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Loi Environnement

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RÉPUBLIQUE DU CONGO

65e ANNEE - N° 48 Unité - Travail - Progrès Jeudi 30 novembre 2023

J OURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
paraissant le jeudi de chaque semaine à Brazzaville

ABONNEMENTS

DESTINATIONS NUMERO
1 AN 6 MOIS 3 MOIS

REPUBLIQUE DU CONGO .............................................................. 24.000 12.000 6.000 500 F CFA

Voie aérienne exclusivement

ETRANGER ............................................................................................ 38.400 19.200 9.600 800 F CFA

¤ Annonces judiciaires et légales et avis divers : 460 frs la ligne (il ne sera pas compté moins de 5.000 frs par annonce ou avis).
Les annonces devront parvenir au plus tard le jeudi précédant la date de parution du “JO”.
¤ Propriété foncière et minière : 8.400 frs le texte. ¤ Déclaration d’association : 15.000 frs le texte.

DIRECTION : TEL./FAX : (+242) 281.52.42 - BOÎTE POSTALE 2.087 BRAZZAVILLE - Email : [email protected]
Règlement : espèces, mandat postal, chèque visé et payable en République du Congo, libellé à l’ordre du Journal officiel
et adressé à la direction du Journal officiel et de la documentation.

SOMMAIRE

PARTIE OFFICIELLE
MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DU DEVELOPPEMENT
- LOI - DURABLE ET DU BASSIN DU CONGO

17 nov Loi n° 33-2023 portant gestion durable de l’en- 17 nov Décret n° 2023-1756 portant organisation du
vironnement en République du Congo............ 1655 ministère de l’environnement, du développement
durable et du bassin du Congo..................... 1672
- DECRETS ET ARRETES -
MINISTERE DE l’ECONOMIE FORESTIERE
A - TEXTES GENERAUX

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, 17 nov Décret n° 2023-1755 portant création, attribu-


DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE tions, organisation et fonctionnement du bureau
national de l’accord de Lusaka....................... 1674
14 nov Arrêté n° 14531 portant nomination des mem-
bres de la commission mixte chargée de la négo- MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS
ciation de la convention collective spécifique aux ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE
sociétés de catering pétrolier........................... 1671
17 nov Arrêté n° 14943 fixant les attributions et l’orga-
14 nov Arrêté n° 14532 portant nomination des mem-
nisation des services et des bureaux de la direc-
bres de la commission mixte chargée de la révi-
tion des études et de la planification.............. 1677
sion de la grille salariale de la convention collec-
tive de la société de raffinage.......................... 1672
1654 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

B - TEXTES PARTICULIERS MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA DECENTRALISATION Autorisation d’ouverture


ET DU DEVELOPPEMENT LOCAL
16 nov Arrêté n° 14779 portant autorisation d’ouver-
Acte en abrégé ture d’un cabinet de soins infirmiers dénommé
LE SALUT...................................................... 1681
- Nomination.................................................. 1679
16 nov Arrêté n° 14780 portant autorisation d’ouver-
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES ture d’un cabinet de soins infirmiers dénommé
LA PERSEVERANCE...................................... 1681
Agrément (Retrait)

17 nov Arrêté n° 14936 portant retrait d’agrément de


monsieur MANKOU Louis en qualité de directeur PARTIE NON OFFICIELLE
général du Groupe Charden Farell s.a, établisse-
ment de microfinance de deuxième catégorie.. 1680
- ANNONCE LEGALE -
17 nov Arrêté n° 14937 portant retrait d’agrément de
monsieur MATUMBO Peter Modalitso en qualité
de directeur général adjoint de HOPE Congo s.a, - Déclaration d’associations........................... 1682
établissement de microfinance de deuxième
catégorie........................................................ 1680
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1655

- les produits ou substances dangereuses pour


l’environnement et la santé humaine.

Chapitre 2 : Des définitions


PARTIE OFFICIELLE
Article 3 : Au sens de la présente loi, on entend par :

- LOI - • air : couche atmosphérique qui enveloppe la


surface de la terre et dont la modification phy-
Loi n° 33-2023 du 17 novembre 2023 portant sique, chimique ou autre peut porter atteinte
gestion durable de l’environnement en République du aux êtres vivants, aux écosystèmes ou et à
Congo l’environnement en général ;
• audit environnemental : outil de gestion con-
L’Assemblée nationale et le Sénat sistant en une évaluation systématique, docu-
ont délibéré et adopté ; mentée, périodique et objective de l’efficacité des
systèmes et des processus d’organisation et de
Le Président de la République promulgue gestion mis en place pour assurer la protection
la loi dont la teneur suit : de l’environnement ;
• biosécurité : ensemble des politiques et des me-
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES sures juridiques, administratives et techniques
pour prévenir, réduire ou éliminer les risques
Chapitre 1 : De l’objet et du potentiels découlant du développement et de
champ d’application l’utilisation de la biotechnologie moderne et des
produits dérivés dans les domaines de la méde-
Article premier : La présente loi fixe le cadre légal cine, de l’agriculture, de l’industrie et de l’envi-
de la politique nationale en matière de gestion de ronnement, en évitant de mettre en danger la
l’environnement dans le respect des objectifs et des santé publique et l’environnement ;
principes du développement durable. • changements climatiques : changements de
climat attribués directement ou indirectement
Elle vise, notamment, à : à une activité humaine altérant la composi-
tion chimique de l’atmosphère et qui viennent
- prévenir les risques et lutter contre toutes s’ajouter à la variabilité naturelle du climat
formes de pollution et de nuisances ; observée au cours de périodes comparables ;
- favoriser la gesticn durable des ressources • connaissances traditionnelles : savoirs, inno-
naturelles, de la biodiversité et du patrimoine vations et pratiques des communautés au-
culturel et historique ; tochtones et locales en lien avec les ressources
- améliorer le cadre et les conditions de vie de l’hom- génétiques ;
me dans le respect de l’équilibre écologique ; • conservation : ensemble des mesures de
- définir les orientations de base du cadre ju- gestion permettant une utilisation durable des
ridique, technique et financier concernant la ressources naturelles et des écosystèmes, y
protection et la gestion de l’environnement ; compris leur protection, entretien, restauration
- mettre en place un régime spécifique de et amélioration ;
responsabilité garantissant la réparation des • déchet : tout résidu d’un processus de produc-
dommages causés à l’environnement et l’in- tion, de transformation ou d’utilisation, toute
demnisation des victimes ; substance ou tout matériau produit ou, plus
- harmoniser le cadre juridique national avec généralement, tout bien meuble ou immeuble
les conventions et les normes internationales abandonné ou destiné à l’abandon ;
ayant trait à la protection de l’environnement ; • déchets dangereux : toutes formes de déchets
- définir les engagements de l’Etat, des collec- qui, par leur nature physique toxique, réac-
tivités locales, des établissements publics, tive, explosive, inflammable, biologique ou
des entreprises privées, des organisations de bactérienne, sont susceptibles de constituer
la société civile et des citoyens en matière de un danger pour la santé et l’environnement
protection et de gestion de l’environnement. conformément aux normes internationales et/
ou aux mesures prises en application de la
Article 2 : Sont notamment soumis aux dispositions présente loi ;
de la présente loi : • déchet d’emballage : tout emballage, partie ou
résidu d’emballage couvert par la définition du
- les personnes physiques et morales de droit déchet prévue au présent article, à l’exclusion
public et privé ; des résidus de production ;
- les établissements humains et les installations • déchet radioactif : substance radioactive pour
classées ; laquelle aucune utilisation ultérieure n’est
- les activités susceptibles de présenter des dan- prévue ou envisagée ;
gers ou inconvénients soit pour la commodité • déforestation : enlèvement provoqué de la
du voisinage, la santé, la sécurité, l’hygiène et couverture forestière ayant pour effet de donner
la salubrité publiques ou pour l’environnement au terrain une affectation nouvelle quels que
en général ; soient les moyens utilisés ;
1656 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

• désertification : dégradation des terres dans les précier les conséquences directes ou indirectes
zones arides, semi-arides et subhumides sèches de l’investissement sur l’environnement et la
par suite de divers facteurs, parmi lesquels les société ;
variations climatiques et les activités humaines ; • faune : ensemble des espèces animales sau-
• développement durable : mode de développement vages vivant en liberté dans leur milieu na-
qui vise à satisfaire les besoins de développement turel ou maintenus en captivité dont l’Etat ga-
des générations présentes sans compromettre les rantit la gestion durable ;
capacités des générations futures à répondre aux • flore : ensemble des espèces végétales présentes
leurs ; et des micro-organismes présents dans un
• diversité biologique ou biodiversité : variabilité espace géographique ou un écosystème déter-
des organismes vivants de toute origine, y com- miné ;
pris les écosystèmes terrestres, marins et au- • forêt : toute formation végétale naturelle ou ar-
tres écosystèmes aquatiques et les complexes tificielle, les parties de terrain non boisées ou
écologiques dont ils font partie. Cela comprend insuffisamment boisées dont le reboisement et/
la diversité au sein des espèces et entre espèces ou la restauration sont reconnus nécessaires ;
ainsi que celle des écosystèmes ; • gestion écologiquement rationnelle des déchets :
• eaux de surface : toutes les eaux s’accumulant toutes mesures pratiques permettant de s’as-
sur le sol ou dans un cours d’eau, un lac, une surer que les déchets sont gérés d’une manière
zone humide, une mer ou un océan ; qui garantisse la protection de la santé humaine
• eaux souterraines : toutes les eaux se et de l’environnement, contre les effets nuisibles
trouvant sous la surface du sol dans la zone que peuvent avoir ces déchets ;
de saturation ; • gestion des déchets : toute opération de précollecte,
• écosystème : complexe dynamique formé de de collecte, de stockage, de tri, de transport, de
communautés de plantes, d’animaux, de mise en décharge, de traitement, de valorisation, de
microorganismes et de leur environnement recyclage et d’élimination des déchets, y compris le
vivant qui, par leur interaction, forment une contrôle de ces opérations ainsi que la surveillance
unité fonctionnelle ; des sites de décharge pendant la période de leur
• effluent : tout rejet liquide ou gazeux d’origine exploitation ou après leur fermeture ;
domestique, agricole ou industrielle, traité ou • site agréé : lieu aménagé dûment autorisé
non traité et déversé directement ou indirecte- par les services compétents, répondant aux
ment dans l’environnement ; caractéristiques et prescriptions techniques
• élimination des déchets : ensemble des opéra- réglementaires où sont menées des activités
tions conduisant à la destruction complète de traitement ou d’élimination des déchets ;
des déchets ; • installation classée : c’est une installation ex-
• emballage : tout objet, quelle que soit la nature ploitée ou détenue par toute personne phy-
des matériaux dont il est constitué, destiné à sique ou morale, publique ou privée qui peut
protéger des marchandises, à permettre leur présenter des dangers ou des nuisances pour
manutention et leur acheminement du pro- la commodité des riverains, la santé, la sécu-
ducteur au consommateur ou à l’utilisateur, rité, la salubrité publique, l’agriculture, la
et à assurer leur présentation ; protection de la nature et l’environnement, la
• entreposage de matières ou de déchets radio- conservation des sites et des monuments ;
actifs : opération consistant à placer ces sub- • matière radioactive : une matière radioactive
stances à titre temporaire dans une installation est une substance radioactive pour laquelle une
spécialement aménagée en surface ou en faible utilisation ultérieure est prévue ou envisagée, le
profondeur ; cas échéant, après traitement ;
• environnement : ensemble des éléments na- • mouvement transfrontière des déchets : tout
turels ou artificiels et des équilibres biogéo- mouvement de déchets en provenance d’une
chimiques auxquels ils participent, ainsi que zone relevant de la compétence d’un Etat à
des facteurs économiques, sociaux et culturels destination d’une zone relevant de la com-
qui favorisent l’existence, la transformation et pétence d’un autre Etat ;
le développement du milieu, des organismes vi- • nuisance : tout bruit, vibration ou odeur,
vants et des activités humaines ; quelles que soient son origine et sa na-
• établissements humains : ensemble des ag- ture, susceptible de causer une gêne pour le
glomérations urbaines et rurales, quels que voisinage, de nuire à la santé humaine ou de
soient leur type et leur taille, ainsi que l’en- porter atteinte à l’environnement ;
semble des infrastructures dont elles dispo- • polluant : toute substance ou tout rejet solide,
sent pour assurer à leurs habitants une exis- liquide ou gazeux, tout déchet, odeur, chaleur,
tence saine et décente ; son, vibration, rayonnement ou combinaison de
• étude d’impact environnemental et social : ceux-ci, susceptibles de provoquer une pollution ;
toutes études préalables à la réalisation d’un • polluants organiques persistants : substances
projet d’aménagement, d’ouvrage, d’équipe- organiques résistant à la dégradation et pos-
ment, d’installation ou d’implantation d’unité sédant des propriétés toxiques, bioaccumula-
industrielle, agricole ou autre, permettant d’ap- bles, mobiles ;
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1657

• pollueur : toute personne physique ou morale par l’Etat ou par les autres parties intervenant dans les
émettant un polluant qui entraîne un déséquili- domaines de l’environnement prennent en compte les
bre dans le milieu naturel ; principes fondamentaux de développement durable et
• pollution : état de dégradation de l’environne- de protection de l’environnement, notamment :
ment par l’introduction, généralement hu-
maine, de substances ou de radiations, en- - le principe de prévention ou principe d’action
trainant une perturbation plus ou moins im- préventive, en vertu duquel il importe d’antici-
portante de l’écosystème ; per et de prévenir à la source les atteintes à l’en-
• pollution atmosphérique : toute introduction vironnement ;
directe ou indirecte, dans l’atmosphère et - le principe de préservation de la biodiversité,
les espaces clos, de substances ayant des selon lequel toute action ne doit pas avoir
conséquences préjudiciables de nature à un effet préjudiciable notable sur la diversité
mettre en danger la santé humaine, à nuire aux biologique ;
ressources biologiques et aux écosystèmes, à - le principe de précaution qui impose, même
influer sur les changements climatiques, à en l’absence de risques avérés, de définir des
détériorer les biens matériels et à provoquer mesures immédiates de protection de l’envi-
des nuisances olfactives excessives ronnement. Selon ce principe, l’absence de
• recyclage : tout procédé de traitement des certitudes scientifiques et techniques ne doit
déchets industriels ou ménagers, des produits pas faire obstacle à l’adoption des mesures ef-
arrivés en fin de vie, qui permet de réintroduire fectives appropriées, visant à prévenir des at-
certains matériaux dans la production de teintes graves à l’environnement ;
nouveaux produits ; - le principe de durabilité de l’environnement,
• recyclage organique : traitement aérobie (com- selon lequel, non seulement l’homme doit être
postage) ou anaérobie (bio méthanisation), au centre du développement durable et, de ce
par des micro-organismes et dans des condi- fait, avoir droit à une vie saine et productive en
tions contrôlées, des parties biodégradables harmonie avec la nature, mais aussi et surtout
des déchets d’emballages, avec production que le droit au développement soit réalisé de
d’amendements organiques stabilisés ou de manière à satisfaire équitablement les besoins
méthane, à l’exclusion de l’enfouissement en des générations présentes et futures ;
décharge ; - le principe du pollueur-payeur, en vertu
• réduction des émissions, de la déforestation duquel l’obligation est faite à toute personne
et la dégradation des forêts : toute action physique ou morale dont les comportements
concourant par la lutte contre la déforestation et les activités causent ou sont susceptibles
et par une gestion durable des forêts, à la de causer des dommages à l’environnement,
réduction des émissions des gaz à effet de serre de payer les frais résultant des mesures de
issues de la déforestation et de la dégradation prévention, de réduction, de réparation et de
des forêts ainsi qu’à la conservation et lutte contre les atteintes à l’environnement,
l’accroissement du stock de carbone forestier ; aux biens et à la santé humaine ;
• ressource génétique : matériel animal, végétal - principe de participation, en vertu duquel les
ou microbien d’une valeur réelle ou potentielle ; administrations publiques, les entreprises
• réutilisation : toute opération par laquelle des publiques, privées, les organisations de la société
substances, matières ou produits qui sont civile et la population sont impliquées dans le
devenus des déchets sont utilisés de nouveau ; processus d’élaboration et de mise en œuvre des
• stockage de déchets radioactifs : opération politiques, des stratégies, des programmes, des
consistant à placer ces substances dans une plans et des projets relatifs à la protection et à
installation spécialement aménagée pour les l’amélioration de l’environnement ;
conserver de façon potentiellement définitive ; - le principe de transparence et d’information,
• substance radioactive : substance qui contient en vertu duquel toute personne a le droit d’ac-
des radionucléides, naturels ou artificiels, céder aux informations relatives à l’environne-
dont l’activité ou la concentration justifie un ment détenues par les autorités publiques ou
contrôle de radioprotection ; des tiers, d’être informée sur les projets de
• tourbière : écosystème naturel formé en zone décisions publiques ayant une incidence sur
humide caractérisé par le dépôt de végétaux l’environnement ;
et d’autres matières organiques décomposées - le principe de substitution, selon lequel, une
stockant le carbone ; action susceptible d’avoir un impact préjudi-
• valorisation énergétique : utilisation de déchets ciable à l’environnement, peut être substituée
combustibles en tant que moyen de produc- à une autre action, qui présente un risque ou
tion d’énergie, par incinération directe avec ou un danger moindre, même si elle entraîne des
sans autres déchets, mais avec récupération coûts plus élevés en rapport avec les valeurs
de la chaleur. à protéger ;
- le principe de subsidiarité, selon lequel en
Chapitre 3 : Des principes fondamentaux l’absence d’une règle de droit écrit de pro-
tection de l’environnement, les normes cou-
Article 4 : L’élaboration et la mise en œuvre des tumières et les us et coutumes ou pratiques
politiques, stratégies, programmes et plans d’actions traditionnelles éprouvées du terroir concerné
s’appliquent ;
1658 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

- le principe de coopération, en vertu duquel L’Etat prend des mesures nécessaires pour le respect
les Etats, les institutions internationales, les des plans directeurs des centres urbains, notamment,
personnes morales publiques et privées sont à travers la mise en place d’une structure de suivi au
tenues de concourir à la protection de l’envi- niveau de chaque municipalité, impliquant toutes les
ronnement à tous les niveaux, dans un esprit parties prenantes.
de partenariat mondial et de responsabilité
partagée ; Article 9 : Il est interdit de déposer, de jeter ou de déverser
- le principe de souveraineté, en vertu duquel directement ou indirectement, sur la voie publique, dans
l’Etat dispose librement de ses ressources na- les caniveaux et les égouts, des substances toxiques
turelles, sans préjudice des obligations qui ou des objets quelconques encombrants, dangereux
découlent des conventions internationales aux- ou insalubres, susceptibles de gêner le passage ou
quelles il est partie. Il a l’obligation, notamment l’écoulement des eaux.
d’assurer la gestion durable de l’environnement
dans les limites de l’espace territorial relevant de Article 10 : Tout propriétaire ou habitant d’un loge-
sa juridiction. ment maintient en état de propreté, la devanture, la
concession et la clôture dont il a la charge.
A ce titre, il est tenu de veiller à ce que les activités
exercées dans les limites de sa juridiction ou sous son TITRE III : DE LA PROTECTION
contrôle ne causent pas de dommages à l’environne- DE LA FAUNE ET DE LA FLORE
ment dans d’autres Etats ou dans les zones ne rele-
vant d’aucune juridiction nationale. Article 11 : Pour la création des aires protégées, les
ministères en charge respectivement de l’environne-
- le principe de non-régression, en vertu duquel ment, de l’économie forestière et de l’aménagement
la protection de l’environnement, assurée par du territoire les établissent selon les procédures en
les dispositions législatives et réglementaires vigueur.
relatives à l’environnement, ne peut faire
l’objet que d’une amélioration constante, Article 12 : Lorsque le classement des aires reconnues
compte tenu des connaissances scientifiques d’intérêt particulier pour la protection de la faune et
et techniques du moment ; de la flore entraîne un préjudice certain et direct, il
- le principe d’intégration qui consiste à adopter peut donner droit à une indemnisation de la part
une approche globale, intersectorielle et de l’administration au profit des propriétaires ou
transversale lors de l’élaboration et de la mise titulaires de droit réels.
en œuvre des politiques, des stratégies, des
programmes et des plans de développement Article 13 : Les aires protégées sont affranchies de
dans le moyen et long termes. tout droit d’usage en vertu de la présente loi.

TITRE II : DE LA PROTECTION DES Article 14 : Il est interdit les feux de brousse ou


ETABLISSEMENTS HUMAINS incendies de broussaille, tailles de bois ou autres
végétaux dans les aires protégées.
Article 5 : L’intégration des préoccupations envi-
ronnementales est faite en matière d’urbanisation et Article 15 : L’interdiction relative aux feux de brousse
d’habitation. ne s’étend pas aux feux hâtifs au début de la saison
sèche en vue de prévenir l’incendie des aires protégées
Toute habitation, tout établissement à usage adminis- et d’atténuer les ravages des feux sauvages ultérieurs.
tratif, commercial, industriel ou artisanal est pourvu
de lieux d’aisance salubres et convenables. Article 16 : Les feux de brousses cités à l’article 15
ci-dessus sont autorisés par l’administration en
Article 6 : Lorsqu’une construction ou un arbre charge des forêts conformément à la réglementation
constitue un danger public, l’administration procède en vigueur.
ou fait procéder à sa démolition ou à son abattage.
Article 17 : Pour la conservation de certaines espèces
Article 7 : Les plans d’aménagement du territoire na- de faune et de flore d’intérêt particulier, les ministres
tional, les schémas directeurs, plans et les autres docu- chargés respectivement de l’environnement et de
ments d’urbanisme prennent en compte les impératifs l’économie forestière dressent et révisent les listes
de protection de l’environnement dans les choix, l’em- des espèces à protéger en raison de leur rareté ou des
placement et la réalisation des activités économiques, menaces de leur extinction.
industrielles, résidentielles et de loisirs afin d’éviter
l’exposition aux zones à risques géodynamiques ex- Article 18 : Il est interdit en vertu de l’article 17 de la
ternes et hydro-climatiques. présente loi :

Article 8 : L’approbation des schémas et plans direc- - l’abattage, la chasse et la capture de la faune
teurs d’urbanisme est subordonnée à l’avis préalable sauvage protégée, ainsi que la destruction de
des ministres en charge respectivement de l’envi- son habitat ;
ronnement et de l’aménagement du territoire. - la destruction, la mutilation, l’arrachage,
l’incinération de la flore protégée ;
- l’exploitation des espèces protégées.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1659

Article 19 : Les ministres en charge respectivement des pneus ou autres produits synthétiques et toutes
de l’environnement et des forêts peuvent autoriser substances chimiques entrant dans la catégorie des
pour des fins scientifiques ou administratives, des polluants organiques persistants tels que prévus par
dérogations aux dispositions de l’article 18 de la les textes juridiques internationaux notamment la
présente loi. convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants.
TITRE IV : DE LA PROTECTION
DE L’ATMOSPHERE Chaque département ministériel élabore, de concert
avec le ministère en charge de l’environnement, des
Article 20 : L’Etat et les collectivités locales définissent manuels de procédure pour valoriser ou disposer des
et mettent en œuvre une politique dont l’objectif est matières ou objets visés à l’alinéa précédent.
d’assurer la préservation de la qualité de l’air.
Article 27 : Les conditions particulières de production,
Cette action d’intérêt général consiste à prévenir, à d’importation et d’utilisation de produits susceptibles
surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions d’altérer la qualité de l’atmosphère et de nuire à la
atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et, à santé humaine et à l’environnement sont déterminées
ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement par décret en Conseil des ministres.
l’énergie.
TITRE V : DE LA PROTECTION DE L’EAU
Article 21 : Il est interdit dans toute habitation et
tout établissement artisanal, agricole, commercial et Article 28 : L’Etat et les collectivités locales définissent
industriel, d’émettre des polluants de toute nature, et mettent en œuvre une politique dont l’objectif est
notamment les fumées, poussières, buées, gaz la création d’un cadre pour la protection et la gestion
toxiques ou corrosifs, susceptibles de nuire à la santé des eaux de surface, des eaux souterraines et des
et à l’environnement, au-delà des seuils qui sont fixés eaux du cycle urbain.
par décret en Conseil des ministres.
Article 29 : Sans préjudice des conventions interna-
Article 22 : Les occupants et les exploitants des tionales et autres législations spécifiques applicables
habitations et établissements visés à l’article 21 de à l’environnement marin, sont interdits le déverse-
la présente loi prennent des mesures pour réduire ou ment, l’immersion et l’incinération dans les eaux ma-
supprimer les rejets de polluants dans les conditions rines et continentales sous juridiction congolaise, de
qui sont fixées par décret en Conseil des ministres. substances de toute nature susceptible de :

Article 23 : Il est interdit d’importer et d’utiliser des - porter atteinte à la santé humaine et aux
véhicules et/ou tout autre engin, qui émettent des ressources biologiques marines ;
fumées et des gaz toxiques, susceptibles d’incommoder - nuire aux activités maritimes et continentales,
la population, de nuire à la santé humaine et de porter notamment la navigation, l’aquaculture et la
atteinte à la qualité et à l’équilibre de l’environnement. pêche ;
- altérer la qualité des eaux marines et conti-
Article 24 : Sont soumis aux contrôles périodiques nentales du point de vue de leur utilisation ;
obligatoires de l’administration compétente, les - dégrader la valeur esthétique et le potentiel
moteurs de véhicules automobiles, les appareils et touristique des eaux marines, du littoral et
équipements des installations à combustion fixes ou continentales.
mobiles, les appareils à pression et extincteurs.
Article 30 : Les ministres chargés de l’environnement
Un décret en Conseil des ministres détermine l’âge des et de l’hydraulique, en concertation avec les autres
véhicules automobiles, l’utilisation et les caractéris- ministres concernés, conformément aux textes en
tiques techniques des moteurs, des installations à vigueur, élaborent des plans de gestion des eaux
combustion fixes ou mobiles et des carburants, en destinés à :
vue de prévenir la pollution de l’atmosphère et de pré-
server la santé humaine. - prévenir la détérioration des eaux, améliorer et
restaurer l’état des eaux de surface, atteindre
Article 25 : Sans préjudice de l’application des textes un bon état chimique et écologique de celles-
en vigueur, la production, l’importation, l’exportation, ci, réduire la pollution due aux rejets et
la réexportation, la vente et l’utilisation des substances émissions de substances dangereuses ;
qui appauvrissent la couche d’ozone, des produits et - protéger, améliorer et restaurer l’état des eaux
des équipements en contenant, sont subordonnées souterraines, prévenir leur pollution, leur
à une autorisation préalable du ministre chargé de détérioration et assurer un équilibre entre leur
l’environnement. captage et leur renouvellement ;
- préserver les zones protégées ;
Un décret en Conseil des ministres fixe les modalités - contrôler l’état physico-chimique des eaux.
d’obtention de cette autorisation.
Les plans de gestion des eaux visés à l’alinéa ci-
Article 26 : Sont interdites les incinérations non dessus sont évalués tous les cinq ans ; ils peuvent, le
réglementées des matières ou objets en plastique, cas échéant, être révisés.
1660 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

L’évaluation comprend : Nonobstant l’autorisation prévue ci-dessus, le


propriétaire du navire a l’obligation de réparer les
- l’examen des caractéristiques de chaque dommages causés à l’environnement, conformément
bassin hydrologique ; au principe du pollueur-payeur.
- l’étude de l’incidence de l’activité humaine sur
les eaux ; Article 36 : Les ministres chargés de l’environnement,
- l’analyse économique de l’utilisation des eaux ; et de la marine marchande, peuvent, par arrêté
- l’établissement d’un registre des zones qui conjoint, autoriser des déversements, immersions
nécessitent une protection spéciale ; ou incinérations en mer de substances non visées
- le recensement de tous les points d’eau utilisés ou interdites par la présente loi, dans les conditions
pour le captage d’eau destinée à la consomma- telles que ces opérations ne portent pas atteinte au
tion humaine et fournissant plus de dix mètres milieu aquatique, à ses ressources, à ses utilisations
cubes par jour ou desservant plus de cinquante et ses utilisateurs.
personnes.
Un décret en Conseil des ministres, sur proposition du
Article 31 : Les plans de gestion des bassins ministre en charge de l’environnement, établit la liste
hydrologiques sont complétés par des programmes et des substances dont le rejet à la surface des eaux, du
des plans de gestion plus détaillés. sol ou dans le sous-sol, est soumis à autorisation.

Article 32 : L’Etat prend des dispositions nécessaires Article 37 : Le capitaine ou le propriétaire de tout
pour assurer un approvisionnement en eau potable. navire, engin de toute nature ou plateforme signale
Des études préalables sont menées par des services aux autorités congolaises compétentes, par tous les
habilités, en ce qui concerne les forages, pour moyens à sa disposition, toute situation ou événement
s’assurer de la non-pollution de la nappe phréatique de nature ou pouvant être de nature à constituer
et de la gestion durable de celle-ci. une menace pour le milieu aquatique et ses intérêts
connexes.
Article 33 : Les sources et plans d’eau sont d’usage com-
munautaire. Ils sont protégés de toute contamination. Article 38 : Est interdit l’usage de produits toxiques et
d’explosifs dans les eaux sous juridiction congolaise.
Article 34 : Sont interdits les déversements, écoule-
ments, rejets, dépôts directs ou indirects de toute TITRE VI : DE LA PROTECTION DES
substance solide, gazeuse ou liquide, susceptible de SOLS ET DES SOUS-SOLS
dégrader la qualité des eaux relevant de la juridiction
congolaise. Article 39 : L’Etat et les collectivités locales définissent
et mettent en œuvre une politique dont l’objectif est
Toute unité de production, dont les activités génèrent la préservation et la protection des sols, des sous-
les effluents liquides, procède, après avis technique sols et des richesses qu’ils contiennent, en tant que
des services compétents, à leur traitement et/ou épu- ressources limitées, renouvelables ou non, contre
ration, conformément à la réglementation en vigueur. toutes formes de dégradation, et mettent en place des
mécanismes appropriés de surveillance et de contrôle.
Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa,
les unités industrielles, quel que soit leur domaine Article 40 : Les exploitants des ressources naturelles
d’activités, procèdent à la mise en conformité de leurs renouvelables utilisent des pratiques appropriées
installations aux normes de rejet. pour garantir la régénération et le maintien de
l’équilibre entre le volume de réserves disponibles et
Les déversements des eaux résiduaires du réseau le volume annuellement exploitable de ces ressources
d’assainissement public ne nuisent ni à la conservation naturelles.
des ouvrages ni à la gestion de ce réseau.
Les exploitants des ressources naturelles prennent
L’autorité propriétaire du réseau ou le gestionnaire de toutes mesures et dispositions susceptibles de préve-
celui-ci est chargée de veiller à l’état des ouvrages. Il nir la dégradation des sols et d’en assurer la stabilité
lui est fait obligation de réduire, autant que possible, consécutivement aux travaux d’exploration et d’ex-
les impacts des ouvrages sur les eaux. traction des matières.

Article 35 : Les dispositions de l’article 34 de la présente Conformément au plan de réhabilitation prévu dans
loi, ne s’appliquent pas au rejet d’hydrocarbures ou l’étude d’impact environnemental et social, ils procè-
de mélange d’hydrocarbures effectué par un navire dent en outre à une remise en l’état progressive du
pour assurer, à titre exceptionnel, sa propre sécurité site exploité, et veillent à une remise en état complet
ou celle d’un autre navire, pour éviter une avarie à la dudit site à la f in de l’exploitation.
cargaison ou sauver des vies humaines en danger.
Ils constituent une provision financière conforme
Le rejet visé à l’alinéa ci-dessus est soumis à autorisation aux prévisions visées dans l’étude d’impact réalisée
préalable des autorités chargées des affaires maritimes, par le bureau d’étude, afin de prévoir le financement
fluviales, des hydrocarbures et de l’administration en des opérations de démantèlement des installations
charge de l’environnement. et de réhabilitation des sites dégradés et tenir à la
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1661

disposition des agents du ministère en charge de Les modalités et conditions de délivrance des permis
l’environnement toute preuve de disponibilité de cette d’exploration des tourbières et des licences d’extraction
provision. des tourbes sont fixées par voie règlementaire.

Article 41 : L’utilisation des engins, machines ou Article 46 : L’Etat élabore et assure la mise en œuvre du
véhicules susceptibles de dégrader les sols fragiles est plan d’aménagement des zones de tourbières. Chaque
interdite. zone de tourbières est dotée d’un plan d’aménagement
qui définit les conditions de conservation et de gestion
Les types d’engins, machines ou véhicules concernés durable de l’espace considéré et détermine les activités
par l’alinéa précédent sont déterminés par décret en autorisées, ainsi que les lieux où elles s’exercent.
Conseil des ministres.
Le plan d’aménagement des tourbières présente l’état
Article 42 : Sans préjudice de l’application des dis- des ressources de l’espace considéré, ses potentialités
positions législatives et réglementaires non contraires et, prévoit des mesures à prendre en vue de la gestion
en vigueur, la production, l’importation, l’exportation, durable de cet espace.
la réexportation, la vente, la distribution et l’utilisa-
tion des pesticides et engrais agricoles ou produits Les populations riveraines des zones des tourbières
assimilés sont soumises à une autorisation dont les sont associées à l’élaboration, à la mise en œuvre et à
modalités et conditions de délivrance sont fixées par l’évaluation des plans d’aménagement.
voie règlementaire.
Le plan d’aménagement est défini conjointement par
Ne sont importés au Congo que les engrais, pesticides les ministères en charge de l’environnement, des
et produits assimilés agréés par la CEMAC et homo- forêts, des affaires foncières, de la recherche scien-
logués par le comité national de gestion des pesticides. tifique et de l’aménagement du territoire.

Un décret en Conseil des ministres, sur proposition Ils déterminent également les zones d’exploitation com-
conjointe des ministres chargés de l’environnement, munautaire, de recherche, la taille de la zone, la profon-
de l’agriculture et du commerce, établit les normes deur, le volume, les droits d’usage et la cartographie des
de production, d’importation, d’exportation, de distri- tourbes.
bution, d’utilisation et de réutilisation des pesticides,
engrais agricoles ou produits assimilés. Article 47 : Le plan d’aménagement des tourbières est
approuvé par décret en Conseil des ministres.
Article 43 : Lorsqu’un engrais ou pesticide se révèle
nuisible ou dangereux pour l’environnement ou la Un décret en Conseil des ministres fixe le régime
santé humaine, il est procédé à des restrictions ou à juridique des zones tourbeuses et définit les modalités
l’interdiction de sa production, son importation, son de gestion durable de ces espaces.
utilisation ou son commerce, par décret en Conseil
des ministres, sur proposition du ministre chargé de TITRE VIII : DES INSTALLATIONS CLASSEES
l’environnement, de concert avec les autres ministres
concernés. Article 48 : L’Etat et les collectivités locales définissent
et mettent en œuvre une politique dont l’objectif est la
TITRE VII : DE LA PROTECTION DES TOURBIERES préservation de l’environnement contre les installations
exploitées ou détenues par toute personne physique
Article 44 : L’Etat définit et met en œuvre la politique ou morale qui peuvent présenter des dangers ou
nationale en vue d’assurer la conservation et la gestion des inconvénients pour l’environnement et la santé
durable des tourbières en tant qu’écosystème efficace humaine.
dans la séquestration du carbone, la préservation de
la biodiversité et la régulation du régime des eaux. Article 49 : Les installations visées à l’article 48 de la
présente loi sont réparties en trois classes, suivant
Article 45 : Les tourbières sont des réserves naturelles la gravité du danger ou de l’inconvénient que peut
intégrales. présenter leur exploitation.

Sont interdits dans les zones de tourbières : les ex- Constitue une installation de :
ploitations minière et forestière, les activités agro-
pastorale et aquacole, le développement des activités - 1re classe, toute installation dangereuse ou
pétrolière, gazière et hydroélectrique. polluante dont l’exploitation est susceptible
d’engendrer des impacts majeurs ;
Sont aussi interdites, l’exploration des tourbières et - 2e classe, toute installation dont l’exploitation
l’extraction des tourbes à des fins commerciales. est susceptible d’engendrer des impacts
moyens ;
Toutefois, l’exploration des tourbières et l’extraction - 3e classe, toute installation dont l’exploita-
des tourbes sont exclusivement réservées aux travaux tion est susceptible d’engendrer des impacts
de recherche scientifique. faibles.
1662 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Un arrêté du ministre chargé de l’environnement, Article 54 : Lorsque l’exploitation d’une installation


après concertation avec les autres départements non comprise dans la nomenclature des installations
ministériels concernés et le secteur privé, définit la classées présente des dangers ou inconvénients
procédure de classement et la nomenclature des instal- graves pour la commodité du voisinage, pour la
lations classées. santé et la sécurité publique ou pour l’agriculture,
la conservation de la nature et l’environnement en
Article 50 : L’ouverture, l’extension, la modification général, il est procédé au classement de celle-ci.
substantielle ou le transfert d’une installation de
première classe est subordonné à la délivrance d’une Article 55 : Les installations classées font l’objet de
autorisation du ministre chargé de l’environnement, suivi et contrôles périodiques par l’administration de
après validation de l’étude d’impact environnemental l’environnement.
et social.
Article 56 : En cas de risque majeur et certain pour
La modification d’une installation classée est réputée la santé de l’homme ou pour l’environnement en
majeure ou substantielle dès lors qu’elle est de nature général dûment constaté, l’administration en charge
à entraîner des dangers ou inconvénients nouveaux de l’environnement peut, après mise en demeure
significatifs ou si les dangers et inconvénients sont de l’exploitant, conformément aux lois en vigueur,
significativement accrus. décider de suspendre totalement ou partiellement
les activités de l’installation classée responsable du
Toute autre modification apportée par le demandeur risque et ce, jusqu’au prononcé d’une décision par le
à une installation de première classe, à son mode d’utilisa- juge des référés du tribunal compétent.
tion ou à son voisinage, entraînant un changement nota-
ble des éléments du dossier de demande d’autorisation Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une situation de risque
est portée, avant sa réalisation, à la connaissance du di- imminent, avéré imposant des mesures d’urgence,
recteur départemental de l’environnement avec tous les la suspension partielle ou totale peut être prononcée
éléments d’appréciation. par l’administration sans la mise en demeure de
l’exploitant.
Article 51 : L’ouverture, l’extension, la modification
substantielle ou le transfert des installations de Lorsqu’une installation classée est exploitée sans
deuxième classe est subordonné à la délivrance d’une avoir fait l’objet d’une évaluation environnementale,
autorisation du directeur général de l’environnement, l’administration de l’environnement met l’exploitant
après validation de la notice d’impact environnemental en demeure afin de régulariser sa situation dans un
et social. délai déterminé, sous peine de sanctions prévues par
la présente loi.
La modification d’une installation classée est réputée
majeure ou substantielle dès lors qu’elle est de nature L’autorité compétente peut faire procéder, par
à entrainer des dangers ou inconvénients nouveaux ordonnance du juge de référé, à l’apposition des scellés
significatifs ou si les dangers et inconvénients sont sur une installation maintenue en fonctionnement en
significativement accrus. infraction à une mesure de suspension.

Toute autre modification apportée par le demandeur à une Article 57 : L’exploitation d’une installation classée
installation de deuxième classe, à son mode d’utilisation est assujettie au paiement des taxes et redevances
ou à son voisinage, entraînant un changement notable des environnementales, notamment la taxe unique à
éléments du dossier de demande d’autorisation est portée, l’ouverture, la redevance annuelle et la redevance
avant sa réalisation, à la connaissance du directeur dépar- superficiaire annuelle.
temental de l’environnement avec tous les éléments d’ap-
préciation. TITRE IX : DE LA GESTION DES DECHETS

Article 52 : L’ouverture, l’extension, la modification Article 58 : Les personnes qui produisent, stockent, ex-
substantielle ou le transfert des installations de portent, traitent, collectent, transportent, ou se livrent
troisième classe est subordonné à la délivrance, par à des opérations de courtage ou de négoce des déchets
le directeur départemental de l’environnement, d’une sont tenues de fournir semestriellement à l’adminis-
attestation, après une visite technique dont les mo- tration de l’environnement, soit au plus tard le 20 des
dalités de réalisation sont précisées par voie régle- mois de juin et décembre de chaque année d’exploita-
mentaire. tion, toutes les informations concernant l’origine, la
nature, les caractéristiques, les quantités, la destina-
Un décret en Conseil des ministres définit les condi- tion et les modalités de traitement et d’élimination des
tions de délivrance de l’autorisation et de l’attestation déchets qu’elles produisent, remettent à un tiers ou
d’ouverture des installations classées. prennent en charge.

Article 53 : L’autorisation d’ouverture d’une installation La réduction, le recyclage et la réutilisation des


classée cesse de produire ses effets lorsqu’elle n’est déchets se font conformément à la réglementation en
pas ouverte dans un délai de deux ans à compter de vigueur.
la date de sa délivrance ou quand cette installation
n’est pas exploitée pendant deux années successives. Article 59 : Les activités liées à la gestion des déchets
dangereux, notamment la collecte, le transport, le
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1663

stockage, le traitement, le courtage et le négoce de ces classée n’obtempère pas à l’injonction qui lui est faite
déchets sont soumises à une autorisation du ministre à l’article 64 de la présente loi, l’administration de
chargé de l’environnement, après avis technique des l’environnement peut faire procéder d’office, aux frais
services habilités. de l’exploitant, à l’exécution des mesures prescrites, ou
obliger celui-ci de consigner aux mains d’un comptable
Un décret en Conseil des ministres fixe les conditions public, une somme correspondant au montant des
dans lesquelles sont collectés, triés, transportés, travaux à réaliser, ou encore faire procéder à la
stockés, traités et éliminés les déchets. suspension du fonctionnement de l’installation par
arrêté du ministre chargé de l’environnement.
Chapitre 1 : De la production
et de la détention des déchets Chapitre 2 : De la collecte des déchets

Article 60 : Tout producteur ou détenteur de déchets Article 66 : Tout établissement ou toute entreprise,
est responsable de leur gestion jusqu’à leur élimination qui assure la collecte, le tri, le transport de déchets
ou valorisation finale, même lorsque le déchet est dangereux pour le compte d’autrui, obtient du ministre
transféré à des fins de traitement à un tiers agréé par en charge de l’environnement une autorisation
l’administration de l’environnement. indiquant, notamment :

Article 61 : Tout producteur ou tout détenteur de - les prescriptions techniques générales ;


déchets est tenu de caractériser ses déchets. - l’origine et la destination des déchets ;
- le mode de traitement des déchets ;
Tout producteur ou détenteur de déchets est tenu de - les types et les quantités de déchets à traiter ;
les emballer ou de les conditionner et d’apposer un - les mesures d’atténuation des impacts sur
étiquetage sur les emballages ou les contenants. l’environnement et la santé humaine.

Les conditions et les modalités de la caractérisation des Article 67 : Les agents assermentés de l’administration
déchets et de l’emballage, ainsi que du conditionnement de l’environnement et ceux des services habilités des
et de l’étiquetage des déchets dangereux, sont fixées autres secteurs concernés contrôlent périodiquement
par décret en Conseil des ministres, sur proposition les établissements ou entreprises visés à l’article 66
du ministre chargé de l’environnement. de la présente loi, notamment en ce qui concerne le
respect des conditions d’autorisation.
Les dispositions du présent article ne sont pas
applicables aux ménages. Article 68 : Les autorités locales prennent les dispo-
sitions nécessaires pour assurer la collecte, par elles-
Un arrêté du ministre chargé de l’environnement mêmes ou par les institutions agréées, des déchets
définit les catégories des déchets. générés par les ménages et les entreprises.

Article 62 : Toute personne, qui remet ou fait remettre Un arrêté interministériel, sur proposition du ministre
des déchets à tout autre qu’une personne autorisée à chargé de l’environnement, détermine les modalités
les prendre en charge, est solidairement responsable de collecte des déchets et les conditions d’agrément
des dommages causés par ces déchets. des entreprises de collecte.

Article 63 : Le mélange des déchets dangereux de Chapitre 3 : Du stockage,


catégories différentes avec des déchets non dangereux, de l’enfouissement et des décharges
ainsi que le mélange des déchets dangereux avec des
substances, matières ou produits qui ne sont pas des Article 69 : Sont interdits, le dépôt et/ou le stockage,
déchets, sont interdits. Les autorités locales prennent l’enfouissement des déchets ou leur abandon dans
les mesures nécessaires, afin que la disposition ci- des conditions qui favorisent le développement des
dessus soit également applicable aux ménages. vecteurs de maladies ou provoquent des dommages
aux personnes et aux biens et développent des odeurs
Un décret en Conseil des ministres précise les incommodantes ou autres nuisances.
modalités d’application du présent article.
Article 70 : Tout établissement ou toute entreprise
Article 64 : Lorsqu’un agent de l’administration de qui assure la collecte, le tri, le transport des déchets
l’environnement a constaté l’inexactitude des décla- les stocke dans des décharges agréées par le ministre
rations de l’exploitant sur la nature, la quantité, la chargé de l’environnement, après concertation avec
toxicité des déchets de l’installation classée ou l’insuf- les autorités locales concernées.
fisance des modes de traitement et d’élimination pré-
vus par l’exploitant, l’administration de l’environne- Les décharges doivent être gérées de manière à limiter
ment le met en demeure de satisfaire à ces conditions les impacts sur l’environnement.
dans un délai de quinze à quarante-cinq jours, sans
préjudice des sanctions prévues par la présente loi. Article 71 : Au sens de la présente loi, on distingue :

Article 65 : Si, à l’expiration du délai de quinze à - les dépôts provisoires ou de transit des
quarante-cinq jours, l’exploitant d’une installation décharges pour les déchets municipaux et
déchets assimilés ;
1664 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

- les déchets dangereux ou spéciaux et les Les opérations de conditionnement, de reconditionne-


déchets inertes. ment, d’empotage et d’enlèvement des déchets dan-
gereux doivent être supervisées par l’administration
Un décret en Conseil des ministres définit les condi- de l’environnement et les services compétents du sec-
tions de gestion des décharges. teur concerné.

Chapitre 4 : Du traitement des déchets En cas d’exportation des déchets dangereux, le ministre
chargé de l’environnement est l’autorité compétente, et le
Article 72 : Les déchets doivent être traités par les insti- ministre du secteur concerné est l’autorité d’expédition.
tutions agréées, en utilisant les technologies appropriées,
afin de garantir la protection de l’environnement, l’hy- Un décret en Conseil des ministres détermine les
giène et la santé humaine. modalités de délivrance de l’autorisation et de la
notification, citées aux alinéas ci-dessus.
Article 73 : Les producteurs et les détenteurs des
déchets banals prennent des dispositions nécessaires, Chapitre 6 : Des sources, matières, déchets
afin de procéder à leur recyclage, dans la mesure du radioactifs, dangereux et assimilables
possible, et en utilisant des technologies appropriées.
Article 78 : La gestion durable des matières et des
Article 74 : L’autorisation d’exploiter une installation déchets radioactifs de toute nature, résultant, notam-
d’incinération ou une installation de stockage de ment, de l’exploitation ou du démantèlement d’installa-
déchets ménagers et assimilés fixe une limite de la tions utilisant des sources ou des matières radioactives,
capacité de traitement annuel. est assurée dans le respect des normes garantissant la
protection de la santé humaine et de l’environnement.
Cette limite ne s’applique pas en cas de transfert de
déchets en provenance d’une installation provisoire- Article 79 : Tout producteur de déchets industriels
ment arrêtée et située dans un département, une dangereux ou autres déchets de même nature, ou
commune ou un établissement public limitrophe. exploitant d’un site ou d’une installation où sont gérés
de tels déchets, prend toutes les mesures nécessaires
Un décret en Conseil des ministres fixe les conditions pour :
d’application du présent article, et notamment les
modalités de calcul de la capacité de traitement - assurer ou améliorer la gestion écologiquement
annuel susceptible d’être autorisée. rationnelle de ces déchets ;
- appliquer de nouvelles techniques produisant
Article 75 : Les méthodes de traitement autorisées et peu de déchets ;
les normes environnementales sont fixées par voie - veiller au stockage et à l’élimination séparée
réglementaire. desdits déchets ;
- surveiller les effets de ses activités sur l’envi-
Chapitre 5 : Des mouvements transfrontières ronnement et communiquer, périodiquement,
des déchets dangereux selon les dispositions en vigueur, ou sur de-
mande expresse de l’administration en charge
Article 76 : Il est strictement interdit à toute personne de l’environnement, les résultats de cette sur-
physique ou morale, publique ou privée, d’importer ou veillance ;
de faire importer, de faciliter ou de tenter de faciliter - veiller à ce que la protection des sites ou des
l’importation des déchets dangereux. installations soit poursuivie en cas d’abandon
ou de fermeture ;
Un décret en Conseil des ministres détermine les - tenir un bordereau de suivi des déchets.
types de déchets dangereux visés à l’alinéa ci-dessus.
Article 80 : Tous les déchets dangereux et assimilables
Article 77 : L’exportation, la réexportation et le transit doivent être éliminés selon leur nature dans des sites
des déchets dangereux, sont préalablement soumis à ou installations agréés par l’administration en charge
une autorisation du ministre chargé de l’environne- de l’environnement.
ment et une notification signée par l’administration
de l’environnement. Article 81 : Tout exploitant d’un site ou d’une instal-
lation, même abandonnée, où sont gérés des déchets
La délivrance de l’autorisation est subordonnée au industriels dangereux ou assimilables, est responsable
contrôle par l’administration de l’environnement du des dommages qui en résultent.
site de stockage desdits déchets. Elle a une validité
d’une année. Article 82 : Le ministère en charge de l’environnement
établit et met régulièrement à jour la nomenclature
La signature de l’autorisation et de la notification est des déchets dangereux. Celle-ci est assortie d’un
assujettie au paiement préalable des frais d’études, classement tenant compte de la dangerosité de chaque
dont les taux sont fixés par arrêté du ministre chargé type de déchet.
de l’environnement.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1665

TITRE X : DES SUBSTANCES CHIMIQUES En cas de persistance, l’autorité compétente prend


POTENTIELLEMENT TOXIQUES toutes mesures exécutoires destinées à faire cesser
ET DES STUPEFIANTS le trouble.

Article 83 : L’importation, la production, la formu- Sont également interdits, les bruits incommodes
lation, le stockage, le commerce et l’utilisation des provenant :
substances chimiques potentiellement toxiques sont
soumis à une autorisation préalable du ministre - d’appareils avertisseurs à sons rauques et stri-
chargé de l’environnement, après avis des services dents de véhicules automobiles et motocycles ;
techniques du secteur concerné conformément à la - de moteurs de véhicules, de motocycles et
réglementation en vigueur. groupes électrogènes dépourvus d’un dispositif
silencieux efficace ;
Un décret en Conseil des ministres fixe les modalités - des sifflets, sirènes et appareils bruyants ;
de délivrance de l’autorisation prévue à l’alinéa ci- - des tapages nocturnes.
dessus.
L’interdiction, prévue à l’alinéa ci-dessus, ne s’applique
Article 84 : Les produits et substances chimiques pas, en tant que de besoin, aux ambulances, aux
nocifs et dangereux qui, en raison de leur toxicité, véhicules de la force publique en mission d’intervention
de leur radioactivité, de leur pouvoir de destruction et aux véhicules des pompes funèbres.
de l’environnement ou de leur concentration dans les
chaînes biologiques, présentent ou sont susceptibles Article 89 : Les aéronefs, aux fins de limitation des
de présenter un danger pour la santé humaine et nuisances, sauf pour les besoins de décollage ou d’at-
l’environnement lorsqu’ils sont produits, importés, terrissage ou de certaines manoeuvres, se maintien-
exportés, distribués, vendus, sur le territoire national nent à une hauteur de survol des zones urbaines,
ou évacués dans le milieu naturel, sont soumis à conformément aux règles de la navigation aérienne.
l’inspection, au contrôle et à la surveillance des
services compétents du ministère en charge de Article 90 : Toute personne physique ou morale
l’environnement. détenant des déchets solides ou liquides, qui émettent
des odeurs, prend toutes les mesures nécessaires
Article 85 : Sont interdites, l’importation, l’exportation, pour assurer la commodité du voisinage.
la fabrication, la formulation, la détention, la vente et
la distribution, même à titre gratuit, des substances Article 91 : Toute personne physique ou morale
chimiques n’ayant pas fait l’objet d’une homologation détenant des appareils ou des machines, qui émettent
au niveau national. des lumières de nature à perturber l’acuité visuelle,
prend toutes les mesures nécessaires pour en réduire
Le ministère en charge de l’environnement procède, l’intensité.
de concert avec les autres ministères compétents, à
l’homologation et à la révision de la liste des produits Un décret en Conseil des ministres fixe les normes
chimiques autorisés à l’importation, conformément à relatives aux nuisances.
la réglementation en vigueur.
Article 92 : Les stations émettrices des rayonnements
Article 86 : La production, l’importation, le commerce ionisants doivent émettre, au minimum, la charge
et l’utilisation des stupéfiants sont interdits, sauf au- d’électrosmog.
torisation expresse du ministre chargé de l’environne-
ment, après avis technique des services du secteur Un décret en Conseil des ministres fixe les valeurs
concerné. limites d’émission de la charge d’électrosmog, ainsi
que les lieux d’implantation des antennes relais.
Article 87 : Les modalités de gestion des polluants or-
ganiques persistants et autres produits de même na- TITRE XII : DE LA GESTION DURABLE DE LA
ture, ainsi que celle des substances qui appauvrissent BIODIVERSITE ET DE LA BIOSECURITE
la couche d’ozone sont fixées par voie réglementaire.
Article 93 : L’Etat définit la politique nationale et met
TITRE XI : DE LA GESTION DES NUISANCES en œuvre une stratégie en matière de gestion durable
de la biodiversité et de la biosécurité.
Article 88 : Sont interdits, même à l’intérieur des
propriétés, des habitations ou de leurs dépendances, Cette stratégie prend en compte la conservation et la
les émissions des bruits excessifs qui proviennent des gestion durable des tourbières.
aéronefs et avions supersoniques, des phonographes,
magnétophones, appareils de radiodiffusion et de Article 94 : L’Etat prend des mesures nécessaires
télévision, hauts parleurs, instruments de musique, pour assurer l’accès aux ressources biologiques
tirs d’artifice, pétards, armes à feu, carnavals, ainsi et génétiques et le partage juste et équitable des
que les travaux industriels, commerciaux ou ménagers bénéfices issus de leur exploitation, conformément
susceptibles de nuire à la santé de l’homme, de aux conventions internationales dûment ratifiées par
constituer une gêne excessive pour le voisinage ou de le Congo relatives au principe de souveraineté des
porter atteinte à l’environnement, sauf autorisation Etats à gérer leurs ressources naturelles.
expresse de l’autorité compétente.
1666 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Article 95 : Le ministère en charge de l’environnement, Article 102 : L’Etat met également en œuvre des me-
de concert avec les autres ministères concernés, sures domestiques de réduction des gaz à effet de
procède à un inventaire périodique des ressources serre générées par tous les secteurs d’activités, con-
biologiques. formément aux instruments juridiques internationaux
pertinents.
Article 96 : Le ministère en charge de l’environnement,
de concert avec les autres ministères concernés, veille, TITRE XIV : DES INSTRUMENTS DE GESTION
par application du principe de précaution et dans ET DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
leurs domaines d’attribution, à la mise en œuvre de
procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de Chapitre 1 : Des évaluations environnementales
mesures provisoires et proportionnées, afin de parer
au dommage lié à la biodiversité. Article 103 : Le ministère en charge de l’environnement,
de concert avec les autres ministères concernés,
Article 97 : L’administration en charge de l’environne- définit et met en œuvre la politique nationale en
ment veille, en collaboration avec les autres adminis- matière d’environnement.
trations compétentes, à l’utilisation des technologies
propres, non destructives des écosystèmes naturels et Les politiques, plans et programmes de développe-
leurs ressources biologiques et génétiques. ment sont soumis à l’évaluation environnementale
stratégique.
Article 98 : Les ressources génétiques, en particulier
celles détenues par les communautés locales et les Article 104 : Tout projet de développement so-
populations autochtones, sont protégées par l’Etat, cioéconomique en République du Congo, public ou
conformément aux dispositions du droit positif et aux privé, fait préalablement l’objet d’une étude d’impact
engagements internationaux pris par la République environnemental et social pour les installations de
du Congo en la matière. première classe ou d’une notice d’impact environne-
mental et social, pour les installations de deuxième
Article 99 : Les avantages découlant de l’utilisation classe.
des ressources génétiques, des applications qui en
découlent et de la commercialisation subséquente Un décret en Conseil des ministres détermine les
sont partagés de manière juste et équitable entre conditions et les modalités d’application de l’alinéa ci-
les parties qui fournissent lesdites ressources et les dessus.
parties qui les acquièrent.
Article 105 : Il est fait obligation à tout exploitant d’une
Les avantages découlant de l’utilisation des con- installation existante de première ou de deuxième
naissances traditionnelles associées aux ressources classe de procéder à un audit environnemental et
génétiques sont partagés de manière juste et équita- social des activités de ladite installation sur une base
ble avec les communautés concernées. régulière de cinq (5) ans.

Les modalités de partage des avantages prévus au Un arrêté du ministre chargé de l’environnement
présent article sont fixées par décret en Conseil des détermine les conditions et les modalités d’application
ministres. de l’alinéa ci-dessus.

TITRE XIII : DE LA LUTTE CONTRE Article 106 : Les évaluations environnementales sont
LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES réalisées par un cabinet conseil, un bureau d’études
agréé par le ministère en charge de l’environnement,
Article 100 : L’Etat définit et met en œuvre, dans selon les modalités fixées par un décret en Conseil
l’objectif d’un développement durable, la politique des ministres.
et les stratégies d’atténuation des émissions des
gaz à effet de serre et d’adaptation au changement Les évaluations environnementales sont réalisées
climatique, pour lutter contre ce phénomène. Ces à la charge du promoteur et soumises, par lui, au
stratégies sont sous-tendues par un plan climat. ministère en charge de l’environnement, qui lui délivre
un certificat de conformité environnementale, après
Ces stratégies concilient le développement économique, consultation des populations riveraines et validation
la protection et la mise en valeur de l’environnement, par une commission technique interministérielle.
le progrès social et la lutte contre la pauvreté.
Un arrêté du ministre chargé de l’environnement
Des textes réglementaires précisent les axes stratégiques détermine la composition et le fonctionnement de la
et leur cadre de mise en œuvre. commission technique interministérielle, prévue à
l’alinéa ci-dessus.
Article 101 : La stratégie nationale d’atténuation
prend en compte la réduction des émissions de gaz Article 107 : Tout projet ou toute activité suscepti-
à effet de serre, issues de la déforestation et de la ble d’avoir un impact transfrontalier, nécessite l’in-
dégradation des forêts, la gestion forestière durable, formation et la consultation des autorités des pays
l’accroissement, le suivi des stocks de carbone ainsi concernés.
que la conservation et la gestion durable des tourbières
et de la biodiversité.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1667

Chapitre 2 : Du fonds pour la diciaire, il est créé et rattaché au ministère en charge


protection de l’environnement de l’environnement un corps des agents assermentés
de l’environnement.
Article 108 : Les activités relatives à la gestion et la
protection de l’environnement sont financées par un Le corps des agents assermentés est chargé de :
fonds dénommé fonds pour la protection de l’envi-
ronnement. Ce fonds est destiné à financer les pro- - veiller à l’intégrité, au suivi et au contrôle de
grammes, les projets et activités relatifs à la protec- l’environnement ;
tion de l’environnement. - informer et sensibiliser le public sur la protec-
tion et la gestion durable de l’environnement ;
Article 109 : Les ressources du fonds pour la protection - lutter contre les atteintes à l’environnement, à
de l’environnement sont constituées par : la recherche et à la constatation des infractions,
à la législation et la réglementation relatives à
- la subvention annuelle de l’ Etat ; la gestion de l’environnement sur l’étendue du
- les produits des taxes et redevances envi- territoire national.
ronnementales ;
- les produits des amendes et pénalités envi- Un décret en Conseil des ministres détermine la com-
ronnementales ; position, les conditions d’organisation, de fonctionne-
- les concours financiers des institutions inter- ment du corps, le statut de ses agents ainsi que les
nationales, gouvernementales et non gouver- modalités de collaboration avec les secteurs concernés
nementales ; par l’environnement.
- les dons et legs.
Article 116 : A leur entrée en fonction, les agents du
Article 110 : Les opérations de recettes et de dépenses corps de l’environnement prêtent serment devant
du fonds pour la protection de l’environnement sont le tribunal de grande instance de la circonscription
prévues, autorisées, exécutées et contrôlées dans les administrative selon les modalités définies par voie
mêmes conditions que les opérations du budget de règlementaire.
l’ Etat.
La formule du serment des agents du corps de
l’environnement est la suivante :
Article 111 : Les dépenses du fonds pour la protection
de l’environnement sont exécutées par : « Je jure de respecter les lois de la République et de
les faire respecter par les autres citoyens et d’obéir
- l’administrateur des crédits, le ministre à mes chefs hiérarchiques en tout ce qu’ils me
chargé de l’environnement ; commandent dans le respect des lois et règlements du
- le comité de gestion ; service ; de garder strictement les secrets de service
- le directeur général ; et de me conduire, en tout, avec droiture, impartialité
- le comptable. et dignité comme un bon et loyal agent du corps de
l’environnement ».
Article 112 : Les modalités d’imposition et de
perception des taxes et redevances environnementales Le Président lit la formule et le comparant, à la barre,
sont fixées dans la loi de finances. découvert, la main droite nue et levée, dit : « Je le jure ».

Article 113 : Les modalités de répartition des recettes Ce serment n’est pas renouvelé en cas de changement
issues des amendes et pénalités de toute nature de résidence. Il est prêté par écrit, si les agents
prévue par la présente loi sont fixées par arrêté résident en dehors du siège du tribunal.
conjoint du ministre chargé de l’environnement et du
ministre chargé des finances. Article 117 : Les agents assermentés du corps de
l’environnement, dans l’accomplissement de leur
Un décret en Conseil des ministres fixe les modalités mission, ont notamment le droit de :
d’organisation et de fonctionnement du fonds pour la
protection de l’environnement. - pénétrer dans les enceintes des installations,
des bâtiments, des exploitations industrielles,
Chapitre 3 : Des structures techniques spécialisées minières, agricoles et commerciales ;
dans la gestion et la protection de l’environnement - inspecter les installations, les exploitations,
les ateliers, les aménagements, les carrières,
Article 114 : L’Etat et les collectivités locales s’appuient, les ouvrages, les machines, les véhicules, les
en tant que de besoin, sur les structures techniques appareils et les produits utilisés ou finis ;
spécialisées dans la gestion et la protection de l’envi- - accéder à tout document administratif ou tech-
ronnement, notamment pour le suivi et le contrôle de nique relatif au fonctionnement de l’installa-
la qualité de l’environnement, l’étude et la validation tion, de l’exploitation ou de l’entreprise ;
des projets éligibles aux fonds internationaux sur le - opérer des prélèvements, des mesures et des
changement climatique. relevés d’analyse requis.

Article 115 : Sans préjudice des prérogatives recon- A ce titre, ils procèdent aux constats, enquêtes,
nues au ministère public et aux officiers de police ju- perquisitions, confiscations et saisies, conformément
aux textes en vigueur et en dressent procès-verbal.
1668 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Article 118 : Dans l’exercice de leurs fonctions, les - les incinérations non réglementées des matières
agents assermentés du corps de l’environnement ou objets en plastique, pneus ou autres produits
peuvent faire recours à la force publique, par le biais synthétiques et toute substance chimique entrant
des autorités administratives compétentes et, selon dans la catégorie des polluants organiques
les cas, requérir la collaboration des agents d’autres persistants ;
administrations compétentes. - l’inobservation des normes en vigueur en matière
de gestion des déchets et des mesures visées
La force publique a l’obligation d’assister sur les lieux, aux articles 61, 69, 70 et 79 de la présente loi ;
les agents assermentés du corps de l’environnement, - l’importation ou la facilitation de l’importation
lorsqu’elle est requise pour les perquisitions ou des déchets ;
autres diligences nécessitées par l’enquête. Ils - la collecte, le transport, le stockage, le traite-
signent conjointement le procès-verbal de saisie ou de ment, le courtage, le commerce, l’exportation,
perquisition faite en leur présence. En cas de refus, la réexportation et le transit des déchets en
l’agent assermenté de l’environnement en fait mention l’absence d’une autorisation ;
au procès-verbal. - le défaut d’informations, l’information tardive,
l’information erronée ou l’insuffisance d’infor-
Une fiche de constat d’infraction dûment signée par mations prévues à l’article 58 de la présente
la personne contrôlée est annexée au procès-verbal. loi ;
- l’émission des bruits excessifs et tapages noc-
Les procès-verbaux d’infraction, ainsi dressés, font foi turnes, la réalisation des travaux ;
jusqu’à preuve de contraire. - les travaux industriels, commerciaux ou ménagers
susceptibles de nuire à la santé de l’homme, de
Article 119 : Un établissement public, dénommé constituer une gêne pour le voisinage ou de por-
agence nationale de l’environnement, est chargé d’as- ter atteinte à l’environnement, en l’absence d’une
sister le Gouvernement dans la mise en oeuvre de la autorisation telle que prévue à l’article 88 de la
politique nationale en matière d’environnement. présente loi ;
- les nuisances causées par le non-respect de la
TITRE XV : DES INFRACTIONS, DE LA hauteur de survol des zones urbaines, conformé-
CONSTATATION, DE LA TRANSACTION ment aux règles de la navigation aérienne ;
ET DES SANCTIONS - l’usage de pratique contaminant, polluant,
ou susceptible de contaminer, de polluer une
Chapitre 1 : Des infractions source ou plan d’eau à usage communautaire ;
- la réalisation d’un projet de développement so-
Article 120 : Constituent des infractions aux disposi- cioéconomique en l’absence d’une étude d’im-
tions de la présente loi : pact environnemental ou notice d’impact envi-
ronnemental ;
- l’importation et l’utilisation des véhicules - l’ouverture, l’extension, la modification substan-
et tous autres engins faisant l’objet d’une tielle ou le transfert d’une installation sans au-
interdiction ; torisation ;
- les feux de brousse ou incendies de broussaille, - l’ouverture d’une installation de première ou
la taille des bois ou autres végétaux dans les deuxième classe en l’absence d’une autorisation ;
aires protégées ; - l’ouverture, l’extension, la modification substan-
- l’abattage, la chasse, la capture de la faune tielle ou le transfert d’une installation de troisième
sauvage protégée, la destruction de l’habitat classe en l’absence d’une attestation ;
faunique, la destruction, la mutilation, l’arra- - l’inobservation de toutes autres obligations
chage, l’incinération de la flore protégée et l’ex- prévues par la présente loi.
ploitation des espèces protégées ;
- la production, l’importation, l’exportation, la Constitue également une infraction, l’entrave par
réexportation, la fabrication, la formulation, la toute personne physique ou morale assujettie
vente, la distribution et l’utilisation des pesti- aux dispositions de la présente loi, à l’exercice des
cides et engrais agricoles ou produits chimiques fonctions des agents assermentés de l’environnement.
en l’absence d’une autorisation ;
- les déversements, écoulements, rejets, dépôts Chapitre 2 : De la constatation
directs ou indirects de substances de toute
nature susceptibles de porter atteinte à Article 121 : La constatation des infractions prévues
l’environnement ; par la présente loi est effectuée dans le respect des
- l’émission des polluants de toute nature, principes du contradictoire.
notamment les fumées, poussières, buées, gaz
toxiques ou corrosifs ; Les infractions sont constatées sur la base d’un
- l’absence de lieux d’aisance salubres et contrôle sur pièces ou sur les lieux.
convenables au sein d’une habitation, d’un
établissement administratif, artisanal ou Une notification est adressée à la personne contrôlée.
commercial ;
- l’inobservation de l’obligation d’entretien de Article 122 : Dans l’exercice de leurs fonctions, les
la devanture, la concession et la clôture d’un agents assermentés du corps de l’environnement
logement ;
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1669

peuvent faire recours à la force publique, par le biais montants de la transaction sont inférieurs à
des autorités administratives compétentes et, selon 5 000 000 de francs CFA ;
les cas, requérir la collaboration des agents d’autres - le directeur général de l’environnement,
administrations compétentes. pour les infractions dont les montants de la
transaction sont compris entre 5 000 000 de
La force publique a l’obligation d’assister sur les francs CFA et 10 000 000 de francs CFA
lieux, les agents assermentés de l’administration - le ministre chargé de l’environnement, pour les
de l’environnement, lorsqu’elle est requise pour les infractions dont les montants de la transaction
perquisitions ou autres diligences nécessitées par sont supérieurs à 10 000 000 de francs CFA.
l’enquête. Ils signent conjointement le procès-verbal
de saisie ou de perquisition faite en leur présence. En Le montant de la transaction doit être compris entre
cas de refus, l’agent assermenté de l’environnement le minimum et le maximum de l’amende prévue par la
en fait mention au procès-verbal. présente loi pour le type d’infraction constatée.

Une fiche de constat d’infraction dûment signée par Article 127 : La mise en œuvre de la procédure de
la personne contrôlée est annexée au procès-verbal. transaction tient en état l’action publique.

Les procès-verbaux d’infraction, ainsi dressés, font foi En cas d’inexécution du procès-verbal de transaction
jusqu’à preuve de contraire. par la personne contrôlée, la procédure judiciaire est
engagée.
Article 123 : La personne contrôlée dispose d’un délai
de trente (30) jours à compter de la date d’établisse- Chapitre 4 : Des sanctions
ment du procès-verbal, et au plus tard dans les trente
(30) jours suivant la date de réception de la notifica- Article 128 : Les sanctions sont mises en œuvre sur
tion visée à l’alinéa ci-dessus, pour fournir des expli- la base d’une notification préalablement adressée à la
cations ou des justificatifs. personne contrôlée.

A l’expiration de ce délai, ou dans le cas où la réponse Article 129 : Toute personne physique ou morale
écrite de la personne contrôlée ne permet pas de stockant, transportant ou utilisant des hydrocarbures
remettre en cause les infractions relevées, l’administra- ou des substances nocives et dangereuses, tout
tion en charge de l’environnement confirme les sanc- exploitant d’une installation classée, même en cas de
tions infligées en la mettant en demeure de procéder présomption de faute, répare le dommage corporel ou
au paiement des sommes dues dans un délai de trente matériel directement ou indirectement causé dans le
(30) jours à compter de la date de réception du cour- cadre de l’exercice de ses activités.
rier de confirmation.
Sans préjudice des sanctions visées à l’alinéa ci-
Au-delà de cette échéance, une majoration de vingt- dessus, la violation des dispositions de la présente loi
cinq pour cent est faite sur la somme due. donne lieu à l’application des sanctions pénales.

En cas de non-paiement, l’administration de l’envi- Article 130 : Est punie d’une amende de 100 000
ronnement procède au recouvrement forcé des som- francs CFA à 5 000 000 de francs CFA, toute personne
mes dues ou, le cas échéant, à la saisie conservatoire physique ou morale assujettie aux dispositions de la
ou à la fermeture de l’établissement. présente loi, qui fait entrave à l’exercice des fonctions
des agents assermentés du corps de l’environnement.
Chapitre 3 : De la transaction
Article 131 : Est puni d’une amende de 100 000
Article 124 : L’auteur d’une infraction aux dispositions francs CFA à 10 000 000 de francs CFA, quiconque
de la présente loi et des textes pris pour son application utilise les engins ou véhicules susceptibles de porter
et contre lequel un procès-verbal est établi, peut atteinte à la qualité et à l’équilibre de l’environnement,
solliciter le bénéfice d’une transaction auprès du notamment, qui émettent des fumées ou des gaz
ministère en charge de l’environnement. toxiques susceptibles d’incommoder la population et
de nuire à la santé humaine et à l’environnement.
Le bénéfice de la transaction est écarté en cas de
récidive. Article 132 : Est passible d’un emprisonnement de
trois à douze mois et d’une amende de 5 000 000 de
Article 125 : La demande de transaction est soumise francs CFA à 10 000 000 de francs CFA, quiconque
au ministère en charge de l’environnement qui fixe, en procède à la production, l’importation, l’exportation, la
cas d’acceptation, le montant y relatif conformément réexportation, la vente, la distribution et l’utilisation
aux dispositions de la présente loi et des textes pris des pesticides et engrais agricoles ou produits
pour son application. chimiques non autorisés.

Article 126 : Sont autorisés à transiger : Article 133 : Est puni d’un emprisonnement de six
mois à cinq ans et d’une amende de 10 000 000
- les directeurs départementaux de l’envi- de francs CFA à 100 000 000 de francs CFA ou
ronnement, pour les infractions dont les l’une de ces deux peines seulement, tout auteur de
1670 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

déversements, écoulements, rejets, dépôts directs ou Article 141 : Est punie d’une amende de 50 000 francs
indirects de toutes substances solides, liquides ou CFA à 5 000 000 de francs CFA ainsi que d’une saisie
gazeux susceptibles de dégrader la qualité des eaux éventuelle de son matériel, toute personne physique
sous juridiction congolaise. ou toute personne morale publique ou privée qui émet
des bruits excessifs et tapages nocturnes, réalise
Article 134 : Est passible d’une amende de 50 000 francs des travaux industriels, commerciaux ou ménagers
CFA à 10 000 000 de francs CFA, tout propriétaire susceptibles de nuire à la santé humaine, de constituer
d’une habitation, tout exploitant d’un établissement une gêne pour le voisinage ou de porter atteinte à
artisanal, agricole, commercial, minier et industriel qui l’environnement, en l’absence d’une autorisation ;
émet au-delà des seuils fixés par la réglementation en
vigueur, des polluants de toute nature, notamment les Article 142 : Est punie d’une amende de 1000 000 de
fumées, poussières, buées, gaz toxiques ou corrosifs francs CFA à 5 000 000 de francs CFA, tout propriétaire
susceptibles de nuire à la santé et à l’environnement. d’aéronef qui cause des nuisances par le non-respect de
la hauteur de survol des zones urbaines, conformément
Article 135 : Est passible d’une amende de 10 000 aux règles de la navigation aérienne.
francs CFA à 250 000 francs CFA, tout propriétaire
d’une habitation, tout exploitant d’un établissement Article 143 : Est passible d’une amende de 5 000 000
administratif, artisanal ou commercial dépourvu de de francs CFA à 50 000 000 de francs CFA, quiconque
lieux d’aisance salubres et convenables. occasionne la contamination ou la pollution d’une
source ou plan d’eau à usage communautaire ou aura
Cette peine est également applicable à tout propriétaire fait usage de pratiques susceptibles de les contaminer
ou habitant d’un logement n’ayant pas satisfait à ou de les polluer.
l’obligation de mettre en état de propreté, la devanture,
la concession et la clôture dont il a la charge. Article 144 : Est punie d’une amende de 10 000 000 de
francs CFA à 20 000 000 de francs CFA, quiconque aura
Article 136 : Est passible d’une amende de 10 000 réalisé un projet de développement socioéconomique
francs CFA à 1 000 000 de francs CFA, quiconque en l’absence d’une étude d’impact environnemental et
procède à des incinérations non réglementées des social ou d’une notice d’impact environnemental ;
matières ou objets en plastique, pneus ou autres
produits synthétiques et toute substance chimique Article 145 : Est punie d’une amende de 50 000 francs
entrant dans la catégorie des polluants organiques CFA à 2 000 000 de francs CFA, toute personne
persistants. physique ou morale exploitant une installation de
troisième classe en l’absence d’une attestation.
Article 137 : Est passible d’une amende de 500 000
francs CFA à 2 000 000 de francs CFA, quiconque Article 146 : Est punie d’un emprisonnement d’un à
dépose, stocke, enfouit des déchets ou les abandonne deux ans et d’une amende de 50 000 000 de francs
dans des conditions favorisant le développement des CFA à 1 000 000 000 de francs CFA, tout capitaine
vecteurs des maladies. ou exploitant d’une unité de navigation, d’un site
de production d’hydrocarbures qui cause, soit par
Article 138 : Est punie d’un emprisonnement de cinq négligence, soit par imprudence ou inobservation des
à dix ans et d’une amende de 50 000 000 de francs règlements, une pollution dans les eaux maritimes ou
CFA à 300 000 000 de francs CFA, toute personne continentales par le rejet d’hydrocarbures, de leurs
physique ou tout dirigeant d’une société publique ou dérivés ou de toute autre substance nocive.
privée qui :
Article 147 : Est punie d’une amende de 250 000 francs
- importe, fait importer, facilite l’importation CFA à 10 000 000 de francs CFA, toute personne
des déchets ; physique ou morale exerçant l’activité de collecte, de
- exporte, réexporte, facilite l’exportation, la transport, de stockage, de traitement, de courtage, de
réexportation ou fait transiter des déchets commerce, d’exportation, de réexportation, de transit
dangereux, sans autorisation. des déchets, toute personne physique ou morale
propriétaire ou exploitant une installation classée
Article 139 : Est punie d’une amende de 25 000 000 de première ou deuxième classe, en l’absence d’une
de francs CFA à 100 000 000 de francs CFA, tout autorisation ;
exploitant d’une installation classée qui produit des
déchets dangereux, n’ayant pas pris des mesures pour Article 148 : Est passible d’une peine de dix à
une gestion écologiquement rationnelle de ceux-ci. vingt ans de réclusion criminelle et d’une amende de
300 000 000 de francs CFA à 500 000 000 de francs
Article 140 : Est passible d’une amende de 5 000 000 CFA, toute personne physique ou dirigeant d’une société
de francs CFA à 10 000 000 de francs CFA, tout ges- qui importe, fait importer ou tente d’importer ou de faire
tionnaire ou toute personne se livrant à des opérations importer, facilite ou tente de faciliter l’importation des
de courtage ou de négoce de déchets dangereux qui déchets nucléaires et d’autres déchets de même nature.
ne fournit pas à l’administration de l’environnement
toutes les informations concernant l’origine, la nature, Article 149 : Est passible d’un emprisonnement de
les caractéristiques, les quantités, la destination et les cinq à dix ans et d’une amende de 5 000 000 de francs
modalités d’élimination desdits déchets conformément CFA à 10 000 000 de francs CFA, le producteur ou le
à l’article 58 de la présente loi.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1671

gestionnaire des déchets, lorsqu’il est prouvé qu’à un Le ministre de l’intérieur, de la décentralisation
moment quelconque, la description desdits déchets et du développement local,
dans les documents ne correspond pas avec leur
véritable nature. Raymond Zéphirin MBOULOU

Article 150 : Les infractions portant sur la protection La ministre de l’enseignement supérieur, de la
de la faune et de la flore sont réprimées conformément recherche scientifique et de l’innovation technologique,
aux dispositions des textes en vigueur en la matière.
Delphine Edith EMMANUEL ADOUKI
TITRE XVI : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
Le ministre de l’économie et des finances,
Article 151 : Les modalités d’intervention de l’Etat
et des collectivités locales dans la gestion durable Jean-Baptiste ONDAYE
de l’environnement sont déterminées par décret en
Conseil des ministres. Le ministre de la santé et de la population,

Article 152 : L’Etat et les collectivités locales, avec l’appui Gilbert MOKOKI
des organismes intergouvernementaux, des organisa-
tions non gouvernementales et des entreprises publiques
et privées sont garants de l’éducation environnementale
envers l’ensemble des citoyens.

Article 153 : Les organisations communautaires et - DECRETS ET ARRETES -


de la société civile œuvrant dans la protection de
l’environnement, ayant constaté une atteinte à un A - TEXTES GENERAUX
droit, peuvent former un recours devant une instance
juridictionnelle ou un autre organe indépendant et MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE,
impartial établi par la loi pour contester la légalité, DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
quant au fond ou à la procédure, des décisions, actes
ou omissions. NOMINATION

Article 154 : Toute personne physique ou morale Arrêté n° 14531 du 14 novembre 2023
répare les dommages qu’elle cause à l’environnement portant nomination des membres de la commission
et à la santé humaine, dans les conditions définies mixte chargée de la négociation de la convention
par la loi. collective spécifique aux sociétés de catering pétrolier

Article 155 : La présente loi, qui abroge toutes Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique,
dispositions antérieures contraires, notamment la du travail et de la sécurité sociale,
loi n° 003/91 du 23 avril 1991 sur la protection de
l’environnement, sera publiée au Journal officiel et Vu la Constitution ;
exécutée comme loi de l’Etat. Vu la loi n° 45/75 du 15 mars 1975 instituant un
code du travail en République populaire du Congo ;
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023 Vu la loi n° 6-96 du 6 mars 1996 modifiant et
complétant certaines dispositions de la loi n° 45/75
Par le Président de la République, du 15 mars 1975 ;
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant
Denis SASSOU-N’GUESSO nomination du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
Le Premier ministre, chef du Gouvernement, portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2021-326 du 6 juillet 2021 relatif aux
Anatole Collinet MAKOSSO attributions du ministre de la fonction publique, du
travail et de la sécurité sociale ;
La ministre de l’environnement, du développement
durable et du bassin du Congo, Arrête :

Arlette SOUDAN-NONAULT Article premier : Le présent arrêté fixe, conformément


à l’article 55 de la loi n° 45/75 du 15 mars 1975
La ministre de l’économie forestière, susvisée, la cornpositiorn de la commission mixte
paritaire chargée de négocier la convention collective
Rosalie MATONDO spécifique aux sociétés de catering pétrolier.

Le garde des sceaux, ministre de la justice, Arlcle 2 : La commission mixte paritaire chargée
des droits humains et de la promotion des de négocier la convention collective spécifique aux
peuples autochtones, sociétés de catering pétrolier est composée ainsi qu’il
suit :
Aimé Ange Wilfrid BININGA
1672 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

président : le directeur départemental du travail du - huit représentants des syndicats d’employeurs,


Kouilou et de Pointe-Noire ou son représentant. dont quatre titulaires et quatre suppléants.

membres : Article 3 : La commission mixte paritaire se réunit sur


- huit représentants des syndicats des travailleurs, convocation de son président.
dont quatre titulaires et quatre suppléants ;
- huit représentants, des syndicats d’employeurs, Article 4 : Les syndicats des employeurs et les syndicats
dont quatre titulaires et quatre suppléants. des travailleurs membres de ladite commission commu-
niquent au président de ta commission, quarante huit
Article 3 : La commission mixte paritaire se réunit sur heures avant l’ouverture des négociations, les noms et
convocation de son président. prénoms de leurs représentants.

Article 4 : Les syndicats des employeurs et les syndicats Article 5 : Le présent arrêté sera enregistré et publié
des travailleurs membres de ladite commission commu- au Journal officiel de la République du Congo.
niquent au président de la commission, quarante-huit
heures avant l’ouverture des négociations, les noms et Fait à Brazzaville, le 14 novembre 2023
prénoms de leurs représentants.
Firmin AYESSA
Article 5 : Le présent arrêté sera enregistré et publié
au Journal officiel de la République du Congo. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT,
DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Fait à Brazzaville, le 14 novembre 2023 ET DU BASSIN DU CONGO

Firmin AYESSA Décret n° 2023-1756 du 17 novembre 2023


portant organisation du ministère de l’environnement,
Arrêté n° 14532 du 14 novembre 2023 du développement durable et du bassin du Congo
portant nomination des membres de la commission
mixte chargée de la révision de la grille salariale de la Le Président de la République,
convention collective de la société de raffinage
Vu la Constitution ;
Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, Vu le décret n° 99-149 du 23 août 1999 portant
du travail et de la sécurité sociale, organisation et fonctionnement du fonds pour la
protection de l’environnement ;
Vu la Constitution ; Vu le décret n° 2009-233 du 1er août 2009 fixant
Vu la loi n° 45/75 du 15 mars 1975 instituant un la réorganisation de la direction des études et de la
code du travail en République populaire du Congo ; planification au sein des ministères ;
Vu la loi n° 6-96 du 6 mars 1996 modifiant et Vu le décret n° 2010-76 du 2 février 2010 portant
complétant certaines dispositions de la loi n° 45/75 attributions et organisation de la direction générale
du 15 mars 1975 ; du développement durable ;
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nomi- Vu le décret n° 2010-77 du 2 février 2010 portant
nation du Premier ministre, chef du Gouvernement ; attributions et organisation de la direction générale
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022 de l’environnement ;
portant nomination des membres du Gouvernement ; Vu le décret n° 2013-186 du 10 mai 2013 portant
Vu le décret n’ 2021-326 du 6 juillet 2021 relatif aux attributions et organisation de l’inspection générale
attributions du ministre de la fonction publique, du de l’environnement ;
travail et de la sécurité sociale, Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nomi-
nation du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
Arrête : Vu le décret n° 2021-338 du 6 juillet 2021 relatif
aux attributions du ministre de l’environnement, du
Article premier : Le présent arrêté fixe, conformément développement durable et du bassin du Congo ;
à l’article 55 de la loi n° 45/75 du 15 mars 1975 Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
susvisée, la composition de la commission mixte portant nomination des membres du Gouvernement,
paritaire chargée de la révision de la grille salariale
de la convention collective de la société de raffinage. Décrète :

Article 2 : La commission mixte paritaire chargée TITRE I : DE L’ORGANISATION


de la révision de la grille salariale de la convention
collective de la société de raffinage est composée ainsi Article premier : Le ministère de l’environnement,
qu’il suit : du développement durable et du bassin du Congo
comprend :
président : le directeur départemental du travail du
Kouilou et de Pointe-Noire ou son représentant. - le cabinet ;
- les structures rattachées au cabinet ;
membres : - l’inspection générale ;
- huit représentants des syndicats des travailleurs, - les directions générales.
dont quatre titulaires et quatre suppléants ;
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1673

Chapitre 1 : Du cabinet - le service de la coopération bilatérale ;


- le service de la coopération multilatérale.
Article 2 : Placé sous l’autorité d’un directeur, le
cabinet est l’organe de conception, de coordination, Section 3 : De la direction des systèmes
d’animation et de contrôle qui assiste le ministre dans d’information et de la communication
son action.
Article 7 : La direction des systèmes d’information
Il est chargé de régler, au nom du ministre et par et de la communication est dirigée et animée par un
délégation, les questions politiques, administratives directeur.
et techniques relevant du ministère.
Elle est chargée, notamment, de :
La composition du cabinet et les modalités de nomi-
nation de ses membres sont définies par la réglemen- - élaborer et suivre les schémas directeurs de
tation en vigueur. l’informatisation du ministère ;
- appuyer techniquement les services centraux
Chapitre 2 : Des structures rattachées au cabinet en matière de digitalisation ;
- assister les directions dans l’utilisation des
Article 3 : Les structures rattachées au cabinet sont : technologies de l’information et de la commu-
nication ;
- la direction des études et de la planification ; - harmoniser et rentabiliser les ressources
- la direction de la coopération ; informatiques ;
- la direction des systèmes d’information et de - assurer la maintenance du parc informatique
la communication ; et veiller à la connectivité internet ;
- la direction du fonds pour la protection de - animer le site web et les plateformes numériques
l’environnement ; du ministère ;
- la cellule de gestion des marchés publics. - assurer, pour le compte du ministère, le suivi
du projet intranet gouvernemental ;
Section 1 : De la direction des études - élaborer le plan annuel de communication
et de la planification digitale et veiller au marketing digital ;
- gérer les relations avec la presse et assurer les
Article 4 : La direction des études et de la planification publications pour le compte du ministère ;
est régie par des textes spécifiques. - concevoir et mettre en œuvre, en collaboration
avec les structures concernées, les plans
Section 2 : De la direction de la coopération annuels de communication ;
- gérer l’information et les relations publiques ;
Article 5 : La direction de la coopération est dirigée et - participer à la production et à la diffusion
animée par un directeur. Elle est chargée, notamment, des émissions, des programmes et des
de : documents audiovisuels dans le domaine de
sa compétence.
- participer à l’élaboration de la politique de
coopération en matière de préservation de Article 8 : La direction des systèmes d’information et
l’environnement, de développement durable et de la communication comprend :
bassin du Congo ;
- promouvoir la coopération régionale, sous- - le service de la communication ;
régionale et internationale en matière de préser- - le service de l’exploitation ;
vation de l’environnement, de développement - le service de la maintenance.
durable et bassin du Congo ;
- participer aux travaux des commissions mixtes ; Section 4 : De la direction du fonds pour
- veiller à l’application des conventions, des la protection de l’environnement
protocoles d’accord et des contrats ;
- participer aux conférences et aux séminaires Article 9 : La direction du fonds pour la protection
internationaux relatifs à la préservation de de l’environnement est dirigée et animée par un
l’environnement, au développement durable directeur.
et au bassin du Congo ;
- promouvoir la coopération avec les organismes Elle est chargée, notamment, de :
intergouvernementaux d’information et de
coopération en matière de préservation de - préparer et exécuter le budget du fonds pour
l’environnement, de développement durable et la protection de l’environnement ;
bassin du Congo ; - veiller au respect de la répartition des
- promouvoir la coopération avec les organisa- recettes au profit des différents bénéficiaires
tions non gouvernementales nationales et in- conformément aux décisions du comité de
ternationales en matière de gestion et de conser- gestion ;
vation de la nature. - suivre le recouvrement des recettes ;
- suivre l’encaissement des recettes par le trésor
Article 6 : La direction de la coopération comprend : public ;
1674 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

- suivre l’affectation des recettes au fonds pour La ministre de l’environnement, du


la protection de l’environnement par le trésor développement durable et du bassin
public ; du Congo,
- préparer les réunions du comité de gestion du
fonds ; Arlette SOUDAN-NONAULT
- exécuter les délibérations du comité de gestion ;
- élaborer les procès-verbaux des réunions du Le ministre de l’économie et des finances,
comité de gestion ;
- préparer le compte administratif et de gestion ; Jean-Baptiste ONDAYE
- participer à l’élaboration des programmes
d’activités et du budget de l’administration ; Le ministre du budget, des comptes
- veiller à la conformité des dépenses. publics et du portefeuille public,

Article 10 : La direction du fonds pour la protection de Ludovic NGATSE


l’environnement comprend :
MINISTERE DE L’ECONOMIE FORESTIERE
- le service de la programmation ;
- le service de la comptabilité. Décret n° 2023-1755 du 17 novembre 2023
portant création, attributions, organisation et fonctionne-
Section 5 : De la cellule de gestion ment du bureau national de l’accord de Lusaka
des marchés publics
Le Président de la République,
Article 11 : La cellule de gestion des marchés publics
est régie par des textes spécifiques. Vu la Constitution ;
Vu l’Acte final de l’accord de Lusaka sur les opérations
Chapitre 3 : De l’inspection générale concertées de coercition visant le commerce illicite de
la faune et de la flore sauvages signé le 8 septembre
Article 12 : L’inspection générale, dénommée inspec- 1994 en Zambie ;
tion générale des services de l’environnement, du Vu la loi n° 48-83 du 21 avril 1983 définissant les
développement durable et du bassin du Congo, est conditions de conservation et d’exploitation de la
régie par des textes spécifiques. faune sauvage ;
Vu la loi n° 003-91 du 23 avril 1991 sur la protection
Chapitre 4 : Des directions générales de l’environnement ;
Vu la loi n° 32-96 du 22 coût 1996 autorisant l’adhésion
Article 13 : Les directions générales, régies par des du Congo à l’accord de Lusaka sur les opérations
textes spécifiques, sont : concertées de coercition visant le commerce illicite de
la faune et de la flore sauvages ;
- la direction générale de l’environnement ; Vu la loi n° 16-2000 du 20 novembre 2000 portant
- la direction générale du développement durable ; code forestier ;
- la direction générale du bassin du Congo. Vu la loi n° 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la
faune et les aires protégées ;
TITRE II : DISPOSITIONS Vu la loi n° 74-2022 du 16 août 2022 portant loi
DIVERSES ET FINALES d’orientation sur le développement durable ;
Vu le décret n° 85-879 du 6 juillet 1985 portant
Article 14 : Les attributions et l’organisation des application de la loi n° 48/83 du 21 avril 1983
services et des bureaux à créer, en tant que de besoin, susvisée ;
sont fixées par arrêté du ministre. Vu le décret n° 86-775 du 7 juin 1966 rendant
obligatoires les études d’impacts sur l’environnement ;
Article 15 : Chaque direction centrale dispose d’un Vu le décret n° 98-175 du 12 mai 1998 portant
secrétariat dirigé et animé par un secrétaire qui a attributions et organisation de la direction générale
rang de chef de bureau. de l’économie forestière ;
Vu le décret n° 2002-433 du 31 décembre 2002
Article 16 : Le présent décret, qui abroge toutes portant organisation et fonctionnement du corps des
dispositions antérieurs contraires, sera enregistré et agents des eaux et forêts ;
publié au Journal officiel de la République du Congo. Vu le décret n° 2002-434 du 3 décembre 2002 portant
organisation et fonctionnement du fonds forestier ;
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023 Vu le décret n° 2010-74 du 2 février 2010 portant
organisation du ministère du développement durable,
Par le Président de la République, de l’économie forestière et de l’environnement ;
Vu le décret n° 2010-75 au 2 février 2010 portant
Denis SASSOU-N’GUESSO attributions et organisation de l’inspection générale
des services du développement durable, de l’économie
Le Premier ministre, chef du Gouvernement, forestière et de l’environnement ;
Vu le décret n° 2015-261 du 27 février 2015 portant
Anatole Collinet MAKOSSO création, organisation et fonctionnement du comité
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1675

de lutte contre le braconnage et le commerce illicite - promouvoir les actions de sensibilisation, de vul-
des espèces de la faune et de la flore sauvages ; garisation et d’information du public visant une
Vu le décret n° 2017-409 du 10 octobre 2017 relatif prise de conscience nationale sur la probléma-
aux attributions du ministre de l’économie forestière ; tique de gestion durable des ressources fauniques
Vu le décret n° 2021-300 du 10 octobre 2021 portant et floristiques ;
nomination du Premier ministre, chef du Gouvernement ; - promouvoir des échanges d’expériences avec
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022 d’autres institutions spécialisées dans la lutte
portant nomination des membres du Gouvernement, contre la criminalité environnementale ;
- entretenir des relations privilégiées avec les
Décrète : projets de conservation dans le cadre de la
collecte des données et de la lutte contre le
TITRE I : DE LA CREATION commerce illicite de la faune et de la flore
sauvages ;
Article premier : Il est créé, en application de l’article - veiller à la formation des cadres en matière
6 alinéa 1.a de l’accord de Lusaka susvisé, un bureau de recherche et de collecte des données sur
national de l’accord de Lusaka. le commerce illicite de la faune et de la flore
sauvages ;
Article 2 : Le bureau national de l’accord de Lusaka - gérer les ressources humaines ;
est rattaché au cabinet du ministre chargé des forêts - créer et gérer une base de données sur le
et de la faune. commerce illicite de la faune et de la flore
sauvages.
TITRE II : DES ATTRIBUTIONS
TITRE III : DE L’ORGANISATION
Article 3 : Le bureau national de l’accord de Lusaka
est une institution spécialisée dans les actions d’en- Article 4 : Le bureau national de l’accord de Lusaka
quêtes et de renseignements relatives à la criminalité est dirigé et animé par un directeur.
environnementale en général, le commerce illicite de
la faune et de la flore sauvages en particulier. Ses ac- Article 5 : Le bureau national de l’accord de Lusaka,
tivités contribuent au renforcement de l’application de outre le secrétariat, comprend :
la réglementation nationale et la mise en œuvre des
accords et conventions internationaux en matière de - la division criminalité environnementale ;
faune et de flore sauvages dont le Congo est signa- - la division sensibilisation et éducation envi-
taire. ronnementale ;
- la division administration, finances et matériel ;
A ce titre, il est chargé, notamment, de : - les antennes départementales.

- faciliter la mise en œuvre de l’accord de Lusaka Chapitre 1 : Du secrétariat


au Congo ;
- assurer une liaison permanente entre l’adminis- Article 6 : Le secrétariat est dirigé et animé par un
tration forestière congolaise et l’équipe spéciale secrétaire qui a rang de chef de bureau.
de l’accord de Lusaka basée à Nairobi, au Kenya ;
- veiller au paiement régulier des contributions Il est chargé, notamment, de :
du Congo à l’équipe spéciale de l’accord de
Lusaka ; - réceptionner et expédier le courrier ;
- communiquer à l’équipe spéciale de l’accord - analyser sommairement les correspondances
de Lusaka et recevoir de celle-ci, toutes les et autres documents administratifs ;
informations sur le commerce illicite de la - saisir et reprographier les correspondances et
faune et de la flore sauvages ; autres documents administratifs ;
- coordonner avec l’équipe spéciale et les autres - et, d’une manière générale, exécuter toute
institutions spécialisées mandatées à cet effet, autre tâche qui peut lui être confiée.
les enquêtes portant sur le commerce illicite
de la faune et de la flore sauvages ; Chapitre 2 : De la division criminalité
- organiser et réaliser les opérations de terrain environnementale
d’application de la loi incluant le suivi, le
contrôle et la collecte de l’information criminelle Article 7 : La division criminalité environnementale
ainsi que la répression des actes de commerce est dirigée et animée par un agent de renseignement
illicite de la faune et de la flore sauvages ; qui a rang de chef de service.
- entreprendre conjointement avec l’équipe spé-
ciale des activités/opérations transfrontalières Elle est chargée, notamment, de :
d’application de la loi en collaboration avec les - développer le réseau national d’informateurs
agences spécialisées dans les Etats voisins du et d’information ;
Congo ; - traiter l’information reçue des sections placées
- veiller au bon suivi des dossiers de justice sous son autorité ;
relatifs au commerce illicite de la faune et de - assurer le suivi et la collecte des informations
la flore sauvages ; sur le commerce international des spécimens
1676 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

vivants, produits et sous produits de la faune - élaborer le planning des départs en congé du
et de la flore sauvages ; personnel ;
- gérer la base de données centrale sur le - assurer la comptabilité analytique et générale ;
commerce illicite des produits de la faune et - assurer la gestion du patrimoine du bureau
de la flore sauvages ; national ;
- programmer et superviser les missions de - préparer les rapports financiers ;
terrain à réaliser par ses sections ; - assurer la gestion des archives et de la docu-
- maintenir un contact permanent avec les mentation du bureau national ;
autres institutions spécialisées, dont le bureau - rechercher les financements additionnels des
central national interpol, les services de activités du bureau national et en assurer la
contrôle des exportations et importations basés gestion ;
aux frontières, les projets de conservation et - préparer les éléments des rapports techniques ;
les structures nationales chargées d’appliquer - réaliser toute autre tâche qui peut lui être
les lois sur la faune et la flore sauvages ; confiée par le directeur.
- exploiter les rapports et les dossiers techniques ;
- préparer les éléments des rapports techniques ; Article 12 : La division administration, finances et
- réaliser toute autre tâche qui peut lui être matériel comprend :
confiée par le directeur.
- la section administration et finances ;
Article 8 : La division criminalité environnementale - la section matériel et équipements.
comprend :
Chapitre 5 : Des antennes départementales
- la section renseignements ;
- la section enquêtes et répression ; Article 13 : Les antennes départementales sont les
- la section communication. unités de base et de proximité des activités du bureau
national de l’accord de Lusaka. Elles sont installées en
Chapitre 3 : De la division sensibilisation fonction des besoins et des activités à mener partout
et éducation environnementale sur le territoire national.

Article 9 : La division sensibilisation et éducation Article 14 : Chaque antenne départementale est


environnementale est dirigée et animée par un agent dirigée et animée par un chef d’antenne qui a rang de
vulgarisateur principal qui a rang de chef de service. chef de bureau.

Elle est chargé, notamment, de : L’antenne départementale est chargée, notamment,


de :
- identifier les couches et cibles vulnérables
et définir leurs besoins en sensibilisation et - assurer la collecte et la gestion permanente de
éducation environnementale ; l’information relative au commerce illicite des
- concevoir et exécuter les programmes de sen- spécimens vivants et des produits de la faune
sibilisation et d’éducation environnementale ; et de la flore sauvages ;
- concevoir et produire les supports de sensibili- - entretenir un échange permanent d’informa-
sation et d’éducation environnementale ; tions avec le bureau national ;
- préparer les éléments des rapports techniques ; - entretenir une collaboration permanente avec
- réaliser toute autre tâche qui peut lui être les directions départementales de l’économie
confiée par le directeur. forestière ainsi que les aires protégées ;
- fournir régulièrement des rapports d’activités
Article 10 : La division sensibilisation et éducation au bureau national ;
environnementale comprend : - gérer la caisse d’avance relative aux activités
de renseignements ;
- la section sensibilisation ; - préparer les éléments des rapports techniques ;
- la section éducation. - réaliser toute autre tâche qui peut lui être
confiée par le directeur.
Chapitre 4 : De la division
administration, finances et matériel TITRE IV : DU FONCTIONNEMENT

Article 11 : La division administration, finances et Article 15 : Le bureau national de l’accord de Lusaka


matériel est dirigée et animée par un chef de service. entretient des relations multiformes avec l’équipe spé-
ciale de l’accord de Lusaka et toutes les autres insti-
Elle est chargée, notamment, de : tutions spécialisées, impliquées dans le renforcement
- gérer les dossiers relatifs aux ressources de l’application de la réglementation en matière de
humaines et financières ; gestion de la faune et de la flore sauvages.
- élaborer et exécuter les budgets annuels ;
- assurer le suivi des transferts de fonds rela- Une assistance diversifiée peut lui être assurée
tifs aux contributions annuelles du Congo à sous forme de dons, d’appui technique, financier et
l’équipe spéciale de l’accord de Lusaka; matériel.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1677

Article 16 : Le bureau national de l’accord de Lusaka MINISTERE DES POSTES, DES


rend compte de ses activités au ministre chargé des TELECOMMUNICATIONS ET DE L’ECONOMIE
forêts, avec une copie à l’équipe spéciale de l’accord NUMERIQUE
de Lusaka.
Arrêté n° 14943 du 17 novembre 2023
Article 17 : Les chefs d’antenne départementale fixant les attributions et l’organisation des services
rendent compte de leurs activités exclusivement au et des bureaux de la direction des études et de la
directeur du bureau national de l’accord de Lusaka. planification

TITRE V : DISPOSITIONS Le ministre des postes, des télécommunications


DIVERSES ET FINALES et de l’économie numérique,
Article 18 : Le directeur du bureau national, les chefs
Vu la Constitution ;
de division, les chefs d’antenne, les chefs de section et
Vu le décret n° 77-228 du 5 mai 1977 portant création
le chef de secrétariat sont nommés conformément à la
de la direction des études et de la planification au sein
réglementation en vigueur.
des ministères ;
Vu le décret n° 2009-233 du 13 août 2009 fixant
Article 19 : L’organisation des divisions, des antennes
la réorganisation de la direction des études et de
départementales et des sections à créer, en tant que
planification au sein des ministères ;
de besoin, est fixée par arrêté du ministre chargé des
Vu le décret n° 2017-411 du 10 octobre 2017 relatif
forêts.
aux attributions du ministre des postes, des télécom-
Article 20 : Le présent décret sera enregistré et publié munications et de l’économie numérique ;
au Journal officiel de la République du Congo. Vu le décret n° 2018-111 du 21 mars 2018 portant
organisation du ministère des postes, des télécommu-
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023 nications et de l’économie numérique ;
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant
Par le Président de la République, nomination du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
Denis SASSOU-N’GUESSO portant nomination des membres du Gouvernement,

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, Arrête :

Anatole Collinet MAKOSSO TITRE I : DISPOSITION GENERALE

Le ministre des affaires étrangères, de Article premier : Le présent arrêté fixe, conformément
la francophonie et des Congolais de aux dispositions de l’article 9 du décret n° 2009-233
l’étranger, du 13 août 2009 susvisé, les attributions et l’organi-
sation des services et des bureaux de la direction des
Jean-Claude GAKOSSO études et de la planification du ministère des postes,
La ministre de l’économie forestière, des télécommunications et de l’économie numérique.

Rosalie MATONDO TITRE II : DES ATTRIBUTIONS


ET DE L’ORGANISATION
La ministre de l’environnement, du
développement durable et du bassin du Congo, Article 2 : La direction des études et de la planification,
outre le secrétariat, comprend :
Arlette SOUDAN-NONAULT
- le service des études ;
Le ministre de l’intérieur, de la - le service de la planification ;
décentralisation et du développement local, - le service des statistiques.
Raymond Zéphirin MBOULOU
Chapitre 1 : Du secrétariat
Le ministre d’Etat, ministre du
Article 3 : Le secrétariat est dirigé et animé par un
commerce, des approvisionnements
secrétaire qui a rang de chef de bureau.
et de la consommation,

Alphonse Claude N’SILOU Article 4 : Le secrétariat est chargé, notamment, de :

Le ministre de l’économie et des finances, - recevoir et expédier le courrier ;


- analyser sommairement les correspondances
Jean-Baptiste ONDAYE et autres documents ;
- saisir et reprographier les correspondances et
Le ministre du budget, des comptes autres documents administratifs ;
publics et du portefeuille public, - et, d’une manière générale, exécuter toute
autre tâche qui peut lui être confiée.
Ludovic NGATSE
1678 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Chapitre 2 : Du service des études Il est chargé, notamment, de :

Article 5 : Le service des études est dirigé et animé par - produire et/ou centraliser les informations
un chef de service. statistiques ;
- analyser et interpréter les données statistiques
Il est chargé, notamment, de : du secteur des postes, des télécommunications
et de l’économie numérique.
- procéder à l’identification des projets et veiller
à la réalisation des études des projets retenus ; Article 10 : Le service des statistiques comprend :
- étudier et mettre en forme les documents de
projet ; - le bureau de collecte des données ;
- suivre et évaluer l’exécution des projets et - le bureau d’analyse et centralisation des
programmes du ministère, inscrits ou non données.
dans le programme d’investissement public ;
- centraliser l’ensemble des données et de la Section 1 : Du bureau de collecte des données
documentation relative à tous les projets et
programmes du ministère, réalisés ou en Article 11 : Le bureau de collecte des données est
cours de réalisation ; dirigé et animé par un chef de bureau.
- tenir et mettre à jour une banque de données
sur tous les projets du ministère ; Il est chargé, notamment, de :
- suivre l’exécution physique et financière des
projets du département. - produire et/ou centraliser les informations
statistiques ;
Article 6 : Le service des études comprend : - identifier les sources de données supplémen-
taires ;
- le bureau des études ; - contribuer à l’amélioration des processus de
- le bureau des archives et de la documentation. collecte et d’analyse des données au sein du
ministère.
Section 1 : Du bureau des études
Section 2 : Du bureau d’analyse
Article 7 : Le bureau des études est dirigé et animé et centralisation des données
par un chef de bureau
Article 12 : Le bureau d’analyse et centralisation des
Il est chargé, notamment, de : données est dirigé et animé par un chef de bureau.

- procéder à l’identification des projets et veiller Il est chargé, notamment, de :


à la réalisation des études des projets retenus ;
- étudier et mettre en forme les documents de - analyser et interpréter les données statistiques
projet ; du secteur des postes, des télécommunications
- suivre et évaluer l’exécution des projets et et de l’économie numérique ;
programmes du ministère, inscrits ou non - assurer la veille des indicateurs clés de perfor-
dans le programme d’investissement public ; mance pour l’évaluation de la mise en œuvre
- suivre l’exécution physique et financière des des plans et des projets ;
projets du département. - élaborer les modèles de prévision basés sur
les données historiques pour anticiper les ten-
Section 2 : Du bureau des archives dances futures.
et de la documentation
Chapitre 4 : Du service de la planification
Article 8 : Le bureau des archives et de la communica-
tion est dirigé et animé par un chef de bureau. Article 13 : Le service de la planification est dirigé et
animé par un chef de service.
Il est chargé, notamment, de :
Il est chargé, notamment, de :
- centraliser l’ensemble des données et de la
documentation relative à tous les projets et - élaborer, coordonner et suivre les plans et
programmes du ministère, réalisés ou en programmes de développement du ministère ;
cours de réalisation ; - définir les méthodes de programmation et de
- tenir et mettre à jour une banque de données financement des investissements publics ;
sur tous les projets du ministère. - conduire, de concert avec les structures im-
pliquées, l’élaboration du cadre de dépense à
Chapitre 3 : Du service des statistiques moyen terme des finances publiques ;
- élaborer les prévisions économiques et
Article 9 : Le service des statistique est dirigé et animé financières ;
par un chef de service. - élaborer et mettre en œuvre les programmes
d’activités du ministère et en assurer le suivi.
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1679

Article 14 : Le service de la planification comprend : Division protocole :


Lieutenant de police ILOKI (Elise Firmine)
- le bureau de la prospective ;
- le bureau des prévisions économiques et fi- Commandement de la mobilisation et des opérations
nancières. de secours :

Section 1 : Du bureau de la prospective Division des opérations :


Lieutenant-colonel de police OSSIBI (Albain Henri)
Article 15 : Le bureau de la prospective est dirigé et
animé par un chef de bureau. Division des études et de la planification :
Commandant de police KANDO (William Stève)
Il est chargé, notamment, de :
Division de la cartographie et de la photo-interprétation :
- élaborer, coordonner et suivre les plans et
Commandant de police BOLOHOU MOLENG (Arsène
programmes de développement du ministère ;
Yvon)
- définir les méthodes de programmation et de
financement des investissements publics ;
Division des équipements :
- élaborer et mettre en œuvre les programmes
Capitaine de police NGOULOUBI MIERE (Ludovic)
d’activités du ministère et en assurer le suivi.
Commandement des services médicalisés :
Section 2 : Du bureau des prévisions
économiques et financières
Division de l’organisation des soins :
Médecin-capitaine de police ZINGA (Kriss Dino)
Article 16 : Le bureau des prévisions économiques et
financières est dirigé et animé par un chef de bureau.
Division des secours médicalisés :
Il est chargé, notamment, de : Médecin-capitaine de police NGUEGUIE KESSARA

- définir les méthodes de programmation et de Division pharmacie :


financement des investissements publics ; Capitaine de police MANITOU MILANDOU (Marcel)
- conduire, de concert avec les structures im-
pliquées, l’élaboration du cadre de dépense à Commandement de la défense civile :
moyen terme des finances publiques ;
- élaborer les prévisions économiques et fi- Division des plans de protection
nancières. Commandant de police KESSI (Habib Gildas)

TITRE III : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES Division de l’alerte et des secours :


Commandant de police MBOUNGOU MOUELE
Article 17 : Les chefs de service et les chefs de bureau
sont nommés par arrêté du ministre. Direction de la prévention et de la réglementation :

Ils perçoivent les indemnités prévues par les textes en Division des études et de la réglementation :
vigueur. Lieutenant de police DIAMONIKA BANKANA
(Blanchard)
Article 18 : Le présent arrêté sera enregistré et publié
au Journal officiel de la République du Congo. Division de la prévention :
Lieutenant de police DOUNIAMA (Klès Jusklés Omar)
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023
Division des risques majeurs :
Léon Juste IBOMBO Lieutenant de police SAMBA (Eryc Borderesh)
Direction de l`administration et du personnel :

Division des archives et de la documentation :


Sous-lieutenant de police NGAKOSSO (Fiston Francy
B - TEXTES PARTICULIERS Guyginel)

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA Direction de la formation :


DECENTRALISATION ET DU
DEVELOPPEMENT LOCAL Division des études et de la planification :
Lieutenant de police MAMPASSI MVONO (Jean Paul)
Actes en abrégé
Direction des finances :
NOMINATION
Division finances :
Arrêté n° 14935 du 17 novembre 2023. Lieutenant de police DZIOS (Parfait)
Sont nommés chefs de division au commandement de
la sécurité civile,
1680 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Les intéressés percevront les indemnités prévues par services autorisés aux établissements de microfinance
les textes en vigueur. de deuxième catégorie ainsi que toutes les opérations
connexes définies par la réglementation en vigueur.
Le présent arrêté prend effet à compter de la date de
prise de fonctions des intéressés. Article 2 : Le présent arrêté sera enregistré et publié
au Journal officiel de la République du Congo.
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023
AGREMENT (RETRAIT)
Jean-Baptiste ONDAYE
Arrêté n° 14936 du 17 novembre 2023
portant retrait d’agrément de M. MANKOU (Louis) Arrêté n° 14937 du 17 novembre 2023
en qualité de directeur général du Groupe Charden portant retrait d’agrément de M. MATUMBO (Peter
Farell s.a, établissement de microfinance de deuxième Modalitso) en qualité de directeur général adjoint de
catégorie HOPE Congo s.a, établissement de microfinance de
deuxième catégorie
Le ministre de l’économie et des finances,
Le ministre de l’économie et des finances,
Vu la Constitution ;
Vu la convention de coopération monétaire du 22 Vu la Constitution ;
novembre 1972 ; Vu la convention de coopération monétaire du 22
Vu la convention du 16 octobre 1990 portant création novembre 1972 ;
de la commission bancaire de l’Afrique centrale ; Vu la convention du 16 octobre 1990 portant création
Vu le règlement n° 01/17/CEMAC/UMAC/COBAC du de la commission bancaire de l’Afrique centrale ;
27 septembre 2017 relatif aux conditions d’exercice Vu le règlement n° 01/17/CEMAC/UMAC/COBAC du
et de contrôle de l’activité de microfinance dans la 27 septembre 2017 relatif aux conditions d’exercice
Communauté économique et monétaire de l’Afrique et de contrôle de l’activité de microfinance dans la
centrale et ses textes subséquents ; Communauté économique et monétaire de l’Afrique
Vu le décret n° 2010-561 du 3 août 2010 portant centrale et ses textes subséquents ;
attributions et organisation de la direction générale Vu le décret n° 2010-561 du 3 août 2010 portant
des institutions financières nationales ; attributions et organisation de la direction générale
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant des institutions financières nationales ;
nomination du Premier ministre, chef du Gouvernement ; Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022 portant nomination du Premier ministre, chef du
portant nomination des membres du Gouvernement ; Gouvernement ;
Vu le décret n° 2022-1855 du 12 octobre 2022 fixant Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
la liste des inspections légales et autorisées, ainsi que portant nomination des membres du Gouvernement ;
les organes responsables auprès des entreprises du Vu le décret n° 2022-1855 du 12 octobre 2022 fixant
secteur privé ; la liste des inspections légales et autorisées, ainsi que
Vu le décret n° 2022-1880 du 21 novembre 2022 les organes responsables auprès des entreprises du
relatif aux attributions du ministre de l’économie et secteur privé ;
des finances ; Vu le décret n° 2022-1880 du 21 novembre 2022
Vu l’arrêté n°14510/MEF PPPI-CAB du 24 septem- relatif aux attributions du ministre de l’économie et
bre 2013 portant changement de catégorie du Groupe des finances ;
Charden Farell en qualité d’établissement de microfi- Vu l’arrêté n° 4834/MFBPP-CAB du 29 juin 2010 portant
nance de deuxième catégorie ; agrément de HOPE Congo s.a. en qualité d’établissement
Vu l’arrêté n° 14519/ MEFPPPI-CAB du 24 septembre de microfinance de deuxième catégorie ;
2013 portant agrément de M. MANKOU (Louis) en Vu l’arrêté n° 5051/MFBPP-CAB du 30 juin 2022
qualité de directeur général du Groupe Charden portant agrément de M. MATUMBO (Peter Modalitso)
Farell s.a, établissement de microfinance de deuxième en qualité de directeur général adjoint de HOPE Congo
catégorie ; s.a, établissement de microfinance de deuxième
Vu les dispositions de l’article 77 du règlement catégorie ;
n° 01/17/CEMAC/UMAC/COBAC du 27 septembre Vu les dispositions de l’article 77 du règlement
2017 relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’ac- n°01/17/CEMAC/UMAC/COBAC du 27 septembre
tivité de microfinance dans la Communauté économique 2017 relatif aux conditions d’exercice et de contrôle
et monétaire de l’Afrique centrale, de l’activité de microfinance dans la Communauté
économique et monétaire de l’Afrique centrale,
Arrête :
Arrête :
Article premier : L’agrément de M. MANKOU (Louis)
en qualité de directeur général du Groupe Charden Article premier : L’agrément de M. MATUMBO (Peter
Farell s.a, établissement de microfinance de deuxième Modalitso) en qualité de directeur général adjoint de
catégorie, est retiré. HOPE Congo s.a, établissement de microfinance de
deuxième catégorie. est retiré.
A ce titre, il n’est plus autorisé à effectuer pour le
compte du Groupe Charden Farell les opérations et
Du jeudi 30 novembre 2023 Journal officiel de la République du Congo 1681

A ce titre, il n’est plus autorisé à effectuer pour le - la vaccination ;


compte de HOPE Congo s.a, les opérations et services - la surveillance épidémiologique ;
autorisés aux établissements de microfinance de - la communication pour le changement de
deuxième catégorie ainsi que toutes les opérations comportement.
connexes définies par la réglementation en vigueur.
Article 3 : Le personnel devant y évoluer fait l’objet
Article 2 : Le présent arrêté sera enregistré et publié d’une autorisation, après examen des dossiers
au Journal officiel de la République du Congo. des intéressés par le secrétariat permanent de la
commission technique d’agrément des formations
Fait à Brazzaville, le 17 novembre 2023 sanitaires privées.

Jean-Baptiste ONDAYE Article 4 : L’intéressé est tenu d’informer le secrétariat


permanent de la commission technique d’agrément
MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION des formations sanitaires privées de tout changement
d’adresse ou de toute cessation d’activités.
AUTORISATION D’OUVERTURE
Article 5 : Le cabinet adresse, par voie hiérarchique,
Arrêté n° 14779 du 16 novembre 2023 des rapports mensuels, trimestriels et annuels au
portant autorisation d’ouverture d’un cabinet de soins district sanitaire de Moungali.
infirmiers dénommé LE SALUT
Article 6 : Le présent arrêté, qui prend effet à compter
Le ministre de la santé et de la population, de sa date de signature, sera enregistré, publié au
Journal officiel et communiqué partout où besoin
Vu la Constitution ; sera.
Vu la loi n° 009-88 du 23 mai 1988 instituant un
code de déontologie des professions de la santé et Fait à Brazzaville, le 16 novembre 2023
des affaires sociales de la République Populaire du
Congo ; Gilbert MOKOKI
Vu le décret n° 88-430 du 6 juin 1988 fixant les
conditions d’exercice libéral de la médecine et des Arrêté n° 14780 du 16 novembre 2023
professions paramédicales et pharmaceutiques ; portant autorisation d’ouverture d’un cabinet de soins
Vu le décret n° 2009-392 du 13 octobre 2009 relatif infirmiers dénommé LA PERSEVERANCE
aux attributions du ministre de la santé et de la
population ; Le ministre de la santé et de la population,
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
portant nomination des membres du Gouvernement ; Vu la Constitution ;
Vu l’arrêté n°3092/MSP/MEFB du 9 juillet 2003 Vu la loi n° 009-88 du 23 mai 1988 instituant un
régissant les conditions d’implantation et d’ouverture code de déontologie des professions de la santé et des
des formations sanitaires privées; affaires sociales de la République Populaire du Congo ;
Vu l’arrêté n° 4929/MSP/CAB du 14 juillet 2017 por- Vu le décret n° 88-430 du 6 juin 1988 fixant les
tant création, attributions, composition et fonctionne- conditions d’exercice libéral de la médecine et des
ment de la commission technique d’agrément des for- professions paramédicales et pharmaceutiques ;
mations sanitaires privées ; Vu le décret n° 2009-392 du 13 octobre 2008 relatif
Vu l’autorisation n° 000333/MSP/CAB/CTAFSP.19 aux attributions du ministre de la santé et de la
du 28/08/2019 accordée à M. DIAMPEMI NSOKIA, population ;
infirmier diplômé d’Etat, Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022
portant nomination des membres du Gouvernement ;
Arrête : Vu l’arrêté n° 3092/MSP/MEFB du 9 juillet 2003
régissant les conditions d’implantation et d’ouverture
Article premier : Une autorisation d’ouverture d’un des formations sanitaires privées ;
cabinet de soins infirmiers, dénommé LE SALUT, Vu l’arrêté n° 49291MSP/CAB du 14 juillet 2017 portant
est accordée à M. DIAMPEMI NSOKIA, infirmier création, attributions, composition et fonctionnement
diplômé d’Etat, situé au n°1, rue Vika, quartier de la commission technique d’agrément des formations
Moukondo, arrondissement n°4 Moungali, commune sanitaires privées ;
de Brazzaville. Vu l’autorisation n° 00064/MSP/CAB/DGSSSa/
DSSP.21 du 17/08/2021 accordée à M. NDOMATESSO
Article 2 : Les activités à mener dans ce cabinet de VESSI (Joseph), infirmier diplômé d’Etat,
soins concernent :
Arrête :
- l’exécution des prescriptions des médecins ;
- les soins infirmiers ; Article premier : Une autorisation d’ouverture d’un cabi-
- la petite chirurgie ; net de soins infirmiers, dénommé LA PERSEVERANCE,
- les examens de base (GERH, examen de selles, est accordée à M. NDOMATESSO VESSI (Joseph), in-
TDR paludisme, glycémie, taux d’hémoglobine, firmier diplômé d’Etat, situé au n° 558, rue Mboko, ar-
échographie) ; rondissement n° 5 Ouenzé, commune de Brazzaville.
1682 Journal officiel de la République du Congo N° 48-2023

Article 2 : Les activités à mener dans ce cabinet de Récépissé n° 309 du 26 septembre 2023.
soins concernent : Déclaration à la préfecture du département de
Brazzaville de l’association dénommée « MUTUELLE
- l’exécution des prescriptions des médecins ; LA GRANDE FAMILLE UNIE ». Association à caractère
- les soins infirmiers ; social. Objet : susciter une solidarité agissante pour le
- la petite chirurgie ; bien-être et le développement des membres ; favoriser
- les examens de base (GERH, examen de selles, la création des activités économiques et lucratives en
TDR paludisme, glycémie, taux d’hémoglobine) ; vue d’améliorer les conditions de vie des membres.
- la vaccination ; Siège social : 18 bis, rue Liberté, quartier Moukondo,
- la surveillance épidémiologique ; arrondissement 4 Moungali, Brazzaville. Date de la
- la communication pour le changement de déclaration : 29 août 2023.
comportement.
Récépissé n° 365 du 10 novembre 2023.
Article 3 : Le personnel devant y évoluer fait l’objet Déclaration à la préfecture du département de Braz-
d’une autorisation, après examen des dossiers des in- zaville de l’association dénommée « ASSOCIATION
téressés par le secrétariat permanent de la commis- MOBIKISSI », en sigle « AS.MO ». Association à carac-
sion technique d’agrément des formations sanitaires tère socioculturel et économique. Objet : lutter contre
privées. la pauvreté et le chômage des jeunes ; promouvoir les
valeurs culturelles et sociales ; former les jeunes par
Article 4 : L’intéressé est tenu d’informer le secrétariat l’apprentissage des métiers en vue de leur insertion
permanent de la commission technique d’agrément socioprofessionnelle ; mener et développer les acti-
des formations sanitaires privées de tout changement vités agropastorales. Siège social : 31, rue Miboudi,
d’adresse ou de toute cessation d’activités. quartier Kahounga, arrondissement 7 Mfilou, Brazza-
ville. Date de la déclaration : 6 octobre 2023.
Article 5 : Le cabinet adresse, par voie hiérarchique,
des rapports mensuels, trimestriels et annuels au Année 2022
district sanitaire de Ouenzé.
Récépissé n° 003 du 12 janvier 2022. Décla-
Article 6 : Le présent arrêté, qui prend effet à compter ration à la préfecture du département de Brazzaville de
de sa date de signature, sera enregistré, publié au l’association dénommée « MATSOUA BASKET CLUB »,
Journal officiel et communiqué partout où besoin en sigle « M.B.C». Association à caractère sociosportif.
sera. Objet : rassembler les filles et fils du Congo autour du
sport ; promouvoir l’assistance mutuelle multiforme ;
Fait à Brazzaville, le 16 novembre 2023 favoriser le brassage et la fraternité entre les membres.
Siège social :1084, rue Mandzomo, quartier Plateau
Gilbert MOKOKI des 15 ans, arrondissement 4 Moungali, Brazzaville.
Date de la déclaration : 28 décembre 2021.

Année 2019

PARTIE NON OFFICIELLE Récépissé n° 336 du 15 novembre 2019.


Déclaration à la préfecture du département de
Brazzaville de l’association dénommée « KAANI
- ANNONCE LEGALE - ASSISTANCE ». Association à caractère socioculturel
et éducatif. Objet : apporter de l’aide aux populations
DECLARATION D’ASSOCIATIONS défavorisées en particulier dans les départements
enclavés ; proposer des qualifications, des formations
Création générales ou spécifiques aux femmes, jeunes et enfants,
etc. ; œuvrer pour le bien-être des communautés ;
Département de Brazzaville cultiver les idéaux d’amour, d’entraide, de tolérance et
de sympathie en vue de renforcer la cohésion sociale ;
Année 2023 initier et encourager des activités sociales culturelles
et éducatives. Siège social : 78 bis, rue Pasteur Fila
Récépissé n° 033 du 30 octobre 2023. Décla- Joël, arrondissement 2 Bacongo, Brazzaville. Date de
ration au ministère de l’intérieur, de la décentralisation la déclaration : 30 septembre 2019.
et du développement local de l’association cultuelle
dénommée « ASSEMBLEE CHRETIENNE DU DIEU
TOUT PUISSANT», en sigle «A.C.D.T.P». Association à
caractère cultuel. Objet : préparer spirituellement les
chrétiens à être en communication avec le Christ ;
prêcher et interpréter objectivement aux croyants les
Saintes Ecritures ; évangéliser et atteindre les âmes en
vue de leur conversion. Siège social : 26, rue Campe-
ment, arrondissement 5 Ouenzé, Brazzaville. Date de
la déclaration : 3 août 2023.
Imprimé dans les ateliers
de l’imprimerie du Journal officiel
B.P.: 2087 Brazzaville

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