Dt administratif
Acheter Dt administratif Bertrand Seiller
Une matière sans codes, code de justice administrative et code des
relations publiques et l’administration mais une matière avant tt
jurisprudentielle.
Galop d’essai de 2h à chaque sem qui se tiendra pendant les h de cours.
3e vendredi avant la fin du semestre. Choix entre dissert et commentaire
d’arrêt. Plan très détaillé. Au second semestre, le galop d’essai est un cas
pratique.
Bibliographie :
- Dt adm, Bertrand Seiller. Tome 1 (1er sem) Tome 2(2nd sem)
- Pierre Laurent Frier et Jacques Petit, Précis de droit administratif
- Yves Gaudmet, Droit administratif (LGDJ)
Pour approfondir : Benoit Plessix, Dt adm général
Les Gaja (grands arrêts de la jurisprudence adm) : commence par l’arrêt
blanco 1873 (considéré comme le plus grand arrêt)
Attention ! Ne pas utiliser le modèle des Gaja : pas un commentaire
d’arrêt.
Introduction
Le dt adm est l’une des principales branches du dt public.
Le dt adm a un champs plus limité, ne s’intéresse qu’au pv exécutif et
surtout son bras armé : l’administration.
L’étude de l’organisation adm de la FR, des act des autorités adm, des
moyens humains, financiers, juridiques et mat dont dispose les autorités
adm. + Le contrôle juridictionnel des autorités adm.
On s’intéressera :
- Aux sources
- Au juge compétent pour connaitre ds litiges adm
- Les act de l’adm (service publique, police adm)
- Actes unilatéraux, contrats
- Limites de l’action adm
- Principe de légalité
- Responsabilité de la puissance publique
Le dt adm est le dt des relations entre l’adm et les individus ie. les
personnes privées (physique ou moral), celui-ci est souvent présenté
comme un dt inégalitaire car l’adm dispose de prérogatives dont ne
dispose pas les simples personnes privées.
L’adm dispose de privilèges :
- Un droit qui lui est propre
o Certains pays ne distinguent pas le dt applicable à l’adm et le
dt applicable aux personnes privées
o Privata lex : la loi particulière pas forcément un avantage,
aussi loi de contrainte = suggestions énormes : contraintes qui
ne pèsent pas sur les personnes privées.
- Le dt adm a pour obj de tenter de canaliser la puissance de l’adm
pour mieux protéger les dts et lib des particuliers
Section 1 : Le dt adm, un droit de l’administration
Sous-section 1 : Identification de l’administration
Le mot administration est un mot courant, pas seulement réservé à la
science juridique, terme polysémique.
Peut désigner soit un organe soit une activité.
D’où le sens organique et le sens matériel.
§1. L’adm au sens organique
DEF : Désigne l’une des institutions publiques chargé de faire fonctionner
des services d’intérêt public ;
def approximative car peut recouvrir des institutions très différentes :
PLM, Justice, services du PM et d’une préfecture
Art 20 C : GVt dispose de l’adm et de la force armée
- Relie l’adm au GVT (pv exécutif) -> l’adm c ce qui dépend du pv
exécutif.
- Pourtant on étend le terme adm aux collectivités décentralisées.
Pour les services parlementaires :
- PLM sert à contrôler l’action du GVT et voter la loi = pas d’act
administrative, ils ont bien besoin de gens pour les aider, mais pas
la même mission.
- Donc PLM =/ un organe adm.
Pour la justice :
- les juges tranchent des litiges, il est vrai que certains des litiges
mettent en cause des adm = le juge est un organe extérieur à
l’adm.
- Les juridictions ne sont pas des autorités adm.
L’adm inclue tous les services qui dépendent du pv exécutif
étendu aux services dépendants des collectivités
décentralisés.
Au sein de l’État, il existe bcp d’adm qui n’ont pas forcément de
PJ, c’est la personne de l’état qui est engagé lorsqu’elles
agissent.
L’adm fr est plutôt centralisée et étatique = les gd adm fr sont des
services de l’état, ie. personnes morales qui travaillent au nom de l’État
-> intégré ds la hiérarchie de l’état
Sommet de la hiérarchie : PM + PR partagent compétence en mat adm.
Auj – le cas :
- - étatisé
o phénomène de décentralisation début 80 puis :
amplification transfert du pv de décisions vers des
institutions distinctes de l’état installée en province
- - centralisé
o phénomène de déconcentration : même au sein de
l’adm de l’état il y a un désengorgement des adm
parisiennes, l’état ne décide plus depuis paris mais
depuis la province.
A. Autorités étatiques :
Services qui dépendent de l’État : responsabilité de l’état
1. Autorités centrales
a) Organes de décisions
- PR et PM : à la tête du pv exécutif
o Art 13, 20 et 21 C = construisent bicéphalisme adm
o Décalage entre = lettre de la C / la pratique = répartition
des pvs entre PR et PM dépendent circonstances po
Fait majoritaire :
PR et son PM (émanation maj parlementaire) sont de la
même couleur po
=> équilibre du pv s’opère au profit du PR
PR a le pv concevoir son PM comme son
subordonné et l’essentiel du pv glisse à l’Élysée et
nn à Matignon
Cohabitation :
Maj parlementaire n’est pas identique à la maj
présidentielle
=> tension = équilibre change au profit du PM en mat
adm
PVS PR PM
Nominatio - Du PM
n - Des ministres - Propose une liste
de ministres au
- Art 13C : nomination aux PR
emplois civils et militaires de - Pv de signature
l’état : pas tous seulement les du PR en mat de
postes les plus important nomination aux
postes civils et
- Met fin aux fcts des ministres militaires est
délégué au PM
Signature - Compétence d’attribution - Compétence de
des (spéciale, soustraite à la droit commun
ordonnan compétence de dt commun)
ces et Signature ordonnances et
décrets décrets délibérés en conseil
des ministres
o PVS du PR en mat adm :
Nomination du PM
Nomination des ministres sous proposition du PM (PM les
recrute au PR et propose une liste)
Mettre fin aux fcts des ministres
Les Missions/fcts adm de l’état sont réparti sous la forme
de ministères
Art 13 C : nomination aux emplois civils et militaires de
l’état = pas ts les fonctionnaires et militaires de l’état =
seulement les postes les plus importants 70 000 postes,
il délègue ce pv de signature au PM + Signature
ordonnances et décrets délibérés en conseil des
ministres
Décret ie. acte adm unilatéraux les + solennels,
seul PR et PM peuvent signer des décrets => le
reste signe des arrêtés
2 substances :
o peuvent identifier des personnes : décret
individuel
o mesures générales et impersonnelles
posent des r de dt applicables dans un
domaine => personne non identifiée
Compétence d’attribution ie. compétence
spéciale, soustraite à la compétence de dt
commun / compétence de dt commun ie.
compétente tant qu’une autre personne ne l’est
pas
PR a une compétence d’attribution soustraite au
PM
o PVS du PM :
Art 20 : déterminer et conduire la po de la Nation + GVT
dispose de l’adm
Art 21 : PM dirige l’action du GVT
Participe à la nomination des fctionnaires
Art 21 lui confère le pv réglementaire générale de
principe ie. c lui qui en principe peut par des actes adm
poser des r générales et impersonnelles => compétence
de dt commun pour les décrets mais cette compétence
cède quand le décret est délibéré en conseil des
ministres
Ministres n’ont pas le pv réglementaire générale de
principe
- Ministres :
o Composition GVT libre => attribution large ou fines mais en
moyenne 40 membres
o 2 types de portefeuille ministériel :
À Compétence verticale : vise une cat de la pop, vise un
secteur de l’état eg. Sport, Agriculture
À compétence horizontale : mat qui intéresse tous les
autres ministères eg. Finance, Budget, fonction publique,
environnement
o Répartition des act peut changer à cause de cette liberté =
total discrétionnaire
o Statut des ministres Hiérarchie
à la tête du GVT = PM qui n’a pas de pv
contraignant vis-à-vis des ministres juste autorité
po sup
Ministres d’état : titre purement honorifique svt utilisé
gvt composite ie. coalition
Ministre de plein exercice : vocation à siéger ds tous les
conseils de ministre
Ministre délégué auprès d’un autre ministre : siège
seulement si y a un pt de l’ordre du jour qui les concerne
Secrétaire d’état
o Chaque ministre dirige les services de l’adm de son
portefeuille :
eg. Ministre de l’agriculture est le chef de service de son
ministère, il est le chef des adm central qui œuvre en
mat d’agriculture, celles-ci ne disposent pas du pv
réglementaire général, peuvent l’exercer à la condition
que le PM leur ait délégué l’exercice du pv réglementaire
dans leur matière.
b) Organes de contrôle ou de conseil
- Les organes consultatifs
o OBJ : permettre aux autorités titulaires du pv de
décision de consulter des personnes compétentes
avant de prendre une décision = leur donne leur avis
o PB : Multiplication des org consultatifs
=> ralentissement du processus +
déresponsabilisation seulement l’avis n’est que consultatif,
il ne s’impose pas (un avis conforme est un avis qui lie
l’autorité)
Eg. CSM, CE, Comité d’éthique etc.
- Les organes de contrôle
o Inspection général :
charger de contrôler, inspecter les services de
l’administration : existe une par ministère
Formule des suggestion pour améliorer
o Organes de contrôle indépendant : juridiction CE et juridiction
adm
contrôle obj, saisi de litiges que leur soumette des
particuliers eg. Cours des comptes
c) Autorités adm indépendantes
Répondent à une préoccupation contemporaine : rendre l’adm plus
réactive, souple et – unilatéral = la moderniser.
Ce sont des organes nouveaux en dehors de la hiérarchie de l’adm de
l’état.
Possèdent bcp de prérogatives afin qu’elle puisse avoir la tot des
leviers d’actions.
Ont été créé ds des secteurs sensibles : secteurs des dts et libertés,
ouverture à la concurrence.
Il en existe +/- une centaine.
- Ce sont des autorités adm : relève de l’adm de l’État = pas de
personnalité morale.
o Quelques-unes ont en une PJ eg. AMF.
- Elles sont indépendantes : sont soustraite à la hiérarchie de
l’état => personne leur donne d’ordre tt en étant parmi l’adm de
l’État.
- Ce sont des autorités : bcp de pvs
o Pvs de décision eg. délivrer des décisions
o Pvs réglementaire eg. pose des r générale et impersonnelle ds
leur champ d’act
o Pv de règlement des différents : tranche un litige = pas une
juridiction
o Le défenseur des dts (ancien médiateur de la R) n’a aucun pv
de décision juste une magistrature d’influence, menace de
dénoncer publiquement
- Eg. ARCOM, CNIL, CADA etc.
2. Autorités déconcentrées
Agir au plus près de la population, on peut gvt de loi mais administrer bien
que de près.
a) La déconcentration
C’est transférer une compétence du haut (centre) vers le bas
(périphérie). Paris -> Province.
Mais ce transfert s’opère au sein de la même institution.
Tjrs l’État qui décide, mais il le fait via des organes étatiques
installés à proximité de l’endroit où la décision prendra effet.
Depuis plusieurs s, l’état fr a eu des relais locaux. (intendants du roi,
depuis le consulat il y a le préfet et les sous-préfets.
L’adm fr était historiquement centralisée, cette déconcentration
connait un renouveau :
1992 : principe de subsidiarité adm est posée : « tt ce qui n’a pas
besoin d’être traité au niveau central doit l’être au niveau local »
o La déconcentration peut se rencontrer ds n’importe quelle
structure eg. Dans une ville : mairie de Paris avec les mairies
des arrondissements.
Autorité déconcentrée n’est pas soustraite à tt contrôle : le pv
hiérarchique, ie. le pv dont dispose dans l’adm fr un sup sur ses
subordonnées : les organes déconcentrés. Ce pv est détenu de plein droit
par tt pv hiérarchique : pas besoin d’un texte lui attribuant ce pv.
Concrètement, ça confère 3 pvs complémentaire :
- Peut adresser des ordres + instruction
- Pv d’annulation ie. pv juridique de faire disparaitre rétroactivement
une décision précédemment prise = faire comme si elle n’avait
jamais été prise les décisions prises par le subordonné
- Pv de modifier des décisions prises par son subordonnée
- Pv de substitution d’action ie. capacité que l’on donne au sup
hiérarchique de substituer si son subordonné est défaillant
o que si expressément attribué = Pas de plein droit ; il faut un
texte
Rem : le pv hiérarchique est inconditionné :
- le sup hiérarchique peut le mettre en œuvre à sa guise
o spontanément ou si qqun lui dit de le faire
- possibilité pour le sup hiérarchique d’agir pour tt motif :
o en raison de l’illégalité de ce que fait son subordonné
o motif d’opportunité
b) L’administration territoriale d’État
Organisé en deux niveaux :
- Le département, circonscription déconcentré de
l’administration de l’État
101 départements dont 5 départements d’Outre-mer.
Dans chaque département = préfet représentant l’État et le GVT,
relève du pv du ministre d’intérieur, vont relayer l’action des
membres du GVT au niveau départemental.
Division des départements par arrondissement => à sa tête un sous-
préfet.
Les maires :
o à côté de leur compétence d’organe de la commune
décentralisé,
o possèdent des compétences en tant qu’agent de l’état.
L’état civil (recensement) + tenu des listes électorales
=>Sont soumis au pv du préfet seulement pour ces
deux missions.
Chaque ministère a ses services déconcentrés dont le sup
hiérarchique est le préfet sauf 4 d’entre eux relève directement du
ministre :
o la défense nationale,
o la justice,
o les impôts,
o l’éducation nationale (recteur équivalent des préfets au niveau
de la région, inspecteurs)
Préfet a de larges compétences :
- Pv de décision individuel :
Délivre les passeports, les permis de construire ;
- Pv de maintien de l’ordre public,
s’exerce via des acteurs juridiques : la police adm
pv de prendre des actes destinés à maintenir l’ordre
public
Hyp où trouble à l’ordre public dépasse le ressort
territorial d’une seule commune car sinon le maire de la
commune est compétent.
- Contrôle sur l’action des communes et le département :
o contrôle de légalité = vérifie que les décisions prises
par elles sont respectueuses du droit
o contrôle la qualité des budgets des collectivités
décentralisés de son département => aidé par les
chambres régionales des comptes
- La région, circonscription déconcentré
Apparait dans les années 60 et principalement ds les années 80.
Il en existe 18 (13 métropole, 5 outre-mer)
Chacune recouvre plusieurs département.
À la tête de la région, on a le préfet de région, il est aussi le préfet
du département où est installé la région.
Jusqu’à quelques années, ce préfet de région n’avait pas autorité sur
le préfet de département.
Mêmes attributions que le préfet de département au niveau
de la région.
La région sert de cadre à des réflexions = organisation du territoire,
dev économique, pas une échelle adaptée pour fournir des
prestations de service + planification.
B. Autorités décentralisées :
C’est tt sauf l’État.
Elles sont très nb car bcp de communes (env. 35 000), pour qu’une
commune puisse exercer ttes ses prérogatives il faut qu’elle ait 2 000 hab,
or pour la maj ce n’est pas le cas.
Il y a aussi les départements en tant qu’entité décentralisée
= compétence distinctes de l’état. Au-dessus, les régions en tant que
circonscription décentralisée.
1. La décentralisation
a) La notion
Distinction :
Ds les deux cas = transfert du centre vers la périphérie d’un pv de
décision.
Mais avec la décentralisation le pv de décision est transféré à une
autorité distincte de l’état, transfert s’opère au profit d’une autorité
ayant la PJ = ce n’est plus l’état qui décide.
Cette décentralisation est prévue par la C = libre administration
des collectivités locales aux :
- art 34 confie au législateur le soin de poser les principes
relatifs à la libre adm des collectivités locales = garantie
d’indépendance.
- Art 72 al 3. Principe de l’élection es organes des collectivités
décentralisé eg. conseillers régionaux élus au SUD
- Il faudrait aussi Indépendance financière mais c l’État qui
verse des dotations (l’argent pour mener à bien leurs
actions) => frein à leur indépendance
b) Le pv juridique qui l’accompagne : le pv de tutelle
FR est un état unitaire ie. pas plusieurs ordres juridique mais un seul
=>ttes les personnes morales doivent respecter la même r de dt
Décentralisation confie des compétences à des organes distincts de
l’état => faut s’assurer qu’ils exercent leur compétence ds le respect du
dt = D’où l’apparition du pv de tutelle, garant de l’unité de la R Fr.
Ce pv est le pendant à propos de la décentralisation du pv hiérarchique à
propos de la déconcentration.
Il est organisé différemment afin qu’elle reste libre de faire ce qu’elle veut
=> bcp – contraignant que le pv hiérarchique.
Le pv de tutelle n’est pas détenu de plein droit à l’inverse du pv
hiérarchique = pas de pv de tutelle sans texte : ne peut exercer que le pv
qui lui a été confié
- La panoplie théorique du pv de tutelle :
o Pv d’annulation : annuler les actes des collectivités sous sa
tutelle
o Pv d’approbation : décision n’aura d’effet qu’après approbation
o Pv d’autorisation : ne peut rien décider sans autorisation
o Pv de substitution d’action : possibilité d’agir à la place de
l’autorité sous tutelle
+ ou - contraignant selon le motif selon lequel il est exercé :
- autorité sous tutelle ne pourra agir qu’en cas d’illégalité
- ou pour motif d’opportunité : doit agir bien
- Les pvs de préfets depuis 1982 (mise en œuvre des gds lois de
décentralisation):
o Loi du 2 mars 1982 : loi fondatrice de la décentralisation
Prétend supp la tutelle : elle ne l’a pas fait car les
représentants doivent veiller au respect des lois, cette
décentralisation aurait été sur des bases
anticonstitutionnelles
o les actes que prennent les collectivités décentralisées
sont subordonnés à une transmission au préfet :
sont tenus de publier + transmettre au préfet pour lui
permettre de les examiner afin de vérifier qu’ils sont
conformes au dt en vigueur,
si tel est le cas => pas le pv d’annuler mais peut
saisir le juge adm (tribunal adm ds lequel siège la
commune) et demander d’annuler l’acte car celui-
ci est illégal. Ce recours s’appelle le déféré
préfectoral.
Très peu de déférés préfectoraux sont appliqués,
les actes des collectivités locales sont pour la
plupart conforme au dt en vigueur, reflet de
pratiques de dialogue qui se noue entre la
préfecture et la commune.
o Le contrôle budgétaire : permet au préfet de veiller à la
bonne santé financière des collectivités décentralisées : il
s’agit pour le préfet de vérifier 4 choses :
Le retard ds l’adoption du budget
Budget non adopté en équilibre réel
Budget exécuté en déficit (en aval)
Constat qu’il n’est pas prévu les crédits
nécessaires à l’acquittement des dépenses
obligatoires
o Le préfet intervient par le mécanisme de substitution
d’action qui permettra au préfet de corriger ce qui doit l’être
dans le budget local.
S’il estime qu’il y a un motif qui justifie son intervention
doit saisir la chambre régional des comptes (crc),
(garantie d’indépendance du préfet) lui soumet la
difficulté, la crc l’examine,
si elle admet le problème propose au préfet de corriger
ce qu’il ne va pas = on transmet à la collectivité
décentralisé va alors d’elle-même corriger son budget.
2. Les collectivités locales de droit commun
Il existe 3 cat de collectivités locales de dt commun :
a) Les communes
La collectivité de base est la commune. La plus petite circonscription
en FR.
PB n’est pas leur nb mais leur taille : 30 000 des 35 000 communes FR
ont – de 2 000 hab, n’a pas les moyens financiers de mener à bien toutes
ses missions qui leur sont attribuée, d’où la nécessité de fusionner les
communes.
À défaut de réussir à fusionner, on a mis en place des instruments pour
permettre aux communes de coopérer entre elles :
- Les organes communaux :
Commune : personne morale de dt public à part entière comme l’État.
Comme ttes les personnes morales, elle a un organe délibérant et
exécutif.
o Le conseil municipal = organe délibérant, élu au SUD par les
électeurs de la commune et les membres (conseillers
municipaux) bénéficient d’un mandat de 6 ans.
Mode de scrutin qui garantit l’émergence d’une majorité,
bcp de candidat = système qui favorise la liste arrivée
en tête => la moitié des places, le reste est calculé à la
proportionnelle, écrase la représentation de l’opposition
mais permet de gouverner
Détient la compétence de principe, émet une
délibération.
Bénéficie de la clause de compétence générale
L20121-29 du CGCT : « le conseil municipale règle par
ses délibérations les affaires de la commune »
En dt le conseil municipal a le pv de se saisir de tte
affaire d’intérêt communal.
Conseil municipal élit le maire, exerce le pv exécutif au
sein de la commune, est aidé par des adjoints lesquels
sont élus lors de la même séance municipale
Peut prendre des décisions en une double qualité :
Peut être un agent de l’État
o Etat civ, recensement, gestion des listes
électorales => soumis au pv hiérarchique du
préfet
Exécutif de la collectivité décentralisée
o Prépare et exécute les délibérations du
conseil municipal
o Délégation de pv émanant du conseil
municipal
o Pv de police administrative : police
municipale, en dt adm est un pv
juridique de police adm à l’échelle de la
commune, un pv qui permet de
maintenir l’ordre public pour ce faire le
maire peut édicter des arrêtés qui
viendront limiter nos libertés.
Les adjoints du maire n’ont aucune compétence propre,
mise à part en mat d’état civ = n’ont de compétence
que celles que le maire voudra leur déléguer
- Les compétences communales :
o En principe même si aucun texte précis ne fonde leur pv,
peuvent se saisir d’une affaire d’un pv dès lors que l’affaire
peut être entendu comme un pb d’intérêt communal.
o Domaines de compétences :
L’urbanisme
Action sociale
Santé
Enseignement : pourront prévoir des crèches,
construction + entretien école primaire (exclut le
recrutement des enseignements et leurs programmes)
Culture
o Services publics de prestation : l’eau, enlèvement des ordures
ménagères etc.
o Elles ont bcp de compétence -> moyens -> impôts locaux ->
bcp d’hab Or en maj pas bcp d’hab donc elles s’entraident
- La coopération intercommunale
o Lorsqu’elles coopèrent, les communes vont le faire en créant
une nouvelle personne morale EPCI : établissement public
de coopération intercommunale
Lui-même composé d’un organe délibérant et d’un
exécutif
Ils existent deux générations :
50s : syndicat de commune qui avait pour seule
ambition de gérer à l’échelle de plusieurs
communes, un ou plusieurs services publics : SIVU
ou SIVOM
A la diff des syndicats de commune, la 2 nd
génération dispose d’une fiscalité propre, peuvent
décident de voter des impôts :
o pour les rassemblements de – de 5000 hab :
communauté de commune,
o pour les rassemblements de 50 000 à 250
000 hab : communauté d’agglomération
o pour les regroupements de + de 250 000 à
400 000 hab : communauté urbaine
o pour les regroupements de + de 400 000 :
métropoles
b) Les départements
Il y a 101 départements en FR, les mêmes circonscriptions voient un
représentant de l’état : le préfet et à côté : une émanation des hab :
personne morale publique distincte de l’état : le département.
- Les organes
o Organe délibérant
Le conseil départemental (avant conseil général)
Modification du mode de scrutin des conseillers
départementaux, sont tjrs élus sur la base de
canton : on élit deux personnes par canton
pour permettre la parité.
Sont élus pour 6 ans
Le conseil départemental a perdu en 2015 la
clause générale de compétence, ça n’a rien
changé car les compétences des
départements sont énumérées dans le code
général des collectivités territoriales.
o Organe exécutif
Le PR du conseil départemental
Aidé par une commission permanente qui est une
sorte d’émanation du conseil départemental, celui-
ci ne se réunissant pas svt.
Aidé par un bureau
Prépare et exécute les délibérations du conseil
départemental
Pv de gestion du domaine
Chef des agents employés par le conseil
départemental
- Les compétences
o Santé et action sociale
o Enseignement : département de la construction des collèges
(ce qui exclut comme pour les communes le recrutement des
enseignements)
o Dev éco : attribuer des aides directe ou indirectes aux
entreprises afin de garantir leur pérennité
c) Les régions
Ne sont devenus des région en tant qu’organe décentralisé depuis les
80s : elles sont auj au nb de 18 (13 en métropole + 5 en Outre-mer)
- Les organes :
o Le conseil régional
Élu au SUD pour un mandat de 6 ans
Selon un mode scrutin complexe qui vise à favoriser
l’émergence de maj, certaines régions se sont avérées
difficilement gouvernable
Perdu la clause de compétence générale
o Le PR du conseil régional été ses collaborateur
Elu parmi les membres du conseil régional
Prépare et exécute les délibérations du conseil régional
Gère le patrimoine de la région
Chef des agents de la collectivités décentralisée
Aidé par une commission permanente (composé de
conseillers régionaux) et un bureau
Aidé par des vice-présidents
- Les compétences :
o Pas de réduction des compétences régionales car sont
explicitement attribués dans des codes
o Dev éco & Aménagement du territoire
o Les régions ont des compétences en mat d’enseignement :
Formation professionnelle + elles ont la compétence pour
construire et entretenir les lycées sans la compétence pour
rémunérer et recruter prof ni programme scolaire
o Compétence ferroviaire : TER financé par la région
3. Les collectivités territoriales/locales à statut dérogatoire
Le schéma général cède en raison de certaines circonstances qui font
qu’on organise les collectivités territoriales sur une autre base pour tenir
compte de :
- Spécificité historique :
o Alsace-Moselle
- Spécificité liée à la taille, à la démographie :
o Paris, Marseille et Lyon
- Spécificité géographique :
o Due à l’insularité, éloignement de la métropole
o Réunion, Nouvelle Calédonie, Corse etc.
C. Autres autorités adm
L’État et les collectivités territoriales n’épuisent pas les catégories
d’institutions publiques que la FR connait :
1) Les établissements publics
3 types de personnes morales de dt public :
- L’état
- Collectivités territoriales
- Établissement publics
Les EP se distinguent car ils n’ont pas d’assise territoriale : pas un
morceau du territoire fr.
C’est une act, un service public auquel on donne la PJ.
C’est pour ça qu’on trouve l’expression : EP personnalisé.
On a érigé en personne morale de dt public :
- 80 universités spécialisés dans l’enseignement et la recherche.
- Les hôpitaux
- Chaque collèges et lycées
Obéissent à la def de la décentralisation car on attribue des
compétence à une personne publique distincte de l’État. On parle
parfois de décentralisation fonctionnelle ou par service.
Les services publics sont de 2 types :
- SPA : service public adm (dt adm)
- SPIC = service public industriels et commerciaux (dt privé)
Un établissement public gère soit un SPA soit un SPIC, on parlera dès lors
d’EPA ou d’EPIC.
Tutelle : rattachement de EP à une autorité de tutelle qui peut être :
L’État (EPNA) ou collectivité territoriale (EPNIC.)
Sont créé pour exercer une mission publique spécifique, n’ont pas la
compétence pour modifier leur compétence.
2) Les entreprises publics
Certaines entités présentent deux caractères ;
- ont une act industrielle ou commerciale.
o Il peut y avoir des personnes publique peut être soit l’état soit
la communauté territoriale.
o Eg. Les EPIC sont la première variété de l’entreprise.
o Eg. L’ADEME : agence pour la transition écologique
- Entreprises de dt privé sous la maitrise d’une personne publique :
o Sociétés anonymes
o Eg. SNCF, La poste, TV publique,
o Le cas inverse : GDF Engie 20% du capital auj détenu par
l’État
§2. L’adm au sens matériel
Organique : ensemble des institutions qui compose le pv exécutif quel que
soit leur act et qu’elles soient ou non dotées de la personnalité morale.
Matérielle : ce qu’elles font, leur act.
Une adm au sens mat du terme est un organe qui gère des services
servant prioritairement l’intérêt général : exclut le PV législatif et
juridictionnel => pas des prestations de service.
Dès lors, cette def matérielle va permettre de limiter l’étude au pv
exécutif.
- Activité gouvernementale : action de gouverner
o Grandes orientations
- Activité administrative : le fait d’administrer
o Mise en œuvre de ces grandes orientations
On distingue 3 fct du pvs exécutif :
- Participation au bon déroulement des rapports constitutionnels entre
pvs publics
o Eg. Dissolution de l’AN
- Assure les relations diplomatiques de la FR avec les autres états et
est présent sur la scène internationale
o Relève du dt international public
- Tt le reste qui ne relèvent pas des relations internationales de la FR
ou des rapports constit
Les personnes privées lorsqu’elles agissent ont une seule préoccupation :
subvenir à leur propres besoins – leur intérêt personnel, ce qui n’exclue
pas que tt en poursuivant leur intérêt personnel, leur act profite à tout
le monde.
Eg. dernier épicier d’une commune rurale indirectement contribue à
l’intérêt général.
A l’inverse, la commune lorsqu’elle gère la crèche poursuit prioritairement
l’intérêt général quel qu’en soit le coût.
Exclue la recherche prioritaire d’un intérêt personnel.
Cet intérêt général est difficile à définir : Autre chose que la somme
des intérêts particuliers (service des impôts ne satisfait aucun intérêt
personnel)
C’est aussi le fait qu’on exige des personnes publiques qu’elles
satisfassent l’intérêt public général qui justifie qu’elles aient un pv
contraignant : monopole de la contrainte légitime, seules elles
peuvent prendre des prérogatives immenses : mesures coercitives,
contrepartie de leur mission.
§3. Combinaison des sens Organique et Matériel
- Adm au sens organique, l’état ou une commune, exerce une act adm
au sens matériel
o L’établissement public Assas exerce une mission d’intérêt
général : former des juristes
o Hôpital
- Adm au sens organique, qui n’accomplit pas une act matériellement
adm
o Eg. commune proprio de forêts et de terrains : autorise la
coupe de bois à un bucheron en échange de quoi il aura versé
de l’argent à la commune
- Entité qui n’est pas une adm au sens organique mais qui a une act
matériellement adm
o Personne privée qui accomplit servant prioritairement l’intérêt
général car elle y est habilitée
o Eg services d’eau dans les communes, enlèvement des
ordures ménagères
- Entité qui n’est pas une adm au sens organique du terme et qui
n’accomplit pas une act adm
o Épicerie, médecin qui travaille dans un cabinet en ville
CCL :
- Peut considérer que la 4e hyp n’a rien à voir avec le dt adm
- Les 3 premières c’est – évident
Sous-section 2 : La soumission de l’administration au droit
Prosper Weil écrit « L’existence même d’un dt adm relève en quelque sorte
du miracle »
L’acceptation par l’adm de respecter une r de dt ne coule pas de
source et ultérieurement contrôler.
L’État a plusieurs égards a accepté des contraintes :
- Accepte que son action soit exclusivement orientée vers la
satisfaction prioritaire de l’intérêt général
- Accepte d’être assujetti aux normes juridiques qu’il pose lui-
même
- Accepte qu’il existe des juges compétents pour contrôler le
respect des contraintes précédentes, et si jamais les juges
identifient des pb => accepte qu’il soit sanctionné, accepte de
s’autolimiter
Pas à l’abri d’un changement même si assez peu probable.
§1. Les étapes de la soumission de l’adm au droit
Tte institution importante en termes de taille à intérêt à s’organiser, se
fixer en inter des processus de décision = à intérêt au nom de sa
survie et l’efficacité de son action à se fixer à elle-même un
certain nb de r.
Ces r n’ont vocation qu’à régir l’ordre interne de cette
institution.
Les tiers, s’ils n’en subissent pas les effets, ne peuvent pas les opposer
à l’institution.
S’il existe des r ds le fonctionnement interne de l’institution : les r ne les
protègent pas contre l’arbitraire de ces institutions.
On a connu en FR une période pendant laquelle l’adm était ainsi organisée
en interne.
S’il existait un droit, un droit assez primitif et exclusivement interne à
l’adm ; ne protégeait pas les sujets du roi contre l’adm.
Les auteurs all ont qualifié cette structuration : L’état de police : ne permet
pas aux particuliers d’opposer ces r à l’État.
Cet état se maintient encore par certains côtés dans le fonctionnement
interne, certaines éléments échappent au contrôle du juge, à une
éventuelle censure ds l’ordre interne de l’adm.
Ce n’est pas gênant car pour le reste on est passé à autre chose : l’état
de droit.
Ie. l’état dans lequel l’État reste le producteur des r juridiques,
mais celles-ci n’ont pas pour ambition simplement de l’organiser
lui en interne mais de régir la société avec l’acceptation pour lui
de s’y soumettre.
Cet état de droit n’est pas arrivé d’un coup avec la révolution fr. Tous les j
il y a de nouvelles r et des progrès du contrôle juridictionnel.
Ce passage d’un état de police à un état de droit = pas du tt évident que
l’état accepte que les r qui lui produisent lui soit opposé et puissent
donner lieu à une sanction juridictionnel.
Pas d’explication équivoque ni de date précise.
- Si l’état veut que les citoyens respectent les r qu’il pose, la meilleure
façon c’est de s’y soumettre
- Très forte pression sociale en faveur du respect des dts
fondamentaux
- Apparition d’une juridiction spécialisée ds le contrôle de l’action de
l’état
§2. La soumission à quel droit ?
Il ne suffit pas de soumettre l’adm au droit pour qu’il existe un dt adm.
Quand on compare le système fr avec les systèmes de dt étranger, tous
ne coincement pas le dt applicable à l’adm.
- Il y a des pays dans lesquels le dt appliqué à l’adm ne présente en
théorie aucune particularités, il est censé être le même que celui qui
régit les particuliers.
o Mais seulement de la théorie = on ne peut pas ne pas tenir
compte de certaines spécificités de l’action et des prérogatives
de la chose publique
- A l’inverse, on peut avoir un dt adm totalement spécifique.
- On peut aussi avoir un peu des deux : un dt en parti spécifique et en
parti régissant les relations entre les particuliers eux-mêmes. (droit
« ordinaire »)
o Nécessité de savoir quand il s’applique : cas de la FR
o Eg. Adm au sens organique avec une act mat adm
o C’est quoi le dt adm ?
L’ensemble des r de dt applicables à l’adm quel soit
spécifique ou non
Ou seulement spécifique à l’adm : une parte des r de dt
applicable à l’adm, la partie qui est spécifique à l’adm.
Section 2 : Le dt adm, le dt propre à l’administration
Sous-section 1 : champ du droit adm
Le dt adm n’est pas le dt de l’adm au sens large.
o pas l’ensemble de r de dt applicable à l’adm.
C’est le dt de l’adm au sens mat, ne régit que l’act de l’adm lorsque
celle-ci sert prioritairement l’intérêt général.
Dès lors le dt adm va s’appliquer à une Adm servant l’intérêt général
Le dt adm est également susceptible de s’appliquer lorsque l’act est le
fait d’une personne privée, elle sert prioritairement à l’intérêt général.
Pourtant on n’appliquera pas le dt adm lorsque l’act ne servira pas un
intérêt général par une Adm au sens organique => application du dt
privé.
Si le dt adm s’applique exclusivement à des act mat adm, pas le seul à
régir ces act mais pas le seul.
Le dt adm est le dt applicable mat adm de l’adm, mais même pour ces
act mat adm de l’adm, il peut y avoir une application du dt privé.
Sous-section 2 : Les origines du dt adm
Impossibilité à définir les caractères du dt adm du fait de ses origines.
§1. Les origines historiques
On peut identifier certaines r qui ne valaient que pour les relations entre
l’adm et les particuliers => embryon de dt adm sous l’ancien régime.
Pourtant la révolution fr a marqué une rupture
consacre le principe de séparation des autorités adm et judiciaire.
Au moment de la RF : 2 texte interdissent aux juridictions judiciaires de
connaître des litiges adm, ces textes
- art 13 de la Loi des 16 et 24 1790
o « Les fonctions judiciaires sont distinctes et demeureront tjrs
séparer des fonctions adm. Les juges ne pourront, à peine de
forfaiture, troubler de quelque manière que ce soit, les
opérations des corps adm. »
o On interdit au juge judiciaire de se mêler des litiges adm car
sous l’AR, les PLM se sont plusieurs fois mêlés des litiges adm
et ont paralyser l’adm du pays.
- Décret du 16 fructidor An 3
Fondement théorique : la SDP, hérité de Montesquieu à l’époque
entendu rigidement, cloisonnement entre les 3 pvs.
Pas plus que les juges ne doivent se mêler de la loi, ne doivent pas se
mêler de l’exécutif et comme l’adm c’est l’exécutif = ne peuvent connaître
des litiges adm.
Sur la base de cette interdiction, au processus va aboutit à l’émergence
d’une juridiction adm, un dt spécifique élaborée par ces
juridictions : le dt adm.
Pour les révolutionnaires, l’adm doit trancher elle-même les litiges qu’elle
produit : l’adm est à elle-même son propre juge.
Système de L’adm juge : l’adm est parfois aussi juge, les ministres sont
les juges de droit commun des litiges adm en premier ressort.
Ce système va se traduire néanmoins par l’émergence d’institutions
spécialisées au sein de l’adm :
- Le conseil d‘état créé par Bonaparte C du 18 brumaire AN 8
- Conseils de préfecture
Il s’agit d’organes intégrés à l’adm de l’État. Ces institutions vont voir leur
procédure, leur façon de trancher les litiges obéir à des r calquées sur le
processus juridictionnel.
Aboutit à la reconnaissance de ces organes comme de véritables
juridictions, d’abord au prodit du CE par la Loi du 24 mai 1872 qui attribue
au CE la justice déléguée : rend lui-même la justice au nom du peuple fr,
plus besoin de passer par .. justice retenue
1926 pour que les conseils de préfecture perdent le lien avec le préfet.
Les ministres conservent cette attribution jusqu’à ce que le CE décide que
les ministres ne sont plus juges.
Arrêt CE 13 dec 1889 : Cadot (requérant) publié au recueil Le Bon à
la page 1148, ccl de Jaeger Schmidt. (rapporteur public autrefois
commissaire du gvt)
§2. L’absence de fondements théoriques
…
Le conseil d’état à acquis la justice délégué par la loi de 24 aout 1972.
Principe de séparation des autorités adm et judiciaire, ce mécanisme à lui-
même suscité un dualisme juridictionnelle. Il faut crée un ensemble de
règles juridique (corpus) spécifique entre les adm et les particuliers.
Arrêt TC 8 février 1873 Blanco
La responsabilité d’État du fait des agents ne peut être régis par le code
civil, cette responsabilité n’est ni générale ni absolue.
Cette responsabilité a des r spéciale qui ne peuvent pas être celles propres
aux relations entre particuliers, il en déduit de cette spécialité que cela ne
peut pas être la compétence du juge judiciaire et donc elle revient au juge
adm.
Il déduit la spécialité des règles juridiques de l’existence des juridictions
adm.
Il ne faut pas croire une parfaite étanchéité, il y a dans certains domaine
et particulièrement celui de la responsabilité on a des emprunt du code
civil
§2. L’absence de fondement théorique
On a cherché à expliquer l’existence de ce fondement, ce critère on l’a
cherché dans la compétence des juridictions adm à un biais contentieux
Plrs critères
19ème – année 70 : critère organique
Repose sur les textes révolutionnaires, forte coloration instit,
organique
Dès qu’il y a une adm le juge adm est compétant
Inconvénients :
Limité la compétence des juridictions judiciaire (volonté des
révolutionnaire)
Recrée un privilège de juridiction
Fin du 19ème : distingue deux types d’activité, critère matériel
Autoritaire : de puissance publique à acte d’autorité (tribunal adm)
Particulier : pas de raison que l’état interviennent à acte de gestion
(tribunal judiciaire)
Prend actes de l’absence de privilège juridictionnel
Inconvénients :
Pas simple à mettre en œuvre, des conflits de juridictions
Réduit un peu trop la compétence des juridictions adm qui se livre
de plus en plus à des activités de gestion
Occulte la finalité particulière de l’adm, pas de fin, de finalité, des
limite de l’action étatique
1900-1920 : deux écoles concurrente
Ecole de la puissance publique (mouv doctrinale) de Maurice Hauriou
(doyen de fac de Toulouse) : procédé de puissance publiques, de
prérogative exorbitant de droit commun qui ne peuvent pas être régis par
le droit commun
Nuance sa doctrine en fin de vie : la détention de tel prérogative
par la finalité de l’intérêt général de l’action publique, il relie la détention e
prérogative à la finalité des personnes publiques qui est le service
publique. il entend l’avis de l’autre école
Ecole du service publique de Leon Duguit (Doyen de fac de Bordeau) :
tout le droit public, y compris le droit constit comme reposant sur une
finalité particulière qui gère les services publiques, gère prioritairement
l’intérêt général « l’état n’est pas une puissance qui commende, une
souveraineté, il est une … »
Qui nous donne le moyen de cantonné l’état, assigne une finalité, il
circonscrit l’activité des services publiques, moyen de les limités mais
légitimes aussi leur action
La détention de prérogative est liée à ses actions publiques
Une influence doctrinale importante, la jurisprudence à démentie par
certaines solution les propositions retenu très tôt. Il a eu raison 2-3 ans,
mais des arrêts sont venus après contredire les construction de Léon
Duguit.
Doyen George Vedel : dans les années 50 il propose les bases constit du
droit adm, qui consiste à montrer que le droit adm est une source constit,
lui donne une légitimité.
N’a pas l’ambition de donner un critère mais montre juste qu’il existe
dans le droit constit
Renée Chaplu : dans les années 60, il propose une synthèse de Duguit
et Hauriou :
Le droit de l’adm c’est le droit du service publique, en revanche le
contentieux adm c’est le contentieux de la puissance publique
Elle n’est pas parfaitement exacte
Sous-section 3 : Les caractères du dt adm
§1. un droit autonome
question d’autonomie = question de rapport entre le droit adm et droit
privé
On n’a pas le critère qui explique l’autre chose, mais on pose que le droit
adm est autre chose que le droit privé. Au 19ème on présente les
juridiction judiciaire comme ordinaire, celle de droit commun qu’on oppose
au juridiction adm = prendre une position sur le statut du droit adm. Dire
que le droit privé est ordinaire, donc droit adm est dérogatoire, un droit
d’exception, qui signifie que la règle de droit applicable est le droit privé,
ça aménage le droit adm d’une place de second.
On ne peut aps appliquer le droit civil à l’adm, on a un droit autonome,
donc il repose sur deux droit communs :
Relation entre particulier
Particulier et adm
On se distingue de Common Law
Un droit qu’on applique par principe
§2. droit essentiellement jurisprudentiel
Un droit essentiellement jurisprudentiel : il y a de plus en plus de texte
applicable au droit adm qu’ils soient internationaux ou d’origine euro. On a
bcp de textes mais il rejoute une couche sur une structure qui est d’origine
jurisprudentiel, les grands principes ne sont presque jamais écrits.
Un droit qui repose sur des notions, des principes forgés par la
jurisprudence. En droit civil si on enlève le code civil il ne reste plus grand-
chose, en droit adm on a peu de code donc on peut l’enlever, toutes les
bases vont demeurer.
Avantages :
Un droit évolutif, un droit d’expert à émane de juge dont c’est le
métier, il suit les évolutions de la société bcp plus facilement que le droit
civil
Inconvénient :
Il faut chercher dans la jurisprudence et non dans un code
Un droit dit secret, pas accessible pour les personnes qui n’ont pas de
formation juridique
On n’a pas de parcours univoque pour l’enseigner