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EXPOSE DE MUSIQUE :

THEME : LA
DRUMMOLOGIE

Présenté par : Sous supervision de :


ABO Marc Mr KORE
BOGUI Yohan
KOFFFI Yann
KIEMDE Faïssal
SOMMAIRE :

INTRODUCTION

I. LA DRUMMOLOGIE DANS L’AFRIQUE


PRECOLONIALE

1. LA DRUMMOPHONIE

2. LA DRUMMOGRAPHIE

II. LES INSTRUMENTS PARLEURS

1. QUELQUES TAMBOURS PARLEURS

2. LES AUTRES INSTRUMENTS PARLEURS

CONCLUSION
INTRODUCTION

Durant la période précoloniale, en Afrique occidentale, les


africains utilisaient des instruments parleurs pour communiquer ;
particulièrement des tambours.
L’utilisation de ces tambours étaient le moyen le plus efficace de
faire passer un message.
De là, vu son utilité et son importance pour les noirs, pourquoi ne
pas en faire un objet d’étude ?
C’est en cela que Georges Niangoran Bouah, sociologue et
anthropologue ivoirien, né le 29/12/1935 et mort le 29/03/2002
a créé une science pour étudier ces instruments parleurs : c’est la
drummologie.
Dans notre analyse, nous aborderons deux grands points. D’une
part la drummologie dans l’Afrique précoloniale et d’autre part,
des instruments parleurs.
I. LA DRUMMOLOGIE DANS L’AFRIQUE PRECOLONIALE

Le terme drummologie se décompose en « drum » qui signifie en


anglais, tambour, associé à « logie » qui vient de « logos »
désignant l’étude ou la science. On en déduit que la drummologie
est la science qui étudie les institutions mentionnées dans le
tambour. En d’autres termes, elle est l’étude et l’utilisation
judicieuse des textes de tambours parleurs africains comme
source de documentation pour approfondir les connaissances des
sociétés africaines de tradition orale de la période précoloniale.
Ainsi, elle devient le pilier qui manquait pour rendre les sources
sociologiques de l’histoire africaine complète. Elles sont
désormais les sources écrites, orales, matérielles d’art et
d’archéologie et instrumentales (la drummologie). Elle se
subdivise en deux volets :

1. LA DRUMMOPHONIE
La drummophonie est un document sonore de langage de
tambours parleurs mâle et femelle ainsi que des autres
instruments parleurs de musique.
Ces sons signifiants venus de l’aube des temps historiques et
conçût par le groupe cible lui-même (ancêtres fondateurs) sont
immuables et conventionnels.
A ce titre, elle demeure une véritable écriture sonore car elle
possède des garanties de fiabilités.

2. LA DRUMMOGRAPHIE
La drummographie est un texte écrit dont l’origine vient de la
traduction d’un document de tambour parleur. Ce texte devient
alors un document de référence certaine et digne d’intérêt
scientifique.
II. LES INSTRUMENTS PARLEURS

Le tama, appelé également « tambour parlant » est un instrument


de percussion de la famille des membranophones originaire de
l’Afrique de l’Ouest. Il est bon de savoir que l’histoire de la société
est transcrite par le langage des tambours qui peuvent être
restitués à travers des tambourinaires. Ainsi, le tambour est pour
la société un instrument de musique mais aussi, un support
capable de conserver l’histoire du royaume, de la tribu ou du
village. C’est pourquoi il est l’objet d’étude de la drummologie.

1. QUELQUES TAMBOURS PARLEURS

 L’ATTOUNGLAN OU ATOUMBLAN

Originaire du sud et du centre est, de chez les Baoulés, c’est un


tambour membranophone constitué d’une partie mâle pour les
tons hauts et d’une partie femelle pout les tons bas au milieu
duquel se place l’instrumentaliste avec le mâle à sa gauche et la
femelle à sa droite. Il est utilisé lors des cérémonies privées et
aussi publiques comme les mariages et aussi, l’intronisation d’un
chef.

 LE DJIDJI AYOKWE
Originaire du sud, de chez les Ebriés, il était utilisé pour
transmettre des messages entres différentes localités. Il est
confisqué depuis 1916 par les colons et est actuellement conservé
au musée de Quai Branly, à paris.

 L’ATTIMBRA

Originaire du sud-est, de chez les Attiés, il est utilisé pour


annoncés tous les grands événements comme naissance, décès,
visite de personnalités, et autres.

 LE BADIMA

Originaire du centre ouest, de chez les Bété, il est utilisé lors des
cérémonies funéraires.

 LE TAMBOUR A FENTE OU KORO


Originaire du centre ouest, de chez les Dans, c’est un tambour en
bois avec trois fentes dont des statuettes masculines et féminine
sont au sommet pour « adé » et « anun ». En forme de cylindre ;
l’usage de ce tambour rappelle le xylophone. Il est utilisé pour
accompagner certains travaux agricoles ainsi que des danses de
masques. Il se présente en paire et se joue à l’aide de baguette. Le
plus grand est connu comme la mère « adé » et le plus petit,
l’enfant « anun ». Pour son utilisation, deux musiciens sont à
l’œuvre ; l’un joue adé à un rythme interrompu ; et l’autre
improvise anun à des rythmes complexes.

2. LES AUTRES INSTRUMENTS PARLEURS


Il y a, à part le tambour, d’autres instruments parleurs comme le
balafon et le djomolo.

 LE BALAFON

Originaire du nord, de chez les sénoufos, il est composé de


quatorze calebasses fixées à dix-huit planches attachées avec des
files et peaux d’animaux. Les planches ainsi que les calebasses
sont alignées de la droite vers la gauche de manière décroissante.
Il est utilisé aussi bien pour des cérémonies funéraires que de
réjouissance.

 LE DJOMOLO
Originaire du centre est et du sud, de chez les Baoulés, il est un
idiophone joué en canon. Il ressemble à peu près au balafon et est
utilisé généralement par les jeunes hommes pour effrayer les
animaux lorsqu’ils sont au champ afin de marquer la présence
humaine, aussi pour se divertir après les travaux champêtres ainsi
que pour passer des messages d’amour.

CONCLUSION

Au terme de notre analyse, nous pouvons affirmer que la


drummologie est, non pas seulement l’étude des tambours
parleurs mais celle de tous les instruments parleurs.
La drummophonie est donc la traduction de ce que disent les
tambours et la drummographie le texte dont le tambour est
l’origine.

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