Histoire et caractéristiques d'Alexandrie
Histoire et caractéristiques d'Alexandrie
ville d'Égypte
Alexandrie (en grec ancien : Ἀλεξάνδρεια / Alexándreia ; en copt e : Ⲁⲗⲉⲝⲁⲛⲇⲣⲓⲁ / Aleksandria ou Ⲣⲁⲕⲟⲧⲉ / Rakotə ; en arabe :
اإلسكندرية/ al-ʾiskandariyya ) est une ville d'Égypt e. En 2010, elle compt ait plus de 4 300 000 habit ant sb. Elle a ét é fondée par
Alexandre le Grand en 331 avant not re ère. Dans l’Ant iquit é, elle a ét é la capit ale du pays, un grand cent re de commerce (port
d’Égypt e) et un des plus grands foyers cult urels hellénist iques de la mer Médit erranée cent ré sur la fameuse bibliot hèque, qui fonda
sa not oriét é. C'est act uellement la deuxième ville la plus peuplée du pays après Le Caire.
Alexandrie
(ar) اإلسكندرية
Héraldique Drapeau
Administration
Pays Égypte
Gouvernorat Alexandrie
Gouverneur Abd El Aziz Konsowaa
Démographie
Population 4 388 219 hab. (2010)
Densité 1 638 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 11′ 53″ nord, 29° 55′ 09″ est
Superficie 267 900 ha = 2 679 km2
Divers
Fondation -331 par Alexandre le Grand
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Égypte
e a d e
La ville d’Alexandrie est sit uée à l'ouest du delt a du Nil, ent re le lac Maréot is et l’île de Pharos. Cet t e dernière ét ait rat t achée à la
créat ion de la ville par l’Hept ast ade, sort e de digue servant aussi d’aqueduc, qui a permis non seulement l’ext ension de la ville mais
aussi la créat ion de deux port s marit imes.
Les ruines ant iques ainsi que la nouvelle bibliot hèque de la ville ont ét é proposées en 2003 pour une inscript ion au pat rimoine mondial
de l'Unesco et figurent sur la « list e indicat ive » de l'UNESCO dans la cat égorie pat rimoine cult urel2.
Histoire
Surnommée le « compt oir du monde » par St rabon4, elle formait un pôle commercial majeur, about issant à la format ion d'une
populat ion cosmopolit e de l'ordre d'un demi-million d'habit ant s, presque inégalée durant l'Ant iquit é 5. De plus, la ville ét ait la capit ale du
pouvoir lagide, ce qui lui donnait un rôle de premier plan dans la gest ion administ rat ive de l’Égypt e et dans l'hist oire de la dynast ie
pt olémaïque.
Domination romaine
En 215, l'empereur romain Caracalla, comme beaucoup d'aut res, aurait visit é le t ombeau d'Alexandre, l'un des principaux monument s de
la cit é et aurait même essayé la cuirasse. Cependant en l'an 300, un aut eur déclare que plus personne ne sait où est le t ombeau
d'Alexandre.
En ce même iiie siècle, l'ancienne écrit ure hiéroglyphique cesse d'êt re enseignée et comprise. L'usage de la momificat ion disparaît
également . De plus, ent re 330 et 640, plusieurs séismes et t sunamis dévast at eurs déciment la populat ion, not amment le t sunami de
3656. Un de ces t sunamis pourrait , selon l’une des hypot hèses invoquées, êt re responsable de la dest ruct ion du célèbre phare
d'Alexandrie.
Avec la fondat ion de Const ant inople, le blé d'Égypt e est dirigé vers Const ant inople, t andis que Rome s'approvisionne en Afrique du
Nord.
À la dernière division de l'Empire romain en 395, la ville fait part ie de l'Empire romain d'Orient . Alexandrie rest e le cent re administ rat if de
la province.
Avec la christ ianisat ion de l'Égypt e, Alexandrie devient un cent re cult urel et religieux import ant . Arius, prêt re d'Alexandrie et
formulat eur de l'Arianisme et At hanase d'Alexandrie proche du pouvoir de Const ant in I er s'opposent sur la nat ure du Christ De plus en
plus, au cours du iiie siècle, la ville se rapproche du rest e de l'Égypt e et peu à peu, décline en populat ion et en splendeur. Dans t out e la
province les impôt s sont écrasant s et bien des cont ribuables abandonnent leurs biens et se font ermit es dans le désert ou ent rent
dans des monast ères pour échapper au percept eur.
À la fin du ive siècle commencent les persécut ions des païens. Temples et st at ues sont dét ruit s dans t out l'Empire, les rit es païens
sont int erdit s et punissables de mort (mesure qui ne sera jamais appliquée), les écoles de philosophie païennes sont fermées. En 391,
Théodose I er donne l'ordre de dét ruire les t emples ou de les t ransformer en églises. Le pat riarche Théophile d'Alexandrie s'at t elle à
cet t e t âche dans la ville. Hypat ie, brillant e mat hémat icienne et philosophe néoplat onicienne, est t uée en 415 par des chrét iens
fanat iques. Ces événement s marquent le déclin de l'école d'Alexandrie, dont les savant s et une part ie des savoirs sont
progressivement recueillis par Const ant inople, qui devient à son t our un foyer majeur des sciences et de la cult ure.
Les quart iers Brucheum et juif 7 sont dét ruit s au ve siècle, et leurs monument s cent raux, le Sérapéum et le Mouseîon, t ombent en
ruine. La vie s'organise alors aut our de l'emplacement du Sérapéum (rasé et remplacé par une église) et du Césaréum. Les quart iers du
Pharos et de l'Hept ast ade regagnent de la populat ion et rest ent int act s.
La conquête arabe
4 000 palais ;
4 000 bains publics ;
12 000 vendeurs d'huile fraîche ;
12 000 jardiniers ;
40 000 juifs qui paient tribut ;
400 théâtres ou lieux de divertissement.
Elle se double d'une expédit ion scient ifique, de nombreux hist oriens, bot anist es, et dessinat eurs accompagnant l'armée afin de
redécouvrir les richesses de l'Égypt e.
Le 19 mai 1798, le corps expédit ionnaire français quit t e Toulon : plus de 400 navires de t ous gabarit s, 40 000 hommes et
10 000 marins qui s'emparent de Malt e le 11 juin, puis arrivent en vue d'Alexandrie le 30 juin. La flot t e française y est avert ie par le
consul français que quat orze vaisseaux anglais de Nelson sont passés là t rois jours avant . Devant cet t e menace, Bonapart e hât e le
débarquement des t roupes et choisit l'anse du Marabou pour le réaliser. Les chaloupes amènent des soldat s jusqu'à la nuit . Ent raînant
ces t roupes vers Alexandrie, Bonapart e arrive devant les murs de la ville à 9 heures du mat in le 2 juillet , lance l'at t aque et conquiert la
ville qui se rend avant la nuit . Le rest e de l'expédit ion peut débarquer dans le port . La flot t e de guerre, t rop imposant e pour ent rer dans
le port , va s'ancrer dans la large baie d'Aboukir à une vingt aine de kilomèt res plus à l'Est . C'est là qu'elle est débusquée et dét ruit e par
Nelson un mois plus t ard.
Un an plus t ard, t oujours sur la flèche d'Aboukir [Quoi ?], le 14 juillet 1799, une flot t e t urco-brit annique de soixant e navires met à t erre une
t roupe de 16 000 hommes, sous le commandement de Must apha Pacha. Celle-ci est vigoureusement refoulée à la mer le
25 juillet 1799 par Bonapart e, dont c'est le dernier fait d'armes avant son ret our en France. Car le 23 août , laissant le commandement à
Kléber, Bonapart e s’embarque à Alexandrie pour la France sur la frégat e Muiron, avec ses généraux Bert hier, Murat et Lannes, ceci
après avoir lu des journaux brit anniques où il apprend les récent es défait es du Direct oire.
L'invasion des Français en Égypt e s'achève avec le siège d'Alexandrie du 16 août au 2 sept embre 1801. Après la chut e du Caire le 27
juin, les dernières t roupes françaises accept ent à leur t our de se rendre. Selon les t ermes de la reddit ion, t ous les navires et l'art illerie
disponibles ayant ét é remis aux Brit anniques, ils sont aut orisés à garder leurs armes et leurs bagages personnels et sont renvoyés en
France à bord de navires brit anniques.
Histoire contemporaine
San Stefano Grand Plaza à Alexandrie en
2006.
À l'époque moderne, la ville d'Alexandrie connut une expansion import ant e. Capit ale marit ime de l'Égypt e, elle fut par sa posit ion
géographique une des premières villes de commerce du monde. En 1839, la ville comport ait environ 60 000 habit ant s10.
La ville moderne a ét é const ruit e sur les ruines de la ville ant ique ce qui rend les fouilles difficiles.
En juillet 1882, au cours de la guerre anglo-égypt ienne, la ville est bombardée par la Royal Navy brit annique et occupée.
Ent re 1940 et 1942, pendant la guerre du Désert , les forces it aliennes puis celles de l'Afrika Korps allemand d'Erwin Rommel
approchent de la ville à plusieurs reprises. Alexandrie est alors une ville st rat égique pour les Alliés, elle abrit e le quart ier général du
commandant en chef Mont gomery et voit défiler une bonne part ie des t roupes de l'Empire brit annique. À la fin de l'ét é 1942, les
panzers parviennent à El-Alamein, à une journée d'Alexandrie. Le 8 novembre 1942, ils sont finalement repoussés après quelques
semaines de combat s acharnés lors de la seconde bat aille d'El Alamein.
La vieille Alexandrie
La ville est dessinée par Dinocrat e de Rhodes selon des plans hippodamiens (en damier).
Ses monument s les plus import ant s sont le gymnase, le dicast érion (t ribunal), le Sôma (ou Séma, t ombeau d’Alexandre). Le palais
couvre un quart de la ville : de const ruct ion légère, il forme Néapolis (musée, bibliot hèque, t héât re). Le port est séparé en deux par
une jet ée (Hept ast ade) qui réunit la ville à l’île de Pharos où se dresse le Phare, const ruit par Sost rat e de Cnide. L’eau du Nil est
dist ribuée par un réseau serré de canalisat ions branchées sur un canal.
Après sa défait e par Jules César dans la guerre civile, Pompée se sauve en Égypt e où il est assassiné en -48 ; les voyageurs
médiévaux ont cru plus t ard qu'il devait êt re ent erré ici. En réalit é, il s’agit d’une colonne en granit rouge d’Assouan de vingt -cinq
mèt res de haut , d’une circonférence de neuf mèt res, const ruit e en l'honneur de l'empereur Dioclét ien à la fin du ive siècle. Dioclet ius a
capt uré Alexandrie après l’avoir assiégée.
Les Arabes l'ont appelé Amoud el-Sawari, colonne des colonnes. Cet t e colonne est le monument ant ique le plus grand à Alexandrie,
placé à l'origine dans le t emple du Sarapis qui ét ait par le passé une st ruct ure magnifique rivalisant avec le Sôma et le Caesareum.
Tout près, il y a des galeries sout erraines où des t aureaux sacrés Apis ont ét é ent errés, et t rois sphinx.
Lors de l'expédit ion d'Égypt e, les savant s ont ét abli de nombreux rapport s sur leurs t ravaux de descript ion de l'Égypt e, dont un sur la
colonne dit e de Pompée :
« Extrait d'un rapport sur la colonne de Pompée, lu à l'Institut, par le citoyen Norry, 6 vendémiaire an 7.
Le petit nombre et la variation des mesures données jusqu'ici sur la colonne de Pompée, ont engagé les
citoyens Dutertre, Protain, Le Peyre et Norry, à en recueillir exactement toutes les proportions.
Nous passons sous silence les moyens ingénieux employés pour y parvenir, et nous arrivons aux résultats.
Cette colonne placée sur une légère éminence s'élève sur un soubassement que les barbares ont en partie
détruit, et dont on voit au centre le noyau formé d'un monument égyptien, d'environ quatre pieds de
diamètre, et retourné, ainsi qu'on le juge par le renversement des hiéroglyphes qui sont gravés dessus,
mais peu distincts.
On peut remarquer que la dégradation opérée sous le piédestal a produit un tassement inégal qui a fait
pencher la colonne vers l'ouest, d'environ huit pouces ; et c'est peut-être ce tassement qui a occasionné la
profonde cassure qui règne dans la circonférence de la partie inférieure du fût, et verticalement à l'est,
dans une hauteur d'environ quinze pieds.
Quant à sa division, elle est de quatre parties, le piédestal, la base, le fût et le chapiteau. Il est
vraisemblable, d'après un cercle de six pieds trois pouces de diamètre sur le plan du chapiteau, déprimé de
deux pouces, qu'il y avait un socle et peut-être une figure qui couronnait le monument.
Quoique cet ordre soit corinthien par son chapiteau, il n'en a point la proportion grecque, parce que les
diverses parties qui le composent ont été évidemment faites postérieurement au fût, et sans harmonie
entr'elles : il parait également évident que le fût seul est antique, de proportion dorique ; et il est hors de
doute qu'il aura été réédifié à quelqu'époque que l'on aura voulu signaler. Les autres parties sont d'un
goût médiocre : le chapiteau est court, et n'est que massé ; la base qui est du profil attique, est mal
proportionnée ; la plinte est beaucoup trop haute, et le piédestal est ridiculement petit sous sa colonne.
Toutes les parties de ce monument sont en granit poli et sont sensiblement altérées du côté du sud-est.
La hauteur totale de toutes les parties de la colonne est de quatre-vingt-huit pieds six pouces ; le piédestal
a dix pouces ; Ia base cinq pieds six pouces trois lignes ; le fût soixante-trois pieds un pouce trois lignes, et
le chapiteau neuf pieds dix pouces six lignes. Voici les mesures des diamètres du fût de la colonne puis à
ses deux extrémités et dans sa partie moyenne à peu près vers le tiers : au bas, huit pieds deux pouces
deux lignes ; au tiers, huit pieds trois pouces deux lignes ; près l'astragale, sept pieds deux pouces huit
Il ne restera plus rien à desirer sur ce monument, en réunissant à sa description le dessin qu'en a fait le
citoyen Le Peyre. »
Le tombeau d'albâtre
Le tombeau d'albâtre.
Le t ombeau d'albât re, sit ué dans le cimet ière de Terra Sant a, a ét é découvert en 1908 et rest auré dans les années 1930. Seul le
vest ibule, const it ué de t rois blocs monolit hes de calcit e, subsist e du monument . Son emplacement à la jonct ion des deux grands axes
de la ville ant ique, a amené à le considérer comme un vest ige du t ombeau d'Alexandre le Grand, mais les fouilles n'ont pas permis de
confirmer cet t e hypot hèse.
Les nécropoles
Gabbari
Le quart ier moderne de Gabbari est à environ huit -cent s mèt res de la muraille ant ique, dans la Nécropolis décrit e par St rabon lors de
son séjour à Alexandrie vingt -cinq ans avant not re ère.
En 1996, lors de la const ruct ion d'un pont aut orout ier reliant l'aut orout e du Caire au port occident al, une série de t ombes sout erraines
collect ives dans la part ie finale du t racé du pont a ét é mise au jour. L'import ance et l'int érêt de cet ensemble ont conduit à un arrêt
des t ravaux de const ruct ion du pont et le service des ant iquit és égypt iennes a chargé le Cent re d'ét udes alexandrines d'en mener
l'explorat ion et la fouille ent re juin 1997 et fin février 200011.
Dès le iiie siècle avant not re ère, la populat ion alexandrine ét ant en augment at ion const ant e, il fallut const ruire des t ombes
collect ives permet t ant d'inhumer un plus grand nombre de défunt s. Les ent repreneurs funéraires creusèrent donc dans les parois des
niches numérot ées dont le t racé, peint en rouge, permet t ait la découpe. Dans ces hypogées, on pouvait circuler pour se rendre au
loculus de sa famille.
Des Grecs à nos jours, un lent processus de vieillissement a alt éré les peint ures murales des t ombes. La colorat ion des pigment s s'est
lent ement est ompée et les peint ures ont basculé dans l'illisibilit é. En 1993 un changement d'hygromét rie modifie l'apparence des
parois. Des t races de peint ures apparaissent , révélant légèrement , au-dessus d'une des t ombes du hall de Caracalla, une fresque
jusqu'alors inconnue 12.
Au cent re de la façade, le disque solaire familier surmont e une frise de serpent s ; à gauche et à droit e deux serpent s port ent les
couronnes de la Basse-Égypt e et de la Haut e-Égypt e. Ce ne sont pas comme les cobras de Saqqarah ou de Thèbes : ils semblent êt re
conçus comme une bande dessinée moderne. Dans la chambre du t ombeau, le décor comprend Horus, Thot , Anubis, le prêt re dans sa
peau de pant hère, et le roi faisant une offrande aux défunt s sous forme d'Osiris. Ces figures sont rendues dans le modèle gréco-
romain. Aux scènes t radit ionnelles s’ajout ent les groupes supplément aires de raisins, de t êt es de méduse, et d'une variét é de décors
grecs et romains.
Nécropole d'Anfouchi
Le fort Qaitbay
L'île de Pharos séparait deux port s énormes. Sit ué à l’ent rée nord du port de l’Est , le fort a ét é const ruit dans les années 1480 par le
sult an Al-Achraf Sayf al-Din Qa’it Bay, sur l’emplacement du phare d'Alexandrie. Une des Sept Merveilles du monde ant ique, le phare
avait 135 mèt res de haut avec approximat ivement t rois cent s salles. Par le cent re ét ait une double mont ée en spirale. La lant erne au-
dessus du phare rest e un myst ère. Cert ains indiquent qu'il cont enait un miroir en acier poli qui réfléchissait la lumière le jour, et le feu la
nuit . D'aut res indiquent qu'elle a ét é fait e de verre t ransparent . Le phare a ét é dét ruit par un t remblement de t erre aut our de
1302/1303. À son emplacement , une mosquée a ét é const ruit e, qui a ét é endommagée par un t remblement de t erre au xive siècle. Le
fort Qait bay est un bel exemple d'archit ect ure milit aire de l'époque mamelouke en Égypt e. Il a ét é const ruit au xive siècle sous les
ordres du sult an Al-Ashraf Qait bay — un des derniers souverains mamelouks d'Égypt e — dans le but de prot éger la ville cont re la
menace de l'Empire ot t oman. Const ruit dans un st yle médiéval, le fort a ét é ent ièrement rest auré en 2001/2002 ; il abrit e le musée de
la Marine qui cont ient des objet s des bat ailles navales romaines et de Napoléon.
L'ent rée se fait par un passage en granit rouge d'Assouan. Près de la mosquée, il y a un réservoir qui a ét é ut ilisé pour st ocker l'eau en
cas de siège. Adjacent au fort , l’Inst it ut hydro-biologique cont ient une grande variét é de poissons rares. Plus à l’est du quart ier
d’Anfouchi, il y a une pet it e nécropole de cinq t ombes dat ant de l’époque pt olémaïque.
Le théâtre romain
Vue de face.
C'est un pet it t héât re romain, unique dans le pays13. Le sit e est t oujours en fouilles depuis 1970 avec la découvert e de rest es romains
comprenant ce t héât re avec des galeries, des sect ions de plancher en mosaïque, et des sièges de marbre pour accueillir jusqu'à
800 spect at eurs. Au t emps des Pt olémées, ce sect eur ét ait un jardin de plaisirs. Le t héât re peut avoir ét é couvert pour servir d'odéon
à des œuvres musicales. Les inscript ions suggèrent qu'il a également ét é parfois employé pour des concours de lut t e. Le t héât re
comport e t reize rangées semi-circulaires de marbre blanc qui a ét é import é d'Europe. Ses colonnes sont de marbre vert import é
d'Asie Mineure, et de granit rouge import é d'Assouan. Chaque côt é est décoré d’un pavage géomét rique de mosaïque fabriquée au
iie siècle avant not re ère.
Hors du t héât re, on peut voir des voût es et des murs en pierre, des bains romains en briques et les rest es de maisons romaines.
C'est dans l'enceint e de ce sit e qu'est inst allé le t out nouveau musée sous-marin en plein air pour exposer les pièces ant iques – des
sphinx, des obélisques, des colonnes papyriformes et des fragment s de st at ues colossales - sort ies des eaux de la Médit erranée par
l'équipe du Cent re d'ét udes alexandrines.
Près de ce sit e, vers la caserne des pompiers, un t emple pt olémaïque dédié à Bast et (Bubast eion) vient d'êt re découvert par une
équipe d'archéologues égypt iens ; ce t emple serait celui const ruit à la demande de la reine Bérénice II, épouse de Pt olémée III
Évergète. Environ six cent s st at ues, dont plusieurs à l'image de Bast et , y ont ét é découvert es14.
Le port antique
L'Hept ast ade (en grec : sept st ades, de longueur) qui relie la côt e à Pharos a ét é const ruit par Dinocrat ès, le même qui a fait le plan de
la ville. Grâce à l’Hept ast ade, la côt e a ét é agencée de façon qu'elle ait deux port s, l’un à l’est et l'aut re à l'ouest . Cela est souvent le
cas dans la civilisat ion grecque, pour facilit er l’arrivée des bat eaux à voile, qui sont soumis aux aléas du vent .
La côt e d'Alexandrie est une zone dangereuse et les bat eaux en ont beaucoup souffert . Le port occident al (Port d’Eunost os) est
large mais ent ouré d’une barrière de récifs ment ionnée par St rabon et qui suit l’axe de l’île de Pharos. Il enfermait un aut re port
art ificiel, le Kibôt os (grec : boît e, forme rect angulaire). Le port orient al (Grand-Port ou Portus magnus ) est prot égé par une presqu'île
et par la point e de l’île de Pharos où se t rouvait le phare mais son approche est dangereuse car son ent rée est t rès ét roit e. De plus
fouille ent repris à part ir de 1992 par l’IEASM dirigé par Franck Goddio15 a permis d'en ét ablir la cart e et not amment de sit uer l’île
d’Ant irhodos, le port royal des galères et la péninsule du Poseidium formant les quart iers royaux, ainsi que des st ruct ures port uaires en
face de l’Hept ast ade qui pourraient correspondre à une part ie des arsenaux (« navalia »)16.
Alexandrie moderne
Le musée gréco-romain
Musée gréco-romain.
Créé en 1892, le musée gréco-romain d'Alexandrie a ét é const ruit la première fois dans un pet it bât iment sit ué sur la rout e de Horreya.
En 1895, il a ét é t ransféré à l'emplacement act uel près de la route de Gamal Abdul Nasser. Il abrit e des milliers de reliques dat ant du
iiie siècle avant not re ère, not amment une magnifique sculpt ure en granit noir d'Apis, le t aureau sacré des Égypt iens, des momies, des
sarcophages, des t apisseries, objet s offrant un panorama aussi fidèle que varié de la civilisat ion gréco-romaine sous la forme qu’elle a
revêt ue au cont act de l’Égypt e.
Le musée, act uellement en réfect ion complèt e, est fermé au public ; ses collect ions sont ent reposées dans diverses réserves.
Inst allé dans un ancien palais du roi Farouk, const ruit par Ant onio Lasciac en 1919 selon un st yle inspiré de la Renaissance it alienne 17, il
regroupe l'ensemble des bijoux et objet s précieux ayant appart enu à la famille royale depuis le début du xixe siècle. Du jeu d'échecs
de Méhémet Ali, sert i de pierres précieuses, aux 1 506 diamant s de la couronne de la reine Farida.
Le musée national d'Alexandrie
Inst allé dans l'ancien consulat américain, le musée nat ional d'Alexandrie permet d'observer de nombreux objet s issus de différent es
époques de l'Égypt e : pharaonique, chrét ienne, musulmane…
L'ancien blockaus du sous-sol est consacré à des ant iquit és de l'époque pharaonique.
La villa Sepahi
Const ruit e dans les années 1940, la villa Sepahi est la seule d'Alexandrie const ruit e dans le st yle marocain par un ingénieur archit ect e
égypt ien, Ali Thabet .
Bien que figurant sur la list e des bât iment s à caract ère hist orique du gouvernorat , elle est menacée de dest ruct ion en raison de la
négligence de ses propriét aires.
La Bibliotheca Alexandrina
Bibliotheca Alexandrina
La célèbre bibliot hèque d'Alexandrie fut const ruit e à l'époque pt olémaïque et fut réput ée pour la richesse et le grand nombre
d'ouvrages qu'elle renfermait (est imé à 700 000 volumes). Les causes de sa dest ruct ion rest ent encore obscures et font débat . C'est
à la suit e d'un immense incendie que le feu avait ravagé les 700 000 volumes.
Dans le cadre d'un projet conduit conjoint ement ent re l'Unesco et l'Égypt e, la bibliot hèque du monde médit erranéen (Bibliot heca
Alexandrina) a ét é const ruit e sur les ruines de l'ancien édifice ant ique. Elle devrait pouvoir accueillir environ cinq millions de volumes.
L'archit ect ure de la Bibliot hèque avait ét é minut ieusement choisie à la suit e d'un concours qui avait ét é organisé par l'Unesco ; c'est la
proposit ion d'un bureau d'archit ect ure norvégien qui avait ét é ret enue. Le plan a ét é réalisé par l'ingénieur égypt ien Mamdouh Hamza.
À côt é de la salle de lect ure se t rouvent t rois musées, cinq inst it ut s de recherches ainsi que des salles d'exposit ions.
À l'int érieur de la Bibliot hèque, les salles de lect ure sont sur sept niveaux dont quat re sous le niveau de la mer. De haut es colonnes
ornées de fleurs de lot us décorent l'int érieur des salles de lect ure qui peuvent recevoir jusqu'à 2 000 personnes.
Un musée est réservé à des milliers d'anciens manuscrit s, dont deux copies de la Bible offert es par le Vat ican à la Bibliot hèque ainsi
qu'une copie du livre de la Description de l'Égypte. Il possède une copie ident ique de la pierre de Roset t e et un livre du mémorandum
de l'inaugurat ion du canal de Suez comprenant des t ableaux de la cérémonie du voyage des reines et des princes, dessinés par l'art ist e
du khédive Ismaïl.
Le musée sous-marin
Un rêve digne de Jules Verne pourrait devenir réalit é à Alexandrie : un musée sous-marin pour cont empler in situ les vest iges de sa cit é
ant ique. L'archit ect e français Jacques Rougerie a part icipé en 2005 à un concours int ernat ional en concevant une st ruct ure à moit ié
t errest re et à moit ié sous-marine, ancrée dans la baie, face à la Bibliot heca Alexandrina. Un filt rage de l'eau de la baie, polluée et
chargée en alluvions, garant irait une bonne visibilit é. L'Unesco ainsi que le secrét ariat de la Convent ion sur la prot ect ion du pat rimoine
cult urel subaquat ique sout iennent ce projet qui devrait servir de port e-ét endard au pat rimoine cult urel sous-marin mondial.
Lieux de culte
Parmi les lieux de cult e, il y a principalement des mosquées musulmanes18. Il y a aussi des églises et des t emples chrét iens : Église
copt e ort hodoxe, Église cat holique copt e (Église cat holique), Église évangélique copt e (Communion mondiale d'Églises réformées).
Cathédrale de l'Annonciation d'Alexandrie.
Géographie
Climat
Alexandrie bénéficie d'un climat aride, avec une pluviomét rie annuelle de seulement 189 mm. Les précipit at ions n'ont lieu qu'en hiver, le
mois le plus arrosé ét ant décembre avec 52 mm. Les t empérat ures ne connaissent pas de variat ions excessives et demeurent
agréables quelle que soit la saison, grâce à l'effet modérat eur de la mer Médit erranée.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,7 9 10,8 13,5 16,3 20 22,5 22,9 21 17,4 13,8 10,2 15,1
Température moyenne (°C) 13,4 13,9 15,7 18,5 21,2 24,3 25,9 26,3 25,1 22 18,7 14,9 20
Température maximale moyenne (°C) 18,4 19,2 20,4 24,4 26,7 28,8 29,9 30,1 29,6 27,5 23,9 20,1 24,9
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de vent (km/h) 101 130 115 101 86 86 101 86 133 119 126 104 133
date du record 1981 1984 1982 1986 1985 1994 1986 1985 1992 1987 1982 1984 1992
Record de pluie en 24 h (mm) 40,53 30,12 10,44 0,29 0,17 0,17 0,03 0,11 0,14 5,45 20,64 40,23 40,53
date du record 1979 1967 1971 1980 1968 1968 1982 1964 1968 1979 1963 1962 1979
Source : [Link]
egypte/map/359/?#sytl [archive]
Économie et société
À l'origine
À son apogée, la ville ant ique est peuplée de plus d’un million d’habit ant s : Grecs, Égypt iens, Syriens, plus t ard It aliens. Les Juifs (cf.
-319) forment les deux cinquièmes de la populat ion. Leur rivalit é avec les Grecs amène souvent des t roubles graves.
La ville s'administ re en apparence elle-même (boulè, ecclèsia organisées selon le modèle at hénien). Le magist rat le plus import ant
semble le gymnasiarque, qui apparaît comme le représent ant des cit oyens.
Elle est la seule vérit able cit é (polis ) d’Égypt e. Cent re polit ique du royaume lagide, elle abrit e l’énorme bureaucrat ie qui administ re
l'Égypt e. Elle est aussi le cent re d’une act ivit é économique int ense (vases de t erre cuit e ou de mét al, ét offes, papyrus, parfums,
art icles de luxes). Seul vrai port de l’Égypt e sur la Médit erranée, elle import e du bois, des mét aux, du marbre, du vin, de l’huile d’olive et
export e du blé, du papyrus, des t oiles et mousselines de lin, des parfums et d'aut res produit s de luxe. Elle réexpédie des marchandises
d’Afrique noire (ivoire, or, plumes d’aut ruche, esclaves, animaux sauvages), d’Arabie et d'Inde (épices, aromat es, parfums, soie).
Aujourd'hui
Au début du xxie siècle, l'économie de la ville est fondée sur son port , son indust rie et , malgré une diminut ion, le t ourisme 19.
Alexandrie est aussi une ville indust rielle : raffineries, ciment eries, const ruct ions navales, t ext iles, cuir, papier, indust ries aliment aires,
chimiques et mécaniques.
Alexandrie est une grande place t ourist ique pour son archit ect ure spécifique, sa renom et l’int érêt de ses musées. St at ion balnéaire au
climat plus agréable que dans l'arrière-pays, elle at t ire chaque ét é les classes moyennes et aisées du Caire.
Transports
La ville est reliée par le t ransport aérien avec l'Aéroport int ernat ional de Borg El Arab.
L'ouvert ure du canal de Suez, en 1869, a marqué une nouvelle ère pour Alexandrie : elle devient la principale place de commerce du
pays et son port , le premier du pays. Une sociét é brillant e et cosmopolit e s'inst alle : Grecs, It aliens, Français, « Levant ins », mais aussi
minorit és égypt iennes, comme les copt es et les juifs forment cet t e riche sociét é, qui disparait en grande part ie sous Nasser. La ville
se prolét arise alors, avec l'afflux d'immigrés provenant de Suez et de Port -Saïd, dès 1967.
Le port d'Alexandrie (20,6 millions de t onnes en 1991) a un « hint erland » vast e et large. Il a le quasi-monopole des export at ions
égypt iennes, not amment du cot on et import e les t rois-quart s des produit s ét rangers.
Éducation
La ville compt e plusieurs universit és, dont l'universit é d'Alexandrie fondée en 1942 ainsi que l'universit é Senghor d'Alexandrie,
universit é francophone int ernat ionale fondée en 1990.
Sport
La ville possède une longue t radit ion sport ive, ayant organisé les Jeux médit erranéens de 1951 et les Jeux panarabes de 1953. Elle
possède de nombreux st ades, comme le st ade d'Alexandrie, l'un des plus anciens du pays, avec 13 660 places, le st ade Borg Al Arab,
l'un des plus grands du pays avec 86 000 places, ou encore le st ade El Max.
Il exist e de nombreux clubs de foot ball dans la ville, dont cert ains ont dominé pendant une époque le championnat égypt ien :
Ittihad Alexandrie ;
Al Olympi ;
Haras El-Hedood ;
Smouha Sporting Club.
Dans la culture
Plusieurs personnalit és liées à Alexandrie figurent dans un nombre d'œuvres import ant , t els que Cléopât re VII et Hypat ie.
Dans la littérature
Al-Mas'ûdî, hist orien arabe né à Bagdad, écrivit au xe siècle Les Prairies d'or, dans lequel il narre une légende concernant la créat ion
d'Alexandrie. Alors qu'Alexandre le Grand commença les t ravaux, il aperçut un corbeau se poser et y vit un signe de Dieu, qui a décidé
que la ville disparaît rait bient ôt , après avoir appart enu à différent s rois. Une fois les fondement s de la ville ét aient posés, une nuit , des
animaux sort irent de la mer pour t out dét ruire. Le lendemain, le roi pressent it alors la fin prochaine de la fut ure ville. Puis, lorsque les
fondat ions de la ville furent érigées, des monst res marins sont venus chaque nuit pour les dét ruire. Alexandre fait alors fabriquer une
st ruct ure en bois et en verre, ét anchéifiée par de la résine. Il s'y enferma avec des hommes et descendit au fond de la mer, relié à la
surface par des câbles, pour faire le port rait de ces créat ures dot ées d'out ils. Au ret our de son périlleux voyage, il fait réaliser des
st at ues ressemblant à ses dessins, et les fait placer sur la plage, près de la ville naissant e. La nuit suivant e, lorsque les monst res
revinrent pour recommencer leur t ravail de dest ruct ion, ils virent leurs propres images horribles. Effrayés, ils fuirent pour t oujours. Mais
des cont eurs égypt iens prét endent qu'ils revinrent par la suit e. Le roi fit alors ériger des colonnes en forme de flèches, nommées el-
Mesal, ornées de t alismans, st at ues, images et inscript ions prot ect rices20. Maria Savi-Lopez (it), poét esse it alienne, reprend
brièvement cet t e légende dans son Leggende dal mare (1894), qu'elle dit t irer du volume 2 du Folk-Lore Journal21. Cet t e hist oire est
un t émoignage des légendes musulmanes qui font d'Alexandre le Grand l'hérit ier des pouvoirs magiques qu'auraient eu les pharaons22.
Const ant in Cavafy, poèt e grec, a évoqué sa ville nat ale dans plusieurs de ses poèmes23,24.
E. M. Forst er, écrivain brit annique, consacre deux récit s de voyage à la ville : Alexandrie. Une histoire et un guide ( de 1922) et Pharos
et Pharillon. Une évocation d'Alexandrie (1923).
Lawrence Durrell, écrivain brit annique, rédigea sa t ét ralogie Le Quatuor d'Alexandrie ent re 1957 et 1960.
Dans la bande dessinée
Dans la musique
Au cinéma
Aelius Promotus
Anatole de Laodicée
Apollonios de Rhodes
Alexandre le Grand
Arius
Apolline d'Alexandrie (sainte)
Artapan d'Alexandrie
Athanase (saint)
Basilide
Angelo Bolognesi (1836-1874), explorateur italien, mort à
Alexandrie.
Callimaque de Cyrène
Carpocrate
Cyrille d'Alexandrie (saint)
Diophante d'Alexandrie
Ératosthène
Euclide
Héron d'Alexandrie
Hérophile d’Alexandrie
Hésychios d'Alexandrie
Hypatie d'Alexandrie
Pandrosion d'Alexandrie
Philon d'Alexandrie
Ptolémée Ier
Cléopâtre VII
Abbas II Hilmi
Ptolémée
Ammonios Saccas
Achille Tatius
Époque contemporaine
Abbas II Hilmi
Adolf El Assal
André Lévy-Lang
Jean Agélou
Garbis Aprikian
Shrouk El-Attar
Céline Axelos
Isabelle de Botton
Evariste Breccia
Georges Cattaui
Constantin Cavafy
Youssef Chahine
Fausta Cialente
Jean Cortot
Camelia (actrice)
Dalida (chanteuse et actrice égyptienne-italienne puis
française)
Jean Dessès
Jean Dideral
Lawrence Durrell
Robert Favart
Nicola Filacuridi
Claude François
Jean-Yves Empereur
Jean-Pierre Grédy
Marguerite Nakhla
Georges Guétary
Raymond Hakim
Rudolf Hess
Robert Ilbert
Madiha Kamel
Édouard Kleinmann
Alexandre Lagoya
Claude Lazar
Marco Mann
Mahienour Al-Massry
Jean de Menasce
Togo Mizrahi
Edward Morgan Forster
Ibrahim Moustafa
Georges Moustaki
Michèle Reverdy
Demis Roussos
Georges Sabbagh
Haim Saban
Tawfiq Saleh
Georges Schéhadé
Omar Sharif
Grégoire Solotareff
Carlo Suarès
Nadine Suarès
Zubaida Tharwat
Filippo Tommaso Marinetti
Giuseppe Ungaretti
Nagui
Moustapha Ben Halim
Habib Tawa
Adel Adham (1928-1996), acteur égyptien
Nelly Huri (1907-1998), résistante.
Galerie
La ville
La victoire.
Un taxi d'Alexandrie.
Le tramway d'Alexandrie.
Statu
e
place
Saad
Zahglo
ul.
Rivage
alexandrin
le long de la
jetée.
Le palais Antoniadis.
Musée national
Akhena
ton.
Akhenaton.
Pierre
tombale.
Pierre tombale.
Têtes d'une
statue de
l'ancienne cité
de Saqqarah.
Statue
de
l'ancien
ne cité
de
Saqqar
ah.
Statue
de
Sekhme
t.
Statue de Sekhmet.
Pschen
t.
Pschent.
Statue
de
l'époqu
e gréco-
romaine
en
Égypte.
Poème
en arabe,
gravé sur
une plaque
en métal.
Statue
-bloc
d'un
scribe.
Exemple
d'art
coptique.
Chapiteau
corinthien.
Chapiteau corinthien.
Notes et références
Notes
Références
30 mai 2019).
te-decouverte-d-un-temple-dedie-a-la-deesse-chat-bastet_1293951_
[Link]) [archive])
Voir aussi
Bibliographie
);
);
Articles connexes
Liens externes