Partie 2 : L’ordre juridictionnel administratif
L’ordre juridictionnel adm est très différent de l’ordre juridictionnel
judiciaire ;
Originalité tient :
- aux relations particulières qu’entretient l’adm avec le juge.
- A la place particulière du conseil d’État au sein de l’ordre adm.
Juridiction adm n’a pendant longtemps pas eu d’ancrage
constitutionnelle : aucune allusion à l’existence d’une juridiction, le CE a
dû fonder : principes fondamentaux reconnus par les lois de la R.
CC 80 DC : PFRLR de l’indépendance des juridictions adm vis-à-vis des
autres pvs (légi et exécutif)
Tire ce principe d’une seule loi : 24 mai 1872, loi qui a définitivement mis
fin à la justice déléguée (avant on était dans le système de justice
retenue)
Le législateur
Chapitre 1 : L’organisation de l’ordre
juridictionnel
Section 1 : L’administration et ses juges
CC 2009 595DC : CE et la CC sont des juridictions placées au sommet de chacun
des deux ordres de juridictions.
Par la voie JP : CC établit l’existence de la juridiction adm.
Double indépendance et existence des juridictions :
Art 74 C : à propos de lois de pays outre-mer : CE juge
Art 61-1 C QPC : pv de filtrage des QPC
Constitutionnalisation d’une partie de la compétence du CE :
CC 486-224 23 janv 96 : Conseil de la concurrence
Reconnait un nouveau PFRPLR relatif à la compétence des juridictions adm : attribue
comme une compétence constitutionnelle aux juridictions le contentieux par voie
d’action des décisions prises dans l’exercice de prérogatives de puissance publique
(PPP) par des personnes publiques.
Signifie que ça leur est attribué par la C, pour leur soustraire qqch devrait réviser la
C.
C’est parmi leur compétence, celles qui sont de niveau constitutionnel sont les
PPP
Limite le noyau constitutionnel :
- Évince ce qu’il appelle « les mat réservées par nature à l’autorité judiciaire »
o Fiction consacrée par la tradition fr.
- Habilite le législateur pour y porter atteinte alors même que c’est un principe
constitutionnel
o Transférer au juge judiciaire dans des cas particuliers
o Peut jouer dans les deux sens : la constitution de compétences de juridictions
adm peut se faire par soustractions des hyp de compétences du juge judiciaire
Sous-section 1 : Les rapports de l’adm et ses juges
A. Séparation organique
Texte révolutionnaire : 16 fructidor an 3 => interdiction à la juridiction judiciaire de
connaître du contentieux adm.
Création d’institutions :
o Conseils de préfectures : Loi du 17 fev. 1800
Créés au sein des services de l’état à l’échelle départementale :
l’administration se juge elle-même : on ne peut pas être juge et partie
Mécanismes processuels : r de procédure juridictionnelles mais
d’emblée il y avait la justice déléguée : n’ont qu’une compétence
d’attribution
La compétence de droit commun appartient aux ministres : l’adm se
juge elle-même => « ministre-juge »
o CE :
Conseil du chef de l’État et aide le chef de l’État à rendre la justice
pour les litiges administrative : justice retenue, se contente de
préparer des projets de décisions, le Roi signe = chef de l’état rend la
justice et pas le CE.
Pas de séparation organique : CE juge d’attribution au premier ressort
et juge de dt commun en appel et juge de cassation.
Fusion organique parfaite entre l’adm et ses juges
- Loi du 24 mai 1812 = donner la justice déléguée au CE = rend lui-même la justice adm
au nom du peuple fr.
- Arrêt CE 13 déc. 1889 Cadot : met fin à la théorie du ministre juge = ministre ne sont
plus des juges adm de droit commun en premier ressort
- Décret de 1926 : prive les préfets de la présidence des conseils de préfectures.
B. Les liens fonctionnels (Séparation fonctionnelle)
1. Le juge administrateur
Le CE est à la fois un juge et depuis Bonaparte un organe de conseil du gvt (mais
aussi du PLM)
CE est organisé en 7 sections dont 6 adm, sont thématiques.
- Consulté obligatoirement par le gvt sur des projets de loi et les projets d’ordonnance
que celui-ci souhaite adopter.
- Lorsque le gvt veut faire constater qu’une loi antérieure à 58 est intervenue dans le
domaine réglementaire : délégalisation.
- Hyp de renvois à des décrets d’application : décret en CE.
- Apprécie la régularité des actes rég vis-à-vis de normes supérieures.
- Peut aussi de prononcer sur l’opportunité du texte
o Utile ? Ou est-ce qu’il n’y a pas déjà des dispositions du même ordre.
Cet avis n’était avant pas rendue publique, Hollande a décidé qu’on rendrait publics
les avis du CE.
Cet avis ne lie pas le GVT : il est tenu de le requérir, mais doit pas se conformer :
juste une consultation.
S’il l’avis n’est pas demandé, c’est un vice de procédure : moyen d’ordre public.
Autre hyp : ministres peuvent demander au CE même si ce n’est pas obligatoire.
Fonction consultative vaut aussi pour les tribunaux adm. (consulté par les préfets :
tot facultatif, jamais mis en œuvre)
2. L’administrateur juge
Juridictionnalisation de l’administration (ne devient pas une juridiction pour autant)
Les administrations disposent alors du pouvoir de sanctionner.
Pas des juges répressifs : on exige que cette sanction soit prononcée en respect des PFRLR.
- Le CC fait respecter ça au législateur lorsqu’il délègue des pvs de sanctions aux
administrations.
- Le CE va faire respecter les mêmes r, va utiliser l’art 6 §1 de la ConvEDH : dt à un
procès équitable.
Sous-section : La notion de juridiction adm
La maj des juridicitions adm sont nommés :
- CE
- Tribunaux adm
- Cour adm d’appel (CAA)
Nul le doute de leur qualité de juridiction adm.
Il y a un gd nb de juridictions adm spéciales, dont la plupart sont clairement identifier soit
parce que le texte les qualifie directement de juridiction, soit parce qu’on peut faire un appel
devant la CAA.
Distinction institution adm et juridiction :
- Institution est une juridiction ; Recours pour excès de pv
- Recours
Chapitre 2 : Les recours juridictionnels