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Business plan de création d’une exploitation agricole

[Date]

Initiateur : Trésor-TSATSA
Initier par : Trésor TSASA
Tel : (+242) 06 652 98 22 / 05 042 29 52 1
Email : tresortsatsa@[Link]
Business plan de création d’une exploitation agricole

SOMMAIRE
I. FICHE DE PRESENTATION SYNTHETIQUE ...................................4
II. MON PROJET ......................................................................................5
A. Contexte ............................................................................................ 5
B. Le promoteur ..................................................................................... 6
1. Mes objectifs et Motivations ......................................................... 6
2. Les Compétences du promoteur ................................................... 6
3. Ma situation familiale .................................................................. 7
III. ETUDE DE MARCHE ..........................................................................8
A. Environnement du projet .................................................................. 8
1. Potentiel naturel d’investissement agricole du Congo ................. 8
2. Les atouts du secteur horticole .................................................... 8
a) L’oignon .......................................................................................................... 9
3. Facteur clés de succès .................................................................. 9
4. Les risque du secteur ................................................................... 9
B. Analyse de la demande en produit horticole ...................................... 9
1. La demande actuelle .................................................................... 9
2. Estimation de la demande future ................................................10
C. Analyse de l’offre du secteur ............................................................. 10
1. Production locale .........................................................................10
2. Importations ...............................................................................10
D. Analyse de la concurrence ................................................................ 11
IV. ANALYSE DU MARCHE ET DE LA CONCURRENCE (SWOT) ....... 12
V. STRATEGIES MARKETING .............................................................. 14
A. La stratégie marketing .....................................................................14
B. Segmentation ...................................................................................14
C. Les produits ...................................................................................... 14
D. La politique de prix ..........................................................................15
E. La politique de communication ........................................................ 15

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F. La politique de distribution .............................................................. 15


VI. L’ETUDE TECHNIQUE ..................................................................... 17
A. Localisation du site du projet ........................................................... 17
B. Site de production.............................................................................17
C. Fiches techniques : Oignon et Piment ..............................................18
1. Oignon ......................................................................................... 18
2. Piment......................................................................................... 21
D. Aspect juridique et organisation....................................................... 24
1. Aspects juridiques .......................................................................24
2. Aspects organisationnels............................................................. 25
a) L’organisation des ressources humaines ...................................................... 25
VII. L’ETUDE FINANCIERE ............................................................... 27
A. Coût estimatif du projet : les investissements ..................................27
B. Financement du projet .....................................................................28
C. Charges d’exploitation prévisionnelle...............................................28
D. Calcul du besoin en fonds de roulement ...........................................30
E. Dotations aux amortissements ......................................................... 30
F. Chiffres d’affaires prévisionnels ....................................................... 31
G. Compte de résultat ...........................................................................32
H. Flux nets de trésorerie(FNT) ............................................................ 33
Conclusion général.................................................................................34

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I. FICHE DE PRESENTATION SYNTHETIQUE

Nom : TSATSA
Prénoms : Exocet Amhour Trésor
Date et lieu de naissance : 27/08/1993 à pointe Noire
Mon profil Adresse : 63 rue Boupanda(diata)
Tel : (+242) 066529822/050422959
Email : Tresortsatsa@[Link]

Profession : Technicien superieur - Architecture

Nature de l’étude
Faisabilité d’un projet d’exploitation agricole

Enseigne
commerciale MUTEKI TSI

Forme juridique Société coopération simplifié

Type de projet Projet d’exploitation agricole

Nous sommes spécialisés pour un début dans la culture de


Activité(description) l’oignon rouge et le piment
Clientèle Marchés publics ; Ménages ; super marches ; Hôtels et
restaurants ; grossistes et détaillants…
Les départements de la Bouenza dans le district de Loudima
Localisation
Chiffre d’affaire 61 400 000 FCFA
Notre apport 1 671 350 FCFA
personnel
Mes besoins 16 713 500 FCFA
Financier
Mon cabinet de NZO Consulting
conseil

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II. MON PROJET

A. Contexte

A
ujourd’hui le Congo compte environ 5.664.035 d’habitants dont plus de la
moitié est concentrée dans les deux plus grandes villes Brazzaville et
Pointe Noire. Mais le reste du territoire est l’un des moins denses
d’Afrique avec 12,8 habitants au km2.
Richement doté en forêt tropicales d’abondantes ressources minières et d’importants
gisement pétrolier et de gaz naturel estimés respectivement à 1,6 milliard de barils et
90milliards de mètres cubes, le pays dispose aussi de vastes terres arables non cultivées
qui, représentent environ un tiers de sa superficie total.
L’autonomie économique et l’autosuffisance alimentaire étant très loin d’être acquis, le
pays continue malheureusement d’importer ses denrées alimentaires des pays voisins
et lointains avec des implications en termes de pertes financières. Le Congo dépense
quelque700 milliards de francs CFA par ans pour des importations de produits vivriers.
Ce mentant équivaut à 25% du budget du Congo pour 2019 ou 64,6% du budget en 2020.
En effet en dotant le pays des infrastructures routières et aéroportuaires, désenclavant
ainsi l’arrière-pays, les autorités mettaient en place des prérequis pour le
développement de l’agriculture. C’est pourquoi, il apparait important pour la jeunesse
congolaise de s’intéresser davantage à cette activité pour tenter de limiter la
dépendance qui n’a que trop durée. Seulement, l’agriculture congolaise dans son l’état
actuel ne permet pas au pays d’atteindre l’autosuffisance tant rêvée.
L’agriculture dans laquelle nous nous engageons est un véritable gisement
d’opportunité pour les jeunes ainsi qu’aux investisseurs pouvant réduire le taux de
chômage et la pauvreté. A cet effet, je me permets de présenter ici le profond intérêt du
Président de la République son excellence monsieur Denis SASSOU NGUESSO, dans
ce secteur prometteur, dans son discours d’investiture du 04 avril dernier, je cite :« j’ai
évoqué l’agriculture au sens large, nous avons trop attendus, je veux que mon nouveau
mondât est pour priorité cette révolution agricole que le pays attend. La confiance que
vous m’avez accordée démontre que vous avez adhérez à ce message, cette ambition
d’indépendance alimentaire sera créatrice d’emplois pour les jeunes qui participerons
activement non pas à l’agriculture de nos ancêtres mais à une agriculture modernisée
et mécanisée aux rendements efficace et aux potentiels infini intégré dans des échanges
régionaux et mondiaux. Je dis une agriculture modernisée et mécanisée…
Notre terre est fertile et nous pouvant être très ambitieux. Prenons tous l’engagement
de produire le meilleur pour ne plus subir l’importation des aliments impropre ou la
consommation, luttant tous contre l’exode rurale, l’insécurité alimentaire et le déficit du
commerce extérieur, donnons-nous l’ambition de vaincre la faim et de lutter contre la
vie chaire… »

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Donnons-nous la chance de consommer les aliments bios de chez nous, nous en somme
capable d’en produire plus que nous l’imaginons.

B. Le promoteur

Ce projet agricole a été initié par M. Trésor TSATSA né le 27/08/1993 à pointe


noire, détenteur d’une licence professionnelle en Architecture Bâtiment à Académie des
sciences et des Arts du Congo, ex Académie des Beaux-Arts de Brazzaville.
Issus d’une famille agriculteur M. TSATSA est passionné de l’agriculture et de l’élevage.
Après des années passées au chômage et à la recherche d’un emploi, il décide alors de
se lancer dans l’agriculture afin d’accomplir son rêve. Conscient du rôle que doit jouer
la jeunesse congolaise dans le développement économique du pays, il ne veut pas rester
à la marge de l’histoire et souhaite ainsi y participer et figurer parmi les
révolutionnaires de notre agriculture et pour le hisser au rang mondial.
Pour ce faire, le promoteur compte acquérir des terres en bail agricole et un système
d’irrigation LASER SPRAY et une moto pour réaliser son grand rêve.

1. Mes objectifs et Motivations


L’agriculture étant ma patient, mon rêve a toujours été d’opérer intensément
dans ce secteur, d’où l’idée de créer une entreprise afin de :
 Réaliser ma grande vision et accomplir mon rêve d’entrepreneur.
 Révolutionner le secteur agricole et de l’élevage de l’Afrique, plus
particulièrement de mon pays le Congo.
 Créer une valeur ajoutée sur l’économie du Congo par la création d’emplois.
 Contribuer à l’autosuffisance alimentaire du pays
 Contribuer en incitant, par exemple, les jeunes à retourner travailler la terre.

2. Les Compétences du promoteur


 Compétence technique
 Fixer les objectifs ; la stratégie ; les moyens et l’organisation
 Coordonner les actions nécessaires à la réalisation du projet.

 Compétences en gestion
 Planifier ; organiser ; diriger ; coordonner ; contrôler ;
 Gérer les délais du projet ; la qualité ; gérer les risques et gestion d’équipe.

 Compétences commerciales
 Sens de l’écoute ; résistance au stress ; habilité à la négociation et organisation ;
suivi de la clientèle ; prospection.

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 Autres compétences
 Acquérir rapidement et de manière autonome des connaissances ;
 Faire preuve de leadership et de créativité ;
 Travailler dans l’environnement interculturel ;
 Travailler en réseau et coopérer avec des profils des métiers diversifier.

3. Ma situation familiale
 Mes contraintes
 Ressources financière faible ;
 Faible réseau de partenaires.

 Mon statut
 Célibataire sans enfant

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III. ETUDE DE MARCHE

A. Environnement du projet

1. Potentiel naturel d’investissement agricole du Congo


Situé au cœur de l’Afrique centrale le Congo s’étend sur 342.000km2 avec une
fenêtre de 170 km sur l’atlantique. Il partage ses frontières avec la Centrafrique au
Nord, le Cameroun au nord-ouest, le Gabon à l’ouest le Cabinda (Angola) à l’extrême
sud-ouest et la RDC à l’est et au sud.
Le pays bénéficie d’un vaste réseau de cours d’eau qui constitue la cuvette congolaise,
avec une dizaine de grandes rivières et deux grands fleuves dont le fleuve Congo qui
d’ailleurs marque sa frontière sud avec la RDC. Sa situation géographique faisant de lui
un pays de transit, constitue une véritable opportunité pour les investisseurs.
Le Congo est situé entièrement dans la zone intertropicale chaud et humide entre le
4eme parallèle nord et la 5eme parallèle sud. La température moyenne est de 25oC. Les
amplitudes thermiques sont faibles, elles fluctuent de 2oC à 3oC. Les altitudes très
faibles favorisent la circulation des masses d’air toujours humide. Les précipitations
sont de l’ordre de 1600 mm par an avec des maximas en mars, avril et octobre,
novembre. Ceci dit que ce climat est un précieux merveille pour l’agriculture, pour
cultiver et récolter abondement.
L’agriculture du pays étant très peu développée, le potentiel agricole est donc
inestimable avec au moins 10 millions d’hectares de terres arables très fertiles dont
seuls 3% sont exploités et 97% occupés par de folles herbes et arbuste. Un potentiel qui
peut faire pâlir d’envie certains pays du continent.

2. Les atouts du secteur horticole


Le maraîchage, ou horticulture maraîchère, est la culture de légumes et de
certains fruits, de certaines fines herbes et fleurs à usage alimentaire, de manière
intensive et professionnelle.
Il est l’une des filières les plus dynamiques du secteur agricole au Congo, en raison de
la permanence de ses activités dans certaines zones, du nombre de pratiquants au
niveau national, de la diversité des espèces cultivées et des régions touchées et surtout
des retombées financières sur les principaux acteurs.
Le Congo accorde une place importante à l’horticulture, notamment à travers la
politique horticole dont l’objectif principal est : « d’atteindre l’autosuffisance en produits
horticoles de grande consommation, particulièrement l’oignons ; légumes et pommes de
terre… ».

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a) L’oignon
L’oignon est un des légumes crus les plus commercialisés grâce à sa durée de
conservation relativement longue. Il est utilisé dans presque tous les plats de la cuisine
africaine traditionnelle en raison de sa valeur nutritive. Un africain consomme en
moyenne 3,3Kg d'oignon par an. En conséquence, la consommation d’oignons est très
élevée sur le continent africain. Ce qui en fait un marché dynamique et florissant pour
les affaires.
Le rendement à l’hectare est de 10 à 20 tonnes en moyenne en milieu adéquat. Ce qui
est équivaut à 130 sacs d’oignons de 80 à 100kg, ce rendement peut dans des conditions
de bonne conduite de la culture, atteindre 40 à 70 tonnes par hectare.

3. Facteur clés de succès


A la suite de nos enquêtes, nous avons identifié un certain nombre de facteurs,
qui a notre niveau constituent des raisons pouvant déterminer la création d’une
exploitation agricole. Il s’agit :
 De la demande ;
 De la volonté politique au développement de l’agriculture ;
 Des institutions fortes ; et une stabilité macroéconomique ;
 De la politique d’autosuffisance alimentaire ;
 De la fluidité foncière favorisant le secteur agricole ;
 De la main d’œuvre moins chère et du cout de production.

4. Les risque du secteur


Malgré les investissements consentis dans le développement des filière ou
productions agricoles, celles-ci restent peu productives et moins compétitives, les
facteurs qui entravent le développement agricole soutenu sont principalement :
 Un manque d’organisation du marché interne ;
 Les difficultés d’approvisionnement en semences et engrais ;
 L’insuffisance dans l’effort de financement de l’agriculture.

B. Analyse de la demande en produit horticole

1. La demande actuelle
A l’issu de notre sondage, la demande des produits agricole est constituée
uniquement que par la consommation nationale qui est d’ailleurs très loin d’être
satisfaite.
La demande nationale peut être assimilée à la consommation nationale. Elle est de plus
en plus importante en fruits et légumes surtout en zone urbaine.

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2. Estimation de la demande future


Pour ce qui est de la demande future, notre analyse des politiques de l’Etat du
Congo nous montre l’existence d’une forte demande potentielle par rapport aux produits
agricoles.
En effet, le gouvernement congolais s’est engagé dans un vaste chantier de réforme
Agricole et des renforcements de mesure d’accompagnement lié à ce secteur.

C. Analyse de l’offre du secteur

1. Production locale
L'agriculture ne représente qu'une portion infime du produit intérieur brut soit
5%. Elle ne se pratique que sur 3% des terres arables (2.000.000 hectares), elle est
essentiellement biologique, la population active agricole est estimée à 300.000 et la
proportion des femmes est de 70% soit 210.000. Elles Assurent 60 à 80% de la production
vivrière et participent à 100% dans les opérations de transformation artisanale des
produis agricoles. L’essentiel de la production est destiné aussi bien à la subsistance
qu’à l’acquisition des revenus monétaires. Les moyens de production utilisés sont encore
rudimentaires et archaïques (houe, machette, etc…), ce qui accentue la pénibilité du
travail.
L’agriculture périurbaine se limite souvent à la culture maraîchère. Elle fournit
l’essentiel des légumes consommés dans les grands centres urbains.
La production agricole congolaise est essentiellement familiale. A part ces grandes
unités, la majeure partie de la production provient de petites exploitations familiales,
dont près de 60% ont une superficie variant de 1 à 5 hectares et le reste de 6 à 10
hectares.

2. Importations
Elle est complétée par les importations du Cameroun ; de la cote d’ivoire ; de la
RDC et d’Europe dépassant les 100 000t composées essentiellement d’oignons et de
pommes de terre mais comprenant aussi des carottes, des tomates de table, choux fleurs
etc.
Les importations de fruits concernent les agrumes ; pommes ; poires, de l’Europe ; de
l’Afrique du Sud et Cameroun et les fruits tropicaux tels : les ananas, les noix de coco,
les mangues, les bananes de la RDC et de la Côte d’Ivoire.

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D. Analyse de la concurrence

Jusque-là aucun producteur ne s’est encore lancer sérieusement à la productions


d’oignon à forte rendement au niveau locale, hors mis quelque producteur artisanal dans
la zone de Loudima. La majeure partie du produit vient de l’extérieur.

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IV. ANALYSE DU MARCHE ET DE LA CONCURRENCE (SWOT)

Le secteur de l’agriculture est toujours confronté à des contraintes liées à des


facteurs internes et externes. Le secteur a également capitalisé beaucoup d’atouts qui
pourront permettre de saisir les opportunités et corriger les faiblesses. A cet égard, le
but de la matrice SWOT ci-après présente les facteurs internes et externes qui
impactent positivement ou négativement sur les performances du secteur agricole.
Tableau : Analyse SWOT ou FFOM

Forces Faiblesses

 Une bonne expérience de  Filière insuffisamment organisée ;


production ;  Le sous-équipement des
 Main d’œuvre abondant ; exploitations agricoles ;
 Ressources foncière et hydriques  Forte dépendance aux aléas
disponible ; climatique ;
 Industries de transformation agro-  L’insuffisance des semences de
alimentaire ; qualité ;
 Une bonne pluviométrie ;  L’accès aux marchés et à la faible
 Un ensoleillement favorable à la valorisation des produits locale ;
production de dizaines de  Une disponibilité insuffisante et
spéculations en saison et contre- des couts élevés des intrants
saison ; (semences, engrais, produit
 Contribution à l’autosuffisance phytosanitaires)
alimentaire ;  L’absence d’un système de
 Compétitivité des prix ; financement agricole adapté ;
 Motivations et engagement des  Faible niveau de qualification des
producteurs et de leurs producteurs agricoles.
organisations.
Opportunités Menaces

 Forte demande des marchés ;  Environnement des affaires


 Programme de désenclavement difficile ;
routier des zones de production et  De mauvaises gouvernances ;
de collecte primaire  L’injustice et la division sociale ;
 Loi d’orientation agricole ;  Une monnaie dévaluée associée à
 Facteur climatique très la flambée des prix alimentaires ;
favorables ;  Concurrence avec d’autre origines
 Filière à forte valeur ajoutée ; notamment celles du Cameroun;
 Volonté politique affichée par les  Irrégularités de la dynamique du
pouvoirs publics. marché mondial des produits
agricoles ;
 La résorption du déficit en
infrastructures pour le
désenclavement interne et le

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renforcement de l’interconnexion
régionale.

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V. STRATEGIES MARKETING

A. La stratégie marketing

L’analyse des données recueillies à l’occasion de nos recherches et enquête permet


de définir une stratégie et un plan d’action marketing pour le fonctionnement de
l’exploitation agricole « MUTEKI TSI ».
La stratégie marketing de l’entreprise sera basée dans un premier temps sur une
stratégie indifférenciée, qui nous permettra de nous faire connaitre auprès d’un très
grand nombre de clients.
Dans un second temps, nous mettrons en place une stratégie de niche personnalisée
pour identifier la clientèle et satisfaire la demande des différentes catégories retenus ou
identifiés comme clientèle cible. Nous ferons une segmentation, qui consistera à
regrouper nos clients en sous-groupe homogènes.

B. Segmentation

« MUTEKI TSI » proposera des produits de qualité. Ils se positionneront sur un


segment de milieu de gamme et pourra réaliser des extensions de gammes vers le haut
en développant des produits hauts de gamme, qui lui assureront un élargissement de sa
clientèle et une rentabilité plus intéressante.
Les trois facteurs qui traduiront ce positionnement seront : la qualité du produit, son
prix et la communication faite pour faire connaitre l’exploitation et développer son
capital marque.

C. Les produits

Pour un début nous nous focaliserons sur deux produits à savoir : l’oignon et le
piment afin de maitriser les rouages du marché dans les 5 premières années et de se
diversifier dans les années suivantes.

 L’oignon
 Le piment

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D. La politique de prix

Les prix au niveau du marché des fruits et légumes et fermiers sont très variés
et instable, pouvant passer du simple au double. La vente des produits se fera sur la
base de la loi de l’offre et de la demande.
Néanmoins, les prix de vente des produits agricole du projet sont déterminé sur la base
de la moyenne de l’évolution des prix du marché, à savoir :

Produits Prix minimum Prix maximum


Oignon 150 FCFA /Kg 790 FCFA /Kg
Piment 150 FCFA /Kg 500 FCFA /Kg
Source: Uni Congo, site : [Link]

E. La politique de communication

Elle est l’une des pièces maitresses du dispositif. La politique de communication


comporte une approche interne et une approche externe.
L’approche interne consiste à mettre en place une charte graphique pour harmoniser
l’utilisation du logo et des couleurs de la marque. Tous les produit porteront la marque
et le logo du complexe avec des variantes suivant leur spécificité. L’objectif recherchée
est de rendre visible et attrayant les produits agricoles.
L’approche externe est mise en exergue par le choix des vecteurs de la communication
publicitaire. Parmi les types de communication, l’affichage est privilégié pour une
reconnaissance visuelle de l’identité et de la marque, et la télévision qui a un fort taux
de pénétration dans les entreprises. Elle permettra de lancer les nouveaux produits,
rendre fluide le trafic sur le marché et provoquer une réaction spontanée des clients
potentiels. Certaines commandes peuvent être faite par le biais du téléphone et de
l’internet.

F. La politique de distribution

Le circuit de distribution des produit agricoles demeures informel. En générale,


le système fonctionne selon le circuit suivant : grossistes - détaillants - consommateurs.
En plus, les détaillants sont installés autour des marchés. La distribution des produits
agricoles s’effectue rarement dans les magasins d’alimentation.
Afin d’éviter le circuit informel de la commercialisation, l’exploitation « MUTEKI TSI »
portera son choix sur un système de distribution sélective. Cette stratégie de couverture

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du marché repose sur l’application d’une méthode de proximité des industries de


transformations, des points de vente au niveau des marchés et des grands axes de
communication.

Figure1 : circuit direct de commercialisation

Mutéki tsi Consommateurs

Figure2 : circuit indirect de commercialisation


Consommateurs

Industries de transformation Consommateurs

Mutéki tsi Détaillants Consommateurs

Détaillants Consommateurs

Grossistes
Consommateurs
Transformateurs

Consommateurs

Notre stratégie de distribution repose sur trois approches :


- Première approche, le projet s’appuiera sur des distributeurs installés au niveau
des grands marchés, des grands axes de Brazzaville, Pointe Noire et Dolisie, La
mission essentielle de ces distributeurs consistera à mettre à la disposition des
consommateurs des fruits et légumes. Ces distributeurs seront rémunérés par
une commission en fonction des ventes réalisées.
 Deuxième approche, nous signerons des partenariats avec les grandes surfaces et
magasins libres services : Casino, Supermarché, Brazza mall, les lieux de
restauration des hôtels, restaurants, fast food, ou Select des stations d’essence
etc.
 Troisième approche, les consommateurs ou les clients grossîtes pourront
directement s’approvisionner au niveau de notre structure.
Dans les 5 premières années, nous comptons nous focaliser sur le marché local avant
de sortir sur international.

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VI. L’ETUDE TECHNIQUE

A. Localisation du site du projet

Le projet sera installé dans Le département de la Bouenza. Cette dernière s’étale


sur 2318 km2. Il présente des caractéristiques biophysiques favorables aux productions
agricole. Avec le Niari a ses coté ils constituent le grenier du pays et assurent à eux
seule près de 80% de la production nationale en légumes frais.
Ainsi le choix de cette zone se justifie pour plusieurs raisons :
• Le climat est favorable du fait de la proximité des points d’eau ;
• L’existence de réseau de transport, de communication, d’électricité et d’eau ;
• une nappe d’eau souterraine peu profonde de 1 à 5 mètres de profondeur
• la main d’œuvre disponible dans la zone.

B. Site de production

Avec une superficie de 12 502 km² et une densité de 36 hab/km², le département


de la Bouenza est sans doute le département présentant les plus importantes
potentialités de développement agricole au Congo, de par sa population agricole plus
dense et active qu’ailleurs, notamment au sud du département, mais aussi de par ses
terres et sa topographie qui en font une propice à la mécanisation et au travail sur de
grandes surfaces.
Au début du projet, nous nous focaliserons sur deux produit à savoir l’oignon et le
piment sur 5 hectares (4hectares pour l’oignon et 1 hectare pour le piment).

Repartition des 5ha de terre a cultiver

20%

Oignon 80%
Piment 20%
80%

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C. Fiches techniques : Oignon et Piment


1. Oignon
Fiche technique : oignon
 Généralités
L’oignon (Allium cepa L) est un bulbe chamu très consommé et apprécié au Congo et
dans le monde entier.
 Conditions optimales de production
 Sol : culture possible sur divers types de sols ; optimum : sols plutôt légers,
riche en matière organique.
 La période : l’oignon a besoin de température relativement élevées pour pouvoir
bulber.
 Calendrier cultural de l’oignon
4 cultures sont potentiellement possibles par an même si une seule est généralement
réalisée :
 Culture hâtive (bulbilles) plantations en octobre) : avec des variétés comme
Violet de Galmi, Orion et Noflaye ;
 Culture de pleine saison (semis entre novembre et décembre) : Violet de Galmi ;
Noflaye ; Texas E. Grano, etc.
 Culture mi- tardive (semis en janvier) : YaaKaar et Red Créole
 Culture tardive assez rare (contre saison, semis entre février et mai) : rouge et
jaune Espagnol
 Technique de production :
 La culture exige des sols légers de types falo (berges du fleuve)
ou fondés (sols hydromorphes peu humifères à taches et
concrétions sur matériau sableux)
Préparation  La culture se fait sur billons espacés de 80 cm sur un sol fondé
du dol léger et à plat sur un sol sableux Diéri.
 Nettoyage de la parcelle, faire un labour suivi d’un simple
offetage et d’un billonnage. A défaut de labour, faite alors un
double offetage suivi d’un billonnage.
Il y’a 3 modes de semis de l’oignon :
 Le semis direct, qui se fait de novembre en mi-décembre, les
rendements sont légèrement moins élevés
 Le semis en pépinière, entre novembre et décembre, rendements
Semis moyens
 Le semis à partir des bulbilles, les rendements sont plus élevés,
mais avec plus de contraintes, car les bulbilles (petits oignons)
sont d’abord récoltées, conservées et en suite replantées.
La faible couverture du sol par la culture favorise le développement des
mauvaises herbes qui concurrencent la culture pour l’eau, la lumière,
les nutriments, et favorise le développement des maladies.
Ainsi, 3 à 4 sarclages, selon le cycle de la variété utilisée, sont
nécessaires. Ces sarclages peuvent être combiné avec l’épandage de
fumure de couverture.

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L’utilisation d’herbicides en pré-émergence (avant germination des


Entretien mauvais herbes) permet de réduire le nombre et l’intensité des
sarclages :
- Propachlore à 500g de matière active par ha
- Chlorthal à 5.000g de matière active par ha
Ces herbicides sont à utiliser sur un sol bien mouillé, suivi d’une
irrigation directement après le traitement pour assurer l’efficacité du
produit.
 Irrigation : il peut se faire par aspersion, la goutte à goutte ou
l’arrosage de surface. Pour un cycle moyen de production de 3
mois, l’apport en eau varie de 3,6 à 7,8m3/ha.
-besoins en eau calculés sur base de l’evaporisation- bac et des
coefficients
Système Phase 1 Phase 2 Phase 3 Apport
d’irrigation (1 moi)
er (2 moi)
e (3e moi) total
(mm/jour) (mm/jour) (mm/jour) (m3/ha)
Irrigation 6 9 11 7,830
surface (1)
Aspersion 4,5 6,5 8,5 5,850
Goutte à goutte 3 4 5 3,600
Irrigation
 Fertilisation
et
Fumure de fond :
fertilisation
*20-30t/ha de matière organique décomposée
*500kg/ha de phosphogypse
*300kg/ha de 10-10-20
Fumure de couverture :
*repiquage + 20jours : 300kg/ha 10-10-20 + 50kg/ha 46-0-
0(urée)
*repiquage + 40jours : 150kg/ha 18-46-0 (DAP) + 100kg/ha0-0-48
(sulfate de potasse)
* repiquage + 60jours : 150kg/ha 18-46-0 (DAP) + 100kg/ha0-0-
48 (sulfate de potasse)
Cela correspond à un bilan chimique de 137-208-216 unités
N/P2O 5/k2O, plus 140 unités CaO et 170 unités SO3.

Maladies/ Dégâts Traitement


ravageurs
 Les diverses chenilles Traitement souvent
peuvent nécessaire au besoin :
Diverses occasionnellement  Décis (tous les
chenilles ronger ou trouer les 2-3jours)
feuilles  Biobit (Bt) (tous
les 7jours)
 Feuilles des plantes  Pulvérisation :
contaminées se Mancozèbe,
courbent manébe,
métalaxyl,

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Mildiou de 
Un tapis de tempage des
l’oignon conidiophores peut être bulbes :
observé sur les lésions métalaxyl
pales ou jaunâtres
Les thrips Lésions argentées sur la face Acephate, methomyl,
interne des feuilles dimethaote, décis
 Dessèchement des  Utilisation de
feuilles fongicide :
Maladies / Alternariose  Lésions blanches sur Iprodione,
Ravageurs les feuilles manebe,
mancozebe
 Apparition de taches  Utilisation de
jaunâtres de fongicide :
Stemphyliose dimensions variable Iprodione,
sur la tige florale manebe,
 Dessèchement de la mancozebe
hampe florale
 Jaunissement  Traitement des
progressif des feuilles semences :
par le sommet Benomyl,
Fusariose du  Brunissement des mancozebe,
bulbe tissus du plateau et des thiabendazole,
d’oignon racines thiophanate-
 Pourrissement basale methyl, thirame
du bulbe plantes
rabougries
 Coloration des roses  Fumigation :
des racines DD, Vapam
Maladies des  Retard de croissance (chère)
racines roses des plantes  Traitements des
 Taille du bulbe réduite semences :
thirame et
manebe
 Récolte - Rendement
 Récolter entre 90 et 105 jours après le repiquage, quand les feuilles jaunissent
ou quand les feuilles se courbent au niveau du collet. Il faut arrêter l’irrigation
environ 10 à 15 jours avant la récolte. Pour récolter, soulever le bulbe de la
terre, après la sortie de terre, laisser les oignons se réessuyer, couper les
feuilles à 2 cm au-dessus des bulbes, conserver les bulbes dans un endroit aéré.
Ne pas blesser les bulbes, éviter de faire de gros tas (risque de chocs), ne pas
couvrir les tas, stocker sous un arbre ou sous un hangar.
 Les rendements varient de 10 à 20 tonnes en moyenne à l’hectare en milieu
paysan. Ces rendements peuvent, dans des conditions de bonne conduite de la
culture et avec des variétés meilleures, atteindre 40 à 70 tonnes/ hectare.
 Conditionnement/ Transformation/ conservation
La conservation de l’oignon pose d’énormes problèmes. Les oignons se conservent dans
un local sec, aéré, et en couches superposées il faut effectuer des passages réguliers

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pour éliminer des bulbes pourris ou détériorer. La durée de conservation varie entre
4 à 8 mois selon les variétés. En conservation artisanale on peut atteindre 5 à 6 mois.
La variété noflaye tient plus longtemps.

2. Piment
1. Contexte 2. Objectif
Malgré l’importance économique, L’objectif de cette fiche est d’aider les
alimentaire et médicinales du piment, producteurs à respecter l’itinéraire
son offre reste inférieure à la demande, technique de la culture du piment pour
particulièrement pendant la période améliorer les rendements.
d’avril à juillet. La culture du piment
revêt de nombreuses contraintes qui en
limitent les rendements et les 3 .Cibles
superficies. Nous pouvons en citer Cette fiche technique est destinée aux
celles qui ont une grande importance : techniciens/ techniciennes agents de
La difficulté de gestion des vulgarisation de terrain et les producteurs
ravageurs et des maladies ; et productrices du piment.
La faible utilisation d’itinéraires
techniques par les producteurs ; 4. Concepts de base
L’utilisation de variétés dégénérées
due à l’auto production de Le piment est un herbacé vivace originaire
semences. d’Amérique centrale. Au congo, les
variétés cultivées dépassent 0,80 m de
La non maitrise de l’eau ; hauteur. Le port de la plante peut être
La faible utilisation des moyens érigé (dressé), semi-érigé ou parfois étalé.
rudimentaires ; Le feuillage est fin et les fruits peuvent
Manque d’intrants spécifiques aux être de forme ronde, allongée ou conique
piments ; et de taille variable de 1 à 12 cm de long.
Les besoins en appui sont donc réels. Les piments les plus cultivés au Congo
L’obtention de bons rendements du sont de type africain et ont la particularité
piment est conditionnée par le respect d’être piquants et parfumés. Ces piments
de l’itinéraire technique de la culture résistent au transport
du piment. Le non-respect conduit le en frais à condition
plus souvent à la dégradation des sols que les fruits soient
et à la baisse de la productivité. sains (non attaqués
par des ravageurs ou
Cette fiche a été validée par toutes les
des maladies). Du
composantes nationales du monde
piment doux est
agricole.
également cultivé, il
ressemble au poivron.
Photo 1 : des plants de piments

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Certaines variétés sont davantage adaptées à la production en frais et d’autres à la


transformation en sec. Les variétés adaptées à la production en frais sont celles à
fruits ronds, parfumées et parfois très piquants à maturité par exemple Gbatakin et
toutes ses variantes (Par exemple antillais). Les variétés adaptées à la
transformation en sec sont celles à fruits petits à moyens (longueur : 3 à 6 cm et 1 cm
environ) ; très piquants, riches en matière sèche, gardant bien la couleur rouge
pendant et après le séchage, par exemples pili-pili, Elisée, Glazoué, sunnyF1 et le
tchobo.

5. Techniques et outils d’application


Etape 1 : Pépinière
La pépinière en résumée
Etape la plus délicates de la culture de piment :
S’approvisionner en semences de qualité auprès des structures agrées ;
Utiliser 15 à 20 g de semences pour une pépinière de 4m2
afin de répliquer un champ de 400 m2 ;
Réaliser une pépinière à même le sol ou dans des bacs 4
sur pilotis ;
Remuer profondément le sol tout en enlevant les objets
solides, pour la pépinière à même le sol ;
Fertiliser avant le semis avec 1 à 2 kg/m2 de fumure
organique et / ou 30 à 50 g/m2 d’engrais NPK sur un sol
pauvre ou sableux ;
Traiter le sol avec un nématicide insecticide ;
Semer en lignes espacées de 15 à 20 cm ;
Faire et maintenir un paillage jusqu’à la levée pendant 5
à 8 jours après le semis ;
Désherber à la main régulièrement et effectuer deux
binages ; Photo 2 : Préparation d’une pépinière
pour la plantation du piment
Arracher soigneusement les plantules pour le repiquage
21 à 35 jours après le semis.

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Etape 2 : Préparation du sol Etape 3 : Repiquage


Deux semaines avant la plantation, un Repiquer un après- midi ;
labour de 20 à 30 cm de profondeur est Arroser les plantules avant l’arrachage
effectué pour rendre le sol meuble et ;
favoriser l’infiltration de l’eau. Ce Matérialiser les poquets sur la parcelle
labour peut se faire à la main ou avec à repiquer à l’aide de ficelles et de
des engins légers pour éviter le piquets ;
tassement du sol. Il est conseillé Eviter les trous trop profonds (3 à 4 cm)
d’enfouir la fumure organique (bouses ;
de vache bien décomposées, fientes de Sélectionner des plantules vigoureuses
poulet, compost) au labour. et les arracher avec la motte de terre
Lorsque la parcelle est infestée de autour des racines ;
chiendent et decyperus, il est Bien tasser la
recommandé de la débarrasser terre autour des
régulièrement de ces mauvaises herbes racines sans
et de les brûler après le sarclage. endommager le
collet de la
plantule ;
Arroser si possible
immédiatement
après le repiquage. Photo 3 Repiquage
Les écartements dépendent du port de
la plante qui peut être érigé ou semi-
Photo 3 : Préparation du sol érigé pour les variétés cultivées au
Congo :
L’enfouissement des matières - Pour les variétés semi- érigés de
végétales comme les fans de niébé et petite taille 80 cm entre les lignes x 50
d’arachide, les feuilles de palmier et les cm sur la ligne soit 25.000 Plants /ha
mauvaises herbes, est aussi conseillé - Pour les variétés érigées, 50 cm
mais seulement à deux conditions : entre les lignes x 40 cm sur une ligne
Qu’il soit effectué deux semaines soit 50.000 plans /ha
avant le repiquage, pour permettre la
décomposition des plantes enterrés ;
Que la parcelle soit débarrassée de Etape 4 : Fertilisation
chiendent (Imperate cylindrica) et de Les besoins moyens d’une culture de
cyperus, car leur enfouillement par le piment sont de 100 kg/ ha de N (Azote),
labour favorise leur multiplication. 140 kg/ ha de P2O5 (phosphore) et 140 kg/
ha de K2O (potassium). La fertilisation
doit tenir compte des besoins de la plante,
des réserves du sol et de la dose
économiquement acceptable pour le
producteur. Elle comprend une fumure de
fond et une fumure d’entretien.

Sur une nouvelle friche ou sur un sol alluvionnaire (sol de décrue par exemple) riche
en matière organique, les variétés locales (Adologbo, Tchombo, Elisée, etc.) n’ont pas

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besoin de fertilisants en premier cycle. Toutefois, par la suite et surtout sur les
nouvelles friches, les cultures successives devront être fertilisées.
Dans les zones où il n’y a pas assez d’eau (pluviométrie moins abondante, inexistence
d’une source d’eau proche) nous pouvons recommander l’utilisation de l’engrais
foliaire homologué (super gros, D.I. Gros).

Etape 5 : Premiers Entretiens


Entretien de la culture : L’entretien de la culture consiste en
des opérations de sarclo-buttage, d’irrigation, de protection
phytosanitaire et de fertilisation
Sarclo- buttage : Le sarclo-buttage comprend deux opérations simultanées : le
sarclage, qui élimine les plantes adventices dans les lignes de semis et le buttage, qui
permet d’accumuler de la terre au pied de la plante. En début de culture, juste après
le premier apport de fumure d’entretien, le sarclo- buttage permet un bon
développement de la plante car il freine la compétition avec les
mauvaises herbes et favorise un meilleur enracinement de la plante
pour une bonne nutrition minérale.
Irrigation : L’irrigation doit être régulière car les racines de la
plante se distribuent dans les 30 premiers centimètres du sol.
L’irrigation et l’insuffisance des apports d’eau pendant la floraison
et la fructification réduisent fortement les rendements.
Paillage : Il consiste à couvrir le sol avec de la paille ou une autre Photo 4 : Piments rouges
matière pour maintenir le sol humide et ainsi économiser l’eau. Il
permet aussi de lutter contre les mauvaises herbes. Le paillage est
conseillé en période sèche et fraiche.

Etape 6 : Récolte du pimentz


La récolte commence 2 à 3 mois après la plantation selon la variété. Elle dure 3 à 4
mois, voire plus. La fréquence de récolte dépend du rythme de la maturation des fruits
qui peut varier de 4 à 7 jours. Les fruits incomplètement mûrs se récoltent avec leur
pédoncule pour prolonger leur maturation.

D. Aspect juridique et organisation


1. Aspects juridiques
L’entreprise sera inscrite au registre du ministère de l’agriculture et de l’élevage
sous le régime des coopératives.

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2. Aspects organisationnels
a) L’organisation des ressources humaines
Les ressources humaines sont constituées comme suite :
 Le coordinateur de projet
Sous la direction du (de la) DG, le coordinateur ou la coordonnatrice de projet :
 Planifie, organise et dirige toutes les activités nécessaires pour atteindre tous les
objectifs du projet,
 Fait en sorte que les activités du projet contribuent à l’atteinte des objectifs du
projet et cela en respectant les ressources allouées ;
 Fait en sorte que soit respectés les cibles, les budgets et les délais établis pour le
projet, et fournis les rapports et évaluations prévus.

 L’assistant du coordonnateur
Sous la responsabilité directe du coordonnateur du projet, l’assistant du coordonnateur
est responsable de la bonne réalisation des activités sur le terrain. Ses principales
responsabilités sont de :
 Participer à la conception, la mise en œuvre le suivit et l’évaluation du projet ;
 Appuyer le coordinateur dans la gestion efficace et efficiente du projet

 Le responsable comptable-financier
Le responsable comptable-financier traite avec tous les services. Il doit donc comprendre
leur fonctionnement, comprendre leur contraintes… il doit aussi être un observateur
attentif de son environnement économique. Sa rigueur, son esprit d’analyse et sa
maitrise des langues étrangères en font un piler du comité de direction. Il doit maitriser
la gestion administrative et financière de l’exploitation agricole.
 Le responsable commercial
 Participer à la définition de la politique commerciale de l’entreprise, à partir de
la stratégie de l’entreprise
 Veiller à la distribution et à la vente de ses récoltes
 Gérer les commandes et les coups d’expédition
 Est attentif aux évolutions du marché et aux offres de la concurrence afin
d’adapter en permanence les offres de l’entreprise

 Ingénieur agronome
 Améliorer les techniques de production des sols, en tenant compte de leur nature
et de leurs caractéristiques.
 Trouver les méthodes de culture les plus rentables
 Contribuer à la conception d’un produit ou d’un service,
 Intervenir à chaque étape de la chaine de production.

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 Chef d’exploitation agricole


 Choisit ou conseille dans le choix des produits à récolter et des surfaces à planter
ou semer
 Planifie la nature, l’importance et la succession des différentes opérations
(calendrier des semailles, des arrosages, des récoltes)
 Contrôle et surveille qualité des productions, vérifie le respect les
réglementations.
 Le chauffeur
Il est à la disposition du projet afin d’assurer le convoyage des produits et conduire le
tracteur (labourer les champs).
 Ouvriers agricoles
 Préparer les sols, semer les graines, arroser ou irriguer en fonction des besoins
 Assurer la protection des cultures agricoles contre les parasites
 Respecter la réglementation dans les domaines de l’environnement et de la
sécurité alimentaire
 Veiller aux consignes de sécurité concernant les récoltes ou l’utilisation des
machines agricoles.

 Saisonniers
Les missions des saisonniers agricoles sont :
 Réaliser des opérations de culture de plein champ (labours, semis, épandage,
récolte, etc.)
 Utiliser et entretenir les machines agriles.
 Assurer la maintenance de l’équipement, et des installations agricoles
 Participer aux activité annexes de l’exploitation (conditionnement et vente de
produits sur les marchés ou à la ferme).

1.1. Organigramme

Coordinateur de projet

Assistant(e) du Coordinateur

Responsable Responsable Chef d’exploitation Ingénieur


Comptable-financier Commercial Agricole agronome

Chauffeurs Ouvriers Saisonniers


agricoles

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VII. L’ETUDE FINANCIERE

L’objectif de cette partie est de nous permettre de faire une évaluation


complète du coût du projet à travers l’établissement d’un budget
d’investissement, d’un BFR, du compte de résultat prévisionnel, de la
rentabilité et du délai de récupération, modalité de financement etc.…

A. Coût estimatif du projet : les investissements


Les investissements sont constitués par des dépenses d’immobilisation suivantes :

Eléments Montants
Frais initiaux 8 126 000
Frais d'établissement (frais d'études, constitution…..) 200 000
Frais d'ouverture de compte courant 126 000
Bâtiment d’exploitation 1 500 000
Groupe motopompe + tuyauterie 1 000 000
Un système d’irrigation (Laser spray) et les accessoires 5 300 000
Matériels d'exploitation légère 1 750 000
Un lot de matériel phytosanitaire 250 000
Une moto 1 200 000
Moto kavaki 2 000 000
Un lot de matériels de jardinage 300 000
Besoins en fond de roulement (BFR) 3 837 500
Divers et imprévus 1 000 000
Total 16 713 500

Les immobilisations incorporelles


Elles vont contribuer à la valeur juridique de l’entreprise. Ces immobilisations
comprennent les frais établissements (frais d'études, constitution…) (326 000
FCFA), et autres.
Les immobilisations corporelles
Ils concernent essentiellement le terrain, les bâtiments et la clôture de
protection et autres.

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B. Financement du projet
-Tableau de besoin de financement

INVESTISSEMENT TOTAL (ou besoin de financement)

Besoin de financement 16 713 500 fcfa

Apport personnel 10% 1 671 350


Emprunt 90% 15 042 150

Remboursement de l'emprunt

Montant emprunté 14 013 500 Taux d'intérêt annuel 13%


Date du 1er remboursement N+1 Durée de l'emprunt (an) 5

Échéance Capital début Intérêts Amortissements Annuités Capital fin

N+1 15 042 150 1 955 480 3 008 430 4 963 910 12 033 720
N+2 12 033 720 1 564 384 2 406 744 3 971 128 9 626 976
N+3 9 626 976 1 251 507 1 925 395 3 176 902 7 701 581
N+4 7 701 581 1 001 206 1 540 316 2 541 522 6 161 265
N+5 6 161 265 800 964 1 232 253 2 033 217 -
TOTAUX 6 573 540 10 113 138 16 686 678

C. Charges d’exploitation prévisionnelle

Les dépenses sont exécutées au cours de la réalisation des activités. Elle


comporte des charges fixes de structure et des charges variables communes
(matières consommables et autres charges).
Tableau récapitulatif des charges d’exploitation prévisionnelle

Eléments Unité Qte PU An 1 An 2 An 3 An 4 An 5


ACHAT 7 232 000 7 232 000 7 232 000 7 232 000 7 232 000
Préparation du sol 2 010 000 0 1 325 000 0 1 000 000
dessouchage ha 5 75 000 375 000 375 000 375 000 375 000 375 000
Labour ha 5 62 000 310 000 310 000 310 000 310 000 310 000
pulverisation ha 5 65 000 325 000 325 000 325 000 325 000 325 000

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200
Billonnage ha 5 1 000 000 1 000 000 1 000 000 1 000 000 1 000 000
000
semences 3 080 000 3 080 000 3 080 000 3 080 000 3 080 000
Semence d'oignon g 18 000 80 2 880 000 2 880 000 2 880 000 2 880 000 2 880 000
Semence de piment g 2 000 100 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000
Intrants 2 952 000 2 952 000 2 952 000 2 952 000 2 952 000
Engrais 2 717 000 2 717 000 2 717 000 2 717 000 2 717 000
Urée kg 400 600 240 000 240 000 240 000 240 000 240 000
NPK 10 10 20 kg 3 920 600 2 352 000 2 352 000 2 352 000 2 352 000 2 352 000
fumure organique sacs 50 2 500 125 000 125 000 125 000 125 000 125 000
Produits phytosanitaire 235 000 235 000 235 000 235 000 235 000
Manébe (fongicide) kg 20 5 000 100 000 100 000 100 000 100 000 100 000
Methomil (insecticide) kg 15 9 000 135 000 135 000 135 000 135 000 135 000
Traitement et entretien 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000
Carburants et lubrifiants litres 500 800 400 000 400 000 400 000 400 000 400 000
Achat de sacs vides sacs 1 600 500 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000
Frais personnel 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000 7 500 000
Charges sociales mois 1 500 000 1 500 000 1 500 000 1 500 000 1 500 000
Salaires mois 6 000 000 6 000 000 6 000 000 6 000 000 6 000 000
Autres charges externes 2 100 000 2 100 000 2 100 000 2 100 000 2 100 000
frais de communication et
Année 1 500 000 500 000 500 000 500 000 500 000
publicité
Transport des récoltes sacs 1 600 1000 1 600 000 1 600 000 1 600 000 1 600 000 1 600 000
Fraix financiers 4 550 000 3 640 000 2 912 000 2 329 600 1 863 680
Dotation aux
2 142 700 2 142 700 2 142 700 2 142 700 2 142 700
amortissement
TOTAL 25 534 700 22 614 700 23 211 700 21 304 300 21 838 380

- Les semences
Sur la base des prix actuels pratiqués sur le marché local, le tableau précédent met en
exergue le prix unitaire des semences par kg, la clé de répartition des surfaces
exploitées, les normes de dosage à l’hectare, les quantités achetées et leur coût d’achat
total.
- Engrais
Ces entrants entrent en ligne de compte pour l’accomplissement des cultures.
Ainsi il faudra pour l’ensemble des surfaces cultivables 2 952 000 FCFA pour
l’achat d’entrants (engrais et produits phytosanitaire).

- Aménagement du périmètre agricole


Cette activité nécessite des travaux de nivellement et de dessouchage et l’extraction de
toute matière solide pouvant entraver le développement des cultures. Le coût prévu
pour ce travail est de 2 010 000 FCFA.
- Les frais généraux :
Achats de fournitures, consommables et autres

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- Services extérieurs
Les services extérieurs sont constitués des charges suivantes :
* Les frais de publicité et de promotion : Le projet envisage d’effectuer des
publicités et des promotions pour promouvoir ces activités. C’est pourquoi,
il intègre dans le budget global un montant de 500 000 FCFA comme frais
de publicité et de promotion.
* Entretien et réparations : estimation à 1 200 000 fcfa
* Les salaires et les charges de personnels : les charges du personnel
comprennent les salaires et les charges sociales. Les charges sociales sont
estimées à 20%. Les charges du personnel sont évaluées à 6 552 000 fcfa
dont 1 092 000 fcfa de charges sociales.

- Tableau récapitulatif de la masse salariale

effectif Salaire
Ressources humaines Nbre de
Mensualités Total annuel
mois
Coordinateur de projet 1 12 200 000 2 400 000

Chef d’exploitation agricole 1 12 150 000 1 800 000

Ouvrier maraichère permanents 2 12 80 000 960 000

Saisonniers 5 6 50 000 300 000

Total annuel 5 460 000


Charges sociales 20% - 1 092 000
Total masse salariale 6 552 000

D. Calcul du besoin en fonds de roulement


- Tableau du besoin en fonds de roulement et variation
Eléments An1 An2 An3 An4 An5
Constitution du BFR 3 837 500
Variation BFR (5%) du CA 3 837 500 3 837 500 3 837 500 3 837 500 3 837 500
Nb : Le besoin en fonds de roulement est de 5% du Chiffre d’affaires

E. Dotations aux amortissements


- Tableau des dotations aux amortissements
Eléments Montants Type Annuité Annuité Annuité Annuité Annuité Durée
d'amort 1 2 3 4 5 de vie
.

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Frais 200 000 Lineaire 5


d'établissement 40 000 40 000 40 000 40 000 40 000
(frais d'études,
constitution…..)
Frais 126 000 Lineaire 5
d'ouverture de 25 200 25 200 25 200 25 200 25 200
compte courant
Bâtiment 1 500 000 Lineaire 20
d’exploitation 75 000 75 000 75 000 75 000 75 000
Groupe 1 000 000 Lineaire 8
motopompe 125 000 125 000 125 000 125 000 125 000
Un système 5 300 000 Lineaire 8
d’irrigation 662 500 662 500 662 500 662 500 662 500
(Laser spray) et
les accessoires
Matériels 3 750 000 Lineaire 5
d'exploitation 750 000 750 000 750 000 750 000 750 000
légère
Besoins en fond 3837500 Lineaire 5
de roulement 767 500 767 500 767 500 767 500 767 500
(BFR)
Divers et 800 000 Lineaire 5
imprévus 160 000 160 000 160 000 160 000 160 000
Total 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200

F. Chiffres d’affaires prévisionnels


Tableaux répartitifs des scenarios possibles du chiffre d’affaires

1. Chiffre d'affaires dans un environnement pessimiste


Superficie Rendement Nombre de Production Prix Montants
Désignation (ha) (t/ha) Production (kg) unitaire/kg (FCFA)
par année en FCFA
Oignons 4
150
18 3 216 000 32 400 000
Piments 1 100
3 2 6 000 600 000

Total 33 000 000

2. Chiffre d'affaires dans un environnement réaliste

Superficie Rendement Nombre de Production Prix Montants


Désignation (ha) (t/ ha) Production (kg) unitaire/kg en (FCFA)
par année FCFA
Oignons 4 20 3 240 000 250 60 000 000

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Piments 1 3,5 2 7 000 200 1 400 000


Total 61 400 000

3. Chiffre d'affaires dans un environnement Optimiste

Superficie Rendement Nombre de Production Prix Montants


(ha) (t/ha) Production (kg) unitaire/kg (FCFA)
Désignation par année en FCFA
, 4 25 3 300 000 500 150 000 000
Oignons

Pomme de 1 6 2 12 000 400 4 800 000


terre
Total 154 800 000

G. Compte de résultat

- Compte de résultat dans un environnement réaliste


ELEMENTS Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

CHIFFRE D'AFFAIRES 61 400 000 61 400 000 61 400 000 61 400 000 61 400 000

(-) Coût d'achat des


7 232 000 7 232 000 7 232 000 7 232 000 7 232 000
marchandises vendues
MARGE COMMERCIALE
54 168 000 54 168 000 54 168 000 54 168 000 54 168 000
(1)
(-) Autres achats et charges
2 100 000 2 100 000 2 100 000 2 100 000 2 100 000
externes

52 068 000 52 068 000 52 068 000 52 068 000 52 068 000
VALEUR AJOUTEE (3)
Taux de marge sur valeur
0,85 0,85 0,85 0,85 0,85
ajoutée (VA/CA)*100
(-) Charges de personnel 6 552 000 6 552 000 6 552 000 6 552 000 6 552 000
EXCEDENT BRUT
45 516 000 45 516 000 45 516 000 45 516 000 45 516 000
D'EXPLOITATION (4)
Marge brute d’exploitation
0,74 0,74 0,74 0,74 0,74
(EBE/CA)*100%

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(-) Dotations aux


amortissements 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200
d'exploitation
RESULTAT
42 910 800 42 910 800 42 910 800 42 910 800 42 910 800
D'EXPLOITATION (5)
Marge nette d'exploitation
0,70 0,70 0,70
(RE/CA)*100% 0,70 0,70
(+) Produits financiers 0 0 0 0 0

(-) Charges financières 4 550 000 3 640 000 2 912 000 2 329 600 1 863 680

RESULTAT COURANT 38 360 800 39 270 800 39 998 800 40 581 200 41 047 120
AVANT IMPOTS (6)
(+) Produits exceptionnels 0 0 0 0

(-) Charges exceptionnelles 0 0 0 0 0


RESULTAT
38 360 800 39 270 800 39 998 800 40 581 200 41 047 120
EXCEPTIONNEL (7)

(-) Participation des salariés 0 0 0 0 0

(-) Impôts sur les Sociétés


0 0 0 0 0
(30%)

RESULTAT NET APRES 38 360 800 39 270 800 39 998 800 40 581 200 41 047 120
IMPOTS (8)

Ratio de marge nette


(RN/CA)*100% 0,62 0,66 0,67
0,64 0,65

Dotations aux amortissements


2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200
et aux provisions
Capacité d'autofinancement
40 966 000 41 876 000 42 604 000 43 186 400 43 652 320
(CAF)

H. Flux nets de trésorerie(FNT)

- Tableaux des flux nets de trésorerie (FNT) dans un environnement réaliste


Montant de l'investissement 16 713 500
Taux d'actualisation (Coût du capital = Méthode directe)

Risque du projet
Taux sans risque

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An1 An2 An3 An4 An5


Chiffre d'affaires 61 400 000 61 400 000 61 400 000 61 400 000 61 400 000
Charges prévisionnelles

Dotations aux 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200
amortissements

Résultat avant impôts 38 360 800 39 270 800 39 998 800 40 581 200 41 047 120
Impôts sur les
coopératives 0 0 0 0 0
Résultat après impôts 38 360 800 39 270 800 39 998 800 40 581 200 41 047 120
Dotations aux
amortissements 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200 2 605 200
Flux nets de 40 966 000 41 876 000 42 604 000 43 186 400 43 652 320
trésorerie(CAF)

FNT actualisés (25%)

Cumul des FNT actualisés

Coût de somme des


VAN l'investissement flux
actualisés

TRI
Délai de récupération du capital investi 360 jours

jours

Indice de profitabilité(IP) =1+van/I°

Conclusion général
Le projet d’exploitation agricole est financièrement et économiquement rentable

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-

Common questions

Alimenté par l’IA

The agricultural project initiated by Trésor Tsatsa requires a financial input of 16,713,500 FCFA with personal contributions amounting to 1,671,350 FCFA. The projected revenue is substantial, with a potential return reflected in an annual turnover of 61,400,000 FCFA . This suggests that the project is scalable given adequate investment in infrastructure and resources. The sustainability hinges on effective management practices and alignment with market demands, ensuring consistent production and supply .

Youth engagement is pivotal in the future of Congo’s agriculture, as highlighted in Trésor Tsatsa’s business plan, where it is viewed as a driver for innovation and increased productivity . By involving young people in agriculture, the plan aims to introduce new technologies and practices, reduce unemployment among the youth, and curb rural exodus. This engagement is seen as essential for revitalizing the sector and ensuring its sustainability, supporting broader national goals of economic independence and reduced import dependency .

The adoption of modernized agricultural practices, as detailed in Trésor Tsatsa's business plan, is likely to significantly improve local socioeconomic conditions by increasing productivity, creating job opportunities, and enhancing food security . These practices, which include mechanization and improved irrigation systems, can lead to higher yields and better quality produce, thus increasing farmers' incomes. This shift from traditional to modern agriculture is poised to attract youth into farming, reducing rural-urban migration and fostering sustainable economic development .

The Congolese government has prioritized agricultural development as a key pillar for achieving economic independence and reducing unemployment. President Denis Sassou Nguesso emphasized a modern, mechanized agriculture in his speech, stressing its potential to create jobs and promote national self-sufficiency, reducing dependency on food imports . This strategic direction aims to address the high import costs, which constitute a significant portion of national spending, by harnessing the country's vast arable land resources .

The business operations in the agricultural exploitation plan, such as the use of a laser spray irrigation system and focus on sustainable crop management, illustrate a shift towards sustainable agricultural practices . These operations aim to optimize resource use and improve crop yields while minimizing environmental impact, aligning with global trends of sustainability. Such practices are expected to enhance soil fertility and water conservation, contributing to long-term agricultural productivity and resilience against climate change .

Trésor Tsatsa's business plan aligns with Congo's national objectives of achieving food self-sufficiency through initiatives such as the cultivation of high-demand crops like red onions and peppers, the introduction of mechanized and modern farming techniques, and efforts to address logistical barriers that hamper agricultural supply chains . By focusing on increasing domestic production to meet national consumption needs, reducing import reliance, and generating employment within agriculture, the plan supports broader state goals of food self-sufficiency and economic stability .

The agricultural sector in Congo faces several challenges including a lack of market organization, difficulties in accessing seeds and fertilizers, and insufficient agricultural financing . Mitigation strategies include establishing robust market infrastructures, improving seed and fertilizer supply chains, and enhancing financial support for agricultural development. Effective coordination between government, private sector stakeholders, and financial institutions is crucial for creating a sustainable agricultural ecosystem .

Trésor Tsatsa brings a blend of technical, managerial, and commercial competencies to his agricultural project. His technical skills involve setting objectives and strategies, while his management proficiency includes planning, organizing, directing, and controlling project activities . His commercial acumen, including negotiation and stress management, enhances his ability to navigate market challenges. These competencies increase the project's success likelihood as they ensure informed decision-making and effective project execution .

The focus on red onion and pepper cultivation is strategic due to their high consumer demand in the Congolese market, driven by their significance in local cuisine . Red onions have a long shelf life and widespread use in numerous dishes, while peppers are known for their nutritional value. The adaptability of these crops to the local climate and soil conditions, alongside the existing high consumption rates, makes them economically viable and suitable for market expansion .

Improved land tenure policies, which allow for more fluid and secure land ownership, can significantly enhance agricultural productivity in Congo by providing farmers with the incentive and stability needed to invest in land improvements and long-term agricultural ventures . Secure land tenure enables access to credit and investment in infrastructure, promoting efficient land use and increased agricultural output, making land resources more productive and optimizing economic returns .

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