exercer une activité économique, il faut disposer de moyens
matériels et humains qui seront affectés, utilisés (d’où le fait que le
contrat de travail fasse partie du DDA)

 Quelles sont les r auquel ils sont soumis dans le cadre de l’exercice de leur
act éco ?
o Pour gagner des parts de marché, nécessité d’être compétitif, le dt y
apporte des réponses pour permettre aux entreprises d’être
compétitives, d’où la nécessité d’avoir des r = les r de
concurrences. Certains pratiques concurrentielles sont interdites.
o R particulière pour assurer l’égalité dans la concurrence. Eg.
Monopole

Chapitre introductif : la construction du


DDA
Si le dt commercial a servi de matrice à la construction du DDA,
aujourd’hui le dt commercial constitue seulement une branche du DDA.
C’est un déclassement car historiquement on opposait le droit civil au
droit commercial.
Le dt commercial était à part entière une branche du droit privé mais avec le tps
et le dev des act éco, le dt commercial a perdu son statut de branche du dt
privé pour ne plus que constituer le rameau d’une branche qu’est auj la branche
que constitue le DDA.

Section 1 : Du droit commercial au DDA.

À l’origine, le dt commercial était classiquement présenté comme une branche


du dt privé qui s’était construite en marge du dt civ. Le Droit commercial s’est
construit par exception aux solutions qui sont posées par le code civ.

§1 : le DT commercial un dt d’exception
Le droit commercial est un droit d’exception car les r qu’il pose sont des r à
l’origine dérogatoires du dt commun ([Link] dt civil.)
 Quel est son champ d’application ?

Il n’existe pas de def unitaire du dt commercial, deux en sont concevables :


- On peut avoir une def subjective, qui s’intéressera au sujet du dt
commercial
- Ou au contraire, objective, le champ d’application du dt commercial se
fera par rapport aux actes, aux opérations qui vont être considérés
comme relevant du dt commercial.

 Quelle est la position du droit français ?


C’est une figure hybride = pas une seule def ie. que le dt fr lors de la
codification du dt commercial a décidé de ne pas véritablement de consacrer
une définition par rapport à une autre.

1. La dualité d’approche de la notion de dt commercial

a) L’approche subjective

Au terme de l’approche sub le dt commercial va constituer le dt des


commerçants. Le dt des commerçants va dev le statut du commerçants,
déterminer quels sont leurs dts et obligations ds le cadre de l’exercice de leur
act.

Mais cette def qui sera celle du dt fr jusqu’à la Révolution française connait des
limites car elle ne permet pas de traduire le fait que l’act commerciale n’est
pas toujours le fait d’un commerçant, ie. qu’elle peut exister
indépendamment du statut de commerçant.

L’exercice d’une act commerciale et donc de la qualité de commerçant n’est


envisageable que ssi on est s (une jurande, une guilde ie. appartenir à un
métier identifié.) Si ce n’est pas le cas, c’est une act illicite.
- Conception fermé du dt commercial : en définitive le dt commercial se
limiterait à ceux qui ont la qualité de commerçant, une act
nécessairement réglementé.
- Révélateur de la mentalité de l’ancien régime : dts et obligation
déterminés par le statut qui est le nôtre : noble, clergé ou tiers-état.
- Avantage : Numérus closus = à l’abris de la concurrence, assurance d’une
part de marché qui va rester stable.

b) L’approche objective
Cette approche apparait fin 17 e et début 18e, définit le dt commercial comme
étant le dt des actes de commerce : définition par l’objet.
 Quel est l’acte de commerce ?
Auj, la positon du dt fr est la suivante : en 1807 conception hybride.
2. La conception retenue par le code de commerce de 1807

La Révolution fr va permettre l’abandon d’une conception subjective du dt


commercial grâce à deux textes qui datent tt deux de 1791.

- Le décret D’Allarde de mars 1791, car il consacre la liberté


d’entreprendre et en son art 1er (principe ayant auj valeur constit.) tte
personne peut exercer la profession de son choix : la liberté du
commerce et de l’industrie
o cette consécration de 1791 est le reflet de la pensée économique de
l’époque et du 18e s, car la révolution po de 1789 est la consécration
de la R, en Angleterre il y a la révolution industrielle, ce qui a des
csqces en France, cette révolution industrielle ne peut s’épanouir
que grâce aux textes des physiocrates : le laisser faire, l’état ne
doit pas intervenir ds l’économie, doit permettre à tte personne
sa liberté d’entreprendre.
o C’est de là que vient la liberté de concurrence.
- La loi Le chapelier vient compléter le décret, vient abroger les
corporations, désormais pour exercer un métier librement plus besoin
d’appartenir à une corporation, ces organisations corporatistes sont
interdites.
o Problème pour la liberté syndicale car rassemblement =
corporation.

 Ces deux textes vont mettre un terme à la def subjective ce qui conduit
à retenir une définition objective.

Cette def objective pose difficulté en raison du contexte historique de l’époque :


- L’esprit de l’époque en 1789 est le principe de l’égalité des droits
(affirmé par la DDHC) -> ce principe devrait conduire à faire disparaitre
tous les dts qui sont des dts d’exception = la r doit être la même
pour tous + pas y avoir de distinction lié au statut et de la nature
de l’opération
-> Disparition du dt commercial, pour droit commun : le droit civil.

- Néanmoins, on a vu l’intérêt d’un dt spécial, l’intérêt de contrôler pour


assurer la stabilité.
- Auj on a certains systèmes juridiques étrangers qui ont fait le choix
d’abandonner l’opposition entre dt civ et dt commercial eg. Angleterre, et
les pays qui ont pourtant subi l’influence de la codification fr : la Belgique
ou l’Italie,

 Ce qui veut dire qu’à l’aube de la codification on a un double constat : si


le dt commercial demeure, le dt commercial persiste qu’avec une
def objective.

Même définit objectivement la q qui reste en suspens :


 Faut-il maintenir un dt commercial ? Un droit d’exception ?
En 1807, sous l’impulsion de napoléon 1 er, on maintient le dt commercial qui
resterait un dt d’exception et qui permettrait d’écarter les r promulguées en
1804 par le code civ, et de doter ainsi le dt commercial de r qui lui soient
propres et autonomes.

Eg. R qui concernent la formation, de la preuve ou de l’exécution des act


de commerce = celles-ci sont dérogatoires aux r du code civ = régime
juridique qui lui est propre et qui n’est pas le régime juridique
applicable à l’acte civil.
Eg. Ce contentieux commercial, qui se rapporte à la formation, à la
preuve, sera soumis à une juridiction d’exception => Le tribunal de
commerce.

La def qui semble être retenu est une def obj eg. Code du commerce et non
des commerçants, on réglemente l’act commerciale. Mais, sans abandonner la
conception subjective : c’est la conception hybride. Une conception mixte en
ce sens que la conception sub ne va disparaitre totalité du code de commerce
de 1807, et surtout le code de commerce se trouve être ds la continuité de cette
entre deux.

Dans les deux conceptions, le dt commercial demeure un dt d’exception =


- une seule cat de sujets : les commerçants, dts et obligations qui
leurs sont propres, pas imposés aux autres.
- une catégorie spéciale d’acte : régime juridique applicable à la
formation, à la preuve, à l’exécution d’une catégorie spéciale d’actes : les
actes de commerce, un régime juridique qui n’est pas un régime du
code civil, régime propre aux actes de commerce.

Selon les codificateurs de 1807 on a une apparence trompeuse, on tendance à


considérer que la conception du dt commercial qui a été consacrée, par le code
de commerce de 1807 est une conception mixte : à la fois une conception obj et
sub.

 Pourquoi une conception objective ?


o Pas d’évolution du titre depuis 1807 : code du commerce et
nn commerçants.
 Rien que l’intitulé est un élément peut être perçu comme la
consécration de la vision obj du dt commercial
o Première def de l’acte de commerce : qualification de l’acte de
commerce afin de lui attribuer un régime juridique spécial
 Définition singulière : pas de def générique de l’acte de
commerce mais une liste d’actes énuméré à l’art 631 du code
commerce de 1807 (auj à l’art L110-1 du code de commerce.)
 Certains auteurs parlent de liste close, fermée.
 Si ce n’est pas un acte de commerce, c’est un acte civil, et
donc son régime juridique est contenu dans le code civil.

Dans le même temps on constate que le code de commerce de 1807 retient


aussi une conception subjective :
 Pourquoi une conception subjective ?
o Def du commerçant à l’art 1er du code de commerce de 1807 « le
commerçant n’est autre que la personne qui accomplit des actes de
commerce à titre de profession habituelle ». Le code de
commerce établit les dts et obligations qui sont imposés aux
commerçants.

 On a donc une conception mixte, le dt commercial en 1807 c’est le code du


commerce et des commerçants : on retrouve ttes les r statuaires, relatives
aux dts de celui reconnu comme commerçants.

Pour accomplir un acte de commerce, on n’a pas besoin d’avoir la


qualité de commerçants : c’est la conception objective, cet acte de
commerce peut être ccl entre commerçants mais aussi par tte personne : des
personnes n’ayant pas la qualité de commerçants.

Cette conception mixte on la retrouve par voie de csqce lorsque le code de


commerce de 1807 va définir la compétence du tribunal de commerce.
Le tribunal de commerce va pv connaître de deux types de litiges :
- Les litiges qui naissent entre des commerçants : l’expression de la
conception subjective
- Les litiges à propos des actes de commerces entre tte personne :
expression de la conception objective

 Pourquoi on est arrivé à cette conception mixte alors qu’avec la révolution


fr tt était en place pour consacrer une conception objective ?

- Élément intellectuel qui tient à la personnalité des rédacteurs du


code de commerce :
o ils étaient pour la plupart des commerçants : ils ont une
conception plutôt passé mais qui est la conception dominante sous
l’ancien régime.
- Élément structurel, conjoncturel :
o La colère de l’Empereur : Napoléon 1er.
 Dès 1801 on réfléchit à l’élaboration d’un code de commerce,
mais pas de grand entrain.
 En 1806, l'Empire napoléonien traverse une crise financière
alors que les guerres napoléoniennes s'intensifient,
nécessitant une intendance efficace. L'armée française
commande massivement des chevaux, des marchandises et
du cuir, mais se heurte à des difficultés d'approvisionnement.
Les banquiers, négociants et commerçants parfois
scrupuleux, livrent des marchandises impropres à
l'usage ou à la consommation, ce qui complique les
campagnes militaires de Napoléon. L'empereur, outré de
voir ces commerçants qui ont failli à leurs obligations
se pavaner dans les salons parisiens, décide de réagir.
« Le scandale des armées », => promulgation du code de
commerce visant à sanctionner les commerçants ne
respectant pas leurs engagements. Ce code introduit des
mesures répressives, aggravant les sanctions pour
faillite, notamment la perte des droits civiques et la
confiscation des biens des commerçants défaillants.

La conception objective du dt commercial par les codificateurs du code


commerce va être critiquée par les auteurs commercialistes (la doctrine).
On considère que la conception obj est trop sévère : conduit en cas de litiges à
soumettre à la compétence du tribunal de commerce des personnes qui
n’avaient pas la qualité de commerçants.

Au 19e s cette doctrine va être entendu par la jurisprudence ce qui va faire


émerger une théorie qui va venir limiter la célérité de la conception
objective et de limiter de fait l’application du dt commercial. « La
théorie de l’acte mixte » : C’est de considérer qu’un acte de commerce
lorsqu’il est accompli entre un commerçant et un non-commerçant :
s’agissant du non commerçant alors que l’acte est bien un acte de
commerce on appliquera le code civil et ce sera de la compétence du
tribunal judiciaire, à l’inverse pour le commerçant on appliquera de
manière distributive les r applicables au code de commerce et devant
le tribunal de commerce.

On gomme la conception obj, ce qui est aujourd’hui tjrs le cas.

 Dt commercial à l’origine du DDA : car c sa matrice : le


DDA va emprunter les particularités qui étaient celles du
dt commercial

§2. L’extension du domaine du dt commercial et l’émergence du


DDA

 Comment le dt commercial a pu être étendu à d’autres domaines ?

Indéniablement, le domaine d’application du dt commercial s’est étendu en


dehors de ses frontières naturelles.
La doctrine s’est interrogée sur la pertinence même de l’intitulé.

1. L’extension du domaine du dt commercial

Si en 1807, le dt com s’applique ds deux cas de figure :


- D’une part aux commerçants ie. ceux qui effectuent ds actes de com à
titre de prof habituelle
- D’autre part aux actes de com
Mais métamorphose du domaine d’application du dt commercial et donc à
l’émergence du DDA durant la seconde moitié du 20e s : extension des r
contenues ds le code de com à des activités et des opérateurs éco qui
n’avaient pas un caractère commercial.

Le législateur moderne a cherché à rapprocher le régime juridique de


situations éco semblables et de soumettre en définitive en def tous les
opérateurs éco (eg. agriculteurs, artisans) à un même régime juridique (ie.
a des mêmes r et principes qui sont puisé ds le code de commerce.)

peu de choses différencient l’artisan du commerçant.

Cet élargissement conduit à une perte d’identité du dt commercial :


désormais on constate que le dt commercial ne s’applique plus
exclusivement aux commerçant et aux actes de commerce.

 Est-ce que ça reste du dt commercial ?

Par ce succès du dt commercial, une partie de la doctrine a considéré que la


perte d’identité s’accompagnait d’une crise existentielle du dt
commercial. Certains disaient qu’il fallait acter la disparition du dt commercial.
D’autres ne s’en sont pas résolu, y a bien une crise mais ne doit pas aller
jusqu’à acter sa disparition : il faut remettre en cause l’intitulé utilisé de « dt
commercial ». (Évolution, transformation)

2. Les propositions doctrinales d’un nouvel intitulé.

Doyen Joseph HAMEL (1889-1962) : créateur de l’intitulé DDA.


Parmi cette volonté de modifier l’intitulé, Hamel va créer un institut au
sein de l’université de Paris, qui existe tjrs ajd à Assas, l’IDA : l’institut de
DDA.

L’usage de ce nouvel intitulé poursuit deux obj :


- Souligner que la vie éco ne se limite plus à la seule vie
commerciale au 20e s. Démontrer qu’est apparu une nouvel branche
du droit qui intègre le dt commercial, celle-ci accueillera d’autres
disciplines : encadrer, contrôler les affaires ie. la vie éco.
o Eg. intégrer une partie du dt pénal : sanctionner des délits
spécifiques abus de biens social, banqueroute, la fraude à la TVA
Dt fiscal, l’act éco est productrice de richesse donc cela permet à
l’état de lever les impôts, la TVA,
Droit civil des affaires, Dt des assurances, Dt public des affaires - dt
de l’environnement, dt de la concurrence, dt de la régulation

- Rechercher l’unité :
o désormais tte act éco (com ou nn com) doit être soumise aux
mêmes r et aux mêmes principes ds un but de cohérence
juridique mais aussi de sécurité juridique.

D’autres intitulés ont été proposés ;


- « dt de l’entreprise ».
o On trouve ttes les r relatives à la structure juridique de
l’entreprise :
 statut juridique de l’entrepreneur individuel (livre 5)
Ce statut juridique a vocation à s’appliquer à tte personne peu
importe son act éco.
o Mais aussi les r relatives aux sociétés (Livre 2) ie. lorsqu’on prend la
décision de s’associer avec d’autres pour dev une activité
o Mais aussi les dispositif des traitements des sociétés en diff (livre 6)
o r relatives au fctment de l’act notamment r de concurrence (Livre 4)

- « droit des act économiques » car plus exclusivement une act


commerciale.
o Expérimentation menée sur 4 ans par certains tribunaux de
commerce ont accepté de devenir des tribunaux des act éco

Si Michel Cabrillac affirme que « le dt commercial n’a plus le vent en poupe »


pour autant le dt commercial n’a pas disparu : le dt com subsiste comme un
rameau de la branche que constitue du DDA car le dt com reste le socle
du DDA qui s’est nourri du dt com, le DDA emprunte les particularités
du dt com.

Section 2 : L’emprunt du particularisme du dt com par le


DDA

Le particularisme du dt commercial et par extension du DDA se sont des


particularités par rapport au droit commun, le droit civil.

§1. Les raisons historiques du particularisme du dt com


L’existence aux côtés du dt civil propre au commerçant et aux actes de com,
d’un dt spécial n’est historiquement pas une particularité fr.
Dès le MA la plupart des pays euro ont connu un dt spécial applicable soit
aux commerçants soit aux actes de com mais cette opposition entre un dt
com spécial et un dt commun n’a subsisté qu’en France.

Il est souvent affirmé que les origines du dt com remonterait à la « nuit des
temps » ou du - dès lors qu’il a commencé à exister des échanges basées sur
l’argent, seraient alors apparu des principes spéciaux. L’opposition dt com
et dt civ remonte à l’Antiquité, essentiellement aux grecs et aux phéniciens.
Pourtant il reste peu de choses de cet héritage en dt fr, en revanche la période
qui a marqué singulièrement le dt com en dt fr c’est le MA.

1. Les apports du MA à la construction du dt commercial

C’est à partir du 11e s qu’il s’est formé en FR et en Europe un droit


commercial, et celui-ci sera désigné par l’appellation jus mercatorum, le droit
des marchants (approche subjective).

a) L’émergence d’un dt des marchants

La formation du jus mercatorum correspond à la réapparition du commerce à


partir du 11e s, commerce qui avait disparu avec la chute de l’empire
romain (476 ap JC) dû aux invasions barbares.

CSQCES :
Avec les invasions barbares les villes se dépeuplent
 Disparition des routes ce qui rend la négociation difficile
 Disparition de la monnaie : réapparition du troc
 Émergence de la pauvreté : consommation en baisse
 Insécurité va tuer progressivement le commerce qui était florissant jusqu’à la
chute de l’empire romain

Le 11e et 12e s. sont marqué par un renouveau dû à la fin des invasions


barbares ce qui va permettre à l’Europe de renouer avec la stabilité
(notamment politique) et surtout avec la sécurité  restaure la confiance 
retour des échanges  dev du commerce.

La sécurité sur les routes permet le voyage des voyageurs sans risquer leur
bourse et leur vies, le commerce va de nouveau se dev.

Les commerçants (ie. les négociants, les marchands, les banquiers) vont
s’enrichir et organiser eux même leur act.
 Se regroupent par métiers, sous la forme de corporation (guilde,
jurande).

Rôle déterminant car celles-ci se doteront de r qui leur seront propres et qui
auront pour objet de fixer des conditions d’accès, d’exercice.

 D’où vient l’origine du travail au noir ?


C’est l’interdiction de faire travailler ses employés après la nuit tombée et
par extension ce sera aussi l’interdiction de travailler à la bougie.

Ttes ces r seront contenus dans un doc appelé statue, ie. ancêtres du code
de commerce.

Dans le même temps, les corporations vont se doter de juridictions qui


leur sont propres, composées de juges membres de la corporation qui
auront pour compétence de trancher les litiges entre diff membres de la
corporation et faire respecter les statues.

 ancêtres des tribunaux de commerce = apparition d’une justice


consulaire dès le MA.

b) Les facteurs de dev d’un dt des marchands

Foires, ie. regroupement périodiques de marchands et de négociants

Ces foires se dev essentiellement ds le nord de la FR (eg. Provin, Troie,) mais


aussi en ALL (Francfort, Bruges).

- Se dev sous l’impulsion des seigneurs locaux car y voient un intérêt


éco => si une foire se dev sur leur territoire vont pv taxer, lever un
impôt.
- Forte réglementation :
o 6 semaines au total durant lesquelles on va négocier, et faire des
opérations commerciales (vendre, acheter, prêter)
o 2 semaines durant lesquels on va commercer
o 4 semaines pendant on va exécuter ttes opérations
 Eg. payer le prix de la marchandise, livraison de la
marchandise.
 S’il survient une diff : le défaut de l’exécution sera résolu
devant le tribunal, la juridiction de la foire.

- À l’occasion de ces foires deux institutions vont apparaître (existe tjrs


auj) :
o L’usage de la lettre de change :
 instrument de paiement spécifique qui facilite les
transactions sans transport d’espèce monétaire.
 Son fonctionnement repose sur un dépôt d'argent réalisé
auprès d'une banque. En échange de ce dépôt, la banque
émet une lettre de change d'un montant équivalent. Ce
document donne l'instruction à une autre banque, appelée le
correspondant, de payer au porteur de la lettre la
somme indiquée, dans la monnaie locale.
« Payer contre cette lettre de change au porteur la somme de
100 écus »
 2 effets attachés à la lettre de change :
 Les commerçants pourront voyager sans avoir sur
eux de l’espèce monétaire  Accroissement de la
sécurité du marchand, ce qui lui permet de commercer
plus.
 Permet de réaliser une opération de change : pas
besoin d’échanger de la monnaie contre de la monnaie
locale.

- Le dev du dt de la faillite est consacré en 1807


o Droit qui est destiné à sanctionner la défaillance des négociants
dans l’exécution de leurs obligations et de leurs engagements
commerciaux.
o 3 types de sanctions apparaissent :
 Sanctions destinées au paiement des créanciers :
 par la saisi collective des biens du négociants pour
payer ses créanciers grâce au produit de la vente :
ancêtre de la liquidation judiciaire.
 Sanction infamante :
 mettre le marchand au piloris : on l’expose au milieu de
la foire
 ou le bonnet vert.
 En fct de la gravité du manquement on peut mettre la
personne à l’index, on l’exclue de la corporation. Cette
exclusion se manifeste par la banqueroute : « banca
rota » en italien, le banc où s’installaient les banquiers
du nord de l’Italie : on casse son banc devant tlm.
 Cette exclusion demeure en dt fr, l’interdiction de gérer
quand on se rend coupable de malversions (fraude)
interdiction de diriger, il ne peut plus être commerçant
car il a failli à ses obligations.

 L’assouplissement à partir du 11e s de certaines interdictions religieuses


posées par le dt canonique.
o Assouplissement de l’interdiction de l’usure (prêt d’argent
avec intérêt) par le pape lui-même ie. le fait de vouloir recevoir
une rémunération en contrepartie de l’argent prêté.
 Or pour que le commerce puisse se dev il a besoin de
financements : à la période médiéval, il y a renouveau du
commerce maritime après le commerce terrestre : bcp plus
risqué pour le commerçant et pour le banquier car les risques
sont multiples :
 Le bateau de commerce avec les cargaisons pleines soit
victime de piraterie.
 Risque naturel : bateau face l’objet d’un naufrage à la
suite d’une tempête.
 C’est la raison pour laquelle la papauté va intervenir pour
assouplir les interdictions notamment à l’interdiction du prêt
avec intérêt.
o Face à la difficulté de financer on acceptera que le prêteur soit
associé aux risques de l’entreprise : assouplissement du prêt avec
intérêt à cette condition.
o Pour permettre l’usure il est envisagé de mettre en place entre le
prêteur et le commerçant emprunteur : contrat d’association qui va
prendre le terme de commenda, ie. début du contrat de société.
o Soumis aux risques de l’entreprise :
 si l’entreprise dégage des bénéfices, celui qui a prêté de
l’argent va pv recevoir une rémunération car il est associé à
l’activité car il la finance sous la forme de dividendes
 mais réciproquement, si l’affaire ds laquelle le prêteur a
investi si l’affaire périclite ie. le commerçant fait des
mauvaises affaires, le prêteur étant associé aux risques,
contribue aux pertes, ne pourra demander la
rémunération de l’argent qu’il a investi, il perdra les
intérêts, en cas de faillite : ne pourra obtenir la
restitution du principal
 cette contribution aux pertes du prêteur qui va permettre du
dev du commerce maritime et terrestre => début du
capitalisme avec la commenda  conduit à la création
d’une société en commandite, deux cat d’associés :
 les commandités, ie. l’associé commandité à
nécessairement la qualité de commerçant, il supporte
un risque illimité dans l’activité
 les commanditaires, ie. n’a pas la qualité de
commerçant et son risque est limité : si l’affaire
périclite il perd simplement la somme qu’il a apporté,
son investissement soumis à l’aléa du fctment de tte
société.

o La commandite sera particulièrement utilisée et va permettre le dev


du capitalisme et pendant la période du 17 e s, la commandite est
aussi utilisée car permettra aux nobles de financer l’act
commerciale alors qu’un noble ne peut faire commerce (ne
peut pas exploiter une act commerciale.)

 CCL : L’apport du MA à la construction du dt commercial, appelé auj DDA, est


fondamentale car c au MA que sont nés les institutions les plus
marquantes du dt commercial moderne et on pense à la lettre de change,
au dt de la faillite (bonnet vert, banqueroute), émergence de tribunaux
spéciaux aux compétences d’exception, = prémices du dt des sociétés
sont déjà là car il y a l’apparition de la commenda qui permet
d’investir dans le commerce en soumettant cet investissement aux
risques commerciaux.
 Cette explosion du commerce que le MA met en place pendant cette période
historique des temps modernes (1492 : découverte de l’Amérique - 1792 :
chute de la monarchie française et proclamation de la première R)
2. Les apports des temps moderne à la construction du dt commercial

Le MA a été marqué par le renouveau du commerce, les temps modernes vont


être marqués par une période d’expansion économique mais surtout
accompagné par une étatisation de la réglementation et de
l’encadrement de l’act commercial.
Le pv royal va s’intéressé de plus en plus au commerce car pour l’État cela
devient une source de financement.

a) Un nouveau mode d’encadrement du commerce

Avec les grandes découvertes les états vont s’ouvrir à la concurrence :


vont se livrer une course vers le nouveau monde pour accaparer les
richesses de celui-ci.

Mais conquêtes coûtent cher : nécessité de financement, ce besoin de


financement ne peut être couvert par l’impôt car trop impopulaire or un
état cherche la stabilité.

Vont essayer de diversifier leurs ressources :


o Vont créer des compagnies auxquelles ils vont attribuer des
monopoles
 géographiques eg. La compagnie des indes orientales,
 mais aussi des monopoles d’exploitation de certains
commerces eg. négoces de la soie. Privilèges pour dev une act
éco.
o Pour financer l’act de ces compagnies :
 on cherche les investisseurs auprès du public : on place,
négocie, et vend les titres de capital de ces compagnies
auprès du public
 Ces compagnies se dev notamment sous la forme de sociétés
qui s’inspire de commandites. Permet de financer les milices
permettant d’assurer le transport.
o On assiste aux premières crises financières sous la période de
la régence : actions placés ds le public avec des compagnies qui
vont faire faillite car les investisseurs ne pourront obtenir la
restitution de leur apport.

Le rapport du pv po à l’économie va évoluer car chaque état va tenter


de dev son propre dt commercial dans le but de mieux contrôler
le commerce.

Étatisation du droit commercial car il devient source d’intérêt


pour le pv royal.
La r de dt va ainsi progressivement ne plus être exclusivement
corporatiste mais d’origine royal va être posé par des édits royaux.
En résumé : avec les temps modernes la production pour la r de dt
commercial n’est plus désormais horizontale (d’origine
corporatiste) devient verticale (vient du haut, du pv politique : le
roi).
Ces évolutions vont marquer le déclin des foires.

b) Les manifestations de l’étatisation du dt commercial

En FR, c’est entre le 16e s et le 17e s que le dt commercial va acquérir la


plupart des traits qui sont auj les siens.
Pour s’en convaincre il suffit de donner certains dates :
- 1563
o Associé à l’adoption d’un édit royal : L’édit de Michel de l’Hospital
o Cet édit est important car c’est la création des premiers
tribunaux consulaires :
 Sont les ancêtres des tribunaux de commerce d’auj, s’inspire
des juridictions des foires qui se sont dev au MA
 Créé à Paris ces premiers tribunaux consulaires s’établissent
sous François 2 -> Charles 9, S’inspirent des juridictions des
foires médiévales
 A paris de 1565 : tribunaux vont se généraliser à
l’ensemble du territoire fr.
 L’idée du pv royal est que désormais les litiges entre
commerçants relèvent d’une juridiction spécial et ce de
manière permanente qui sera appelé à connaitre de
tous les litiges entre commerçants
 Le tribunal consulaire repose sur une organisation spécifique :
l’échevinage, ie. les tribunaux consulaires vont être
composé d’un juge désigné par le roi, et assisté de 4
consuls eux-mêmes commerçants, élus par les
marchands.
- 1673 et 1681
o Ces deux ordonnances sont connues sous le nom de Colbert
(ministre de Louis 14)
 Ordonnance de 1673 : Régissant le commerce de terre, connu sous le nom de
Code Savary
o Savary est un marchand choisi par Colbert pour procéder à la
première codification des r relatives au commerce entre
commerçants, alors qu’avant les r étaient des usages, coutumes,
qui variaient d’une région à une autre.
Compile dans un seul et même acte l’ensemble des r de terre.

o Avantage :
 Permet de sécuriser les transactions : le dt com a besoin de
sécurité et de confiance.
o Défaut :
 Pas l’œuvre d’un juriste érudit mais l’œuvre d’un commerçant
 Savary ne posait pas de principes ni de r => ne donnait que
des recettes (dans le sens où on pouvait ou non les appliquer
et surtout les aménager)
 la codification des principes est une codification
incomplète car l’ordonnance de 1673 va encadrer
uniquement l’activité des marchands (ie. ceux qui
vendent au détail) et négociants (négocie des grandes
q = ceux qui vendent en gros, des grossistes).
Pas de disposition à propos des banquiers = tt ce
qui concerne le financement de l’act de négociants sont
étrangère à la codification => la seule opération de
banque réglementé par le code Savary est
l’opération de la lettre de change.
 Csqce = en s’attachant uniquement aux négociants et
aux marchands, le code Savary s’est avéré dépassé =
on aura une volonté de le remplacer, nouveau projet qui
avait pour ambition de réviser l’ordonnance de 1673 et
qui sera à l’étude en 1778.
 Projet Miromesnil (ministre de Louis 16) : révision
l’ordonnance Colbert, du code de commerce de
1673 pour l’adapter à l’évolution du commerce.
Ce projet échoue car se trouve confronté à
l’opposition du PLM de Paris car ce projet était de
libéraliser le commerce. Remise en cause des pvs du
PLM en mat commercial.

 Le code suit un objectif politique : volonté royale d’encadrer et


contrôler le commerce
 Le code Savary est l’expression d’un
interventionnisme étatique dans l’économique.
 Cet interventionnisme est spécifique à la France =
modèle Colbertiste, la doctrine du colbertisme
politique visant à asseoir l’intervention du pv de
l’état dans le contrôle du commerce.
Cette volonté de contrôler le commerce poursuis
l’œuvre de deux ministres : Sully (ministre d’Henri IV) à
l’origine des premières intervention du pv royal dans
l’encadrement du commerce + Duc de Richelieu
(ministre de Louis XIII)
 L’œuvre de Savary pose des recettes et non des
principes =>

 Ordonnance de 1681 : Régissant le commerce maritime


- 1776 : édit de Turgot (ministre sous Louis 16)
o Suppression des corporations
o S’attaquer aux corporations => s’attaquer aux marchands =>
peuvent contrôler l’entrée dans la corporation, exclure tt ceux qui
ne se conforment pas aux r = évite la concurrence => Fronde des
commerçants en FR
o Turbot est alors renvoyé => et son édit est aboli qui
proclamait la liberté de commerce.

3. Du décret D’Allarde à la codification de 1807

a) izbdôizbe

- Décret d’Allarde des 2 – 17 mars 1791 :


o Adopté en 1791, pose un principe permettant le dev éco et
industriel de la FR à compter du 18e s, en vertu de l’art 1 du
décret : « tte personne est libre de faire le négoce ou d’exercer la
profession, l’art ou le métier qu’elle trouvera bon »
o Consacre la Liberté du commerce et de l’industrie = liberté
d’entreprendre
o Ce principe suppose l’adoption d’un autre texte, adopté en juin 1791
(les 14-17 juin 1791) La loi Le chapelier, cette loi interdit
désormais les corporations.
o Auj cette liberté d’entreprendre à valeur constitutionnelle
 Le CC lui reconnait la valeur d’un principe générale à valeur
constitutionnelle depuis la :
 Décision du 16 janv 1982 rendu à propos des
nationalisation de certaines act.
CSQCE : la liberté d’entreprendre s’impose au PLM.
Mais sa portée n’est pas absolue : le législateur peut
limiter la liberté d’entreprendre.
 La limitation doit être justifié par des raisons
d’intérêt général ou des raisons liées à des
exigences constitutionnelles ie. pour permettre le
respect d’un principe constitutionnel supérieur.
 Il faut que l’atteinte soit proportionnée au regard
de l’objectif qui est poursuivi. Si c’est
disproportionné, la loi est considérée inconstitutionnelle.
 Ces limitations se trouvent dans la législation d’auj ;
o Eg. La création d’un établissement de crédit
nécessite l’obtention préalable d’un agrément
donné par la Bq centrale européenne. La création
d’entreprise n’est pas libre.
o La loi peut aussi confier l’exploitation de certaines
act éco exclusivement à des opérateurs publics.
 Eg. Nationalisation d’EDF ‘engie’, tous le
secteur de l’électricité est détenu par l’état
car seul proprio de la société.
 La liberté d’entreprendre est aussi une liberté
publique dont le respect s’impose à l’adm :
o Seule la loi peut autoriser l’adm à apporter
des limites à la liberté d’entreprendre
CSQCE : normalement l’adm ne peut intervenir ds
le domaine éco car la JP du CE estime que « le
principe de la liberté d’entreprendre est propre au
secteur privé »
Seules les personnes privées peuvent
exercer une act économique.
Ce principe comporte des tempéraments car
l’adm peut être parfois un acteur éco :
 Ce principe n’interdit pas à l’adm de créer
des entreprises publiques soumises au
régime de droit privé dès lors qu’elles ne
disposent pas de prérogatives de puissances
publiques pour l’exercice de leur act.
Conduit à une distinction : SPA (service
public et adm) et SPIC (service public
industriel et commercial)
Quand ils se comportent comme un SPIC
sont soumis aux mêmes r que les
acteurs privés.
 L’adm va intervenir pour pallier les carences
de l’adm privé et ds but de répondre à un
besoin d’intérêt public.

Ce principe a été formulé dès 1930 :

 CE 30 mai 1930 Chambre syndicale du


commerce de détail de Nevers, ce principe
est appliqué souvent ds le domaine de la
santé. Pour pallier l’absence d’opérateurs
privés, l’adm peut intervenir pour protéger
cet intérêt public : assurer des offres de soin.

b) La codification napoléonienne de 1807

La consécration de la liberté d’entreprendre et l’interdiction des corporations


marque à l’évidence l’hostilité des révolutionnaires fr à l’idée même d’un
droit commercial.
Droit commercial  droit de classe : droit des marchands, des négociants et
des banquiers.
Mais ce droit qui sera fonction du statut viole ce qui sera la base de la
révolution avec la DDHC à savoir l’égalité de tous devant la loi.
Il a donc été envisagé de ne pas légiférer en mat commercial mais c’est un
autre choix qui va être retenu sous l’empire et ce par Napoléon lui-même.

Dès 1801, une réflexion est menée pour élaborer un code de commerce en
parallèle du code civil. Cette réflexion est chaotique car il divise, tous ne
sont pas sûr de son utilité
Donne lieu à 4 projets successifs :
- Projet Gorneau : négociant lyonnais, en tant que commerçant =>
praticien et non un juriste.
o S’inspire du projet Miromesnil de 1778 car il avait été consulté sur
ce projet. Il part de ce projet pour envisager le droit du commerce
du 19e et 20e s.
o Le commerce a évolué + division sur le fond et la forme => le projet
est mis en sommeil
o Tte l’attention se porte sur le code civil de 1804,
o subitement réactivation du projet car en 1805 crise financière :
faillite en chaîne Fortune personnelle pas affecté par les mauvaises
affaires qui conduit à une colère de Napoléon, revient d’Austerlitz et
convoque CE et son ministre de l’Intérieur, décide de mettre fin au
désordre en exigeant le renforcement des sanctions de la
faillite => de fait il exige en même tps la reprise immédiate de
l’étude du code de commerce.
- Nouveau projet en juillet 1805, promulgation du code de commerce en 15
sep 1807. Entrée en vigueur 1er janvier 1808
 Quel est l’apport du code de com de 1807 ?
L’apport du code de com est très décevant : incomparable au code civil
fruit d’une réflexion inscrite dans le temps, se sont inspirés des travaux de
Pothier. Permettre le rayonnement du dt fr, du civ en Europe mais
également en dehors.

Le code de commerce fut pensé et adopté :


o A la hâte, pas eu de réflexion profonde.
o Sans aucun esprit d’innovation : aucune volonté de nouveauté
car doit être adopté rapidement
o Le code de 1807 se limite à reprendre dans un texte unique appelé
code, des ordonnances de 1673 et 1681. (Ordonnances de Colbert,
notamment le code Savary.)
o Dans une indépendance générale, seul Napoléon se préoccupe de
l’adoption du code de commerce dans un but précis : alourdir la
répression en cas de faillite.
Finalement, on est en présence d’un code de commerce composé de r et
principes qui s’ancrent dans le passé. Alors qu’on est à une période où
l’éco se dev et celle-ci a besoin d’un nouveau cadre pour se dev et de nouvelles
r en capacité de mettre en pratique la liberté d’entreprendre.

On a dit que le code de commerce est un « code de boutiquier », code qui


reconduit les r de la corporation alors qu’on aurait aimé une conception plus
objective.

Jean Escarra (Prof de dt commercial à l’université de Paris 1948) : résumait le


code de 1807 « ce code était déjà vieux à la naissance » car c’est un code de
circonstance.

 CQCES : On assiste à un phénomène de décodification, décrit par Bruno


Oppetit
- C’est lui qui utilise cette expression pour montrer que dès qu’il a été
promulgué il y a eu une décodification continue et croissante du dt com fr.
- Tte la législation commerciale relative au DDA va se construire en
dehors du code de 1807 et le DDA moderne
 va se construire par à coup de lois disparates ; destinés à combler les
lacunes du code de commerce de 1807 ou pour moderniser les
institutions du dt com établie par le code, le législateur intervient sans
aucun esprit de système. => Complexifie l’accessibilité au droit et nuit à
la compétitivité des entreprises

Dt com moderne = DDA se construit à partir des années 1840 (monarchie de
juillet) et qui va s’accéléré avec le 2nd Empire.

 Loi du 5 juillet 1844 : dt fr va enfin se doter d’une législation sur les brevets
d’invention par une loi du 5 juillet.
 Loi du 25 juin 1865 : loi sur les chèques pour permettre le paiement des
transactions commerciales
 Loi du 24 juillet 1867 : libéralise la création des sociétés anonymes car à
compter de 1807 jusqu’en 1867 la création d’une société anonyme n’était
possible qu’avec une autorisation préalable du CE.
 Loi du 1909 : disposition à propos du fonds de commerce, bien utilisé par le
commerçant pour le dev de son act
 Loi du 24 juillet 1966 : grande loi qui réglemente les sociétés commerciales
 Loi du 25 janv 1985 : modernise le droit de la faillite, droit des entreprises en
difficulté
 Ttes ces lois sont en dehors du code de commerce. On va vouloir réagir
contre cette décodification : on recodifie

4. La recodification du dt commercial

Face à la décodification du 20e s, le législateur fr va vouloir recodifier au


moment du 21e s.

OBJ : tenter de redonner de la cohérence au dt commercial.


Mais cette recodification va être décevante.

a) La promulgation d’un nouveau code de commerce

 Poursuit un but de cohérence.

La recodification n’a pas pr objet le dt fr d’un dt commercial modernisé, rénové.

 codification-compilation : On procède au regroupement de l’ensemble des


textes législatifs et règlementaires adoptés depuis 1807 ds un seul et même
texte.

La recodification est adoptée par ordonnance du 18 septembre 2000.


La date est presque symbolique car la date de promulgation du code de
commerce de 1807 est 15 septembre 1807.

La travail de recodification organisée par cette ordonnance est un travail de


codification à droit constant, ie. codification sans modification de la
règle de droit.
Il n’y a donc aucune volonté de réforme au sens de modifier, de faire
évoluer l’état du droit.

Les seules modifications opérées sont destinées :

- À respecter la hiérarchie des normes


o adoptée avec la Ve R, mais nombreux des textes compilés sont du
19e s, la q de la hiérarchie des normes ne se posait pas encore.
- À assurer la cohérence rédactionnelle des textes
o Mettre à jour les renvois ou moderniser certaines expression
- À harmoniser l’état du droit :
o Abroger de nb dispositions
 qui sont devenues obsolètes
 ou qui sont contraire au droit européen

Ce code de commerce est constitué de 9 livres :


- 1er livre :
o Intitulé « Du commerce en général »
o Livre « fourre-tout » où on trouve : la def des actes de
commerce, la def des commerçants, ses obligations et ses
droits et les règles qui concernent l’exercice certaines act
commerciales, r relatives au fonds de commerce.
 eg. act des transporteurs (fluviales, routiers etc.)
 eg. act de courtiers
- 2 ème
livre :
o Intitulé «
o R relatives aux sociétés commerciales
- 3 livre :
e

o Énumération et régime juridique des différentes formes de vente


- 4 livre :
e

o Liberté des prix et de la concurrence


- 5e livre :
o Intitulé « des effets de commerce et des garanties »
o Règlementation relative à la lettre de change
- 6e livre :
o Intitulé « des difficultés des entreprises »
- 7 livre :
e

o Intitulé ; « des juridictions commerciales et Organisation du


commerce »
- 8e livre :
o Intitulé : « De quelques professions réglementées »
 Eg. Statut adm judiciaires, expert en diagnostique
d’entreprise, commissaire au compte
 Il ne s’agit pas d’act commerciale, interviennent dans la vie
des commerçants
- 9e livre :
o Rationae materiae
o « Dispositions relatives à l’Outre-mer »

b) Une recodification décevante

Certains auteurs (Dominique Duraux et Nicolas Molfessis) parlent de la


recodification du code de commerce comme une mystification : car les
objectifs qui sont affichés ne sont pas atteints.

 On reproche au code de commerce de manquer d’ambition

Puisque ce code de commerce est le fruit d’une codification à droit constant,


ce nouveau code de commerce ne consacre pas les mutations qui ont été
suivis par le droit commercial depuis 1807, mais n’atteint pas non plus
les objectifs d’intelligibilité et d’accessibilité du droit.

Critiques :
- Le titre : on reconduit l’intitulé code de commerce alors qu’il ne rend pas
compte du contenu et donc des r qui ont été compilées.
o Constatation d’un décalage = ce code de commerce n’est ni le
code des commerçants ni le code des actes de commerce.
o Le champ d’application personnelle (rationae personae) des textes
est bcp plus large que les seuls commerçants et Le champ
d’application matériel (rationae materiae) est plus large que le
commerce stricto sensu.
 Eg. Livre 6 « Des difficultés des entreprises » ne se limite pas
à l’entreprise, l’act de production de distribution ou de service
n’est pas exclusivement commercial, par ex : l’agriculteur,
l’artisan, ttes les act intellectuelles comme les professionnels
indépendants (prof libéraux : architectes, commissaire de
justice, avocat etc.)
 Eg. Livre 4 « Liberté des prix et de la concurrence », le droit
de la concurrence n’est pas le droit des commerçants ni des
actes de commerce. Le droit de la concurrence est un droit de
l’entreprise ie. droit qui va s’appliquer à tte act de production,
distribution ou de service exercé aussi bien par des personnes
physiques que par des personnes morales. (cela peut être des
prof indépendants ou des personnes publiques : collectivités
territoriales ou l’État)
 Le titre même de nouveaux code est décevant car il est trompeur, voir
déceptif.

Avec le tps, ce décalage entre l’intitulé et son contenu s’est accentué avec
l’adoption de 2 lois :
- Loi de 2010 :
- Loi du 14 février 2022 :
Avant ces deux lois, dans le livre 1 on trouvait ttes les r relatives au statut du
commerçant et au fonds de commerce, ces lois introduisent dans le livre 5 un
statut qui s’applique à tous quel que soit la nature de l’act exercé :
L’entrepreneur individuel (qui s’applique au commerçant) on a donc 2
livres qui vont concerner le statut du commerçant.

L526-22 du code de commerce : Statut standard qui s’applique à tte personne


qui exerce en son nom propre une ou plusieurs act professionnelle
indépendante.

 Ts ces exemples montrent bien qu’il y a une mystification : le résultat n’est


pas à la hauteur des obj.

Distinction commerçant/entrepreneur :

- Un commerçant est un entrepreneur : peut faire le choix d’exercer à titre


individuel son act commerciale, mais pourrait aussi décider de constituer
avec d’autres une société
- Tt entrepreneur individuel n’est pas nécessairement un commerçant car
l’entreprise existe en dehors de la qualité de commerçant

Le commerçant : personne physique qui exerce à titre de profession


habituelle des actes de commerce. (liste énumérée à l’Art L110-1 du code
de commerce : eg. le fait d’acheter pour revendre)
Certaines act lorsque exercée de manière répété sont considérées par la loi
comme une act commerciale.

Auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel (peut -être commerçant,


agriculteur, artisan) mais tous les entrepreneurs individuels ne sont pas des
auto-entrepreneurs, c’est un statut fiscal ( si le CA est inf à 27 000 euros ;
soumis à un régime fiscal simplifié)

 Pourquoi le statut d’entrepreneur (car c’est une profession) n’est pas dans
le code du travail ?
o Le code du travail s’applique à des professions exercées sous un lien
de subordination : soumis à une autorité hiérarchique.

On aurait dû trouver un autre nom :


- code de l’entreprise (dt de la concurrence aurait eu sa place),
- code des affaires (agriculteur ne fait pas des affaires, ni l’avocat)
- code des activités économiques (on aurait pu trouver les r nécessaires
pour pv exercer des act éco qui ne sont pas uniquement des act
commerciales, pose le dt commun applicable à tte act éco qu’elle soit
civile ou non commercial.
§2. Particularisme des principes du droit commercial et du DDA.

On revient ici sur les particularités des principes qui gouvernent le droit
commercial et qui explique la législation moderne, et les rapports entre le DDA
avec le droit civil.

1. Principes gouvernant le droit commercial et le DDA

Historiquement le Dt commercial s’est construit pour répondre à des exigence


propres à l’act de commerce que le dt commun ne permettait pas
d’atteindre.

 Raison pour laquelle le dt commercial est un droit d’exception car les


principes sur lesquels il repose déroge au principe de dt commun.

a) Impératif de rapidité

Quand on fait commerce, on veut que ça aille vite : le temps c’est de


l’argent.

Or le dt civil est un droit formaliste car il impose souvent certaines


conditions, formes dans un but de protection, protéger les parties au
contrat.
Ce qui implique que l’exigence d’écrit est exigée à titre de validité ou
de preuve : permet de s’assurer qu’il y a bien un contrat et de son
contenu (ce à quoi chacune des parties à consenti).

 Exiger un écrit en DDA coûte cher en temps, retarde la ccl du contrat. Plus
simple de sceller l’engagement par une poignée de main.

Au moment de la formation du contrat :

Ceci explique que le Dt commercial se soit affranchie des obligations du dt


civ et qu’en mat commercial un principe coutumier à émerger : la preuve
des actes ccl entre commerçant est soumis à un principe de liberté
de la preuve.
 Cet usage auj a force de loi : L110-3 du code de commerce.
« À l’égard des commerçants, les actes de commerce peuvent se
prouver par tout moyen. À moins qu’il en soit disposé autrement
par la loi. »
Cet écrit peut-être un commencement de preuve à l’écrit.
Cet article reprend certes une r coutumière, avait elle-même été repris par
l’Art 109 du code de commerce de 1807. Cet article reprenait des r
coutumières nées dans les corporations au MA.

Au moment de l’exécution du contrat :


Le dt commercial connait une possibilité dans les contrats de vente
commercial : la faculté de remplacement (né des usages pour
répondre à l’obj de rapidité nécessaire à la vie éco, et en csqce qui
déroge aux r de dt commun.)

 Hyp d’un contrat de vente : vendeur ne s’est pas exécuté, en cas de


défaut d’exécution, nécessité de saisir le juge afin d’être délié de son
engagement.
 Mais perte de tps : la faculté de remplacement me permet de me
procurer auprès d’un tiers la marchandise qui n’a pas été livré : délier de
mon engagement de manière unilatérale sans passer par le juge pr
continuer mon act.

b) Impératif de sécurité

L’exécution des obligations par les commerçants pour les besoins de leur
commerce ne puissent être remis en cause : il faut se protéger de la
défaillance ;
Il faut assurer la sécurité des transactions commerciales et donc du
commerce.

Lorsque la parole donnée n’est pas respectée, notamment lorsqu’il y a un


retard de livraison ou de paiement,

ce retard peut conduire à des évènements/réactions en chaîne :


Si les fournitures ne sont pas livrées aux commerçants  ne peut plus
exercer son act de revente ou ne peut plus construire le bien et donc mettre
en difficulté l’entreprise qui a commandé le bien.

 Le livre 4 relatif à la liberté des prix encadre les délais de paiement,


Le retard d’un paiement peut conduire à retarder le paiement des salariés,
ou les fournisseurs.

Ce besoin de sécurité explique que très tôt a été reconnu en DDA que la
mise en demeure d’un débiteur par son créancier, d’exécuter ses
obligations, pouvait s’opérer en des formes simplifiées.

Le dt commercial se construit par exception au dt civil, va être autonome et


poser des principes qui lui sont propres.
Si on a un cocontractant qui n’exécute pas ses obligations, le créancier de
l’obligation doit faire une mise en demeure ie. lui rappeler qu’il a une
obligation et qu’il doit s’exécuter dans un délai (force obligatoire du contrat).

Cette mise en demeure, pv être réaliser grâce à un huissier de justice. Une


fois la mise en demeure faite par l’huissier, s’il ne s’exécute tjrs pas, alors le
créancier peut saisir le juge pour qu’il soit constaté judiciairement
l’inexécution, le manquement => peut alors procéder la résolution du contrat
au tort du débiteur = délier en sa qualité de créancier à son engagement.
 Cette procédure et couteuse (L’huissier fait un service, il se fait payer.) et
longue.
Il faut donc limiter les coûts de transaction : les coûts inévitables qu’on va
exposer au cours d’un contrat.
Le Dt commercial prévoit donc que la mise en demeure pourra être faite ds
des formes simplifiées = pas nécessaire de faire appel à un huissier, peut
être fait par un rappel à l’ordre =l’exécution du contrat, ça peut être
simplement une lettre, un appel téléphonique.
 Le seul exigence est de prouver qu’on a bien fait la mise en
demeure.
Lettre en recommandé avec accusé de réception = permet de prouver
qu’on a effectué la mise en demeure.
Une fois la mise en demeure réalisée = on pourra effectuer la faculté de
remplacement.

Principe de solidarité passive : vise le cas où plusieurs personnes sont


débiteurs d’une même dette à l’égard d’un créancier = codébiteurs (pas rare
en pratique)

Lorsque cette dette est une dette commerciale :


- née à l’occasion de l’act d’un commerçant
- ou de la ccl d’un acte de commerce,

Le créancier bénéficiera d’une garantie grâce à la solidarité car il peut


demander le paiement de la dette à l’un quelconque des codébiteurs. Les
codébiteurs sont solidairement tenus de payer la dette.
Celui qui aura payé la tot de la dette entre les mains du créancier celui -ci
bénéficie d’un recours en contribution = peut demander le paiement
de la part qui leurs revient dans la dette.

Cette r de solidarité passive, s’applique uniquement quand on a une dette et


plusieurs débiteur.

solidarité passive est le principe en dt com. En mat com tte personne qui
s’est engagé avec d’autres ds une dette est codébiteurs solidaires.

 Cette r s’oppose à la r du dt civil où lorsqu’on est codébiteurs


d’une dette civile : on est alors tenu non pas solidairement mais
conjointement.

Cette obligation conjointe à une incidence sur le créancier.

En mat civ on veut protéger le débiteur, oblige le créancier en mat civ à


diviser ses poursuites et donc agir contre TOUS les codébiteurs de la dette
civile, mais à hauteur de la part de chaque codébiteurs dans la dette
civile.

L’obligation conjointe d’une dette civile est le principe en droit civ, affirmé à
l’art « en dt civil la solidarité ne se présume pas ».
La solidarité ne peut jouer que si :
- la loi le prévoit
- la convention le prévoit : exclure le principe de l’obligation conjointe des
poursuites

Illustration :

- Hypothèse 1 : obligation solidaire car


o l’obligation à laquelle on est tenu est une dette commerciale : par
principe le principe de solidarité s’applique
 Dette de 100 € : plusieurs codébiteurs (A, B, C) se sont
engagés à la payer.
A : 50 %, B : 30%, C : 20% En mat com, cet répartition du
poids de la dette ne va jouer qu’entre les codébiteurs :
principe de solidarité.
 Permet à D d’obtenir le paiement de la totalité des 100 € en
agissant contre soit A, B ou C.
 Si D agit contre C, en vertu du principe de solidarité doit payer
la totalité : engagement solidaire de la dette.
 Pourra réclamer en agissant contre A et B pour obtenir le
paiement de la dette qu’il a payé en totalité alors qu’il était
tenu qu’à 20%.
o l’obligation à laquelle on est tenu est une dette civile
 pareil : chacun s’engage à hauteur de 50, 30 et 20. S’est
engagé à l’égard des créanciers à participer au paiement des
100€, uniquement pour la fraction qui lui revient.
 Obligation conjointe => oblige le créancier à diviser ses
poursuites.
Substitution peut être faite au principe d’obligation conjointe
= en vertu de la loi ou en vertu d’une convention.
Solidarité passive est une sécurité pour le créancier car il est
certain d’être payé.

 Cette obligation solidaire a permis au 19e s et au 20e s le dev les


commandites. Source de financement du commerce. Amorce le
capitalisme moderne.
 Ce principe de solidarité reste du droit positif
- Risque du commanditaire est un risque limité car en cas de mauvaises
affaires le commanditaire ne perdra uniquement que l’apport qu’il a
réalisé au jour de son entré dans la société.
- Le commandité est soumis au principe de solidarité passive car les
associés commandités sont codébiteurs avec la société en commandite du
paiement des dettes de celle-ci.
La société commandite est une société commerciale.
Les commandités ont la qualité de commerçant, la dette vis à vis d’eux est
commercial.
Y a donc une garantie pour le créancier, pourra agir contre l’un quelconque de
ces codébiteurs pour la totalité de sa dette : la société et les commandités, tt
commandité est tenu de payer la dette qui a été ccl par la société elle-même.

Le commandité est engagé solidairement avec les autres et ils sont tenus en
qualité de commandité sur leur fortune propre et indéfiniment : risque maximal.

OBJ : assurer la sécurité des transactions, car le commerce a besoin de


confiance, le créancier doit être rassuré qu’il obtiendra l’exécution de sa
créance.

2. Le rapprochement du DDA et du civil

Cette opposition par un jeu d’autonomie n’est plus aussi radicale car le DDA
s’est rapproché du dt civil.

Professeur Jean Bernard Blaise affirmait le rapprochement du DDA et du dt civil


car « Le DDA est un dt expansionniste », le DDA est un dt expansionniste car le
rapprochement s’est fait en faveur du DDA, le dt civil s’est rapproché du DDA et
nn l’inverse.

Cet expansionnisme s’explique par le fait que de nb institutions qui au départ


étaient propres au dt commercial :
- soient ont été reprises par le dt civil
- soient ont été étendu au droit civil.

 Dt des procédures collectives

Ce qui caractérise les procédures est qu’elles sont collectives par dérogation
au dt civil, car en dt civil lorsqu’un créancier n’est pas payé de ce qui lui est dû
il dispose des voies d’exécution individuelles : chaque créancier impayé va pv
saisir les biens de son débiteur pour se payer, mais le créanciers vont donc
rentrer en concurrence car chacun va prendre l’initiative de saisir le
patrimoine du débiteur pour être payer.

« Le premier qui a saisi est le premier qui sera payé » : le prix de la course

En dt du commerce c’est impossible car il faut que tlm soit payé pour un pb de
sécurité des transactions, soit en totalité soit en partie.

S’est donc imposé en dt commercial un principe d’égalité dans l’exercice


des voies d’exécutions entre les créanciers d’un même commerçant.
On désigne une personne : le syndique qui agira au nom et dans l’intérêt des
débiteurs du commerçant failli, il aura pr mission de saisir les biens du
débiteurs, il procède à une saisi du patrimoine des biens du débiteurs au profit
de tous les créanciers : la procédure devient collective.

Il rend les biens liquides, grâce au produit de la vente : il paiera les


créanciers de manière proportionnel et égal.

Au départ la procédure collectivité était envisagé que pour les commerçants :

 Loi du 25 janv 1985 : étend le droit des procédures collectives aux artisans,
aux agriculteurs, à des acteurs qui exercent des act civiles

En 2005 : étend à tous les professionnels indépendants, notamment les


professionnels libéraux.

 Les sociétés civiles

Si les sociétés commerciales relevaient du code de commerce, les sociétés


civiles relevaient du code civil mais

 Loi du 4 janv. 1978 : alignement du régime juridique des sociétés civiles sur
celui des sociétés commerciales et de créer un dt commun

Cette construction du dt commun s’est fait par emprunt : le dt commun


s’est construit par emprunt au régime juridique des sociétés
commerciales.

Eg. Attribution de la personnalité juridique, morale des sociétés


Avant les sociétés commerciales procédaient à l’acquisition de leur PJ est
acquise à compter de l’immatriculation au registre du commerce, cette r
s’appliquera désormais aux sociétés civiles : immatriculation au registre du
commerce et des sociétés. (Car la société est avant tt un contrat)

§3. Particularisme du contentieux

 Particularisme de la justice commerciale (économique)

Ce particularisme est très ancien :

- De tt tps les commerçants ont tjrs exprimé le souhait d’avoir leur propre
tribunaux, pour trancher les litiges qui surviendraient à l’occasion de
l’exercice de leur activité.

- Tribunaux des foires qui sont institutionnalisé au 16e s : édit royal


1533 adopté par Michel de l’Hospital : répond aux demandes des
cahiers de doléances :
Caractéristiques :
o Spécialisé entre le contentieux entre commerçant qui surviennent à
propos de leur activité commerciale
o Organisation : un PR détient une charge qui lui a été donné
moyennant une somme d’argent, assisté de consuls élus par les
marchands : apparition de l’échevinage car il y a un échevin (le
magistrat qui a la charge confié par le roi) et ses assesseurs
(élus par la communauté de marchands de Paris).

Ces juridictions vont être étendus par le code Savary (adopté en 1673), celui-ci
confirme la compétence des juridictions consulaires car il va en faire le
principe : tous les actes ccl par les marchands sont du ressort de cette
juridictions consulaires, tous les litiges qui peuvent survenir à l’occasion des
foires.

Un seul contentieux lui échappe encore : le contentieux de la faillite.

À l’époque, être en faillite est un crime, le dt de la faillite est un dt


criminel, relève donc des juges ordinaires.

Le code Savary va fixer les conditions de fonctionnement des juridictions


consulaires : conditions qui continuent de s’appliquer auj.

- Le premier apport concerne la composition : tous les juges sont élus, on


arrête l’échevinage
- Le deuxième apport : les juges exercent leur fonction gratuitement : met
un terme au principe de la justice payante : les épices du juge
- La révolution fr contre tout attente ne met pas un terme aux juridictions
consulaires instituées par le code Savary
o Alors que pourtant c’est une juridiction de classe, contraire au
principe d’égalité devant la loi consacré par la DDHC
o Les révolutionnaires sont contre tte forme de corporatisme : décret
d’Allard et la loi le chapelier
o Pourtant seront conservés car :
 Le mode d’élection : les juges tiennent leur légitimité de leur
élection, représentant des intérêts de ceux qui les ont élus
 Juges qui exercent leur mission gratuitement

Ces juridictions seront reprises par le code de 1807 : code né vieux dès sa
naissance.

Le code de 1807 reconduit l’existence d’une juridictions propre pour trancher les
litiges qui surviendrait entre commerçant ou à propos des actes de commerce.
 Tribunaux de commerce, on parle plus de juridiction consulaire

Ceux-ci vont être organisé conformément aux principes du code Savary : juge
élus + exercent leur fct gratuitement.
Nouvelle compétence : tribunaux de commerce connaitra du droit de la faillite,
compétence exclusive.
Ces tribunaux de commerce sont régis par le nouveau code de commerce, né de
l’ordonnance du 18 sep. 2000, les r relatives à l’organisation, à la compétence
des tribunaux de commerce sont contenus dans le livre 7 intitulé « Des
juridictions commerciales » et de l’organisation du commerce.

Art L721-1 du code de commerce : sujet d’oral

Pose le paysage en matière de juridiction commerciale.


Pose des grands principes :
Al 1 :
les tribunaux de commerce sont caractérisés par :
- « composées de juges élus et d’un greffier »
o Leur mode d’organisation, élection des juges : s’inscrit dans
l’Histoire, cette idée de l’élection apparait dès l’édit de Michel de
l’Hospital, seul chose c’est qu’il n’y a pas d’échevinage,
- « présent code et les codes et lois particulières »
o Ne précise pas l’objet exacte de cette compétence matérielle,
d’attribution :
o Mais précise comment ils sont compétents ; déterminé par le code
de commerce, le code de commerce n’est pas le seul texte à définir
les compétences qui peuvent être celles du tribunal de commerce, il
peut se voir poser compétence dans d’autres codes. Code de
l’organisation judiciaire par ex, ou des lois.
o La compétence du tribunal de commerce, d’un pdv de droit
processuel, est une compétence d’exception : le tribunal ne peut
trancher le litige que si la loi lui en donne expressément la
permission. Compétence qui n’est pas une compétence de droit
commun, comme le tribunal judiciaire qui a une compétence
universelle mais dans le tribunal de commerce, peut saisir le
tribunal de commerce que pour une contestation autorisée par la loi
à trancher.
o Ne donne aucune info sur le type de contestation, sur la nature du
différend que le tribunal de commerce peut trancher : donné par
l’art L721-3 du code de commerce qui va définir les compétences
générales du tribunal de commerce. Accentue la particularité de la
compétence d’attribution du tribunal de commerce, rien n’interdit
aux parties à un procès commercial d’écarter la compétence du
tribunal de commerce pour soumettre leur litige à des arbitres,
recours à une justice privée, arbitres qui sont choisis par les parties.
Ce qui n’est pas le cas du tribunal de commerce : problème de
partialité avec le juge étatique.
o Renseigne sur le fonctionnement du tribunal de commerce :
principes qui doivent être de ceux du tribunal de commerce
lorsqu’ils statuent : doivent statuer comme un juge de droit
commun, soumis aux mêmes principes que le tribunal judiciaire,
obligé de respecté le code de l’organisation judiciaire. Ex. principe
de probité, impartialité, du contradictoire etc.
R de procédures qui n’étaient pas identiques : réforme de 2016 : « justice 21 »
(21e s) loi de ov 2016 va rapprocher les r procédurales applicables au procès
commercial et civil, la loi justice 21 va gommer les particularités les r de
procédures applicables devant le tribunal de commerce. Le tribunal de
commerce est appelé à connaitre des litiges de commerçants, litiges qui ne sont
pas d’une gde complexité. Mais auj le contentieux en mat commerciale s’est
particulièrement complexifié sous la conjonction de la mondialisation (litiges qui
ont des csqces au niveau euro, voire international), car les act des opérateurs
éco se sont internationalisés.
Avant la loi justice 21 : art 853 du CPC précisait que les parties se défendent
devant le tribunal de commerce, elles-mêmes. L’objet du litige justifiait qu’on
n’utilise pas d’avocat. (coûteux, long).
Mais auj le principe est que le ministère d’un avocat est devenu obligatoire.
Nouvel art 853 : les parties sont tenus de constitué avocat devant le tribunal de
commerce, sauf dispositions contraires.
Art 854 CPC : conçu comme un tribunal de proximité, ds l’esprit des rédacteurs
suffisait de pousser la porte du tribunal pour trancher le litige. Pouvaient se
présenter volontairement devant le tribunal ; pas besoin d’assigner devant le
tribunal de commerce ;

Cette r est tombé : le tribunal de commerce de paris ou de Nanterre (sièges


sociales des sociétés se trouvent à la défense)

CSQCE : la loi justice 21 prévoit en application de l’art 854, la demande en


justice est formée par assignation ou par la remise au greffe d’une requête
conjointe.

Spécificités demeurent :
Art 860-1 CPC : devant tribunal de commerce la procédure est orale, on retrouve
l’idée de rapidité.

AL 2 :
« dispositions communes à toutes les juridictions »

I. Le tribunal de commerce
A. L’organisation du tribunal de commerce
1. Le mode d’élection des juges du tribunal de commerce

 Qui est candidat ?


 Comment les candidats sont-ils élus ?

a) Les r d’éligibilité des juges du tribunal de commerce

Conditions données par l’article L723-4 du code de commerce pour pv prétendre


déposer sa candidature comme juge du tribunal de commerce

- Condition de nationalité : pour être candidat il faut être uniquement


français
o Car mission qui est confié : rendre la justice au nom du peuple fr
- Condition d’âge : 30 ans min et 70 ans max
o car les juges sont frappés automatiquement de démission à l’âge de
75 ans
- Condition de probité :
o il ne doit pas avoir été condamné pénalement pour des
agissement contraire à l’honneur, à la probité, ou aux bonnes
mœurs,
o il ne faut pas être l’objet d’une procédure collective en cours
(redressement ou liquidation) au jour du scrutin,
o il ne faut pas non plus être l’objet d’une condamnation
professionnel qui conduise à une interdiction de gérer une
entreprise commerciale ou industrielle et plus largement
d’administrer ou de diriger une société commerciale
o Une faillite personnelle prononcée en raison de fautes de gestion qui
sont à l’origine des difficultés de l’entreprise qui peuvent avoir
- Condition d’act :
o il faut justifier d’une immatriculation pendant au – 5 ans
 au registre du commerce
 ou au registre national des entreprises comme artisan
 Car : Compétence du tribunal de commerce des litiges entre
commerçant en englobant les litiges entre artisans a été
étendu aux artisans : csqce doivent participer à l’élection des
juges qui les jugeront eux-mêmes
o Les dirigeants de sociétés :
 Parmi les commerçants y a aussi des personnes morales : les
sociétés, les dirigeants de sociétés commerciales s’ils
sont en fonction depuis au – 5 ans peuvent se
présenter
 Le dirigeant d’une société commerciale n'a pas la qualité de
commerçant car il n’est que le représentant légal, c’est la
main qui va permettre de signer les contrats, la personne
morale va devoir être représenter comme une personne
incapable
o Les cadres dirigeants : ceux qui exercent au sein d’une entreprise
les fonctions de responsabilité commerciale, technique,
administrative sont éligibles à la condition que l’entreprise dont ils
sont salariés (pas des commerçants) soit immatriculé depuis au - 5
ans.
b) Les r relatives à l’électorat

R relatives à ceux qui vont pv élire les candidats : L723-1 du code de commerce.

Les juges du tribunal de commerce sont élus par un collège électoral qui est
composé de 2 cat d’électeurs :
- Les juges du tribunal de commerce :
o Les juges du tribunal de commerce qui sont en exercice ainsi que les
anciens membres du tribunal de commerce, à la condition qu’ils
aient exercé leur fct pendant au – 6 ans (2 mandats)
- Les membres élus des chambres de commerce et d’industrie :
o Depuis que les artisans sont justiciables : membre élus des
chambre des métiers de l’artisanat

2. La composition du tribunal de commerce

 Qui sont les acteurs du tribunal de commerce ?

a) Le juge du tribunal de commerce :

Ces dispositions se concentrent sur deux éléments clefs :

- Art L722-16 rappelle que le mandat des juges élus des tribunaux de
commerce est gratuit : bénévoles
- Art L722-6 : durée du mandat fixé « les juges des tribunaux de commerce
sont élus lors de leur première élection pour 2 ans, pr tt autre mandat
sera un mandat de 4 ans »
- Art L722-8 : définit les causes qui peuvent conduire à une cessation
automatique du mandat du juge élu
o Expiration du mandat lui-même
 Lorsque la cessation résulte de l’expiration du mandat, le juge
dont le mandat a expiré va rester en place jusqu’à l’élection et
l’installation de son successeur pour garantir la continuité du
fonctionnement du tribunal et la bonne administration de la
justice ; cette prolongation de fonction ne peut excéder 3
mois (ça peut être une cause de nullité du jugement)
o Démission
 Volontaire : pour convenance personnelle
 D’office : forcé
 Sont énuméré par les art L722-6 et suivants
 Eg. L722-9 : « tt juge doit être réputé démissionnaire
lorsqu’une procédure (de sauvegarde, de redressement
judiciaire ou de liquidation judiciaire = procédure
collective) est ouverte contre lui en cours de mandat »
cette cessation des fcts intervient automatiquement à la
date du prononcé du jugement de l’ouverture de
la procédure (pas sa publicité)
 Eg. L722-7 : Non-respect de ses obligations de
formation : impose à l’ensemble des juges du tribunal
de commerce de suivre une formation initiale lors de
leur premier mandat et une formation continue tt au
long de ses mandats successifs (on les forme en droit) :
o Art D722-31 prévoit que cette formation est
organisée, vise à enseigner l’organisation
judiciaire, au principe de procédure, au
fonctionnement d’une juridiction, à la déontologie,
technique de rédaction des jugements et à la
tenue des audiences
o S’il n’a pas respecté son obligation de formation
initial il est alors réputé démissionnaire : c’est 1
semaine et doit avoir lieu dans les 20 mois à
compter du premier jour d’élection ….
 Eg. Suppression du tribunal dû à la révision de la
carte judiciaire en 2009 qui a conduit à la supp d’un
grand nb de juridictions du premier degré de l’ordre
judiciaire
o FR comportait avant 2009 ; 196 tribunaux de
commerce auj ne sont plus que 136 : réforme
Datti = critiqué car a conduit à un
éloignement du justiciable par rapport à son
juge de proximité
 Eg. Condamnation pénale en cours de mandat ou
interdiction professionnelle

b) Le PR du tribunal de commerce

- Mission d’organisation adm de la juridiction (chef d’orchestre) :


s’assure du bon fonctionnement du tribunal de commerce : délai, assure
le contradictoire etc.
- Mission juridictionnelle qui lui est propre : il est saisi des
o procédures d’urgence (les référés) lorsqu’il faut cesser un trouble
commercial,
o procédures relatives à la prévention des difficultés des
entreprises.
- Mission de représentation du tribunal
o Auprès des autorités de tutelle (ministère de la justice)
o Après des autorités judiciaires (CA)
o Auprès de certaines institutions comme l’université
 Ces missions éclairent les conditions d’éligibilité
Art L722-11 du code de commerce :
- Conditions d’éligibilité :
o Le PR doit être choisi parmi les juges du tribunal
o Il faut qu’il ait exercé préalablement des fcts de juge dans un
tribunal de commerce pendant au – 6 ans. = 2 mandats (1er
mandat : 2 ans + 2nd mandat : 4 ans)
- Conditions d’élection :
o PR est élu par ses pairs : juge du tribunal de commerce au scrutin
secret, les juges sont alors réunis en assemblée générale.

 Mandat de 4 ans

c) Le greffier
 Le PR et les juges du tribunal de commerce s’appuient sur lui
pour le bon fonctionnement du tribunal

Il a un statut particulier : contrairement aux greffiers des tribunaux


judiciaires, les greffiers des tribunaux de commerce ne sont pas des
fonctionnaires :
o sont des officiers publics et ministériels,
o ils ont une charge = la charge de greffe
o ils sont nommés par le ministre de la Justice à la suite de la réussite
d’un concours

 Ce sont des pro indépendants qui peuvent exercer leur act : le


fonctionnement du greffe soit en leur nom propre (à titre individuel)
soit sous la forme d’une société (civile)

Conditions d’exercice :
Réglementé par des dispositions du code de commerce : Art L743-1 et
suivants
Pas seulement le code des commerçants : peut s’appliquer à des
pro indépendants

o Il reçoit une formation juridique :


o Il est le secrétaire général : il assure matériellement le
fonctionnement du tribunal
 Il procède aux convocations des parties en vue des audiences
 Sous forme de procès-verbal, va consigner ce qui a été dit
pendant l’audience
 Conserve les originaux des jugements, délivre les copies
 C’est lui qui notifie la décision aux parties une fois le jugement
rendu et qui va les publier
o Il a pour mission de tenir à jour deux registres :
 Registre du commerce et des sociétés :
 tt commerçant doit être immatriculé au registre du
commerce pr exercer son act,
 ttes les sociétés commerciales comme civ, depuis la loi
du 4 janv 1978, doivent être immatriculer au registre du
commerce et des sociétés pour obtenir la PJ
 Registre des privilèges et des nantissements
 On inscrit sur ce registre ttes les suretés réelles : sureté
inscrit sur un I ou des biens mobiliers qui appartiennent
aux commerçants et sociétés commerciales
 On enregistre sur ce registre certains contrats qui sont
soumis à publicité en vertu de la loi pour les rendre
opposables aux tiers
o Eg. contrat de crédit-bail, contrat avec clause de
réserve de propriété
 Ce registre est important pour les créanciers car permet
d’apprécier l’endettement des sociétés commerciales =
le risque d’insolvabilité
3. Juridictions commerciales particulières

Il existe des juridictions commerciales qui vont avoir la même


compétence que les tribunaux de commerce mais dont la composition
est différente.

a) Chambre commerciale des tribunaux judiciaires des départements du Bas-Rhin, du Haut-


Rhin et Moselle

Compositions des juridictions commerciales dans ces départements


qui est l’héritage de l’annexion de ces territoires pendant 40
ans par l’All (1870 – 1918)

Meilleur moyen d’intégrer = intégrer avec les différences =


institutions d’un statut particulier = conserve l’organisation
particulière de l’All.

 Pas de tribunaux de commerce mais 7 tribunaux judiciaires


qui comportent en leur sein une chambre commerciale
(même compétence que le tribunal de commerce)

Art L731-1 dispose : les chambres des tribunaux judiciaires


avec chambre commerciale sont présidées par un des
membres du tribunal judiciaire (juge de profession) assistés
de deux assesseurs élus (juge élus) comme ceux du tribunal
de commerce.

 Organisation de l’échevinage : juge professionnel aidé de juges élus par


le monde professionnel.

Eg. Strasbourg, Metz, Mulhouse, Colmar etc.

Art D731-1 du commerce : liste complète

b) Tribunaux mixtes de commerce d’outre -mer

 Même compétence que le tribunal de commerce mais compo différente

Art L732-1 du code de commerce

C’est aussi une organisation sous forme d’échevinage : « tribunal


mixte ». Ce tribunal est présidé par le PR du tribunal judiciaire (magistrat
pro) ; assisté de juges élus (au nombre variable : L732-3), élus dans des
conditions identiques aux juges du tribunal de commerce.

CCL :
- Ce qui est souvent critiqué à propos des juridictions commerciales
est leur composition : les tribunaux de commerce sont composés
de juge élus issu du monde professionnel, des affaires,
économique.
- A été proposé de substituer à ces juges élus des juges
professionnels
- Ou alors de généraliser l’échevinage

Critiques touchent particulièrement l’incompétence des juges du tribunal de


commerce = ce ne sont pas des juristes ; alors que le DDA est un dt qui s’est
avec le tps complexifié.
Le commerce s’est transformé : mondialisation des échanges, dev
du commerce électronique, plus de frontières. La r de dt est devenu
de plus en plus technique à cause de la multiplication des lois alors
qu’auparavant.
Usage de fait : à la différence de l’usage de droit, de la coutume, l’usage
de fait va être différente d’une act à une autre  utilité à ce que le
juge soit élu, le juge élu connait l’usage de fait, la pratique à la
différence du magistrat professionnel.

Auj, le commerce s’est transformé, la r n’est plus l’usage de fait =


il est nécessaire donc d’avoir des magistrats pro.
Mais cela suppose d’avoir des magistrats pro formés au DDA :
formé à des opérations de + en + complexes, avec un commerce
de + en + mondialisé.

Quand on regarde le taux de réformation par le jugement des TC est +


faible que la reformations des jugements qui sont rendus par le TJ.

Les juges élus des TC exercent leur mission gratuitement =>


indemnité très faible qui permet de couvrir certains frais, justice
gratuite pour le justiciable et pas une charge budgétaire pour
l’État.

Le taux de réformation est très bas du fait que la présence de


l’État dans tous les TC => ministère public = permet de défendre
l’ordre public éco et social et de s’assurer de la bonne exécution
de la r de dt.

B. La compétence du tribunal de commerce

Les tribunaux mixtes de commerce d’outre-mer + TC + Chambre


commerciale des tribunaux judiciaires des départements du Bas-Rhin, du
Haut-Rhin et Moselle = même compétence.

 Constituent des juridictions d’exception


L721-1 : compétence spéciale d’attribution : juridictions commerciales
n’ont de compétence pour trancher un litige que ssi une loi contenu dans
le code de commerce ou nn reconnaisse expressément compétence aux
TC pr trancher le litige.

Tribunaux judiciaires eux ont une compétence générale.

1. La compétence principale des tribunaux de commerce

 Art L721-3 du code de commerce

a) Trancher les litiges entre les commerçants

Ce premier chef de compétence conduit à plusieurs observations :


o Contestations entre commerçants :
 Qui est commerçant ?
 Art L721-1 dispose sont commerçants « ceux qui exercent des
actes de commerce à titre de profession habituelle »
 Pas homogène : distinction entre 2 cat de commerçants :
 Les commerçants de droit : le commerçant qui est
immatriculé au registre du commerce et des sociétés
 Les commerçants de fait : celui qui va exercer des
actes de commerce à titre de profession habituelle mais
sans avoir procéder à une immatriculation

 Arrêt 14 fév. 2006 :


L110-1 : liste exhaustive des actes de commerce

On a considéré qu’une association avait une act commerciale et


qu’elle était donc soumise à la compétence du tribunal de
commerce
 Elle offrait de manière permanente à des particuliers sur un
site internet qu’elle gérait de procéder à des échanges
d’immeubles,
 or, en app de l’art L110-1, 3° il est prévu que des opérations
d’intermédiaires pour l’achat et la vente d’I constitue une act
commerciale et comme ces opérations étaient proposés de
manière permanente => exerçait à titre de profession
habituelle

o Cette act commerciale peut être exercé de deux manières :


 en nom propre : à titre individuel
 avec d’autres, en créant une société commerciale
 c’est quoi la société commerciale ?
 Art L210-1 : pose deux critères
o Objet est commercial : l’act de la société est
commerciale
o Loi du 24 juillet 1966 : introduit un nouveau
critère : la forme,
 L’art L210-1 donne la liste des sociétés qui
doivent être considéré comme société
commerciale en vertu de leur forme :
société en commandite, la société en nom
collectif, la société à responsabilité limitée,
ma société par action (société anonyme),
société par action simplifié (SAS)

- Le législateur retire à la compétence du tribunal de commerce :

b) Trancher les contestations relatives aux commerçants

- Législateur a fait le choix d’étendre la compétence d’attribution du


tribunal de commerce :
o au contentieux entre artisans depuis 1er janv. 2022 : Compétent
pour trancher les litiges entre artisan et commerçant : or un artisan
ce n’est pas un commerçant. Cette act artisanale s’est vu appliquer
des r directement emprunté à l’act commerciale.
 Rapprochement du régime juridique de l’act com. et
artisanale.
 Pour l’exercice de leur act prof les artisans ccl souvent des
actes de commerce : font des achats pour faire leur prod, qui
vont transformer en vue de revendre = actes de commerce
pour l’élaboration d’une act artisanale et nn commerciale.
 essayer de désengorger les TJ de ce contentieux relatif à
l’act artisanale. D’autant plus que les artisans se voient
appliquer les r du code de commerce.
 pas de rémunération pour les juges du TC => économie
pour l’État

c) Trancher les contestations relatives aux sociétés commerciales

Art 721-3 2° : trancher contestations relatives aux sociétés commerciales

 Se répète : n’équivaut pas à trancher les contestations relatives aux


commerçants ?
 Non : compétence autonome à la première, deux chefs de compétence
distincts

- Ce chef de compétence vise uniquement à trancher les contestations aux


sociétés commerciales (sociétés civiles relèvent de la compétence du
TJ)
o Art L210-1 : société doit être considéré comme commerciale :
 Soit car elle a une act commerciale : critère de l’objet
 Soit par sa une forme sociale qui a été choisi par les associés :
commerciale en vertu de la loi, la société qui a été constitué
est une société en commandite, à responsabilité, par actions,
notamment anonyme ou par actions simplifiés.
 Que signifie cette expression « contestations relatives aux sociétés
commerciales » ?
o Ts les litiges relatifs au fonctionnement d’une société
commerciale
 Fonctionnement c’est quoi ?
o Litiges qui surviennent entre associés d’une société
commerciale relèvent du TC
 Nombreuses : exclusion d’un associé par les autres associés,
Associé conteste les conditions de convocation d’une
assemblée générale, ou les actes qui ont été pris pendant
cette assemblée.
o Litiges qui pourraient intervenir entre les associés et le
dirigeant d’une société commerciale
 Eg. Contestation du dirigeant quant à sa révocation
o Litiges entre le dirigeant et les tiers ie. ttes les personnes qui
ont ccl avec la société commerciale par l’intermédiaire du
dirigeant (représentant légal de la société)
 Eg. Un tiers estime avoir été victime d’une faute de gestion ie.
d’une faute du dirigeant dans l’ex de ses fonctions = le
dirigeant n’est pas un commerçant
 JP considère de manière générale que tt le contentieux doit
être soumis à la compétence du TC « dès lors que les faits qui
sont reprochés au dirigeant se rattachent par un lien direct à
la gestion (= la direction = l’adm) de la société commerciale
dont il est mandataire légal (= représentant) »
 Il y a certains cas dans lesquels la loi a apporté une exception à la
compétence du TC :
o Sociétés professionnelles réglementées :
 Depuis 1990 : certaines act libérales qui sont des act civiles
eg. avocat, administrateur judiciaire, commissaire de justice
=> peuvent sur autorisation du législateur être exercé
sous la forme d’une société commerciale en créant une
SARL.
  Société d’exercice libérale sous forme d’une société
commerciale : SARL ou une société par action simplifié
(SAS)
 Diff : s’il survient une contestation relative au fonctionnement
de cette société d’exercice civile qui a été exercé sous la
forme d’une SARL => compétence du TC => commercialité
par la forme juridique on ne s’occupe pas de l’act, le fait
d’exercer une act civile ne remet pas en cause la qualité de
société commerciale => pourront connaitre des différents
entre avocats, notaires
 CSQCE : modification législative et on introduit une exception
dans le code de commerce à l’art L721-5 : par exception, à
l’art L721-3 2°, les contestations relatives aux sociétés
d’exercice libérale constituées sous la forme d’une
société commerciale relèvent dorénavant de la
compétence du TJ.

o L225-104-2 : impose une obligation aux sociétés anonymes


(société commerciale par la forme) : établir un rapport d’act qui
inclut un plan de vigilance,
 sert à définir les actions de la société anonyme et leurs csqce,
en matière sociétal et environnemental : égalité H/F, lutte
contre le dérèglement climatique etc.
o Si une société anonyme viole les obligations légales posé par l’art
L225-102-4 => cette violation devrait être soumise au TC car on est
sur le fonctionnement relative d’une société commerciale.
Illustration :

Contentieux société totale (société anonyme) et des associations de


protection de l’environnement => poursuivent en justice la société totale
pour violation de ses obligations en mat de vigilance.

 C’est un contentieux qui a pour objet d’établir que la société anonyme


totale n’avait pas respecté
ses obligations légales relatives à son fonctionnement et sa gestion
= compétence du tribunal de commerce L721-3,2°

On s’attendait à avoir un contentieux très important : tant sur le fond que


sur la compétence.

 Cass. com. 15 déc. 2021 :


Le litige en application de l’art L721-3,2° = compétence du tribunal de
commerce, considère qu’un non commerçant (association qui a pr objet
protection de l’environnement) dispose d’une option lui permettant de
porter le litige à son choix décider de saisir le tribunal de
commerce ou le tribunal judiciaire.

TJ est composé de juges pro alors que le TC est composé de juges élus =
chefs d’entreprise, dirigeants de société notamment de sociétés
anonymes, qui sont comme la société totale tenu d’obligation de vigilance
=> peuvent voir d’un mauvais œil ces obligations de vigilance =>
peuvent avoir une interprétation très étroite des obligations imposés par
la loi afin d’alléger le fardeau des sociétés anonymes.

 Intervention législateur : Loi du 22 déc. 2021 : introduit dans le livre 2 du


code de commerce : art L211-21 du code de l’organisation judiciaire « Le TJ de
Paris connait des actions relatives au devoir de vigilance fondé sur les art
L225-102-4 et L225-102-5 du code de commerce »

Ce texte montre qu’on retranche de la compétence du TC tt le


contentieux à venir en mat d’obligation de vigilance. = Signal de
défiance à l’égard du TC en raison de la crainte que le TC ne soit pas
suffisamment impartial en raison de sa composition.

 Mouvement de spécialisation des juridictions en faveur des TJ


on confie à un juge particulier un contentieux qui est considéré comme un
contentieux sensible : par son objet et sa technicité.
En concentrant le contentieux entre les main d’un seul juge, c pr
lui permettre de devenir un juge expert/spécialiste de ttes les q
en mat environnementale.

Avantage = r de dt va être interprété de manière uniforme = évite


dispersion du contentieux et perte de temps => renforcement de la
protection de l’environnement.

d) Trancher les contestations relatives aux actes de commerce entre ttes personnes

D’après l’art L721-3,3°.

Observations :
Intention du législateur en 1807 : Lorsque le choix est fait en 1807 de
confier au TC le contentieux relatif aux actes de commerce entre ttes
personnes = l’idée est de faire du TC le tribunal des actes de
commerce entre ttes personnes

Connait des contestations relatives aux actes de commerce ccl :


o entre des commerçants
o mais aussi des non commerçants (particuliers qui n’ont pas d’act
com.)
o mais aussi entre un commerçant et un nn commerçant.
 compétence objective = nature de l’acte : acte de commerce

Eugène Edmond Taller va contester la compétence du TC pour connaitre


de la contestation des actes de commerce entre ttes personnes => deux
non commerçants qui ccl un acte de commerce pv pas être juger pas un
juge non professionnel élus par des commerçants.

Il va falloir faire un tri parmi les actes de commerce :


Art L110 -1 donne la liste exhaustive, limitative des actes de
commerce (11)
Parmi ces 11 actes qui sont en vertu de la loi des actes de commerce : on
va faire un tri ; plus que deux cat d’actes qui vont relever lorsqu’ils
sont ccl entre des non commerçants

o 10° : « entre ttes personnes, les lettres de change »


o 11° : « entre ttes personnes, les cautionnements de dettes
commerciales » (Loi du 14 fév. 2022)

Suivant la doctrine, la JP a écarté et réduit le champ de compétence du TC


mais elle imagine aussi une théorie des actes mixtes qui va
permettre d’asseoir encore + l’éviction des compétences des TC
et de favoriser celle du TJ.
Lorsque l’acte est ccl entre un commerçant et un nn-commerçant =>
contentieux pas obligatoirement de la compétence des TC (sauf 10° et
11°)
Cet acte est considéré comme civil pour l’un et com. pour l’autre.
C’est la qualité du demandeur qui va déterminer le juge compétent.

HYP 1 : Si un contentieux intervient au sujet d’un acte mixte et que le


demandeur est un non-commerçant, celui-ci dispose d’une option :
choisit le juge qui peut trancher le litige => soit TJ soit TC.

HYP 2 : Si un contentieux intervient au sujet d’un acte mixte et que le


demandeur est commerçant, lui n’a aucune option = forcément de la
compétence du TJ car le défendeur est un non-commerçant.

Celui qu’on veut protéger est le non-commerçant : intérêt privé.

2. Les compétences particulières du TC en mat de procédure collective

Art L721-1 du code de commerce : TC a des compétences uniquement si


une disposition légale ou le règlementaire contenu dans le code de
commerce ou un autre le prévoit.
Le TC a effectivement une compétence particulière en mat de procédure
collective.

Depuis une loi de nov. 2023 : le législateur a décidé de faire une


expérimentation, cette compétence du TC est appelée à évoluer avec les
résultats de l’expérimentation en cours.

a) La compétence actuelle du Tribunal de commerce en matière de procédure civile

Posée à l’art L621-2 du code de commerce : « Le tribunal de commerce


est compétent pour connaître de l’ouverture d’une procédure collective
(sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire) dès lors que
le débiteur exerce une act commerciale ou artisanale »
= compétence spéciale

 Dans tous les autres cas, le tribunal compétent est le TJ.

Débiteurs :
o L’entrepreneur commerçant individuel : commerçant de droit car
s’est immatriculé au registre du commerce et des sociétés
o Société commerciale à la condition qu’elle soit dotée de la PJ :
depuis 1978 ttes le sociétés civiles ou com. ont la PJ à compter de
l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
o Commerçants de fait : ttes les personnes qui exercent une act de
commerciale car ils accomplissent des actes de com à titre d’act
habituelle sans pour autant être immatriculé.

b) La compétence à venir des tribunaux des act économiques

Expérimentation en cours depuis la loi du 20 nov. de 2023 :


- vise à élargir la compétence des TC en mat de procédures collectives.
- Transformation des TC en tribunaux des act éco pour concentrer entre leur
mains ts le contentieux en mat de procédure collective pour des débiteurs
qui exercent soit une act agricole ou indépendante et ttes les personnes
morales de dt privé exerçant une act civile (syndicat, asso etc.)
 élargissement dans un but de spécialisation des tribunaux en mat
de procédure collective

 Il n’y a qu’une seule profession qui échappe à la compétence


des tribunaux des act éco et qui restera de la compétence du TJ
pour les procédures collectives = les professions du droit. (avocat,
notaires, greffiers)

18 TC participent à l’expérimentation (TC Paris, TC Nanterre, Versailles)

À terme, le TC va disparaître pour laisser place au tribunal des act éco.

Art L721-3 prévoit ds son dernier alinéa 6 une spécificité en mat de


contentieux commercial car les parties qui seraient parties à une
contestation entre commerçants peuvent faire un choix : celui de
soumettre leur contestation à un arbitre (juge privé).

C. Le choix de l’arbitrage

Spécificité en mat commerciale car au terme de l’art L721-3 la loi offre la


possibilité aux parties la possibilité de recourir à un arbitre.
Ce qui peut être soums à l’arbitrage sont uniquement les
contestations énoncées à l’art L721-3 du code de commerce.

 Ne peut pas être soumis à arbitrage l’ouverture de d’une procédure


collective car la loi ne le permet pas.

Il est depuis longtemps possible de faire le choix d’une justice privée à la


place d’une justice étatique ou royale.
Existe surtout depuis le XVIe s : pv royale connait la possibilité de recourir
à des arbitres pour trancher les litiges commerciaux.
Rôle de l’arbitre est conçu différemment :
o jusqu’en 1807 (promulgation code de commerce) : l’arbitre jouait
le rôle d’un expert qui était consulté par les juges
consulaires afin de l’éclairer sur un litige dont il était saisi. Il
est appelé arbitre-rapporteur.
Rôle de conciliateur, médiateur : doit mettre d’acc les

parties en vue d’éviter le procès
 Si n’arrive pas : établit un rapport ds lequel il va donner son
avis au juge consulaire sur la manière dont devrait être
trancher le litige
o En 1807, le législateur choisit de conserver la figure de l’arbitre en
mat com mais de changer son rôle
 Disparition de l’arbitre-rapporteur en faveur d’un arbitre qui
dispose dans certaines mat commerciale d’un pv
juridictionnel (juris dictio ; dire le droit)
 Apparait alors : l’arbitrage forcé
 litiges relatifs à l’exécution des contrats
d’assurance
 litiges entre associés et à raison de la société
commerciale
 En 1856 : disparition de l’arbitrage forcé, le TC pourra
connaître de tous les litiges entre commerçants, qui peuvent
survenir entre associés et les …
 Arbitrage change de nature : arbitrage plus forcé :
possibilité pour les parties au litige. Champ d’application
élargit, arbitrage n’est plus limité aux contestations des
sociétés commerciales, mais aux contestations entre
commerçants et aux actes de commerce

1. Les raisons du recours à l’arbitrage

 Pq recourir à l’arbitrage ?

a. Les avantages de l’arbitrage

- Avantage de la composition :
o La possibilité pour les parties de choisir les arbitres (composer le
tribunal arbitral)
o Volonté lié à la complexité du litige : faire tribunal transdisciplinaire
 Eg. avocat, universitaires (prof de dt, prof d’éco etc.)
- Avantage de la rapidité
o Sentence arbitrale (jugement) doit être donné dans un délai de 6
mois (ttefois renouvelable à la volonté des parties au procès)
- Avantage de la discrétion
o Pas une procédure publique, pas de publicité des débats =
procédure confidentielle, tiers ne connaissent pas l’existence du
litige,
o la sentence du tribunal arbitral n’est l’objet d’aucune publicité
o moyen de maintenir la confiance des tiers dans notre entreprise
- Avantage de l’amiable composition
o Arbitre statue en droit et en équité à la condition que les parties
l’autorise = statue comme amiable compositeur (amiable
composition)
- Avantage de l’efficacité juridique de la sentence
o Juridiquement la sentence est assimilée en droit à un jugement = il
a donc autorité de la chose jugée à l’image du jugement qui aurait
été rendu par le TC
b. Les limites de l’arbitrage

- Inconvénient du coût de l’arbitrage :


o Les experts à qui on fait appel (universitaires, avocats etc.) vont
devoir être payé
o Alors qu’à l’inverse, les juges du TC exercent leur profession à titre
gratuit
- Risque d’une absence d’indépendance, de neutralité des
arbitres :
o Absence d’impartialité lié directement au mode de désignation des
arbitres : les arbitres sont désignés par les parties qui les
rémunèrent
o Relativisation :
 Le tribunal arbitrale est composé d’un nb d’arbitre impair =
le + généralement 3
 Chaque partie désigne son propre arbitre > arbitres désignés
proposent le nom d’un PR qui constituera le 3 e arbitre qui sera
chargé d’assurer l’impartialité du tribunal
- Risque d’enlisement de la procédure :
o Report des parties pour déposer leur mémoires, pour respecter le
principe du contradictoire = délai de 6 mois inexistant
o Dans l’acte de mission, parties doivent poser une date limite

2. Les conditions du recours à l’arbitrage


 Quelle est la procédure à suivre pr pv soumettre la contestation à un
arbitre ?
a. La manifestation du choix de l’arbitrage

- Recours à l’arbitrage en amont du litige


o Avant même que le litige soit né, le litige susceptible de naître sera
tranché non pas par le TC mais par un tribunal arbitral
o Clause compromissoire, inséré directement dans le contrat qui lie
les parties, c’est l’acte juridique par lequel les parties à un ou
plusieurs contrats s’engage à soumettre à l’arbitrage les litiges qui
pourraient naître relativement à la ccl, l’exécution ou bien
l’interprétation du ou des contrats.

- Recours à l’arbitrage en aval du litige


o Le litige né, les parties renoncent d’un commun accord à la
compétence du TC pour porter leur litige devant le tribunal arbitral
o Convention de compromis, c’est un contrat spécial, le compromis
désigne la convention (acte juridique) par laquelle les parties à un
litige décide d’écarter la compétence du tribunal de commerce pour
soumettre leur litige à un tribunal arbitral.
 Ces deux actes juridiques :
o même la nature juridique (conventions)
o le même objet (renoncer à la compétence du TC pour soumettre le
litige au tribunal arbitral)
b. Les r applicables à la clause compromissoire
 Différence de régime juridique

- Contenu fixer par la loi :


o Art 1444 du CPC intervient pr fixer le contenu de la clause
compromissoire
o La clause compromissoire doit soit :
 Désigner d’ores et déjà le nom des arbitres
 Fixer les modalités de leur désignation
o Ces exigences ont pendant longtemps été à peine de nullité de la
clause compromissoire,
o Auj : Art 1444 prévoit en cas d’imprécision de la clause
compromissoire ou de mésentente entre les parties sur le mode de
désignation = désignation faite par le TJ
- Principe de l’autonomie de la clause compromissoire
o Doit présenter la particularité d’être autonome par rapport au
contrat principal qu’elle complète ou au sein de laquelle elle a été
stipulé
o Vient de la JP de la CC : considère que la nullité n’affecte pas la
clause compromissoire, le litige pourra être soumis à
l’arbitre.
o Survient dans l’hyp où le contrat principal est frappé d’une
cause de nullité, caducité, résolution => qui emporte
normalement la disparition du contrat principal de manière
rétroactive => la clause compromissoire n’a elle-même
jamais existé => ce principe permet de sauver la clause
compromissoire
c. Les r applicables au compromis

 Comment l’arbitre va trancher les litiges ?


(Oral semaine du 13 janvier : 10 min de préparation sur un sujet donné par
l’examinateur, code de commerce 2023) livre 1, 5 et 7, 10 min d’audition :
Raison d’être de la r ? D’autres hyp possibles ?

Types de question :
a) La codification en droit commercial
a. Montrer qu’il y a un code majeur 1807, cette q s’inscrit depuis
longtemps mais d’autres tentatives avec ordonnance de Colbert
mais conduit à un mouvement de codification et un mouvement de
recodification
b) La compétence des tribunaux des commerces ?
c) Notion d’acte de commerce ?
d) Qu’est-ce qu’un commerçant ?
e) Quelles sont les particularités des principes du dt commercial
a. Particularité des principes car le dt com poursuit 2 obj : obj de
rapidité et sécurité
f) Expliquer la solidarité passive en dt commercial
g) Art L721-1

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