Cours
Cours
Les valeurs rassemblent les idéaux auxquels les membres d’une société adhère. Les valeurs d’une
société représentent ce qui est estimable aux yeux de touts et que l’on respecte entièrement. Elle
constitue un idéal.
Il y’a des valeurs dominante portés par l’ensemble de la société, et certaines sont valorisées à
l’échelle individuelle.
Les valeurs se transforment mais dans des temporalités très lente. Elles sont davantage caractérisées
par leur stabilité. Ce qui explique que dans l’historie on a l’impression que les valeurs ne changent
pas et pourtant il y’a des changements:
- l’abandon relatif de certaines valeurs (désuètes): elles ne sont plus représentatives d’un mode de
vie;
- les valeurs qui perdurent mais avec un changement de sens, de portée.
Pour le premier type de changement, c’est le cas de l’honneur. Norbert Elias a écrit Dans la société
de cours, il montre le code de l’honneur dans l’aristocratie, la classe des dirigeants. L’honneur est
tellement importante qu’elle engendrait la pratique du duel judiciaire dans cette société.
Le duel judiciaire c’est le recours à un juge suite à un litige et la solution est le duel.
Le duel d’honneur correspond à un maintien de sa lignée et de son nom et toute atteinte exige
réparation.
Le duel était tellement fréquent dans l’aristocratie qu’il y’a eu un grand nombre de morts. De ce
fait, il fallait les éviter. Avec le cardinal de Richelieu, des mesures répressives seront prises pour
cesser ce type de mortalité. Mais ce duel revient au XIXe siècle mais de manière moindre, car c’est
moins mortel (1 cas de duel sur 30 est mortel, ce qui est moins qu’avant).
Les jeunes générations sont perçues comme différentes et vécus comme incompréhensibles parce
qu’en résistance ou en opposition par rapport au structure traditionnel de la société.
Cette perception s’effectue à certains niveaux: entre enfants et parents. Cela démontre une
incompréhension des comportements des générations.
Dans le monde du travail, les RH ont constaté que les jeunes générations sont dures à comprendre,
ils sont moins fidèles, ils favorisent leur vie privée par rapport à leur vie profession, ils contestent la
hiérarchie et le mode de travail des RH pour recruter les jeunes n’est plus efficace.
Il y’a eu une appropriation sociétale de ce sujet, c’est-à-dire que ce sujet est devenu plus important.
En effet, le sujet a été saisi par les médias et par les ouvrages sur le thème du clivage générationnel.
La question générationnelle omniprésente décline vers la question du clivage. Cela va créer la
réalité de la question.
Les travaux des sociologues sur les générations sont beaucoup moins connus que les perceptions
des journalistes et les RH. Ceux qui sont connus et reconnus sont plus mis en avant.
Les RH se font un avis sur l’ensemble générationnelle grâce au comportement d’un groupe.
- soucis de concilier vie personnelle et vie privée et autant que possible de privilégier la vie
personnelle ;
- la moindre loyauté des jeunes générations envers leur entreprise (ils seraient infidèles):
l’entreprise mise sur ses jeunes salariés, elle espérait que ces derniers restent longtemps dans
l’entreprise ;
- la stratégie de carrières des jeunes plus élaborée: les jeunes vont se projeter dans l’avenir et vont
avoir des attentes beaucoup plus précises ;
- plus grande centration sur l’individu ;
- le sentiment d’impatience et d’ennui des jeunes générations : étant habitué à changer tous le
temps d’activité, les jeunes ne supportent plus les tâches longues ;
- leur forte adaptabilité et mobilité;
- une plus forte sensibilité aux conditions de travail: est ce que l’ambiance est sévère ou
sympathique? ;
- la résistance au stress et temps de crise :
- une plus forte autonomie: vouloir s’auto-déterminer ;
- une forme de rejet de la hiérarchie ;
- une plus forte interdépendance entre les individus.
La perception des différences
À travers le texte de Bourdieu, on comprend que l’école, avec la massification, modifie l’aspiration
des jeunes pour avoir une meilleure intégration professionnelle ensuite. De plus, la réalité est tout
autre car les jeunes parviennent parfois à obtenir des diplômes mais ne s’insèrent pas. Ce sont des
mécanismes sociologiques qui montrent que les jeunes ont des parcours différents et que il y’a un
décalage entre les attentes de la société et la réalité (les réels faits).
Le clivage est ordinaire entre les générations, c’est-à-dire qu’il n’est pas consacré à une seule
génération.
Le second problème est la confusion entre les effets d’âge et les effets de génération. Ce qui relève
d’un effet d’âge, c’est ce qui est éphémère et qui change avec l’âge (on joue au playmobil à 6 ans
mais pas à 35). L’effet de génération se met en place et va se poursuivre dans le temps, ce sont des
activités que l’on va conserver. Par exemple, les sociologues l’ont constaté avec les effets de rôles.
Dans la période d’adolescence, la durée est longue de part l’installation dans les études supérieures,
mais encore cela s’applique pour une partie de la population.
« La jeunesse n’est qu’un mot d’adolescence » (1978) - Ariès
Le passage à l’âge adulte se manifeste par l’habitat autonome, la mise en couple, l’autonomie
financière.
Un clivage « ordinaire »
Les liens entre les générations (liens intergénérationnels) restent puissants. Donc à côté du clivage,
il y’a aussi beaucoup d’entraide. L’entraide peut être montante (les parents qui aident les enfants) ou
descendante (les enfants qui aident les parents) et reposent sur des éléments diversifiés: l’aide
financière, l’aide économique, l’aide matérielle (laver le ligne son enfant étudiant qui n’a pas eu le
temps; mise à disposition d’un logement pour l’enfant étudiant) et l’aide psychologique.
On peut distinguer l’approche scientifique des approches fondées sur une analyse partielle et rapide
de la réalité.
Une vision transversale ou totale c’est croiser la question des générations avec la question du milieu
social et du genre.
La mémoire collective liée à l’âge dans une société ou le numérique nous permet d’avoir des
informations.
Le déclassement des jeunes correspond à la réduction des mobilités notamment pour ceux nés après
les années 1960.
Décalage entre le déclassement réel (mesuré avec un indicateur) et le sentiment de déclassement (ce
qui est perçu et vécu différemment selon les catégories sociales).
Les conjonctures des agendas politiques économiques et sociales posent le problème du clivage des
générations.
Banalisation diplôme, chômage massif, emplois précaires => correspondance entre titre (diplôme)
et poste (emploi).
Existence d’une devenir collectif assez identique parce que les jeunes connaissent les mêmes
difficultés.
Les historiens et sociologues ont eu tendance à rejeter la question des âges. Mais c’est Mannheim
qui va la réutiliser.
« Une génération est le produit déterminé des instruments institutionnalisés qui déterminent l’état
des générations. »
Mannheim montre les situations de générations: une génération sociale & des capacités différentes à
s’en sortir. Il estime que dans la reproduction sociale il y’a 4 échelles: l’échelle familiale (ce qui se
passe entre parent et enfant); les domaines d’activité (détenteurs du pouvoir ≠ ceux qui veulent le
détenir); les classes sociales (culture ouvrière, défense des intérêts etc.); l’échelle des formations
sociales (la société en France).
CHAPITRE 2
Technologie numérique et changements sociaux
Raphaël SIMONE est un auteur italien qui distingue trois temps, trois révolutions pour :
Conséquences:
=> oral juge plus sérieux, plus profond, plus nuancé
=> perte de la richesse, du côté vivant et non définitif de l’oral
Ce que souligne Socrate c’est que la société par communication orale permet de travailler la
réthorique, la capacité à argumenter et de faire de chaque individu de potentiels écrivains.
La vision: lecture non alphabétique (iconique), intelligence spontanée (comme l’ouïe) par
superposition d’éléments. Elle est facile d’accès.
VISION LECTURE
Comment expliquer les tensions entre comportements jugés « normaux » pour les uns et au
contraire «inappropriés » ou « irrespectueux » pour les autres?
Exemple type : des jeunes qui téléphonent ou mangent des pop corn au cinéma => habitués à
regarder en groupe et en privé => reproduction au cinéma de ces comportements « normaux ».
«Ce n'est pas dû purement et simplement à la 'mauvaise éducation', mais au fait que l'on applique
des rites de convivialité dans des lieux qui ne sont pas faits pour cela.
C'est pour cette raison que celui qui ne lit jamais considère souvent le lecteur comme une personne
lente, solitaire et cafardeuse : sa vie se déroule en partie à l'abri, son temps est plus lent, et, pendant
qu'il lit, certaines choses lui sont interdites. Tout compte fait, non seulement la lecture est peu
conviviale (par nature), mais elle peut aussi être perçue comme 'peu moderne par ceux qui sont
habitués à regarder Ces personnes sont en effet convaincues qu'elles n'ont pas moins de sources
d'informations, de savoir et de distraction que celles qui lisent. Elles ne se sentent pas du tout
coupées de la circulation des idées. » (SIMONE, 2012, p.76)
=> réciprocité du jugement et de l'incompréhension; chacun se réfère à ses habitudes et à ses codes
de groupe.
C) Du texte imprimé au texte numérique
« le lecteur moderne tire de la lecture de textes de ce genre (textes longs, développés) l'effet d'un
irrésistible ennui. Nous y cherchons en vain des interprétations, des sauts audacieux, des
dissonances entre l'original et son commentaire, mais nous n'y trouvons que des résumés. C'est
précisément de là que découle l'ennui : le lecteur moderne éprouve de l'ennui à cause de la
répétition, parce qu'il n'accepte pas le postulat fondamental de ce genre textuel. »
(SIMONE, 2012, p.131)
Nécessaire transformation du rôle de l'école mise en concurrence par un savoir désormais abondant
et accessible.
- Le rapport à l'acquisition du savoir a profondément changé.
Concept « d'exopédia » pour caractériser le type de savoir de la médiasphère (on apprend de
l'extérieur) et « d'endopédia » pour caractériser le savoir dans la période antérieure, gouverné par le
rapport au livre et à l'écrit (on apprend dans un espace dédié et protecteur : parents, école, pairs).
- Le rapport au temps : activités plus rapides, voire superposées ; temps rempli. Risque de l'ennui;
hyperactivité, hyperstimulation.
- Extension des sphères de l'apprentissage par soi-même et partage d'expérience. Patrice Flichy
parle de « pro-am » pour caractériser les amateurs qui peuvent facilement rivaliser avec les
professionnels en apprenant de manière autodidacte.
« a créé une série d'oppositions qui interviennent volontiers dans les évaluations et la création des
connaissances : la lenteur contre la rapidité, ce qui est compliqué contre ce qui est simplifié, ce qui
est organisé contre ce qui est élémentaire, ce qui est ennuyeux contre ce qui est amusant, ce qui est
profond contre ce qui est brillant. »
A) La consommation d’informations
. Pour le journal le Monde: 1 millions de visites, 250 000 exemplaires papiers => puissance du Web.
. L’infomédiare: données par des organismes qui ne sont pas à la base de l’information: Google,
Facebook. Donc volonté de réduire cela grave au droit.
. Les médias délivrent gratuitement des informations de moins bonnes qualités mais le but est
d’attirer le lecteur: 64% des informations en ligne sont de ce type.
=> Impact de l'information commerciale
Imaginaire des effets forts (tendance au déterminisme technique).
4 constats:
* une nouvelle architecture : porosité émetteur / récepteur de l'information;
* une articulation réel / virtuel :
* un système multiple; informationnel ET relationnel (avec un impact sur le message);
* de la « surprise créatrice » au risque d'enfermement - être en capacité de faire les meilleurs choix.
Les modes d’éducation changent à l’époque. Rebelles a secoué la socité de son époque, il est dans
une vision de la vie relativement en avance. Avec l’arrivée de l’imprimerie, on est face aux memes
types de relations distendues. Selon Michel Serres, la pédagogie doit changer. Il n’y a pas de
conflits mais une adaptation et les enseignants en particulier cherchent à modifier leur mode de
contiennent éducatif. On est dans une période de transition avec des modes de fonctionnement très
différents.
Acte de la recherche en science sociale (article de 1988): il s’agit d’un texte qui montre comment
la photographie est utilisé à un moment où la photo est une pratique récente. On regarde comment
les photographes ont pris des photos durant les grands événements. On veut savoir comment les
outils techniques étaient utilisés avant. Cet article montre que la photographie renouvelé la
possibilité de la monstration de la réalité de manière fidèle. Cet article montre aussi que la photo est
partiale: elle donne un point de vue, parfois de manière volontaire, parfois de manière involontaire
(inconsciente).
Lapostolle (1988):
Dès les années 1840 et 1841, commencent à se développer en France des ateliers de photographies,
soit pour des personnels soit pour des entreprises. Une nouvelle progression dans la technique de
photographie apparaît en 49. Les progrès continuent et au moment de la commune de Paris en 1871,
on cherche à savoir où on en est en matière de technique dans la photographie. Il faut rester
immobile pour la photo, donc le mouvement est effacé. Par ailleurs, le matériel photographique est
encombrant. Tout cela a pour conséquence la connivence des personnes (l’accord des personnes
pour la photo: quelques secondes de pose). La photographie ne peut donc pas prendre par surprise.
Alors, est-ce que l’on peut parler de falsification de la photographie, dès lors l’on connaît l’aspect
technique ? Dès 1871, sont apparus des photomontages.
La commune de Paris = les Versalliers + les Communards qui répriment ce mouvement de
photographie
À cette période là, la photographie suscite des sentiments mitigés auprès de la population parce
qu’elle n’est pas encore pleinement banalisée, elle suscite notamment la méfiance et l’intimidation
(les gens ne se reconnaissent pas dans les photos). Mais cela fascine les gens car la photographie est
honnête et fidèle (elle correspond à la réalité).
L’objectif des retouches permet de rendre plus vraie ce que fait la photographie, on cherche à
dépasser la limite technique sans règle de la manière de photographier. Les images sont non
commandées.
B) Information et vérité
• La notion de « post-vérité »
Le terme vient des Etats-Unis où il commence à être utilisé dans les années 1980 par la droite
conservatrice américaine, pour attaquer une aile
« gauche » qui est qualifiée de « libérale » et « multiculturelle ».
Il est repris par Steve Tesich dans un article paru en 1992 dans le magazine américain The Nation
puis démocratisé en 2004 par le livre L’ère de la post-vérité de Ralph Keyes (écrivain, esayiste).
Il est érigé mot de l’année en 2016 par le célèbre dictionnaire britannique Oxford.
En lien avec un autre terme très utilisé et sans précaution : les « Fake news » ou « fausses
informations ».
Divina FRAU-MEIGS(2019), Faut-il avoir peur des Fake News ? Paris, La Documentation
Française.
- Infox et malinformation
- Entre continuité et changement
- La panique numérique et les 4 phases
Nos esprits ont des biens cognitifs et le fonctionnement de la société fait que l’on accepte certaines
choses.
Conséquences :
Les fausses nouvelles deviennent un instrument de pouvoir, ce qui pose de manière accrue les
questions à la fois de la confiance et du partage du pouvoir (dans une société où l’accès au pouvoir
est plus facile mais où les élites sont décriées comme étant peu à l’écoute des problèmes des
masses, des préoccupations des citoyens).
Les biais
15/03
À Orléans, une rumeur a circulé prônant l’idée que la disparition de femmes dans les cabines
d’essayage était en réalité un enlèvement de plusieurs femmes exposées ensuite à une forme
d’esclavagisme dans d’autres pays.
Bronner souligne le risque de basculer vers les théories conspirationnistes. Les raisons ?
Elles alimentent notre besoin de comprendre, notre besoin de donner une cohérence aux choses.
Il y’a aussi un effet de révélation de ce qui est caché: je sais et les autres ne savent pas; nous ne
nous laisserons pas manipuler … Cela créer un sens aux évènements qui n’ont pas de rapport et cela
permet de frapper les esprits dans le sens qui nous arrange.
Tous le monde peut croire à une rumeur. Mais notre parcours fait que l’on a tendance à croire à des
rumeurs plus qu’à d’autres.
Bronner parle de marché cognitif qui est « une image qui permet de représenter l’espace fictif dans
lequel se diffuse des produits qui informent notre vision du monde: hypothèse; croyance;
information etc. » Ces produits cognitifs sont en concurrence les uns avec les autres sur ce marché
cognitif.
Par confort mental, on tend vers les propositions les plus séduisantes, parce qu’elles sont plus
compréhensibles et qu’elles viennent conforter ce que l’on croit déjà. « En situation de concurrence,
on optera pour le plus d’effets cognitifs, pour le moindre effort mental. »
La bulle informatique avec les mots clefs nous informe dans une bulle. L’historique des recherches
diversifie l’offre des recherches selon les individus. En outre, il y’a une corrélation entre ce qui
vient en premier et ce qui est fait après (on se réfère souvent à la première page).
• Organisation de l’information sur la Toile : bulles de filtrage ; concurrence entre croyance et
connaissance.
- La plus forte motivation des « croyants » contre l’absence de contradicteur motivé
Le débat inégal entre croyants et non croyants: les croyants sont plus actifs que les non croyants car
les non-croyants ne prennent pas la peine de débattre sur des choses qui leur paraissent évidente
(manque de contradicteur motivé).
Elle travaille sur l’accès à l’information chez les jujubes en difficulté: comment construisent-ils
leurs regards sur les politiques?
Elle parle des jeunes en difficulté scolaire avec peu de transmission familiale. Le but est de
comprendre l’abstention électorale et de comprendre pourquoi certains jeunes votent pour l’extrême
droite.
Monique va interroger des élèves apprentis d’Auteuil. Elle compare cet échantillon de 529 jeunes
avec un groupe témoins de 1000 jeunes afin de voir un écart entre les comportements.
Monique montre que l’un comme les autres écoutent beaucoup de musiques, ils vont beaucoup au
cinéma et leur niveau d’équipement est correct.
Les jeunes en difficulté utilisent beaucoup les réseaux sociaux numériques. lls consomment souvent
les petites vidéos. La confrontation à la politique passe souvent par les petites vidéos. « Le monde
politique entre par effraction dans la vie des jeunes en difficulté. » De cette manière, la politique est
montrée sur un regard sarcastique et humoristique, très partiel sur la politique. Ces jeunes vont y
croire.
On cherche à savoir la manière dont on produit l’opinion aujourd’hui. Kotras parle des études
d’opinion, c’est-à-dire qu’il analyse les points de vue des citoyens, des entreprises et des politiques.
La/les conversation(s) ordinaires(s): pour tenter de connaître les préoccupations du grand public.
On a une bonne connaissance du public: qui sont-ils, qui dit quoi par rapport à son âge, son sexe ?
On mesure par des questionnaires ou des sondages mais maintenant on passe par les traces textuels.
Des entreprises se déclarent comme experts dans l’analyse de ces traces textuels. Ces acteurs
nouveaux disent que cette méthode est meilleure car on voit directement ce dont les gens parlent et
sans imposer de sujets. On obtient alors d’une opinion réelle.
Sous la monarchie, l’opinion ne compte pas mais on s’en préoccupe. En 1920, l’opinion est mesurée
par des sondages, d’abord aux États-Unis, et le vote de paille (demander aux lecteurs de journaux
qui ils vont voter). On se base sur un échantillon représentatif de la société.
Cela modifie la conception des opinions, on se base sur l’opinion instantanée. On voit apparaître
des figures médiatiques visibles, devenant un critère de sélection. La figure de la visibilité
médiatique débouche sur les influenceurs.
L’entreprise Linkfluence, en 2006, travaille sur 15 000 sites et blogs. Le travail de ces acteurs de
l’opinion est celui de la traduction à partir du profil des utilisateurs en prenant en compte des
communautés affinitaires. C’est la mesure par le Web. L’avis des leaders peut prendre de l’ampleur.
L’opinion publique est pondérée par la visibilité. Cela active la dimension réputationelle.
On passe d’une opinion par déclaration à une opinion authentique.